Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > International

Palestine / Israël - Actu

 Répondre Répondre Page  123 65>
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Palestine / Israël - Actu
    Envoyé : 26 Sep 2007 à 16:01
Sujet brulant s'il en faut, mais néanmoins, nous pouvons désormais l'aborder en toute sereinité sans avoir l'épée de Damocles de la censure et/ou de la fermeture.

Edité par T 34 - 13 Feb 2013 à 17:32
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2007 à 18:42
J'attaque le sujet.
 
J'avais lu que certain d'entre vous considèraient l'avènement de deux états cote à cote.
 
Mon opinion n'engage que moi:
 Je ne comprendrais jamais pourquoi les israëliens se sont permis de chasser des gens de leur terre, par des actes colonialistes ultra-violents fondés sur des écrits religieux.
 
C'est ainsi que je considère que les israëliens sont "hébergés" sur la terre des palestiniens, et que s'il avaient eu une autre attitude, il est évident qu'ils auraient été accueilli sans problèmes. Comme par exemple au Maroc, ou il n'y a jamais eu aucun problème entre les communautés.
 

 
 
 
 


Edité par Fidelista - 01 Oct 2007 à 11:36
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Oct 2007 à 11:32
 
 
Les extrémistes juifs veulent de nouvelles colonies 

Des jeunes gens ont dressé hier des cabanes de fortune sur des colonies de Cisjordanie, pour torpiller une éventuelle reprise des discussions de paix.

 
 
POSTÉ devant une barrière jaune, qui barre la route, un groupe de soldats israéliens interdit l'accès à la colline 1 013. « Ceci est une zone militaire fermée », lancent-ils à travers leurs mégaphones, sans conviction. Il en faudrait davantage pour décourager les centaines d'Israéliens, qui ont décidé d'ériger une nouvelle colonie au sommet de la colline, face au village palestinien de Halhoul, dans le sud de la Cisjordanie. Des organisations d'extrême droite ont lancé hier une offensive concertée pour créer quatre nouvelles colonies en Cisjordanie, espérant ainsi accentuer leur mainmise sur ce territoire occupé par Israël depuis 1967.
 
Drapeaux orange et bouteilles d'eau
 
Voitures et autocars déchargent leurs passagers au pied de la colline 1013, sous le regard médusé de quelques Palestiniens ayant osé venir assister à l'événement. Équipés de leurs « lulav », des feuilles de palmier utilisées pour construire des cabanes à l'occasion de la fête juive de Soukkot (« Tabernacles »), les colons contournent les militaires et gravissent la colline. Certains sont armés de leurs fusils d'assaut M 16, pour se protéger contre d'improbables attaques palestiniennes. Arrivés au sommet, ils construisent des synagogues improvisées avec des pierres et des cabanes de Soukkot, avant de prier et de lire des passages de la Torah.
 
Inquiet de la timide reprise des négociations de paix entre le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, les colons ont décidé de relancer la construction de colonies, pour empêcher des évacuations de Territoires occupés qui accompagneraient la création d'un État palestinien. « Oslo a été une catastrophe, affirme Nathan Shwartz, un colon religieux venu de l'implantation de Karme Tzur. Olmert est prêt à diviser Eretz Israël (le Grand Israël de la Bible). Il est prêt à diviser Jérusalem. Si nous laissons faire cela, les terroristes du Hamas s'empareront de Jérusalem et s'y installeront avec leurs roquettes Qassam. Nous devons les empêcher. C'est une question de vie ou de mort pour nous. »
 
Des camionnettes équipées de haut-parleurs et de drapeaux orange, la couleur des colons évacués de la bande de Gaza en 2005, sillonnent les routes. « Montez partout. Cette terre est à nous. Des milliers de gens sont avec nous, venus des quatre coins du pays, pour défendre leur patrie, Eretz Israël », lancent les haut-parleurs entre deux chansons populaires. Dans la colonie d'Efrat, les quelque 600 militants qui ont lancé l'assaut de la colline de Givat Ha Eitam sont emmenés par Nadia Mattar, l'égérie du mouvement antiretrait de la bande de Gaza, et par Itamar Ben Gvir, l'un des chefs du mouvement des colons d'extrême droite, déjà incarcéré à plusieurs reprises. Équipés de drapeaux orange et de bouteilles d'eau, les jeunes colons ont l'intention de camper sur place.
 
Les habitants d'Efrat espèrent pouvoir mettre la main sur la colline de Ha Eitam, que le tracé de la barrière de séparation israélienne a placé du côté palestinien, pour s'agrandir. « Nous avons besoin de cette colline pour notre expansion naturelle, explique le rabbin Ryskin d'Efrat. Nous combattons les fondamentalistes palestiniens. » Où les Palestiniens établiront-ils leur État, si les colonies s'étendent sans limites ? « Là où nous ne sommes pas. Il leur restera bien assez de place », juge le rabbin.
 
Les colons s'attendent à être délogés sous le couvert de la nuit par l'armée de ces implantations, qui sont illégales même au regard du droit israélien. Pourtant, les organisateurs considèrent leur opération comme un succès. « C'est un message pour le peuple, visant à contrer la politique destructrice du gouvernement. Des milliers de personnes l'ont entendu », se réjouit Datya Itzhaki, l'une des dirigeantes du mouvement, évacuée de Gaza en 2005.
 


Edité par Fidelista - 01 Oct 2007 à 11:37
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2007 à 16:09
 
 

Israël a bien mené un raid aérien en Syrie

 
C'est ce qu'a confirmé, pour la première fois, la radio militaire israélienne, près d'un mois après les faits.
Après la levée de la censure militaire imposée jusque-là, la radio militaire israélienne a confirmé, pour la première fois, mardi 2 octobre, qu'Israël avait mené une attaque aérienne en Syrie en septembre. "La censure militaire a autorisé (mardi) pour la première fois à publier que des appareils de combat israéliens ont attaqué un objectif militaire en profondeur du territoire syrien le 6 septembre", a annoncé la radio.
"C'est le seul élément que la censure a autorisé à publier", a souligné la radio.
La censure militaire avait imposé jusqu'ici un black-out total aux médias israéliens, réduits à ne pouvoir citer que des sources et des médias étrangers.

"Rien de conséquent"

La levée de la censure sur cette attaque est intervenue après un entretien accordé lundi par Bachar al-Assad, le président syrien, à la chaîne de télévision britannique BBC dans laquelle il a, pour la première fois, reconnu qu'une attaque israélienne avait visé un objectif militaire en territoire syrien, a précisé la radio.
Le président syrien a déclaré à la BBC que l'objectif du raid israélien du mois dernier était "un bâtiment militaire désaffecté" et n'avait atteint "rien de conséquent".

Plainte devant l'ONU

Dans la foulée du raid, la Syrie avait affirmé que sa défense antiaérienne avait tiré le 6 septembre sur des appareils israéliens ayant violé son espace aérien. Elle avait déposé une plainte devant l'ONU et affirmé que les appareils avaient largué des "munitions".
En raison de la censure militaire israélienne et des maigres informations en provenance de Damas, le raid israélien a provoqué des spéculations en série durant plusieurs semaines.
Selon des informations de la presse américaine et britannique, l'aviation israélienne aurait bombardé le 6 septembre un site soupçonné d'abriter des activités nucléaires dans lesquelles la Corée du Nord pourrait être impliquée.
 
 

 
 


Edité par Fidelista - 02 Oct 2007 à 16:13
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Oct 2007 à 07:31
Le lobby israélien au cœur de la polémique aux Etats-Unis
Un ouvrage dénonce le soutien inconditionnel de Washington à l’Etat hébreu.
 
Lorsque, l’an dernier, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis a invité la candidate à la présidentielle Hillary Clinton, celle-ci lui a adressé ce message très direct : «Je ne parle avec aucun ambassadeur, sauf un, l’ambassadeur d’Israël.» Cet échange confirme l’importance cardinale d’Israël dans la politique intérieure des Etats-Unis. L’influence profonde du lobby pro-israélien dans la diplomatie américaine au Moyen-Orient est indiscutable. Mais jusqu’où va-t-elle ? Ce soutien sert-il les intérêts américains ? Telles sont les questions explorées par le Lobby pro-israélien et la Politique étrangère des Etats-Unis (1), un livre dont débat le tout-Washington depuis sa sortie, voilà quelques semaines. «Aucun autre essai académique a eu un tel impact, écrit la New York Review of Books, depuis la publication du livre de Samuel Huntington le Choc des civilisations [1993].»
 
Charge.  Compte tenu des tabous historiques et sémantiques qu’elle aborde, cette étude a demandé un courage considérable à ses deux auteurs, John Mearsheimer, de l’université de Chicago, et Stephen Walt, de Harvard. Les deux universitaires ont conscience de marcher sur un champ de mines. A la suite d’un article à l’origine de l’ouvrage actuel publié dans la London Review of Books en 2006, «nous avons été dénoncés comme antisémites […] par des éditorialistes du Jerusalem Post, du New York Sun, du Wall Street Journal et du Washington Post», constatent-ils dans leur préface. «Dès qu’on critique Israël ou l’Aipac [le Comité des affaires publiques américano-israélien, qui s’intitule sur son site web «le lobby pro-israélien en Amérique», ndlr] , on est sûr d’être accusé d’antisémitisme. C’est la tactique diffamatoire classique. La plupart des gens hésitent à aborder ce genre de questions en raison de ces attaques», dit Stephen Walt. Leurs pressentiments ont été amplement confirmés. La charge a été sonnée par Eliot Cohen, un professeur de l’université Johns-Hopkins, dans une opinion publiée dans le Washington Post intitulée «Oui, c’est antisémite». Cohen reproche aux auteurs, non sans une certaine mauvaise foi, le fait que leur ouvrage ait été applaudi par l’ancien chef du Ku Klux Klan. D’autres critiques ont qualifié les universitaires de «sombres obsédés du complot». Et ce n’était qu’un début.
En septembre, un livre a été publié pour dénoncer les deux auteurs : les Mensonges les plus mortels, le lobby israélien et le mythe du contrôle juif. Selon son auteur, Abraham Foxman - président très controversé, y compris au sein de la communauté juive américaine, de l’Anti-Defamation League -, l’idée «pernicieuse» qu’il existe un lobby israélien doté d’une influence hors de proportion sur la diplomatie des Etats-Unis «fait partie du mythe antisémite traditionnel du complot juif ». «Les stéréotypes antisémites haineux refont surface et deviennent acceptables», s’inquiète Foxman.
Christ.  Que disent Walt et Mearsheimer ? Qu’il y a un lobby pro-israélien composé d’organisations juives, mais aussi d’éditorialistes, d’hommes d’affaires et de «chrétiens sionistes». Cette importante minorité fondamentaliste, qui vote républicain, croit littéralement que le Christ reviendra lorsque les juifs auront repris possession de la «Terre sainte». «Ce n’est en aucun cas, insistent les auteurs, un mouvement unifié doté d’une direction, et ce n’est pas un complot ou une conspiration qui contrôle la diplomatie américaine», mais plutôt «une coalition disparate d’individus et d’organisations qui œuvre pour aiguiller la politique américaine sur une voie pro-israélienne».
Les auteurs n’ont aucun mal à démontrer la nature exceptionnelle de la relation entre les Etats-Unis et Israël. Entre 1972 et 2006, les Etats-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions des Nations unies critiquant Israël. L’an dernier, pendant qu’Israël bombardait le Liban, la Chambre des représentants a adopté, par 410 voix contre 8, une motion de soutien inconditionnel à Israël.
L’ouvrage devient discutable lorsqu’il affirme que sans le lobby pro-israélien «la guerre [d’Irak] n’aurait presque certainement pas eu lieu». La démonstration : «La quasi-totalité des néoconservateurs est fortement engagée aux côtés d’Israël», ajoutent-ils. Mais les vrais maîtres d’œuvre de la guerre d’Irak demeurent George W. Bush et le vice-président Dick Cheney. Et c’est oublier que plusieurs son­dages, comme le concèdent les auteurs, ont démontré que la communauté juive amé­ricaine était plus opposée à ­cette guerre que l’Américain moyen.
«Pays normal».  L’influence du lobby serait telle qu’il compromettrait l’intérêt national américain, avancent-ils. L’alliance entre les Etats-Unis et Israël, utile pendant la guerre froide, suscite l’hostilité des pays arabes à l’égard des Etats-Unis, qui sont la cible des terroristes islamistes. Et s’il n’est pas dans l’intérêt de Washington de poursuivre son soutien inconditionnel à Israël, c’est que le lobby pro-israélien y est pour quelque chose.
Pour Walt et Mearsheimer, les Etats-Unis devraient considérer Israël comme un «pays normal», car son existence, selon eux, n’est plus en danger : «L’influence politique du lobby et sa sagacité en termes de relations publiques ont découragé les leaders américains à rechercher des politiques moyen-orientales conformes à leurs intérêts, qui protégeraient aussi Israël de ses pires erreurs. L’influence du lobby, pour résumer, est mauvaise pour les deux pays.» Ils préconisent «une discussion franche et civilisée sur l’influence du lobby».
 
(1) John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, éditions la Découverte, 20 euros.
 
 


Edité par Fidelista - 05 Oct 2007 à 07:35
Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Oct 2007 à 15:20
Des soldats israéliens racontent ce qu’ils ont vécu
de Dalia Karpel
 

Noufar Yishai-Karin s’intéresse, depuis sa jeunesse, aux crimes de guerre. A l’époque de la première Intifada, elle a eu l’occasion d’étudier la chose de près, en faisant son service militaire dans une compagnie d’infanterie blindée, près de Rafah. Une fois démobilisée, elle a étudié la psychologie et est retournée auprès des gens de la compagnie qu’elle connaissait, afin d’étudier ce qui les avait amenés au comportement violent. Les soldats lui ont parlé du plaisir qu’ils tiraient des mauvais traitements qu’ils infligeaient, mais elle pense encore qu’eux aussi sont des victimes.

Noufar Yishai-Karin était en 5e année quand son père l’a emmenée faire un tour sur les hauteurs du Golan et lui a montré où il avait perdu ses meilleurs amis lors des combats pour le poste de Tel Faher, le 9 juin 1967. "Des années durant, ces combats ont été pour lui un terrain sensible, inaccessible", dit Noufar Yishai-Karin, psychologue clinicienne, dont les années passées à l’ombre du traumatisme de guerre de son père ont façonné la conscience et menée à ce métier.

« La guerre m’a occupée depuis mes premières années », dit-elle. Arrivée dans le secondaire, elle a lu beaucoup de livres portant sur la Seconde Guerre mondiale puis, assez vite, elle a poursuivi avec la guerre du Vietnam. Elle a, dit-elle, avalé chaque livre et n’a raté aucun film traitant de cette guerre, « Je n’avais alors pas encore compris que ce qui m’intéressait, c’était les crimes de guerre commis par des soldats ».

Après son service militaire, elle a entrepris des études à l’Université Hébraïque et investi sept ans à une recherche portant sur les processus qui ont conduit des soldats israéliens à des actes injustes et des mauvais traitements, dans les années de la première Intifada. Son étude, qui constituait sa thèse de maîtrise en psychologie clinique, était centrée sur les témoignages de soldats à propos d’actes violents auxquels ils avaient pris part. Sa thèse a été adaptée pour constituer un article qui est publié ce mois-ci dans la revue « Alpaym » et qu’elle signe avec son directeur de thèse à l’Université, le professeur Yoel Elizur.

Dans l’article, intitulé « Comment une situation peut-elle survenir ? », les noms des soldats demeurent cachés, ainsi que les dates et les lieux, afin de protéger les personnes interviewées qui ont été sélectionnées, comme échantillon, au sein de deux compagnies d’infanterie blindée (Ashbal et Ashhar) qui ont fait un long service militaire à Rafah. L’article est accompagné d’une réaction de l’écrivain David Grossman qui note qu’à l’évidence, il ne s’agit pas d’une histoire d’individus isolés mais de centaines et de milliers d’autres « qui ont réalisé une sorte de ‘privatisation’ d’un mal puissant et général ».

Thérapie dans les dunes

L’histoire commence donc avec les épreuves de ces combats, de 67, auxquels son père, Yaïr Yishai, aujourd’hui âgé de 70 ans, avait pris part. De rudes combats durant une journée entière et au cours desquels on s’était aussi battu au corps à corps, au couteau et à la main. 22 soldats de Golani avaient été tués et il y avait eu de nombreux blessés. « Pendant des années, mon père restait silencieux et s’assombrissait quand il était question du fiasco que cela avait été là-bas, quand ils étaient montés vers le poste en prenant une mauvaise direction et que nombre d’entre eux avaient été tués. Lorsque j’étais en 10e, est venu chez nous, à la maison, un des fondateurs du musée Golani, pour interviewer mon père sur son service militaire et sur le combat. C’est alors que mon père s’est ouvert. Après cela, il a été instructeur de soldats de Golani et a également fait un travail de recherche sur les combats qui a largement contribué à sa santé mentale ».

Quand Noufar Yishai-Karin a été appelée sous les drapeaux dans l’armée israélienne en octobre 89, presque deux ans après le début de la première Intifada, il était clair pour elle qu’elle irait dans une unité combattante comme toute sa bande de copains et copines. Elle a grandi dans le moshav Beit Shearim où elle vit encore aujourd’hui avec son fils de six ans dans une maison spacieuse où rôdent deux chats et à l’entrée de laquelle flotte un drapeau particulièrement grand. Elle a fréquenté l’école primaire du moshav Nahalal puis une école secondaire dans le kibboutz Yifat.

Sa première année dans l’armée ne lui a pas plu. Elle a suivi un cours complet sur les conditions du service militaire qui lui a permis de se perfectionner en matière de droits des soldats et de participer à des ateliers de psychologie, avec une formation à l’interview, après quoi elle s’est retrouvée dans le bureau de recrutement de Tibériade. « A l’époque, comme aujourd’hui, personne à Beit Shearim et aux alentours ne devenait gratte-papier à l’armée et me retrouver assise dans un bureau de recrutement, ça m’a tuée ». Son rêve, dans l’armée, c’était de rencontrer des gens venant d’autres endroits, « je voulais toucher de près à l’idée de melting pot ». Elle a demandé à servir dans la brigade Golani et on l’a finalement convaincue de se faire muter dans l’infanterie blindée Ashbal.

« Il y avait alors quatre compagnies », dit-elle. « Deux en Judée-Samarie [Cisjordanie] et deux à Gaza. Je suis arrivée à Gaza à l’été 90 où j’ai rejoint une unité qui avait été mobilisée en février de la même année. Il y avait là 55 soldats dont de nombreux anciens qui avaient quitté des unités combattantes. Une femme sous-officier chargée des conditions de service est une sorte d’assistante sociale. Ma mission était de m’occuper des soldats ayant des problèmes, ce qui revenait essentiellement à les écouter. Je les rejoignais pendant les gardes de nuit parce qu’ils étaient alors plus communicatifs. Je faisais là pour moitié de l’assistance psychologique. Je me vois encore, assise sur la dune et parlant avec quelqu’un derrière lequel attendait encore quelqu’un, et ça faisait une file comme à la mutuelle ».

Pendant un an et trois mois, elle a vécu dans une base du sud de la Bande de Gaza, non loin des colonies de Rafah Yam et de Pe’at Sadeh. « Comme tous les soldats de la base, je vivais sous tente, avec une femme sous-off chargée de l’enseignement et deux instructrices de sport. Les douches étaient communes pour nous et pour les garçons, et l’une devait faire la garde quand l’autre prenait sa douche, parce qu’il y avait des trous et même le sol était fait en bois perforé. Les toilettes n’étaient qu’une fosse avec de la chaux. C’était l’époque d’avant les téléphones portables et il y avait un téléphone par tente. Un autobus venait deux fois par jour. »

Dès son arrivée, elle s’est heurtée à un cas qui l’a laissée un peu abasourdie. Quelques-uns des soldats étaient arrivés environ une semaine avant elle à la frontière de Rafah, « et avaient déjà trouvé le moyen de faire un mauvais coup. Ils avaient arrêté quelqu’un et l’avaient oublié pendant trois jours dans une douche. Ils m’ont raconté ça et je ne savais pas comment l’encaisser. »

Dans sa thèse apparaît le témoignage d’un des soldats : « Une fois que des douches ont été construites avec un générateur qui nous permettait d’avoir en permanence de l’eau chaude… la douche sans générateur était restée à l’abandon et on avait décidé que ça ferait office de cachot. On y avait amené quelqu’un et on l’a oublié là pendant trois jours… menotté et bâillonné, il ne pouvait pas parler, il ne pouvait pas bouger, il ne pouvait rien. Trois jours plus tard, je ne sais plus qui est passé là par hasard, et s’en est souvenu. »

Aujourd’hui, elle dit que la rencontre avec les soldats s’était bien passée. La plupart des aspects négatifs de leur service, qui remplissent son travail de recherche, elle ne les a pas vus alors. « Les camarades étaient formidables », dit-elle. « J’ai vu Rafah une fois. Il y avait un officier dont la compagnie s’est débarrassée et avant qu’il ne parte, il m’a emmenée faire un tour à Rafah, pour que je voie les ruelles dont parlaient les soldats. Il faut comprendre que dans la première phase de mon service, les soldats ne commettaient pas beaucoup de forfaits. C’est allé en se dégradant, en particulier après mon départ. C’est avant tout une fonction du temps et de l’usure. Pendant que j’étais là-bas, je n’ai vu que deux fois des prisonniers menottés et au checkpoint, je voyais ce penchant à faire attendre les gens debout. Je demandais aux soldats de les laisser passer et ils les laissaient passer. »

Elle a néanmoins éprouvé, elle aussi, cette usure. « J’arrivais parfois bouleversée à la maison, mais il n’y avait personne à qui parler. Même ma mère me disait alors qu’elle ne me croyait pas. » Elle a quitté la Bande de Gaza « bouleversée par ce que j’avais vu, mais surtout inquiète de l’impuissance de l’armée, de voir qu’on prend une unité et qu’on l’use d’une façon telle que la violence finit par faire partie intégrante de la vie des soldats. Après cela, j’ai investi sept ans de ma vie à tenter de chercher à comprendre ce qui se passait. »

On tire comme des dingues

En octobre 91, Noufar Yishai-Karin a commencé à étudier au département de psychologie de l’Université Hébraïque. « Déjà pendant mon service militaire, il était clair pour moi que ce serait mon domaine de recherche et ça m’intéressait en particulier de découvrir pourquoi il y a dans un groupe des gens qui œuvrent à un changement positif, ce qu’il y a dans leur personnalité qui les rend tels et ce qui se passe dans une telle situation. »

Un de ses professeurs, Yoel Elizur, faisait alors un rappel comme réserviste au sein de la structure de santé mentale de l’armée israélienne. Elizur a expliqué cette semaine que cette structure de santé mentale disposait, dans les années 90, d’un bon département de recherche, mais qu’il n’était pas parvenu à obtenir une autorisation pour entreprendre une recherche sur la violence chez des soldats. « La tendance qui prévalait alors était de garder le silence sur la question et de dire que d’une manière générale les soldats se comportaient correctement », dit-il.

Noufar Yishai-Karin qui savait qu’il avait une connaissance dans le domaine s’est adressée à lui avec son idée de recherche et Yoel Elizur a sauté sur l’occasion. Dans le cadre de sa recherche, elle a interviewé 18 soldats et 3 officiers ayant servi dans deux unités d’infanterie blindée. Elle les avait connus, pour la plupart, à l’époque de son service militaire. Elle les a recherchés et les a rencontrés individuellement, chez eux, pendant quelques heures. Les interviews ont été enregistrées et toutes ces cassettes sont toujours en sa possession. Le fait qu’elle connaissait déjà les soldats a permis d’étayer et d’approfondir leur confiance en elle jusqu’à s’ouvrir, se découvrir devant elle et être disposés à lui raconter des crimes qu’ils avaient eux-mêmes commis : des cas de meurtres et d’homicides, d’enfants dont on brise des os, d’humiliations, de destructions de biens, de pillages et de vols.

Qu’est-ce qui caractérise les 21 interviewés ? Il y a de tout dans la liste. Ils sont à peu près pour moitié ashkénazes et pour moitié mizrahim. La majorité est née dans le pays. Ce sont pour la plupart des fils de familles appartenant à la classe moyenne. Des habitants de moshav ou de kibboutz, venant de villes mixtes comme Jérusalem, Acre ou Ramle, mais aussi de Herzliya Pitouah, Tel Aviv ou Ramat Hasharon. L’analyse des évolutions des groupes se focalise, dans l’article publié par la revue « Alpayim », sur une des deux compagnies, d’où viennent 14 des interviewés. L’article déroule les événements de la compagnie, dont certains soldats sont passés par un processus de brutalisation, d’autres sont restés passifs et une minorité s’est lancée dans la lutte contre les exactions. Parmi les premiers, on peut par exemple distinguer le type impulsif qui lâchait facilement les freins intérieurs et parfois avec enthousiasme.

Témoignage : « Je suis sorti pour ma première patrouille… Les gars avec qui j’étais dans la patrouille tiraient tout simplement comme des dingues… Moi aussi, j’ai commencé à tirer comme tout le monde… C’était, tu vois, je ne te dirai pas que ce n’était pas super, parce que comme ça tout d’un coup, la première fois que tu viens, que tu prends une arme pour de vrai, pas comme à je ne sais quel exercice, ou dans je ne sais quelle cabane dans les sables, ou je ne sais pas quoi, ou que tu aies au-dessus de toi un commandant qui pèse sur ton cerveau. Tu te retrouves tout d’un coup responsable de ce que tu fais. Tu prends ton arme. Tu tires. Tu fais ce que tu veux. »

Noufar Yishai-Karin a découvert que les soldats jouissaient de l’ivresse du pouvoir non moins que du plaisir qu’ils puisaient de la violence, et c’est là un des résultats terrifiants de cette étude. « La plupart des interviewés ont pris plaisir à la violence, à un moment ou un autre de leur service militaire », écrit-elle dans sa thèse. « Ils prenaient plaisir à la violence parce qu’elle rompait la routine, et ils prenaient plaisir à détruire et à mettre le désordre. Ils tiraient aussi du plaisir de la sensation de pouvoir présente dans la violence, et de la sensation du danger. »

Témoignage : « La vérité ? Quand c’est le foutoir, alors je suis ‘mabsout’, heureux. Alors je prends mon pied. C’est comme une drogue. Si je n’entre pas à Rafah et qu’il n’y a pas moyen de se déchaîner une fois dans la semaine, je deviens fou ». Et un autre témoignage : « Ce qui est le plus important c’est que ça te dégage du joug de la loi. Tu sens que c’est toi la loi. Tu es la loi. C’est toi qui décides, qui tranches… Comme si au moment où tu quittes cet endroit appelé Israël et que tu entres par le barrage d’Erez, dans la Bande de Gaza, tu es la loi. Tu es dieu. »

Un petit enfant de quatre ans

La dureté affective de plusieurs des soldats exprimait une indifférence extrême à la souffrance du prochain quand il est arabe. « On était à bord d’un véhicule, on passait simplement dans une rue. Un gars de 25 ans, par là. Comme ça, sans raison, qu’on ne vienne pas me dire qu’il y avait une raison. Il n’avait pas lancé de pierre, rien. Tac, une balle dans le ventre… On lui tire une balle dans le ventre et il est là à agoniser sur le trottoir et nous continuons à rouler, indifférents. Aucun ne le regarde deux fois… »

Il y avait des durs qui avaient développé une idéologie selon laquelle il faut riposter avec brutalité même aux incidents mineurs. « Un enfant de trois ans est incapable de rien lancer, il ne peut pas m’atteindre, quoi qu’il fasse. Un gamin de 19 ans bien. Avec les femmes, je n’ai pas de problème. Une femme m’avait lancé sa savate, je lui ai donné un coup de pied ici (il montre l’entrejambe), je lui ai brisé tout ça ici. Elle ne peut plus avoir d’enfants maintenant. La prochaine fois, elle ne jettera plus de savates. Un jour qu’une femme m’a craché dessus, elle a reçu ma crosse dans la figure. Elle n’est plus en mesure de cracher aujourd’hui. »

Il y a des soldats qui sont diagnostiqués dans l’étude comme s’étant laissés entraîner par les commandants et les camarades et il y en a parmi eux qui n’avaient jamais levé la main sur personne avant le service militaire. « La ligne rouge, au moment où elle se brise, elle ne se brise pas, elle vole en éclats. Dès ce moment, tout est permis », témoigne un soldat.

Ces soldats croyaient que l’Intifada était une guerre et qu’il leur fallait être professionnels et préserver la pureté des armes, mais la réalité et les camaraderies entre combattants ont conduit quelques uns d’entre eux à une situation où ils couvraient leurs copains même quand ceux-ci volaient dans des maisons où ils étaient entrés pour opérer une fouille, ou encore quand ils harcelaient sexuellement de jeunes Arabes ou les provoquaient.

Chez la plupart des soldats interviewés, la première rencontre avec la brutalité est restée gravée dans la mémoire. Dans l’un des cas, qui s’est produit alors qu’ils en étaient encore à leur entraînement de base, les soldats accompagnaient un groupe de suspects. « Ils ont pris les Arabes, les commandants, ils les ont fait monter dans l’autobus entre la porte arrière et la dernière banquette et les ont placés seulement entre les sièges. Sur les genoux. Ils disent : dans deux minutes – c’est de l’entraînement, finalement – dans deux minutes, tout le monde dans le bus. Aucun n’est passé en marchant sur les banquettes… et tout le monde a commencé à leur marcher dessus, à passer sur eux en courant… C’était un hiver rude, quoi. Moins quatre degrés, de la pluie, de la grêle… Chacun sortait au milieu de la nuit… On ne leur laissait pas le temps de s’habiller. Certains en pantoufles, avec une chemise courte… Tous ouvraient les fenêtres, intentionnellement. On versait sur eux les bidons d’eau pour qu’ils gèlent de froid. Et sans arrêt, on les assommait de coups, mais vraiment sans arrêt. »

Dans un autre témoignage, un soldat décrit une de ses premières incursions dans une maison pour arrêter un Arabe « vraiment très grand, la trentaine. Il se rebiffe. On lui crie ‘couche-toi’, on lui donne des coups mais il ne se couche pas, il veut fuir… Quatre types s’étaient mis à nous lancer des pierres de toutes parts. Nous lui donnons des coups. ‘Couché ! couché ! couché ! Jusqu’à ce qu’enfin il soit couché… On arrive à la compagnie et on s’est rendu compte qu’il avait perdu connaissance… Et quelques jours plus tard, il est mort. »

Il y avait des officiers subalternes qui encourageaient la brutalité et en donnaient même un « exemple personnel ». « Après deux mois à Rafah, un commandant est arrivé… On part alors avec lui pour une première patrouille. Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse. Noufar, je suis un fils de pute si je ne dis pas la vérité. Il lui a brisé le bras, ici, à l’articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués… Le lendemain, je repars en patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. »

Les trois qui osèrent s’opposer

Dans un cas qui a conduit à une crise, un commandant de brigade, du groupe des durs, avait maltraité trois adolescents menottés. Un soldat, guidé par sa conscience, avait alors alerté par radio un autre commandant de brigade, infirmier de métier. Dans son interview, il a raconté à Noufar Yishai-Karin qu’avant que les secours n’arrivent, les adolescents avaient déjà « du sang sur tout le corps, leurs vêtements déjà imbibés de sang et ils tremblaient de peur. Ils étaient agenouillés, mains liées et avaient peur de bouger. »

Le soldat et le commandant de brigade qui, fidèles à leur conscience, avaient réprimandé le commandant de brigade brutal, n’ont pas été soutenus par le commandant de section. « Sachez que c’est très grave, ce que vous avez fait », leur a dit celui-ci. « Vous l’avez fustigé comme ça ! Sachez que vous êtes passibles d’une sanction. » Les deux soldats sévèrement critiqués en ont parlé à un autre soldat qui a décidé d’exposer l’affaire le lendemain, lors d’une réunion avec le commandant de division. Le commandant a écouté et a demandé à entendre les témoignages des deux autres soldats, et quand les trois ont achevé de parler, le commandant de division s’est tourné vers le commandant de section violent pour lui demander sa réaction. Mais celui-ci a refusé de répondre en présence des soldats. Le commandant de division avait alors décidé de l’éloigner du secteur et de transmettre le cas pour examen par la division d’investigation criminelle. Le commandant de brigade avait été jugé et avait passé trois mois en prison.

Noufar Yishai-Karin s’est souvenue, cette semaine, de cet incident qui avait brisé la conspiration du silence au sein de la compagnie. Tous les autres soldats ont soutenu le commandant de brigade, dit-elle, même ceux d’entre eux qui trouvaient qu’il avait effectivement exagéré et qu’il méritait une sanction. Mais face au sacro-saint principe de la fraternité entre combattants et de la loyauté envers la compagnie, les deux soldats qui avaient manifesté des scrupules furent tenus pour traîtres parce que « nul soldat ne mérite de se retrouver en prison pour un quelconque Arabe ».

Comment expliquez-vous cela ?

« La compagnie Ashhar, appelée sous les drapeaux avant nous, était une compagnie dépravée et fanatique. Au niveau humain. Ce qui était frappant, là, c’était l’absence de surveillance par les supérieurs, et les actes qu’ils avaient commis avant que nous n’arrivions étaient extrêmes. L’histoire de l’enfant et du coup de pied entre les jambes, par exemple.

« Les soldats de la compagnie Ashbal était des recrues de meilleure qualité que dans la compagnie Ashhar. Il y en avait en tous genres qui avaient échoué aux cours de pilotage. Entre les deux compagnies est née une âpre lutte qui était en fait une lutte entre cultures et même une lutte socio-économique. Il y a un lien entre le milieu socioculturel d’un homme et la manière dont il se comporte. C’est un peu comme le film parodique "La colline Halfon ne répond pas" de Assi Dayan : le reflet de l’identité israélienne dans ses multiples nuances, y compris, par exemple, l’Irakien cultivé, raffiné, portant des lunettes, et qui ne comprend pas ce qu’il fait là et qui se prépare à devenir expert comptable.

« Les deux soldats scrupuleux venaient de familles investies dans leurs enfants. L’un était le fils d’une psychologue et d’un directeur d’entreprise, et l’autre le fils d’un lieutenant-colonel dans l’armée. Dans les deux cas, les mères s’impliquaient, ce qui se traduisait par de gros colis chaque semaine. Tous deux étaient d’excellents soldats. Ils avaient suivi au quart de tour l’entraînement de base et le reste, et ils avaient assez de temps pour considérer ce qui était juste et ce qui ne l’était pas dans les actions de la compagnie à Rafah. Les officiers qui les commandaient avaient un horizon beaucoup plus étroit et venaient d’un milieu différent, et là les cultures se sont heurtées. Pour le commandant de section qui est allé en prison, le choc de sa vie aura été que, de toutes les choses qu’il a faites, s’il s’est retrouvé en prison c’est pour avoir battu des adolescents menottés. Il vit aujourd’hui aux Etats-Unis. La plupart des soldats que j’ai interviewés ont quitté le pays, à l’exception de cinq ou six. »

Comment avez-vous réussi à prévenir des représailles à l’encontre des « traîtres » dont vous avez parlé ?

« Ils sont venus me consulter, le soldat décrit comme infirmier et celui qui était allé parler au commandant de division. Ce dernier se trouvait dans une situation difficile et il avait peur, une peur terrible. Après le départ du commandant de division, je suis allée dans le quartier des sergents et j’ai rencontré le commandant de brigade violent que tous étaient occupés à réconforter. J’ai réfléchi un instant puis j’ai dit que si l’un d’entre eux osait faire quelque chose, je ne me tairais pas. Je n’avais besoin de rien demander : je savais qu’ils projetaient une vengeance. Je n’avais pas fini ma phrase qu’ils bondissaient tous, comment est-ce que j’osais ? C’était clair pour moi qu’il me fallait marquer ma ligne à moi. J’étais tellement bien vue d’eux qu’ils m’ont pardonnée. Tout de suite quelqu’un a déclaré : "Elle est la sous-off chargée des conditions de service de nous tous".

« Dans ma thèse, j’ai abordé toute cette affaire comme une famille dans laquelle il y aurait eu un viol, ou de l’inceste ou de la violence et où on garde le secret. C’était comme ça dans la compagnie. On ne donne pas quelqu’un de la famille. C’est un mécanisme élémentaire qui existe chez nous tous et ces soldats nous représentent tous. »

Des instincts de l’âge des cavernes

Les deux soldats qui ont suivi leur conscience, le témoin visuel des coups donnés aux adolescents menottés et son camarade infirmier, ont été retirés de la compagnie. Le premier a été envoyé suivre une formation de tireur d’élite et l’autre un complément de formation pour infirmiers, après quoi ils ont tous deux été envoyés pour un cursus d’officiers. Le soldat qui avait rapporté l’affaire au commandant de division fut l’objet d’un ostracisme. Tout le monde le boycottait et l’importunait. Il a finalement été retiré de la compagnie et intégré dans un poste à l’arrière.

Les deux premiers soldats sont retournés dans la compagnie comme officiers et ils ont entrepris un travail dont l’objectif était « la transmission d’une culture professionnelle ». Selon eux, la compagnie a subi une métamorphose et les soldats s’abstiennent en général de comportements brutaux. Dans son étude, Yishai-Karin a examiné comment les brutalités influaient sur l’esprit des soldats et a trouvé que ces deux-là étaient « les seuls interviewés de l’échantillon à avoir présenté un discours intégrant croissance personnelle, victoire morale et l’impression d’une signification attribuée au service militaire. Tous deux ressentaient que ce sentiment était lié au fait de se sentir en accord avec soi-même. »

Yishai-Karin considère aujourd’hui encore les soldats qu’elle a interviewés comme de bonnes gens. « Du point de vue de la structure militaire, nous étions dans une compagnie d’infanterie sans bataillon, reliée directement à un régiment de blindés se trouvant la plus grande partie du temps dans les hauteurs du Golan. Il n’y avait pas de commandant de régiment pour superviser et même le commandant de brigade était dans les blindés. Personne ne comprenait ce qui se passait dans la compagnie et il n’y avait personne pour l’examiner. Le commandant du commandement sud, Matan Vilnai, se rendait fréquemment dans la compagnie et avait des bouts de conversation avec de simples soldats, mais alors opéraient les mécanismes de déni et de dissimulation si bien que, malgré ses efforts, il n’a entendu parler de rien de ce qui se passait. Une des conclusions de l’étude est qu’il faut prendre en compte ces mécanismes de dissimulation, parce qu’ils sont naturels et qu’ils apparaîtront toujours. La guerre du Liban a montré à quel point un bon leadership et une bonne autorité protégeaient des atteintes psychologiques. »

Malgré les crimes de guerre qu’ils ont commis, vous les considérez comme des victimes avec des atteintes post-traumatiques ?

« Des types différents de recrues induisent des types différents d’unités d’infanterie blindée. Il y avait des différences importantes dans les normes de fonctionnement des différentes unités selon les recrues qui y avaient été intégrées. Ashbal, ma compagnie, fonctionnait d’une manière moins violente que les compagnies Ashhar et Ashouah. Dans le contexte de la présélection, par exemple, un des soldats qui a fait de la prison pour violence à l’encontre de Palestiniens avait été recruté dans une telle unité en dépit du fait qu’il avait déjà été condamné pour une agression dans le civil. On lui a dit que s’il faisait un bon soldat, on effacerait son dossier sur l’agression mais, au bout du compte, il s’est aussi retrouvé dans une prison militaire, et il a fait ainsi l’objet de deux condamnations.

« Il est important de souligner que ce n’était pas une unité de volontaires comme Douvdevan ou Shimshon. Les soldats dans l’infanterie blindée ne voulaient pas se retrouver dans l’Intifada. C’était une manière terrible d’exploiter leur bonne volonté et leur engagement à l’égard de l’armée et de l’Etat. Pas assez nombreux sont ceux qui ont reconnu la contribution de celui qui s’est levé et a parlé. On ne l’a pas défendu du tout. On l’a abandonné. Il a quitté le pays, en état de choc post-traumatique. Il a fait quelque chose d’important pour nous tous et n’a pas été reconnu. »

Les soldats disent que c’est du mouchardage et de la trahison.

« Ils disent ce que n’importe quel fantassin dirait. La loyauté est une valeur en soi et dans une compagnie d’infanterie, on apprend vraiment sa signification. Les autres voient cela au cinéma mais n’en font pas l’expérience comme eux le font. La loyauté est, elle aussi, une valeur importante. Leur embarras était de nature morale et ils ont fait un certain choix.

« L’armée n’a pas permis d’entraînements réguliers pour cette unité et elle ne l’a quasiment pas sortie de la routine. On ne leur a pas donné l’occasion de récupérer grâce à un peu de congé. Les entraînements bâtissent l’unité dans le sens d’une armée régulière plutôt qu’une milice, mais les entraînements de l’unité représentaient moins du tiers de ce qu’il était censé y avoir. L’argument des soldats était que plus l’unité se trouve longtemps sur le terrain, plus elle est violente et impose son ordre. Les soldats soutenaient que l’armée était consciente d’une usure portant à la violence et que, par le choix qu’elle faisait d’investir le minimum en ressources humaines, elle encourageait cette situation. »

« Dans l’enseignement secondaire, je militais au sein d’un mouvement de jeunesse qui s’appelait ‘La jeunesse chante une autre chanson’, un mouvement arabo-juif. J’étais aussi dans le ‘mouvement kibboutzique’ du Mouvement Kibboutzique Unifié. C’était un mouvement très socialiste qui visait une vie au sein de communes, avec une coopération entre les gens.

« Il y a deux types de mesures que l’armée adopte pour donner à la violence qu’il y a dans la guerre une orientation adéquate : la tradition du combat et les entraînements. Ces mesures n’ont pas été prises lors de l’Intifada. Les deux officiers scrupuleux y avaient pensé d’eux-mêmes et avaient initié des ‘entraînements Intifada’ avant d’aller sur le terrain lui-même. Si un soldat s’entraîne, il sait ce qu’on attend de lui et son comportement se conforme alors aux normes de l’armée et non pas aux instincts de l’âge des cavernes.

« Pour ce qui est de la tradition du combat, j’ai été en contact avec cette tradition dès la maison. Mon père me parlait de la guerre du Liban. Il commandait un groupe de reconnaissance. Un jour, de nombreux Chiites en colère s’étaient assemblés à l’entrée de la base, et les soldats étaient plutôt serrés. Mon père et quelques autres soldats sont entrés dans la foule, ils ont discuté avec les gens et les ont calmés. Mon père m’a dit alors que quelqu’un qui n’aurait pas connu les Arabes et qui se serait senti oppressé par toute la situation, aurait pu ouvrir le feu. C’est une histoire que j’ai entendue, enfant, en 83. Ensuite, pendant l’Intifada, je n’ai cessé de voir comment la pression provoquait des réactions extrêmes et plus violentes. Il y avait un commandant de section qui était stressé et qui soulevait chaque fois beaucoup d’agitation. Il lui manquait la tradition du combat comme l’histoire de mon père où le courage se distingue par le fait qu’ils n’ont pas ouvert le feu. La tradition du combat est quelque chose de structuré que transmet le département enseignant de l’armée, et ça manque. »

Pourriez-vous résumer le message de l’article, pour les lecteurs du journal ?

« Le message de l’étude est peut-être trop complexe pour un article de journal. Freud parle de pulsion agressive destructrice. Dans une lettre à Einstein datée de 1932, il écrivait : "En entendant parler des atrocités de l’Histoire, on a parfois l’impression que les mobiles idéologiques n’avaient que valeur de prétextes à d’intenses désirs de destruction". C’est présent chez tout le monde, dans toutes les langues, dans toutes les religions et tout au long des siècles et des millénaires de l’Histoire, et bien sûr avant elle encore. Il y a des cultures plus violentes, c’est vrai, mais la violence est apparue dans toute culture. Il y a des situations qui excitent et ramènent la violence à la surface.

« Il n’y a rien de surprenant dans la réaction des soldats envoyés là-bas. Dans une situation d’abandon, sans supervision de l’autorité supérieure, sans recherche psychologique substantielle, sans examen, ils ont agi en suivant leurs instincts et leurs émotions. Mais, en dépit de tout ce qui s’est passé là-bas, un nombre appréciable de soldats ont tenu honorablement ; grâce à des valeurs, au soutien venu de la maison, au professionnalisme et à la capacité de retenue. Les opinions politiques n’ont en rien influencé le comportement ; les opinions politiques se sont modifiées en accord avec le comportement et non l’inverse ».

On nous a donné des matraques et nous, on frappait

Un soldat de la compagnie a accepté d’être interviewé sous son vrai nom, pour cet article. Ilan Vilenda, 38 ans, célibataire, vit aujourd’hui dans un moshav de la vallée d’Izraël. Il est né dans le kibboutz Merhavia, de parents immigrés, d’une mère française et d’un père hollandais, qui se sont connus alors qu’ils étaient volontaires dans le kibboutz en 1967. Vilenda a été appelé sous les drapeaux en 1988 et a servi dans la brigade Givati. Pour transgressions à la discipline, il a été envoyé en prison à quatre reprises, transféré dans le commandement sud et intégré à la compagnie d’infanterie blindée Ashhar, peu après que ses soldats se soient mutinés et soient partis à Eilat. Il a été envoyé pour une formation de commandant de brigade puis il a été, à sa demande, transféré dans la compagnie Ashbal.

Quand il est arrivé à la base d’Ashbal, près de Rafah, Noufar Yishai-Karin y était déjà. Il était sergent d’opérations et est resté au même endroit jusqu’à la fin de la guerre du Golfe. « C’était comme dans le film "La colline Halfon ne répond pas". Des tentes dans le désert, un garde-frontière à la porte et des rouleaux de fil de fer barbelé et tu voyais la mer et Tel Sultan, le quartier nord de Rafah. On faisait un travail de police, on patrouillait et on essayait de faire régner l’ordre. S’ils lançaient des pierres, nous avions des recours comme du gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc et en plastic ; on nous a donné des matraques en bois et on frappait. J’ai vu des choses pas faciles et il y en a d’autres dont j’ai entendu parler.

« Notre commandant était pour qu’on leur rentre dedans avec des coups. C’était une espèce de combat sans armes à feu. Ils montaient des embuscades et c’était comme jouer au chat et à la souris. Moi personnellement, je frappais un enfant ici, un enfant là, avec la main ou la matraque. Les vrais coups étaient pour les adultes. Il y en a un qui avait la télévision chez lui et la patrouille allait chez lui pour voir les matches du Mondial jusqu’à ce qu’il s’énerve et nous dise d’emporter le poste de télévision. Nous étions comme des policiers, mais sans loi. On n’était pas dans des histoires de corruption, mais on faisait ce qu’on voulait parce que la loi c’était nous et que nous contrôlions la rue. »

Comment expliquez-vous cela ?

« Le travail dans les Territoires se créait de lui-même. Personne n’avait de doctrine de combat dans les Territoires. Nous voulions être des soldats combattants et nous nous battions comme nous avions compris qu’il fallait combattre. Par la suite, nous avons compris qu’il s’agissait d’exécuter un ordre d’arrestation et qu’on ne pouvait pas donner des coups, comme ça. C’était irréel. Je rentrais à la maison et dans l’autobus un Arabe est assis à côté de toi et un quart d’heure a passé et tu ne lui as pas demandé sa carte d’identité, ni fait une petite tape. Je vivais dans deux mondes séparés et le passage se faisait quand tu mettais ton uniforme de sortie et que tu retournais à la maison. Et alors tu te retrouvais dans un autre monde, dans lequel on ne veut pas te tuer et où tu n’as envie de frapper personne. Le dimanche, tu rentrais à la base et tout recommençait. Terriblement étrange, mais on ne s’occupait pas de sentiment et de choses de ce genre. On faisait le travail. »

Cela n’influençait-il pas le comportement dans la vie civile ?

« C’est clair que mon comportement dans le kibboutz ce n’est pas mon comportement à Gaza. C’étaient deux mondes parallèles. C’est la même personnalité qui réagit différemment à deux cas extrêmes et tu es le même homme. On développait une autre personnalité parce qu’il nous fallait faire ce travail. Au début de mon service, je m’identifiais au Mapam et il n’y avait là pas de place pour que je me mette à frapper qui que ce soit, mais à Rafah, tu es atteint par une pierre, puis une autre et tu accumules énormément de colère qui finit par exploser sous forme de violence. C’était aussi censé être ça notre réaction. Nous étions là pour leur rendre la pareille. Ça m’a peut-être rendu rude, grossier. Mes opinions politiques ont changé à l’armée. J’ai viré à droite et je vote Mafdal [Parti National Religieux­ - NdT]. J’ai été démobilisé en 91. J’ai travaillé six mois environ dans le kibboutz puis je suis parti en Hollande où j’ai travaillé plusieurs années dans le tourisme, et j’ai fabriqué des fromages et des sabots en bois. J’y ai aussi fumé des drogues en vente libre. En 95, je suis allé en Inde. »

Début 96, Vilenda a été arrêté à Goa, avec cinq autres Israéliens, en possession de hashish et de LSD. Après un an passé en prison, ils ont été jugés et condamnés à dix ans de prison. Ils ont fait appel du verdict et, après environ un an, avec l’aide du Ministère des Affaires étrangères et du Président Ezer Weizman, ils ont été libérés et il est rentré en Israël.

« Je n’ai pas encore trouvé ma place », dit-il, « mais j’étais déjà bizarre avant le service militaire. J’ai été un enfant hyperactif. Je voulais servir le pays et c’était ça le boulot. Toute l’armée, c’était un ordre parfaitement illégal. Non pas qu’à Rafah nous fussions quelque chose d’exceptionnel. A l’armée, jamais les missions n’ont insinué en moi le moindre doute. Tu te convaincs toi-même que c’est là ce que tu dois faire et tu es plein d’adrénaline et il y a intérêt. Bien des fois, j’ai pensé, waouh, ce que je fais n’est pas bien, mais un soldat qui tue au front un autre soldat, c’est pire. »

Etes-vous déçu ?

« Nous avons fait trois ans dans l’armée. Nous n’avons pas obtenu un travail par priorité ni des conditions pour étudier à l’université ; nous n’avons pas attendu de miracle ici dans le pays, et beaucoup parmi la compagnie ont quitté le pays. Je suis agriculteur et quand je suis revenu d’Inde, c’était plein de Thaïlandais ici. Le monde n’attendait pas précisément que nous revenions au kibboutz. Je ne sens pas qu’on nous ait utilisés ; j’espère que c’est ce qu’ils ont fait. Je suis allé volontairement à l’armée et je n’aurais servi aucune autre armée au monde. »

Sa mère a dit, cette semaine : « Il a mûri et il a changé à l’armée. J’ai envoyé un kibboutznik sympa et j’ai eu en retour un gars qui hait les Arabes. » Proposer une traduction intégrale de cet article de Dalia Karpel ne constitue en rien une invitation à idéaliser la position de cette jeune psychologue israélienne, Noufar Yishai-Karin. Son propos me parait lui-même révélateur, au même titre que les fragments de témoignages des soldats - si ce n’est qu’il est, lui, un témoignage qui s’ignore.

La préoccupation manifestée ne serait-elle pas de rendre l’occupation plus douce pour les soldats israéliens, leur éviter de sortir traumatisés de leur service militaire au sein d’une armée tenue « d’investir le minimum en ressources humaines » ? Il m’a semblé que même cet enfant de quatre ans, dont un officier brise un bras et une jambe, n’avait pas réellement droit à exister dans ce texte : il ne parvient pas être davantage que l’objet sur lequel s’opère l’acte d’un soldat. (NdT)

(Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

Haaretz, 21 septembre 2007

http://haaretz.co.il/hasite/spages/905287.html

 

 



Edité par Fidelista - 16 Oct 2007 à 15:23
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Oct 2007 à 17:16

Le Français Salah Hamouri dans les geôles israéliennes

Proche-Orient . Un jeune Franco-Palestinien est détenu en Israël depuis deux ans. Devant l’indifférence de Paris, sa famille s’est rapprochée de celle - franco-israélienne - du soldat Shalit.

Il s’appelle Salah Hamouri. Il est français. Il est depuis deux ans dans une prison israélienne parce qu’il combat l’occupation de la Cisjordanie par Israël. Pourtant, le sort de Salah ne semble pas émouvoir outre mesure les autorités françaises. Accusé d’être membre du Front populaire de libération de libération de la Palestine (FPLP) et, à ce titre, contre l’occupation des territoires palestiniens, d’avoir voulu assassiner un dirigeant israélien - en l’occurrence le rabbin Yossef, leader spirituel de l’organisation Shaas -, notre compatriote est détenu depuis plus de deux ans maintenant dans les geôles israéliennes. Il doit comparaître devant la juridiction militaire israélienne, qui, en tant que force d’occupation, juge ces « délits ».

Comme l’ont dénoncé à de multiples reprises les organisations internationales des droits de l’homme (Amnesty International, FIDH…) mais également israéliennes (Gush Shalom, Betselem…), des milliers de Palestiniens sont détenus au mépris du droit international. C’est le cas de Salah Hamouri.

Sa mère, Denise Guidoux-Hamouri, remue ciel et terre pour tenter de sortir son fils de l’emprisonnement militaire. L’avocate israélienne Léa Tsémel est en charge du dossier. Denise Guidoux est maintenant en relation avec la famille du soldat israélien Guilad Shalit, fait prisonnier à la lisière de la bande de Gaza il y a maintenant plus d’un an. La France, c’est bien naturel, cherche depuis à intercéder pour permettre la libération du soldat Shalit. Qu’en est-il du jeune Hamouri ?

obtenir sa libération sain et sauf

Suite à une interpellation de Denise Guidoux, la mère, qui s’était émue de l’absence de réaction officielle concernant un ressortissant français et de la différence d’intervention entre son fils et le soldat israélien, le ministère français des Affaires étrangères avait, à l’époque, répondu par « le cas du soldat franco-israélien n’est pas comparable à celui de votre fils. En effet, le soldat a été pris en otage et est actuellement entre les mains de ses ravisseurs. Nous essayons donc, en relation avec les autorités israéliennes, d’obtenir sa libération sain et sauf, comme nous le faisons pour tout Français enlevé à l’étranger, dans le cadre de l’assistance consulaire ».

La mère de Salah s’est alors tournée vers les parents de Gilad Shalit. « J’ai découvert (…) que votre fils et le mien avaient beaucoup de points communs même si tout semble les séparer, ils sont jeunes et souffrent pour leur pays, ils ont tous les deux la nationalité française, la France se doit donc de les soutenir, de les aider et d’aider leurs familles. » Pourtant, le ministère français continue comme si de rien n’était. « S’agissant de la situation de votre fils, celui-ci est emprisonné par les autorités israéliennes, dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours, dans laquelle je vous confirme que nous ne pouvons pas interférer », explique un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay.

Député honoraire, Jean-Claude Lefort s’est ému de cette situation. Il s’est adressé à Philippe Etienne, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères (le service de presse a été contacté par l’Humanité), pour dénoncer le « silence particulièrement épais » qui entoure le cas du jeune Franco-Palestinien. Daniel Voguet, avocat français de Salah Hamouri, estime qu’« Israël, pays occupant, n’a aucune base légale pour juger un résistant » et entend s’adresser au gouvernement français pour qu’il intervienne comme il le fait pour le soldat Shalit.

Pierre Barbancey

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 09:11

La gauche palestinienne se démarque du sommet de Bush

Proche-Orient . Tandis que Condoleezza Rice fait le forcing dans la région, la rencontre de Washington achoppe sur les discussions préliminaires.

Plus le temps passe moins on y voit clair. Sortie du chapeau de George W. Bush, la conférence internationale dite de paix devrait se tenir en novembre. Mais, à part le lieu, rien n’est fixé : ni la date exacte ni la liste des participants et encore moins l’ordre du jour précis et le document qui va avec. Et pour cause ! Depuis des semaines, tout montre que les volontés palestiniennes et israéliennes sont aux antipodes. Les premiers veulent une déclaration capable de lancer en grand des négociations de paix sur le statut final, les seconds temporisent, veulent adjoindre des déclarations inacceptables pour l’autre partie (comme ne plus tenir compte des frontières de 1967).

C’est dans ce cadre que Condoleezza Rice est pour la énième fois au Proche-Orient. En réalité, la secrétaire d’État américaine peut bien faire la navette entre Jérusalem et Ramallah, il apparaît que tout cela ne vise qu’à faire pression sur Mahmoud Abbas. Parlant du document commun qu’Israéliens et Palestiniens tentent d’élaborer pour le présenter lors de la réunion internationale, elle a d’ailleurs été très claire. « Je n’attends pas (de ces entretiens) une issue particulière sous la forme d’une percée sur le document. »

Les partis de la gauche palestinienne (FPLP, FDLP, PPP, PNI et FIDA) (http://www.france-palestine.org/article7006.html) se sont officiellement démarqués de ce sommet. Leur mise en garde concerne la tentative apparente de la conférence de présenter comme solution au conflit israélo-palestinien la création d’un État palestinien avec des frontières temporaires, et sans aucun engagement pour le droit au retour ou le statut futur de Jérusalem. Ils ajoutent que cette solution est contraire à toutes les résolutions des Nations unies sur la question. Soucieux de l’unité de toutes les factions, ils avertissent les dirigeants palestiniens et arabes que le sommet mènera à une intensification du conflit palestinien interne, puisque les participants à la conférence sont prêts à traiter avec un seul groupe politique. Ils appellent donc à la participation de tous les partis à toute négociation de paix future, sous la direction du comité exécutif de l’OLP.

P. B. 16/10/07

Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Oct 2007 à 12:45
 
L'armée israélienne a augmenté la longueur du Mur d'Apartheid et la surface isolée derrière le Mur en Cisjordanie
 
Un an et demi après la publication de la version mise à jour de la carte du Mur d'Apartheid en Cisjordanie, le Ministère israélien de la Défense a publié en septembre dernier une nouvelle carte du tracé du du Mur d'Apartheid qui montre que des changements de grande ampleur dans la longueur du Mur d'Apartheid et dans la surface des terres isolées par rapport à la carte publiée en avril 2006.































 
 
 
CARTE OCHA : Carte montrant les dernières modifications du Mur d'Apartheid (agrandir la carte)
La nouvelle carte qui a été publiée sur le site Internet de l'armée israélienne en septembre 2007 avait été approuvée en avril 2007, mais elle n'avait pas été encore publiée sur le site.

La nouvelle carte révèle une augmentation de 28.5% (157,920 km2) de la surface qui sera isolée entre le Mur d'Apartheid et la Ligne d'Armistice de 1949.

En 2006, la surface isolée représentait 555 km², et aujourd'hui elle représente 712,9 km² (712.900 Dunums).

De plus, le nouveau tracé du Mur d'Apartheid montre une augmentation de 9.5% (67 km) aux 703km enregistrés le 30 avril 2006. La nouvelle longueur du Mur d'Apartheid est donc maintenant de 770 kilomètres.

Les modifications augmentant la longueur du Mur d'Apartheid et la surface isolée du côté israélien se trouvent dans deux régions distinctes :

La première se trouve au sud de la Vallée du Jourdain, le long de la réserve naturelle à l'Est de Bethléem et dans le District d'Hébron.
L'ajout au tracé du Mur commence dans la partie Sud du Gouvernorat d'Hébron et remonte vers le nord-est; L'augmentation de la longueur du Mur dans cette zone est de 53,5 km, ce qui, à son tour, provoque l'isolement d'une nouvelle surface de 153,780 km2.

Autre conséquence de l'ajour d'une nouvelle section au Mur d'Apartheid, Israel privera les Palestiniens de 71 Km ² (37%) sur les 194 km ² qui leur ont été affectés dans la région de la Mer Morte.


La seconde modification au tracé du Mur d'Apartheid a eu lieu au nord-ouest de la ville de Ramallah.

Dans ce secteur, l'augmentation de la longueur du Mur est de 13,5 km et isole une surface de 4,14 km2 (4140 dunams). La nouvelle modification visant à y inclure les colonies de peuplement israéliennes de Nili et de Na'aleh.

Tableau 1 : Situation du Mur d'Apartheid en date d'Avril 2007

Statut du Mur –            Longueur du Mur – % par rapport à la longueur totale du Mur
Mur existant :                        397 km       -                          51.6%
Mur en construction :              70 km       -                            9.1%
Mur prévu :                            303 km       -                          39.3%
Total :                                    770 km        -                           100%
Source: ARIJ GIS Database 2007


Conclusion


Ce n'est pas la première fois que le Ministère israélien de la Défense apporte des modifications au tracé du Mur d'Apartheid en Cisjordanie;
En fait, il s'agit de la quatrième modification du Mur d'Apartheid depuis que le gouvernement israélien a approuvé sa construction en Cisjordanie. Chaque modification du tracé du mur révèle une augmentation de la longueur du Mur et des surfaces isolées du côté israélien.

À aucun moment, ces modifications apportées ont été effectuées dans l'intérêt des Palestiniens. Malgré les centaines de requêtes déposées par des Palestiniens devant la cour suprême israélienne pour protester contre les pertes dramatiques causées par la construction du mur.


Tableau 2 : Modifications du trace du Mur d'Apartheid entre juin 2004 et avril 2007
Date de la modif – Long. du Mur – Surface isolée - % de la surface de la Cisjordanie
Juin 2004 :                645 km      -       633 km²     -                11.2%
Février 2005 :           683 km     -        565 km²     -                   10%
Avril 2006 :               725 km     -        555 km²     -                   9.8%
Avril 2007 :               770 km      -       713 km²     -                 12.6%
Source: ARIJ GIS Database 2007

Le Gouvernement israélien continue d'ignorer les droits des Palestiniens et de violer le droit international alors qu'il fait tout cela en toute impunité. Israël continue d'ignorer l'Avis Consultatif de la Cour Internationale de Justice du 9 juillet 2004, malgré toutes les critiques.

Apparemment, Israël continuera d'appliquer des changements sur le terrain afin de manipuler les résultats des éventuelles futures négociations sur la terre, les frontières et Jérusalem. Israël s'empare des terres palestiniennes à son rythme, et c'est pourquoi, cette fois la communauté internationale doit intervenir et mettre un terme aux actes égoïstes d'Israël afin que le processus de paix puisse revenir sur la bonne voie.
Haut de la page
KGB Shpion allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: Suisse
Status actuel: Inactif
Messages: 1423
  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Nov 2007 à 12:54

"La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre"

Ali Fayad

Interview d'Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah par Chris Den Hond, Mireille Court et Nicolas Qualander.

En août 2007, exactement un an après la victoire de la résistance libanaise sur l'armée israélienne, nous avons rencontré Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et président du centre d'étude et de recherche, lié au Hezbollah. Ce centre se situe à Beyrouth sud, la banlieue shiite. Ali Fayad est également professeur à la faculté libanaise où il enseigne les sciences politiques. Il suit de près les évolutions du mouvement alter mondialiste.

Août 2007 au Liban: un an après la victoire du Hezbollah sur l'armée israélienne
traduit de l'arabe par Adnane Ben Youssef

Quelle est la principale conséquence de votre victoire sur l'armée israélienne?

La conséquence immédiate de la victoire de notre résistance sur l'armée israélienne, c'est qu'elle a avorté les projets américains au Moyen Orient. Condoleezza Rice, qui disait que l'attaque israélienne aboutirait à un nouveau Moyen Orient, a dû revoir sa copie. La victoire du Hezbollah ouvre une ère nouvelle, non seulement au Liban mais aussi dans la région. Ce qui est arrivé est un modèle pour ceux et celles qui refusent cette suprématie américaine, l'occupation israélienne et la domination des instances internationales comme l'ONU. C'est aussi un refus de la propagande américaine qui dit que la guerre américaine contre nous est une guerre pour la défense de la liberté et de la démocratie. Ceci n'est pas vrai. Notre victoire est la victoire de tous les damnés de la terre, du Venezuela, en Amérique latine, au monde arabe, à la Palestine, à l'Irak, au Liban, à tous ceux-là on dit: "Les peuples sont capables de vaincre les grandes puissances, même armées jusqu'aux dents."

Le Hezbollah, est-ce une résistance religieuse? Quelle est votre identité?

Tout d'abord, on se considère comme un mouvement de libération nationale et on agit pour libérer nos terres occupées par Israël. Nous sommes un mouvement de libération qui essaie de défendre le Liban des agressions israéliennes dont nous avons souffert depuis plus de 50 ans. Nous sommes un mouvement de libération et de résistance nationale avec une dimension humaniste d'abord et nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande "ouma islamique" et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé. Nous faisons partie du monde arabe qui souffre des effets de l'occupation israélienne. Donc d'abord, nous sommes u mouvement de libération nationale, humaniste, arabe et islamique.

Deuxièmement, nous aspirons à créer l'État libanais libéré des calculs et des appartenances communautaires. Un État dans lequel les citoyens sont égaux devant la loi, indépendamment de leur religion ou de leur communauté ou de leur appartenance politique. Nous voulons un État démocratique, un État de droit et institutionnel, l'État de la justice sociale et en plus un État qui est capable de défendre la souveraineté du territoire et la vie des citoyens. Nous ne cherchons pas à créer un gouvernement religieux. Le Liban est une société diverse, il y a des chrétiens et des musulmans. Les musulmans et les chrétiens se divisent en plusieurs courants. Nous comptons 18 communautés au Liban, c'est une société plurielle. Nous avons besoin d'un Liban qui soit un modèle pour notre monde islamique. Nous voulons montrer qu'on est capable de vivre ensemble avec des communautés différentes.

Quelle relation entretenez-vous avec la gauche?

Les marxistes ici au Liban sont nos alliés. Le Parti communiste libanais et la gauche en général sont nos alliés. Nous avons une différence idéologique, nous avons nos convictions et eux les leurs. On diverge sur ce point mais à ce moment de l'histoire de notre pays, c'est une divergence qui n'est pas importante. Pour nous, la question principale aujourd'hui: es-tu pour ou contre les Américains? Est-ce que tu es avec les opprimés dans le monde ou pas? Est-ce que tu refuses la domination du monde et l'augmentation de la brèche entre riches et pauvres ou pas? Nous refusons que la division actuelle soit une division idéologique ou religieuse, que l'opposition se fasse entre chrétiens et musulmans, ou entre marxistes et croyants. La question aujourd'hui est de savoir qui est avec la domination américaine et qui est contre, qui est avec la résistance et qui est contre, qui est avec l'occupation et qui est contre, qui refuse la mondialisation sauvage et qui l'approuve.

En toute honnêteté, je dis: les marxistes résistants se trouvent dans la même tranchée que nous et les musulmans non résistants comme les takfiristes ou ceux qui s'allient avec les puissances mondiales sont très loin de nous.

Nous avons une spécificité shiite uniquement en terme de composition sociale. Cette composition a ses raisons religieuses et elle est liée à l'histoire du pays. Mais notre résistance n'est pas religieuse, elle est nationale. Notre projet politique est un projet national patriotique par excellence. On ne fait pas la différence entre une région ou une autre, que tu sois sunnite ou shiite. Économiquement, nous avons des réserves sur les politiques de la privatisation et on appelle à des études plus approfondies pour éviter une augmentation des prix. Nous sommes pour un rôle fort de l'État dans la gestion de l'économie au Liban. Je répète et je redis que notre programme politique et économique est un projet anti-néolibéral.

J'ai lu le programme du Parti communiste ici et j'ai remarqué qu'il n'y a pas de grandes différences entre leur vision politique et la nôtre. Je ne peux pas appeler notre programme politique un programme marxiste ou socialiste. Selon les critères occidentaux, on peut dire que notre vision du monde est proche de celle de la social-démocratie, donc pour un régime capitaliste libre, mais avec un rôle fort pour l'État en tant que régulateur de l'équilibre entre l'État et le marché. Nous refusons les privatisations et la réduction du rôle de l'État.

Quelle est la relation entre le Hezbollah et l'Iran?

D'abord, nous ne recevons nos décisions d'aucun parti en dehors du Liban, mais cela ne nous empêche pas d'être des alliés de l'Iran. L'Iran est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination. Les Iraniens sont du côté du peuple libanais depuis 25 ans. Quand les Israéliens détruisent nos maisons, nos usines, nos régions, ce sont les Iraniens qui nous aident à les reconstruire . Si tu vas au sud Liban maintenant, tu verras comment les Iraniens contribuent à reconstruire les ponts, les routes, les hôpitaux. Regardez les Nord Américains. Ils soutiennent les Israéliens avec toutes sortes d'armes et les aides militaires américaines pour Israël cette année ont dépassé les 3 milliards de dollars. Pourquoi donc notre alliance avec l'Iran serait négative quand l'Iran nous donne des aides sociales, économiques et éducatives et de développement? L'Iran est un ami du Liban, est un ami de tout le peuple libanais et du Hezbollah. Mais cela n'est pas contradictoire avec le fait que nous sommes un parti indépendant. Nous décidons de notre politique nous-mêmes. Les intérêts nationaux libanais sont notre guide pour nos décisions.

Quelle est l'importance de la chaîne de télé Al Manar pour votre lutte?

Al Manar est une institution civile de soutien à la résistance. Dans notre société, il ne faut jamais sous-estimer l'importance et la valeur des médias. Al Manar est devenu ces dernières années la deuxième chaîne arabe. De ce point de vue, Al Manar contribue dans notre lutte et joue un rôle important et primordial pour défendre la résistance. Ceci explique probablement les décisions nord américaines de classifier Al Manar comme une institution terroriste.

Quelle est votre position sur la Palestine?

Je pense que la géographie palestinienne et les possibilités économiques pour la Palestine font en sorte qu'une stabilité n'est pas possible selon le modèle d'une solution à deux États. Nous croyons qu'il doit y avoir un seul État pour tous les Palestiniens de différentes communautés qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens. Les Palestiniens, enfants de la région, ont le droit au retour pour vivre dans cet État. Ce sont eux qui doivent choisir la forme du régime politique et après cet État doit décider de tout ce qui est lié à la sécurité de cet État et à l'avenir de ceux qui vivent à l'intérieur de cet État. Selon nous, la stabilité en Palestine est liée à la création d'un seul État dans lequel tous les citoyens seront égaux devant le droit, indépendamment du fait qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.

Y a-t-il un lien particulier entre Hugo Chavez, président du Venezuela et Hassan Nasrallah, le secrétaire générale du Hezbollah?

Quand il a parlé de Chavez sur la tribune devant un million de personnes, Hassan Nasrallah a appelé le président du Venezuela "brother Chavez". Nous sentons que cet homme est très proche de nous, qu'il est un camarade de route. Comme s'il y avait entre nous et lui une longue histoire de lutte commune, comme si son fusil était le nôtre. Nous l'aimons et le respectons et nous pensons qu'il y a des moyens de développer notre relation de telle sorte que ceci devienne un modèle de relation entre ce qui est de gauche et ce qui est islamiste.

Le général Aoun, de la communauté chrétienne, entretient une alliance avec le Hezbollah. Comment jugez-vous cette alliance?

http://www.northstarcompass.org/french/nscfr55/hezbollah.htm

Edité par KGB Shpion - 14 Nov 2007 à 12:56
Haut de la page
Ares allez vers le bas
Camarade assidu
Camarade assidu
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 860
  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2007 à 17:38
OUAIS......n'empêche que je préférerais que ce soit le PC qui ait la force du Hezbollah, certes tactiquement je comprends trés bien les alliances mais sans aucune ILLUSION.....
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Dec 2007 à 12:14

De l’argent pour la Palestine mais toujours pas d’État

Sommet . Les donateurs réunis à Paris accordent 7,4 milliards de dollars d’aide à l’Autorité palestinienne qui se plaint de la poursuite de la colonisation en Cisjordanie.

La diplomatie du carnet de chèques en l’absence de volonté politique conséquente a rarement abouti. Réunis hier à Paris, les quelque 90 participants, pays et institutions internationales, à la conférence des pays donateurs à l’État palestinien auront à méditer sur la consolidation du processus politique timidement relancé à Annapolis il y a trois semaines. Non que le soutien économique soit négligeable, loin de là, et c’est le sens de l’appel lancé hier par le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, à la communauté internationale, en lui demandant de fournir rapidement 5,6 milliards de dollars d’aide pour éviter une « catastrophe totale ». Il obtiendra finalement 7,4 milliards de dollars.

éviter la catastrophe

Mais il peut s’effondrer comme un château de cartes, comme ce fut le cas des infrastructures de Gaza financées par l’UE à l’issue de la première conférence de Paris en 1996 pour conforter le processus d’Oslo, et détruites quelques années plus tard par les bombardements israéliens. Officiellement, cette grande quête internationale est présentée comme le corollaire de la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Preuve de leur intérêt pour la résolution du conflit, les États-Unis ont été les premiers à annoncer qu’ils contribueraient à hauteur de 550 millions de dollars. La Commission européenne a avancé pour sa part le chiffre de 639,4 millions de dollars, et la France 300.

D’entrée de jeu, lors de la séance d’ouverture, Mahmoud Abbas a mis en garde les donateurs : « Sans ce soutien, sans les aides en espèces permettant au Trésor palestinien d’accomplir son rôle, nous serons confrontés à une catastrophe totale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. » Sur les 5,6 milliards de dollars réclamés, 3,9 milliards sont, dit-on, destinés en soutien direct au budget, pour doter un futur État palestinien d’institutions solides et d’une économie viable. Mais l’ensemble vise à financer un ambitieux plan de développement sur trois ans (2008-2010), que le premier ministre palestinien Salam Fayyad a exposé.

Sans aucun doute les dirigeants de l’AP quitteront Paris avec la promesse d’obtenir la quasi-totalité des fonds demandés, mais qu’adviendra-t-il après ? La création d’un État palestinien en est-elle pour autant assurée, ainsi que l’amélioration des conditions de vie « effroyables », selon le secrétaire général de l’ONU lui même, Ban Ki-moon, du million et demi de Palestiniens de Gaza ? La Banque mondiale rappelait à son tour que l’aide des donateurs ne suffira pas à relancer l’économie palestinienne si Israël poursuit ses restrictions au commerce et au transport en Cisjordanie et à Gaza. L’étranglement économique des territoires palestiniens par l’armée israélienne, les check points qui ont essaimé en Cisjordanie et le blocus imposé à la bande de Gaza au nom de la sécurité ont entraîné, depuis sept ans, une récession à nulle autre pareille, relevait encore la Banque mondiale dans un rapport qu’elle vient de publier.

La colonisation continue

Sur le terrain, aucun signe ne montre que la situation évolue favorablement, au contraire : à peine l’encre séchée sur l’engagement signé par Israël à Annapolis de stopper l’expansion des colonies, Tel Aviv a approuvé la construction de plus de 300 logements dans la colonie de Har Homa, à l’est de Jérusalem, connue sous le nom de Jabal Abu Ghneim pour les Palestiniens. Le 9 décembre, des colons ont créé huit nouvelles colonies en Cisjordanie, entre Jérusalem et la colonie de Maaleh Adumim, dans la ville de Halhoul près d’Hébron et à Naplouse. Hier à Paris, Mahmoud Abbas a insisté sur l’arrêt de « toutes les activités de colonisation ». « J’attends un arrêt de toutes les activités de colonisation sans exception, le démantèlement des 127 colonies sauvages érigées depuis 2001, la réouverture des institutions palestiniennes fermées à Jérusalem, la levée des barrages militaires, l’arrêt de la construction de la barrière de séparation et la libération des prisonniers », a-t-il dit. La ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, ne lui a pas directement répondu mais elle a réaffirmé l’intention de son pays de « respecter la feuille de route définie en 2003 », qui prévoit… le gel des implantations.

Dans de telles conditions, la proposition faite hier par Nicolas Sarkozy, lors de l’ouverture de la conférence, de créer une « force internationale » - une idée déjà avancée à plusieurs reprises ces dernières années - qui serait déployée « le moment venu et lorsque les conditions en seront réunies » pour appuyer les services de sécurité palestiniens est bien en deçà de ce qu’on pouvait espérer de cette rencontre de Paris.

Pour les Palestiniens il n’aura été question que d’une obole, assortie de pressions.

Dominique Bari (18/12/2007)

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Dec 2007 à 12:17

Bichara Khader : « On est en pleine fiction »

Le chercheur belge, enseignant à l’université de Louvain, évoque la limite de contributions financières ne pouvant « servir qu’à couvrir les méfaits de l’occupation ».

Bichara Khader est directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe contemporain de l’Université catholique de Louvain. Cet intellectuel belge d’origine palestinienne (il est le frère de Naïm Khader, ancien représentant de l’OLP assassiné à Bruxelles) est un spécialiste réputé des relations euro-arabes (1). Il répond à nos questions.

Est-il crédible de prétendre financer un État inexistant, dont on ne connaît ni les contours ni les frontières ?

Bichara Khader. On est en pleine fiction ! La Conférence entend débloquer cinq milliards et demi de dollars, ce qui correspond aux demandes faites par le premier ministre palestinien El Fayyad. Mais je ne vois pas en quoi injecter une somme pareille, dans une économie totalement ravagée par la colonisation, peut être utile aux Palestiniens.

Dans quel état est effectivement l’économie palestinienne ?

Bichara Khader. Elle est detruite. Il est même difficile de parler encore d’une économie palestinienne. Le principe fondamental de toute économie est la libre circulation des personnes et des marchandises. Or les territoires palestiniens sont fragmentés par plus de 500 barrages qui entravent totalement cette circulation. Un paysan de Jenine ne peut pas aller vendre sa production à Ramallah. Les Palestiniens n’ont aucun débouché pour leurs produits, ni intérieur, ni extérieur. Ils ne peuvent pas exporter une caisse d’oranges sans autorisation israélienne. Que ce soit vers les pays arabes ou vers l’Europe. Les marchandises agricoles doivent passer par les ports israéliens. Elles y restent à moisir sur les quais et ne sont plus comestibles quand elles arrivent à destination. Quant au secteur de la petite industrie – cimenteries, fabriques de savons, de textile –, il s’est totalement effondré lui aussi. Depuis 2000, les Palestiniens ont perdu la moitié de leur revenu intérieur brut. Le chômage dépasse les 45 % à Gaza, où 35 % de la population vit dans un état d’extrême pauvreté. Et on n’est pas très loin de ce chiffre en Cisjordanie.

Dans un tel contexte, toute contribution financière n’estelle pas une bouffée d’oxygène ?

Bichara Khader. Les contributions financières sont les bienvenues, mais elles ne peuvent guère servir qu’à couvrir les méfaits de l’occupation. En aucun cas à relancer l’économie, aussi longtemps que le blocus et la fragmentation du territoire perdurera. Au cours des vingt dernières années, la Communauté internationale a versé plus de 5 milliards d’euros, et la situation est pire qu’il y a vingt ans. Ces dépenses ont seule- ment servi à maintenir en place une Autorité palestinienne fictive et à couvrir les méfaits de l’occupation israélienne. Un exemple : l’aéroport de Gaza, qui avait été entièrement financé par l’Union européenne, a été détruit par Israël et labouré au bulldozer. Et il en est de même du port.

En quoi ces dépenses ont elles aidé les Palestiniens ?

La vraie question que devraient se poser les Américains et les Européens, c’est celle de la viabilité. Or, il n’y a pas de viabilité d’une éco- nomie tant qu’elle subit de telles entraves, tant que les Palestiniens ne sont pas les maîtres de leurs ressources. Prenez l’eau : 60 % des ressources en eau sont détournées et utilisées par Israël. Un autre vice de cette conférence, c’est qu’elle est aussi faite pour marginaliser le Hamas et diviser les Palestiniens. Si on veut vraiment du bien aux Palestiniens, il faut oeuvrer à leur unité, pas à leur division. Il faut aussi et avant tout arracher à Israël des engagements réels de lever le blocus de l’économie, les barrages sur le territoire et d’arrêter la colonisation. Mais voyez ce qui se passe depuis Annapolis, il y a moins d’un mois : plus de 40 Palestiniens ont été tués et Israël a décidé de construire 307 nouveaux logements coloniaux à Ar Homa. Tant qu’Israël continue de créer des faits accomplis qui rendent impossible la création d’un État palestinien, de telles conférences ne servent à rien.

Entretien réalisé par Françoise Germain-Robin (1) Bichara Khader est l’auteur de plusieurs ouvrages. Il vient de publier une étude critique sur le projet d’Union méditerranéenne cher à Nicolas Sarkozy. L’Europe et la Palestine des Croisades à nod jours (1999, l’Harmattan, Académia). Le partenariat euro- méditerrannéen vu du Sud (2001). Palestine, mémoire et perspective (2005).

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Dec 2007 à 09:51

« Pas de solution si la colonisation se poursuit »

Palestine . À l’issue de la conférence de Paris le président Mahmoud Abbas a déploré hier le renforcement des implantations juives en Cisjordanie.

À l’issue de la conférence des pays donateurs à Paris, le président palestinien Mahmoud Abbas a souligné hier devant la presse combien la mise en oeuvre de nouvelles constructions dans les colonies israéliennes était un obstacle au processus lancé au début du mois à Annapolis. « Nous avons clairement dit qu’Israël devait arrêter la construction et l’extension de colonies », a-t-il indiqué.

Cette poursuite de l’extension des implantations juives est tellement contradictoire avec la visée de la constitution d’un État palestinien pourtant affirmée par les différents participants à la conférence, que l’Union européenne (UE) et les États-Unis ont réagi en critiquant les décisions israéliennes, estimant qu’elles pourraient effectivement affecter les arrangements d’Annapolis.

Lundi, alors même que se déroulait la conférence de Paris, un haut responsable israélien avait confirmé que les autorités israéliennes allaient autoriser des constructions à l’intérieur de colonies en Cisjordanie. Ces permis de construire seraient « strictement confinés dans les limites actuelles des colonies concernées », a-t-il justifié.

Comment croire dès lors à un prochain démantèlement des colonies si celles existantes sont sans cesse renforcées. Pour les Palestiniens, a fait observer Mahmoud Abbas, « le gel total des constructions » dans ces implantations, réclamé par la « feuille de route » internationale de 2003, est une condition cruciale des négociations.

Le président palestinien a réservé par ailleurs un « accueil favorable » à la proposition de Nicolas Sarkozy d’une force internationale destinée à aider les services de sécurité palestiniens. Le président français avait proposé, à l’ouverture de la conférence de Paris, la création d’une telle force chargée, « le moment venu et lorsque les conditions en seront réunies », de suppléer la police palestinienne.

Si le déploiement d’une force d’interposition internationale entre Israéliens et Palestiniens pouvait être particulièrement bienvenu pour empêcher les agressions armées contre les populations civiles de part et d’autre ou les initiatives en contravention avec les résolutions de la communauté internationale, ce n’est naturellement pas de cela dont il s’agit ici. Le projet de déploiement d’une force européenne s’inscrit dans une logique strictement sécuritaire focalisée uniquement sur la partie palestinienne. Elle jette ainsi une lumière particulièrement crue sur le type de règlement que cherchent à imposer les États-Unis et leurs alliés, prêts, certes, à épauler les Palestiniens pour qu’ils maintiennent l’ordre vaille que vaille dans les territoires, tout en exemptant la partie israélienne de la moindre véritable obligation.

Bruno Odent

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Dec 2007 à 13:49

Poursuite de la colonisation en Cisjordanie

Près de 750 logements devraient être construits en 2008 dans deux colonies juives.

« Nous avons découvert que le budget de l’État en 2008 prévoit 48 millions de shekels pour la construction de 250 logements dans la colonie de Maalé Adoumim et 50 autres millions de shekels pour la construction de 500 logements à Har Homa. » Yariv Oppenheimer, le porte-parole du mouvement israélien La Paix maintenant, a révélé hier le projet du gouvernement israélien. Le ministre des Retraités, en charge des affaires de Jérusalem, Rafi Eitan, a confirmé les informations du mouvement La Paix maintenant. « Nous avons toujours dit que nous pouvons construire à Har Homa, qui se trouve à l’intérieur des limites municipales de Jérusalem », unilatéralement fixées par Israël en 1967 dans un secteur annexé de la Cisjordanie, s’est-il justifié. « Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim, mais nous voulons poursuivre l’extension naturelle dans les grands blocs d’implantations », a-t-il ajouté.

« C’est accablant. Chaque jour apparaît un nouveau plan, une nouvelle implantation. Ce n’est pas ainsi que l’on construit la confiance », a immédiatement réagi le négociateur palestinien Saeb Erekat. Selon lui, la poursuite de la colonisation menace les négociations israélo-palestiniennes. Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien, Mahmoud Abbas, a exigé du gouvernement israélien qu’il stoppe ce projet : « Israël continue de créer des problèmes sur la voie de négociations réelles et ne veut pas d’une paix juste et permanente dans la région. » La feuille de route internationale adoptée en 2003 réclame l’arrêt complet des constructions dans les colonies juives. Pour la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires palestiniens sont illégales, construites avec ou sans feu vert des autorités israéliennes.

Les pourparlers de paix sont censés reprendre aujourd’hui. Le budget de l’État israélien pour l’exercice 2008 doit être approuvé cette semaine en deuxième et troisième lectures à la Knesset.

Haut de la page
Fidelista allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 21 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 3256
  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 15:02

 

Un massacre israélien endeuille
la Palestine

• Gaza, le 16 janvier (PL). – L’Autorité nationale palestinienne a déclaré trois jours de deuil et une grève générale pour protester contre la mort de 19 personnes tuées par l’armée israélienne à Gaza, qualifiée de massacre par les leaders nationaux.

L’incursion, qui a fait plus de 50 blessés, a débuté à l’aube du mardi quand l’infanterie appuyée par des blindés et des hélicoptères a fait irruption dans le quartier de Zaitun et tiré en toute tranquillité contre la population.

Des tanks et autres engins israéliens ont fait irruption dans le secteur oriental de la ville de Gaza en détruisant plusieurs constructions et des champs de culture.

L’ancien premier ministre Ismail Haniye a qualifié l’incursion de massacre et accusé le président étasunien, George W. Bush, d’encourager la politique guerrière d’Israël.

Bush encourage les agressions de Tel Aviv contre Gaza avec son attitude de soutien au premier ministre Ehud Olmert, a déclaré Haniye.

Aucune attaque israélienne n’empêchera les Palestiniens d’utiliser leur droit à la résistance armée, ni ne forcera le Mouvement de la Résistance islamique (Hamas) à abandonner ses positions, a-t-il affirmé.

Haniye a exigé du président de l’ANP, Mahmoud Abbas, qu’il suspende aussitôt les conversations de paix, après le résultat sanglant de cette action.

Abbas, de son côté, s’est limité à qualifier l’opération israélienne de massacre et souligné qu’il s’agit d’une tuerie que les Palestiniens n’oublieront pas.

Tandis que ce mercredi, alors qu’on tentait de l’arrêter, un dirigeant du Djihad islamique a été tué par balles en Cisjordanie par des soldats, ont annoncé des sources palestiniennes.

http://www.granma.cu/frances/2008/enero/mier16/massacre.html
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jan 2008 à 19:14

Quand les capitalistes n'inventent pas de famines organisées en URSS ils les organisent eux mêmes en Palestine et ailleurs :

S’il vous plait maintenant, maintenant, faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza ! par Abu Ayoub.
 
 
Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé.
Les gens dans Gaza vont mourir.
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd’hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d’électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
S’il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !

Montrez votre solidarité avec Gaza, organisez quotidiennement des marches aux chandelles jusqu’à la Levée du siège de Gaza !

S’il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !

Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé
Les gens dans Gaza vont mourir
Déjà 3 personnes sont décédées aujourd’hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d’électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.
Comme il n’y a plus d’électricité, tous les médias à Gaza vont fermer.
Israël fait tout ce qu’il peut pour que personne ne sache et ne voit ce qu’il fait à Gaza.
S’il vous plait, aidez-nous maintenant !

Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, Maintenant !
Nous organisons tous les jours des marches aux chandelles et nous vous demandons de faire de même.

S’il vous plait, organisez ces marches et envoyez nous les photos, cela nous aidera beaucoup ici

Abu Ayoub, un Palestinien de Gaza



Comment peut-on rester sans bouger face à un tel drame : la première crise humanitaire au monde créée par l’homme ?

Comment les dirigeants du monde entier et en particulier les Israéliens peuvent-ils dormir la nuit en sachant ce qu’ils imposent à 1 million et demi de personnes dans la Bande de Gaza.

Aujourd’hui, on vient d’apprendre que l’unique centrale électrique de Gaza a cessé de fonctionner en raison de la suspension par Israël des approvisionnements en carburant, plongeant dans le noir et le froid, tous les habitants de la Bande côtière. Depuis 3 jours, Israël a également cessé de livrer les cargaisons de nourriture et de médicaments.

On a appris ce matin que Mahmoud Hussein, âgé de 18 ans, est décédé hier d’un cancer par manque de traitement approprié et après avoir essuyé 3 refus d’Israël suite à ses demandes pour aller se faire soigner à l’étranger.
Mahmoud est la 72ème personne à mourir d’une maladie grave et à qui Israël a refusé un traitement

Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens et blessé des centaines d’autres.

Samedi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé les crimes de guerre "lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la semaine écoulée

La suite :


Edité par T 34 - 21 Jan 2008 à 19:40
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Ares allez vers le bas
Camarade assidu
Camarade assidu
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 860
  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jan 2008 à 15:21
Il n'y a pas de solution plus progressiste que celle exigée par le PC palestinien, les forces progressistes laics palestiniennes et les communistes israeliens : deux pays viables et sûrs.
Le reste (un Etat unique israelo-palestinien progressiste et laic) viendra si les peuples de la région le veulent mais cela ma semble aussi utopique qu' un Etat germano-français.....
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jan 2008 à 16:45

Le Hamas montre l'incapacité d'Israël à dompter Gaza

REUTERS - 24.01.08 | 13h45

par Adam Entous

JERUSALEM (Reuters) - Les islamistes du Hamas ont démontré l'incapacité d'Israël à mettre au pas la bande de Gaza en déverrouillant la frontière avec l'Egypte et en transformant le blocus israélien en désastre pour l'image de l'Etat juif.

L'objectif affiché d'Israël en resserrant la semaine dernière l'étau autour de Gaza était de faire cesser les tirs de roquettes des activistes palestiniens qui sèment la panique parmi la population juive vivant en lisière du fief du Hamas.

Mais devant le tollé international suscité par la crise humanitaire dans l'étroite bande côtière où s'entassent un million et demi de Palestiniens, Israël a dû faire machine arrière.

Dans le même temps, les activistes du Hamas ont fait sauter le mur métallique de six mètres de haut construit par Israël pour séparer Gaza de l'Egypte au niveau de Rafah, offrant aux Gazaouis une bouffée d'oxygène après plus de six mois de siège.

Aujourd'hui, l'électricité est revenue à Gaza, ses habitants vont et viennent par milliers à la frontière égyptienne et le chef du Hamas en exil jure que les tirs de roquettes se poursuivront.

L'Etat juif est tombé dans le piège du Hamas, estime Danny Ayalon, ancien ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis. "C'est un échec retentissant et une catastrophe en termes d'image. De plus, nous avons perdu notre pouvoir de dissuasion pour la prochaine fois."

"LE PRETEXTE QUE LE HAMAS CHERCHAIT"

Alors que l'Occident avait jusque-là fermé les yeux sur les mesures d'isolement prises par Israël depuis le coup de force du Hamas à Gaza, en juin, le spectacle de ce territoire surpeuplé plongé dans le noir a été la mesure de trop.

Selon Mouine Rabbani, de l'International Crisis Group, Israël a donné au Hamas "le prétexte qu'il cherchait" pour briser le siège.

Les milieux autorisés israéliens minimisent les derniers développements, soulignant que "si la situation peut sembler avoir empiré à première vue, Israël n'a pas perdu le contrôle de sa propre frontière".

Le général en retraite Shalom Harari, de l'Institut de lutte antiterrorisme de Herzliya, près de Tel Aviv, assure que la victoire du Hamas est de pure propagande et qu'elle aura pour avantage de contraindre l'Egypte à agir dans le sens souhaité par Israël.

Israël a récemment accusé l'Egypte de ne rien faire pour empêcher le trafic d'armes à sa frontière avec Gaza et verrait avec une certaine satisfaction l'afflux des Gazaouis en territoire égyptien contraindre les autorités du Caire à agir.

"Depuis des mois, Israël tire la sonnette d'alarme en disant aux Egyptiens: 'Attention, vous jouez avec le feu!', aussi ne suis-je pas sûr qu'Israël soit mécontent de ce qui se passe", confie David Makovsky, chargé du Proche-Orient au sein d'un institut de recherche de Washington.

ISRAEL VEUT COUPER LES PONTS

"L'idée est d'obtenir que l'Egypte assume un minimum de responsabilités pour ce qui se passe à sa frontière et peut-être même la responsabilité de Gaza", estimé Makovsky.

Un responsable militaire israélien a confirmé jeudi que l'Etat juif souhaitait que l'Egypte fournisse désormais les services et marchandises de base à Gaza et accueille les organisations humanitaires qui s'occupent du territoire.

"De facto, les Palestiniens de Gaza dépendent de plus en plus de l'Egypte pour leurs besoins et c'est ce que nous voulons", a-t-il confié à Reuters, en faisant part d'un désir israélien de couper les ponts avec le territoire.

La fermeture de la frontière était censée miner le soutien des Gazaouis au Hamas et préparer le terrain au rétablissement de l'autorité du président Abbas à Gaza, faisait valoir Israël aux responsables occidentaux.

Le mouvement islamiste est maintenant en mesure d'utiliser la situation à la frontière pour contraindre l'Egypte à conclure avec lui un accord bilatéral sur le fonctionnement futur du point de passage de Rafah, sa seule issue de secours face au blocus israélien.

Le Hamas est probablement convaincu que, désormais, il va être "politiquement impossible pour l'Egypte de le refermer de force", estime Mouine Rabbani.

Version française Marc Delteil

 

Source : http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34034897@7-37,0.html

Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jan 2008 à 19:20
Un responsable militaire israélien a confirmé jeudi que l'Etat juif souhaitait que l'Egypte fournisse désormais les services et marchandises de base à Gaza et accueille les organisations humanitaires qui s'occupent du territoire.
 
Il ne fallait pas les chasser en 1967.
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  123 65>

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,246 secondes.