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IRAK • Comment Bush est devenu le nouveau Saddam

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Dec 2011 à 14:53

Les Etats-Unis officialisent la fin de l’occupation en Irak

Par Tania Hernández
 
Bagdad, 15 décembre (RHC-PL) – Les Etats-Unis ont officialisé la fin de presque 9 ans d’occupation en Irak par une cérémonie à Bagdad à laquelle a assisté le secrétaire à la Défense John Panetta.

La presse dans le pays arabe signale que le drapeau nord américain a été descendu du mât d’une base militaire dans cette capitale, dans une  cérémonie qualifiée de théâtrale au cours de laquelle ont été chanté les louanges des soldats et des officiers de l’armée de l’envahisseur qui laisse derrière elle un pays dévasté.

 Elle indique aussi que jusqu’à maintenant, plus de 5500 soldats étasuniens sont partis pour le Koweït, après avoir cédé la sécurité aux forces irakiennes. Les médias ajoutent qu’un groupe restera pour faire partie du personnel de l’ambassade étasunienne qui comprend environ 16000 personnes.


 


Edité par T 34 - 18 Dec 2011 à 23:27
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Dec 2011 à 07:12

Des preuves des massacres U$ trouvées dans les ordures 

This is the end. Mercredi, Barack Obama tenait un discours sur une base militaire de Caroline du Nord pour accueillir et remercier les troupes américaines quittant définitivement l'Irak. Jeudi, les médias américains commençaient à faire le bilan, largement négatif, d'une guerre qui aura duré neuf ans. Revue de presse.

En Une, le New York Times choisit de revenir sur l'un des épisodes les moins glorieux de la guerre en Irak : le massacre de Haditha. Le 19 novembre 2005, 24 civils irakiens étaient tués par des soldats américains dans cette ville située à l'ouest de Bagdad.


Le quotidien publie l'enquête de Michael S. Schmidt -à lire ici-, qui apporte un éclairage nouveau sur ce massacre. Et cette enquête est le résultat d'un coup de chance. En octobre dernier, marchant dans les environs de Bagdad, il tombe sur un dépotoir. Il fouille et trouve un document où il voit inscrit « Interview » et le nom d'un soldat. Le journaliste cherche encore et récupère d'autres documents américains abandonnés portant l'étiquette « classified ». Au total, Michael S. Schmidt met la main sur 400 pages classées secret-défense qui attendaient d'être détruites. Dans le quotidien new-yorkais, on découvre donc des extraits de cette enquête interne menée par l'armée américaine sur Haditha, notamment les confessions des soldats présents.


L'article revient d'abord sur les circonstances du massacre, « dans une province qui était devenue un bastion d'insurgés sunnites et de combattants étrangers qui souhaitaient expulser les Américains d'Irak »

Le 19 novembre 2005, un convoi de 4 véhicules de l'armée américaine arrive donc à Haditha quand l'un des véhicules est visé par une bombe. « Plusieurs marines sortent pour aider les blessés, dont l'un mourra, tandis que les autres partent à la recherche des insurgés qui ont pu déclencher l'explosif. En quelques heures, 24 irakiens – dont un vieillard de 76 ans en fauteuil roulant et des enfants entre 3 et 15 ans- sont tués, beaucoup le sont à l'intérieur de leur maison. »


Citant les documents de l'enquête, le journaliste s'attache surtout à décrire la déshumanisation des soldats en Irak. Il met en exergue certains de leurs mots et expressions. Que 20 civils soit tués lors d'un combat ? « Not remarkable », rien de si étonnant, la routine. « A cost of doing business ». Il analyse également la violence gratuite qui devient la norme.


« Some, feeling they were under attack constantly, decided to use force first and ask questions later. »


A noter que suite à l'enquête interne sur l'épisode Haditha, aucun soldat n'a été condamné, Haditha devenant ainsi un nouveau symbole d'injustice et de défiance envers les Américains. « Cette conception de l'impunité à l'américaine a fini d'envenimer la discussion sur la possibilité que des troupes américaines restent en Irak puisque les Irakiens ne les auraient pas laissées rester sans les assujettir à la justice irakienne, ce que la Maison blanche ne pouvait accepter », explique le journaliste. Le contenu de ces documents, qui commencent seulement à être publiés, ne va certainement pas améliorer les relations entre les deux pays.

 
 


Edité par T 34 - 20 Dec 2011 à 06:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Dec 2011 à 22:23
L’art de la guerre
 

En Irak la guerre est « subrogée » (Il Manifesto)

 
 
Manlio DINUCCI

Nos troupes sont sorties d’Irak « la tête haute », a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers. Ils quittent un pays envahi en 2003 au motif qu’il possédait des armes de destruction de masse, motif qui s’est révélé infondé. Mis à feu et à sang par plus d’un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n’importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d’Abu Ghraib.

Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s’ajoutent à celles de la première guerre contre l’Irak et de l’embargo. Contraignant plus de 2 millions d’Irakiens à quitter leur maison et autant à se réfugier en Syrie et en Jordanie. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu’il avait avant l’invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s’ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone. Une guerre que les USA ont payée de 4.500 morts et plus de 30mille blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1.000 milliards de dollars, à quoi s’ajoutent environ 4mille milliards de dépenses indirectes, comme celles de l’assistance aux anciens combattants. Elle en a cependant valu la peine : dorénavant « l’avenir de l’Irak sera dans les mains de son peuple », assure le président Obama. Est-ce ainsi qu’il a gagné le Prix Nobel de la Paix ? On peut en douter en lisant le manuel de la US Army sur « La guerre subrogée pour le 21ème siècle » : une guerre menée en substituant aux forces armées traditionnelles, qui interviennent ouvertement, des forces spéciales et agents secrets qui agissent dans l’ombre, avec le soutien de forces alliées, de fait sous commandement étasunien. Divers faits le confirment. Le personnel de l’ambassade étasunienne à Bagdad, la plus grande du monde, passera de 8mille à 16mille personnes. Son « bureau de coopération et sécurité », qui entraîne et arme les forces irakiennes sera renforcé. Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d’autres pour 26 milliards. Parmi lesquels, 36 chasseurs F-6 avec leurs armements (qui pourraient augmenter jusqu’à 96), dont les pilotes seront entraînés aux Etats-Unis et dont les bases seront de fait sous le contrôle du Pentagone. Des unités de la Cia et des forces spéciales étasuniennes continuent à entraîner (et de fait à diriger) les « forces de sécurité » qui, sur ordre du premier ministre Nouri al-Maliki, ont déjà arrêté des centaines d’ex-baasistes accusés, sur la base de preuves fournies par le Cnt libyen, d’avoir préparé un coup d’état avec l’appui de Kadhafi. En même temps Washington s’attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel ExxonMobil a conclu un gros contrat d’exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Bagdad.

Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui -révèle le journal égyptien al-Arabi- entraîne et dirige aujourd’hui en Turquie les commandos de l’ « armée syrienne libre » pour la « guerre subrogée » contre la Syrie.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 20 décembre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Dec 2011 à 23:36

L’Irak totalement détruit par l’invasion et l’occupation

 

Dirk Adriaensens

« C’est avec une grande fierté – et une fierté durable – que vous quitterez ce pays d’entre les fleuves », a déclaré le ministre américain de la Défense, Leon Panetta, à l’adresse de ses soldats lors de la cérémonie d’adieu qui s’est déroulée à Bagdad le 15 décembre 2011. Et Panetta, ancien patron de la CIA, d’ajouter que « la guerre en Irak a bien valu son coût énorme en sang et en argent ». Un récapitulatif s’impose.

 
Au moins 31 pour 100 du million cinq cent mille soldats environ qui rentrent de la guerre en Irak souffrent de dépression ou de trouble de stress post-traumatique, lesquels influencent de façon très négative leur travail, leurs relations et leur existence familiale. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’armée américaine. Tant en 2009 qu’en 2010, un plus grand nombre de soldats américains sont morts de suicide que lors des combats.
Cela en valait-il vraiment la peine ?
 
 
Le déclin de l’empire américain
 
Le 18 mars 2003, ECAAR (EConomists Allied for Arms Reduction – Économistes unis pour la limitation des armements) rédigeait un pamphlet contre le déclenchement d’une guerre unilatérale en Irak. Le texte était signé par plus de deux cents économistes américains, dont sept lauréats du prix Nobel et deux anciens présidents du Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Ce texte constituait la base d’une annonce publiée dans le Wall Street Journal. En voici quelques extraits :
« En tant qu’économistes américains, nous nous opposons à une guerre unilatérale contre l’Irak que nous considérons comme inutile et néfaste pour la sécurité et l’économie des États-Unis et de l’ensemble de la communauté mondiale. »
« (...) Nous doutons que la guerre serve la sécurité et qu’elle n’accroisse le risque d’instabilité future et de terrorisme. Nous pressentons clairement l’immédiate tragédie humaine et les destructions de la guerre, ainsi que la potentialité de dégâts économiques graves pour notre nation et le monde entier. »
« (…) Nous ne croyons pas que cette guerre soit nécessaire pour la sécurité nationale des États-Unis. Une économie saine est nécessaire pour la sécurité des États-Unis et le développement économique pacifique du reste du monde. »
 
 
La guerre contre l’Irak est la cause de la crise économique
 
Cette explication donne une image douloureusement précise de ce qui allait suivre : Cette guerre a plongé les États-Unis et le reste du monde dans une crise économique et elle a indiqué clairement les limites de la puissance américaine. La résistance irakienne contre l’occupation est coresponsable du déclin de l’Amérique tel qu’il fut prédit en 2004 : « Nous figerons les occupants ici en Irak, épuiserons leurs moyens et effectifs et briserons leur volonté de combattre. Nous les obligerons à investir autant qu’ils pourront voler, si pas plus. Nous perturberons le flux du pétrole volé, puis l’arrêterons de sorte que leurs plans deviendront inutiles. »
 
 
Le lauréat du prix Nobel Joseph Stiglitz a calculé le prix de la guerre
 
 
Joseph E. Stiglitz, lauréat du prix Nobel et l’un des signataires de la déclaration susmentionnée, a calculé les coûts de la guerre en Irak dans son ouvrage paru en 2008, The Three Trillion Dollar War (La guerre à trois mille milliards de dollars). Il conclut : « Il n’existe pas de déjeuner gratuit, pas plus qu’il n’existe de guerre gratuite. L’aventure irakienne a gravement affaibli l’économie américaine et la misère va bien plus loin que la crise des hypothèques. On ne peut dépenser 3.000 milliards de dollars – oui, 3.000 milliards de dollars – dans une guerre ratée à l’étranger sans en ressentir la douleur dans son propre pays. »
 
Stiglitz décrit ce qu’on pourrait payer avec ces milliards de dollars : 8 millions d’habitations ou 15 millions d’enseignants, les soins de santé pour 530 millions d’enfants pendant un an, des bourses universitaires pour 43 millions d’étudiants. Ces 3.000 milliards de dollars résoudraient le problème de la sécurité sociale de l’Amérique pour un demi-siècle.
 
En ce moment, dit Stiglitz, l’Amérique consacré 5 milliards de dollars par an à l’Afrique et se fait du mouron parce qu’elle est sur le point d’y être supplantée par la Chine : « Cinq milliards de dollars, cela représente en gros 10 jours de guerre. Cela vous donne une idée du gaspillage de moyens ! »
 
 
Cela s’aggrave encore
 
« Maintenant que les États-Unis vont mettre un terme à la guerre en Irak, il s’avère que notre estimation de 3.000 milliards de dollars (couvrant aussi bien les dépenses publiques pour la guerre que l’impact plus large sur l’économie américaine) était bien trop basse. Ainsi, les coûts du diagnostic, du traitement et des compensation des vétérans handicapés se sont révélés plus élevés que nous ne nous y étions attendus », écrivait Joseph Stiglitz le 3 septembre 2010 dans The Washington Post.
 
Encore plus dramatiques sont les conséquences pour le Moyen-Orient même. Un rapport publié par le Strategic Foresight Group en Inde, dans un ouvrage intitulé Les coûts du conflit au Moyen-Orient, a calculé que, ces vingt dernières années, les conflits dans la région ont coûté aux pays et aux habitants 12.000 milliards de dollars (!). Le rapport indien ajoute que le Moyen-Orient « a consacré un montant record aux dépenses militaires des vingt dernières années et qu’il est considéré comme la région la plus armée du monde ».
 
Imaginez que ce montant soit consacré au développement des régions rurales et des infrastructures urbaines, des barrages et des réservoirs, de la désalinisation et de l’irrigation, du reboisement et des pêcheries, de l’industrie et de l’agriculture, de la médecine et de la santé publique, du logement et des technologies de l’information, des emplois, de l’intégration équitable des villes et des villages et aux réparations des dégâts de la guerre au lieu de produire des armes qui ne sèment que la destruction.
 
 
Les conséquences dramatiques de la prétendue « démocratie florissante » pour l’Irak
 
L’argent de la guerre du contribuable américain a non seulement ruiné l’économie américaine et plongé le reste du monde dans une crise économique, il a aussi anéanti une nation souveraine qui ne souhaitait aucunement faire partie du « Nouvel Ordre mondial ». La situation dramatique qui règne en Irak dément de façon criarde les échos positifs du « progrès en Irak » tel que le présentent les mass media.
 
Pour le contrôle de la perception par l’Américain moyen de la guerre en Irak, le ministère de la Défense a payé à des entrepreneurs privés américains jusqu’à 300 millions de dollars dans les années 2009-2011 pour la production d’informations et de programmes de distraction dans les médias irakiens et ce, dans une tentative de présenter une image sympathique à la population locale afin que celle-ci soutienne les objectifs américains et le gouvernement irakien.
 
 
Lé désinformation, une arme stratégique de la guerre
 
« Cette année, les dépenses en public relations du Pentagone censées ‘rallier les cœurs et les esprits’ tant au pays qu’à l’extérieur, s’élèveront à 4,7 milliards de dollars au moins », communiquait en 2009 la Fondation Nieman pour le journalisme à l’Université de Harvard, se demandant où se situe exactement la frontière entre information et propagande.
 
Le public n’est pas censé être mis au courant de tous les méfaits de la machine de guerre américaine et la désinformation se diffuse à grande échelle pour être avidement reprise par un appareil médiatique ami.
 
« Il est essentiel aussi essentiel pour le succès du nouveau gouvernement irakien et pour les troupes américaines de communiquer efficacement avec notre public stratégique (c’est-à-dire le public irakien, panarabe, international et américain) que de recevoir un large soutien dans nos thèmes centraux et nos informations », disait l’annonce de recrutement d’une équipe de 12 entrepreneurs civils en Irak.
 
 
Une catastrophe humanitaire encore jamais vue
 
Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), António Guterres, a constaté que la guerre de l’Irak est le conflit le plus retentissant au monde, mais également la crise humanitaire la moins connue. Examinons donc quelques-uns des « résultats » destructeurs de cette guerre et de cette occupation de ce même Irak que l’élite américaine qualifie de « démocratie florissante » :
  • 1,45 million de victimes. Le nombre est choquant et dégrise. Il est au moins dix fois plus élevé que la plupart des estimations citées dans les médias américains, mais il s’appuie sur une étude scientifique portant sur les morts irakiens par violence suite à l’invasion de mars 2003 dirigée par les États-Unis ;
  • la mortalité infantile irakienne a augmenté de 150 pour 100 depuis 1990, lorsque, pour la première fois, les Nations unies ont imposé des sanctions ;
  • en 2008, 50 pour 100 seulement des enfants en âge de fréquenter l’école primaire allaient en classe, contre 80 pour 100 en 2005 ;
  • en 2007, l’Irak comptait 5 millions d’orphelins, selon les statistiques officielles du gouvernement ;
  • l’Irak compte entre 1 et 2 millions de veuves ;
  • d’après des chiffres de l’UNHCR, il y a 2,7 millions d’Irakiens expatriés et 2,2 millions de réfugiés, surtout dans les pays voisins. Un Irakien sur six a quitté son pays. Le Croissant-Rouge irakien estime que plus de 83 pour 100 des expatriés irakiens sont des femmes et des enfants, dont la majorité de moins de 12 ans ;
  • on estime que 8 millions d’Irakiens ont besoin d’aide humanitaire ;
  • 70 pour 100 des Irakiens n’ont pas accès à l’eau potable. Le taux de chômage est officiellement de 50 pour 100 et, officieusement, de 70 pour 100. 43 pour 100 des Irakiens vivent dans une pauvreté profonde. 4 millions de personnes souffrent d’un manque de nourriture. 80 pour 100 des Irakiens n’ont pas accès à des équipements sanitaires décents ;
  • 60 pour 100 seulement des 4 millions de personnes dépendant de l’aide alimentaire ont accès aux rations distribuées par le Système de distribution publique (PDS) contre 96 pour 100 en 2004 ;
  • l’Irak n’a plus d’argent pour le paiement des indemnités aux veuves, les plantes servant dans l’agriculture et autres programmes pour les pauvres, a déclaré le président du Parlement, le 21 novembre 2010, et ce dans une des nations les plus riches en pétrole de la terre ;
  • diverses minorités confessionnelles irakiennes (chaldéens, orthodoxes syriens, chrétiens assyriens et arméniens, communautés yezidi et mandéennes) courent le risque d’être éradiquées parce qu’elles sont confrontées à des niveaux inouïs de violence, d’après un rapport de Minority Rights Group International  ;
  • d’après un rapport d’Oxfam, 33 pour 100 des femmes n’ont pas reçu la moindre aide humanitaire depuis 2003 ; 76 pour 100 des veuves n’avaient pas reçu la moindre pension ; 52 pour 100 étaient au chômage ; 55 pour 100 s’étaient expatriées depuis 2003 et 55 pour 100 avaient été victimes de violence(s) ;
  • des années d’instabilité et de guerre ont fait qu’entre un et deux millions de femmes sont chefs de famille (FHoH) en Irak : veuves, divorcées et soignante de leur époux malade. À peine 2 pour 100 de ces femmes chefs de famille travaillent régulièrement, selon l’Organisation internationale de la migration (OIM).
Prendre la vie à des personnes innocentes est devenu une composante de la vie quotidienne.
 
 
Dirk Adriaensens
 
Dirk Adriaensens est le coordinateur de SOS Iraq et il est membre du BRussells Tribunal. Entre 1992 et 2003, il a dirigé plusieurs délégations en Irak afin d’y observer les effets des sanctions. Il est également coordinateur de la Global Campaign against the Assassination of Iraqi Academics (Campagne mondiale contre l’assassinat d’universitaires irakiens).
 
 
 
Traduit du néerlandais par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

Irak: de la crise politique aux attentats sanglants

Une dizaine d'explosions ont frappé ce jeudi des quartiers chiites de Bagdad, faisant au moins 57 morts et 179 blessés. Cette attaque coordonnée contre la communauté chiite signale un regain de tension en pleine crise entre chiites et sunnnites au sommet de l'Etat.

Des mines ont explosé dans la matinée dans les quartiers d'Amil, Alaoui, Chaab et Choula. Une voiture piégée a également explosé à Doura, dans le sud de Bagdad, et un kamikaze a fait exploser une ambulance près d'un bâtiment gouvernemental du quartier de Karrada. C'est dans ce quartier commerçant que le bilan semblait le plus lourd, s'élevant à 18 morts et 44 blessés selon une source hospitalière.

Les dernières attaques coordonnées en Irak remontaient au mois dernier. En octobre, des attentats dans une rue commerçante de Bagdad avaient fait 30 morts et de très nombreux blessés. Les autorités irakiennes sont aux prises avec l'insurrection de sunnites liés à Al Qaïda et de milices chiites, que Washington dit soutenues par l'Iran.

La minorité sunnite se sent marginalisée

Le gouvernement multiconfessionnel irakien est plongé dans sa pire crise depuis sa formation il y a un an, quelques jours après le départ des troupes américaines. Le Premier ministre chiite Nouri al Maliki demande au Kurdistan de livrer à la justice le vice-président sunnite Tareq al Hachemi, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour terrorisme. Hachemi, qui rejette toute les accusations, accuse Maliki de complot avec l'aide de l'Iran chiite.

La minorité sunnite, dont était membre le dictateur Saddam Hussein, se sent marginalisée depuis l'arrivée au pouvoir de la majorité chiite dans la foulée de l'invasion américaine de 2003.

Source

La crise politique menace l’Irak

Le chef du gouvernement veut démettre le vice-premier ministre, un bloc parlementaire boycotte l’Assemblée et le gouvernement.

Il y a moins d’une semaine, Barack Obama le jurait, la main sur le cœur : l’Irak que laissent les troupes américaines est « souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple ». La réalité est plus dure et dément de telles assertions. D’autant plus que si une chose est bien à mettre à l’actif des États-Unis, c’est bien d’avoir ouvert la boîte de Pandore du confessionnalisme. La crise politique qui couvait a maintenant éclaté. Les conséquences pourraient être dramatiques pour l’Irak et même pour la région. Ces derniers jours, un mandat d’arrêt pour complot a été lancé à l’encontre du vice-président sunnite Tarek Al Hachémi, le chef du gouvernement, Nouri Al Maliki, a réclamé le limogeage du vice-premier ministre sunnite, et le bloc parlementaire Irakia, soutenu par les sunnites, a décidé de boycotter l’Assemblée et le gouvernement où il détenait neuf portefeuilles !

Le vice-président s’est réfugié au Kurdistan irakien et n’accepterait d’être jugé que dans cette province dont le président, Massoud Barzani, a appelé à « une réunion d’urgence » pour éviter une « crise profonde ». L’affaire est grave. « Nouri Al Maliki procède à la manière de Saddam Hussein pour tenter de réduire l’opposition irakienne au silence », a affirmé de son côté Iyad Allaoui, l’un de ses prédécesseurs au poste de premier ministre, qui dirigeait la liste Irakia lors des dernières élections. Irakia a récemment commencé à boycotter les travaux parlementaires en s’affirmant marginalisé dans un pays dominé par la majorité chiite. Cette crise exacerbe les craintes de marginalisation de la minorité sunnite, qui cherche à avoir plus d’autonomie au niveau régional. « Les Arabes sunnites pensent qu’ils n’auront pas accès à des postes importants au sein du gouvernement central. C’est pourquoi ils cherchent à avoir du pouvoir dans leurs régions. Cela pourrait conduire à une augmentation des tensions politiques et confessionnelles », prévient Ihsane Al Chammari, professeur à l’université de Bagdad.

Le Camp d’Achraf va fermer

Les opposants iraniens du camp d’Achraf (Irak) ont annoncé qu’ils étaient prêts à se déplacer, sous conditions, au camp Liberty de Bagdad, en attendant un éventuel transfert vers des pays tiers. Dans une lettre adressée à Barack Obama et à Ban Ki-moon, la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi, réclame une « surveillance permanente et indépendante des États-Unis et de l’ONU ».

Pierre Barbancey

Source

Ayalada

 

L’explosion d’une voiture piégée en Irak cause la mort d’au moins 6 personnes

Par Tania Hernández
 
Bagdad, 26 décembre (RHC-PL) – Au moins 6 personnes dont un officier de police, sont mortes et 39 ont été blessées par l’explosion d’une voiture piégée  près du Ministère de l’Intérieur à Bagdad, la capitale de l’Irak.

Des sources médicales ont précisé que 14 des blessés font aussi partie des forces de police.

Source

Cinco muertos en ataque suicida contra ministerio de Interior iraquí


 

Una despedida merecida!

 
 


Edité par T 34 - 30 Dec 2011 à 04:21
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Des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés »
 

Retrait des Américains d’Irak : le chaos en cadeau d’adieu

 
 
Chems Eddine CHITOUR

« On dit que le calife Haroun Errachid envoya comme cadeau à Charlemagne empereur d’Occident, à Aachen, une clepsydre, une horloge à eau, la première au monde à pouvoir mesurer le temps. Charlemagne envoya ce qu’il avait de mieux comme cadeau, des lévriers. »

Voilà résumé en une phrase le niveau de Bagdad il y a de cela 1200 ans comparé à l’Occident d’alors. Mieux encore, les Irakiens héritiers de la Mésopotamie avec Hammourabi qui fut le premier roi à édicter un corpus juridique, le fameux Code d’Hammourabi il y a de cela 34 siècles.

Pour rappel, l’Irak avait un système éducatif et de recherche performant. Le niveau de développement était de loin le plus important du Monde arabe. Les infrastructures étaient développées et un célèbre dicton permet de situer le niveau intellectuel héritier de « Dar El Hikma » « La Maison de la Sagesse », le taux d’analphabétisme le plus bas du Monde arabe, il constituait un danger pour le « monde libre et civilisé ».

Une brève histoire de l’Irak

Du point de vue de l’histoire, le déclin de Bagdad est dû, dit-on, à l’invasion des Mongols d’Hulagu qui détruisirent la capitale vers 1250 mettant un coup d’arrêt à la civilisation musulmane. L’Irak fut par la suite rattaché à l’Empire ottoman, jusqu’au jour où il intéressa les Allemands avec le kaiser Guillaume qui promit au sultan Abdelhamid la construction du Bagdad Bahn, le train Berlin-Bagdad. La découverte d’indices de pétrole fut le début du malheur des Irakiens qui furent une variable de confrontation entre l’Empire, britannique, et le gouvernement français qui, après avoir démoli l’Empire ottoman - accords de Sykes-Picot - firent main basse sur le pétrole. L’Anglo Irakian Oil Company remplaça la Turkish Petroleum Company. Par la suite encore, les Etats-Unis demandèrent leur part du gâteau. De coups d’Etat en coups d’Etat fomentés par les puissances occidentales, l’Irak connut l’avènement de Saddam Hussein qui, au départ, fut « utilisé » pour contrer la Révolution iranienne de 1979.

La première guerre du Golfe fut sponsorisée par l’Occident en armements à Saddam, notamment français et américains, et financièrement ce sont les roitelets du Golfe qui furent mis à contribution. Huit ans plus tard, fin des combats pour rien. L’empire soviétique s’effondrait, grâce aux coups de boutoir des moudjahidine commandés par le meilleur allié de l’Occident, Oussama Ben Laden.

Lors de la deuxième guerre du Golfe de 1991, qui, rappelons-le, s’est faite sur un malentendu, Saddam Hussein avait reçu l’ambassadrice Glapsie et l’avait informée des problèmes qu’il avait avec le Koweït -19e province de l’Irak avant la Première Guerre mondiale. Celle-ci lui aurait dit que les Etats-Unis ne se sentent pas concernés par ce problème. L’erreur de Saddam Hussein - en envahissant le Koweït le 2 août 1990 - est d’avoir cru que les Américains n’interviendraient pas. Il le paya cher, mais curieusement, George Bush s’arrêta aux portes de Bagdad. Ce fut la fin de l’Histoire, d’après l’idéologue du Pentagone Francis Fukuyama. Plus rien ne s’opposait à l’hyper puissance américaine. Cependant, deux faits importants sont à signaler d’abord, le déclin des réserves pétrolières aux Etats-Unis et la montée en puissance aux Etats-Unis des néoconservateurs avec un « born again », George Bush, inféodé au lobby sioniste pro-israélien. De plus, l’Irak de Saddam apparaissait comme un danger pour Israël. pour un autre motif concocté par les néo-conservateurs, l’Irak fut accusé d’avoir des liens avec Oussama Ben Laden, et de détenir des armes de destruction massive. Douze ans après son père, George Walker Bush envahit l’Irak en mars 2003, sans qu’il y ait une résolution des Nations unies.

Que reste-t-il de l’Irak ?

En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655.000. L’institut Opinion Research Business a estimé à plus de 1000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007. La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens. Ceci sans parler des dégâts occasionnés par le Programme « pétrole contre nourriture » : plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses : les services de santé sont pillés. Il y a eu une détérioration des canalisations d’eau et la dégradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l’Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l’insécurité générale (pillages, incendies et prises d’otage), suite à la désorganisation totale des différents services publics tels que les forces de l’ordre. De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements américains, les combats et les pillages. Le Musée national d’Irak a été pillé.

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Le bilan est connu, des centaines de milliers de morts, des millions de personnes déplacées, les infrastructures détruites et réduites à l’âge de pierre selon la promesse de George Bush père. Le 15 septembre 2004, l’armée américaine relâche 275 détenus de la prison d’Abou Ghraib avec toute l’horreur attachée à la perversion d’un côté et aux souffrances de l’autre. En janvier 2007, en pleine fête de l’Aïd el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d’un rare courage lors de sa pendaison. Comme l’écrit Manlio Danucci faisant le bilan de cette chevauchée fantastique : « Nos troupes sont sorties d’Irak ’’la tête haute’’, a annoncé le commandant en chef Barack Obama. Les USA ont de quoi être fiers.. Mis à feu et à sang par plus d’un million et demi de soldats, que le Pentagone a déployés par rotations, avec aussi des centaines de milliers de contractor militaires (mercenaires), en employant n’importe quel moyen pour écraser la résistance : des bombes au phosphore contre la population de Fallujah aux tortures d’Abu Ghraïb. Provoquant environ un million de victimes civiles, qui s’ajoutent à celles de la première guerre contre l’Irak et de l’embargo. Laissant un pays sinistré, avec un chômage à plus de 50%, la moitié des médecins qu’il avait avant l’invasion, un tiers des enfants affectés de malnutrition, à qui s’ajoutent ceux qui ont des malformations génétiques dues aux armes du Pentagone. Une guerre que les USA ont payée de 4500 morts et plus de 30.000 blessés chez les militaires, dont 30% sont rentrés chez eux avec de graves problèmes psychiques. Guerre qui a coûté 1000 milliards de dollars, à quoi s’ajoutent environ 4000 milliards de dépenses indirectes, comme celles de l’assistance aux anciens combattants. » (1)

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Dans sa course à la Maison-Blanche, Barack Obama avait promis le désengagement de l’Irak, mais pas à n’importe quel prix. En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of Forces Agreement (Sofa) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis. Les Américains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources pétrolières et agricoles par multinationales américaines interposées, rentrent au pays.

Depuis 2005, le gouvernement irakien a acheté des armements étasuniens pour une valeur de 5 milliards de dollars et, selon le programme, il en achètera d’autres pour 26 milliards. Les Etats-Unis ayant réussi à mettre en place une partition de fait de l’Irak en trois régions quasi autonomes avec le Nord kurde, la région de Bagdad à majorité sunnite et le sud de l’Irak à majorité chiite. En même temps, poursuit Manlio Dinucci, Washington s’attache le gouvernement régional kurde de Masoud Barzani avec lequel Exxon Mobil a conclu un gros contrat d’exploitation pétrolière, en doublant le gouvernement de Bagdad. Au Kurdistan irakien opèrent depuis 2003 des forces spéciales étasuniennes, sous les ordres du général Charles Cleveland. Celui-là même qui - révèle le journal égyptien al-Arabi - entraîne et dirige aujourd’hui en Turquie les commandos de l’« armée syrienne libre » pour la « guerre subrogée » contre la Syrie. (1)

Mieux encore, on apprend que même l’agriculture plusieurs fois millénaire de l’Irak est menacée. L’ordonnance 81 signée il y a cinq ans, le 26 avril 2004, par l’administrateur provisoire de l’Irak, Paul Bremer, a placé le pays sous le joug économique total de l’Occupant en obligeant le pays à réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néolibéral américain. Ceci en violation de la Constitution irakienne et des conventions de La Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé. Il s’agit d’une véritable déclaration de guerre contre les fermiers des pays occupés. Elle a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto, Syngenta et Dow Chemicals. Comble de l’ironie, c’est au coeur de la Mésopotamie (l’actuel Irak) qu’a été inventée l’agriculture voici plus de dix mille ans ! L’ordonnance 81 a donné aux sociétés étrangères un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduits dans les règles de l’OMC) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes « similaires ». L’article 14 de cette loi interdit aux agriculteurs de réutiliser les semences de ces variétés transgéniques protégées ! Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations ! Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires des pays qu’elle envahit pour les modifier génétiquement, les breveter et les revendre aux agriculteurs désormais contraints de payer pour pouvoir les cultiver !

L’Irak actuel

Face au refus de l’Irak d’accorder l’immunité à des milliers de soldats américains chargés de poursuivre la formation, le président Obama avait décidé, le 21 octobre, le retrait total des troupes.

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La paix n’a jamais été à l’ordre du jour même du temps de la présence américaine. La boite de Pandore du régionalisme et surtout de l’extrémisme religieux à fait le reste malgré un décor exogène comme l’organisation d’élections, le chaos est là parce que les problèmes de fond qui existaient du temps de Saddam Hussein qui les traitaient à sa manière au nom d’un intérêt supérieur, celui de l’Etat Nation laïc, ressurgissent maintenant qu’il n’y a plus de garde fous. Les partis en présence, n’ont pas connaissance du logiciel de la paix. Je pense même que chacun à sa manière instrumente la religion pour s’emparer du pouvoir. Apparemment le clan chiite de Nouri el Maliki celui qui ordonna la mise à mort de Saddam Hussein le sunnite, l’a emporté su l’autre clan d’Ilyad Alaoui le sunnite, à telle enseigne qu’il a fallu plus d’une année pour former le nouveau gouvernement .

« Des élections ont eu lieu et un gouvernement à majorité chiite a mis plus d’une année à émerger. (...) Outre les dizaines de milliers de membres de sociétés de sécurité privées, peu connues pour leurs compétences en termes de réconciliation et de maintien de la paix. Les Américains laisseront 50.000 au Koweït, prêts à débarquer en cas de besoin. Le chaos qui règne à Bagdad ne leur laissera peut-être même pas le temps de défaire leur paquetage. La transformation de Bagdad en une ville à majorité chiite et le soutien des pays frontaliers devaient jouer un rôle majeur dans la stabilisation du pays. Au moins 12 explosions ont retenti dans 9 quartiers de la ville, faisant 63 morts et plus de 200 blessés. Des attaques coordonnées qui ciblaient essentiellement les quartiers chiites et qui font craindre un retour des violences confessionnelles sur fond de luttes politiques. Comme dans toute guerre, il y a ceux qui ont collaboré avec l’ennemi. Ils - ou elles - écrit Gilles Munier, étaient pour la plupart employés à tout faire, mais aussi secrétaires, interprètes ou espions. Certains, cagoulés, participaient aux interrogatoires et aux séances de torture. Considérés comme des traîtres par la population. Tous rêvaient de partir avec les occupants, d’émigrer aux Etats-Unis. Les Américains ont abandonné leurs collaborateurs à leur triste sort. Le bruit court même à Bagdad que des GI’s auraient vendu des listings d’employés à des « insurgés ». Une loi américaine, votée en 2008, a créé le Special Immigrant Visas (SIV) qui facilite l’entrée aux Etats-Unis des Irakiens qui travaillaient dans leurs bases et qui sont menacés de mort ou d’enlèvement. Mais, en quatre ans, seules 25.000 demandes ont été acceptées, 7000 visas délivrés. (2)

C’est une force étrangère, lit-on dans un éditorial du Monde, qui envahit le pays et ce sont des proconsuls américains bunkérisés qui vont le gouverner ensuite. L’Irak a été privé d’une partie de son histoire. Tout est faux depuis le début dans cette tragédie. Les motifs invoqués par George W. Bush pour se lancer dans l’aventure : l’Irak n’avait rien à voir ni avec Al Qaeda ni avec les attentats du 11 septembre 2001 ; le régime, exsangue après des années d’embargo, n’entretenait aucun arsenal d’armes de destruction massive (…). (3)

« L’Irak s’est un peu démocratisé, il est plus libre. Mais il est plus divisé que jamais entre ses trois composantes ethnico-religieuses. Il est gouverné par un parti pro-iranien issu de la majorité arabe chiite, qui marginalise la minorité sunnite, cependant que les Kurdes du pays vivent en quasi-indépendance. La violence est endémique. Un Irakien sur quatre vit dans la misère. La classe moyenne a fui à l’étranger. Le statut des femmes a régressé. La production pétrolière n’a pas retrouvé son niveau d’avant-guerre. (...) » (3)

« Chercheur au CNRS et spécialiste de l’Irak, Pierre Jean-Luizard anticipait les difficultés à venir : « Les Américains laissent derrière eux un système politique qui est voué à l’échec. C’est un système qui a été, par défaut d’autres solutions, conçu sur des bases confessionnelles et ethniques, dont la Constitution de 2005 condamne les Irakiens à jouer un jeu politique duquel ils ne peuvent pas sortir et qui les met en confrontation sur des bases d’abord communautaires et régionales. La meilleure illustration de tout cela est le mandat d’arrêt que le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki vient de lancer contre le vice-président arabe sunnite Tareq al-Hachemi. Accusé de terrorisme et d’avoir financé des escadrons de la mort, Tarek El Hachémi nie toutes les accusations et accuse le Premier ministre de complot, qualifié de « Saddam chiite » par ses opposants. Le groupe parlementaire sunnite Iraqiya a décidé de boycotter l’Assemblée et le gouvernement. Une provocation pour le chef du gouvernement, lequel a menacé de remplacer les neuf ministres appartenant à Iraqiya s’ils maintenaient cette décision.. « Cette guerre menée pendant plus de huit ans par Bush et Obama est un échec patent. Leur armée abandonne un pays aux mains d’un gouvernement chiite corrompu, allié à l’Iran, et en butte à l’hostilité d’une minorité sunnite », confie un officier du renseignement. Un nouveau Vietnam suivi d’une guerre civile pour les plus optimistes, « un arc chiite allant de la Syrie à l’Iran, en passant par l’Irak et le Hezbollah libanais ». Autrement dit, la hantise d’une troisième intifada chiite pour les plus alarmistes. (4)

Y aura t-il d’autres Irak ?

On peut s’interroger si après le désastre irakien, les 4500 morts les dizaines de milliers de traumatisé et une guerre qui aura couté près de 1000 milliards de dollars, les Américains seront tentés par une autre aventure que celle de formater le monde. Pour le Christian Science Monitor qui rapporte le nouveau format des guerres américaines, on parle de nouvelles guerres : « On les appelle les interventions militaires « transhorizon » ou à distance : l’usage de drones ou de missiles lancés à partir de bâtiments de combat en vue d’éliminer des cibles humaines dans un pays étranger sans avoir à envoyer de soldats sur le terrain. Alors que les Etats-Unis quittent l’Irak après plus de huit ans de guerre et d’occupation, le recours accru à ces tactiques à distance et aux unités d’élite des forces spéciales, extrêmement mobiles, n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’impact durable que cette guerre, lancée en mars 2003, a eu sur la politique étrangère américaine ». (5)

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« “Pendant un certain temps, le syndrome postirakien produira une réelle réticence à mener des opérations militaires ressemblant de près ou de loin à la guerre en Irak”, prédit Stephen Walt, professeur à l’université Harvard. “Nous n’allons plus nous lancer dans des occupations prolongées ni tenter de remodeler la politique intérieure d’un pays.”Autrement dit, au lieu de guerres comme celle d’Irak, nous assisterons à des interventions ciblées, comme au Pakistan et au Yémen. “Nous allons nous employer à éliminer les méchants au lieu de chercher à réformer des sociétés entières”, résume l’universitaire ». (5)

On le voit la tentation d’empire étasunienne est intacte, sauf que l’expérience américaine est mise à profit pour ouvrir d’autres théâtres. De fait poursuit le journal : « La guerre d’Irak ainsi que celle d’Afghanistan ont conduit les Etats-Unis à se préoccuper d’une région qui ne devrait pas jouer un rôle important dans leur future prospérité. Comme Jon Huntsman Jr., candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012, se plaît à le répéter : « Notre avenir n’est pas dans les montagnes afghanes de l’Hindu Kuch ». Après s’être focalisés sur l’Irak pendant la majeure partie de la dernière décennie, les Etats-Unis doivent, selon M. Lindsay, rattraper leur retard dans une région qui pèsera beaucoup sur leur futur : l’Asie orientale ». (5)

« “A présent, nous allons être beaucoup plus prudents pour décider des endroits et des moments opportuns pour faire appel à l’armée.” Selon Henry Barkey, un ancien analyste du département d’Etat, cette “nouvelle réticence” transparaît déjà dans le rôle de soutien que les Etats-Unis ont choisi de jouer dans l’intervention de l’Otan en Libye. Mais, selon d’autres experts, la Libye ne pré­sentait qu’un intérêt secondaire pour Washington. D’après eux, le véritable test de l’impact de la guerre d’Irak sur la politique extérieure américaine se fera avec l’Iran, et peut-être plus tôt qu’on ne le pense ». (5)

Nous y voilà. Le scénario est mis en place avec la complicité du directeur Général de l’AIEA qui n’a pas la même réticence qu’El Baradei ou encore moins qu’un Hans Blix qui s’est opposé frontalement à Georges Bush, en persistant sur le fait qu’il n’y avait pas d’ADM en Irak. L’actuel directeur de l’AIEA fait parti du scénario visant à créer le motif qui amènera le monde à un futur chaos. La guerre irakienne terminée, les GI’s ne sont pas loin, jute à côté au Koweït, ils peuvent reprendre du service. Il est possible même que le détroit d’Ormuz soit l’étincelle qui déclenchera l’apocalypse.

Nous ne souhaitons que l’Iran finisse comme l’Irak encore que cela ne sera pas facile pour l’empire ! L’Irak une des plus brillantes civilisations que l’humanité ait connues sombre dans un chaos qui, à moins d’un miracle, semble être parti pour longtemps. Tout ceci pour une mainmise sur des matières premières et imposer Israël comme « rempart contre la barbarie ».

Chems Eddine Chitour

1. http://www.legrandsoir.info/en-irak-la-guerre-est-subrogee-il-manifesto.html

2. Gilles Munier : 23 - 12- 2011 150 000 collaborateurs irakiens abandonnés par les troupes américaines
. Mauvaise fin pour une mauvaise guerre Editorial Le Monde 21.12.11

4. http://www.mleray.info/article-irak-le-chaos-94973865.html

5. http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/22/dures-lecons-de-l-aventure-irakienne

 


Edité par T 34 - 04 Jan 2012 à 00:59
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Les communistes irakiens saluent le départ des troupes américaines comme une victoire du peuple irakien et une étape dans sa lutte pour la reconquête de l'indépendance nationale

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Les communistes irakiens saluent le départ des troupes américaines comme une victoire peuple irakien et une étape dans sa lutte pour la reconquête de l'indépendance nationale

Communiqué du Comité central du Parti communiste irakien

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le 31 décembre marque l'évacuation du dernier soldat Américain de notre territoire conformément à l'accord sur le retrait des forces militaires conclu entre les gouvernements Irakien et Américains. Cet événement d'une grande importance incarne toute la volonté d'un peuple et la lutte menée par les forces nationales et leurs organisations, avec le Parti communiste Irakien, contre l'invasion et la guerre et pour le départ de toutes les forces d'occupation étrangères de nos territoires, la restauration de notre souveraineté et de notre indépendance, et la liquidation des lourdes conséquences de l'occupation.

Le retrait des forces étrangères constitue un moment historique pour notre peuple, et un succès d'une grande importance sur la voie de la consolidation de la souveraineté nationale et de la reprise en main par l'Irak de ses propres ressources, de ses eaux et de son espace aérien. Il ouvre également la voie menant à une souveraineté pleine et entière, par le retrait des dispositions prévues par les articles du Chapitre VII de la Charte des Nations unies et ses restrictions, qui constituent une violation de notre souveraineté nationale, totalement injuste aux yeux de notre peuple, qui n'y voit plus aucune légitimité. Il ouvre également la voie à une suppression des sanctions restantes et des lourds engagements financiers imposés à notre pays par plus de 30 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU après l'invasion du Koweït par le régime dictatorial de Saddam.

Ce succès historique remporté par la volonté nationale Irakienne n'aurait pu être possible sans les efforts combinés des forces nationales, la convergence de leurs positions aux sommets et à la base sur la revendication de la fin de la présence de forces étrangères sur notre sol. C'est aussi le fruit de la patience des masses, de la détermination et des sacrifices de notre peuple. C'est le triomphe des positions des forces nationales, toutes tendances confondues, convergeant vers la défense des intérêts et des conditions de vie du peuple. Ces positions appelaient à se mobiliser pour le départ des occupants, les contraindre à retirer leurs troupes, en ayant recours à toutes les options et possibilités offertes par la lutte politique et de masse pacifiques dans une atmosphère de libéralisation politique après la chute du régime dictatorial.

Le retrait des forces étrangères met le gouvernement, l'armée et la police en particulier, devant de nouvelles et graves responsabilités, en vue d'atteindre le niveau de préparation et de formation nécessaire, de consolider leur reconstruction sur la base des principes de citoyenneté, d'efficacité et de fidélité au nouvel Irak et de respect de la Constitution, loin de la pratique de l' « équilibre » et du partage du pouvoir communautaires, loin des tendances étroitement partisanes et régionalistes. Cependant, exercer cette souveraineté pleine et entière et retrouver notre indépendance nationale dans la prise de décision, face aux pressions et aux ingérences étrangères, nécessite le renforcement de l'unité nationale et la consolidation du processus de construction d'un État démocratique sur une base citoyenne et de respect des droits humains.

Ces grands défis historiques constituent une sérieuse mise à l'épreuve pour toutes les forces nationales, et en particulier celles qui sont au pouvoir actuellement, exigeant d'elles qu'elles démontrent leur sens des responsabilités envers le destin de notre peuple et de notre patrie, en dépassant l'esprit de parti, le communautarisme, et les petits calculs politiciens, et en abandonnant cette politique visant à se partager le gâteau, les places, et qui suscite désormais le rejet chez notre peuple.

Malheureusement, les positions et la politique des grands blocs dominants actuellement révèlent, aux yeux des masses comme de leurs propres électeurs, une attitude étrangement irresponsable. Ils s'avèrent peu soucieux de tirer des leçons et d'éviter les conséquences dangereuses qui pourraient sortir de leurs rivalités et de leurs disputes.

Au lieu de réfléchir sur la nécessité pour tous les partis de s'asseoir autour d'une table et de discuter des défis posés par la phase post-occupation et des organes ainsi que des outils adéquats pour la gérer, les forces au pouvoir se sont lancés dans une escalade de la haine et la situation politique a encore une fois dégénéré. Il s'agit, cette fois, d'une crise dangereuse entre les deux grands blocs présents au gouvernement et au parlement, l'Iraqiya et l’État de Droit. Un climat d'escalade communautaire et de tensions régionales s'est installé, avec une peur et une angoisse généralisée dans notre pays. Le sort de notre pays est une nouvelle fois l’otage du conflit entre ces deux blocs et de leurs chicanes.

Cette nouvelle réalité a donné une nouvelle vigueur aux plans diaboliques des forces terroristes, et leur a offert une occasion propice pour commettre un nouveau crime odieux, jeudi 22 décembre, avec plusieurs centaines de personnes tués et blessés.

La situation actuelle en Irak, avec ses dangers, a empêché les forces vives de la société et les partis ainsi que les personnalités préoccupés par le sort de notre pays, parmi lesquels le Parti communiste Irakien, de s'exprimer haut et fort afin de condamner ce jeu dangereux, en relançant leurs appels aux partis dominants afin qu'ils réalisent la gravité de la situation dans laquelle ils plongent le pays. Ils appellent au lancement d'un dialogue national qui implique toutes les forces politiques afin de préparer une grande Conférence nationale pour régler la crise actuelle, corriger la trajectoire que prend notre pays, et formuler un programme commun d'action concret qui insiste sur des positions nationales communes aux diverses forces nationales et serve de feuille de route contraignante à toute force dirigeant le pays dans la phase actuelle. Cette conférence mettrait également sur pied de véritables organes de gouvernement national commun, loin de cette infâme politique du partage du pouvoir ethnico-communautaire.

A cet égard, notre Parti appelle toutes les forces et tous les partis politiques, préoccupés par le sort de l'Irak et l'avenir de notre peuple, à répondre favorablement à tous les appels sincères, émanant tout récemment des milieux politiques et gouvernementaux et reflétant les aspirations de l'immense majorité de notre peuple, afin que tout le monde s’assoit autour d'une table et s'engage à un dialogue mutuel visant à régler les crises en cours, à trouver une véritable solution à la crise actuelle et à sauver notre pays d'un avenir trouble dans lequel il pourrait glisser.

Au moins 68 morts dans des attentats visant des chiites irakiens

Une série d’attentats visant des pèlerins dans le sud du pays et des quartiers chiites de Bagdad a fait au moins 68 morts, hier, alors que le pays traverse une grave crise politique qui a relancé les tensions confessionnelles. Ce bilan est le plus lourd en une journée depuis le 15 août 2011, lorsqu’une série d’attentats avaient fait au moins 74 morts. Ces attentats interviennent moins de trois semaines après la fin des opérations de retrait de l’armée américaine.

Source
 

Serkan Surek, Chipre



Edité par T 34 - 25 Jan 2012 à 01:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jan 2012 à 01:15

Tuerie de Haditha en Irak: pas de prison pour le principal accusé


LOS ANGELES - Le responsable présumé de la tuerie de Haditha en Irak qui avait fait 24 morts en 2005 a été ravalé mardi au rang de simple soldat et ne fera pas de prison, a indiqué un porte-parole de l'armée.

Le sergent Frank Wuterich, le dernier accusé dans cette affaire dans laquelle tous les autres prévenus ont été blanchis, a été condamné à 90 jours de détention mais il n'effectuera pas cette peine pour des raisons procédurales, a indiqué le porte-parole.

Source

"L'autorité compétente s'est entendu sur une absence de peine de prison", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la base militaire de Pendleton en Californie où se tenait depuis le début du mois le procès du sergent devant une cour martiale.

Le militaire âgé de 31 ans avait plaidé coupable lundi pour manquement au devoir, dans le cadre d'un accord passé avec l'accusation qui lui a permis de voir retirées les accusations d'homicide involontaire.

Le 19 novembre 2005 24 Irakiens au total avaient été tués dans ce qui constitue l'un des plus graves crimes de guerre reprochés à l'armée américaine pendant son déploiement de près de neuf en Irak.

Selon l'accusation, les militaires s'étaient lancés, malgré l'absence d'insurgés, dans trois heures de tuerie pour venger un camarade tué par une bombe.

Chef de l'escadron incriminé, sans aucune expérience préalable du combat, le sergent Wuterich a toujours fait figure d'accusé principal. Ses sept coaccusés ont tous été blanchis.

 


Edité par T 34 - 25 Jan 2012 à 04:03
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jan 2012 à 17:28

Irak : le marché aux puces de l’armée américaine

 
 
Gaëtan PELLETIER

“Un camion d’incendie peut sauver une communauté d’augmenter les impôts, couper les forces de police », explique Pepperman. “Qui en détient la propriété ? C’est le contribuable américain. Le meilleur à faire est de ramener les gens qui ont payé pour cela en premier lieu. “

C’est par hasard que j’ai trouvé cet article. J’en ai fait la traduction, écartant les détails sans intérêts, puis une sorte de condensé.

Pour ceux qui peuvent lire l’article en anglais,le lien est à la fin (1)

L’invasion à l’envers

Au mois de décembre, l’armée américaine a commencé une opération de « sortie » : celle du matériel militaire, avec tout ce que cela peut inclure.
Jusque-là, tout est normal. Mais là où ça agace un peu, c’est ce ton de vantardise et de soi-disant bienfaits accordés à l’Irak.

Quand il a pris l’affectation en Septembre 2010, l’armée avait identifié un peu plus de 2 millions d’articles à 92 bases qui ont dû être renvoyés aux États-Unis, a déménagé à l’Afghanistan, vendus, donnés ou détruits. Il a estimé qu’il faudrait environ 20 000 chargements de camion pour procéder à l’opération.. “Dans l’armée, on compte tout », dit Richardson, qui est basé à Camp Buehring au Koweït, où l’armée américaine met en scène le retrait de ses troupes et de son matériel. ( Bloomberg)

On s’affaire à quitter l’Irak avec tout ce que cela comporte : hommes et matériel :
-   Gilets pare-balles
-   Casques
-   Armes à feu
-   Sachets alimentaires
-   Piles
-   Claviers usés, chaises de bureau, radios, extincteurs, câbles d’ordinateurs, etc.

Après huit ans de guerre, on fait l’inventaire… Deux millions d’articles dans 92 bases. Il faudra environ 20,000 chargements pour évacuer tout cela.
Comme une invasion, mais à l’inverse.

La récupération du Pentagone

Si le matériel trop usé est jeté dans les poubelles irakiennes, il va de soi que l’armée récupère le matériel militaire : véhicules blindés, gilets pare-balles, M1, radios, génératrices, hélicoptères.
Certains véhicules anti-mines resteront toutefois en Irak « pour protéger les troupes ».
Le plus grand défi de Richardson est à trouver preneur pour toutes les choses que l’armée ne veut plus.
C’est le début du marché aux puces… En Alabama on a acheté – pour le prix du transport, des trombones et des clarinettes. Dans le même État, on a payé 42,000$ pour un bulldozer qui sert maintenant à déblayer des routes et des parcs publics.
Je vous passe les bienfaits du reste. Le déraillement commence ici. Sorte de mission « humanitaire » pour l’Irak.
Manière de parler…

Équipement militaire à vendre

Il restait 5,500 militaires prêts à partir. Mais, dit-on, les États-Unis « conservent une empreinte significative là-bas ».

La mission diplomatique des États-Unis est la plus importante dans le monde, le département d’État emploie 15,000 personnes, don 5000 agents de sécurité privés pour protéger les bâtiments et le personnel. L’ambassade américaine hébergera un programme du Pentagone pour promouvoir la vente d’armes de fabrications américaines. L’Irak achète pour 10$ milliards d’équipement militaire, plus des programmes de formation, et 6.5$ milliards en achat de F-16.

Les États-Unis laissent toutes ces bases vides qui serviront aux forces de sécurité irakienne.
Cuisines Remorques Génératrices… Biens excédentaires du Pentagone jugé trop coûteux pour être démantelé et transporté.
On transformera certains anciens sites militaires en postes civils. Pour le « Ministère de la Jeunesse et des Sports », ou encore des écoles. Des remorques repeintes au drapeau de l’Irak… La vente de feu et « dons » Selon les estimations du Pentagone, on donnera pour 580$ millions de dollars d’équipement. Ce qui soulève la grogne de certains Américains qui considèrent qu’ils ont déjà payé pour ces biens.
Le Pentagone estime toutefois que ces dons sont bien « dépensés » puisqu’ils aideront les Irakiens à se défendre contre les insurgés et garder de bonnes relations entre l’Irak et les États-Unis dans une région du monde hostile aux intérêts américains.
Eh ! Oui. Une région du monde hostile aux intérêts américains...

***

On ne peut pas être plus pompeux et arrogant quand on connaît l’histoire de l’invasion de l’Irak, la souffrance des civils, les millions d’Irakiens qui ont fui le pays, et l’état lamentable dans lequel il se trouve.

Il ne se passe pas une semaine sans que des attentats aient lieu.

On juge cela comme « un marché avantageux pour l’armée et la sécurité nationale ».

« Nous leur devons » dira Richardson.

« C’est la bonne chose à faire ».

Gaëtan Pelletier


(1)  http://www.bloomberg.com/news/2011-12-15/u-s-military-rushes-to-ship-out-eight-years-of-iraq-war-gear.html

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J'aurais bien aimé en tuer davantage !
 

• Un GI’s affirme avoir assassiné 255 personnes en Irak et qu’il n’éprouve pas le moindre remords

IL prétend avoir tué 255 personnes en Irak et qu’il n’éprouve aucun remords. « La légende », l’« exterminateur », et « le diable de Ramadi » ne sont que quelques-uns des surnoms du franc-tireur étasunien Chris Kyle.

Entre 1999 et 2009, Chris qui était alors officier de peloton Charly, troisième groupe de la force d’élite étasunienne, connue comme la Navy Seals, s’est gagné la réputation d’être le franc-tireur le plus meurtrier de toute l’histoire du groupe. Officiellement, on lui reconnaît 150 victimes, un nombre qui dépasse le record antérieur, de 109, atteint par un sniper pendant la Guerre du Vietnam.

Cependant, Kyle affirme que le nombre est plus élevé. Au cours de sa seconde bataille, à la fin 2004, il prétend avoir donné la mort à 40 ennemis.

Dans American Sniper, un livre publié récemment aux États-Unis par la maison d’Éditions HarperCollin, Kyle relate avec force détails le travail qu’il accomplissait comme combattant en Irak. « J’ai aimé ce que j’ai fait. Cela me plaît encore. Si les circonstances étaient différentes – si ma famille n’avait pas besoin de moi – j’y retournerai aussitôt », écrit-il.

LA CONSCIENCE TRANQUILLE

Le récit est clair, cru, comme l’a qualifié un critique littéraire étasunien, et il laisse apparaître la complexité de la psychologie de guerre. Kyle raconte comment, au long de sa carrière, il a cessé de douter en faisant face à ses victimes, et que son travail s’est amélioré sous les tirs croisés.

Sa compagnie, Charly, a été une des premières à débarquer dans la péninsule d’Al-Faw, au début de la dite Opération Liberté, lancée le 20 mars 2003 par George W. Bush, alors président.

À la fin du mois, dans un petit village de la région de Nasiriya, les officiers de Seals attendaient l’arrivée de l’infanterie de marine. Kyle et d’autres soldats surveillaient l’opération depuis le toit d’un immeuble.

Tous les habitants s’étaient enfermés dans les maisons pour regarder par la fenêtre. Tous, sauf une femme et quelques enfants qui rodaient dans la rue. Quand les soldats se sont approchés, la femme leur a lancé un objet jaunâtre qu’elle avait dans sa poche. Selon l’article, le chef a supposé que c’était une attaque : « C’est une grenade ! Une grenade chinoise ! a crié le chef de Kyle. Tire ! Et, le voyant hésiter, le chef a répété : « Tire ! »

Kyle a appuyé deux fois sur la gâchette, la « première et unique fois » où il a tué une personne en Irak qui ne soit ni un homme ni un combattant. « C’était mon devoir. Je n’ai pas de remords », écrit-il. « Mes balles ont sauvé plusieurs Étasuniens dont la vie valait bien plus que celle de cette femme à l’esprit retors. Je peux faire face à Dieu la conscience tranquille pour ce qui concerne mon travail ».

LA HAINE

Cet Étasunien, originaire du Texas, qui a appris à tenir une arme dès le plus jeune âge, est devenu un virtuose en accomplissant une des fonctions les plus controversée dans les conflits armés.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les francs-tireurs d’élite étaient considérés comme des assassins en série. Dans les guerres contemporaines, où on valorise la précision, ces spécialistes ont gagné un statut spécial.

Kyle est fier d’avoir tué un homme à une distance de 2 100 mètres, dans la ville de Sadr, un bourg dans la banlieue de Bagdad, en 2008.

Les meurtres avec armes à feu commis par des sociopathes ou des psychopathes – comme c’est le cas du Norvégien qui a abattu 69 jeunes dans l’île d’Utoeya – renforcent l’image de froideur de ces professionnels.

Kyle, pour sa part, explique sa haine de « l’ennemi » qui est allée en augmentant tout au long de ses différents séjours en Irak. « Je hais profondément le mal que portait cette femme en elle », dit Kyle en faisant référence à sa première victime de sexe féminin. « Je la hais encore aujourd’hui. »

Les quatre voyages de Kyle lui ont apporté prestige et gloire. Le soldat n’attache pas d’importance au succès qu’il s’est gagné comme le « sniper le plus efficace de l’histoire des forces d’élite »

« Le nombre ne compte pas pour moi. J’aurais aimé en tuer davantage. Pas pour crâner, mais parce que je crois que le monde est un lieu meilleur sans les sauvages qui s’en prennent à la vie du président étasunien. »

De retour à la vie civile depuis 2009, Kyle vit maintenant au Texas, où il a ouvert une entreprise pour apprendre à tuer : il entraîne des francs-tireurs d’élite des Forces armées étasuniennnes (Fragments tirés de BBC–La Nacion, de Buenos Aires–Cubadebate)

 
Comme la résistance irakienne le prévoyait, les troupes étasuniennes ont quitté l’Irak « la queue entre les jambes », sans tambour ni trompette. Cela dit, les Irakiens sont loin d’en avoir fini avec l’occupation américaine.

Barack Obama avait beau dire, le 12 décembre dernier, que les « derniers soldats américains » quittaient l’Irak « la tête haute et dans l’honneur », sur le terrain la réalité était toute autre. A part leurs obligés politiques et les trafiquants et proxénètes qui rodaient autour de leurs bases, personne ne les regrette. Pour les Irakiens, toutes tendances confondues, les G.I sont la lie de la terre, des « serial killers ». Les communicants du Pentagone se gardent bien de dire que l’armée US a dû payer cash plus d’une vingtaine de chefs de tribus sur la route du sud de l’Irak pour que les convois militaires parviennent au Koweït sans être attaqués.

Redéploiement militaire,plutôt que retrait

Dans un communiqué, l’Armée de l’Ordre naqshabandi, membre du front de libération dirigé par Izzat Ibrahim al-Douri, chef du parti Baas clandestin, fait remarquer que l’ambassade des Etats-Unis héberge « des milliers de mercenaires de sociétés de sécurité », que des consulats bourrés d’espions ont été ouverts dans chaque gouvernorat et que des officiers américains, baptisés « instructeurs », conseilleront les forces de répression du régime. Le porte-parole de l’organisation en conclut que l’occupation de l’Irak se poursuit sous une autre forme. C’est également le constat de Jason Chaffetz, Représentant républicain de l’Utah au Congrès des Etats-Unis, qui note qu’Obama s’est livré à un « tour de passe-passe », après le refus du gouvernement irakien d’accorder l’immunité aux G.I’s, en augmentant le nombre des « contractors » haïs par la population. La résistance nationale et Al-Qaïda au Pays des deux fleuves ont donc de beaux jours devant eux.

En effet, si les Etats-Unis ont construit à Bagdad une ambassade-bunker occupant une surface équivalent à celle de l’Etat du Vatican, ce n’est pas pour laisser les Irakiens maîtres de leur destin, mais pour tirer les ficelles des agents recrutés par la CIA ces neuf dernières années. Selon The Huffington Post, 50% des 16 000 personnes constituant le personnel de l’ambassade, sont des agents de sécurité. En d’autres termes des militaires et des espions. Ces chiffres ne comprennent pas les contractors – mercenaires - protégeant les consulats et le Bureau de coopération en matière de sécurité qui forme la nouvelle armée irakienne aux matériels en attente de livraison : hélicoptères, tanks, et 18 F-16. Les contrats signés dans se domaine sont estimés à 13 milliards de dollars. D’autres, d’une valeur de 900 millions de dollars, sont en discussion. Au total, pas moins de 3 500 « contractors » seront dispatchées à travers l’Irak, dans dix agences dépendant du Bureau de coopération. On comprend à l’énumération de ces chiffres que le Pentagone préfère parler de « redéploiement » militaire, plutôt que de « retrait »  !

Vers la dictature

Les troupes qui s’en vont laissent derrière elles un pays brisé en mille morceaux. En neuf ans, alors que le pétrole coule à flot, les gouvernements américano-iraniens successifs n’ont pas été capables de remettre en état les infrastructures détruites en avril 2003. Saddam Hussein, se rappellent les Irakiens, avait rétabli la distribution d’eau potable et d’électricité en six mois, et fait reconstruire à l’identique les bâtiments et ouvrages détruits. Mi-décembre, Salah al-Mutlaq, vice-Premier ministre irakien, s’est dit « choqué » d’entendre Barack Obama présenter Nouri al-Maliki en visite à la Maison-Blanche, comme « le chef élu d'un Etat souverain, autonome et démocratique », d’autant qu’il était accompagné par Hadi al-Amiri, ministre des Transports et ancien chef de la milice Badr, accusé d’enlèvements et de tortures par les Irakiens. Depuis les dernières élections législatives, le Premier ministre irakien a entre ses mains tous les organes de sécurité et a fait arrêter un millier de baasistes soupçonnés de complot. Une brigade chiite, acquise à sa cause, suffirait pour occuper la Zone verte et cueillir au saut du lit tous les dirigeants opposés à son régime. En fait, dit Al-Mutlaq, l’Irak se dirige vers la dictature et la partition, c'est-à-dire vers de nouvelles guerres. Des vérités pas bonnes à dire, Maliki demande maintenant au Parlement de le démettre de son poste et s’en prend à Tarik al-Hashemi, vice-président de la République, chef du Parti islamique, les Frères Musulmans irakiens.

Source : France-Irak

Photo : defense.gov

 


Edité par T 34 - 26 Jan 2012 à 20:05
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Comment est ce qu'on apporte la "démocratie"

 

Il ne faut surtout pas sauver le soldat Needham

 
Gaëtan PELLETIER

« J’en rêve encore. J’ai vu des enfants – des corps des enfants coupés, brûlés et mutilés. Voir des femmes mortes et des femmes mutilées vous change à jamais »

John Needham, Juillet 2009

John Needham est décédé d’une overdose de médicaments, en 2010. En 2008, il avait battu à mort sa copine, Jacqwelyn Villagomez. Ce jeune homme, sportif, bon garçon est sorti de la guerre d’Irak, blessé mentalement et physiquement. Sa « transformation » s’est faite durant son année de service dans une unité dont les méthodes étaient pour le moins douteuses. (1)

Après une tentative de suicide pendant le service, il fut blessé au dos et transporté dans un hôpital en Allemagne. Il devient accroc à la médication, puis après une suite d’interventions chirurgicales, il fut atteint d’une infection. On découvrit par la suite une tumeur de la grosseur d’un pamplemousse.

En 2007, il écrivit une lettre aux autorités concernées au sujet des méthodes de l’unité 2-12, dans le but de porter des accusations de crimes de guerre. Cette lettre se « perdit » sans doute volontairement jusqu’à ce qu’une documentariste produise une vidéo de 47 minutes, une entrevue avec le père de John pour éclaircir cette affaire.(2)

John fut incarcéré et accusé de meurtre. Son père dut payer une caution de 1 million de dollars pour le faire libérer en attendant son procès qui n’eut jamais lieu.

AVERTISSEMENT : les images sont atroces et difficiles à supporter. Néanmoins, elles ont été intégrées dans la lettre de John par un site américain – ainsi qu’à la vidéo – avec un commentaire sur la « nécessité d’aller implanter une démocratie », et le prix à payer.

Lettre de John ( Traduction maison : Gaëtan Pelletier)

18 décembre 2007

Pour : M. Randy Waddle, inspecteur général adjoint, Ft. Carson, au Colorado, CC : LTC John Shawkins, inspecteur général, Ft. Carson, au Colorado, le major général Mark Graham, commandant, Ft. Carson, au Colorado Major Haytham Faraj, USMC, Camp Pendleton, en Californie Lt général Stanley Greene, l’armée américaine inspecteur général

Objet : Notification formelle des atrocités de guerre et crimes commis par le personnel de la Compagnie B, 2-12, 2e Brigade Combat Team, 2nd Infantry Division en Irak

Cher Monsieur Waddle,

Mon nom est John Needham. Je suis un membre de la Compagnie Bravo du 2e Bataillon, 2e Division d’infanterie, 2e Brigade Combat Team, 2e Division d’infanterie, (BCO ,2-12INF, 2BCT, 2id. J’ai été déployé avec mon unité à l’Irak d’Octobre 2006 jusqu’à Octobre 2007, puis j’ai été évacués pour des blessures physiques et mentales dont souffert pendant mon déploiement. Le but de ma lettre est de rapporter ce que je crois être des crimes de guerre et de violation du droit des conflits armés que j’ai personnellement témoins alors qu’il était déployé en Irak.

En arrivant en Irak en Octobre 2006 mon unité a été affectée à l’unité de cavalerie ¼ au Camp Prospérité. En Mars 2007, j’ai été renvoyé de mon unité, la société B 2-12 au camp Falcon. C’était au camp Falcon que j’ai observé et été forcé de participer à des actes laids et inhumaines contre les citoyens irakiens dans notre domaine de responsabilités. Ci-dessous je liste quelques-uns des incidents qui ont eu lieu.

En Mars 2007, j’ai été témoin que le SSG Platt a tiré et de blessé un ressortissant irakien sans cause de  provocation. Le sergent-chef a déclaré qu’il soupçonnait l’Irak d’être un « trigger man » . Nous n’avions pas été attaqués et nous n’avons trouvé aucune preuve au sujet de cet l’homme pour soutenir cette allégation. Pendant que l’Irakien saignait sur le sol , PVT Smith a demandé d’administrer les premiers soins à l’irakien. SSgt Platt a dit non : "laisser-le saigner." Quand SSG Platt s’est éloigné , Pvt Smith et PVT Mullins se sont dirigés vers l’irakien et l’ont traîné dans une ruelle, et appliqué les premiers soins. Ils l’ont ensuite conduit à une cache pour un traitement ultérieur.

En Juin 2007 1SG Spry demanda qu’un jeune iranien soit arrêté, interrogé, détenu et tué. Nous n’avions aucune preuve que l’Irakien était un insurgé ou terroristes. Dans tous les cas où nous avons procédé à des arrestations, aucun ne constituait  une menace. Bien que je n’ai pas été personnellement témoin de l’assassinat, j’ai observé 1SG Spry démembrer le corps et parader attaché au capot d’un Humvee dans le quartier Mouhalla, pendant que l’interprète lançait des avertissements en arabe dans le haut-parleur. J’ai une photo qui montre 1SG Spry, en train d’extirper le le cerveau de la victime.

À une autre occasion un irakien a été arrêté par une équipe dirigée par le Sgt Rogers, pendant il marchait dans une ruelle. L’Irakien a été détenu et interrogé, les mains attachées derrière le dos, SGT Rogers lui arracha la peau du visage.

1ER Spry a abattu un adolescent irakien d’environ 16 ans. Cela sans aucune provocation, l’Irakien ne représentant aucune menace à l’unité. Il était simplement sur son vélo au passage d’un site embuscade. Quand je suis arrivé sur la scène, j’ai observée 1SGT Spry avec SSG Platt qui démembrait corps du garçon.

En août 2007, j’ai répondu à l’appel radio du SGT Rogers rapportant qu’il venait d’abattre un Irakien qui tentait d’entrer par un trou que le peloton avait créé en faisant exploser un mur, afin de leur permettre l’observation de la zone au cours d’une patrouille de sécurité. Quand je suis arrivé, j’ai vu un seul homme armé qui était encore en vie, couché sur une barricade. L’homme était âgé d’environ 30 ans. Il avait un vieux pistolet Ruger accroché à son pouce. Il était évident, pour moi , que le pistolet a été placé là, vu la façon dont il était suspendu à son pouce. L’Irakien était encore vivant quand je suis arrivé.

J’ai vu le SGT Rogers lui tirer dessus à deux reprises dans le dos avec des balles à pointe creuse. L’Irakien était encore en mouvement. Je demandais pourquoi ils lui ont tiré dessus à nouveau quand j’ai entendu le sergent Hoskins dire "il se déplace, il est toujours vivant."

SPEC Hoskins ensuite déménagé à l’irakien et l’a tiré derrière la t^teé . SSG Platt et SGT Rogers étaient visiblement excités de cet acte. Je les ai vus ensuite extirper la cervelle de l’ irakien et le placer dans le le « body bag ». CPT Kirsey doit avoir appris quelque chose de cet incident parce qu’il était très bouleversé et a admonesté les sous-officiers impliqués.

J’ai vu et entendu 1SGT Spry se vanter tuer les chiens. Il tenait un compte . Au dernier décompte, Je me souviens qu’il se vantait d’avoir tué 80 chiens.

En de nombreuses occasions j’ai observé les SGT Temples, SSG Platt et SGT Rogers battre et abuser d’adolescents irakiens, certains aussi jeunes que 14, sans cause. Ils devaient pénétrer dans r une maison près des zones où ils soupçonnaient que nous avions reçu des tirs de snipers, puis ils arrêtaient et battaient les enfants.

J’ai des photos qui supportent mes allégations. J’ai aussi de nombreuses autres photos sur un PC portable que l’unité m’a illégalement saisies. J’ai demandé qu’elles me soient retournées, mais ils ont refusé.

Mes expériences m’ ont porté un coup terrible. Je souffre du SSPT( 3 ) et dépression. Je n’avais aucun moyen d’arrêter les actions atroces de mon unité. Quand j’ai refusé de participer, ils ont commencé à abuser de moi et à me harceler. Je suis toujours en traitement à l’hôpital naval de Balboa. Je vous demande respectueusement que vous enquêtiez sur ces questions et assumer ma sécurité en me réaffectant à une autre unité qui n’est pas située à Fort Carson, que vous retourniez mon PC ou, du moins, le saisir pour protéger les preuves sur celui-ci , et que vous émettez un ordre militaire de protection afin d’interdire les membres de mon unité fautive de harceler, d’exercer des représailles, ou de me contacter.

J’ai quelques photos et quelques documents à l’appui de ces allégations.

Respectueusement,

PFC John Needham de l’armée américaine

____________________________________

1-Selon les propos du père de John Needham, Michael, un vétéran de la guerre du Vietnam, l’unité 2-12 s’adonnait au pillage, à la recherche de drogues, et à la revente de marchandises.

2-On the Dark Side in Al Doura- A Soldier in the Shadows

3-SSPT : Syndrome de Stress Post Traumatique

Référence :

A - http://www.aolnews.com/2010/02/26/iraq-war-vet-in-murder-case-found-dead-faced-other-charge/

B - http://www.salon.com/2009/02/12/coming_home_three/

C – http://drvitelli.typepad.com/providentia/2011/12/the-military-john-needham-and-ptsd-.html

D- http://www.dailymail.co.uk/news/article-2061425/Troubled-Iraq-veteran-John-Needham-killed-girlfriend-dead-18-months-later.html

Gaëtan Pelletier, Janvier 2012

La vidure




Edité par T 34 - 31 Jan 2012 à 20:46
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Les médias passent sous silence les morts dont les Etats-Unis sont responsables
 

Un million de morts en Irak (Socialist Worker)

 
 
Danny LUCIA

Plus d’un million d’Irakiens sont morts dans la guerre américaine.

Cette phrase est un test décisif. La réaction immédiate de certaines personnes est de dire "Ce n’est pas possible" parce que les Etats-Unis ne pourraient pas faire une chose pareille. Ou parce que des crimes d’une telle envergure ne se produisent plus. Ou parce qu’ils se produisent mais seulement dans des endroits épouvantables que les Etats-Unis n’ont pas encore libérés.

Un million de morts c’est un chiffre qui vous fait dire "Grand-papa, pourquoi n’as-tu rien fait pour empêcher ça ?". C’est un chiffre qui place indéniablement les Etats-Unis au rang des méchants de l’histoire. Ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas accepter cela ne peuvent pas non plus admettre qu’un million d’Irakiens soit mort. Leur cerveau rejette cette éventualité comme s’il s’agissait d’un virus étranger.

Noam Chomsky a écrit un jour que "le signe d’une culture vraiment totalitaire est que des vérités importantes ont tout simplement perdu tout sens pour les gens et sont assimilées à des provocations du niveau de ’Va te faire foutre !’ et ne peuvent générer en réponse qu’une torrent parfaitement prévisible d’injures."

C’est en effet à peu près la manière dont les médias ont réagi au chiffre de un million quand il a été annoncé en 2007 par la firme de sondages britannique, Opinion Research Business (ORB) (En fait la firme estimait que 1 220 580 Irakiens étaient morts, ce qui confirmait en la mettant à jour une étude réalisée l’année précédente par des chercheurs de l’Université Johns Hopkins et publiée dans le journal médical The Lancet).

Prenons par exemple Kevin O’Brien, le rédacteur en chef du Cleveland Plain Dealer. Quand il a reçu le mail qui l’informait des résultats des recherches de ORB qui a parmi ses clients le Parti Conservateur Britannique et Morgan Stanley, il a répondu : "Enlevez-moi de votre mailing list et épargnez-moi votre propagande cousue de fil blanc".

* * * *

"Nous ne tenons pas le compte des cadavres" est la célèbre réponse que le Général Tommy Franks a faite à un reporter qui l’interrogeait sur les pertes civiles. Il n’est pas le seul dans son cas.

Dans les commentaires moroses du mois dernier sur la fin de la guerre en Irak, on a rarement trouvé un chiffre correspondant au nombre d’Irakiens morts. Les reporters ont répété que les chiffres des pertes irakiennes "n’étaient pas connus", ce qui montre que les médias ont à peu près le même intérêt pour le nombre de morts en Irak que pour le nombre d’écureuil morts dans un feu de forêt.

Ce que Mary Milliken de Reuters a écrit est typique : "Aujourd’hui nous avons commémoré la mort dans cette guerre d’un nombre inconnu d’Irakiens et celle de presque 4 500 Etasuniens."

Combien d’Etasuniens sont morts, Mary ? - Presque 4 500. Et combien d’Irakiens ? - Oh, vous savez, beaucoup. Un grand nombre.

"Un nombre inconnu" signifie qu’il n’y a pas d’estimation disponible du nombre exact de morts irakiens. En fait, il y en a deux : une organisation intitulée Iraq Body Count (IBC) a estimé à environ 110 000 le nombre d’Irakiens morts, sur la base des rapports des médias et des statistiques du ministère de la Santé. IBC admet que ce total est sûrement inférieur à la réalité parce que les armées d’occupation et les combattants de guerres civiles sectaires n’ont pas l’habitude de bien tenir leurs livres de comptes, mais il n’est pas d’accord avec le chiffre plus élevé de ORB et Johns Hopkins indiqué plus haut.

Sans vouloir entrer dans un débat méthodologique, il y a des chiffres disponibles qui permettraient de se faire une bonne idée des pertes civiles en Irak. Mais les reporters comme Kevin O’Brien et Mary Milliken ne les font pas "connaître".

Le silence qui entoure les chiffres n’est pas tant une conspiration que l’évidence que certains chiffres sont absolument incompatibles avec la mentalité impériale étasunienne.

Prenons un autre chiffre funeste d’une décennie antérieure : selon le Fond pour les Enfants de l’ONU, 500 000 enfants irakiens sont morts dans les années 1990 à cause des sanction imposées par l’ONU (sous la pression des Etats-Unis) qui empêchaient les médicaments et autres produits de première nécessité d’entrer dans le pays.

En 2000, le coordinateur des l’aide humanitaire de l’ONU a donné sa démission pour protester contre les sanctions, deux ans après que son prédécesseur ait fait la même chose. Ces deux diplomatiques expérimentés ont plus tard utilisé le mot "génocide" pour décrire la politique étasunienne.

Si vous ignorez ces faits ou les avez oubliés, vous n’êtes pas le seul. Il en est de même pour ceux qui ont décidé d’attaquer l’Irak. Il n’y a pas d’autre explication au fait que la stratégie de guerre et d’occupation étasunienne reposait sur la présomption que leur soldats seraient accueillis en libérateurs par les parents de ces 500 000 enfants. (Les sanctions d’ailleurs n’avaient pas été imposées au nord kurde, la seule partie d’Irak qui n’a pas offert de résistance massive à l’occupation étasunienne).

Ce n’est pas par hasard que la plupart des militants pacifistes les plus engagés sont des révolutionnaires d’une couleur ou d’une autre. Nous sommes capables d’appréhender l’atrocité du crime commis contre l’Irak parce que nous sommes radicaux. Et vice-versa.

Nous, les révolutionnaires, nous sommes confrontés ironiquement à la sagesse conventionnelle qui nous accuse d’être des adeptes fanatiques de "la fin justifie les moyens" sans aucun souci du sang versé, parce que nous voulons transformer la société.

Mais c’est Madeleine Albright, la Secrétaire d’Etat de l’époque, qui a dit en parlant de la mort des 500 000 enfants irakiens que "c’était le prix à payer". Et c’est Leon Panetta, le secrétaire de la Défense actuel qui a utilisé exactement la même expression à propos de la seconde invasion et occupation de l’Irak.

Ces paroles sont l’expression d’une ordre fanatique auquel nous devrions tous nous opposer de toutes nos forces.

Danny Lucia

Pour consulter l’original : http://socialistworker.org/2012/01/30/one-million-dead

Traduction : Dominique Muselet

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L'Irak accuse des pays arabes de faciliter le financement de groupes terroristes


BAGDAD - Un haut responsable irakien a accusé vendredi des pays arabes, sans les nommer, de faciliter le financement de groupes terroristes, alors que Bagdad doit accueillir fin mars le prochain sommet arabe.

Des commerçants de certains pays de la région, avec l'aide de leurs Etats, financent de manière importante des groupes terroristes en Irak. Les dirigeants de ces pays affirment ne rien savoir sur cette question mais les faits prouvent le contraire, a affirmé le vice-ministre de l'Intérieur Adnane al-Assadi sur la chaîne publique Iraqiya.

Des institutions sécuritaires de certains pays de la région sont au courant de ces mouvements financiers et sur l'envoi de terroristes mais elles ferment les yeux, a-t-il ajouté.

Il y a près de trois cents prisonniers arabes, en majorité des Saoudiens, en Irak, selon le ministère de la justice.

Nous avons aussi trouvé que des groupes recevaient de l'argent par le biais de certaines ambassades arabes et parfois même d'autres qui ne le sont pas. Ils reçoivent des bons qu'ils doivent aller encaisser. Cet argent vient de commerçants de ces pays, a expliqué M. Assadi, qui a la haute main sur le ministère de l'Intérieur en l'absence d'un ministre désigné.

Le sommet arabe prévu le 29 mars doit marquer le retour de l'Irak sur la scène arabe. Ce pays n'a plus été l'hôte d'un sommet régulier depuis novembre 1978 et le dernier sommet extraordinaire à Bagdad remonte à mai 1990, quelques mois avant l'invasion du Koweït par Saddam Hussein.

Le sommet annuel de la Ligue arabe a été repoussé à deux reprises en raison des mouvements de contestation. Il devait initialement se tenir le 29 mars 2011 à Bagdad puis avait été repoussé une première fois au 11 mai 2011.

Interrogé sur la situation à la frontière avec la Syrie, M. Assadi a répondu: Ce qui nous inquiète c'est la détérioration de la situation du côté syrien car l'armée est occupée avec d'autre problèmes. Il y a de la contrebande et même des accrochages entre les forces syriennes et les contrebandiers.

Selon lui, l'armée syrienne est toujours à la frontière mais en nombre réduit. C'est le chaos (en Syrie) et des institutions publiques sont pillées près de la frontière . Nous avons aussi constaté que certains soldats quittaient leurs positions à la frontière.

 

Irak: le vice-président responsable d'attaques contre les chiites, selon une enquête

BAGDAD (AP) — Les conclusions d'une enquête présentées jeudi affirment que le vice-président sunnite Tariq al-Hashemi et ses collaborateurs sont responsables d'attaques mortelles contre des responsables de la sécurité et des pèlerins chiites.

Le porte-parole du Conseil suprême judiciaire Abdul-Sattar Bayrkdar n'a pas donné de preuves pour étayer les découvertes de la commission d'enquête.

Le vice-président Tariq al-Hashemi a nié ces allégations et accuse le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki d'avoir organisé une campagne de diffamation pour asseoir son pouvoir.

Le conseil judiciaire indépendant avait nommé une commission d'enquête de neuf juges, après que le gouvernement a émis un mandat d'arrêt contre Al-Hashemi en décembre, provoquant le chaos dans la vie politique irakienne.

Al-Hashemi se trouve au Kurdistan irakien.



Edité par T 34 - 20 Mar 2012 à 03:48
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Plus d'un million de manifestants dans les rues Irakiennes neuf ans après l'invasion américaine, pour défendre les services publics et réclamer « leur part du pétrole »

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Plus d'un million de manifestants dans les rues Irakiennes neuf ans après l'invasion américaine, pour défendre les services publics et réclamer « leur part du pétrole »

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Plus d'un million de manifestants ont défilé ce lundi dans les rues de Bassorah, dans le fief du dignitaire chiite Moqtar Al-Sadr, pour le neuvième anniversaire de l'invasion américaine réclamant de meilleures conditions de vie.

Les manifestations s'étaient multipliées ces dernières semaines en soutien aux manifestations pacifiques réprimées au Bahrein et en Arabie saoudite, et en marquant une nette méfiance vis-à-vis des manœuvres américaines et occidentales en Syrie. Cette fois, les manifestants ont choisi d'axer leurs préoccupations sur la situation dramatique du pays.

« Électricité », « Education » et « Démocratie » étaient les mots d'ordre qui sortaient de la bouche des manifestants. Scandé comme une rengaine également par la foule des mécontents, brandissant des câbles électriques, des bidons d'eau pour symboliser la piètre qualité des services publics : « Nous voulons notre part de la richesse pétrolière ! »

Car neuf ans après la chute du régime baasiste, la situation du peuple Irakienne est catastrophique sur tous les plans : pauvreté massive, corruption généralisée, services publics privatisés à la dérive.

23% de la population est au chômage, 30% de la population est sous-employée. Un irakien sur quatre tente de survivre avec moins de deux dollars par jour.

L'Irak est désormais selon l'ONG Transparency international le deuxième Etat le plus corrompu au monde après la Somalie, un Irakien sur quatre admet déjà avoir remis un pot-de-vin à un fonctionnaire pour faciliter des démarches administratives.

Pour ce qui est des anciens services publics, largement privatisés par une centaine de décrets émis par l'Autorité provisoire de la Coalition anglo-américaine en 2003, le bilan est désastreux. Un Irakien sur quatre seulement a accès à un système d'égouts, un sur cinquante en zones rurales.

L’électricité est rationnée,la plupart des Irakiens n'ont accès à l'électricité qu'une heure sur cinq voire moins, le réfrigérateur ou le climatiseur est un luxe dans un pays où en été la température peut avoisiner les 50 degrés.

Parmi les manifestants, la colère s'exprimait crûment : « Il n'y a pas de boulot, nous vivons dans des conditions terribles, il n'y a même plus de services publics », s'exprimait Latiaf Kadhim.

« Les députés ne pensent qu'à eux et ignorent le sort des plus pauvres », pour un autre manifestant, Muttashar Saeed.

Les intervenants officiels, proches des milieux chiites et du clan sadriste, ont lancé des appels au gouvernement pour assurer des emplois bien payé, des services publics de qualité et pour lutter contre la corruption.

Saluant la lutte menée par le peuple irakien contre les troupes d'occpation américaines, qui ont quitté le pays en décembre, Assad al-Nasiri a notamment déclaré : « Nous nous sommes battus pour libérer l'Irak de l'occupation Américaine, désormais le gouvernement doit satisfaire nos revendications, celles d'une meilleure vie ».

La situation dramatique du peuple irakien neuf ans après l'invasion américaine, et le rétablissement d'une démocratie fantoche aux intérêts des multi-nationales occidentales, ne peut que renforcer la vigilance ainsi que l'opposition des communistes et des progressistes aux manœuvres occidentales autour de la Syrie et de l'Iran, utilisant peu ou prou la même rhétorique, celle de l' « impérialisme bienveillant ».



Edité par T 34 - 30 Mar 2012 à 03:18
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Tareq Aziz et la mort lente des prisonniers politiques
 

 
par Gilles Munier
 

Tarek Aziz, 76 ans, est emprisonné depuis neuf ans. D’abord incarcéré par les Américains au Camp Cropper, il a été livré, en juin 2010, à ses ennemis. Il est depuis dans une cellule de la prison d’Al-Kadimiya, à Bagdad, et condamné à mort. Gravement malade, épuisé par le système carcéral et une grève de la faim, il se meurt lentement faute de médicaments et de soins réguliers. Maître Badie Aref, son avocat irakien, a demandé à plusieurs reprises son hospitalisation à Bagdad ou à l’étranger, sans résultat. En août 2011, il a remis à Nouri al-Maliki un message où Tarek Aziz demandait que son exécution ait lieu  « dès que possible ».

Tarek Aziz, « Le chrétien »

Tarek Aziz va bientôt mourir. En prison, il est aidé par des co-détenus pour se mouvoir et s’alimenter. Aux dernières nouvelles, il aurait des difficultés pour reconnaître sa femme et sa fille qui vivent à Amman, seules autorisées à le rencontrer une fois par mois. A chaque voyage, elles lui remettent la douzaine de médicaments qui lui manquent, mais ne peuvent que constater la dégradation de son état de santé.

Nouri al-Maliki et le parti al-Dawa qui ont tenté de l’assassiner, en avril 1980, cherchent leur revanche parce qu’il est pour eux, « Le chrétien », celui qui avait convaincu les Occidentaux de la dangerosité du régime de l’ayatollah Khomeiny. Ils ne lâcheront pas leur proie. Depuis 2003, des tueurs pro-iraniens ont éliminé la plupart des pilotes de chasse qui ont bombardé l’Iran ainsi que les ingénieurs chargés des tirs de missiles.

En France, parmi ceux qui ont connu Tarek Aziz, très peu sont intervenus en sa faveur. Espérons que le documentaire du Père Jean-Marie Benjamin (lire ci-dessous*) qui lui est consacré, primé… aux Etats-Unis (!), réveillera les consciences endormies des hommes politique qui se pressaient pour le rencontrer à Bagdad, ou lors de ses passages à Paris.

 

Leur vie est un enfer

Les autres prisonniers politiques incarcérés à Al-Kadimiya ne sont pas mieux lotis, d’autant qu’ils sont peu ou pas connus à l’étranger. Citons en trois, sur la liste des 55 dignitaires irakiens les plus recherchés par le Pentagone en 2003 :

Saadoun Shaker, ministre de l’Intérieur (1979-1987), a eu plusieurs crises cardiaques. Il s’était retiré depuis longtemps de la vie politique. Il a quand même été condamné à mort « pour avoir réprimé des partis religieux », alors que cette responsabilité n’était pas de son ressort mais de la compétence de services dépendant du président Saddam Hussein.

Mohamed Mehdi Saleh, ancien ministre du Commerce, arrêté par la CIA en avril 2003, a pratiquement perdu la vue, faute aussi de soins. Son dossier est vide, mais il était en poste quand des commerçants chiites se livrant au marché noir pendant l’embargo, ont été pendus. Il n’a rien à voir avec leur arrestation et encore moins avec leur exécution. La Cour de cassation a ordonné, il a 8 mois, sa libération : il ne l’est toujours pas été.

En avril 2003, les Marines avaient présenté comme une victoire l’arrestation de Hikmat al-Azzaoui, ancien ministre des Finances, 8 de carreau du jeu de cartes de Donald Rumsfeld. Il est mort à 79 ans à l’hôpital de la prison d’Al-Kadimiya, le 27 janvier dernier, faute de soins dans l’indifférence générale.

En octobre 2011, Nouri al-Maliki s’en est pris aux cadres intermédiaires du parti Baas, après que le CNT libyen lui a remis une liste de « comploteurs » trouvée au siège des services secrets du colonel Kadhafi.  Plus de 600 Irakiens ont été aussitôt arrêtées dans tout le pays, ainsi que 140 professeurs de l’université de Tikrit. D’autres arrestations ont suivies. Les « comploteurs » ont été emprisonnés, pour la plupart, dans des camps ou des prisons secrètes. Leur vie est un enfer.

Invitation : « Tareq Aziz : L’autre vérité » (63’), réalisé par le Père Jean-Marie Benjamin, a obtenu le prix 2011 du meilleur documentaire au Festival du film de Silent River (Irvine, Californie). Il sera projeté en exclusivité à Paris, le jeudi 15 Mars, à 18 heures, au Studio des Ursulines  (10, rue des Ursulines - RER Luxembourg) en présence du réalisateur. Entrée libre.

Présentation du documentaire : http://www.youtube.com/watch?v=FmFnxxRD2Ag  

 

Sur le même sujet, lire aussi :

Appel lancé en mars 2005, pour demander la libération de Tarek Aziz (liste des signataires)
http://www.france-irak-actualite.com/article-liberez-tarek-aziz-et-ses-compagnons-59876428.html  

Bulletin de santé de Tarek Aziz (clinique du Camp Cropper – 26/1/10)
http://www.france-irak-actualite.com/article-tarek-aziz-etat-de-sante-45332733.html  

« Tarek Aziz… connais pas ! »
http://www.france-irak-actualite.com/pages/Tarek_Aziz_connais_pas_Bakchichinfo_20508-1982322.html  

Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop
http://www.france-irak-actualite.com/pages/tarek-aziz-l-homme-qui-en-sait-trop-juin-2008--1982315.html



Edité par T 34 - 21 Apr 2012 à 02:22
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Irak : le défilé du premier mai attire des milliers de personnes à Bagdad, par Salam Ali

 
source : People’s World (Etats-Unis), 2 Mai 2012

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

BAGHDAD – J’ai participé au défilé du premier Mai dans organisé dans le centre de Bagdad par le Parti Communiste Irakien. Des milliers de personnes ont défilé, agitant des drapeaux rouges, tendant des banderoles avec des revendications syndicales. L’ambiance était déterminée mais aussi festive.

L’Etat a commencé par refuser de donner un permis pour que la manifestation commence à Firdos Square et s’achève à Liberation (Tahir) Square. Le refus est arrivé seulement quatre jours avant le premier mai, en dépit du fait que la demande avait été faite par le parti huit jours plus tôt. Le prétexte du refus était léger et reposait sur l’affirmation que les manifestations ne sont pas autorisées à Liberation Square et que des travaux d’entretien étaient en cours à la place Firdos. On a découvert que c’était un mensonge puisqu’une manifestation à Liberation Square a été autorisée le jour même où on rejetait la demande du Parti Communiste !

Le parti a publié une déclaration, largement couverte par les médias irakiens, qui présentait le refus du gouvernement d’autoriser le défilé du premier mai comme un acte prémédité. Il intervient après plusieurs autres mesures récentes visant à harceler le Parti Communiste, réduire ses activités, parmi lesquelles une attaque ouverte des forces de sécurité contre le siège de son quotidien Tareeq Al-Shaab (La Voie du Peuple) à la fin du mois de mars. La déclaration du parti présentait également cette nouvelle mesure comme une autre tentative de supprimer les droits civils et la liberté d’expression garantis par la constitution.

Le parti a aussi souligné qu’il avait le droit, en accord avec la constitution, d’organiser des activités comme celle-ci.

Après l’expression d’un large soutien à la position des communistes et à leur droit d’organiser un défilé du premier mai, les autorités ont été forcées de donner leur accord, mais en imposant un parcours différent. Le défilé a eu lieu, le premier mai, et est parti d’une place proche du Théâtre National et a fini par un rassemblement massif au siège du parti, place Andalus, au centre de Bagdad.

L’événement a bénéficié d’une couverture exceptionnelle de a part des médias irakiens. Les dirigeants du parti ont été interrogés par plusieurs chaînes de télévision lundi soir, après une déclaration controversée du Premier Ministre Nouri al-Mailiki, dans laquelle il critiquait le recours aux manifestations et aux banderoles ! Cette déclaration a été largement interprétée comme une réaction à l’événement organisé par le Parti Communiste à Bagdad et dans d’autres provinces pour célébrer le premier mai. Il y a eu des manifestations à Basra, Hilla, Diwaniya et Nasiriyah. Le Parti Communiste du Kurdistan a également organisé des rassemblements devant le parlement régional du Kurdistan en avril et une manifestation à Sulaimaniyah.


Irak : Les enfants de Fallujah - l’hôpital des horreurs (The Independent)

 
Robert FISK

Reportage spécial : Deuxième jour : Mort-nés, invalidités, difformités trop bouleversantes pour être décrites - ce qui se cache derrière la souffrance à l’Hôpital Général de Fallujah.

Les images s’affichent sur l’écran du premier étage de l’Hôpital Général de Fallujah. Et aussitôt le bureau de l’administrateur Nadhem Shokr al-Hadidi devient l’antichambre des horreurs. Un bébé avec une énorme bouche difforme. Un enfant dont une partie de la colonne vertébrale jaillit hors du corps. Un bébé qui a un énorme et horrible oeil de Cyclope. Un autre bébé qui n’a qu’une demi-tête, mort-né comme les autres, le 12 juin 2009. Encore une autre image apparaît sur l’écran : date de naissance 6 juin 2009, c’est un tout petit bébé qui n’a que la moitié d’un bras, pas de jambe gauche et pas de parties génitales.

"Il y en a tout le temps désormais" dit Al-Hadidi et une doctoresse entre dans la pièce et jette un coup d’oeil à l’écran. Elle a mis au monde certains de ces bébés mort-nés. "Je n’ai jamais rien vu de pareil dans toutes mes années de pratique" dit-elle à voix basse. Al-Hadidi parle au téléphone, accueille de nouveaux visiteurs dans son bureau, nous offre du thé et des biscuits pendant que les horribles images continuent de défiler sur l’écran. J’ai demandé à voir ces photos pour m’assurer que les bébés mort-nés, les difformités étaient réels. Car il y a toujours un lecteur ou un spectateur pour dire que c’est de la "propagande"."

Mais ces photos épouvantables en sont la preuve accablante. Le 7 janvier 2010, un bébé avec une peau jaune et fanée et des bras difformes. Le 26 avril 2010, un bébé avec une masse grise sur le côté de la tête. Un docteur près de moi parle de "tétralogie de Fallot", un déplacement des gros vaisseaux sanguins. Le 3 mai 2010 : une créature qui ressemble à une grenouille et dont - selon le docteur de Fallujah qui vient d’entrer dans la pièce - tous les organes essaient de sortir du corps".

C’en est trop. Ces photos sont trop horribles. On ne peut pas garder les yeux dessus tant on est submergé par la peine et l’émotion - et que dire des pauvres parents ! On ne peut tout simplement pas les publier.

Les docteurs de Fallujah ont une attitude très digne. Ils savent que nous savons ce qui est arrivé. En vérité nous ne faisons pas une découverte. D’autres correspondants - dont mon collègue Patrick Cockburn - ont déjà fait des reportages sur la tragédie des enfants difformes de Fallujah. Ce qui est honteux, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête sur les causes de ces difformités. Une doctoresse de Fallujah, une obstétricienne formée en Angleterre - qu’elle a quitté il y a 5 mois - qui a acheté à ses propres frais un scanner de £79000 pour sa clinique privée pour détecter les anomalies congénitales avant la naissance, se présente et me demande pourquoi le ministère de la Santé à Baghdad ne diligente pas une enquête approfondie sur les bébés difformes de Fallujah.

"Je suis allée voir le ministre" me dit-elle. "Ils m’ont répondu qu’il allait y avoir une commission. Je suis allée parler à la commission. Mais ils n’ont rien fait. Je n’arrive même pas à obtenir une réponse." Puis 24 heures plus tard, la même jeune femme a envoyé un message à un de mes amis, un docteur irakien, pour lui demander de ne pas mentionner son nom.

Si le nombre de bébés mort-nés à Fallujah est une honte, le personnel médical de l’Hôpital Général de Fallujah prouve son honnêteté en demandant sans arrêt aux gens de ne pas sauter aux conclusions.

"J’ai mis ce bébé au monde" dit l’obstétricienne en montrant une photo sur l’écran. "Je ne crois que cela ait un rapport avec les armes étasuniennes. Les parents étaient consanguins. Les mariages tribaux consanguins sont courants ici. Mais il faut se rappeler que si des femmes accouchent chez elles de bébés mort-nés, elles ne nous le disent pas et les bébés sont enterrés sans que nous connaissions leur nombre".

Les photos continuent à défiler sur l’écran. Le 19 janvier 2010, un bébé aux membres atrophiés, mort-né. Le 30 octobre 2010, un bébé avec la lèvre et le palais fendus, encore vivant, un trou dans le coeur, un défaut sur le visage, qui a besoin d’échocardiographie. "Un palais et une lèvre fendus sont des anomalies congénitales courantes", dit la doctoresse Samira Allani tout bas. "Mais c’est leur augmentation qui est alarmante". La doctoresse Allani a écrit un article scientifique sur "L’augmentation des anomalies à la naissance". Selon l’étude, les anomalies cardiaques congénitales, "ont atteint un niveau record" en 2010.

Les chiffres continuent d’augmenter. D’ailleurs pendant que nous parlons une infirmière apporte un message au Dr Allani. Nous nous dirigeons immédiatement vers un incubateur près de la salle d’accouchement. Dans l’incubateur il y a un petit bébé de 24 jours. Zeid Mohamed est encore trop petit pour sourire mais il dort et sa mère le regarde à travers la vitre. Elle m’a autorisé à voir son bébé. Son père est une agent de sécurité et le couple est marié depuis trois ans. Il n’y pas d’antécédents familiaux de malformations congénitales. Mais Zeid n’a que quatre doigts à chaque main.

Dans les dossiers informatiques du Dr Allani il y a des centaines de Zeid. Elle demande à un autre docteur d’appeler d’autres parents. Accepteraient-ils de parler à un journaliste ? "Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leurs enfants" me dit-elle. "Ils méritent qu’on le leur dise". Elle a raison. Mais ni les autorités irakiennes, ni les Etasuniens, ni les Anglais - qui étaient aussi impliqués dans le second combat de Fallujah où ils ont perdu quatre hommes - ni aucune des principales ONG ne semble capable ou désireuse de les aider.

Quand les docteurs réussissent à obtenir des fonds pour ouvrir une enquête, ils se tournent parfois vers des organisations qui ont clairement leur propre agenda politique. Pour ses recherches, le Dr Allani par exemple a reçu des fonds de "la Fondation du Kuala Lumpur pour criminaliser la guerre" un organisme qui a peu de chance d’innocenter les armes étasuniennes utilisées à Fallujah. Ceci aussi fait partie de la tragédie de Fallujah.

L’obstétricienne qui a demandé l’anonymat parle du manque d’équipement et de formation. « Les anomalies chromosomiques -comme le syndrome de Down- ne peuvent pas être corrigées avant la naissance. Mais une infection foetale, on pourrait la traiter et la guérir en prélevant un échantillon de sang au bébé et à la mère. Malheureusement il n’y a pas de laboratoire équipé pour cela ici. Une transfusion de sang suffirait pour régler ce problème. Bien sûr cela ne répondra pas à toutes nos questions : Pourquoi y a-t-il une augmentation de fausses couches ici, pourquoi de plus en plus de bébés mort-nés, pourquoi de plus en plus de prématurés ? »

Le docteur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster qui a étudié plus de 5000 cas à Fallujah reconnaît qu’on ne sait pas exactement ce qui a causé les malformations et les cancers. "Des gens ont dû être exposés à quelque chose qui a provoqué des mutations génétiques en 2004 quand les attaques ont eu lieu," a-t-il écrit il y a deux ans. Le rapport du Dr Busby auquel ont contribué Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre que le taux de mortalité des bébés à Fallujah est de 80 pour mille alors qu’il est de 19 en Egypte, de 17 en Jordanie et de seulement 9,7 au Koweït.

Un autre docteur de Fallujah me dit que la seule aide qu’ils aient reçue d’Angleterre est celle du docteur Kypros Nicolaides, le responsable du département des soins néonatals de King’s College Hospital. Il dirige une oeuvre de charité, la Foetal Medicine Foundation, qui a déjà formé un docteur de Fallujah. Je l’appelle. Il est fou de rage.

« Pour moi, le plus criminel dans tout ça, - dans toute cette guerre - c’est que les gouvernements anglais et étasuniens n’ont pas été fichus d’aller à Woolworths (enseigne de supermarchés - NdR) acheter des ordinateurs pour recenser les victimes de la guerre d’Irak. Un article publié dans le Lancet estime que leur nombre s’élève à 600 000. Mais la puissance occupante n’a pas eu la décence de mettre 500 dollars dans un ordinateur pour pouvoir dire "ce corps a été apporté aujourd’hui et son nom est untel".

Aujourd’hui on a un pays arabe où le nombre de malformation et de cancers est supérieur à celui d’Europe et on a besoin d’une étude épidémiologique sérieuse. Je suis sûr que les Etasuniens ont utilisé des armes qui ont causé ces malformations. Mais le gouvernement actuel de l’Irak n’est pas à la hauteur et il n’y a pas d’étude. C’est très facile de ne rien faire - et il n’y a qu’un professeur fou et compatissant comme moi à Londres pour essayer de faire quelque chose. »

Dans le bureau de al-Hadidi, les photos continuent de défiler, indescriptibles. Comment décrire un nourrisson mort qui n’a qu’une jambe et dont la une tête est quatre fois plus grosse que le corps ?

Robert Fisk

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/rober...

Traduction : Dominique Muselet


Las complejas relaciones entre comunistas y baasistas iraquies 
 
 
 



Edité par T 34 - 04 Jun 2012 à 06:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jun 2012 à 22:41
 
 
Les dernières nouvelles ont souvent besoin d'un avertissement. Dans un souci de transparence, les mots « il s'agit d'un communiqué de presse réchauffé » devrait apparaître au début de nombreux articles dans les journaux et les sites Web appartenant aux grands médias. Les bulletins télévisés devraient s'ouvrir avec une annonce disant : « une grande partie de ce que vous allez entendre reflète les intérêts des plus puissants".

 
En début de ce mois l'Union européenne a signé un accord de "partenariat et de coopération" avec l'Irak. D'après mes recherches, il semble que presque tous les rapports de presse sur l'accord ont été basés principalement, sinon exclusivement, sur une déclaration publiée par Catherine Ashton, Haut Représentant de l'UE pour les affaires étrangères. Cette déclaration nous informe que l'accord serait "bon pour l'Irak".

Tous les journalistes qui ont écrit sur cet accord l'ont fait sans en connaitre les détails. Quand j'ai demandé au porte-parole de Mme Ashton une copie du texte, il m'a dit qu'il n'est pas encore "accessible au public". Ashton et son équipe ont avancé leur version de l'histoire avant que quiconque ait une chance de les contredire.

Pourquoi devrait-on faire confiance à Catherine Ashton ? Ashton était un ministre du gouvernement britannique en 2003. Son patron à l'époque, Tony Blair, a décidé (avec George Bush) d’envahir l'Irak en violation de la Charte des Nations Unies, qui interdit expressément les guerres d'agression.

« Se prononçant » sur son emploi actuel en 2010, Ashton a déclaré aux députés qu'elle croyait que les bombardements en Irak étaient "la bonne chose à faire en fonction de ce que je savais à l'époque". Elle n'a à aucun moment présenté des excuses pour avoir soutenu cette guerre ni cherché à prendre ses distances d'aucune manière avec Blair. En effet, elle entretient des contacts réguliers avec ce criminel de guerre dans son rôle actuel d’« envoyé pour la paix internationale" (le titre que lui ont conféré les médias britanniques) pour le Moyen-Orient.

Comment Ashton pourrait-elle savoir ce qui est « bon pour l'Irak" quand elle a soutenu une occupation illégale qui a dévasté ce pays ? Tommy Franks, l'un des militaires « cerveaux » à l’origine de cette guerre, fit cette célèbre déclaration « nous ne comptons pas les corps ». Mais le nombre de morts était certainement énorme. Une étude réalisée en 2006 par The Lancet, une revue médicale faisant autorité, a estimé que la guerre avait causé 600.000 morts parmi les civils. L'organisation Just Foreign Policy avance aujourd'hui le chiffre de plus de 1,4 millions. Wikileaks a révélé comme malhonnête l'affirmation de Franks en relâchant les câbles diplomatiques qui prouvent que les Etats-Unis ont gardé un œil sur les victimes. Le Iraq War Logs, publié par Julian Assange et ses accolytes en 2010, recense 109.000 morts violentes dans la période 2003 à 2009. Plus de 66.000 des victimes ont été classées comme étant des civils.

Que savait exactement Ashton en 2003 ? Comme elle était ministre dans le département de l'éducation et des compétences, je suppose alors qu'elle n'était pas au courant de toute l' "intelligence" à la disposition de M. Blair. Cependant, elle aurait été extrêmement naïve si elle croyait que la guerre était vraiment motivée par ces armes de destruction massive que Saddam était supposé cacher.

L'an dernier, The Independent a révélé que des réunions ont eu lieu entre les représentants du gouvernement britannique, Shell et BP dans les derniers mois de 2002. Les enregistrements de ces discussions révèlent que BP était « désespéré » de mettre ses griffes sur les réserves pétrolières de l'Irak. Le bureau des affaires étrangères a pris l'engagement de faire pression sur Washington pour s'assurer que les entreprises britanniques ne perdraient pas quand les contrats seront partagés après l'invasion.

Ashton a juste signé un accord qui est présenté comme « bon pour l'Irak ». Voulait-elle dire en réalité qu'il était bon pour BP et Shell ?

Une note explicative sur le site du « Service d'Action Extérieure » de l'Union européenne, que Ashton commande, déclare que l'Union vise à assurer un niveau minimum de « prévisibilité » et de « sécurité légale » pour les entreprises travaillant en Irak. Le nouvel accord fait suite au "Protocole d'accord » de 2010 entre l'UE et l'Irak sur les questions énergétiques, et qui a promis un « cadre d'investissement transparent ».

Ces termes pourraient sembler anodins. Mais s’ils sont placés dans le contexte plus large de la politique commerciale de l'UE, ils prennent un sens plus sinistre. L’ « Europe Globale » modèle défendu par cet autre acolyte de Blair, Peter Mandelson, quand il était commissaire au commerce de l'UE, a soutenu que tout obstacle rencontré par les entreprises faisant affaires à l'étranger doit être surmonté. A défaut de preuve du contraire, il faut donc en conclure que Mme Ashton veut exploiter les réserves de pétrole et de gaz de l'Irak d'une manière qui apporterait beaucoup plus de bénéfices aux sociétés occidentales qu’à la population irakienne.

En Juin 2011, le Wall Street Journal a rapporté qu’une loi sur l'investissement introduite en Irak exemptait de nombreux investisseurs d'impôt sur les sociétés pour une période allant jusqu’à 15 ans et leur permettait de rapatrier les bénéfices. Une interdiction constitutionnelle de la privatisation des principaux biens publics a été annulée par l'Autorité Provisoire de la Coalition, l'organisme américain qui a supervisé le pillage systématique de l'économie irakienne en 2003 et 2004.
Un total de 47 entreprises se prépare à une vente aux enchères des licences d'exploration pétrolière en Irak le 30 mai, selon Bloomberg. L'Irak est en bonne voie pour être le deuxième plus grand producteur de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole d'ici la fin de l'année, déclare l'agence.

La presse économique n'est pas à l'abri des charmes des « spindoctors ». Mais elle publie des faits utiles. Lisez-les attentivement et vous obtenez une vue plus précise de la façon dont le monde fonctionne plutôt que de copier-coller la propagande de Catherine Ashton.

Comment quelqu'un qui a soutenu une guerre illégale ose-t-il revendiquer savoir ce qui est bon pour l'Irak.


Source originale : neweurope

Traduit de l'anglais par A. Krinah pour Investig'Action

Source : Investig'Action
 


Edité par T 34 - 10 Sep 2012 à 00:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Sep 2012 à 19:03

L’Irak à nouveau victime d’une vague d’attentats

Au moins 52 personnes ont été tuées lors d’attaques meurtrières non revendiquée. Ces violences illustrent le risque d’atomisation du pays sur des bases confessionnelles.

L’Irak est-il pris dans l’étau d’un nouveau conflit confessionnel comme il en a déjà connu entre 2005 et 2008 ? La série d’attentats qui a ensanglanté hier le pays pourrait en être un révélateur, même si, à l’heure où ces lignes sont écrites, aucun groupe religieux et/ou ethnique n’a revendiqué la paternité des attaques qui ont fait au moins 52 victimes. À Amara (sud), proche de la frontière iranienne, deux voitures piégées ont explosé sur un marché, à proximité du mausolée de l’imam chiite Ali Al Charki. Bilan : 16 tués et 60 blessés. Même procédé à Nassiriya, au sud de Bagdad, où une voiture piégée, stationnée près du consulat honoraire de France, a explosé au petit matin, faisant une victime, tandis que deux personnes trouvaient la mort dans un autre attentat. Dans la région sensible de Kirkouk (nord), revendiquée à la fois par les Kurdes, les Turkmènes et les Arabes sunnites, une explosion a visé la North Oil Company, la société pétrolière publique, tuant sept Irakiens. À Touz Khourmatou (Nord), trois attaques ont fait quatre victimes, tandis qu’à Tal Afar, deux personnes ont péri lors de l’explosion d’une voiture piégée. À Samarra, deux membres des forces de l’ordre ont été tués lors d’une attaque. Bassora, au sud, n’a pas été épargnée non plus : trois personnes ont trouvé la mort dans l’explosion d’une voiture piégée. Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, un groupe armé a tiré sur un barrage de l’armée à Doudjaïl, tuant au moins onze soldats. Cette vague de violences n’est pas sans rappeler la terreur qui avait déjà frappé le pays en juillet, lorsque dix-huit villes, dont la capitale, avaient été le théâtre de multiples attaques au cours desquelles plus d’une centaine de personnes avaient péri. Ce dimanche noir révèle, encore une fois, l’extrême fragilité d’un système politique en crise et divisé sur le partage de pouvoir entre les différentes communautés. Le risque d’une partition du pays fondée sur la confession religieuse et (ou) l’appartenance ethnique, fruit de la Constitution laissée en héritage par l’occupation américaine, entre le Sud chiite et le Nord kurde, est réel.

Cathy Ceïbe



Edité par T 34 - 05 Jan 2013 à 22:55
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jan 2013 à 18:55

Irak, manifestations contre le régime

Des milliers de sunnites manifestent contre les discriminations dont ils seraient victimes.

L’État islamique en Irak, branche locale d’al-Qaida, a revendiqué plusieurs attaques contre les forces de sécurité et des pèlerins chiites. À Mossoul, deux policiers ont été tués par un groupe armé et une Irakienne de confession chrétienne a été retrouvée poignardée dans son logement. À la veille du Nouvel An, une vague d’attentats avait frappé plus d’une dizaine de villes, faisant 23 morts et 
83 blessés. Ces violences surviennent dans un contexte tendu entre la minorité sunnite et le gouvernement dirigé par le chiite Nouri al-Maliki. Ce dernier est confronté depuis plusieurs jours à une série de manifestations dans la région sunnite en signe de protestation contre les discriminations dont serait l’objet cette minorité. Les protestataires demandent également le départ du premier ministre. Si, à Mossoul, les policiers ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, ailleurs, à Ninive et dans la province d’Anbar, ils ont fait usage de leurs armes à feu, faisant plusieurs blessés.

Ces manifestations sunnites ne sont sans doute pas sans rapport avec le soutien plus ou moins tacite du gouvernement à dominante chiite et kurde de Nouri al-Maliki au régime de Bachar al-Assad. 
À l’instar de l’Algérie et du Liban, l’Irak n’a pas rompu ses relations avec la Syrie et n’a pas fermé son espace aérien aux avions se rendant dans ce pays. En outre, chacun sait que les Kurdes irakiens appuient activement les Kurdes syriens contre les djihadistes du Front al-Nosra.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2013 à 21:02

L’Irak libère des centaines de détenus après des manifestations   

L’Irak a libéré plus de 300 prisonniers depuis la semaine dernière et un ministre a présenté hier ses excuses pour leur détention injustifiée, en réponse à une demande clé des manifestants sunnites mobilisés depuis plusieurs semaines contre le premier ministre chiite. La minorité sunnite organise des rassemblements depuis trois semaines, réclamant la libération de prisonniers 
et l’abrogation des lois antiterroristes, utilisées selon 
eux par le gouvernement, dominé par les chiites, 
pour détenir à tort des membres de leur communauté.
 

Un groupe lié à Al Qaïda revendique les récentes attaques en Irak

 Bagdad, 21 janvier, (RHC).- Une coalition de groupes liés à Al Qaïda et qui se fait appeler l’Etat Islamique d’Irak, a revendiqué la responsabilité des attaques perpétrées la semaine dernière dans ce pays.

Dans un communiqué diffusé sur Internet, l’organisation explique qu’il s’agit d’une vengeance  pour l’arrestation d’Islamistes dans les prisons irakiennes et menace d’en perpétrer d’autres.

Les attentats de la semaine dernière dans diverses provinces irakiennes ont coûté la vie à 70 personnes. Des centaines ont été blessées.

Ces actions ont eu lieu alors que la tension augmente entre le gouvernement de Bagdad et les autorités du Kurdistan irakien à cause de la dispute pour le contrôle de plusieurs zones et au milieu d’une crise politique déchaînée par les manifestations dans les provinces à majorité sunnite.

Source


Edité par T 34 - 22 Jan 2013 à 20:10
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jan 2013 à 20:10

Le gouvernement irakien dénonce les tentatives de déstabilisation dans ce pays

   Bagdad, 26 janvier, (RHC).- Le premier ministre de l’Irak, Nouri Al- Maliki, a dénoncé ce samedi l’existence de conspirations déstabilisatrices des services secrets des pays de la région et du réseau Al Qaïda.

Dans un communiqué diffusé à Bagdad, le premier ministre signale que le complot à pour but de raviver les tensions entre la communauté musulmane chiite, qui est majoritaire et les Sunnites.

Le premier ministre irakien a appelé les autorités de la province d’Al Anbar à intervenir pour mettre un terme aux manifestations qui sont organisées presque tous les jours contre les politiques discriminatoires contre les Sunnites.

De violents accrochages ont été enregistrés la veille entre l’Armée et des manifestants dans la ville de Fallujah. 5 personnes y sont mortes et une vingtaine ont été blessées.

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