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Niveau de vie en URSS

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Niveau de vie en URSS
    Envoyé : 18 Jul 2012 à 22:52
Pouvez-vous me donner des indications du niveau de vie ou du développement socialiste en URSS ou dans les autres pays communistes ? Des témoignages ?

Pour ma part :

Le premier plan quinquennal a diminué la durée de travail, la journée de 7 heures a rempacée la journée de 8 heures (et la journée de 6 heures a remplacée la journée de 7 heures applicable aux ouvriers des mines et de l'industrie lourde). Ces changements ont eu pour résultat de faire passer la durée de la semaine de travail de 48 à 41 heures et de la porter de 42 à 35 heures pour les mineurs et les ouvriers de l'industrie lourde. Cette réglementation est demeurée en vigeur jusqu'au 26 juin 1940, date à laquelle on revient à la semaine de 48 heures (la seconde guerre mondiale). (Source: Le niveau de vie en Union Soviétique de la Révolution d'Octobre à 1950 - J. Pavlevski p. 78)

En outre la durée de travail qui a déjà été réduit en 1955 de 47 heures à 42 heures, doit être portée à 35 heures en 1968. (Source: Le nouveau plan septennal de l'U.R.S.S. et ses implications de Kerblay)

Selon l'historien/expert des tracteurs Stuart Gibbard, l'URSS et le bloc de l'est étaient les plus gros producteurs de tracteurs du monde. Personne ne fait mieux. L'agriculture soviétique était ainsi devenue en moins d'une décennie l'agriculture la plus mécanisée du monde, sans que cela ait entraîné la ruine de la majorité de la paysannerie comme sous le capitalisme. D'ailleurs l'usine de tracteurs de Minsk est la plus productive du monde dans le domaine du tracteur.

Pour motiver les ouvriers en période d'industrialisation et pour parvenir aux objectifs des plans quinquennaux plus vite, le gouvernement imposa Stakhanov comme exemple pour tout les ouvriers. En période d'industrialisation et de guerre, il y avait des primes, par exemple dans l'industrie pétrolière, un ouvriers qui produisait 50% de plus que la norme était payé 110% de plus que la norme. Dans les usines de machines-outils, l'ouvrier qui produisait 50% de plus que la norme était payé 200% au dessus de la norme !

« Les experts Occidentaux situent la croissance du PNB par habitant de l’URSS entre 1928 et 1958 à environ 4 à 5% par an, ce qui constitue un rythme environ deux fois plus élevé que celui de l’Occident durant la même période. (...) Donc, globalement, pour la période 1928-1958, on peut considérer que la planification a permis à l’URSS de combler une partie de son retard et de se doter plus rapidement que l’Occident d’une base industrielle. La comparaison la plus significative est celle avec l’Espagne et l’Italie. (...) Vers 1928, l’URSS avait un niveau d’industrialisation inférieur de près de la moitié à celui de l’Italie et de 30% à celui de l’Espagne. Or, pour  1962-1964 (période la plus proche de 1958), l’URSS dépassait d’environ 12 à 16% l’Italie et d’environ 140 à 160% l’Espagne. »(Paul Bairoch, op. cit., p.287-288.)

« Pour l’agriculture, le diagnostic ressemble un peu à celui de l’industrie. En effet, en ce qui concerne les céréales, le bilan est plutôt positif. Entre 1926-1930 et 1958-1962 la production a progressé de près de 70%, alors que la population n’a augmenté que de 40%. Donc une progression de la production par habitant de l’ordre de 20%. (...) Mais comme les exportations nettes étaient pour 1958-1962 plus faibles qu’avant la guerre, cela implique une augmentation de la consommation par habitant d’environ 25%. D’ailleurs, le pain était très bon marché, ce qui conduit toujours à des effets pervers, donc au gaspillage. En revanche, pour les autres produits agricoles, et surtout pour les produits élaborés, tels que la viande et les produits laitiers, les fruits et légumes, la progression a été plus modérée. » (Paul Bairoch, op. cit., p.285.)

Le taux d’analphabétisme est pratiquement nul en 1958. La mortalité infantile est passée de 250 pour mille en 1910, soit le double de l’Europe occidentale, à 33 pour mille en 1958, soit l’équivalent de l’Occident. Les taux de criminalité, de toxicomanie, de prostitution sont très faibles. - (Paul Bairoch, op. cit., p.292.)
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jul 2012 à 15:19
« Je suis née en Sibérie, j'ai travaillé à l'usine comme opératrice de grue, c'était une usine d'équipement pour les mines, ça me plaisait, toute ma vie je suis restée opératrice de grue, je ne suis jamais partie je suis fière d'avoir travaillé si haut dans le ciel... La vie était belle, je pouvais aller ou je voulais, me payer des vacanses, les billets d'avion ne coutaient pas cher, avant avec 1 rouble on pouvait manger 2 fois à la cantine de l'usine, on mangeait un plat, une entrée, un dessert... A l'époque on recevait nos appartements de l'état, aujourd'hui on tue des vieux pour leur prendre leur appartement, la criminalité a tellement augmentée. »
- Valentina, retraitée qui vit dans une cité dortoir à la périphérie de Moscou, dans un appartement communautaire.

http://www.youtube.com/watch?v=XIQJSpnyvXY&feature=plcp

« J'ai peu de souvenirs de cette époque mais quand je regarde les faits je ne peux que la regretter [la Yougoslavie], mon père avait un travail, une maison, il vivait bien, pouvait voyager, il menait une vie tranquille, il n'y avait pas la guerre, on vivait tous ensemble, ce sont des faits pas des souvenirs, et aujourd'hui qu'est qu'on a ? On travaille du matin au soir, pas pour vivre mais pour survivre, c'est dans ce sens que je suis attaché à la Yougoslavie et que je la regrette. »
- Senad, 36 ans, ex-yougoslave.

« Si on remonte jusqu'au début des années 1980, les gens vivaient mieux, la Yougoslavie vivait à crédit et du coup les gens accedaient quand même à une certaine société de consommation même si c'était relatif, on accedait à des biens matériels, les gens partaient en vacanse, on regrette la gratuité de la santé, la gratuité de l'enseignement, on regrette croiblement aussi la notoriété du pays tout entier... et tout ça ça a été perdu ! »
- Sacha Markovic, professeur d'histoire et de civilisation, spécialiste de l'ex-Yougoslavie à la Sorbonne.

http://www.youtube.com/watch?v=z-Hgg3DfVg0&feature=plcp
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jul 2012 à 17:03
12 décembre 2010

En URSS on vivait mieux

Juan Carlos Argüello



La restauration du capitalisme a signifié une régression pour tous les pays d’Europe de l’est, tant sur le plan économique que sur le plan social. Un rapport des Nation Unies déclare : "Le passage d’une économie planifié à l’économie de marché a été accompagné de grands changements dans la répartition de la richesse nationale et du bien être. Les chiffres montrent que ce sont les changements les plus rapides jamais enregistrés. Ceci est dramatique et a entrainé un coût humain élevé."

Entre 1990 et 2002, le produit intérieur brut (PIB) par habitant des pays d’Europe de l’est a diminué de 10%, tandis qu’il a augmenté de 27% dans des pays de niveau comparable. Ceci représente une perte effective de presque 40%

Cette régression vaut pour tout les pays sauf la Pologne et la Slovénie. Aujourd’hui le PIB par habitant des anciens pays communistes d’Europe centrale et orientale est inférieur d’un quart à celui de l’Amérique latine. Pour les républiques de l’URSS, la situation est encore plus dramatique. Durant les années 1990 le PIB a baissé de 33%. L’Ukraine a eu une diminution de 48% entre 1993 et 1996, et la Russie de 47%.

Les actions de l’économie d’état ont été vendues à un prix ridiculement bas. Une grande partie du puissant appareil économique et industriel fut démantelé.

En quelques années la grande puissance industriel qu’était le Russie s’est convertie en un pays du tiers monde. Le PIB russe (144 ,millions d’habitants) est plus bas que celui des Pays Bas (16 millions d’habitants). L’Union Soviétique a régressée 100 ans en arrière.

Au moment de la Révolution Socialiste en 1917 le PIB par habitant atteignait 10% de celui des États-Unis. En 1989, malgré le fait que l’Union Soviétique sortit complètement épuisée et détruite en grande partie de la seconde guerre mondiale, le PIB par habitant atteignait 43% de celui des États-Unis. Aujourd’hui il est de moins de 7%

La situation sociale

Près de 150 millions d’habitants de l’ex URSS (c’est à dire le nombre d’habitants de la France, la Grande Bretagne, des Pays Bas et des états scandinaves réunis) furent réduit à la pauvreté au début des années 1990. Ils ont moins de 4 dollars par jour. Le nombre de pauvres qui vivent avec moins de un dollar par jour a été multiplié par vingt.

En Bulgarie, Roumanie, Kazakhstan, Ukraine, Kirghizistan, Turkménistan, Ouzbékistan et Moldavie, le nombre de pauvres atteins 50% à 90% de la population.

Selon une étude récente de l’UNICEF, un enfant sur trois des anciens pays de l’est vit aujourd’hui dans la pauvreté. Un million et demi d’enfants vivent dans des orphelinats.

En Russie le nombre d’enfants abandonné a doublé, malgré la forte diminution des naissances. A Bucarest, capitale de la Roumanie, des centaine d’enfants vivent dans la rue, 100 000 enfants ont été abandonnés. Plus de 100 000 enfants de l’ancien bloc de l’est sont réduit à la prostitution. La protection de l’enfance a été démantelée.

Pour beaucoup de femmes, le passage au capitalisme est aussi une véritable catastrophe : "Un nombre croissant de femmes est victime de la violence. Beaucoup de femmes qui ont cherché désespérément un travail et une vie meilleure sont contrainte à la prostitution, organisée par des réseaux criminels." Chaque années près d’un demi million de femmes de la région sont littéralement exportées vers l’Europe occidentale.

Avant le passage au capitalisme, la région connaissait un bien être social garantit. Un rapport des Nation Unies dit : "Avant les années 1990, les équipements sociaux des pays d’Europe centrale et orientale et des pays de la CEI était notablement bons. Il y avait un haute sécurité sociale de base. L’emploi à temps plein était garantit à vie.

Même si le revenu monétaire était bas, il était stable et sur. Beaucoup de biens de consommation et de service basique était subventionné et l’approvisionnement était régulier. Il y avait suffisamment d’alimentation, d’habit et de logements. L’accès à l’éducation et à la santé était gratuit. La retraite était assurée et les personnes pouvaient profiter de beaucoup d’autres formes de protection sociales".

La rapport continue : "Aujourd’hui une éducation correcte, une vie saine et une alimentation suffisante ne sont pas assurées. Le taux de mortalité augmente, de nouvelles épidémie potentiellement destructives menacent et mettent la vie (et de la survie) dans un croissant et alarmant péril".

Conséquences : certains pays se dépeuplent dramatiquement. En Ukraine la population a diminuée de 1,2 million depuis 1991. En Russie entre 1922 et 1997 la population a diminuée de 5,7 millions malgré la venue de 3,7 millions d’immigrants des pays voisins. Ce qui veut dire qu’il y a 3500 russes de moins par jour. Les Nations Unies estiment que si la tendance se poursuit la population des anciens pays de l’est aura diminuée de 20% d’ici à 2050 : de 307 à 250 millions.

Que pensent les gens ?

La population oscille entre le déception, la résignation et la colère. Quelques exemples.

La Pologne sortit la plus indemne de la transition. Dans ce pays très catholique le communisme n’eut jamais la vie facile. Cependant aujourd’hui 44% des polonais jugeant que la période du bloc de l’est comme positive. 47% estiment que le socialisme est une bonne doctrine, "qui a été mal appliquée". 37% des polonais ont même une appréciation positive du parti communiste qui était au pouvoir de 1945 à 1989. 31% sont mécontent de cette période. Seul 41% trouvent que le capitalisme est un meilleur système.

76% des ossis estiment que le socialisme est "une bonne idée qui a été mal appliquée" et seul un tiers est satisfait avec la forme avec laquelle fonctionne la démocratie.

Selon une enquête de 1999 64% des roumains préféraient la vie sous Ceausescu.

En Russie Lénine est encore plus populaire. 67% des russes ont une opinion positive à son sujet. Seul 15% ont une opinion négative de Lénine.

Il y a une multitude d’insatisfaction et le potentiel révolutionnaire est grand. Les blessures du passé sont encore fraiches et la confusion idéologique est encore grande, mais il n’est pas exclu que dans un futur prochain le socialisme revienne mais cette fois "bien appliqué".

Depuis la restauration du capitalisme l’Europe de l’est ressemble de plus en plus à un pays du tiers monde.

Un dixième des habitants des anciens pays de l’est sont sous alimentés. En Russie un enfant sur sept souffre de sous alimentation chronique ?

Pour la première fois depuis 50 ans l’analphabétisme a réapparu.

La tuberculose est de nouveau presque aussi étendue que dans le tiers monde.

Le nombre de cas de syphilis était en 1998 quarante fois plus élevé qu’en 1990.

l’espérance de vie des russes de sexe masculin est passée de 63,8 à 57,7 ans entre 1992 et 194. En Ukraine elle a diminuée de 65,7 à 62,3 ans.

Depuis 1992 le nombre d’alcooliques a doublé en Russie

Pour 100 grossesses il y a 60 avortements en Russie. Conséquence : 6 millions de femmes sont stériles.

En Pologne le nombre de suicide à augmenté de 25%. dans certains pays de l’ex Union Soviétique ce nombre a doublé.

Le nombre de délits, en Bulgarie, est quatre fois plus élevé qu’en 1989, en Hongrie en République Tchèque il a triplé. En Pologne le nombre de morts augmenté de 60%, dans d’autres il a augmenté jusqu’à 250%.

Les Nations Unies estiment que le nombres de morts dans les ancien pays socialistes qui sont attribuables aux nouvelles maladie (facilement curable) et à la violence (guerre) est de 2 millions durant les 5 premières années du passage au capitalisme.

Source : En la URSS se vivía mejor

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jul 2012 à 00:08

Les régimes communistes d'Europe ont été renversé en 1989-1991 mais le communisme n'a pas pour autant disparu dans ces anciens pays du bloc de l'Est...

 

En Europe de l'Est et dans l'ancienne URSS, de nombreuses personnes ont admis à contrecoeur que les conditions de vie étaient meilleures sous le communisme. [1] Angela Stent de l'université de Georgetown et adepte du capitalisme admet que « la majorité des gens va plus mal que sous le communisme. La qualité de vie est moins bonne à cause de l'augmentation de la criminalité et de la disparition du réseau de la sécurité sociale ». [2]

« La disparition de l'URSS est la plus grande catastrophe géopolitique du XX° siècle » - Vladimir Poutine.

C’était le bon temps, concède Vladimir Poutine à la télévision russe: « À cet égard, il y a un sentiment de nostalgie », dit-il en parlant de l’époque où l’ancien officier du KGB se trouvait derrière le mur, en poste à Berlin à partir de 1985.

« La nostalgie est palpable, surtout chez les plus âgés », explique un ancien gardien de prison roumain au Moscow Times, qui vit et travaille toujours sur le lieu où des centaines d’opposants au régime ont été internés, et parfois exécutés.

« Nous vivions mieux par le passé », explique une femme de 31 ans, toujours au Moscow Times. « Nous allions en vacances à la mer et à la montagne ».

Les images de la pénurie diffusées à l’Ouest à l’époque de la guerre froide sont pour beaucoup de résidents d’Europe centrale et orientale un mirage. Et les difficultés économiques du temps présent sont plus sensibles avec le chômage et la crise économique. L’abondance est certes là, mais juste à portée de main, et la mainmise de l’économie par les oligarques un symbole de la confiscation de la prospérité espérée.

« Tout était mieux avant », explique un retraité serbe au Moscow Times. « Il n’y avait pas de criminalité, la sécurité de l’emploi et les salaires étaient suffisants pour vivre décemment ». Cet homme de 70 ans confie qu’il éprouve beaucoup de mal à joindre les deux bouts avec sa pension de 250€. Un grand nombre d’anciens ressortissants yougoslaves regrettent le temps où ils pouvaient voyager en Europe sans visa.

Une vieille femme polonaise qui devait survivre avec un repas de la Croix-Rouge par jour : « Je ne suis pas communiste mais je dois bien avouer que, pour les pauvres, la vie était meilleure avant maintenant, tout va bien pour le monde des affaires, mais pas pour nous, les pauvres. » [3]

Pour obtenir un emploi aujourd'hui, dit une femme polonaise « Il faut être jeune, ne pas avoir d'enfants mais quand même une grosse poitrine. » [4]

« Ma retraite a augmentée 3 fois après la révolution [de 1989], mais les prix ont augmenté 6 ou 7 fois. La plupart des retraités sont obligés de compter chaque couronne. » dit Frantisek Kovanda, un retraité Tchèque, un des nostalgiques du communisme.

« J'ai grandi dans un système qui s'intéressait à ses ouvriers », a déclaré un machiniste russe regrettant de s'être un jour opposé au régime.

« Avec la chute de l’URSS, ma vie s’est effondrée », raconte Evgueni, 49 ans, balayeur à Moscou. « Avant, je vivais bien, je pouvais partir en vacances, j’allais à la montagne. Maintenant, je ne peux même pas aller rendre visite à mon frère à Tver », une ville à 250 km au nord de Moscou, déplore cet homme aux traits tirés.

L'ancien ministre de la défense de la RDA a dit en 1996 : « Bien sûr, j'entends parler des nouvelles libertés dont jouissent les gens en Europe de l'Est. Mais comment définir la liberté ? Des millions de gens en Europe de l'Est sont maintenant libérés de travail, de rues sûres, de soins de santé et de sécurité sociale. »



Allemagne de l'Est ( RDA) : Selon un sondage réalisé par un institut de Leipzig et publié dans le magazine culte de l'Est Super Illu, 17 % des Allemands de l'Est approuvent la phrase : « Il aurait mieux valu que le Mur ne tombe pas. Avec le recul, la RDA était avec son socialisme un meilleur État. ». Parmi les chômeurs, « l'Ostalgie » (la nostalgie de la RDA) atteint des proportions records : 44 % des chômeurs souhaiteraient le retour du régime communiste, qui fournissait un travail et un logement à tous.

Selon une autre étude, dont les résultats ont été publiés dans le dernier numéro de l'hebdomadaire Der Spiegel, 57 % des Allemands de l'Est n'hésitent pas à défendre en public l'ancien régime du parti unique (SED). Et 49 % approuvent la phrase : « La RDA avait davantage de bons côtés que de mauvais côtés. Il y avait quelques problèmes, mais on pouvait y vivre bien. »

1.300 milliards d’euros ont été investis en Allemagne de l’Est depuis la chute du Mur de Berlin, et les transferts financiers n’ont cessé de croître ces dernières années, malgré la reconstruction achevée Pour autant, le niveau de vie des Allemands de l’Est s’établit à 69% de celui de ceux de l’Ouest. L’écart n’a finalement été réduit que de quatre points en vingt ans, en dépit des investissements réalisés. La nostalgie du bloc soviétique est autant palpable chez l’homme de la rue que dans les élites.



Hongrie : Un sondage effectué le mois dernier en Hongrie révèle que 70% des gens adultes en 1989 sont déçus par les bouleversements sociaux intervenus depuis la disparition du rideau de fer, et la généralisation de l’économie de marché. Selon une enquête réalisée en 2009 par le Centre d'enquêtes états-unien PEW, 72% des Hongrois estiment que la vie était meilleure sous le régime communiste.



Kazakhstan : Le pouvoir capitaliste dictatorial Kazakh menace d'interdire le Parti communiste car ce dernier est le principal parti d'opposition au régime.



Bulgarie : 62% des gens estiment que la vie était meilleure sous le régime communiste, à tout point de vue selon le Centre d'enquêtes états-unien PEW (enquête realisée en 2009)



Ukraine : 30% des Ukrainiens approuvent le changement démocratique en 2009, contre 72% en 1991, écrit Cyberpresse et comme la Bulgarie, 62% des ukrainiens estiment que la vie était meilleure sous le régime communiste selon le Centre d'enquêtes états-unien PEW (enquête realisée en 2009)



Russie : Plus de la moitié des russes regrettent l'URSS (55% selon une étude réalisée par le centre sociologique Levada en 2011)

Les sondages d’instituts réputés sérieux confirment : « 57 % des Russes veulent revenir à l’URSS » (2001), 45 % considèrent le système soviétique comme « meilleur » que l’actuel, 43 % souhaitent même « une nouvelle révolution bolchevique » (2003). Les opinions sur le présent apparaissent tout aussi peu « correctes » : discrédit de la « révolution démocratique » d’août 1991 et rejet massif (à près de 80 %) des grandes privatisations « criminelles ».

Source : Monde Diplomatique

Voir également ceci.

Selon un sondage effectué par la Fondation Opinion publique, 61 % des sondés estiment que la direction de Leonid Brejnev (1964-1982) était une période prospère dans la vie du pays, seuls 17 % la qualifient de mauvaise.

58% des russes veulent une économie planifiée (chiffre au plus haut depuis 12 ans) contre 28% qui veulent rester à l'économie de marché constate le sociologue Alexei Levinson, du Centre Levada, dans un article publié le 15 mars 2009 dans le journal Vedomosti.

Le KPRF (parti communiste russe) est le deuxième parti de Russie et le principal parti d'opposition à Vladimir Poutine.

Aux élections de 1995, le Parti communiste de la Fédération de Russie devient la première force de la Douma avec 157 sièges. Lors de l'élection présidentielle de 1996, Ziouganov recueille au second tour, officiellement, 40,3% des suffrages face à Boris Eltsine. Les élections sont cependant entachées de fraude, au point que certains (dont l'ancien président de la Russie Dmitri Medvedev) affirment qu'elles n'auraient en réalité pas été remportées par Eltsine mais par Ziouganov.

« Nous savons tous qui a gagné les élections présidentielles de 1996, et ce n'est pas Boris Eltsine » - Dimitri Medvedev

En Russie, la chute de l'URSS n'est jamais fêtée.


20 ans plus tard, aucune célébration ou manifestation particulière n’a été organisée à Moscou. « A quoi bon célébrer cet anniversaire ? », s’interroge Natalia Kokoreva, une retraitée moscovite de 60 ans. « Une telle date ne se fête pas, il n’y pas de quoi se réjouir ! »




Molavie : Plus de la moitié de la population regrettent l'URSS (52% selon l'Institut de sondage Chisinau), le Parti communiste moldave a été au pouvoir démocratiquement de 2001 à 2009.



Biélorussie : En 1994, Lukachenko, un socialo-communiste qui appuie sa campagne sur la nostalgie du communisme se fait élire avec 80% des voix et est toujours président de la Biélorussie aujourd'hui.

 

Lettonie : Bien que les gouvernements des pays baltes soient très anticommunistes et glorifient les nazis pour qu'il paraissent « gentils » à coté des « méchants » communistes, la coalition de gauche du Centre de l'Harmonie, menée par les communistes remporte avec 28,3% des voix les législatives dans un pays saigné par le FMI et l'UE.


Thécoslovaquie : Le Parti communiste tchèque est le troisième parti du pays, il fait toujours entre 12 et 15% aux élections. En 2012, 150 000 Tchèques sont descendus dans la rue pour manifester contre le capitalisme et l'austérité.



Ex-Yougoslavie : La nostalgie du communisme est assez répandue en ex-yougoslavie (surtout en Bosnie) : Voir ici et ici.

D'après une enquête réalisée par le quotidien serbe « Danas », 81% des personnes interrogées considèrent que la meilleure période reste celle de la Yougoslavie socialiste dirigée par Tito. Tandis que 6% citent l'époque de Slobodan Milosevic, seulement 10% des Serbes citent le système capitaliste actuel comme meilleur système connu par le peuple Serbe.

Depuis la fin de la guerre il y a a déjà plus de 15 ans, la Bosnie-Herzégovine traverse une grave crise économique et politique. Dans ce contexte déprimé, où plus de 40% de la population est au chômage, nombreux sont ceux qui regardent avec amertume vers le passé, vers la Yougoslavie du Maréchal Tito. Pour le plein emploi, le logement pour tous, les voyages sans visas, certains n’hésiteraient pas à perdre un peu de leur liberté. Aujourd’hui, la Tito ou Yougo nostalgie est un véritable phénomène de société qui touche aussi bien les personnes âgées que les plus jeunes.



Roumanie : La Roumanie devrait bientôt avoir elle aussi son circuit touristique à la gloire du communisme. Plus de 20 ans après la chute de Nicolae Ceaucescu, la ministre du Tourisme a en effet annoncé la création d'un "itinéraire de la propagande", qui toucherait les endroits qui ont marqué la vie du "Conducator", écrit le quotidien România liberia. Une initiative justifiée entre autres, selon la ministre, par le fait que "50% des Roumains regrettent le dictateur, car ils estiment qu'ils vivaient mieux à cette époque là" tandis que seulement 23% d'entre eux pensent que la vie aujourd'hui est meilleure. Le reste donne une réponse neutre ou ne se prononçait pas. Selon l'Institut roumaine de sondages d'opinion CSOP réalisé en 2010.

Selon le dernier sondage réalisé par l'Institut roumain en études sociales (IRES) et publié, le 4 octobre, sur le site de la station de radio antena3.ro, une écrasante majorité de la population se révèle déçue, mécontente et inquiète. 86% des personnes interrogées affirment qu'il est très difficile d'accéder à une vie décente dans le pays. Leurs principales préoccupations concernent la corruption, le manque d'argent, le chômage et les insuffisances des soins de santé.

Par ailleurs, en comparant l'état actuel des choses avec le passé socialiste, 58% des personnes interrogées considèrent que la situation économique du pays est pire aujourd'hui qu'en 1989.

Une étude de l'insoupçonnable Fondation Soros (anticommuniste pourtant) constate que 57% des adolescents roumains considèrent que la situation est aujourd'hui pire que pendant le régime socialiste, renversé en Décembre 1989. Voir ici pour plus d'infos.


[1] - New York Times, 30 mars 1995 

[2] - New York Times, 20 décembre 1993

[3] - Los Angeles Times, 6 août 1991

[4] - Nation, 7 décembre 1992
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