Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > France

Européennes 2014

 Répondre Répondre
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Européennes 2014
    Envoyé : 28 May 2013 à 15:19

Le PCF se lance dans la préparation des européennes

Un calendrier de travail de préparation des élections européennes de 2014 a été soumis, dimanche, au Conseil national du PCF, qui a tenu de premiers échanges sur les enjeux du scrutin, avant l’organisation d’une «convention nationale» prévue à l’automne.

Consacrée à la préparation des élections européennes du 25 mai 2014, la séance de dimanche matin du Conseil national du PCF ne se voulait qu’un «premier rendez-vous» d’échanges sur les enjeux liés à ce scrutin. Mais, entre la préparation de la «convention nationale» sur les propositions pour une autre Europe, prévue à l’automne, et la désignation des candidats, en décembre, tout comme la tenue du congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) aujourd’hui présidé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, l’Europe «va devoir encore plus s’inviter dans nos débats au sein de notre parti, mais aussi du Front de gauche et plus largement encore dans le débat citoyen», a prévenu d’emblée Gilles Garnier, rapporteur en charge des questions Europe au PCF.

Et d’abord dans la campagne des municipales qui démarre, car «la conception même des pouvoirs locaux en Europe pèse sur notre organisation politico-administrative et en particulier sur l’échelon communal», avec des réformes dites de décentralisation passées ou en cours qui, partout en Europe (Grèce, Italie), «ont toutes abouti à un assèchement du pluralisme, à un éloignement de la décision du citoyen» et «à une complexification du système», suivant une «volonté d’uniformiser les modes de fonctionnement de nos collectivités au plan européen» qui «fait primer à chaque fois les décisions de l’échelon supérieur sur l’échelon inférieur».

Défiance envers les dirigeants européens

Une construction antidémocratique qui renforce la «défiance» qui «s’est durablement installée entre la population et les dirigeants» de l’Union européenne (UE) et de ses Etats-membres depuis 2009, a souligné Gilles Garnier. Pour lui, les communistes ne peuvent plus se «contenter de parler de réorientation de la construction européenne mais bien de sa reconstruction, de sa refondation», car «dans tous les cas (…) il lui faut changer de logiciel», l’orateur rappelant la «défiance» qui «s’est durablement installée entre la population et les dirigeants» de l’Union européenne (UE) et de ses Etats-membres depuis 2009.

Mais tandis que «les peuples qui ont longtemps cru, du moins majoritairement, en une Europe protectrice, îlot de stabilité et de développement se sentent définitivement floués», des «forces syndicales, associatives, citoyennes et politiques organisent la riposte», relève le responsable communiste, pointant l’ambivalence de la situation, avec le risque bien réel d’une montée de l’abstention, mais aussi d’un progrès des «démagogues et des forces conservatrices et d’extrême droite».

Les peuples oubliés

Face à ce péril, pour Gilles Garnier, l’accent mis, «dans les mots, sur le social» et «la croissance» par François Hollande, et son «ralliement à l’idée d’un gouvernement économique européen» ne sont pas à la hauteur et masquent surtout son absence de «volonté de réformer le système». «La pièce manquante depuis les débuts de la construction européenne, ce sont les peuples», rappelle-t-il. «Dans de nombreux pays européens, les réactions syndicales, citoyennes et politiques ont déjà permis de constater des convergences », comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal, où les formations membres de la Gauche unitaire européenne (GUE) au Parlement européen ont tissé des liens avec les mobilisations sociales. «De ce désordre de courage face à l’agression des politiques libérales peut-il sortir quelque chose?», s’interroge Gilles Garnier.

Pour le député européen Jacky Hénin, la préparation des élections de mai 2014 en France est inséparable du contexte à la fois «européen et national» : «Ce sera la première élection après la présidentielle et les législatives, rappelle-t-il, et la droite veut en faire une sanction» contre la gauche. «Quant au sentiment anti-européen, jamais il n’a été aussi fort», poursuit-il. Face à cette réalité, Jacky Hénin appelle à ne pas passer à côté des enjeux de l’élection, en dénonçant clairement une «UE qui a été créée dès le départ pour enrichir les actionnaires», et en exprimant tout aussi clairement des alternatives qui n’ont rien à voir avec des «volontés nationalistes». L’occasion de rappeler fortement au gouvernement, aussi, «les engagements de changement qu’il ne respecte pas». Le député appelle à «s’appuyer sur le résultat de la présidentielle» en développant une «expression identique» dans son ampleur et la clarté de ses messages.

Pas de cacophonie

Ce qui implique au passage de trancher nombre de questions, d’ici les européennes, par le débat « au sein (du) parti et dans le Front de gauche », a souligné Gilles Garnier : fédéralisme ou confédéralisme européen, rôle des institutions de l’UE et de la BCE, positionnement à l’égard de l’euro (sortie ou réorientation), accord de libre-échange transatlantique etc. Pour Christine Mendelsohn, un « socle » commun de propositions des forces de gauche pour une autre Europe est indispensable. « Pas de cacophonie si on veut de bons résultats », insiste pour sa part Nicolas Marchand, qui appelle les communistes à « être porteurs d’alternatives crédibles, en prise avec les luttes » sur un sujet où le référendum européen de 2005 a montré que les communistes et ses partenaires sont « en phase avec une partie de l’électorat socialiste ». 

De son côté, Pierre Laurent a appelé à combattre pied à pied l’argument, utilisé par toutes les autres forces politiques, selon lequel « la France n’aurait qu’un choix : se soumettre à l’UE telle qu’elle est ou la quitter ». « La France est suffisamment forte pour engager le combat dans l’UE pour sa transformation. Toutes les forces qui se battent dos au mur en Europe attendent que la France prenne l’initiative », Le secrétaire national du PCF invite les militants « à contester l’argument qui voudrait que la France est trop isolée pour se battre » en Europe, car la tentation du « repli » nationaliste se nourrit à « l’idée qu’il n’est pas possible de changer ».

  • A lire aussi:

Nouvel axe de gauche entre le PCF et Die Linke

Sébastien Crépel

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 May 2013 à 19:57

Sondage : l’UMP en tête aux européennes  

 
Selon un sondage Harris-Interactive pour LCP pour 
les prochaines élections européennes, l’UMP arrive 
en tête avec 23 % d’intentions de vote. La liste 
de Jean-François Copé devance celle du PS emmenée par Harlem Désir (21 %) et celle du FN de Marine 
Le Pen (18 %). Suivent ensuite Europe Écologie-les Verts (10 %), le Front de gauche (8 %) et l’UDI de Jean-Louis Borloo (8 %). Le Modem (6 %), une liste Lutte ouvrière-NPA (2 %) et Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan (1 %), bouclent le sondage.
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 May 2013 à 21:04

Les leaders de gauche d'Espagne et de France proposent la création d'un front commun

Madrid, 28 mai (RHC-PL)- Les leaders de la gauche espagnole et française, Cayo Lara et Jean- Luc Mélenchon, ont défendu à Madrid la création d'un front commun pour freiner les politiques néo-libérales de l'Union Européenne.

Lors d'un rassemblement au Cercle des Beaux Arts, les deux dirigeants ont plaidé pour donner une impulsion définitive à la construction d'un projet alternatif continental.

Cayo Lara et Jean-Luc Mélenchon ont insisté sur la nécessité de matérialiser une grande proposition de gauche en vue des élections européennes de l'année prochaine et de réunir les voix des citoyens indignés par l'actuelle voie du bloc communautaire.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Jun 2013 à 19:02

Sondage Européennes : le Front de gauche à 15 %, comme le PS

Un sondage d’intention de vote en vue des prochaines élections européennes qui auront lieu en mai 2014 donne un Front de gauche à 15 %. A égalité avec le Parti socialiste, sévèrement sanctionné. Tous les partis restent sous la barre des 20 %.  

Pour l'institut YouGov, qui a réalisé ce sondage pour le site Huffington Post et la chaîne i-Télé, "le parti socialiste semble souffrir d'un manque de mobilisation de son électorat", seuls 52% des sympathisants socialistes disant prévoir de voter pour les listes PS alors que 71% des sympathisants UMP déclarent vouloir voter pour la liste de leur parti.
La question posée via Internet, à l’échantillon de 1.012 personnes représentatif de la population française entre le 7 et le 12 juin selon la méthode des quotas, était : "Si les élections européennes avaient lieu dimanche prochain, pour quelle liste y a-t-il le plus de chances que vous votiez?".

L’UMP arrive donc en tête sans gloire avec 19% des intentions de vote, suivi du Front National à 18%, un score comparable à celui de l’élection présidentielle. La seule formation politique à réellement percer est donc le Front de gauche, qui recueille 15 % d’intentions de vote, soit + 4%. Suivent le MoDem (8%), Europe Ecologie-Les Verts (7%), l'UDI (5%) et le NPA (2%).

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 May 2014 à 00:14




La plupart des sondages prévoient une abstention record de plus de 60% pour les prochaines élections du « parlement » européen. Et c’est tant mieux.

L’Union européenne est régie par des traités. Celui de Rome (1957) est économiquement libéral. Il érige la « libre concurrence » en principe intouchable. Quelques années auparavant, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) avait mis en libre concurrence le charbon de France et celui de la Ruhr. Et comme le charbon de la Ruhr est bien plus facile à extraire que celui des bassins miniers français, parce qu’il est enfoui moins profondément et en couches plus épaisses et plus régulières, il était facile de prévoir ce qui allait arriver aux mines de Lorraine, du Nord-Pas-de-Calais et du Tarn. Pour l’acier, cela a pris un peu plus de temps, mais aujourd’hui, on peut dire que le grand patronat industriel allemand a atteint ses objectifs de 1940. Il a simplement dû être un peu patient…

Les tours de vis des traités de l’U.E.

Tous les traités qui ont suivi la CECA et Rome ont donné un nouveau tour de vis « libéral » à la « construction européenne », en mettant en concurrence les petits producteurs et les  mastodontes, en imposant des privatisations, en empêchant les États d’utiliser leur monnaie comme levier pour réduire leur déficit extérieur, etc. Le tout sous le regard bienveillant des États-Unis. Les réformes de la Politique agricole commune ont sinistré la petite agriculture et laissé le champ libre aux géants de l’agroalimentaire. Le mark s’impose sous le nom d’ « euro » à tous les pays signataires du traité de Maastricht, et étrangle toutes les économies… sauf celle de l’Allemagne.

En ce printemps, François Hollande, soi-disant élu « pour combattre la finance », impose l’austérité sous le nom de « pacte de responsabilité » : réduction des cotisations sociales des patrons (donc plombage des caisses de retraites et de la sécu) en échange de vagues promesses d’embauche qui ne seront jamais tenues (tous les précédents cadeaux aux chefs d’entreprises le montrent), poursuite du gel des salaires des fonctionnaires… Mais, même un président d’ultragauche serait obligé d’en faire autant (du moins s’il refuse de sortir de l’U.E.), puisque le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) est entré formellement en vigueur le 1er janvier 2013 et commence à s’appliquer dans toute sa rigueur cette année.

La fiction d’un « parlement européen »

Or, que peuvent les eurodéputés pour changer de politique et sortir de cette austérité « libérale » qui vide les poches des classes populaires pour gaver les banquiers ? Absolument rien ! Les traités européens sont à l’abri de tout vote du « parlement » de Bruxelles-Strasbourg ! Ils s’appliquent mécaniquement, et définitivement ! Quant à la politique monétaire, elle est fixée par la Banque centrale européenne de Francfort, à qui les traités garantissent une totale indépendance ! Si, par miracle, une majorité d’ultragauche était élue au « parlement » le 25 mai, le TSCG resterait quand même en vigueur avec sa « règle d’or » de l’austérité à vie, et les eurodéputés continueraient à travailler dans ce cadre.

Alors, à quoi servent les eurodéputés ? Pourquoi organiser leur élection ? Pour faire croire au bon peuple que l’Union européenne est un espace démocratique. « L’élection » du 25 mai est une vaste tromperie. Et les grands médias ont beau se déchaîner pour tenter de culpabiliser les « mauvais citoyens » qui ont décidé de faire la grève du vote, ils n’arriveront pas à masquer cette évidence qui s’impose un peu plus chaque jour : voter aux européennes, c’est cautionner un système dictatorial.

PARF comme Payés À Rien Foutre !

Quant aux futurs eurodéputés, on peut se montrer indulgent avec eux en se souvenant que le mot « candidat » est de la même famille que « candide », et croire qu’ils se figurent qu’ils servent à quelque chose. Mais on peut aussi se rappeler un petit reportage d’une chaîne de télé allemande qui jette une lumière crue sur les motivations réelles de la plupart d’entre eux :

http://www.dailymotion.com/video/xlwrlo_le-scandale-ehonte-des-eurodeputes-venant-pointer-pour-soutirer-de-l-argent-puis-repartir-vaquer-a-l_news

Un système qui dépense autant d’argent pour chouchouter plus de 750 plantes vertes, c’est louche… Pas étonnant que la sécurité du « parlement » de Strasbourg finisse par intervenir et violer grossièrement la liberté de la presse au bout de quelques minutes !

Alors, le 25 mai, nous serons 60% à fêter la victoire de ceux qui ne sont pas dupes de cette grotesque mascarade !

Franz Lieber

http://www.resistance-politique.fr/article-le-25-mai-on-va-gagner-123682933.html
Haut de la page
soyouz allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 03 Feb 2014
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 75
  Citer soyouz Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 May 2014 à 22:15
Ce que je constate c'est que les pays où l'abstention est la plus forte sont les pays où les partis majoritaire sont les sociaux-démocrates et le PPE ainsi que l'extrême droite. Peut-être que l'élection ne va pas changer grand chose mais ce sera un message plus fort si le front de gauche fait un beau score que si c'est l'abstention et l'extrême droite qui l'emportent.
Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable - Lénine
Haut de la page
Jagger allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 17 Jun 2013
Pays: Belgique
Status actuel: Inactif
Messages: 46
  Citer Jagger Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 May 2014 à 22:37
Les élections européennes de cette année, en Belgique, sont couplées avec les élections régionales et fédérales. Vous n'êtes pas sans savoir que le vote est obligatoire en Belgique. L'abstention est passable d'amende. Je m'en foutrais d'avoir une amende, d'ailleurs j'étais bien parti pour m'abstenir pour les européennes uniquement. Mais comme les trois élections ont lieu en même temps, impossible de s'abstenir à une seule sans s'abstenir aux trois. L'abstention aux européennes (à condition de vouloir faire progresser le mouvement communiste à l'intérieur du pays et dans les régions, à savoir le PTB) est donc impossible pour nous, Belges. Génial hein?
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2014 à 03:25
Voici les bulletins de vote.
 

 
 

 


Edité par T 34 - 23 May 2014 à 22:17
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 May 2014 à 23:34



Lorsque 60 % des adultes en France décident de ne pas aller voter, c’est le phénomène politique clé du scrutin. On parle en effet de 60 % de 43 millions d’inscrits. Auxquels il faut ajouter au moins trois millions de gens qui ne se sont jamais inscrits sur les listes électorales. Il s’agit donc de près de 30 millions de français de plus de 18 ans. Cela fait une sacrée majorité !

Ces « non-électeurs » ont-ils choisi de ne pas voter, ou leur non-participation est-elle le fruit du hasard ? Les spécialistes du sondage doivent le reconnaître : quand on parle des ouvriers et des employés, on atteint 70 % d’abstention ; quand on parle des cadres moyens et supérieurs, l’abstention baisse à 50 % ! Ne pas aller voter aux européennes est donc bien une attitude de classe sociale !

La conséquence est que le parlement européen, qui de toute façon ne parlemente pas beaucoup (puisque c’est le lobby du capital, la commission européenne, qui lui dit ce qu’il doit faire), est illégitime pour l’écrasante majorité de la population. Et je ne vous parle même pas de la Guadeloupe qui s’est abstenue à plus de 90 % ! La lutte de classe, ils nous ont déjà montré qu’ils savaient ce que ça voulait dire !

Essayons de comprendre les raisons des abstentionnistes…

D’abord, il est facile de remarquer que toutes les listes qui sollicitaient les suffrages des électeurs étaient toutes favorables à l’Europe (y compris, d’ailleurs le Front national, qui ne cherche pas à sortir de l’Europe, mais à renégocier les traités). Or, l’expérience concrète de quelques dizaines d’années de « construction » européenne montre bien que l’Europe est contre les ouvriers et les employés ; elle est pour la baisse des salaires et des pensions, contre les services publics, pour le chômage de masse, pour la concurrence entre les ouvriers des différents pays, et pour les revenus fantastiques du capital.

C’est cette expérience concrète qui s’exprime dans l’abstention. Et c’est pour cette raison qu’elle est le phénomène majeur de ce scrutin, parce qu’il faut le reconnaître : ce sont les abstentionnistes qui ont raison, et uniquement eux… Pas ceux qui prétendent « changer l’Europe », mais qui la soutiennent dans la réalité des faits en allant voter dans les urnes du capital !

C’est tellement vrai que le capital dominant, organisateur du scrutin et de ces débats, a fait des pieds et des mains pour minimiser autant que faire se peut l’abstention. On a vu deux méthodes à l’œuvre.

D’abord, la multiplication des listes. En général, on nous explique qu’il faut limiter le phénomène, parce que ça complique le scrutin, et que c’est malsain. Eh bien là, pas du tout : une trentaine de listes ont pu concourir ! Au final, trois listes sont au-dessus de 15 points, 8 entre 15 et 1 point. Toutes les autres (une vingtaine donc) sont en-dessous de 1 point ! Ah, mais c’est qu’il fallait ratisser large ! Le message était clair : vous n’allez tout de même pas vous abstenir quand vous avez un tel choix !

Petite remarque : la seule liste, à notre connaissance, qui avait comme mot d’ordre « sortir de l’Europe », l’UPR, s’est précipité dans le piège. Elle a dû certainement y laisser ses économies pour faire moins de 0,5 % et avoir 1 minute et 30 secondes de « présence médiatique » ! Flattée d’avoir réuni 77.000 électeurs (sur 43 millions…), elle n’est pas inquiète d’avoir pris à contre-pied « la France profonde » d’abstentionnistes ! Bien joué les gars !

Mais la lutte contre l’abstention s’est surtout jouée sur la promotion du Front national. Présenté par nos médias comme le champion de l’opposition à l’Europe (ce qui n’est d’ailleurs pas vrai, mais où est le problème ? Quitte à mentir, autant ne pas faiblir !), sa « présence médiatique » a été large et profonde. On peut d’ailleurs supposer qu’en effet, un certain nombre de personnes, et parmi lesquelles des ouvriers et des employés, réellement hostiles à l’Europe, mais encore attachées au système, ont choisi de voter FN. Tout le monde ne peut pas être au même niveau politique. Il y a toujours des traînards… La presse a pu ainsi se flatter que l’abstention n’avait pas progressé ce coup-ci, et qu’on était un peu en-dessous de l’abstention des précédentes européennes. «  Et y sont contents… ».

Mais le véritable enjeu est là : s’abstenir ou ne pas s’abstenir, c’est soutenir ou ne pas soutenir le régime et ses modes de régulation qu’on peut bien qualifier de pourris ! Les bonnes âmes remarquent, doctement, que s’abstenir ne fait pas un programme. Naturellement. Mais ne pas voter, c’est ne pas participer à l’abrutissement médiatique. C’est aussi ne pas se poser les mauvaises questions et ainsi, se préparer aux bonnes réponses !

Est-ce si tordu, ce que je dis-là ? Pas tant que ça, car on a une référence historique magistrale.  Au milieu du XVIIIème siècle, les historiens remarquent deux choses. D’une part, la moitié de la population commence à savoir lire et écrire, c’est-à-dire que la communication n’est plus exclusivement orale ; et d’autre part, on constate une forte déchristianisation. Concrètement, dans les campagnes, les gens ne vont plus à la messe.

Or, le pouvoir royal de l’époque, basé sur la propriété foncière, était évidemment d’une très grande injustice : l’immense majorité des paysans travaillaient à en mourir pour que quelques nobles gaspillent l’argent qu’ils leur extorquaient ! Comment ce système pouvait-il survivre une seule journée ? Tout simplement grâce à l’Église, entièrement dans les mains des féodaux, et qui avait la fonction de faire accepter cette injustice ! Priez mes frères et ne râlez pas, le paradis est pour vous ! Ne plus aller à la messe n’était pas un programme bien sûr, mais c’était essentiel parce qu’ainsi, les paysans se soustrayaient à l’influence du clergé. Ils étaient ainsi disponibles pour des idées nouvelles. Les épis étaient mûrs pour la Révolution française.

Le parallèle avec l’abstention est raisonnable. Parce que nous vivons une immense injustice : le travail de la majorité de la population, méprisée et exploitée, est dilapidée par une poignée d’accapareurs. Comment cette injustice peut-elle se prolonger ne serait-ce que d’un jour ? Parce que nous sommes convaincus que c’est nous qui désignons, démocratiquement, nos dirigeants ! Rien n’est plus faux : que tu votes à gauche ou que tu votes à droite, ce sont toujours les mêmes qui gagnent ! Voilà pourquoi s’abstenir aux européennes, c’est faire le bon choix. Un choix d’avenir…

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-l-abstention-aux-elections-europeennes-123782714.html
Haut de la page
 Répondre Répondre

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,094 secondes.