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IRAK • Comment Bush est devenu le nouveau Saddam

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2008 à 19:04
 
11 novembre 2008. - Selon diverses informations publiées, les Etats-Unis détiennent des milliers de mineurs depuis qu’ils ont envahi l’iRAK en 2003, beaucoup d’entre eux souffrent de tortures et d’abus sexuels.Les chiffres sur le nombre d’enfants derrière les barreaux varient. Certains font état d’une estimation  pouvant aller jusqu’à 6000.  
On connaissait déjà  les abus criminels auxquels furent soumis les hommes prisonniers à  Abu Ghraib mais  les enfants et les femmes détenus ont été aussi l’objet de tortures et de viols, selon  Neil Mackay du Sunday Herald de Glasgow. La prison de Abu Ghraib est située à environ 32 km à l’ouest  de Bagdad.

L’avocat irakien Sahar Yasiri, representant de la fédération des prisonniers et détenus politiques, a déclaré dans une interview  qu’il y a plus de 400.000 détenus en Irak, répartis dans 36 prison et camps de détention, et que 95% des femmes prisonnières ont été violées. Les enfants a-t-il dit, “souffrent de tortures, de viol et de faim” et ils ignorent la raison pour laquelle ils ont été arrêtés. Il a ajouté que les enfants ont été victimes d’arrestations “arbitraires” qui “n’ont aucune base légale”. 

Continuer la lecture ‘Les Etats-Unis et leurs alliés torturent les enfants détenus dans les prisons irakiennes par Sherwood Ross / True Blue Liberal’

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Dec 2008 à 17:54
 
par Daniel Bleitrach
 
Hier  bush, inconscient jusqu’à l’autisme de sa propre nocivité, est allé saluer sa grande oeuvre irakienne,”Hello Bagadad!”. Il a tapoté la joue du président irakien!  Dans une conférence de presse , sa présence invraisemblable sur le territoire de ses exploits a provoqué la colère d’un journaliste irakien qui lui a expédié ses chaussures à la figure en le traitant de chien, ce qui est en orient doublement méprisant. Attention ne riez pas trop vite! Ce n’est pas l’entartrage contre un “pompeux cornichon”, c’est du mépris et de la souffrance et pas seulement face à Bush ,  face à toute l’hypocrisie et la nocivité de l’occident . Un projectil qui nous atteint. Nous ne nous en sortirons pas aussi aisément en nous moquant du plus calamiteux président qui se puisse imaginer, c’est toute une gestion  de la planète qui est dénoncée.

L’auteur de cet “attentat à la godasse”, Muntadar al-Zaïdi, correspondant connu d’une chaîne de télévision locale, a perdu une partie de sa famille pendant la guerre et a lui-même été pris en otage par le passé. Selon le correspondant de la chaîne américaine ABC à Bagdad, Richard Engel, “il a pété les plombs”. Il a aussi probablement fait ce que beaucoup d’Irakiens, d’Arabes et d’autres ont rêvé de faire sans en avoir l’occasion déclare le journaliste du Point. Il a raison mais il oublie un  petit détail c’est que lui-même, les médias occidentaux sont dans le coup, et que la godasse leur est expédiée, à nous aussi qui avons pris l’habitude de voir nos armées envahir des pays pour les piller tandis que l’on nous effraye avec l’invasion des “pauvres”, nous qui avons pris l’habitude de savoir Gaza sans électricité, sans soin tandis que notre parlement européen vote un soutien inconditionnel au bourreau israélien..

Chiens a-t-il dit en lançant sa chaussure…

Ferons-nous comme Bush qui a aussitôt déclaré: “C’est ça la démocratie, il y a toujours des gens qui veulent se faire remarquer”…

La démocratie à l’occidentale c’est ce crétinisme qui se veut humoristique, ce divertissement permanent, cette autojustification et cette dénonciation mensongère pour mieux pouvoir piller… Les pieds dans le sang et la misère du peuple irakien…

 
 

 
 
BAGDAD 15 décembre 2008. - Le monde arabe s’enthousiasme ce lundi pour le reporter irakien qui a lancé ses chaussures sur le Président  George W. Bush en signe de mépris, tandis que des milliers d’irakiens sont sortis dans les rues pour exiger la libération du journaliste qu’ils qualifient de héros.

Muntadhar al-Zeidi, qui l’année passée avait été séquestré par des miliciens extrémistes, a été arrêté par les services iraquiens de sécurité qui l’interrogent  pour savoir si quelqu’un l’a payé pour lancer les chaussures sur Bush durant une conférence de presse à Bagdad, a dit un fonctionnaire irakien.Et il est procédé également à des examens pour détecter chez cet homme la présence  de drogue, d’alcool, et les chaussures sont retenues comme preuve, a dit le fonctionnaire qui parlait sous couvert d’anonymat.Cette information relayée par la rue a provoqué des manifestations exigeant sa libération.


Le geste du journaliste est d’autant plus apprécié qu’il a une grande valeur symbolique puisque si montrer la semelle des souliers à quelqu’un dans le monde arabe est un signe d’ extrême de manque de respect, lancer les chaussures est encore pire. Que quelqu’un ait osé un tel acte face au président des Etats-unis relève de la geste épique et apparait comme une revanche devant tant d’humiliation, celles subvies, celles de voir les leaders du monde arabe se taire.
Les journaux de tout le monde arabe ont imprimé lundi les photos de Bush en train d’esquiver les chaussures,  les stations de télévision ont passé en boucle e l’incident, qui est devenu aussitôt matière à de multiples plaisanteries. Ainsi même l’allié saoudien n’a pas été en reste et dans tout Riad circule ce message “L’irak va instituer le dimanche comme la journée internationale de la chaussure”.

Des journalistes palestiniens dans la cité cisjordanienne de Ramalla ont lancé un défi pour savoir lequel d’entre eux  aurait assez de courage pour lancer les chaussures à la secrétaire d’etat nord-américaine Condoleeza Rice.

Le président étasunien dialoguait avec les journalistes le dimanche, accompagné du premier ministre irakien Nuri al-Maliki,  quand le journaliste a crié en arabe : »Ceci est baiser d’adieu, chien! » et il a lancé les chaussures. « ceci est pour les veuves, les orphelins et tous les morts en irak » a-t-il ajouté.
Bush s’est baissé pour les éviter et aucun des deux présidents n’a été atteint pas les projectils improvisés.

Le journaliste est corresponsable de la station de télévision iraquienne  Al-Baghdadia,qui a son siège au caire.
L’incident a été accueilli de la part des arabes dans la rue avec éloge et reconnaissance.

« Al-Zeidi est un homme”, a dit l’homme d’affaires  jordanien Tabalat, de 42 ans. « Il a fait ce que les leaders arabes ne font pas! »

Ghazi Abu Baker, un commerçant de 55 années de la cité jordanienne de Jenin qui a affirmé: « Ce journaliste devrait être élu président de l’irak pour ce qu’il a fait ».

la station de télévision Al-Baghdadia, où travaille Al-Zeidi, a retransmis le lundi maintes fois la demande aux autorités pour qu’elles mettent en liberté le reporter, tandis qu’en fond se déroulaient des  images d’explosions et on entendait une musique de fond dénonçant  la présence militaire américaine à l’Irak.

Le mandataire américain a visité la capitale irakienne alors qu’il est à 37 jours de la passation de pouvoir et de la guerre à son successeur le nouveau président élu Barack Obama,  qui a promis d’en finir avec le conflit.

Bush: des adieux… à coups de chaussures

Deisy Francis Mexidor

IL a voulu surprendre et c’est lui qui a été surpris. George W. Bush n’a pas retenu la leçon: personne ne l’aime dans ce monde. Où qu’il aille, on lui crie «dehors», on le rejette comme un pestiféré. Mais il ne lui reste plus beaucoup de temps. A peine un peu plus d’un mois avant de quitter son poste au Bureau Ovale. Son passage à la Maison Blanche aura été catastrophique.

Bush:%20des%20adieux…%20à%20coups%20de%20chaussures%20Aujourd’hui, W. a eu sur le sol irakien un nouveau témoignage du fort rejet suscité par sa politique quand un homme lui a jeté ses chaussures au visage, l’une après l’autre, lors d’une conférence de presse à Bagdad. Le président était arrivé ce dimanche dans la capitale irakienne dans le cadre d’une visite surprise pour «faire ses adieux» aux troupes, dix-sept jours avant l’entrée en vigueur d’un accord militaire controversé conclu avec ce pays.

Muntadar al-Zeidi, correspondant de la chaîne Al-Baghdadia, une station de télévision irakienne basée au Caire, en Egypte, a été identifié comme l’auteur de l’agression contre W. avec les projectiles improvisés, sous les yeux abasourdis du Premier ministre irakien Nuri al-Maliki, et à la stupéfaction des gardes de sécurité, selon ce que nous montrent les images de CNN.

Tout s’est passé très vite: le journaliste s’est levé de son siège au cri de «c’est un baiser d’adieu, espèce de chien» en lançant sa première chaussure. Bush a baissé la tête pour l’éviter mais une deuxième est partie: l’homme a manqué sa cible les deux fois.

Quelques minutes après, le président a tenté de minimiser l’affaire en plaisantant sur le sujet: «Je peux vous affirmer que la pointure était du 43», avant d’ajouter, dans une autre déclaration, qu’il ignorait la cause de l’incident, mais il était convaincu que l’agresseur «ne représente pas le peuple d’Irak». George en est-il bien sûr?

Dans la culture arabe, lancer les chaussures à quelqu’un est une insulte particulièrement grave. Doit-on rappeler à Bush les raisons du rejet?

 
 
Des dizaines de paires de chaussures devant la maison blanche.
 
 
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George Bush attaqué en Irak aux chaussures - Vidéo des guignols
 

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Edité par T 34 - 22 May 2010 à 02:29
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Dec 2008 à 17:46

Le lanceur de chaussures irakien risque la prison

Un mouvement de soutien se développe en faveur du journaliste Mountazer Ali Zaïdi, menacé de sept ans d’incarcération.

Le journaliste Mountazer Ali Zaïdi, vingt-neuf ans, entendu hier par un juge d’instruction, a reconnu les faits qui lui sont reprochés a annoncé Abdoul Satar Birkadr, porte-parole de la justice irakienne. L’homme qui a lancé ses chaussures contre le président George Bush, qui risque sept ans de prison « pour offense à un chef d’État étranger », restera incarcéré jusqu’à la fin de l’enquête. « C’est le juge qui est allé le voir, puis il est revenu en nous disant que notre frère avait bien coopéré » a déclaré Durgham Ali Zaïdi.

Et selon un de ses collègues de la chaîne irakienne Al Bagdadiya, Mountazer Ali Zaïdi a demandé à son employeur d’envoyer trois avocats » pour le défendre. En grand seigneur, le président George Bush, qui a déclaré que « cela a été un des moments les plus bizarres de sa présidence », assurant qu’il « ne nourrit pas de rancoeur à la suite de cet incident », a demandé aux autorités irakiennes de ne « pas réagir avec excès » à l’égard du journaliste !

Une chose est certaine : les autorités irakiennes semblent bien embarrassées par cette affaire. Le geste du journaliste, que les télés locales et arabes passent en boucle, continue de faire l’événement en Irak. Le « lanceur de chaussures » est devenu une sorte de héros national, transcendant les clivages ethnico-confessionnels chiites/sunnites, et ce, bien que quelques voix irakiennes se soient élevées pour estimer qu’il n’était pas « convenable d’offenser un invité ».

Le mouvement du leader chiite Moktada Sadr en fait son héros, tandis que le Comité des oulémas sunnites a salué en lui « l’icône de la résistance contre l’occupation ». Des rassemblements de soutien ont eu lieu un partout en Irak. Des avocats - « Deux-cent dont des Américains » selon l’ancien défenseur de Saddam Hussein, Khalil Doulaïmi - seraient prêts à assurer « gratuitement » la défense du journaliste. « Notre défense de Zaïdi sera fondée sur le fait que les États-Unis occupent l’Irak et que la résistance est légitime, par tous les moyens, y compris jeter des chaussures », a ajouté maître Khalil Doulaïmi.

Quant à la direction de la chaîne Al Bagdadiya, elle a réclamé la libération de son journaliste estimant que toute sanction à son encontre ne serait qu’une réminiscence de « l’ère dictatoriale dont Washington dit avoir débarrassé l’Irak ».

En marge de cette affaire, les attentats se poursuivent en Irak. Hier, un attentat à la voiture piégée suivi d’une seconde explosion a fait dix-huit morts et cinquante-trois blessés dans le centre de Bagdad, à quelques kilomètres du bâtiment où le premier ministre britannique Gordon Brown était reçu par les autorités irakiennes.

Des policiers figurent parmi les victimes de ces explosions, qui se sont produites dans le quartier de Nahdha, près d’un commissariat et d’un hôpital. La veille, sept Irakiens, dont quatre soldats et un policier, ont été tués mardi dans deux attentats à As-Sadiyah, dans la province sunnite de Diyala, au nord de la capitale irakienne.

Hassane Zerrouky http://www.humanite.fr/2008-12-18_International_Le-lanceur-de-chaussures-irakien-risque-la-prison

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Dec 2008 à 12:03

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jan 2009 à 20:48

Les Etats-Unis ont ouvert leur  nouvelle grande ambassade lundi à Bagdad au cours d'une cérémonie  officielle. 

L'ambassadeur U$ M. Crocker a déclaré que l'ouverture de la nouvelle ambassade  inaugure "une nouvelle ère pour l'Irak et une nouvelle ère pour  les relations entre les Etats-Unis et l'Irak".  

La nouvelle ambassade américaine est la plus grande mission  diplomatique du monde, située dans la Zone Verte hautement  fortifiée. Ce complexe de 736 millions de dollars américains et de 42 hectares compte 27 batiments qui abriteront 1.200 employés, notamment des  diplomates, des fonctionnaires et du personnel des 14 agences  fédérales.
 
Vingt-sept bâtiments fortifiés, 619 appartements équipés pour tenir un siège, un bon millier de bureaux, plusieurs piscines, courts de tennis, supermarchés, cinémas, salons de coiffure, divers restaurants spécialisés, un hélipad, une centrale électrique, une station d'épuration, une autre pour la purification des eaux, un système ultramoderne d'air conditionné et filtré, assez sophistiqué pour prévenir toute attaque chimique ou biologique, etc. Près de quatre années après sa mise à l'étude à Washington, la plus vaste et la plus chère ambassade du monde, d'un coût de 736 millions de dollars (près de 525 millions d'euros), a été inaugurée en grande pompe, lundi 5 janvier, à Bagdad.

Entièrement cernée par des kilomètres de hautes murailles antibombe, surélevées en plusieurs endroits de miradors équipés de mitrailleuses, à l'intérieur même de la fameuse "zone verte" elle-même ultrafortifiée où se sont installés, au coeur de la ville, tous les corps constitués irakiens, du Parlement jusqu'au siège du gouvernement en passant par les grands ministères, la superficie de la nouvelle ambassade américaine seule est de 42 hectares, quasiment aussi étendue que celle du Vatican, qui en compte quarante-quatre.

Qualifiée d'"extravagante", voire d'"impossible à gérer" par de nombreux critiques aux Etats-Unis, qui soulignent que le budget annuel du complexe devrait dépasser 1,2 milliard de dollars, la nouvelle forteresse "est le signe que les Etats-Unis entendent rester engagés en Irak", a déclaré l'ambassadeur Ryan Crocker, nommé par le président George Bush en 2006 et en instance de départ.

"D'ici, a ajouté John Negroponte, le numéro deux du département d'Etat qui avait fait le voyage pour l'occasion, nous poursuivrons la tradition d'amitié, de coopération et de soutien commencée en 2003 par de nombreux Américains."

En l'absence du chef du gouvernement Nouri Al-Maliki, reçu pratiquement à la même heure à Téhéran c'est le président de la République, le Kurde Jalal Talabani, qui représentait le pouvoir irakien à l'inauguration. "La construction de ce site n'aurait pas été possible sans la courageuse décision du président Bush de libérer l'Irak", a dit le chef de l'Etat. "Ce bâtiment, a ajouté le vieux politicien qui dirige l'un des deux grands partis politiques kurdes et qui fut élu en 2005 par l'Assemblée des représentants, est le symbole de la profonde amitié entre les peuples de l'Amérique et de l'Irak." Symbole imparfait puisque, pour des "raisons de sécurité", c'est une entreprise du Koweït, avec plus d'un millier de travailleurs asiatiques importés, qui ont édifié l'entièreté du complexe ces dernières années.

Comme l'a souligné l'ambassadeur Crocker, l'ouverture officielle de la nouvelle ambassade, lundi au bord du fleuve Tigre, "ouvre un nouveau chapitre dans les relations" entre les deux pays.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Feb 2009 à 13:19
Une statue a malheureusement été enlevée. CryCryCry
 
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2009 à 16:42
Irak: des milliers de personnes réunies six ans après l'invasion en mars 2003
 
BAGDAD (AFP) — Plusieurs milliers de partisans du leader radical Moqtada Sadr ont crié vendredi à Bagdad leur "rejet de l'occupation" et brûlé un drapeau américain lors d'un sixième anniversaire de l'invasion de l'Irak qui passe largement inaperçu dans le pays.

"Nous exprimons notre refus de l'injustice et crions 'dehors l'occupant'", a lancé cheikh Haidar al-Jaberi, un responsable du mouvement sadriste devant une foule de partisans à Sadr City, leur bastion dans le nord-est de Bagdad.

Réunis pour la prière, qui a tourné à la manifestation anti-américaine, des milliers d'Irakiens ont scandé le poing levé des slogans comme "dehors l'occupant, dehors l'incroyant".

Ensuite, ils ont brûlé et piétiné un drapeau américain.

Cheikh Jaberi a appelé à "une grande manifestation" le 9 avril, jour anniversaire de la chute du régime de Saddam Hussein, dans la foulée de l'entrée des troupes américaines dans Bagdad.

Ce jour-là, les Irakiens avaient renversé, sous l'oeil bienveillant des soldats américains, la statue de Saddam Hussein érigée dans le centre de la capitale.

"Le 20 mars, ça devrait être une fête, mais après ce que les Américains ont fait, c'est une date triste. Ils n'ont jamais tenu leurs promesses", estime Qassem Zamel, un Irakien d'une soixantaine d'années, venu à la prière.

"Les Américains étaient venus nous libérer d'un dictateur mais ils ont détruit le pays", ajoute cet homme dont les trois fils, arrêtés en mars 2003 sans explication selon lui, sont toujours en prison.

De nombreux chiites irakiens avaient accueilli avec soulagement l'annonce du début le 20 mars 2003 de l'opération "Iraqi Freedom".

Dans les mois puis les années qui ont suivi, certains chiites avaient cependant pris les armes au sein de milices chiites, comme l'Armée du Mahdi de Moqtada Sadr, contre les troupes américaines, déjà confrontées à une insurrection sunnite.

"Nous étions contents au début, parce que l'invasion allait être synonyme de chute de Saddam Hussein", estime Jalil Taleb, un chauffeur de taxi de 50 ans. "Mais les Américains ont ensuite poursuivi le plan qu'ils avaient préparé longtemps à l'avance: occuper l'Irak".

A l'exception de ce rassemblement à Sadr City, le 6e anniversaire de l'invasion n'a fait l'objet d'aucune festivité ou commémoration.

En effet, l'heure n'est pas au triomphalisme au gouvernement comme au commandement de l'armée américaine.

L'armée américaine commence à entrevoir la fin de sa mission et son retrait du pays. Dans les trois prochains mois, les unités américaines devront avoir quitté les villes et villages, prélude à un retrait massif en août 2010, avant un désengagement total d'ici le 31 décembre 2011.

En 2007, au maximum de l'effort militaire américain avec plus de 160.000 soldats déployés en Irak, 17.430 Irakiens avaient péri dans les violences, essentiellement confessionnelles.

En 2008, le bilan a chuté à 6.772. Et les deux premiers mois de 2009, avec 449 morts irakiens, ramènent les violences au niveau de 2003. (Note T 34 leurs chiffres de morts doivent largement être sous estimés)

Le quotidien des Irakiens n'a lui pas beaucoup changé, toujours fait d'épreuves et de violences, selon le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger.

"Des millions de civils affrontent encore des épreuves au quotidien. Des attaques lancées sans discrimination continuent de faire chaque jour des dizaines de morts et de blessés, et ce, bien que les conditions de sécurité se soient améliorées", a-t-il dit jeudi.

Source
 
Il y a eu aussi des manifestations à Naseriya, Diwaniya, Zi Qar y Hila.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Apr 2009 à 18:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2009 à 19:57
 
Abu Mohammed est le porte-parole de la résistance irakienne liés à Izzat Ibrahim Duri le seul des chefs du régime déchu de Saddam Hussein que les États-Unis n’ont pas réussis à arrêter. EL PERIÓDICO L’a interviewé par téléphone.

- Le gouvernement de Nuri al Maliki et les Etats-Unis, son principal protecteur, affirment que la sécurité s’est améliorée et qu’une solution va être trouvé sur la situation en Irak
- C’est un des grands mensonges qui s’ajoute à la liste des mensonges qui ils ont été dit en leur temps pour justifier l’invasion de l’Irak. La réalité est que l’économie continue de se détériorer, il n’y a pas d’industrie, pas d’électricité. Les maladies comme l’hépatite sont en augmentation en raison du manque d’eau potable et la pollution de l’environnement. L’utilisation du phosphore blanc a causé des souches chez l’homme. S’il y a une amélioration de la sécurité, pourquoi il y a encore plus de 140.000 soldats américains en Irak? Pourquoi il y a plus de 180.000 agents de sécurité? Pourquoi des bases à partir desquelles ils bombardent les différentes régions? S’il y a la sécurité, Alors pourquoi les réfugiés sont toujours à l’extérieur?

- Obama a fixé un calendrier pour le retrait de ses troupes …
- Nous pensons que le programme d’Obama pour un retrait américain d’Irak est déficient. Obama n’a pas fait mention de la responsabilité des États-Unis dans l’invasion, la mort de 1,5 millions de personnes innocentes. Il n’a fait aucune mention des millions de personnes déplacées, ni des trois bases aériennes à Balad, Al Nasiriyah et Bagdad. Les États-Unis doivent reconnaître que la guerre était illégale et devrait être des excuses pour cela. Il doit y avoir un réel retrait. Il n’y aura de vrai retrait tant qu’il y aura encore 180.000 mercenaires dans le pays. Obama, de plus maintiendra 50.000 soldats jusqu’en 2011. La Résistance va continuer à lutter jusqu’à ce que le dernier soldat américain soit parti d’Irak.

- La décapitation d’étrangers pendant une époque à jeter le discréditer sur la résistance irakienne …
- Il n’y a pas de relation entre la résistance nationale Irakienne et les assassinats d’étrangers. Les meurtres d’étrangers sont de la responsabilité Al-Qaida et de l’armée et des escadrons de la mort soutenus par les États-Unis et l’Iran. Toutes nos opérations ont été contre les occupants.
À l’occasion, Al-Qaïda a attaqué et tué certains de nos
combattants. Notre commandant est Izzat Ibrahim al Duri et réunit des milliers combattants….

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Irak : les nouveaux escadrons de la mort (The Nation)

 
 
Shane Bauer

Le lumière du jour faiblit dans le ciel chargé de poussière de Bagdad lorsque Hassan Mahsan me rejoue la scène vécue par lui et sa famille l’été dernier. Nous sommes debout dans la cour d’une maison préfabriquée en béton, ses enfants nous observent en silence et sa femme fait tournoyer de larges galettes de farine et les plaque contre les parois brûlants d’un four. Il s’approche de sa fillette de trois ans et lui attrape la tête comme un melon. Derrière elle, ses bras effectuent des moulinets lorsqu’il fait semblant de lui attacher les mains, puis il pointe un fusil fictif sur sa tête. « Ils m’ont enlevé le bandeau, il ont pointé l’arme sur sa tête, l’ont armée puis ils m’ont dit : ‘dis-nous où est al-Zaydawi ou nous tuons ta fille.’ »

« Ils sont entrés dans la maison et ils ont pris tout ce qu’ils ont voulu, » raconte la mère de Hassan, en jetant un coup d’œil à travers la porte de la cuisine. « Je n’ai jamais vu un tel comportement. »

Hassan raconte. La nuit était calme ce 10 juin 2008, à Sadr City, la banlieue chiite pauvre de Bagdad de plus de deux millions d’habitants, lorsque l’hélicoptère s’est immobilisé au-dessus de la maison et la porte d’entrée a explosé, ratant de peu de bruler son fils cadet qui dormait. Avant qu’Hassan ne retrouve ses esprits, il était déjà plaqué au sol, les mains attachées et une cagoule sur la tête entouré de huit hommes qui pointaient leurs armes sur lui.

Au début il n’arrivait pas à savoir s’ils étaient Irakiens ou Américains. Il dit qu’il leur a décliné son identité, en se présentant comme sergent de la police et a offert de leur présenter une pièce d’identité. Ils ont juste saisi son arme et l’ont frappé et envoyé au sol. Il n’avait jamais vu des hommes d’une force irakienne se déplacer de la sorte. Ils avaient l’air et ils parlaient comme des irakiens, mais ils portaient des uniformes à l’américaine et des armes américaines équipés de systèmes de visée nocturne. Ils l’ont accusé d’être un commandant de la milice locale, l’Armée de Mahdi, avant de l’emmener, en déclarant à sa femme « c’est fini pour lui ». Mais avant de partir, ils se sont identifiés. « Nous sommes les Forces Spéciales. The Dirty Brigade (la brigade des basses oeuvres - ndt) », se souvient Hassan.

La Iraq Special Operations Forces (ISOF) est probablement la plus grande unité de forces spéciales jamais créée par les Etats-Unis, et elle échappe aux nombreux contrôles que la plupart des gouvernements exercent sur de telles unités. Le projet a démarré dans les déserts de la Jordanie peu après la prise de Bagdad par les Américains en avril 2003. Là, les forces spéciales de l’armée US, les Bérets Verts, ont entrainé des Irakiens dont la plupart avaient 18 ans, sans expérience militaire. Le résultat a dépassé les rêves les plus fous des Bérets Verts : la création d’une unité clandestine, dangereuse, d’élite, parfaitement équipée avec du matériel américain, qui allait opérer pendant des années sous commandement américain et qui n’avait pas de comptes à rendre aux autorités irakiennes.

Selon des rapports du Congrès, l’ISOF est désormais composée de 9 bataillons, répartis sur 4 « bases de commandos » régionales à travers l’Irak. D’ici décembre (2009), chacune sera complétée par une « cellule de renseignement » qui opérera en autonomie par rapport aux autres services de renseignement en Irak. L’ISOF est composée d’au moins 4,564 hommes, soit à peu prés autant que les propres Forces Spéciales de l’armée US en Irak. Les rapports du Congrès indiquent qu’il est prévu de doubler les effectifs dans les « prochaines années ».

Selon le Lt Colonel Roger Carstens, retraité, les Forces Spéciales US « sont en train de créer la force la plus puissante de toute la région. » En 2008, Carstens, avec un collègue du Center for a New American Security, était conseiller auprès de la Force Anti-terroriste Nationale Irakienne, où il a participé à la rédaction des lois antiterroristes irakiennes qui gouvernent l’ISOF.

« Tout ce que ces types veulent faire toute la journée c’est sortir et tuer des méchants » dit il en riant. « C’est types sont vraiment des bons. Ils sont aussi bons que nous. Nous les avons formés. Ils sont comme nous. Ils utilisent les mêmes armes. Ils marchent comme des Américains. »

Lorsque les Forces Spéciales US ont commencé à transférer progressivement le contrôle de l’ISOF aux Irakiens, ils ne l’ont pas donné aux Ministères de la Défense ou de l’Intérieure, qui sont les autorités normalement désignées pour contrôler les forces spéciales et ce partout dans le monde. Ici, les Américains ont fait pression sur le gouvernement irakien pour créer un nouveau ministère appelé le Bureau du Contre-Terrorisme. Fondé par un décret du Premier ministre irakien, Nuri al-Maliki, le BCT lui répond directement et contrôle l’ISOF indépendamment de la police ou de l’armée. Selon les instructions de Maliki, le Parlement irakien n’a aucun contrôle sur l’ISOF et ne connait pas grand-chose de sa mission. Les membres des Forces Spéciales US tels que Carstens ont largement contribué à la création du Bureau. Carstens dit qu’une telle chaîne de commandement indépendante « pourrait se révéler être la structure idéale » pour combattre le terrorisme dans le monde entier.

L’ISOF est officiellement sous le contrôle du gouvernement irakien mais la perception des Irakiens dans la rue est que l’ISOF – la brigade des basses oeuvres – constitue une branche clandestine et exclusivement irakienne de l’armée des Etats-Unis. Cette opinion n’est pas loin de la vérité. Les Forces Spéciales US sont encore étroitement impliquées dans tous les échelons de l’ISOF, de la planification aux opérations sur le terrain en passant par les choix tactiques et leur mise en œuvre. Selon le Brigadier Général Simeon Trombitas, commandant de l’Equipe de Transition de la Force Anti-terroriste Nationale Irakienne, membre du commandement multinational chargé du transfert de contrôle de l’ISOF au gouvernement irakien, les Forces Spéciales US continuent « de maintenir des conseillers à tous les échelons de la hiérarchie »

A partir de janvier 2008, les Forces Spéciales US ont autorisé les commandants de l’ISOF à participer à des missions conjointes avec les troupes de l’ISOF. A partir de l’été 2008 – l’époque où la famille de Hassan a été attaquée – les bataillons de l’ISOF ont commencé à lancer leurs propres missions, sans les conseillers américains, à Sadr City où les accords politiques interdisent l’entrée de la ville aux Américains. Des accusations de violations des droits de l’homme, d’assassinats et d’arrestations politiques ont commencé à circuler. On cite le cas d’une agression contre un président d’université et l’arrestation de politiciens de l’opposition.

Le gouvernement américain s’est consacré à former « autant d’hommes en armes que possible, dans un délai aussi court que possible » dit Peter Harling, analyste du Moyen Orient auprès de International Crisis Group. « Il y a eu très peu de pression pour créer des contrôles qui éviteraient les abus. Ils ont consacré toute leur énergie à créer une force sans prévoir la mise en place d’un contrôle pour éviter que ces unités ne deviennent l’armée privée d’un politicien quelconque. »

A Sadr City, l’opposition au gouvernement irakien et à l’occupation US est forte. Il n’y a plus de présence visible de milices, mais les portraits du religieux anti-américain Muqtada al-Sadr sont encore affichés sur le mur de béton, construit par les Etats-Unis, qui encercle la ville, et les appels à la prière se concluent par un appel au départ rapide de « l’ennemi ». Selon Hassan al-Rubaie, parlementaire sadriste de la Commission de Défense et de Sécurité, l’ISOF applique là-bas une politique de punition collective destinée à intimider les civils, « Ils terrorisent des quartiers entiers juste pour arrêter une personne qu’ils pensent être un terroriste, » dit-il. « Il faut que cela cesse. »

Les conseillers des Forces Spéciales américains n’ont pas fait grand-chose pour répondre à ces accusations. Les plaintes des civils, les manifestations publiques, les protestations des commandants de l’armée irakienne au sujet des actions de l’ISOF et les appels exigeant sa dissolution lancés par des membres du Parlement sont restés lettre morte et le gouvernement américain n’a toujours pas mené d’enquête sur cette force qu’il est lui-même en train de constituer. Au contraire, les conseillers américains balaient ces accusations en les qualifiant de manoeuvres politiques. « L’ennemi tente de les discréditer, » dit Carstens. « Pas parce qu’ils font quelque chose de mal. »

La nuit où la maison de Hassan Mahsan a été attaquée, le jeune Haidar al-Aibi, 26 ans, a été tué d’une balle dans en plein front. Sa famille dit qu’il n’y a pas eu de sommation. Ils me racontent leur histoire autour d’un thé dans leur salle à manger, meublée uniquement avec des coussins épais en mousse et des images pieuses du martyr chiite Hussein. Une femme sanglote dans un coin, l’enfant endormi de son fils disparu pratiquement invisible sous les plis de sa robe noire.

Fathil al-Aibi dit que sa famille a été réveillée vers minuit par une explosion toute proche. Son frère Haidar s’est précipité sur le toit pour voir ce qui se passait et il a été immédiatement abattu d’une balle tirée d’un toit voisin. Lorsque Fathil, son frère Hussein et son père, Abbas ont tenté de récupérer Haidar, ils ont à leur tour essuyé des tirs. Pendant deux heures son corps sans vie est resté sur le toit tandis que sa famille paniquait devant les points de lumière rouge des viseurs lasers des fusils qui dansaient sur leurs fenêtres. « Nous avions un examen le lendemain à l’université, » dit Hussein. « Nous ne pensions pas qu’il partirait ainsi ».

Plus loin sur la route, à peu près au même moment, le commando de la police Ahmed Shibli dit qu’il a lui aussi essuyé des tirs. Avec une lampe à kérosène il éclaire les marques des impacts dans sa maison. Les hommes qui ont défoncé sa porte se sont identifiés comme la Dirty Brigade, dit-il, et ils portaient des armes américaines au lieu des AK-47 ou des PKC de la Police Nationale. Lorsqu’ils sont entrés, ils ont immédiatement ouvert le feu. « Il n’y a pas eu de tir de sommation. Ils m’ont tiré dessus comme s’ils voulaient me tuer alors que je sortais du lit. Comme si nous étions des terroristes de premier plan. » Ils ont ouvert le feu une deuxième fois, dit-il, en blessant mortellement son père malade agé de 63 ans. Tandis que le vieillard saignait abondamment à la hanche, Ahmed raconte qu’ils ont posé un canon sur la tête de son garçon et ont forcé sa femme à fouiller la maison pour trouver son arme réglementaire qu’il avait laissée au bureau.

Ahmed et son frère ont été trainés à l’extérieur de la ville, avec Hassan. Là, on les a fait aligner dans le noir avec d’autres hommes. Hassan insiste pour apporter du crédit à son histoire et me montre la copie d’une plainte officiellement délivrée par un commandant local de l’armée, Mustafa Sabah Yunis, qui déclare qu’un « escadron armé inconnu » est entré dans la zone et l’a arrêté.

Pendant ce temps, des soldats de l’armée irakienne qui s’étaient précipités pour lui porter secours, selon Hussein al-Aibi, ont eux aussi été pris pour cibles. Il me dit que les soldats ont enlevé le corps de son frère du toit et l’ont conduit vers un hôpital. Sur le chemin, raconte Fathil, leur véhicule a été arrêté par un membre de la brigade des basses oeuvres qui a demandé au Major d’armée irakien Abu Rajdi où il allait. Selon Fathil, Rajdi a répondu « c’est un étudiant qui n’a rien à voir avec tout ça, et vous l’avez abattu sans raisons. » L’agent des forces spéciales a frappé Rajdi en disant « faites demi-tour, ou nous lui tirerons dessus et sur vous aussi. »

A l’enterrement de Haidar, Fathil a demandé à Rajdi de témoigner. « Vous êtes un représentant du gouvernement et vous avez vu ce qui s’est passé, » a-t-il dit au Major. « Vous avez vu qu’il était désarmé. » Fathil dit que le Major a refusé. Il se rappelle que Rajdi lui a répondu « Il s’agit de la Dirty Brigade ». « Nous les craignons. Lorsque nous les apercevons, nous rebroussons chemin. Si je témoigne contre eux, je suis un homme mort. Ils tuent et ils n’ont de comptes à rendre à personne parce qu’ils appartiennent aux Américains. »

Les craintes de Rajdi envers l’ISOF sont partagées par d’autres membres de l’armée régulière irakienne. « Parfois nous sommes surpris lorsque les Forces Spéciales entrent, » dit le Lt Colonel Yahya Rasoul Abdullah, commandant du 3eme Bataillon de la 42eme Brigade de Sadr City. « Il se passe de mauvaises choses. Certains volent, certains violent les femmes. Ils ne connaissent pas les gens du quartier comme nous. Ils ne font que pourchasser une proie. Nous avons souffert de ce problème. »

D’autres histoires sur les opérations de l’ISOF entendues autour de Bagdad laissent penser que les Américains ont délibérément autorisé l’usage de la violence contre les civils. A Adhamiya, qui a longtemps été la place-forte de l’insurrection Sunnite à Bagdad, deux employés d’un hôpital me racontent leur rencontre avec l’ISOF en 2006. Selon les deux témoins, un agent qui s’est présenté comme le « Capitaine Hussam » de l’ISOF a déchargé sa mitraillette dans les couloirs de l’hôpital Al Numan après avoir vu le corps de son supérieur qui est mort durant son hospitalisation. Un Américain à la barbe rousse se tenait à proximité et observait la scène en silence. Selon un témoin, l’agent irakien a exigé le certificat de décès de son chef, en menaçant de « vous torturer, vous tuer et tuer les gens d’Adhamiya » s’ils n’obéissaient pas. Les témoins racontent que les huit agents qui sont entrés dans l’hôpital conduisaient des Humvees, des véhicules utilisées exclusivement par les Américains et l’ISOF. Le lendemain, selon un témoin, le Capitaine Hussam est revenu avec une boite de cartouches comme cadeau, pour se faire pardonner.

Le vrai chef du projet américain ISOF est le Général Trombitas, commandant de l’Equipe de Transition de la Force Anti-terroriste Nationale Irakienne. Grand, avec une moustache grisonnante et un front ridé, Trombitas a passé plus de 30 ans à former des Forces Spéciales, dont sept ans en Colombie, El Salvador et d’autres pays. Le 23 février, il m’a fait visiter Area IV, une base aérienne américano-irakienne prés de l’aéroport international de Bagdad où les Forces Spéciales américaines forment les troupes de l’ISOF. Alors que nous nous éloignons de l’hélicoptère, il affiche un sourire enfantin. Bien qu’il ait travaillé avec des forces spéciales du monde entier, il me dit que celles que nous allons rencontrer sont « les meilleures ».

Trombitas dit qu’il est « très fier de ce qui a été accompli au Salvador » mais omet de mentionner le fait que les forces spéciales entrainées par les Etats-Unis dans les années 80 ont été responsables de la formation des escadrons de la mort qui ont assassiné plus de 50.000 civils accusés de sympathie avec la guérilla de gauche. Au Guatemala, l’histoire est similaire. Certaines forces spéciales guatémaltèques qui avaient été formées aux tactiques contre-terroristes par les Etats-Unis au milieu des années 60 se sont transformées en escadrons de la mort et ont participé à l’assassinat d’environ 140.000 personnes. Au début des années 90, les Forces Spéciales américaines ont entrainé et étroitement collaboré avec une unité d’élite de la police colombienne, fortement soupçonnée d’accomplir les exécutions attribuées à Los Pepes, un escadron de la mort qui allait devenir la colonne vertébrale des organisations paramilitaires colombiennes actuelles. (Trombitas a servi au Salvador entre 1989-1990 et en Colombie entre 2003-2005, après que ces événements aient eu lieu).

« Les principes se relâchent lorsque les Américains ne sont plus (avec les forces spéciales locales), ils se convertissent parfois en escadrons de la mort, comme ce fut le cas, je crois, en Colombie, » dit Mark Bowden, auteur de Black Hawk Down et Killing Pablo, un livre sur la chasse au baron de la drogue colombien Pablo Escobar par la CIA et les Forces Spéciales américaines. « Les tactiques enseignées dans chaque pays sont les mêmes, » dit Bowden. « Ils dispensent le même enseignement. Ils utilisent le même équipement. »

Trombitas a déclaré sur le site officiel du Département de la Défense que les missions de formation en Amérique latine étaient « très adaptables » à l’Irak. Les Forces Spéciales salvadoriennes ont même donné un coup de main à l’ISOF, me dit-il. « C’est un monde de coalitions, » dit-il. « Plus nous travaillons ensemble, plus nous nous ressemblons. Lorsque nous faisons partager les mêmes valeurs et les mêmes expériences à d’autres armées, elles finissent par nous ressembler. »

Trombitas me guide vers un entrepôt de l’ISOF où les hommes, la plupart portant des masques noirs, ont préparé notre visite. Il me montre un étalage d’équipement américain – des mitraillettes, des fusils à lunette, des systèmes de vision nocturne et des tenues bouffantes pour le désert qui transforment un soldat en gros nounours. Il m’entraine sur une passerelle qui surplombe une maison de décor qui contient des posters de femmes plantureuses qui brandissent des pistolets, deux hommes en chair et en os déguisés en « terroristes » avec un Keffieh autour du visage et aussi un garçon de 10 ans qui tiendra le rôle de l’otage.

Pendant que nous regardons depuis notre poste, la porte de la maison explose. Après une minute de tirs nourris, les agents sortent avec les « terroristes », le garçon et le poster d’un méchant des années 80, vêtu d’une veste en jean et tenant une femme en otage. Plus de vingt trous transpercent le front. « Observez la précision des tirs, » dit Trombitas en souriant avec fierté.

Trombitas aborde la question des droits de l’homme avant d’y être invité. Il m’affirme que les Forces Spéciales américaines prennent les accusations de violations très au sérieux – deux irakiens ont été congédiés pour mauvais traitements infligés aux prisonniers depuis qu’il a pris son poste, en août dernier (2008), dit-il, mais il refuse de s’étendre sur des cas précis. Je pose la question des comptes à rendre et je mentionne un cas bien connu qui a provoqué des remous au Parlement irakien : au mois d’aout, l’ISOF a lancé un raid sur le site du gouvernement provincial de Diyala, avec le soutien d’hélicoptères américains Apache. Ils ont arrêté un membre du Parti Islamique Irakien, le principal parti arabe sunnite en Irak. Au cours de l’opération, ils ont aussi arrêté le président de l’université, un sunnite aussi, et tué une secrétaire et blessé quatre gardes du corps.

J’avais à peine prononcé le mot « Diyala » que les Américains autour de moi ont commencé à marmonner nerveusement et un interprète est intervenu : « pour la réputation de l’ISOF, s’il vous plait, parlons d’autre chose. » a-t-il dit.

Abdul-Karim al-Samarrai est membre de l’Alliance Irakienne Unie au pouvoir et député membre du Comité pour la Sécurité et la Défense. Il dit que les événements à Diyala constituaient un des nombreux éléments révélateurs des intentions malveillantes du premier ministre quant au rôle de l’ISOF. « Les politiciens ont peur que cette force puisse être employée à des fins politiques, » dit-il. En réponse au tollé soulevé par les parlementaires après l’arrestation d’hommes politiques par l’ISOF, Maliki, qui doit officiellement approuver chaque mission de l’ISOF, a nié avoir eu connaissance de celle de Diyala. Sa dénégation soulève d’importantes questions. Si la personne qui est censée être à la tête de l’ISOF ignore ses missions, alors qui est réellement en charge de cette force ? Est-ce que Maliki ment pour se couvrir et cacher le fait qu’il a utilisé cette force à des fins politiques ? Ou est-ce quelqu’un d’autre – les Américains – qui tiraient les ficelles ?

Diyala n’est que le premier cas connu d’une opération apparemment politique. En décembre, l’ISOF a arrêté 35 fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur, soupçonnés d’être des opposants au parti Islamique Dawa de Maliki. Au mois de mars dernier, l’ISOF a arrêté au moins un dirigeant des Conseils d’Eveil, milices semi-officielles des quartiers sunnites en opposition croissante à Maliki qui avait promis de les intégrer dans l’armée régulière ou de leur donner un autre emploi.

Le gouvernement Maliki a développé une « culture du contrôle directe » dit Michael Knights, membre du Washington Institute et responsable du programme sur l’Irak. Knights se rend régulièrement en Irak et entretient des relations étroites avec les services de sécurité du pays. Il dit que les personnes en charge de l’ISOF au niveau régional sont « des loyalistes ou membres de la famille personnellement choisis par Maliki. Ca me fait penser à Saddam (Hussein) ». Knights dit que Maliki est censé uniquement approuver ou rejeter les missions qui lui sont présentées, mais à l’occasion il lui arrive « d’affirmer son autorité de commandant en chef et de confier des missions à l’ISOF ». Knights envisage la possibilité que l’ISOF devienne l’escadron de la mort privé de Maliki. « Le Premier ministre cherche à se faire réélire, et il n’y a pas tellement d’obstacles qui l’empêchent de s’en prendre à ses adversaires, comme (son gouvernement) a toujours agi, depuis des années maintenant, avec les Sadrists . »

Samarrai, avec d’autres parlementaires, réclame la dissolution de Bureau du Contre-terrorisme. Il dit qu’il n’y a aucun fondement légal à l’existence d’un groupe armé qui échappe au contrôle des Ministères de la Défense et de l’Intérieur. « Les gens ont peur d’une organisation qui possède de tels moyens et qui ne dépend que du Premier ministre », dit-il.

Hassan al-Rubaie, membre du Parlement, est préoccupé par les relations étroites entre l’ISOF et les Américains. « Si les Etats-Unis quittent l’Irak, ce sera la dernière force qu’il laisseront derrière eux » insiste-t-il. Il est préoccupé par l’idée qu’une force si puissante et secrète et si étroitement liée aux Américains puisse se convertir en une « base militaire de la région » qui permettrait aux Américains de poursuivre leurs missions en Irak sous le couvert de l’ISOF. « Ils sont devenus les remplaçants des Américains, » dit-il.

Le Président Obama a dit qu’il prévoyait de renforcer le rôle des Forces Spéciales américaines ; la récente nomination, par le Ministre de la Défense Robert Gates, de Stanley McChrystal comme commandant en Afghanistan semble indiquer qu’il tiendra parole. De 2003 à 2008, McChrystal était chef du Joint Special Operations Command qui supervise les forces les plus secrètes de l’armée et qui est chargée des formations spéciales à l’étranger. McChrystal a aussi été commandant des Forces Spéciales américaines en Irak pendant plus de 5 ans, période pendant laquelle, selon le Wall Street Journal, il commandait « des unités qui sont spécialisées dans la guérilla et la formation des armées locales. »

« Un éventuel retrait de l’Irak ne marquera pas la fin de la mission affectée aux forces spéciales » a dit Gates en mai 2008. Gates n’a rien dit d’autre sur ce sujet depuis la prise de fonctions d’Obama ; mais Obama a dit qu’il allait institutionnaliser les « capacités de guerre irrégulière », et la Maison Blanche a insisté sur la nécessité de « créer des capacités de formation, d’équipement et de conseil auprès des forces de sécurité étrangères, afin que les alliés locaux soient mieux préparés pour confronter les menaces communes ».

Bowden dit que ces « alliés locaux » sont souvent utilisés pour des opérations clandestines. « Le Commandement des Opérations Spéciales des Etats-Unis cultive des relations privilégiées avec les forces spéciales d’autres pays parce que cela donne aux Etats-Unis l’occasion d’intervenir militairement et clandestinement, » dit-il. « L’opération clandestine parfaite est celle qui est menée par les forces locales. »

Tandis que je me tiens sur le tarmac avec Trombits à Area IV, attendant l’hélicoptère qui nous ramènera à la Zone Verte, je lui demande combien de temps les Etats-Unis seront-ils encore impliqués dans l’ISOF. « Les forces spéciales sont spéciales parce que nous maintenons des relations spéciales avec des forces étrangères, » dit-il. « Une partie de notre scénario d’engagement sur les théatres d’opérations consiste à maintenir des relations avec les unités qui sont importantes pour la sécurité de la région et du monde. » Alors que notre hélicoptère apparaît dans le ciel légèrement couvert, il choisit soigneusement ses mots suivants : « Nous allons maintenir une relation de travail pendant un certain temps. »

Shane Bauer

Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

ARTICLE ORIGINAL
http://www.thenation.com/doc/20090622/bauer

Patria socialismo o muerte

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Dans un Irak en voie de désertification, une nouvelle plaie : les serpents

 

AUTEUR:  Patrick COCKBURN

Traduit par  Fausto Giudice


Une baisse sans précédent du niveau des eaux du Tigre et  e l’Euphrate livre la population rurale à la chaleur, à la sécheresse et aux attaques de serpents chassés de leur habitat naturel. Un reportage de Patrick Cockburn.

Des essaims de serpents se sont mis à attaquer des gens et du bétail dans le sud de l’Irak suite à l’assèchement du Tigre et de l’Euphrate qui provoque la fuite des reptiles hors de leur habitat naturel dans les roseaux  des rives.

Selon des  médecins, six personnes ont été tuées et 13 empoisonnées. « Les gens sont terrorisés et quittent leurs domiciles », dit Jabar Mustafa, un administrateur médical qui travaille dans un hôpital  de la province méridionale de Dhi Qar. "Nous connaissions déjà ces serpents, mais maintenant ils arrivent en grand nombre. Et ils attaquent les buffles et le bétail aussi bien que les gens.”

À Chabaysh, une ville sur l’Euphrate proche des marécages de Haour Al Hammar, dans le Sud, des paysans ont établi une salle d’opérations d’urgence pour prévenir les attaques de serpents contre le bétail.

"Nous avons été surpris ces derniers jours  par le nombre sans précédent de serpents qui ont fui leur habitat  naturel à cause de la sécheresse et de la chaleur ", dit  Wissam Al Assadi, un des vétérinaires de la ville. "Nous en avons vus sur les routes, près des maisons et des étables. Des paysans sont venus nous demander des vaccins, mais nous n’en avons pas."

Ce fléau des serpents est le dernier effet d’une chute sans précédent du niveau des eaux de l’Euphrate et du Tigre, les deux grands fleuves qui, depuis des millénaires, ont rendu la vie possible dans les plaines, cuites par le soleil, de la Mésopotamie, le pays « entre les fleuves » en grec. Les fleuves qui ont rendu le sol irakien si fertile sont en train de s’assécher car l’approvisionnement en eau depuis la Turquie, la Syrie et l’Iran, est désormais empêché par des barrages et par l’irrigation en amont. Rien que sur l’Euphrate, la Turquie a cinq grands barrages en amont de l’Irak et la Syrie deux.

Le détournement des eaux des deux fleuves a déjà provoqué la destruction d’une grande partie de l’agriculture irakienne et la pénurie d’eau en Irak est peut-être une des pires catastrophes naturelles au monde, analogue à la destruction de la forêt amazonienne. L’avancée du désert provoque déjà des fréquentes tempêtes de sable à Bagdad, qui conduisent à la fermeture de l’aéroport. Mais  ce  dramatique changement climatique a attire peu d’attention en dehors de l’Irak, éclipsé par l’invasion du pays en 2003 sous la conduite des USA et le renversement de Saddam Hussein.

L’effondrement du niveau des eaux a été rapide, celui de l’Euphrate chutant de trios quarts en moins d’une décennie. En 2000 le débit du fleuve était de 950 m3 par seconde, mais cette année il est descendu à 230 m3/s.

Dans le passé, l’Irak a stocké l’eau dans des lacs de retenue, mais les réservoirs sont désormais très appauvris et ne peuvent plus pallier  les pénuries. L’ensemble des réserves d’eau  de tous les barrages d’Irak début mai s’élevait à seulement 11 mmilliards de mètres cubes, contre 40 il y a 3 ans.
Un des plus grands barrages du pays, sur l’Euphrate à Haditha, dans l’Ouest, près de la frontière syrienne, retenait 8 milliards de m3 il ya deux ans mais n’en a plus que 2 aujourd’hui.


L’Irak a demandé à la Turquie d’ouvrir les vannes de ses barrages. "Nous avons besoin d’au moins 500 m3/s  de la Turquie, le double de ce que nous recevons”, dit  Abdullatif Rachid, le ministre irakien des Ressources hydriques . "Ils ont promis un supplément de 130 m3/s, mais ce n’était que pour quelques jours et nous en avons besoin pendant des mois."  Son ministère est en train de faire tout son possible, dit-il, mais les décisions les plus importantes concernant l’approvisionnement en eau de l’Irak sont prises en dehors du pays, en Turquie, en Syrie et en Iran. "En plus, on a eu la sécheresse ces dernières quatre années avec moins de la moitié des pluies normales”, dit M. Rachid.

De vastes parties du territoire qui étaient autrefois des terres agricoles productives se sont déjà transformées et désert aride. Le ministère irakien de l’Agriculture dit que 40 à 50% de ce qui était des terres agricoles dans les années 70 a été atteint par la désertification.

La sécheresse, la guerre, les sanctions de l’ONU, l’absence d’investissements et l’abattage d’arbres pour produire du bois de chauffage, tout cela a exacerbé la crise, mais le cœur du problème est le manqué d’eau d’irrigation dans le Tigre et l’Euphrate. Des paysans de tout le pays sont chassés de leurs terres. Au début de ce mois, des agriculteurs et des pêcheurs ont manifesté à Najaf, une ville sur les rives de l’Euphrate, brandissant des pancartes demandant au gouvernement irakien d’insister auprès des pays voisins pour qu’ils octroient plus d’eau.

"Les agriculteurs ont arrêté de semer  et vont maintenant en ville pour chercher un gagne-pain en attendant le retour de l’eau”, dit Ali AL Ghazali, un agriculteur de la zone.

"Nous payons nos semences au moment de la récolte et si nous ne pouvons pas récolter, ou si la récolte est ruinée, celui qui nous a vendu les semences réclame quand même son du." La province de Najaf a  interdit à ses agriculteurs de cultiver du riz, car celui-ci demande trop d’eau.

La baisse de quantité de l’eau a aussi réduit sa qualité. Les plaines de Mésopotamie produisaient d’abondantes récoltes  au temps des Sumériens. De Ninive au Nord à Ur et Chaldée dans le Sud, le paysage plat de l’Irak est parsemé de monticules marquant la présence des cités anciennes. Il ya peu de précipitations en dehors des zones montagneuses du Kurdistan et des plaines immédiatement adjacentes, si bien que l’agriculture a toujours été dépendante de l’irrigation.

Mais des siècles d’irrigation sans drainage des sols ont conduit à une accumulation de sel dans les sols, les rendant en grande partie stériles. Le manque d’eau dans les fleuves a accéléré la salinisation, les terres du centre et du sud de l’Irak, hautement productives il y a encore 30 ans, sont devenues stériles. Même les précipitations dans le Nord de l’Irak se sont raréfiées ces  dernières années. En février, le Grad Zab, un des principaux affluents du Tigre, qui devrait être un torrent, n’était qu’un cours d’eau placide occupant moins d’un quart de son lit. Les collines qui le surplombent, qui devraient être vertes, sont d’une couleur ocre poussiéreuse.

Les experts convoqués par le ministère des ressources hydriques à uen conférence  de 3 jours sur la crise hydrique en avril dernier à  Suleimaniyah ont décrit a situation comme « une tragédie ».

Mohammed Ali Sarham,un spécialiste en hydrologie de  Diwaniyah dans le Sud, dit : "Les choses nous échappent : de larges portions de territoire se sont désertifiées. Les agriculteurs quittent la terre pour les villes ou leurs environs. Nous devons importer presque toute notre nourriture, alors que dans les années 50 nous étions l’un des rares pays exportateurs de céréales de la région."

Les experts ont recommandé que, en plus de ce que la Turquie devrait octroyer plus d’eau, il soit procédé à de gros investissements pour faire un meilleur usage des voies d’eau comme le Tigre et l’Euphrate. Mais cette année, dit M. Rachid, le budget de son ministère a été réduit de moitié, passant à 550 millions de $500m à cause de la chute du prix du pétrole.

Les effets de la catastrophe agraire en Irak sautent aux yeux dans les magasins de fruits et légumes de Bagdad. Jassim Mohammed Bahadel, un épicier du quartier de Karada, dit que la plupart des produits qu’il vendait venait autrefois de fermes tout autour de la capitale. "Mais aujourd’hui les pommes que je vends viennent des USA, de France et du Chili ; les tomates et les patates de Syrie et de Jordanie ; les oranges d’Égypte et de Turquie. Il n’y a que les dattes qui soient irakiennes, car elles ne nécessitent pas beaucoup d’eau. »



Craints à juste titre : les  reptiles mortels d’Irak



* L’échide carénée (Echis carinatus)– Cette vipère de 60 cm de long est l’espèce responsable du plus grand nombre de morts dans le monde. Sa morsure provoque une importante hémorragie interne. Elle est reconnaissable à une marque en forme d’arc  sur la tête.


* La vipère à cornes du désert (Cerastes cerastes), reconnaissable à ses cornes osseuses au-dessus de ses yeux,  est très répandue dans  les déserts du sud de l’Irak. Elle guette ses proies enfouie dans le sable, ne laissant dépasser que ses yeux, ses narines et ses cornes.




*Le cobra du désert (Walterinnesia aegyptia) : comme la plupart des cobras, ils ‘adapte facilement à divers habitats. Mais il aime particulièrement les sites occupés pas des humains, où i peut trouver des abris et des rongeurs. Même si se serpent lustré ne recherche pas activement a confrontation, il peut se déplacer à une vitesse meurtrière sil est provoqué.


Source : The Independent - As Iraq runs dry, a plague of snakes is unleashed

Photos : ALAMY/THE INDEPENDENT

Article original publié le 15/6/2009

 
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Arrêtez les manchettes : la libération de l’Irak est reportée

 

Ramzy BAROUD

Alors que, le 30 juin dernier, les troupes US se redéployaient à la périphérie des grandes villes d’Irak, débutaient des célébrations bien orchestrées. Le gouvernement irakien pro-US déclarait cette journée "journée de l’indépendance", tandis que les véhicules de police patrouillaient les rues d’un pays épuisé par la guerre pour participer à un spectacle peu convaincant de liesse nationale. Les médias traditionnels aux Etats-Unis se sont joints au chœur, comme s’ils célébraient la fin d’une époque.

Parallèlement, les hauts responsables de l’Etat et de l’armée US mettaient les Irakiens en garde contre leur propre inconscience.

"Biden prévient l’Irak du danger de retourner aux violences sectaires", indiquait un gros titre du New York Times. Pendant qu’un éditorial du Kansas City Star demandait : "Que faudra-t-il pour qu’il y ait un retrait d’Irak satisfaisant ?"

Mais ce qui ne figurait ni dans les gros titres ni les analyses des journaux, c’est la mention de la responsabilité directe des Etats-Unis dans le génocide qu’a connu l’Irak.

Comment peut-on prétendre que les objectifs des Etats-Unis en Irak ont changé si l’héritage en cours en Irak est perçu comme une erreur de stratégie au lieu d’une absence de moralité ?

Ce qui n’a pas changé, c’est sûr, c’est l’arrogance qui domine depuis longtemps les rapports des Etats-Unis avec l’Irak. "Le président et moi-même apprécions que l’Irak ait fait un grand pas en avant au cours de l’année qui s’est écoulée, mais il reste encore un long chemin à parcourir avant que l’Irak parvienne à une paix durable et à la stabilité", déclarait le vice-président Biden au cours d’une visite à Bagdad le 3 juillet dernier. Les remarques de Biden contenaient la même morgue que celle qu’affichait depuis des années le précédent gouvernement vis-à-vis de l’Irak, du style : "nous avons fait notre partie du boulot, celui de vous libérer, maintenant à vous de prendre en charge votre propre sécurité".

"Ce n’est pas encore terminé", a déclaré Biden. Et, comble d’ironie, il a raison, dans la mesure où cela ne se terminera qu’avec le retrait complet des troupes d’Irak, la fin de l’ingérence des Européens dans les affaires internes du pays et l’élimination des responsables politiques corrompus qui ont détruit l’identité nationale du pays en favorisant les factions sectaires qui se battent inlassablement pour la conquête du pouvoir et des privilèges.

Certes, c’est tout sauf terminé. Il est vrai que la majorité des Américains accepte aujourd’hui la guerre en Irak, naguère vivement critiquée pour avoir été fondée sur un mensonge, accusant l’ancien président, George Bush, d’avoir entraîné le pays dans une expédition onéreuse qui n’aurait jamais dû avoir lieu. L’arrivée du président Obama, a, semble-t-il, instauré un nouveau discours d’honnêteté et d’introspection nationale.

Même si on est prêt à croire que le nouveau gouvernement est sincère quand il dit chercher une stratégie de sortie de l’Irak, on a du mal à imaginer que les Etats-Unis sont prêts à divorcer de ce pays ravagé par la guerre.

Hormis un redéploiement tactique, peu de raisons feraient mettre un bémol aux sentiments contre la guerre, ou forceraient les commentateurs qui se respectent à cesser de se poser des questions sur les intentions des Etats-Unis.

Les termes de "sortie" et "stratégie de sortie" dominent actuellement les discours dans les médias sur l’Irak. Certains attribuent ce nouveau langage au nouveau gouvernement.

Le plus drôle dans cette affaire, c’est que l’idée de redéploiement ne vient pas de l’administration Obama, mais fait partie des dispositions prises lors de l’accord signé en novembre 2008 entre le gouvernement irakien de Nouri Al Maliki et le gouvernement Bush. Les discussions concernant le retrait d’Irak sont, en effet, antérieures à la prise de fonction d’Obama. La nouvelle administration n’a fait qu’honorer des engagements pris précédemment. Conformément aux déclarations officielles, à la suite du redéploiement de juin, les Etats-Unis devraient réduire l’effectif militaire de 50000 soldats d’ici août 2010, puis retirer la majorité de ceux qui seront restés sur le terrain fin 2011.

Il y aurait, donc, en 2012, un Irak totalement indépendant, non ? Pas du tout.

"Beaucoup de ceux qui s’intéressent à la situation en Irak pensent que les Etats-Unis finiront par négocier avec Bagdad pour établir une ou deux bases militaires permanentes" écrit Matt Schofield. "Celles-ci pourraient être essentielles pour laisser sur place un gouvernement stable, une armée loyale envers le pays et capable de le défendre, et un pays qui a le soutien de la population".

Ceux qui souhaitent décoder une telle langue de bois doivent comprendre la présence permanente des Etats-Unis comme une occupation permanente.

L’armée et la police sectaires en Irak – armées et entraînées par les US – devraient suffire à exaucer les vœux des US en Irak (sous couvert de lutte contre le terrorisme), pendant que les Etats-Unis se "tiendront prêts, si on le leur demande et s’ils peuvent se rendre utiles, à contribuer à cet objectif", comme l’a expliqué Biden. Les manchettes sur l’Irak finiront par disparaître, laissant la place à la nouvelle escalade en Afghanistan, également au nom de la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et tout ça.

Les visages des victimes ne nous seront pas montrés afin de ne pas heurter notre sensibilité, et les chiffres des victimes seront manipulés, contestés et, à l’occasion, mis sur le compte de ces terroristes lâches qui se fondent parmi la population civile. En d’autres termes, les Etats-Unis transféreront en Afghanistan l’esprit de leur guerre en Irak, se maintiendront en Irak (de la manière la plus discrète possible) de façon à ne pas lâcher l’aboutissement de leur stratégie militaire, et si besoin est, mettront leurs malheurs croissants sur le dos de ces deux pays.

Cependant, avant de détourner les yeux de l’Irak, les Américains ne doivent pas oublier leur propre culpabilité dans ce qui s’est passé là-bas. Les militants pour la paix et tous ceux avec une conscience ne doivent pas oublier qu’il reste 130.000 soldats américains sur le terrain ; que les Etats-Unis ont le contrôle total de l’espace aérien irakien et de l’eau sur le territoire ; qu’il n’y a aucune raison pour l’instant de faire la fête et de passer à autre chose.

Même si on est assez naïf pour croire à la version que donnent l’administration et l’armée sur l’avenir en Irak, il faut se rappeler les paroles de l’amiral Mike Mullen en février dernier : "M. Obama envisage de laisser sur place une ’force armée résiduelle’ comptant des dizaines de milliers de soldats pour continuer à entraîner les forces de sécurité irakiennes, traquer les terroristes et protéger les institutions des Etats-Unis".

On peut vouloir sincèrement l’avènement d’un Irak souverain, démocratique et stable, mais de telles aspirations ne doivent pas se produire au détriment de la vérité et de la simple logique.

Ramzy Baroud

ARTICLE ORIGINAL
http://dissidentvoice.org/2009/07/forget-the-headlines-iraqi-freedom-deferred/

Ramzy Baroud est américano-palestinien, journaliste et rédacteur en chef de Palestine Chronicle . Sa dernière publication est : "The Second Palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle" (la seconde intifada : chroniques d’un peuple en lutte). Son livre "Searching Jenin" raconte, à travers des témoignages directs, les événements d’avril 2002.

Baroud a travaillé à la chaîne de télévision Al Jazeera pendant deux ans et a enseigné la communication à l’université de technologie de Curtin en Australie. Journaliste depuis de nombreuses années, il a publié des articles dans les plus grands journaux dans le monde.

Il peut être contacté à l’adresse : editor@palestinechronicle.com ; son site : http://www.ramzybaroud.net/

traduction Des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jul 2009 à 20:42

Irak: rien n´a changé

Inutile d´essayer de deviner à l´avance les plans futurs des États-Unis. Il y a toujours des surprises. Par exemple, la nouvelle administration nord-américaine avait promis de retirer en un temps record toutes ses troupes des territoires qui autrefois abritèrent l´antique civilisation mésopotamienne. Elle a ensuite repoussé les délais. Maintenant, elle  a commencé des manœuvres qui laissent penser qu´elle a d´autres idées en tête que d´effectuer un total retrait de  ces régions difficiles.


Néstor Núñez

 

Du reste, il s´agit là d´une retraite qui n´a rien de commun avec un examen de conscience. En effet, les pauvres pêcheurs ont commencé un mouvement de repli vers leurs bases militaires et leurs postes de contrôle situés autours des grandes villes iraquiennes afin de céder la place aux effectifs locaux qui doivent essayer, avec 8 500 véhicules de combats donnés par les occupants, de mettre fin à toute tentative de résistance interne.

Bien entendu, pour les autorités installées par la puissance étrangère, ce « repli »  semble merveilleux et ils ont donc fêté la date comme l´une des plus importantes de l´histoire du pays.

En réalité, les spécialistes de la question expliquent qu´il ne s´agit pas là d´un retrait proprement dit. Les militaires nord-américains ne se verront plus au coin des rues, dans tous les quartiers, dans les aéroports ou dans les centres commerciaux. Ils se cantonneront dans un réseau d´installations militaires formée de 157 bases et de 700 postes d´observation.

En deux mots, il s´agit d´une évidente «  présence absente » qui leur laisse la possibilité, si le commandement le décidait, de sortir de nouveau dans les rues pour frapper les coups qu´il estimerait nécessaire.

De plus, toutes les sources indiquent que le retrait s´effectue surtout pour éloigner les troupes des grandes  villes et les réinstaller à d´autres endroits afin d´éviter le plus possible les attaques de la résistance qui leur ont déjà coûté cinq mille morts et blessés.

Le premier mai 2003, Georges W. Bush, déguisé en pilote de guerre, s´était livré à des pitreries sur un porte-avion bien protégé pour proclamer que «  la mission en Irak avait été accomplie ».

Il y a pourtant des données qu´il est impossible d´oublier, et l´histoire est encore loin d ´être terminée. Plus d´un million et demi d´irakiens ont été assassinés par les troupes étrangères au cours de ces années d´agression. Des centaines de milliers d´entre eux sont prisonniers des occupants, humiliés ou même torturés dans leurs prisons. Il est impossible d´évaluer l´ampleur du désastre économique, les séquelles sociales et la mise à sac du riche patrimoine mésopotamien pratiqué par les nouveaux barbares venus du nord.

C´est pour cela qu´on est obligé de penser que rien, pratiquement, n´a changé et qu´il n´existe aucune preuve du fait que les promesses nord-américaines vont être tenues, d´autant plus que l´on a pu constater que jusqu´à présent, certaines décisions prises par la Maison Blanche se cantonnent au strict domaine de la rhétorique.

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2009 à 14:30
 
Unesco

Babylone est certainement le site archéologique le plus important au monde. Elle a été la capitale des deux plus célèbres rois de l’antiquité, Hammourabi (1792-1750 av. JC) qui introduisit le premier code de lois de l’histoire de l’humanité et Nabuchodonosor (604-562 av. JC) qui érigea les Jardins suspendus, l’une des sept Merveilles du monde. Alexandre voulut en faire sa capitale mais mourut avant.

L’existence de Babylone est déjà mentionnée dans les textes cunéiformes de la période akkadienne (2371-2230 av. JC). Au cours de la période néo-babylonienne (626-539 av. JC), elle devint la ville la plus grande du monde.

Mais, la valeur historique et archéologique de Babylone n’a pas freiné l’ardeur belliqueuse des Américains. Ils y ont installé, en avril 2003, un poste de la Coalition. En septembre 2003, ils ont renforcé leur présence en ouvrant le Camp Alpha, en activité jusqu’en décembre 2004, date où le site fut rendu aux Irakiens.

Les Antiquités irakiennes et d’autres organisations internationales ont constaté, dès novembre 2004, que les dégâts causés par les Américains sont considérables. « L’utilisation de Babylone comme base militaire a été un grave empiètement sur ce site connu internationalement comme un site archéologique » dit le dernier rapport de l’UNESCO. Les troupes US et les entreprises privées liées au Pentagone, en particulier KBR, filiale d’Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des ruines, utilisé des bulldozers pour raser des tells sous lesquels reposent des vestiges. Ils ont fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du Chemin de Procession qui en porte les traces. Trois rangées de blocs de béton de deux tonnes avaient, de plus, été placés sur une portion de ce chemin, ainsi que des containers remplis de la terre d’un mur d’enceinte du temple Nabu-sha-Hare dans lequel étaient fichés des pieux et des barbelés. Les vibrations émises par le trafic incessant de l’héliport ont provoqué des dommages à un temple, notamment l’effondrement d’un toit.

Des tranchées ont été creusées pour effectuer des exercices de tir sur 13 terrains dispersés dans la cité, sans se soucier du matériel archéologique enfoui, notamment près du Tell Babil sous lequel se trouve une partie du palais de Nabuchodonosor.

L’UNESCO énumère les édifices endommagés par, appelons-le ainsi, ce vandalisme : le Mur intérieur, les temples de Ninmakh, d’Ishtar, Nabu-sha-Hare, les palais royaux et plusieurs maisons babyloniennes. Neuf des dragons sculptés dans la porte d’Ishtar, vieille de 2 600 ans ont été détruits, partiellement, par des pillards alors que le site était sous contrôle américain. Le pillage du Musée de Bagdad qui a suivi l’agression américaine n’a pas épargné les musées d’Hammourabi et de Nabuchodonosor qui ont été vidés de leur contenu, même si les objets exposés n’étaient que des répliques en plâtre… Tout a été détruit ou brûlé dans la Bibliothèque et les Archives de Babylone, y compris les documents, les rapports, les cartes et les études archéologiques.


Source : Rapport de l’Unesco, CLT/EO/CIP/2009/RP/114

http://unesdoc.unesco.org/ulis/cgi-...



Edité par T 34 - 06 Sep 2009 à 17:50
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2009 à 14:00

A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de tuer les enfants 

 

Joelle PENOCHET
La chaîne britannique SkyNews a révélé le 1er septembre dernier que le nombre de bébés nés avec des malformations ne cessait d’augmenter de façon alarmante dans la région de Fallujah. Ce phénomène est attribué à l’utilisation d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques, interdites selon les conventions internationales, lors de l’attaque terroriste de grande ampleur par les troupes anglo-américaines en novembre 2004.

Il y a quinze mois, une équipe de SkyNews avait réalisé un reportage à Fallujah montrant l’accroissement sans précédent du nombre de malformations congénitales chez les nouveaux-nés et de fétus morts présentant toutes sortes de déformations monstrueuses. Les journalistes qui sont retournés récemment sur place ont constaté que la situation sanitaire ne cessait d’empirer.

Un pédiatre, le Dr Ahmed Uraibi, a indiqué que le nombre de malformations chez les nouveaux-nés avait encore augmenté l’an dernier. Mais l’infrastructure médicale du pays (qui avait les hôpitaux les plus modernes de la région et des médecins de très haut niveau avant l’embargo décrété en 1990) a été entièrement détruite (1), les moyens médicaux en praticiens et en médicaments, déjà presque inexistants pendant l’embargo qui a duré treize ans, ne permettent plus de soigner les enfants iraquiens. Des centaines de médecins ont été mystérieusement assassinés, et beaucoup d’autres ont quitté le pays pour échapper au sort de leurs collègues. Les équipements des hôpitaux qui ont échappé aux bombardements ciblés sont hors d’usage ou obsolètes.

Au cours de la « Guerre du Golfe » de 1991, 800 tonnes d’uranium appauvri (UA), un déchet nucléaire hautement toxique, avaient été utilisées, provoquant des épidémies de cancers, de mutations génétiques et l’atteinte du génome (2). Depuis mars 2003, ce sont des milliers de tonnes de ce poison chimique et radioactif (3) qui ont été répandues sur l’Irak, principalement sur les villes.

Fallujah a été particulièrement touchée par les bombes à l’uranium appauvri, et également par de nouvelles versions de bombes au napalm, au plasma, au phosphore, plus sophistiquées et plus meurtrières que les précédentes, testées à grande échelle. Les agresseurs avaient dû procéder au nettoyage total de certains quartiers de la ville (comme à Bagdad en 2003) déclarés zones interdites immédiatement après les bombardements ; le sol avait été enlevé sur plusieurs mètres de profondeur.

L’utilisation de napalm et de phosphore a été confirmée par de nombreux témoins à Fallujah, comme ce professeur qui avait déclaré : « J’ai vu des corps se transformer en squelettes et charbon juste après l’explosion de bombes au phosphore » (Cf. Dahr Jamail, 2004). Le Pentagone a dû reconnaître en 2005 avoir utilisé du phosphore blanc lors de l’attaque de la « ville aux cent mosquées ». A l’origine fumigène, cette substance est utilisée comme arme chimique malgré son interdiction par le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes chimiques de l’ONU (1983) ; son utilisation offensive est considérée comme un crime de guerre.

Joëlle Pénochet

(1) « Il y a 30 ans, le standard de l’approvisionnement dans le domaine de la médecine en Irak était comparable aux pays d’un revenu moyen et élevé : 97% de la population dans les villes et 79% à la campagne avaient accès à un système de santé qui fonctionnait » (Des médecins morts en Irak par Dr. Susanne Lippmann-Rieder http://internationalnews.over-blog.com/article-18722265.html).

(2) La fixation de l‘UA sur le placenta provoque hydrocéphalies, absence de tête, de membres ou d’organes, organes à l’extérieur du corps. « Chez les bébés irakiens nés en 2002, l’incidence d’anophtalmie (absence d’yeux) a été 250.000 fois plus grande que l’occurrence moyenne. Les premières paroles d’une femme irakienne qui vient d’accoucher ne sont pas : « c’est une fille ou un garçon ? », mais « mon bébé est-il normal ? ». En outre, les anomalies génétiques s’aggravant d’une génération à l’autre, il faudra plusieurs décennies avant de mesurer l’atteinte du génome ». La guerre nucléaire silencieuse, Sortir du Nucléaire n° 29

(3) « Selon le droit international, ces armes (à l’UA) sont illégales parce qu’elles infligent "des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, qu’elles causent des atteintes graves et durables à l’environnement et demeurent meurtrières bien après la fin des conflits." Leur utilisation a été condamnée par une résolution des Nations Unies de 1996. De son côté, le Parlement européen a voté en 2001 un moratoire sur leur utilisation. ». (Ibid.)

Références

Lisa Holland : The Truth Of Iraq’s City Of Deformed Babies 48am UK, September 01, 2009, Sky News Returns To Fallujah : Lisa Holland Revisits The Children ...

Iraq Deformities - Iraq (video, 2008, 8:53)

Birth deformities in Iraq (due to depleted Uranium, chemicals...)

Blind Girl’s Family ’Needs Help’

Iraqis Blame US For Birth Defects

Doctors Save Iraqi Boy From Deadly Tumour - Sky News

Tumour Boy Who Can Smile Again

IRAQ : ’Special Weapons’ Have a Fallout on Babies By Ali al-Fadhily and Dahr Jamail

Depleted Uranium & Phosphorous : Massive Deformities of Fallujah Babies (June 12, 2008)

Guerre totale, radiologique et chimique contre l’Irak par Joëlle Pénochet 19 novembre 2005-15 octobre 2007

Guerre sans fin et dommages collatéraux, Combat-Nature, n° 147, novembre 2004, p. 68,

D’Hiroshima à Bagdad

Opération « Massacre dans le Désert » par F. Arbuthnot Mondialisation.ca Le 8 fevrier 2008

IRAQ : Après 4 ans d’occupation, la Santé est inexistante Solidaire.org Bert De Belder

PETRAS, James : The crushing of Fallujah, CounterPunch, 19 novembre 2004

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2009 à 02:10
 
La société de «sécurité» Blackwater a autorisé le paiement de 1 $ de dollars (un € 600.000) à des hauts fonctionnaires irakiens pour acheter leur silence après l’incident de 2007, dans lequel les forces de sécurité de l’entreprise ont tués 17 civils à Bagdad, selon des sources au sein de l’entreprise.

Quatre responsables de Blackwater ont reconnu dans une interview que l’ancien président de la compagnie Gary Jackson, a approuvé le paiement d’un million de dollars en Décembre 2007 qui a été envoyé à partir d’Amman, où la société maintient un centre d’opération majeur d’un un allié Irak. Les personnes interrogées ont déclaré ne pas savoir si cette somme était destinée aux autorités irakiennes ou si cela n’était pas le cas, qui étaient les derniers récepteurs de cette somme.

La stratégie de Blackwater, qui est illégale dans le cadre de la législation des États-Unis, a provoqué une profonde division dans son sein, comme le révèlent les personnes impliquées, dans les informations recueillies par le journal The New York Times. Un porte-parole de l’entreprise n’était pas disponible pour vérifier les informations.

Les enquêtes ouvertes aux Etats-Unis et en l’Irak ont condamné l’attaque “injustifiable” qui s’est conclue par la mort de 17 civils. Craignant que Bagdad expulse du pays et la laisse sans permis de travail, ce qui implique la perte de millions de dollars, pour l’entreprise, les impliqués ont accepté de payer un million de dollars en échange de son silence.

Apparemment, Cofer Black, ancien vice-président de Blackwater et ancien haut placé de la CIA a appris ce plan par une autre source de la société au cours de son séjour à Bagdad, où il a voyagé pour discuter de la compensation financière pour les familles des personnes tuées .

Les quatre interviewés ont quitté l’entreprise, pour laquelle ils travaillaient au moment de l’incident, parce qu’ils étaient en danger devant la condamnation prévisible des comportements de Blackwater.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Dec 2009 à 18:04

La confession arrogante de Blair sur l’Irak


AUTEUR:  Abdelbari ATWAN عبد الباري عطوان

Traduit par  IAY. Édité par Fausto Giudice


Blair, dans l’interview dont il est question dans cet article d’Atwan, affirme que ce fut  sa « foi », qui lui donna la force et le courage de prendre des décisions impopulaires.
Ce « croyant » fut anglican, et puis il se convertit au catholicisme fin 2007 après avoir rencontré le Pape. Avant et après il ne cessait de raconter des mensonges en causant le massacre de centaines de milliers de personnes, et il persévère en affirmant, comme on va le voir, qu’il serait prêt d’inventer d’autres fausses raisons pur justifier les crimes de sa bande.
Tout cela grâce à sa « foi » ! Il est curieux qu’après de tels aveux, ce criminel ne soit pas encore excommunié par les autorités religieuses officielles et que les « puissances civilisatrices » de la planète n’aient pas encore déclaré la guerre aux extrémistes de son genre.
En revanche, ceux qui ont repris son flambeau en France et en Europe, viennent nous parler maintenant de la menace « existentielle » que représente la présence musulmane en Europe ! L’on peut se demander si ce n’est qu’un autre volet du même projet ?
- IAY

 Tony Blair, l’ex-Premier ministre britannique a choqué beaucoup de monde en Grande-Bretagne, en reconnaissant qu’« il serait allé envahir l’Irak même s’il avait su à l’avance que le régime du Président Saddam Hussein ne possédait pas d’armes de destruction massive ».

Pis encore, Blair a déclaré qu’il aurait trouvé d’autres motifs pour justifier l’invasion, car l’objectif principal c’était de changer le régime à Bagdad et de renverser son président Saddam Hussein, coûte que coûte.

Ces déclarations de Blair ont été faites lors d’une interview avec la présentatrice d’un nouveau programme sur les religions à la BBC, où Blair a défendu sa croyance religieuse et la sincérité de sa nouvelle foi dans le catholicisme qu’il a embrassé il y deux ans.

Il se peut que ces déclarations aient surpris beaucoup de monde en Grande-Bretagne, que ce soit au sein de l’élite politique ou bien dans les classes populaires, mais elles n’ont certainement pas surpris des gens comme nous, qui furent une minorité à s’opposer à la guerre, et à insister sur l’existence d’un complot usaméricain imaginé par les néoconservateurs usaméricains, dont la plupart étaient des juifs pro-israéliens, afin de viser et d’humilier les Arabes et les musulmans.

L’ex-président usaméricain George Bush fut le premier à révéler ce complot en déclarant qu’il lancerait une « croisade » contre l’islam et les musulmans. Ses conseillers ont essayé d’atténuer la brutalité de ses déclarations, tantôt en affirmant qu’il s’agissait d’un « lapsus », et tantôt qu’il ne voulait pas dire ce mot au sens littéral, et qu’il s’agissait juste d’une « façon de parler ».

Cependant Blair affirma dans la même interview que l’expression « croisade » fut utilisée intentionnellement pour décrire une coalition « anglo-américaine » qu’il a définie en tant que « religieuse ». Il ajouta que l’Islam fut au centre de plusieurs conflits majeurs à travers le monde, et qu’il y avait une attente de conflits internes entre les musulmans eux-mêmes.

L’Irak fut visé parce que Saddam était devenu une menace pour Israël et l’hégémonie occidentale, ainsi que pour l’approvisionnement en pétrole. L’enlever de la carte politique et militaire de la région était devenu crucial pour assurer la supériorité militaire israélienne.

Les témoignages données par des officiers britanniques devant la commission d’enquête sur la guerre en Irak présidée par Sir Chilcot, ont révélé que Blair envisager de forcer un changement de régime en Irak depuis 1998, soit presque deux ans avant que les néoconservateurs usaméricains adoptent la même stratégie. Plus important, ces officiers ont aussi déclaré que Blair avait signé un document s’engageant à faire la guerre en Irak avec George W. Bush un an avant l’invasion, et qu’il avait systématiquement négligé les points de vue de ses ministres ou des députés, voire même de Lord Goldsmith, le procureur général, qui lui avait dit qu’à son avis, l’invasion de 2003, à l’époque et dans ces circonstances diplomatiques, serait illégale vis-à-vis de la loi internationale.

Blair mentit au peuple britannique, au parlement et même à son cabinet, et continua à répéter ces mensonges même après la fin de la guerre et la découverte de ses conséquences catastrophiques pour le peuple irakien et pour toute la région. Quand il parlait au parlement de la capacité du régime irakien à développer des armes biologiques, chimiques et nucléaires pour attaquer la Grande-Bretagne et ses intérêts, il savait très bien que ces armes n’existaient pas, tout comme il mentait quand il affirmait que le président irakien pouvait sauver sa vie et son régime en coopérant avec les équipes d’inspection de l’ONU.

Ces deux raisons fabriquées pour envahir l’Irak sont les mêmes que celles qui ont assuré la légalité d’un « procès » pour faire venir Saddam Hussein devant la justice et l’exécuter en un temps record, parce qu’ils savaient très bien que la durée de vie de leurs mensonges allait être courte et que le peuple irakien avait déjà compris l’ampleur de la catastrophe.

Tous les discours à propos des violations des droits de l’Homme par Saddam et de sa violence contre son propre peuple furent des bombes fumigènes pour cacher le vrai but de la guerre, qui était de détruire l’Irak de l’intérieur et de l’extérieur en déchirant son tissu social et son héritage culturel, en détruisant son identité nationale et en le noyant dans un conflit ethnique et sectaire.

Blair a aussi admis que la relation spéciale avec le président Bush fut au cœur de ses décisions politiques. Il n’aurait pas laissé tomber Bush en hésitant à engager la Grande-Bretagne dans les guerres en Afghanistan et en Irak.

L’Irak et l’Afghanistan furent les victimes de cette lamentable croisade, dont les promesses de transformer ces deux pays en des modèles régionaux de prospérité, de stabilité et de bonne gouvernance, se révélèrent risibles.

Est-ce une coïncidence que ces deux pays musulmans sont classés par Transparency International, parmi les plus corrompus dans le monde, juste après la Somalie ?

Les confessions de Blair ne doivent pas rester sans conséquences. Elles doivent être utilisées par des experts juridiques pour faire venir la Grande-Bretagne et ses cohortes devant la Cour pénale internationale à la Haye.

Le changement de régime par la force militaire et sans justification légale, est une violation manifeste des conventions de Genève et des lois internationales, comme Lord Goldsmith l’avait expliqué clairement à Tony Blair quand ce dernier lui avait demandé son avis avant l’invasion.

Le peuple irakien a perdu deux millions et demi de martyrs dont un million pendant les sanctions qui durèrent 13 ans avant la guerre. Il y a deux millions de veuves et quatre millions d’orphelins. Quatre autres millions d’Irakiens sont déplacés à l’intérieur et à l’extérieur de leur pays. L’infrastructure irakienne a été complètement détruite tout comme son cadre économique ; les classes moyennes irakiennes subissent des pertes sans aucun espoir d’une compensation matérielle par la coalition des envahisseurs.

Il est malheureux que les mêmes gouvernements arabes qui se plaignent actuellement du déséquilibre stratégique dans la région à cause de l’absence de l’Irak comme une force pouvant faire face à un Iran en expansion, aient joué un rôle central dans le soutien au projet « Blair-Bush » enraciné dans une croisade contre l’islam et les musulmans. Il est aussi malheureux que des Irakiens, à tort ou à raison, tombent dans le même piège. Hélas, beaucoup de ces Arabes continuent dans la même erreur en se préparant à participer dans une guerre tellement similaire contre l’Iran.

Blair est reçu avec hospitalité dans la plupart des capitales arabes en tant qu’envoyé du Quartet pour la Paix au Moyen-Orient, alors que dans les capitales européennes il est reçu avec des œufs pourris et des appels à le juger en tant que criminel de guerre depuis que ses mains sont tâchées du sang de millions d’Irakiens innocents.

Il est sûrement temps de mettre un terme à ce paradoxe honteux ?


Source : ÇÚÊÑÇÝÇÊ ÈáíÑ ÊÈÑÆ ÕÏÇã

Article original publié le 14/12/2009

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jan 2010 à 16:38
La relaxe des employés de Blackwater suscite la colère des autorités irakiennes
 
Vendredi 1er janvier, le gouvernement irakien a entamé l'année 2010 sur une note amère, en promettant d'attaquer en justice la société de sécurité américaine Blackwater, dont cinq agents, accusés d'avoir tué au moins 14 civils innocents en 2007, avaient été relaxés la veille par un juge américain. Dénonçant une décision "injuste et inacceptable", le porte-parole du gouvernement irakien, Ali Dabbagh, a demandé au ministère américain de la justice de faire appel de la décision.
 
Nous allons utiliser tous les moyens possibles pour poursuivre les criminels de cette compagnie", a, selon l'AFP, affirmé Ali Dabbagh, indiquant que les ministères des affaires étrangères et de la justice avaient été saisis. "J'ai été vraiment stupéfaite de la décision" du juge américain, a pour sa part déclaré la ministre irakienne des droits de l'homme, Wejdane Mikhaïl.

Le 16 septembre 2007, des mercenaires de Blackwater, qui escortaient un convoi du département d'Etat américain, avaient déclenché un déluge de feu sur une place très fréquentée de Bagdad, tuant au moins 14 personnes. La société de sécurité avait invoqué la légitime défense, mais plusieurs enquêtes, dont une du FBI, avaient établi que le convoi n'avait pas été attaqué.

L'incident avait incarné les excès des entreprises de sécurité et de la principale d'entre elles, Blackwater, qui, selon un rapport d'un comité de la Chambre des représentants, opérait hors de tout contrôle et sans égard pour les pertes civiles. Le gouvernement irakien avait révoqué la licence de Blackwater, depuis renommée Xe, et avait mis fin à l'immunité à l'égard de toute poursuite en Irak dont bénéficiaient ces firmes, devenues indispensables à l'armée américaine.

Cinq employés de Blackwater avaient été inculpés en décembre 2008 pour homicide volontaire, tentative d'homicide et usage illégal d'une mitrailleuse contre des civils. Jeudi 31 décembre 2009, le juge fédéral Ricardo Urbina a rejeté ces accusations, au prétexte que les procureurs avaient violé les droits de la défense, en utilisant des témoignages donnés par les accusés avec la promesse qu'ils ne seraient pas retenus contre eux.

Le ministère de la justice n'a pas encore dit s'il comptait faire appel. Mais les victimes ont déjà réagi avec colère. "Il n'y a pas de justice", a déclaré à Associated Press Bura Sadoun Ismael, un Irakien blessé par deux balles et des éclats. "Je m'attendais à ce que le tribunal américain soit du côté des agents de sécurité de Blackwater qui ont commis un massacre", a-t-il ajouté.

"Ne sommes-nous pas humains ?", s'est demandé, dans le New York Times Abdul Wahab Adul Khader, un employé de banque blessé à la main. "Pourquoi ont-ils le droit de tuer ? Notre sang ne vaut-il rien ? " Ali Khalaf, un policier qui avait récupéré à la pelle les restes calcinés de victimes dans leurs voitures, s'est interrogé : "Si cela était arrivé à des Américains, quel aurait été le résultat ?"

Blackwater, alias Xe, n'est toutefois pas hors d'affaire. L'entreprise fait encore l'objet de poursuites en Virginie lancées par plusieurs Irakiens qui l'accusent d'homicide et de mauvais traitements. Selon le New York Times, un grand jury de Caroline du Nord enquête aussi sur l'entreprise, qui est par ailleurs accusée de trafic d'armes et de corruption de responsables irakiens.

Philippe Bolopion
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2010 à 17:09

Nouvelle vague de violence en Irak

Les attentats meurtriers contre des bâtiment publics se multiplient à Bagdad, à moins de deux mois des élections législatives et alors que plus de 500 candidats sunnites ont été exclus des listes électorales.

L’institut médico-légal s’est effondré et 18 personnes sont mortes, hier, dans un nouvel attentat à Bagdad. La veille, une série de trois attaques coordonnées contre des hôtels de la capitale avait fait 36 morts. Depuis août 2009, les attentats se sont multipliés dans la capitale irakienne, faisant plus de 300 morts. Ce climat suscite l’inquiétude des Américains, qui ont annoncé leur départ pour août 2010. Il est aussi une source d’embarras pour le gouvernement irakien. Pour faire taire les critiques, le premier ministre Nouri Al-Maliki a d’ailleurs ordonné, dimanche, l’ouverture une enquête sur les détecteurs d’explosifs achetés à une compagnie britannique, alors même que la Grande-Bretagne les a jugés peu fiables. Ces violences surviennent alors que la classe politique irakienne se déchire autour de la décision d’une sous-commission électorale d’exclure des listes électorales 511 candidats, en majorité sunnites, accusés de liens avec le parti Baas. Contestée devant la Cour suprême par le président Jalal Talabani, mais soutenue par Al-Maliki, cette décision menace la crédibilité des élections législatives, prévues pour le 7 mars.

Camille Bauer

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2010 à 19:18
 
Le 17 janvier dernier, la Haute Cour pénale irakienne - ex Tribunal spécial irakien, créé en 2003 par les autorités d’occupation - a condamné à mort en catimini Ali Hassan al-Majid dit "Ali le chimique" pour avoir ordonné le bombardement au gaz de la ville kurde de Halabja, le 16 mars 1988. Il a été pendu le 25. Ce bombardement a longtemps servi de mobile à l'administration Bush pour justifier sa guerre contre l'Irak, notamment lorsque celui des armes de destructions massive prêtait à caution.

Un dossier sur france-irak-actualité.com rappelle que la bataille de Halabja a été provoquée par l’entrée au Kurdistan irakien d’une colonne de Gardiens de la révolution iranienne (Pasdarans), guidée par un groupe de peshmergas de l’Union Populaire du Kurdistan (UPK), le parti de Jalal Talabani, actuel président de la République, ce qui, en pleine guerre Iran-Irak, était un acte de trahison. "Arrivés près de la ville, explique ce blog, les Iraniens s’étaient emparé d’une garnison irakienne, et - selon le témoignage d’un ancien ambassadeur de France à Bagdad - égorgé les prisonniers et leur famille. A Téhéran, les mollahs organisateurs de cette opération, baptisée Val Fajr-10, savaient ce qui risquait de se passer ; les chefs de l’UPK probablement aussi. A chaque fois que les Iraniens perçaient dangereusement les lignes irakiennes, les gaz étaient utilisés pour les repousser. Malgré le danger, l’UPK avait ordonné à la population de Halabja de se rassembler pour accueillir leurs « libérateurs »." L’armée irakienne a utilisé du gaz pour annihiler l’offensive iranienne sur son territoire mais l’Iran est aussi accusée d’en avoir fait autant au cours de la bataille, et à Halabja précisément. Le 4 mai 1990, le Washington Post a résumé un rapport classifié de l'Army War College affirmant que l’interception par les Etats-Unis des communications échangées sur le champ de bataille désignait l’Iran comme l’auteur du bombardement au gaz de Halabja. Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise… Ce rapport, co-rédigé par le docteur Stephen Pelletiere, analyste de la CIA spécialiste de l’Irak, précisait que l’Irak ne possédait pas le type de gaz utilisé à cet endroit. Les conditions dans lesquelles le procès se déroulaient ne permettaiênt pas de faire la lumière sur cette affaire. Mais des rebondissements sont possibles. Le site kurde Rudaw.net a révélé qu’il y a deux mois, pendant l’assemblée plénière de l’UPK, Jalal Talabani a accusé son ancien n°2, Nawshirwan Mustafa -  aujourd’hui chef du Gorran (Changement), mouvement kurde d’opposition - d’être responsable du bombardement. Le 16 mars 2006, lors de la cérémonie anniversaire du massacre, la population de Halabja a incendié le monument qui le commémore.

L'ex-Vice-premier ministre irakien Tarek Aziz pour sa part qui a été condamné à 15 ans de prison a été hospitalisé d’urgence le 17 janvier sur la base américaine de Balad (ex Al-Bakr), près de Ramadi, suite à une nouvelle attaque cardiaque. Il aurait perdu l’usage de la parole. Sa famille n’a pu obtenir de nouvelles de son état de santé, ni des autorités américaines, ni irakiennes. Aucune ONG humanitaire occidentale ne se préoccupe de son sort. Son décès arrangerait les leaders occidentaux.

Les ex-baassistes ne sont pas les seules victimes d'une répression brutale sans respect de l'Etat de droit en Irak. Un millier d'hommes et de femmes, selon Amnesty International, sont en attente de l'exécution de leur condamnation à mort dans ce pays. Parmi elles, le collectif des Femmes irakiennes unies pour un Irak indépendant et unifié cite des condamnés de droit commun comme Samar Saed Abdullah accusée d'avoir tué son oncle et sa femme, mais qui dit avoir avoué sous la torture alors que l'auteur du crime serait son fiancé. Une campagne internationale est menée sur ce thème sur Stopwar.org.uk.


Dans ce pays où les multinationales se partagent la manne pétrolière, le bilan de la guerre et de l'occupation depuis  2003, est de 1,2 million de morts (y compris les pertes résultant des guerres civiles résultant du démantèlement des structures étatiques par les occupants occidentaux), un million de handicapés, 5 millions d'orphelins, 1 million de veuves.  Selon Oxfam : 92% des enfants irakiens souffrent de difficultés scolaires dues à des traumastisme, seulement 30% d'entre eux ont accès à l'éducation secondaire,180 hôpitaux en Irak sont dépourvus d'équipements de base. 4 millions d'Irakiens sont réfugiés refugees. Selon Transparency International, le gouvernement irakien est parmi les plus corrompus du monde. Les actions pour le jugement devant la justice internationale de Tony Blair, JM Aznar et George W Bush, D. Rumsfeld, D. Cheney, C. Rice etc. se poursuivent. En campagne électorale, Barack Obama avait promis de retirer les troupes américaines d’Iraq dans les 16 mois suivant son accession à la présidence. Avec Robert Gates, l’Amiral Mike Mullen et de nombreuses autres voix, il a ensuite décrit ce scénario comme étant simplement l’une des options envisageables. En février 2009, il parlait plutôt de 19 mois — le retrait des troupes devant être effectué en août 2010. Puis, le mois suivant, lors d’une discours à Camp Lejeune (Caroline du Nord), la date était reportée encore, cette fois à la fin 2011, qui est celle que l’administration Bush avait elle même retenue dans son accord avec le gouvernement de l’Iraq (le Status of Force Agreement, ou SOFA).Et déjà, l’administration Obama parle d’y laisser des "troupes de non-combattants" même après 2010 ou 2011...

F. Delorca

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