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La machine de guerre soviétique

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Trabant35 allez vers le bas
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  Citer Trabant35 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: La machine de guerre soviétique
    Envoyé : 18 Aug 2012 à 16:02
Bonjour à toutes et à tous,

Un nouveau sujet afin d'analyser (globalement) la stratégie et l'armement de l'armée rouge pour écraser les armées allemandes.

Lors du lancement de l'opération Barbarossa le 22 juin 1941, l'armée soviétique est doté de 303 divisions et 29 brigades. Mais seulement 166 divisions et 9 brigades soient 2,9 millions d'hommes seront engagée contre 5,5 millions regroupés en 181 divisions et 18 brigades pour les forces de l'Axe.

Le matériel en 1941:

L'infanterie est équipée de fusils Mosin-Nagant, fusils semi automatique SVT-40 (fusils minoritaires), pistolets Tokarev TT-33, pistolets mitrailleurs PPSh-41, mitrailleuses légères Degtyarev DP-28 mitrailleuses lourdes DShK, fusils antichars PTRD-41...

Les chars étant encore au stade expérimental, la cavalerie est encore très présente en URSS comme beaucoup d'autres nations durant l'entre-deux-guerre car elle bénéficie d'un prestige et d'une grande expérience. Les officiers de cavalerie tel le futur maréchal Joukov se préparent a faire la transition en se familiarisant avec les unités blindés qui joueront un rôle déterminant lors du second conflit mondial.

L'armée rouge aligne environ 20 000 chars de tout types. Celui de base est le T-26 produit à 12 000 exemplaires qui est un char léger armée d'un canon de 45 mn et d'une ou 2 mitrailleuses et qui constitue l'ossature principale blindée soviétique des années 30. Le reste est composé de chars moyens de type BT et de chars légers amphibies. Pour finir, les chars lourds multi-tourelles T-28 et T-35 qui se révéleront finalement inutiles au début de la guerre et beaucoup seront détruits, abandonnés, sabordés voir inutilisés au combat. Pour finir, l'excellent char T-34 est encore peu présent dans les effectifs pour renverser la situation.

L'artillerie soviétique est composée depuis les années 30 de pièces de 76 mn, de canons obusiers de 122 et 152 mn, de canons de 122 mn et de mortiers de 50 mn. Une autre arme puissante va faire sont apparition progressivement par la suite : les systèmes de lances roquettes Katiouchas ou orgues de Staline.

Coté aviation, les biplans Polikarpov I-5, I-15, I-153 et le monoplan I-16 forment depuis les années 30 l'ossature de chasse de l'aviation soviétique. On trouve une série d'avions de reconnaissance et d'entrainement tel le biplan Polikarpov Po-2 (ou UT-2) et des bombardiers lourds comme les Tupolev TB-3 et Petliakov Pe-8. Malgré des avancées novatrices comme les unités aéroportées, l'aviation soviétique est dépassé par la Luftwaffe en 1941.

Pour finir, la marine soviétique est composé en 1941 de 3 navires de ligne, 9 croiseurs, 78 destroyers, 240 sous marins et 840 bâtiments divers qui compose 4 flottes : celle des Mers du Nord, Baltique, Noire et du Pacifique plus des flottilles dans les Mers Caspienne, Blanche et sur les fleuves et grands lacs (Don, Volga, Baïkal...) La marine soviétique est considérée comme une force militaire prestigieuse depuis sa participation dans la révolution de 1917 et l'insurrection des marins de Kronstadt.

Malgré la performance de certains matériels, beaucoup sont obsolètes et d'autres pas assez produits pour faire la différence. Mais en général, c'est la stratégie soviétique qui est responsable des défaites de 1941-42. En conséquence, l'armée Rouge ne peut que battre en retraite, perdre des milliers de soldats dans des encerclements. Elle va progressivement se relever en pratiquant la guérilla et la politique de la terre brûlée mais surtout le "déménagement" des usines trop proches de l'inexorable avancée allemande d'armement vers l'arrière afin de créer de nouvelles armes ou améliorer et produire davantage des types déjà existants.

Je vais présenter de façon condensé, des matériels soviétiques célèbres qui ont participé à leur niveau, pour la victoire de l'URSS.

Pour l'infanterie, l'URSS se met davantage à produire le célèbre pistolet mitrailleur PPSh-41 qui va faire ses preuves dans les nombreux combats urbains du front de l'est. Avec son chargeur camembert de 71 coups ou droit de 35 coups et son sélecteur de tir (coup par coup ou rafale), il était très fiable et robuste. Il sera produit à environ 6 millions d'exemplaires. Ce PM était très inspirée du Suomi KP31 finlandais.

Les chars de type BT étaient devenus obsolètes, ils leur fallait un successeur plus moderne. En 1941 apparaît le char T-34/76 qui associe puissance de feu, protection et mobilité. Son équipage est de 4 hommes, (5 étant la moyenne à l'époque) son armement est un canon de 76,2 mn et 2 mitrailleuses DT de 7,62 mn. Fabriqué de manière le plus rationnelle possible, il arrivait souvent que le conducteur et le radio-mitrailleur s'assoient sur une caisse de munitions, et les T-34 de commandement seront les seuls à être équipés de postes radio (à ondes courtes) en 1941. Son châssis sera utilisé pour d'autres versions tel le T-34/85 avec canon de 85 mn et des canons automoteurs comme les SU-85 et 100. Entre 1940 et 1958, environ 84 076 exemplaires du T-34 et de ses dérivés seront produits ce qui en fait le second char le plus produit au monde juste derrière ses propres successeurs, les T-54 et 55 (environ 100 000 exemplaires toutes versions).

Dans l'artillerie, les études concernant un lanceur multiple de projectiles autopropulsés se concrétisent. 2 versions voient le jour : le système BM-8 avec des roquettes de 82 mn et le BM-13 avec des 132 mn. Ces systèmes seront montées généralement sur des camions de type GAZ, ZIS et Studebaker ces derniers étant d'origine américaine avec la loi du prêt-bail. Chaque camion emportait entre 14 et 48 lanceurs et les roquettes avaient une trajectoire assez aléatoire et une portée maximale d'environ 8 km. Les Katiouchas ou orgues de Staline ont joués un rôle décisif dans les batailles en balayant les unités allemandes avant même l’assaut de l'infanterie et des blindés qui finissaient le travail.

Dans les airs, l'aviation soviétique avait rattrapé son retard. En 1941 elle mit en service un redoutable appareil : l'Iliouchine Il-2 Chtourmovik ou Stumorvik, un excellent appareil d'attaque au sol. Produit au début en version monoplace, il fut souvent improvisé en version biplace avec 2 mitrailleuses DA couplées en 7,62 mn tirant vers l'arrière jusqu'à être finalement construit dans une version officielle (Il-2M) Généralement, son armement interne comprenait 2 canons YVa de 23 mn et 2 mitrailleuses ShKAS de 7,62 mn situés dans les ailes et une mitrailleuse UBT de 12,7 mn tirant vers l'arrière dans un cockpit rallongé pour le mitrailleur. Il emportait 400 Kg de bombes et/ou 4 roquettes. La version la plus aboutit fut l'IL-10 à partir de 1944. Environ 36 163 exemplaires furent construit entre 1939 et 1950 ce qui fait sans doute l'avion le plus produit de l'histoire.
Staline citera même cet avion, preuve qu'il a joué un rôle indispensable dans la victoire "l'Il-2 était aussi important à l'Armée rouge que l'air qu'elle respire et que le pain qu'elle mange"

Tout ces matériels ont ainsi joué un rôle indispensable dans la victoire de l'URSS. Nous allons à présent voir les stratégies de l'armée rouge.

Première partie :

1941-42 : lors de la retraite de l'armée rouge, les tactiques reposaient sur la politique de la terre brûlée qui a déjà fait ses preuves lors de la campagne de Russie en 1812. Ensuite vinrent les tactiques de guérilla notamment par les partisans communistes qui prennent le maquis dans toute l'URSS et les pays de l'est occupés. Ces derniers harcèlent les lignes arrières et de ravitaillement allemandes. Du coté de l'armée régulière, on se bat dans les agglomérations assiégées (Stalingrad, Leningrad...) Chaque rue,ruine,souterrain et bâtiment est utilisé par les soldats soviétiques. Ces derniers ont souvent dans leurs rangs des tireurs d'élites, malgré des actes isolés, ces tireurs vont inspirer la peur dans les rangs de l'armée allemande. Enfin va venir un autre ennemi redoutable, l'hiver russe implacable et rigoureux...

Seconde partie :

1943-45 : Le vent a tourné, après l'importante victoire de Stalingrad, l'URSS commence à souffler, sa production d'armes a "explosée" et elle peut maintenant reconstituer une puissante armée et écraser les restes de l'armée allemande qui se replie sur ses frontières. Lors d'une bataille urbaine, ou rurale, la tactique générale est la suivante : l'infanterie et les blindés sont utilisés en symbiose, c'est à dire qu'ils se soutiennent mutuellement et chacun a besoin de l'autre pour progresser. Les chars T-34 transportent les soldats souvent armés de pistolets mitrailleurs, d'autres progressent à pied. Les pertes sont énormes mais la tactique est redoutable.
En seconde ligne se trouvent l'artillerie (canons automoteurs, obusiers, lances roquettes multiples...) qui bombardent constamment l'armée allemande et soutiennent indirectement les unités d'assaut. Enfin dans les airs, se trouvent des appareils de soutien et d'attaque au sol surtout le fameux IL-2 qui soutiennent directement l'infanterie et les chars sur le champ de bataille.
Cette stratégie se répétera dans toutes les batailles jusqu'à la victoire finale à Berlin.

La conclusion est que l'armée rouge est passé d'une résistance farouche en attendant l'arrivée de l'hiver et d'avoir plus de moyens, à une armée de type "rouleau compresseur" en écrasant implacablement l'Allemagne qui l'avait envahie.

A vos claviers si vous souhaiter débattre et apporter vos points de vus ou corrections sur ce sujet.


























Edité par Trabant35 - 19 Aug 2012 à 08:50
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Aug 2012 à 17:18
Le redoutable hivers russe comme tu dis, l'est aussi pour les troupes soviétiques ! la réussite de la formidable contre offensive sur Stalingrad est un exploit humain, technologique et stratégique. Et la victoire de Kourks à l'été suivant (la plus formidable bataille de chars de l'histoire) montre que le gel et la neige n'y est pour rien... Ajoutons que pendant l'hivers 1942 les convois maritimes en provenance des alliés anglo-saxons sont suspendus. A cette période critique les soviétiques ne pouvaient compter que sur leurs propres forces. Les efforts et sacrifices considérables consentis dans les années 1930 pour développer une industrie lourde sur l'ensemble du territoire ont payé à ce moment. Les peuples du monde doivent leur liberté à la construction de l'URSS de cette période.
Comme tu le signales, très rapidement, les soviétiques aligne un matériel extrèmement performant. C'est beau d'avoir sorti le peuple de l'analphabétisme et d'avoir formé des milliers d'ingénieurs en si peu de temps.
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