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La Collaboration d'extrême-droite

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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: La Collaboration d'extrême-droite
    Envoyé : 15 Oct 2012 à 19:28
Avez-vous remarqué chers camrades que les nationalistes s'efforcent de dire que "Doriot était communiste et que Déat était socialiste" ce qui est vrai dans les années 20 maxi années 30 mais ils sont devenus tout le contraire de ce qu'ils étaient dans les années 40, pour blanchir leur histoire ?

Les nationalistes de droite en voulant « rétablir la vérité » sur la Collaboration en cache une autre. Il est vrai que la pensée qui peut véhiculer parfois est fausse, celle-là : « L'extrême-droite était dans la Collaboration » c'est faux car il y avait aussi des résistants dans la droite-extrême, une autre pensée circule chez les nationalistes d'extrême-droite qui est encore plus fausse : « La gauche était dans la Collaboration et l'extrême-droite dans la Résistance », c'est également faux, il y avait, oui, des anciens de la SFIO dans la Collaboration mais aussi des résistants de la SFIO, plusieurs parlementaires de la SFIO jouèrent un rôle important dans la Résistance et il y avait de nombreux mouvements de Résistances socialistes (Comité d'Action Socialiste (qui comptait 50 000 résistants début 1944)...). Pour ne citer que Jean Moulin (bizarrement, les nationalistes n'en parlent jamais), il était de gauche, chef du cabinet du ministère de l'air du Front populaire d'où il aide les républicains espagnols contre les nationalistes, en leur envoyant des avions et des pilotes. En raison de ses idées de gauche, il est révoqué par le Régime de Vichy du maréchal Philippe Pétain le 2 novembre 1940.

Ensuite dire « la gauche collabo », c'est trop large, les communistes qui font partis de la gauche se sont massivement engagés dans la Résistance, je pense qu'il n'y a pas à discuter la-dessus, selon les historiens 80 à 90% des fusillés étaient communistes, les collabos étaient tous anticommunistes et prétendaient « lutter contre le communisme », par exemple Jacques Doriot, Déat, Laval, Pétain, Bucard...

Si on regarde les huit principaux mouvements de Résistance membre du CNR (Wikipédia) :

Les huit grands mouvements qui, à partir de mi 1943, seront membres du Conseil national de la Résistance, sont les suivants :

  • Ceux de la Libération (CDLL), plutôt de droite.
  • Ceux de la Résistance (CDLR), apolitique.
  • Combat, plutôt démocrate-chrétien.
  • Franc-Tireur, fondé à Lyon en 1941, dirigé par Jean-Pierre Lévy, plutôt de gauche.
  • Le Front national, communiste (avec une minorité SFIO et gauche indépendante1).
  • Libération-Nord, SFIO (socialiste, hégémonique avec minorités du reste de la gauche).
  • Libération-Sud, plutôt de gauche.
  • Organisation civile et militaire (OCM), d'abord plutôt de droite avec une tendance conservatrice puis marquée par l'importance grandissante de sa minorité socialiste qui devient majoritaire au cours de la guerre. Deux des trois dirigeants de l'OCM étaient communistes.


Avant que les militants d'extrême-droite crie « SFIO collabo ! », ils feraient mieux de regarder, d'abord, par qui leur parti (le FN) a été fondé en 1972 et dirigé par la suite :

- Victor BARTHELEMY, il est secrétaire général du Front national de 1973 à 1978. Pendant la guerre, il fut secrétaire de Jacques Doriot (chef du PPF) puis il a été lui-même responsable du PPF d'août 1939 à juin 1940. Il a été membre du Comité central de la Légion des volontaires français contre le Bolchevisme (LVF).

- Pierre BOUSQUET, a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. Membre du Parti franciste depuis 1935, devenu délégué général du bureau de commandement de la Jeunesse Franciste en 1941. Ancien Rottenführer de la division SS Charlemagne, membre de la Kampfschule de Wilhelm Weber, il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans Berlin.

- François BRIGNEAU, co-fondateur du FN dont il est le vice-président de 1972 à 1973. Pendant la guerre il est collaborationniste et proche de Robert Brasillach, il s'engage dans la Milice Française. Un demi-siècle plus tard, « il tire une certaine gloire » de cet engagement.

- Roland GOGUILLOT, fut fondateur en 1972, puis membre du bureau politique du Front National (FN). Pendant la guerre, il s'occupa des jeunesses du RNP de Marcel Déat.

- André DUFRAISSE, il est l'un des premiers membres du bureau politique du Front national. En 1983, Jean-Marie Le Pen le nomme secrétaire de la Fédération de Paris (FN). Pendant la guerre, il est membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF).

- François DUPRAT, il n'est pas collaborionniste vu qu'il est né en 1940 mais un grand négationniste, figure de l'extrême-droite dans les années 60-70 devenant le numéro deux du FN, il publie de nombreux ouvrages négationnistes sur la shoah et essaye d'innocenter le Troisième Reich, assassiné en 1978.

- Alexandre GABRIAC, pose avec un salut nazi, le drapeau du III° Reich en fond, c'était un cadre et membre du Comité Central du FN. Il fondera les Jeunesses nationalistes.

- Léon GAULTIER, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Front national. Durant la guerre, il est membre du PPF, un proche collaborateur du secrétaire général à l'Information du gouvernement de Pétain, chroniqueur à « Radio Vichy », et fut l'un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l'Est durant l'été 1944.

- Gilbert GILLES, membre de l'OAS puis adhéra au Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen : il fut chargé de mission par ce dernier en 1984 afin de récolter des fonds en Afrique. Pendant la guerre il intègre la Waffen SS (au sein de la Division Charlemagne, avec le grade de Oberscharführer), et combat notamment en Ukraine du Nord. Il s'est consacré à l'écriture de ses mémoires ou il ne cache pas qu'il devait faire « sauter les pylônes à haute tension à Sarcelles un jour où de Gaulle devait y faire un discours. »

- Paul MALAGUTI, militant au FN dont il est conseiller régional de la région Centre. Pendant la guerre il fut membre du PPF. Il a été accusé d'avoir servi d'auxiliaire à la Gestapo lors de l'exécution de résistants à Cannes en août 1944.

- Thierry MAILLARD, secrétaire de Marine Le Pen à la Section Front National de Reims, utilise des affiches d’Hitler dans le cadre de sa campagne électorale.

Sans oublier Jean-Marie Le Pen, qui a cité en public, un poème de Robert Brasillach, le rédacteur en chef de Je Suis Partout, le principal journal collaborationniste sous l'Occupation.


A voir :

http://www.youtube.com/watch?v=XDF-u1LpCHs&feature=plcp

http://www.youtube.com/watch?v=pSeCSY5u9hA

http://www.youtube.com/watch?v=CACzuFp2bZc

 

La notion de "Révolution nationale", forme de fascisme à la française, mise en avant par les pétainistes, est basée sur une adaptation à un régime "de crise" des idées de la droite nationaliste et réactionnaire (monarchisme, bonapartisme, nationalisme intégral maurrassien).

Source : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Petainisme.htm (dictionnaire politique)

En effet Pétain était venu pour résoudre la crise « d'identité nationale » en France. Le nationalisme de Pétain, qui se veut le continuateur du nationalisme vainqueur de 1918, ne l’empêche pas de collaborer avec le régime nazi. Il garde jusqu'à sa mort un certain degré de germanophobie de type maurrassien. Il n'avait pas d’antécédents pro-allemands ou anti-britanniques avant la guerre. Il réaffirme à plusieurs reprises se considérer comme l'allié et l'ami de la Grande-Bretagne. Dans l'allocution radiodiffusée du 23 juin 1940, il reproche à Winston Churchill son discours du 22 juin 1940 faisant suite à la signature de l'armistice.

La devise « Travail, Famille, Patrie » était à l'origine celle des Croix-de-Feu puis du Parti social français (mouvements nationalistes).

Le nationalisme véhicule ainsi une idéologie correspondant à une certaine idée de la France du point de vue de ses valeurs. Il distingue également des ennemis qui se sont insérés dans la nation française pour la corrompre. Quelles sont les particularités de ce nationalisme qu’il faut distinguer du nationalisme républicain ? Il existe, en effet, un nationalisme réactionnaire qui entend maintenir les valeurs  anciennes de la nation française. L’Action française incarne ce nationalisme ; elle est la seule force politique au début du XXème siècle à rester monarchiste. Charles Maurras est ainsi attaché au catholicisme bien qu’il soit athée car le catholicisme fait partie des valeurs fondatrices de la France. Ce nationalisme refuse la modernité et reste très attaché à la terre.

C’est par exemple la rhétorique chère à Pétain qui affirme « la terre ne ment pas ». La politique de Pétain se traduit par le retour à la terre. Les valeurs pétainistes correspondent à un ancrage du peuple dans sa terre et à un attachement aux valeurs familiales, valeurs résumées dans la formule « Travail, famille, patrie ». L’opposition radicale à la contraception traduit une volonté nataliste. L’exaltation de la religion catholique est présente. Pourtant, on peut s’étonner que ce nationalisme d’extrême-droite corresponde précisément à celui qui a collaboré avec l’ennemi sous le régime de Vichy en 1945. On note également que les légitimistes acceptaient la défaite de 1870 et l’occupation de Paris l’Allemagne.

C'est le régime de Vichy qui a favorisé la publication de nombreux journaux d’extrême droite comme Au Pilori, ou Le Petit Marseillais.

 

La célèbre affiche de propagande vichyste :

affiche-r-vachert-revolution-nationale.jpg


A gauche, la France d'« avant », à droite la « France nouvelle », la France vichyste.

On voit clairement que l'un des « piliers » de la France d'« avant » est « INTERNATIONALISME », ce même « pilier » est remplacé par « PATRIE » sur la France vichyste. L'internationalisme est clairement rejeté.

 

Extrait de l'article de Wikipédia concernant la Révolution Nationale ( http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_nationale#Courants ) :

La Révolution nationale a particulièrement attiré trois groupes de personnes :

- Les réactionnaires, au sens propre du terme, c'est-à-dire tous ceux qui rêvaient d'un retour à « avant » : avant 1936 ; avant 1870 et la IIIe République ; avant 1789 et la Révolution française (voir contre-révolution). On retrouve là notamment les partisans de l'Action française. [qui était officiellement dans la Collaboration d'ailleurs]

- Les partisans d'un fascisme à la française, qui pouvaient être rebutés par certains aspects traditionalistes (cléricalisme, scoutisme naïf, etc.) mais pensaient quand même que c'était un premier pas vers un véritable régime fasciste. Ce sont les partisans du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat, du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, etc.

- Les réformateurs impatients de la IIIe république et les partisans de solutions politiques et sociales nouvelles, nombreux à la fin de la IIIe République. On trouve parmi eux des non-conformistes des années 1930, des personnalistes démocrates-chrétiens, des néo-socialistes, des planistes, des « Jeunes-Turcs » radicaux, des technocrates, etc. Beaucoup ne sont pas anti-démocrates dans l'âme mais veulent juste profiter de la table rase de juin 1940.

 

Il est important de voir qui a voté « CONTRE » et « POUR » les pleins pouvoirs de Pétain en 1940 :

Dans les 80 qui ont voté « Contre », sont majoritaires les gens degauche (60 ont une étiquette de gauche). Il sont où les gens de droite dans cette opposition ?

Et même mieux, dans les « Pour », 286 parlementaires ont une étiquette de gauche et 283 ont une étiquette de droite.
C'est quasiment du 50/50.


Les cadres de Vichys étaient tous ouvertement fascistes et pas (ou plus) socialistes, et cela, bien avant 1940 donc bien avant la collaboration. Ils sont tous devenus fascistes dans les années 30. Ils traquaient ceux qu'ils appellaient les « anti-Patrie » : les communistes, les francs-maçons et les juifs... aujourd'hui, l'extrême-droite traite encore les communistes et les socialistes d'« anti-France ».

Je vous mets au défi, les sympathisants du FN, de me trouver UN seul ancien de la SFIO dans la Collaboration, et un uniquement, qui se disait socialiste et pas fasciste pendant l'Occupation.

 

Comme le dit le révisionniste Zemmour (qui n'est pas historien) en essayant de "montrer" que la gauche était dans la Collaboration : « Laval est l'exemple le plus magnifique si j'ose dire »... En effet, Laval, collabo notoire, ancien socialiste. Devenu le chef officiel de la Milice Française, organisation paramilitaire de type fasciste,  supplétive de la gestapo, chargée de traquer les résistants, les juifs, communistes... Dans les « 21 points de la Milice », le 19° est « Contre le Bolchevisme, pour le nationalisme ». Comme le dit Zemmour, Laval est l'exemple le plus parfait, pour montrer que les anciens socialistes sont devenus fascistes pendant la Collaboration.

 

Posons-nous quelques questions : Pourquoi après la guerre il faudra attendre des dizaines d'années pour que l'extrême-droite retrouve son niveau de 1939 ?

Pourquoi l'extrême-droite a critiqué l'épuration ?

Pourquoi la plupart des résistants nationalistes ont commencé collabos ("vichystos-résistants") ?

 

Beaucoup des mouvements nationalistes d'avant-guerre se sont convertis dans la Collaboration comme l'Action Française soutenant le Régime de Vichy en qui elle voit un bon gardant de l'unité nationale, son journal qui porte le même nom appelle à fusiller les résistants qualifiés de « terroristes ». Ses dirigeants (Maurras, Pujo) ont été jugés à la Libération. Le chef de La Cagoule : Leloncle a crée le Mouvement Social Révolutionnaire (MSR) qui fusionnera avec e RNP de Déat et deviendra l'un des principaux partis collaborationnistes. Beaucoup des presses d'extrême-droite se sont engagés dans la Collaboration comme Je Suis Partout, Gringoire, Au Pilori, Aujourd'hui etc...

Le Parti social français (successeur des Croix-De-Feu) rentre dans la Légion française des combattants (collaboration) en août 1941.

Maxime Real del Sarte, le chef des Camelots du Roi, est décoré de la Francisque sous le Régime de Vichy.

La Milice Française, crée par le Régime de Vichy est une organisation paramilitaire, supplétive de la Gestapo, chargée de traquer les résistants, les opposants politiques, les franc-maçons, les juifs et les réfractaires au STO. Organisation de type fasciste. Son chef officiel était Pierre Laval (donc la preuve qu'il était d'extrême-droite) mais le véritable responsable de ses opérations était son secrétaire général, Joseph Darnand, l'ancien responsable de La Cagoule à Nice. Dans les « 21 points de la Milice », le 19° est « Contre le bolchevisme, pour le nationalisme ».

 

Les partis/journaux collaborationnistes d'extrême-droite :

- L'Action Française, fondé en 1898 (plus grand mouvement nationaliste de France, officiellement dans la Collaboration) : Après la défaite de 1940, l'Action française se rallie avec enthousiasme à Pétain et à sa Révolution nationale. Elle acquiesce à l'essentiel de la politique mise en œuvre par le régime de Vichy, dont le statut des Juifs et ne prend pas parti contre la politique de collaboration, malgré sa germanophobie de principe. Certains de ses militants et sympathisants vont plus loin en adoptant une attitude ouvertement pro-allemande et collaborationniste, attitude rejetée par la direction du mouvement qui invoque le slogan : « la France seule » mais néanmoins collaborationniste. L'Action française dénonce violemment la Résistance intérieure et la France Libre, mais certains de ses militants et sympathisants choisissent malgré tout de soutenir De Gaulle ou le général Giraud. Les dirigeants de ce mouvement (Maurras, Pujo...) ont été condamnés à la Libération.

Le journal de l'Action Française qui porte le même nom a été interdit à la Libération pour collaborationnisme, en effet, le journal est violemment hostile aux résistants, qui sont appelés les « terroristes ». Maurras appelle à exécuter les résistants et les membres de leurs familles.

- L'Agence de presse Inter-France, regroupant tous les journaux de la collaboration. « Lancée en 1937 par des journalistes d'Action française et des financiers d'extrême droite » selon l'historien Pascal Ory. Les dirigeants jusqu'à la Libération (Sordet et Alerme) étaient des nationalistes de l'Action Française.

- L'Agence Prima presse, qui possède des bureaux à Paris et Berlin. L'Agence s'occupe notamment de traduire en français des informations en provenance d'Allemagne, est rapidement identifiée comme une officine de propagande nazie crée par Paul Ferdonnet, militant de l'Alliance Démocratique (droite) puis militant d'extrême-droite, admirateur de Maurras, il écrivait dans l'Action Française.

- Arvor, journal collaborationniste dirigé par les nationalistes bretons Hemon, Andouard, Meavenn, Kerverziou.

- Aujourd'hui, journal collaborationniste, son directeur a été Suarez (fusillé à la Libération), un nationaliste d'extrême-droite. « Juif et fasciste à la fois » comme le dit Belinsky.

- Au Pilori, journal d'extrême-droite collaborationniste, l'une des publications antisémites les plus virulentes de l'époque de l'Occupation.

- Bezen Perrot, milice nationaliste bretonne de collaboration avec le nazisme, attachée aux SS.

- Candide, l'un des principaux hebdomadaires littéraires politiques de l'entre-deux-guerres, d'idéologie nationaliste et maurassien. Sous l'Occupation, le journal soutient le Régime de Vichy, c'est pourquoi il a été interdit à la Libération.

- Combats, hebdomadaire français, organe officiel de la la Milice française, dirigé par le membre de l'Action Française Henry Charbonneau.

- Le Comité d’action antibolchévique, mouvement de collaboration d'extrême-droite, dirigé par le fasciste Paul Chack.

- Emsav, mouvement nationaliste breton, durant la Seconde Guerre mondiale, l'ensemble du mouvement politique autonomiste organisé promeut la collaboration avec l'Allemagne nazie et/ou avec le régime de Vichy.

- Front franc, mouvement collabo dirigé par Jean Boissel, ancien combattant d’extrême-droite et ultra-raciste.

- Gringoire, journal d'extrême-droite fondé dans les années 20, l'un des grands hebdomadaires de l'entre-deux-guerres, opte pour la Collaboration sous Vichy.

- L'Heure Bretonne, revue collaborationniste et nationaliste bretonne.

- Je suis partout, journal d'extrême-droite (proche de l'Action Française), le principal journal collaborationniste sous l'Occupation.

- Les Jeunes de l’Europe nouvelle, fondé par le fasciste Saint-Loup puis dirigé par Jacques Schweizer, président des JNS, successeur de la ligue d’extrême-droite des Jeunesses patriotes.

- La France au travail, journal collaborationniste fondé et dirigé par des nationalistes, atteint 180 000 exemplaires en 1940.

- La Nouvelle Revue française, journal collaborationniste dirigé pendant l'Occupation par le militant d'extrême-droite Pierre Drieu La Rochelle.

- La Légion Française des combattants, organisation née de la fusion du Régime de Vichy avec des anciens combattants, mission : assurer la Collaboration. Son dirigeant était Pétain avec deux vice-présidents : Alfred Heurtaux (député de droite et faisait partie du Comité dirigeant de La Cagoule) et Jacques Péricard (président d'honneur des Croix-de-Feu), le directeur général Pierre Héricourt (membre de l'Action Française) (c'est l'ancien député de droite Raymond Lachal qui le succédera, en 1942) assisté d'un directeur général adjoint François Valentin (membre des Jeunesses Patriotes et député de droite avant la guerre). Le Parti social français (grand mouvement nationaliste d'extrême-droite) rentre dans la Légion française des combattants en août 1941.

- La Légion nord-africaine, unité de collaboration paramilitaire avec l'Allemagne nazie, fondé par le nationaliste algérien militant du MSR, Mohamed el-Maadi.

- Le Réveil du peuple, revue collaborationniste d'extrême-droite fondé par le nationaliste Jean Boissel en 1943.

- Les Décombres, revue collabo fondé par le membre de l'Action Française Lucien Rebatet.

- Ligue française, mouvement collaborationniste fondé par le militant d'extrême-droite Pierre Constantini.

- La Milice Française, organisation paramilitaire de type fasciste, supplétive de la Gestapo et chargée de la traque des résistants, des Juifs et des réfractaires au STO crée et dirigé par le militant de l'Action Française, des Croix-De-Feu et le responsable de La Cagoule à Nice Joseph Darnand, ce dernier est responsable de la persecution et l'execution de dizaines de milliers d'opposants politiques, de résistants, de franc-maçons, de juifs...

- Le Mouvement Rex, mouvement politique d'extrême-droite nationaliste puis fasciste crée dans les années 30, optera pour la Collaboration après l'invasion allemande.

- Le Mouvement social révolutionnaire, dirigé par le chef du mouvement nationaliste La Cagoule Eugène Leloncle, collaboration d'extrême-droite.

- Le Parti franciste, un des principaux mouvements collaborationnistes, dirigé par Marcel Bucard, collaboration d'extrême-droite (fasciste-nationaliste).

- Le Parti national breton, parti nationaliste dont la direction a rejoint la collaboration (et son encadrement, au même titre que tous les militants qui les suivent, lisent et diffusent L'Heure bretonne). La plupart de ses dirigeants (certains arrivent à s'échapper), seront jugés pour collaborationnisme à la Libération.

- Le Parti Populaire Français, un des principaux mouvements collaborationnistes, dirigé par Jacques Doriot, d'obédience nationaliste-fasciste. Son journal L’Émancipation nationale, faisait sans cesse l'éloge du fascisme.

- Radio-Paris, radio de propagande vichyste pendant la Seconde Guerre Mondiale, dirigée à l'époque par les militants de l'Action Française et du PPF Jean-Henri Azema et André Algarron

 - Le Rassemblement National Populaire, l'un des plus gros mouvements collaborationnistes de France, fondé par le théoricien néo-socialiste du Social-Nationalisme Marcel Déat.

- Le Service d'Ordre légionnaire, une organisation paramilitaire au service de Pétain a été fondé par le fervent nationaliste de l'Action Française, des Croix-De-Feu et du responsable de La Cagoule à Nice Joseph Darnand.

- L'Union Française pour la défense de la race, le nom du mouvement parle de lui-même, fondé en 1940 par Louis Darquier, un militant de l'Action Française et directeur du Commissariat général aux questions juives en remplacement de Xavier Vallat.

 

Les principaux partis collaborationnistes sont le Parti franciste (PF) de Marcel BUCARD (parti nationaliste d'extrême-droite), le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel DEAT (néosocialiste-nationaliste) et biensur le Parti Populaire Français (nationaliste-fasciste) de Jacques DORIOT. Sur l'échéquier politique, ces trois partis était classé à l'extrême-droite. Le Parti Franciste, aucun nationaliste aujourd'hui ne conteste le fait qu'il soit nationaliste d'extrême-droite, par contre ils disent que « Doriot était communiste et Déat socialiste. ». Voyons quelques petits faits historiques...

 

Mythe nationaliste n°1 :

Je vais aborder un sujet précis : le Parti Populaire Français (PPF), un parti d'extrême-droite fondé en 1936, l'un des principaux mouvements collaborationnistes, dirigé par Jacques Doriot, je commence par briser le mythe nationaliste selon laquelle Doriot serait communiste, voyons quelques faits : Jacques Doriot crée le PPF en 1936 puis crée en 1937 le Front de la Liberté : une tentative de rapprochement de partis des droites sur un ciment idéologique fédérateur : l’anticommunisme et lutter contre le Front Populaire. Le PPF était officiellement et ouvertement opposé au Front Populaire. Doriot a personnellement combattu plusieurs mois au front de l'est sous l'uniforme allemand avec le grade de lieutenant contre les russes. C'est lui qui a eu l'idée de lancer la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF). Je rappelle que Victor Barthélemy (le secrétaire général du FN de 1973 à 1978) était le responsable du PPF d'août 1939 à juin 1940.

En 1938, une affiche du PPF appelle Daladier, au nom des « Nationaux » (nationalistes) qui le « soutiennent », à procéder à « la dissolution du Parti communiste ».

Le serment du PPF porte « Au nom du peuple et de la patrie, je jure fidélité et dévouement au Parti populaire français, à son idéal, à son chef - je jure de consacrer toutes mes forces à la lutte contre le communisme et l'égoïsme social ». (Source : assemblee-nationale.fr)

Doriot était devenu colonialiste alors qu'il était responsable de la lutte anticolonialiste pendant sa période PCF (1920s-1934), il déclare en juillet 1941 lors d'un discours : « Ce qui nous intéresse, c'est l'avenir de la France, c'est son redressement, c'est la possibilité de lui maintenir comme la dit le Maréchal, son rang de grande puissance européenne et coloniale ». Les derniers mots (surtout le dernier) montre bien les sentiments nationalistes de Doriot, les communistes sont anticolonialistes et les nationalistes de l'époque colonialistes (et même maintenant...).

En effet quand le PCF fut fondé à Tours en 1920, pour adhérér à l'Internationale Communiste, le PCF (qui était d'ailleurs le seul parti de France à condamner la colonisation) dut accepter les fameuses 21 conditions, dont la huitième exigeait :

« Tout Parti appartenant à la IIIe Internationale a pour devoir de dévoiler impitoyablement les prouesses de "ses" impérialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d'émancipation dans les colonies, d'exiger l'expulsion des colonies des impérialistes de la métropole, de nourrir au cœur des travailleurs du pays des sentiments véritablement fraternels vis-à-vis de la population laborieuse des colonies et des nationalités opprimés et d'entretenir parmi les troupes de la métropole une agitation continue contre toute oppression des peuples coloniaux. »

Je cite Jacques Duclos, le responsable du PC clandestin pendant l'Occupation, le secrétaire général du PCF de 1950 à 1953 puis l'un des principaux dirigeants du Parti pendant très longtemps : « Le colonialisme, cette honte du XXe siècle » cité par Aimé Césaire dans la préface de son livre anticolonialiste Discours sur le colonialisme.

Donc ce n'était pas seulement le PCF, mais tout le mouvement communiste international qui était contre la colonisation et Doriot (qui est "communiste" selon les nationalistes d'extrême-droite) dit clairement qu'il veut que la France « maintienne son rang de grande puissance coloniale » bref...

J'aimerais citer Stéphane Courtois sur le PPF (lorsqu'il a répondu à M. Solère), cet historien est l'auteur du Livre noir du communisme dans lequel il fait un parallèle nazisme/communisme, ce qui lui a valu de nombreuses critiques dans les milieux historiennes, donc si un anticommuniste comme lui dit que Doriot et son PPF n'étaient pas communistes mais bel et bien d'extrême-droite, ça veut tout dire, je rappelle que Courtois est le directeur de recherche au CNRS : « Avec la défaite et l’occupation, l’extrême droite a éclaté en plusieurs courants, les uns allant vers la révolution totalitaire nazie (Doriot et son PPF), les autres vers le régime réactionnaire et autoritaire de Vichy bientôt engagé dans la collaboration. »

Pendant sa période PCF il était aussi membre de la Ligue des Droits de l'Homme et en juillet 1942, il définissait son parti comme « totalitaire ». Qu'est qu'il faut en conclure ?

Il lance l'idée de créer la Légion des Volontaires français contre le Bolchevisme (LVF). Il déclare en septembre 1941, lors d'un discours de la LVF : « La lutte qui est ouverte contre le bolchevisme doit se terminer par son écrasement, sans l'écrasement du bolchevisme, pas d'Europe ! [...] Si la France veut rester digne de l'Europe, il faut qu'elle se batte avec elle contre le bolchevisme, il n'y a pas d'autre issue pour nous ! » De tous les dirigeants des grands partis collaborationnistes, il sera le seul à combattre sur le front de l'Est contre les russes, à plusieurs reprises, de novembre à décembre 1941, et d'avril 1943 à février 1944.

Il promeut aussi le nationalisme comme la doctrine primordiale du parti et ambitionne même de façonner un homme nouveau, qui doit avoir « le goût du risque, la confiance en soi, le sens du groupe, le goût des élans collectifs ». Doriot élabore enfin une charte du travail qui reprend le modèle mussolinien.

L'historien français spécialiste du fascisme Pierre Milza sur le PPF lors d'un documentaire sur l'extrême-droite diffusé sur France 5 : « Très rapidement, [ le PPF ] va être à la fois financé par certains grands intérêts et peuplé de gens non pas d'extrême-gauche mais d'extrême-droite et là nous avons un mouvement qui pendant deux ans : 1936, fin 1937 est un grand mouvement populiste, fascisant, totalitaire, Doriot c'est le Mussolini français qui sait parler aux foules, qui est orateur... et donc là nous avons un véritable mouvement fasciste, organisé, structuré et puissant. »

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Je ne pense pas qu'un historien spécialiste du socialisme, du nationalisme et de l'extrême-droite en France comme Michel Winock ait mis une photo de Jacques Doriot pour rien sur la couverture de son livre Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France.

Selon l'historien spécialiste du socialisme et du communisme Jean-Paul Brunet qui a écrit une biographie sur Doriot, Jacques Doriot aurait perdu fois dans le communisme bien avant son exclusion en 1934, en effet, lorsque Doriot revient en France en 1926 (il était parti à l'étranger), il critique violemment la politique du PCF.

Un long article de Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF, dans les Cahiers du bolchevisme de janvier 1929 « La situation internationale et le danger de droite dans l'Internationale communiste » accuse Doriot de se rapprocher de la social-démocratie et de minimiser le danger trotskiste : « Doriot a fait la démonstration qu'il est devenu un élément étranger à la classe ouvrière et au Parti communiste.»

Il rencontre Hitler en décembre 1944. « Doriot, lui dit Hitler, je vous sais soldat courageux ; vous êtes aussi, je pense un homme politique véritablement révolutionnaire ; je veux croire en votre réussite. » Et il le charge de former un gouvernement de collaboration franco-allemande, qui prend, le 6 janvier 1945, le nom de « Comité de libération française ». C'est donc seulement à l'extrême fin de sa vie, et sous ces espèces dérisoires, que Doriot aura conquis le pouvoir.

Résumons, Doriot était anticolonialiste quand il était au PCF puis au sein de son PPF il tenait des propos ouvertement pro-colonialistes. Cela veut-il dire que Doriot était anticolonialiste pendant la période PPF ? Si on suis la logique nationaliste : Oui... mais en faite non.

Doriot était membre de la Ligue des Droits de l'Homme pendant la période PCF et en juillet 1942, il définissait son parti comme « totalitaire », Doriot était-il partisan des Droits de l'Homme pendant l'Occupation ? Si on suis la logique nationaliste : Oui... mais en faite non.

Doriot était communiste dans les années 20 puis il a fais une multitude de choses anticommunistes et anti-Front populaire que je ne peux pas résumer en une ligne (cf. voir plus haut et les images en bas), Doriot était-il communiste pendant l'Occupation ? Si on suis la logique nationaliste : Oui... mais en faite non.

Je vais prendre un exemple pour m'appuyer, au cas ou les nationalistes n'auraient toujours pas compris : Nikita Khrouchtchev, le dirigeant de l'URSS de 1955 à 1964, connu pour son fameux rapport secret de 1956 dans lequel il dénonçait les excès de son prédécesseur Staline, son culte de la personnalité etc... Khrouchtchev a destalinisé le Bloc de l'Est, il abandonne le culte de la personnalité, la terreur n'est plus généralisée mais ciblée sur les opposants, les frontières soviétiques sont ouvertes, il libère des prisonniers du goulag... bref pendant la seconde moitié des années 50, l'URSS connait des changements économiques, politiques et idéologiques. En 1961, il enlève le corps de Staline du Mausolée de Lénine, la ville de Stalingrad est rebaptisée Volvograd. Khrouchtchev, après 1956 n'a JAMAIS parlé positivement de Staline, lors du XX° congrès du PCUS, il demande aux personnes presentes de se lever en hommage aux victimes du stalinisme.

Pourtant dans les années 30, Khrouchtchev était un... stalinien ami personnel de Staline qui approuvait tout ce que faisait ce dernier. Les documents du secrétariat de Staline montrent que Khrouchtchev participa à des réunions avec lui dés 1932. Les deux se lièrent d'amitié : Khrouchtchev admirait le dictateur et chérissait les rencontres informelles avec lui et les invitations à la datcha de Staline tandis que Staline appréciait son jeune subordonné.

À partir de 1934, Staline lança une campagne de répression politique connue sous le nom de Grandes Purges au cours de laquelle des millions de personnes furent exécutées ou envoyées au goulag. Au centre de cette campagne se trouvaient les Procès de Moscou, une série de procès truqués destinés à éliminer de hautes personnalités politiques et militaires. En 1936, Khrouchtchev exprima son soutien total aux procès :

« Tout ceux qui se réjouissent des succès de notre pays, des victoires de notre parti mené par le grand Staline, ne trouveront qu'un seul mot convenable pour les mercenaires, les chiens fascistes du gang zinovievo-trotskyste. Ce mot est exécution. »

En 1937, Khrouchtchev est nommé à la tête du parti communiste en Ukraine par Staline.

Il prend la tête de l'URSS en 1955. Voici ce qu'il déclare le 14 février 1956 lors du fameux XX° congrés du Parti communiste de l'Union Soviétique :

« C'est ici que Staline a montré à de nombreuses reprises son intolérance, sa brutalité et son abus de pouvoir... Il a souvent choisi le chemin de la répression et de la destruction physique, pas seulement contre ses véritables ennemis mais aussi contre des individus qui n'avaient commis aucun crime contre le Parti ou le gouvernement soviétique. »

La déstalinisation commence...

Les hommes changent, oui. Si Doriot était communiste au moment de l'Occupation, Khrouchtchev lorsqu'il était à la tête de l'URSS (1955-1964) était stalinien.

Il faut assumer votre histoire les fascistes.

 

Le PPF, un parti populaire ? Quel genre de parti "populaire" serait financé par le grand patronat par l’intermédiaire de Pierre Pucheu (cadre de la banque Worms) et Gabriel Leroy-Ladurie (directeur de la banque Worms) ? La haute banque est très présente : dont la banque Vernes, la banque Rotschild Frères, la Banque Louis Dreyfus, la Banque Lazard, la BNCI et la Banque de l'Indochine.

Comme le dit l'historienne spécialiste du Régime de Vichy et de la Collaboration Anne Lacroix-Riz le 9 mars 2012 lors d'une conférence : « Le Parti Populaire Français de Doriot a été fondé en juillet 1936 directement par la synarchie, d'ailleurs c'est très simple il a eu à son bureau politique un lot de banquier, vous connaissez beaucoup de banquiers qui sont au bureau politique d'un parti qui se prétendait à racine populaire dyonisienne ? puisque son fief c'était Saint-Denis, vous avez Pucheu [...] vous avez Benoist-Méchin, vous avez d'autres... tout ça ça venait de la synarchie, Pucheu en tête et c'était au bureau politique du Parti Populaire Français, et bien le PPF et les Ligues s'en allaient faire des actions communes, des actions de ce qu'on pourrait appeller « la stratégie de la tension » vous savez cette « stratégie de la tension » qui nous a tant frappé en Italie dans les années 80, la stratégie de Bologne, qui consiste à lacher une bombe pour faire quelques dizaines ou quelques centaines de morts et accuser l'extrême-gauche, les Brigades Rouges et je ne sais quoi. Qui est-ce qu'il la fabriqué ? Ca n'a pas été nécessaire pratiquement, si ça été nécessaire de le faire en Italie un peu au début dans les sois-disant « combats de rue ». Dans la phase hitlérienne aussi, du début des années 30 mais ça n'a été nul part aussi bien que chez nous [...] La strétégie de Bologne c'est la strétégie de La Cagoule »

 

Quelques affiches du PPF :

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« Contre Moscou,

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union partout ! [...] Communistes assassins vous paierez un jour ET VOUS PAIEREZ CHER ! » signé le nationaliste Doriot.

 

Parmis les fondateurs de ce parti, il y avait en avait beaucoup des ligues nationalistes, (notamment des Croix-de-feu (Yves Paringaux, Pierre Pucheu, Bertrand de Maud’huy, Robert Loustau, Claude Popelin...), lassés de la modération du colonel de La Rocque), de l'Action française, de la Solidarité française et quelques personnes issues du francisme de Marcel Bucard, comme Vauquelin des Yveteaux, chargé de la propagande au PPF. Inutile de rappeler que le secrétaire de Doriot et le responsable du PPF d'aout 1939 à juin 1940 était Victor Barthélemy, le futur secrétaire général du Front National (FN) de 1973 à 1978.

Des intellectuels nationalistes tels que le médecin eugéniste Alexis Carrel, Paul Chack et Abel Bonnard, qui participent à l'élaboration du programme économique en 1937.

Il y avait aussi des anciens communistes au PPF comme Victor Arrighi qui a été exclu du PCF dès 1924 et est devenu centriste ensuite, il a été dirigeant du PPF pour le quitter en 1938 car il était hostile avec l'alignement avec le fascisme. Il y avait aussi Sabiani qui était aussi ancien communiste mais devenu anticommuniste, il était chargé du recrutement de la LVF contre le bolchevisme (SS français) mais il est mort en combattant sous l'uniforme nazie sur le front russe en 1942. Henri Barbé, lui aussi membre du PPF ancien communiste qui a quitté le PCF, après la guerre il a collaboré avec à la revue anticommuniste Est & Ouest puis à la revue Itinéraires, fidèle aux idées de Maurras (théoricien du nationalisme intégral).

 

Le PPF connaît un démarrage très rapide en 1936-1937, dopé par l’anticommunisme croissant en réaction au Front populaire. En 1937, Doriot tente alors de s’imposer comme le principal leader nationaliste en constituant un Front de la liberté pour s'opposer au Front populaire, avec le Parti républicain national et social (parti nationaliste), dirigé par Pierre Taittinger, le Parti agraire et paysan français (parti d'agriculteurs avec une politique populiste de droite) de Fleurant Agricola, et la Fédération républicaine, l'un des deux grands partis de droite de l'époque, c'était un parti libéral-conservatrice.

Jusqu'en 1938, la direction du PPF se garde de verser dans l'antisémitisme, expliquant que le parti a mieux à faire que s'en prendre aux juifs, c'est pour cela que beaucoup d'anciens gauchistes qui avaient conservés quelques unes de leurs idées ont quitté le PPF après 1938, quand le PPF est devenu de plus en raciste, pro-nazi et antisémite. Après 1938, voici les noms de quelques anciens gauchistes qui sont partis : Henri Barbé, ancien socialo-communiste, devenu anticommuniste et participait à la revue anticommuniste Est & Ouest. Paul Marion, Victor Arrighi (voir en haut), Alfred Fabre-Luce, écrivain qui avait beaucoup critiqué l'Union Soviétique, il rejoint l'USR (droite de la SFIO) puis le PPF pour le quitter.

Le PPF va ensuite intégrer de plus en plus de militants issus des classes moyennes (au détriment des ouvriers) et des chefs venus de la droite nationaliste (alors que les chefs issus de la gauche dominaient en 1936 mais ils sont partis car ils étaient hostiles à l'alignement avec le fascisme/nazisme, les nationalistes se sont multipliés).

Le PPF est financé par le grand patronat par l’intermédiaire en particulier de Pierre Pucheu (il est membre des Croix-de-feu en 1934, du PPF en 1936 mais il doit le quitter lorsqu'il devient cadre de la banque Worms et futur ministre de l'Intérieur sous Vichy) et de Gabriel Leroy-Ladurie (directeur de la banque Worms).

 

Mythe nationaliste n°2 : Déat (chef du RNP) socialiste.

Concernant Marcel Déat (RNP), on dit que c'est un socialiste, non il était néo-socialiste (= social-nationaliste)... rappellons que Déat est un théoricien du social-nationalisme français (cf. l'article de Déat dans La Vie socialiste, n°325, 15 avril 1933 et son livre Perspectives Socialistes, Paris, Libraire Valois, 1930). Ses idées sociales-nationalistes ont été vivement critiquées par le leader socialiste du front populaire Léon Blum : « un socialisme national ne serait plus le socialisme et deviendrait rapidement anti-socialiste à moins qu'il ne le fût à l'origine ». Ailleurs il ajoutera : « tout ce qui contribue à intensifier le sentiment national, à le passionner, à lui donner un caractère de repliement méfiant et d'animosité, contribue par là même à créer le milieu favorable au développement et au succès du fascisme ». (Le Populaire, 14 août 1933)

Déat répondant à Blum : « J'ai réfléchi, depuis ce matin. Je l'avoue, ce sentiment d'épouvante ne s'est pas atténué. Il s'est fortifié. Il y a eu même des moments où je me suis demandé si ce n'était pas là le programme d'un parti "socialiste national" [...] Et je vous dis du plus profond de mon expérience : gardez-vous du danger que le discours de Marquet faisait apparaître, que dans votre haine du fascisme, vous ne lui empruntiez ses moyens et même son idéologie » (Le Populaire, 17 juillet 1933).

Déat ne participe pas au Front Populaire. Déat était partisan d'un fascisme à la française.

Le RNP a fusionné avec le MSR (mouvement collabo d'extrême-droite) de Leloncle.

Le premier Comité directeur du RNP était composé de :

- Marcel Déat, président, social-nationaliste.

- Eugène Leloncle (Action française, chef de la Cagoule, puis du MSR).

- Jean Fontenoy, participa à la fondation du MSR.

- Jean Van Ormelingen, au MSR puis à la LVF.

- Jean Goy, participe à la fondation du RNP (industriel, député conservateur, ancien président de l'Union nationale des combattants (UNC), principale association d’anciens combattants de droite).

Le responsable de la Jeunesse RNP était Roland Goguillot, futur fondateur et membre du bureau politique du FN. Sur l'échéquier politique, le RNP, tout comme le PPF et le PF, était classé à l'extrême-droite. 


Déat était un des fondateurs de la Légion des Volonataires Français contre le Bolchevisme (LVF). En juin 1942 dans National populaire, le journal du RNP, on pouvait lire « Le communisme, entreprise juive ». Déat fut député « rassemblement anticommuniste » en 1939. En effet beaucoup ont collaboré avec Vichy et avec l'occupant pour « lutter contre le communisme ».

 

Des hommes politiques de droite et des nationalistes d'extrême-droite ayant joué un rôle important sous Vichy :

- Michel ALERME, chroniqueur militaire à L'Action française, Cofondateur et président jusqu'en 1944 de l'Agence Agence Inter-France regroupant tous les journaux de la collaboration.

- André ALGARRON, membre du PPF, rédacteur en chef adjoint du Petit Parisien, un journal ouvertement favorable au gouvernement de Vichy et aux nazis et dirige en août 1944 une radio collaborationniste intitulée Radio-Patrie.

- Raphaël ALIBERT, proche de l'Action Française et de La Cagoule, il devient Garde des sceaux du Gouvernement de Vichy puis Sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil des ministres.

- Pierre AMIDIEU DU CLOS, député de droite (URD, IAESP) et proche des Jeunesses Patriotes, pendant la Seconde Guerre mondiale, il fait le choix de la Collaboration, occupant un temps les fonctions de colonel de la Légion anti-bolchévique.

- Simon ARBELLOT, proche de l'Action Française et de Maurras, il fut nommé directeur de la presse au ministère de l’Information de Vichy puis consul général de France à Málaga de 1943 à 1944.

- Jean-Henri AZEMA, militant de l'Action Française et du PPF, il participe avec André Algarron à la création de Radio-Patrie, radio siégeant à Bad Mergentheim et contrôlée par le PPF.

- Paul BACQUET, député AD (droite) avant la guerre, il est membre du Conseil national instauré par Vichy.

- Léon BARETY, député et ministre et Président du Conseil général des Alpes-Maritimes sous l'étiquette de l'Alliance démocratique avant la guerre. Sous l'Occupation, il est membre du Conseil national instauré par Vichy.

- Joseph BARTHELEMY, homme politique, député de droite (ARS, AD) avant la guerre, il devient ministre de la Justice sous le régime de Vichy.

- Victor BARTHELEMY, pendant la guerre il fut secrétaire de Jacques Doriot (chef du PPF) puis il a été lui-même responsable du PPF d'août 1939 à juin 1940. Il a été membre du comité central de la Légion des volontaires français contre le Bolchevisme (LVF). Après la guerre, il est secrétaire général du Front national (FN) de 1973 à 1978, décédé en 1985.

- Jean BASSOMPIERRE, militant de La Cagoule, des Jeunesses patriotes et du PPF, il est à l’origine du Service d’ordre légionnaire, il est capitaine de la LVF, inspecteur général de la Milice Française dans la zone nord.

- Jacques BENOIST-MECHIN, journaliste, il a des opinions favorables au nazisme, il adhère au PPF et devient membre de son bureau politique. Sous l'Occupation il est nommé secrétaire général adjoint à la vice-présidence du Conseil le 25 février 1941. Il favorise la création d'un Service de la main-d'œuvre française en Allemagne qui deviendra par la suite le Service du travail obligatoire.

- André BETTENCOURT, proche de La Cagoule, il dirige le journal collaborationniste La Terre Française.

- Jean BOISSEL, militant d'extrême droite. Directeur et fondateur de l'hebdomadaire collaborationniste Le Réveil du peuple dans le lequel il menace Léon Blum de mort. Il a également fondé Front franc, un groupuscule collaborationniste.

- Jean BOIVIN-CHAMPEAUX, il siège au Sénat au sein du groupe de l'Union républicaine, apparenté à l'Alliance démocratique, c'est-à-dire libéral et laïc. En 1936, il devient également président du Conseil général du Calvados. Il est secrétaire du Sénat de 1934 à 1938. Sous l'Occupation, il siège au Conseil national de Vichy.

- Jean BOROTRA, membre du Parti social français et commissaire général à l’Éducation générale et aux Sports sous Vichy. Après la guerre, il a présidé pendant de nombreuses années l’Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain.

- Charles BOUISSOUD, membre de l'Alliance démocratique (droite), il est élu maire et conseiller général de Charolles, puis député de la Saône-et-Loire. Sous l'Occupation, il est nommé membre du Conseil départemental de Saône-et-Loire, puis membre du Conseil national de Vichy.

- Pierre BOUSQUET, Membre du Parti franciste depuis 1935, devenu délégué général du bureau de commandement de la Jeunesse Franciste en 1941. Ancien Rottenführer de la division SS Charlemagne, membre de la Kampfschule de Wilhelm Weber, il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans Berlin. Après la guerre, il devient cadre de Jeune Nation (mouvement nationaliste) de 1956 à 1958, Bousquet rejoint l'équipe d'Europe-Action (mouvement nationaliste) en 1963 et est à ce titre un des principaux animateurs du Mouvement nationaliste du progrès créé en 1966 puis de son émanation le Rassemblement européen pour la liberté (REL). il participe l'année suivante à la création du journal d'extrême droite Militant puis en 1970 à celle du Parti national populaire de Roger Holeindre (qui devient peu après le Parti de l'unité française). Il a été membre du premier bureau politique du Front national (fondé en 1972) et son premier trésorier pendant neuf ans.

- Jean-Marie BOUVYER, membre de La Cagoule, chef du service d'enquête du Commissariat général aux questions juives.

- Robert BRASILLACH, adhérant à l'Action Française, Il assura une chronique littéraire dans le quotidien L'Action française jusqu'en 1939. Il devient rédacteur en chef du principal journal collaborationniste d'extrême-droite sous l'Occupation Je suis partout.

- François BRIGNEAU, collaborateur pendant la seconde guerre mondiale, proche de Robert Brasillach puis co-fondateur du FN dont il est le vice-président de 1972 à 1973.

- Michel BRILLE, fait partie des animateurs des sections de jeunesse de l'Alliance démocratique (droite) et devient, en janvier 1943, vice-président du Rassemblement national populaire de Marcel Déat.

- Marcel BUCARD, il fonde le Parti franciste (PF), un parti d'extrême droite, un des principaux mouvements collaborationnistes de France.

- Pierre CATHALA, fondateur des Radicaux Indépendants (droite). Sous Vichy, il est secrétaire d’État à l'Économie nationale et aux Finances. En janvier 1944, il devient aussi secrétaire d’État à l’Agriculture.

- Paul CHACK, avant la guerre il est membre du comité de soutien aux « patriotes emprisonnés » (dont Charles Maurras et des militants de La Cagoule). Il adhère auau PPF et devient membre du bureau politique. Paul Chack est séduit par le fascisme. Sous l'Occupation, il crée et dirige le Comité d’action antibolchévique, officine de propagande anticommuniste et antisémite, qui sert d'annexe de propagande pour le recrutement en faveur de la Légion des volontaires français contre le bolchévisme, fusillé à la Libération.

- Henry CHARBONNEAU, membre du Comité nationale de l'Action Française, rédacteur en chef de Combats, organe de la Milice française à Paris.

- Angelo CHIAPPE, proche de l'Action Française, il devient préfet du Loiret et préfet régional d’Orléans sous Vichy.

- Pierre CONSTANTINI, militant des Ligues, il fonde la Ligue française, mouvement politique collaborationniste français. Il dirige également le journal L'Appel, organe de la Ligue française.

- Victor CONSTANT, député et siège au sein de la Fédération républicaine (droite libérale) avant la guerre. Sous Vichy, il conserve ses fonctions départementales et accepte de siéger au Conseil national de Vichy.

- Henry COSTON, membre de l'Action Française, sous Vichy il est vice-président de l'Association des journalistes anti-juifs puis il devient secrétaire de rédaction du quotidien collaborationniste La France au travail, qui atteint 180 000 exemplaires en août 1940.

- Paul CREYSSEL, député de droite (AD), il adhère au Parti social Français. Sous l'Occupation il est nommé directeur des services de la propagande du Régime de Vichy puis secrétaire général à la Propagande.

- Maurice COUVE DE MURVILLE, devient Directeur des Finances Extérieures et des Changes du régime de Vichy en septembre 1940. À ce poste il est chargé d’avaliser tous les mouvements financiers franco-allemands, jusqu’à son départ en mars 1943. En tant que DFEC, il est nommé par le Gouvernement de Vichy, pour faire partie de la délégation française à la Commission d’armistice de Wiesbaden qui siège sous l'autorité du Haut Commandement allemand. Après la guerre il est premier ministre de 1968 à 69, député UDR puis RPR (droite) de Paris jusqu'en 1986 puis sénateur jusqu'en 1995.

- Joseph DARNAND, il milite d'abord dans le cadre de l’Action française puis aux Croix-de-feu et à partir de 1936 au Parti populaire français (PPF), responsable de La Cagoule à Nice, il devint membre honoraire de la SS en 1943 et fin 1943 devient secrétaire d'état au maintien de l'Ordre de Vichy (toute la police française est sous ses ordres). Son principal rôle historique fut d'être le fondateur et dirigeant de la Milice française, organisation paramilitaire de type fasciste, supplétive de la Gestapo et chargée de la traque des résistants, des Juifs et des réfractaires au STO. Il est responsable de la persecution et l'execution de dizaines de milliers d'opposants politiques (communistes...), de résistants, de franc-maçons, de juifs...

- Louis DARQUIER DE PELLEPOIX, membre de l'Action Française, il est nommé par Pierre Laval à la direction du Commissariat général aux questions juives en remplacement de Xavier Vallat.

- Marcel DEAT, théoricien du Social-nationalisme, ses idées fûrent fortement critiquées par Léon Blum, il fonde le Rassemblement National Populaire (RNP), un des principaux mouvements collaborationnistes, il fonde également avec d'autres personnes la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF).

- Horace DE CARBUCCIA, il fonde en 1928 un journal, à son image : nationaliste et anticommuniste : Gringoire, qui optera pour le collaborationnisme sous Vichy (comme son journal).

- Jacques DE BERNONVILLE, militant de l'Action Française et inculpé dans le complot de La Cagoule en 1938. Sous l'Occupation, il est directeur des études à l'école de la Milice. En mai 1944, il est nommé directeur au Maintien de l'Ordre en Bourgogne (chef de la police en Bourgogne). Plus tard il occupe les mêmes fonctions à Lyon.

- Léon DEGRELLE, il fonde le mouvement Rex, un mouvement nationaliste qui deviendra un parti fasciste et qui optera pour la collaboration, Degrelle a combattu sur le front de l'Est avec la 28e division SS Wallonie, il termina la guerre en tant que SS-Obersturmbannführer et Volksführer der Wallonen.

- Charles DETMAR, militant d'extrême-droite, du PPF. Sous Vichy, il dirigeait le Service de Police Anticommuniste (SPAC).

- Xavier DE MAGALLON, proche de l'Action Française. Il fait partie de l'état-major de l'Agence de presse Inter-France et contribue notamment à l'Action française de Charles Maurras.

- Jean DE MAYOL DE LUPE, en 1938, il se rend au Congrès de Nuremberg et est séduit par le fascisme et célèbre la victoire des nationalistes en Espagne, aumônier militaire de la Légion des volontaires français puis de la Division SS Charlemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

- Jean DIDES, inspecteur principal des Renseignements Généraux à la 5e section, chargée en particulier de la répression des Résistants étrangers. Après la guerre, il devient membre du RPF gaulliste en 1947, député poujadiste de l'Union et fraternité française (l'ancien parti de Le Pen) en 1958 puis se fait élire comme conseiller municipal de Paris sous l'étiquette Union des indépendants et des républicains nationaux de Paris en 1959.

- René DOMMANGE, homme politique de droite, député (IR, IURN) avant la guerre, nommé au conseil municipal de Paris en 1941, il devient plus tard membre de la Milice. Il est décoré de la francisque.

- Pierre DOMINIQUE, l'un des collaborateurs de L'Action française de Charles Maurras. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut directeur de l'Office français d'information à Vichy.

- Henri DORGERES, il crée en 1927 le Comités de défense paysanne, (organisation réactionnaire d'extrême droite de l'entre-deux-guerres), il est nommé délégué général à l'organisation et à la propagande de la Corporation paysanne sous Vichy. Après la guerre, il est député UFF (droite-extrême-droite).

- Jacques DORIOT, il fonde le Parti Populaire Français (extrême-droite nationaliste-fasciste), l'un des principaux mouvements collaborationnistes avec le PF et le RNP.

- Pierre DRIEU LA ROCHELLE, proche de l'Action Française, sous l'Occupation il devient directeur de La Nouvelle Revue française (revue collaborationniste).

- André DUFRAISSE, membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme. En 1972, il est l'un des premiers membres du bureau politique du Front national. En 1983, Jean-Marie Le Pen le nomme secrétaire de la Fédération de Paris (FN).

- Charles DU PATY DE CLAM, maurassien, il fut nommé à la tête du commissariat général aux questions juives en remplacement de Louis Darquier en février 1944.

- Raymond DU PERRON DE MAURIN, chef régional de la Solidarité française (un mouvement fasciste français des années 1930) et il fut correspondant en France de l'Institut International des questions juives de Francfort (Allemagne). En 1941, il s'engage dans la LVF, il est ensuite nommé délégué régional au Commissariat général aux questions juives pour la Bretagne. En juin 1943, il crée le Cercle d’études national-socialiste et en 1944, fonde la Milice française en Bretagne.

- Maurice DUVERGER, militant des groupes d'extrême-droite bordelais dès l'âge de 15 ans. En 1937, il est responsable à Bordeaux de l'Union populaire de la jeunesse française, organisation de jeunesse du PPF et participe à ce titre à différents congrès des jeunesses doriotistes, étant membre de ce parti. Durant l'occupation, il acceptera d'enseigner à l'Institut d'études corporatives et sociales, fondé sous l'égide du maréchal Pétain pour y former les cadres de la Révolution Nationale. Titulaire de la Francisque.

- Mohamed EL-MAADI, nationaliste algérien, militant du Mouvement social révolutionnaire, ami de Marcel Déat, il organise le Comité RNP nord-africain. Il fonde avec Henri Lafont, chef de la Gestapo parisienne, la Légion nord-africaine (collaboration nord-africaine).

- Bernard FAY, monarchiste, il collabore épisodiquement au journal d'extrême droite La Gerbe dans les années 30. Il est nommé administrateur général de la Bibliothèque nationale en 1940 à la suite de la destitution, par Vichy, de Julien Cain qui est Juif.

- Paul FERDONNET, militant de l'Alliance Démocratique (droite) puis militant d'extrême-droite, admirateur de Maurras, il écrit dans l'Action Française. Il devient progressivement un agent salarié de la propagande du Troisième Reich. Il crée l'Agence Prima presse, qui possède des bureaux à Paris et Berlin. L'agence, qui s'occupe notamment de traduire en français des informations en provenance d'Allemagne, est rapidement identifiée comme une officine de propagande nazie.

- Jean FILLIOL, militant de l'Action française où il dirigeait la 17e équipe des Camelots du Roi dans le quartier de La Muette à Paris, cofondateur de La Cagoule, il fait partie de la direction du Mouvement Social Révolutionnaire ou il est chargé du renseignement.

- Pierre-Étienne FLANDIN, chef de la file libérale (Alliance Démocratique), il est ministre des Affaires Etrangères sous Vichy.

- Maurice GAIT, commissaire général adjoint à la jeunesse sportive sous le Régime de Vichy. Après la guerre, il se joint bientôt à l'équipe de l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol fondé en 1951. Gaït en fut le rédacteur en chef et l'éditorialiste à partir de 1973 jusqu'à sa mort en 1983.

- L’abbé GANTOIS, nationaliste flamand, écrit à Hitler pour que la Flandre française soit intégrée au Reich allemand comme « membre de la nouvelle communauté germanique ». A la libération, il aurait du être condamné à la peine de mort, mais finalement à 5 ans de prison.

- Léon GAULTIER, durant la guerre, il est un proche collaborateur du secrétaire général à l'Information du gouvernement de Pétain, chroniqueur à « Radio Vichy », et fut l'un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l'Est durant l'été 1944. En 1972, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Front national.

- Claude-Joseph GIGNOUX, député de l'Action démocratique et sociale (droite). Sous le régime de Vichy, il enseigne l'économie industrielle à l'Institut d'études corporatives et sociales et il est membre du Conseil national de Vichy ainsi que du Comité d'information interprofessionnelle qui remplace alors la Confédération générale du patronat français (CGPF).

- Gilbert GILLES, intègre la Waffen SS (au sein de la Division Charlemagne, avec le grade de Oberscharführer), et combat notamment en Ukraine du Nord. Gilles a ensuite appartenu à l'OAS, puis adhéra au Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen: il fut chargé de mission par ce dernier en 1984 afin de récolter des fonds en Afrique, mais fut écarté par Jean-Pierre Stirbois. Il s'est consacré dès lors à l'écriture de ses mémoires ou il ne cache pas qu'il devait faire « sauter les pylônes à haute tension à Sarcelles un jour où de Gaulle devait y faire un discours. »

- René GILLOUIN, disciple de l'Action française et de Charles Maurras. En 1937, il fut directeur du Rassemblement national, fondé l'année précédente en réaction au Front populaire. Sous Vichy il est nommé conseiller municipal de Paris.

- Yann GOULET, chef des organisations de la jeunesse du parti national breton, collaborateur avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. 

- Roland GOGUILLOT, s'occupa pendant la guerre des jeunesses du RNP de Marcel Déat. A la Libération, il prit le pseudonyme de Roland Gaucher. Journaliste à Minute , Gaucher-Goguillot fut fondateur en 1972, puis membre du bureau politique du Front National (FN).

- Jean GOY, président de l'Union nationale des combattants (UNC), la principale association d'anciens combattants de droite dans l'entre-deux-guerre puis député sous l'étiquette des Radicaux indépendants (droite). En juillet 1940 il vote les pleins pouvoirs de Pétain et participe, en 1941, à la fondation du Rassemblement National Populaire.

- Georges GROUSSARD, membre de La Cagoule, il fonde les groupes de protection du Maréchal Pétain.

- Roparz HEMON, nationaliste breton, il dirige, avec d'autres nationalistes bretons le journal collaborationniste Arvor.

- Philippe HENRIOT, membre de plusieurs organisations d'extrême droite, proche des Croix-De-Feu et des Jeunesses Patriotes, il s'engage dans la Milice française et intervient tous les jours à l'antenne de Radio Paris pour défendre la collaboration et attaquer De Gaulle, il est surnommé le « Goebbels français », il devient ensuite secrétaire d'État de l'Information et de la Propagande du gouvernement de Vichy.

- Pierre HERICOURT, militant de l'Action Française, devient directeur générale de la Légion française des combattants. C'est l'ancien député de droite Raymond LACHAL qui le remplacera en juin 1942.

- Alfred HEURTAUX, homme politique de droite (AD) député avant la guerre et faisait partie du Comité dirigeant de La Cagoule, il devient vice-président de la Légion française des combattants (collaboration vichyste).

- Claude JEANTET, secrétaire général des étudiants de l'Action française, et membre des Camelots du Roi, rédacteur au journal Je suis partout qu'il quitte en 1939 pour L'Émancipation nationale publiée par le Parti populaire français (PPF) dont il est membre. Après la Libération de la France, il fuit en Allemagne, devient animateur à Radio-Patrie et directeur du quotidien Le Petit Parisien publié par les membres du PPF qui se sont réfugiés autour de Jacques Doriot.

- Gabriel JEANTET, membre de La Cagoule, il est chargé de mission au cabinet civil de Pétain.

- Pierre LAVAL, ancien socialiste, chef du gouvernement de Vichy, chef officiel de la Milice Française, organisation paramilitaire de type fasciste, supplétive de la Gestapo. Le 19° point de la Milice (sur 21) était : « Contre le Bolchevisme, pour le nationalisme ».

- Joseph LECUSSAN, il aurait frayé avec La Cagoule. En juillet 1941, il est nommé directeur régional du Service des questions juives créé à Toulouse. Il est ensuite nommé par Joseph Darnand au poste de chef régional de la Milice française à Lyon. Il sévit ensuite dans le Cher, où il cumule ses responsabilités dans la milice avec les fonctions de sous-préfet de Saint-Amand-Montrond qu'il s'approprie de son propre chef le 22 juin 1944.

- Eugène LELONCLE, d'abord militant de l'Action Française, cofondateur et principal dirigeant de La Cagoule, il fonde en 1940, le Mouvement Social Révolutionnaire, mouvement d'extrême-droite collaborationniste, le mouvement regroupait nombre d'anciens cagoulards (Eugène Schueller, Jean Filliol, Jacques Corrèze, etc.)

- Jacques LE ROY LADURIE, ministre de l'agriculture et du ravitaillement sous le Régime de Vichy. Après la guerre, il est député sous l'étiquette libéral-conservateur.

- Charles LESCA, administrateur de l'imprimerie du journal L'Action française, administrateur de Je suis Partout et membre du comité central de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme.

- Louis MADELIN, homme politique de droite, il fut député FR avant la guerre puis il participe à la création en 1948 du Comité pour la Libération du Maréchal Pétain.

- Paul MALAGUTI, fut membre du PPF avant de militer au FN dont il est conseiller régional de la région Centre. Il a été accusé d'avoir servi d'auxiliaire à la Gestapo lors de l'exécution de résistants à Cannes en août 1944.

- Raymond MARCELLIN, pendant l'Occupation, il est chargé de « diffuser les idées sociales de la Révolution nationale par l'illustration de la doctrine corporative du Maréchal dans les milieux professionnels et les organisations de jeunesse ». Il dirige le bureau d'orientation et de formation professionnelle, puis est nommé secrétaire général de l'Institut. C’est à ce titre qu’il est décoré de l’ordre de la Francisque. Après la guerre, il est ministre de l'Intérieur de 1968 à 74 et député de droite (UDR, RI).

- Henri MASSIS, journaliste avant la guerre, engagé aux cotés de l'Action Française. Sous l'Occupation allemande, il est membre du Conseil national mis en place par Vichy. Il obtient la Francisque.

- Charles MAURRAS, théoricien du nationalisme intégral, il fonde la Ligue d'Action française (organisation de propagande et de recrutement du mouvement l'Action française), dirige l'Action Française et son journal collaborationniste l'Action Française ou il appellait à fusiller les résistants (les « terroristes »), il est décoré de la Francisque. A la Libération il est condamné pour intelligence avec l'ennemi à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale.

- Jean-Pierre MAXENCE, membre de la Jeune Droite et de Solidarité Française (mouvement fasciste), lors d'un meeting en 1936, il déclare : « Si jamais nous prenons le pouvoir, voici ce qui se passera : à six heures, suppression de la presse socialiste ; à sept heures, la franc-maçonnerie est interdite. A huit heures, on fusille Blum. ». Sous l'Occupation, il est co-responsable de la page littéraire du quotidien Aujourd'hui et il dirige les services sociaux parisiens du Commissariat aux Prisonniers.

- François METENIER, un des responsables de La Cagoule. Jusqu'au renvoi de Pierre Laval, le 13 décembre 1940, François Méténier fut chef des Groupes de protection du Maréchal Pétain.

- Jean MONTIGNY, directeur de la censure au ministère de la Propagande et de l’Information de Vichy. Après la guerre, on le retrouve en 1951 au congrès de l'Union des républicains d'action sociale (gaulliste).

- Olier MORDREL, membre fondateur du Parti national breton (mouvement nationaliste d'extrême-droite), il déclare à ses militants avec l'autre dirigeant du PNB : « un vrai breton n'a pas le droit de mourir pour la France ». Ils ajoutent : « Nos ennemis depuis toujours et ceux de maintenant sont les Français, ce sont eux qui n'ont cessé de causer du tort à la Bretagne ». Mordrel fait partie de Radio Paris, la radio de propagande nazie, il se réfugie en Allemagne nazie avec l'arrivée des alliés.

- Maurice PAPON, directeur de l'Administration départementale et communale qui s'est repliée à Vichy, directeur de cabinet de Maurice Sabatier le secrétaire général pour l'Administration en février 1941. Il sera membre du RPR gaulliste.

- André PARMENTIER, député FR (droite libérale) avant la guerre. Sous Vichy, il est nommé préfet des Vosges, puis de Rouen. C'est comme préfet de Rouen qu'il ordonne, le 12 janvier 1943, à la demande des autorités allemandes, l'arrestation des Juifs du département.

- Jacques PERICARD, président d'honneur des Croix-De-Feu, il devient le deuxième vice-président de la Légion française des combattants.

- Henri-Robert PETIT, militant nationaliste, en 1937 il est secretaire générale du Comité antijuif de France, en 1940, devient rédacteur en chef du journal collaborationniste Au Pilori, mais en est rapidement évincé par une nouvelle équipe. Ensuite il travaille directement pour les services de propagande nazis. Il quitte la France en août 1944 pour l'Allemagne où ses deux fils travaillent comme enrôlés volontaires.

- André PICARD, maire et sénateur de droite, il fonde le journal collaborationniste La France au Travail.

- François PIETRI, homme politique de droite (AD), il fut député et ministre avant la guerre, puis ministre des Communications sous Vichy et ambassadeur du gouvernement de Vichy en Espagne.

- Antoine PINAY, il vote en 1940 les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. En 1941, il est nommé au Conseil national de Vichy, puis décoré de la francisque. Après la guerre, il est membre du Centre national des indépendants et paysans (CNIP, parti de droite libérale), il poursuit sa carrière politique pendant la IVe et la Ve République. Député de 1946 à 1958, il entre au gouvernement comme secrétaire d'État en 1948, puis ministre en 1950.

- Jacques PLONCARD D'ASSAC, il adhère à l'Action Française, il est l'un des trois fondateurs du Front national ouvrier paysan (mouvement d'extrême-droite). Il adhère au PPF en 1936. Sous Vichy il est décoré de la Francisque. Il travaille au Service des sociétés secrètes basé rue Cadet, chargé de répertorier les archives de la franc-maçonnerie. Il a collaboré au journal Documents maçonniques.

- Lucien POLIMANN, membre des Croix-De-Feu. Il siège au groupe des Républicains indépendants et d'action sociale (droite) à la Chambre avant la guerre. Il est nommé membre du conseil national consultatif de Vichy en 1941, membre du conseil départemental et membre du directoire de la Légion française des combattants. Il est titulaire de la francisque en 1942.

- Pierre PUCHEU, membre des Croix-de-feu, puis secrétaire d'État à l'Intérieur du gouvernement de Vichy.

- Maurice PUJO, fondateur du mouvement royaliste nationaliste les Camelots du Roi, il dirige également l'Action Française avec Maurras, soutenant le Régime de Vichy, il est condamné pour intelligence avec l'ennemi à la Libération.

- Lucien REBATET, membre de l'Action Française, il travaille à la radio de Vichy et fonde le journal collaborationniste Les Décombres.

- Maxime REAL DEL STARTE, fondateur et chef des Camelots du Roi, il obtient la Francisque sous l'Occupation.

 - Louis SALLERON, intellectuel de droite, il est rédacteur en chef du Courrier royal, l'organe du comte de Paris, et il collabore aux revues de la jeune droite d'inspiration maurrassienne (nationaliste). En 1941, il est nommé par Vichy délégué général à la Commission d'organisation corporative paysanne, chargé des questions économiques et sociales. Il est aussi nommé membre du Conseil national instauré par Vichy cette année-là.

- Georges SCAPINI, député ADS et IR (droite) avant la guerre. Sous Vichy il est chef du Service diplomatique des prisonniers de guerre à Berlin, avec le rang d'ambassadeur.

- Eugène SCHUELLER, l'un des financiers de La Cagoule, fait partie de la direction du RNP de Marcel Déat et crée le Mouvement Social révolutionnaire avec Leloncle.

- Jacques SCHWEIGER, président des Jeunesses patriotes puis chef de l'Europe Nouvelle, mouvement collaborationniste.

- Georges SUAREZ, co-directeur du journal collaborationniste d'extrême-droite Gringoire, il est également devenu directeur du journal collaborationniste Aujourd'hui, le journaliste Jacques Biélinky écrit dans son journal : « Georges Suarez est devenu directeur d'Aujourd'hui. Juif et fasciste à la fois », Suarez est le premier journaliste fusillé à la Libération.

- Pierre TAITTINGER, fondateur des Jeunesses patriotes, président du conseil municipal de Paris sous l'Occupation, il a dissuadé le général allemand Dietrich von Choltitz de détruire la capitale rue par rue.

- Jean-Louis TIXIER-VIGNANCOUR, membre des Croix-De-Feu, il devient secrétaire général adjoint à l’Information de l’État français du gouvernement de Vichy.

- François VALENTIN, membre des Jeunesses pariotes et député FR (droite) puis il devient directeur générale adjoint de la Légion française des combattants sous Vichy.

- Xavier VALLAT, membre des Croix-De-Feu puis vice-président du groupe parlementaire de la Fédération républicaine (droite) avant la guerre. D'abord associé au Régime de Vichy comme secrétaire général aux anciens combattants, il prend, fin mars 1941, la tête du Commissariat général aux questions juives, nouvellement créé.

- Jean YBARNEGARAY, cadre du Parti social français, il devient ministre d'état puis Ministre des Anciens combattants et de la Famille française de Vichy.


Après l'armistice de juin 1940, plusieurs membres ou sympathisants (surtout les dirigeants) de La Cagoule se rallièrent au gouvernement de Vichy. Parmi eux, beaucoup d'adeptes de la « France seule » croient en un double jeu de Pétain. Le dirigeant de ce mouvement Eugène Leloncle dirigeait aussi le Mouvement Social Révolutionnaire (parti collaborationniste d'extrême-droite).

Dans La Cagoule, il y avait aussi des résistants mais la plupart de ce qui ont finis résistant ont commencé collaborationniste, par exemple Gabriel Jeantet attaché au cabinet du maréchal Pétain, il rejoindra plus tard la résistance et sera arrêté et déporté en 1944 ; L'ancien cagoulard Georges Groussard fonde les groupes de protection du maréchal Pétain mais aussi le réseau de Résistance « Gilbert » alors que Jacques Lemaigre Dubreuil, ancien financier de L'Insurgé, le journal de La Cagoule, soutient le général Giraud, quand Jacques Corrèze, après avoir combattu sur le front de l'Est aux côtés des allemands rentre en France au sein d'un réseau de la résistance.

 

C'est pour cette raison que l'extrême-droite française, après la guerre, a été décimée, et il faudra attendre longtemps avant qu'elle remonte.

« Il faudra attendre les débuts des guerres coloniales, et en particulier l'Indochine, pour que cette extrême-droite commence, timidement d'abord avec l'Indochine à relever la tête et biensur avec l'Algérie à refaire surface en se posant comme les « grands défenseurs de la nation française menacée » ».

- L'historien Benjamin Stora.

 

 Une dernière chose, les nationalistes de droite taxent François Mitterand de "collabo", donc pour régler ça une bonne fois pour toute :

Mitterrand, soldat français, est capturé par les Allemands en 1940, il s'est évadé et est entré dans la résistance dès 1942. De 1940 à 1942, il était fonctionnaire de l'État, avant de démissionner en 1942 pour rejoindre la résistance.
Il fournissait déjà des faux papiers à l'époque où il travaillait pour la France Vichyste, pour aider des prisonniers à s'évader dès les années 40/41. En 1943, il est même l'un des responsables du réseau de résistance des prisonniers de guerre français (et le principal dirigeant à partir de février 1944). En août 1944, Mitterrand participe à la libération de Paris, où il s'empare du siège du Commissariat général aux prisonniers de guerre. Il est nommé secrétaire général des prisonniers et des victimes de guerre... Mais surtout, il n'a jamais collaboré avec les SS, de près ou de loin. On peut lui reconnaitre deux années assez troubles, mais rien de plus.

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