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Palestine / Israël - Actu

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2008 à 00:34

Le fondateur du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) est mort
Georges Habache et la Résistance palestinienne
par Thierry Meyssan*

Georges Habache, figure charismatique de la Résistance palestinienne est mort en exil, le 26 janvier 2008, à l’âge de 81 ans. Malgré une vie de combat, il n’aura pas assisté à la libération de la Palestine et à la création d’un État unique, laïque et socialiste, qu’il appelait de ses vœux, dans lequel Palestiniens et colons juifs seraient enfin égaux. Devant l’émotion populaire, ses adversaires de l’Autorité palestinienne ont décrété un deuil national de trois jours.
 

 
Georges Habache est né le 2 août 1926, à Lydda en Palestine (renommé « Lod » par l’État d’Israël), dans une famille de commerçants grecs orthodoxes. En 1948, alors qu’il suit des études de médecine à l’université américaine de Beyrouth, la Hagannah (une milice sioniste) et l’Agence juive (c’est-à-dire l’exécutif sioniste clandestin dans la Palestine sous mandat britannique) adoptent le « Plan Dalet » [1]. Les événements qui suivront décideront de son destin.

Les historiens divergent sur l’objectif de ce plan. Pour Benny Morris, il visait à sécuriser les zones de colonisation juive, au besoin en expulsant les populations autochtones. Mais, pour Ilan Pappe, se réfèrant aux mémoires de David Ben Gourion, son but était de nettoyer ethniquement la Palestine. Selon le Plan lui-même, il s’agit d’« opérations contre les centres de population ennemie situés au sein de notre système de défense ou à proximité, afin d’empêcher qu’ils soient utilisés comme bases par une force armée active. Ces opérations peuvent être menées de la manière suivante : ou bien en détruisant les villages (en y mettant le feu, en les dynamitant et en déposant des mines dans leurs débris), et spécialement dans le cas de centres de population difficiles à maîtriser ; ou en montant des opérations de ratissage et de contrôle selon les lignes directrices suivantes : encerclement du village et enquête à l’intérieur. En cas de résistance, la force armée doit être anéantie et la population expulsée hors des frontières de l’État »

À l’époque Lydda était une ville de 30 000 habitants. Du 7 au 18 juillet 1948, la Hagannah lance l’opération Danny contre les villes de Lydda et Ramle, et les 75 villages de l’agglomération, sur la route conduisant de Tel-Aviv à Jérusalem. Les miliciens ordonnent aux civils de quitter leurs maisons dans l’heure sous peine de mort. Pour se faire obéir, ils abattent ici et là ceux qui protestent. Sous une chaleur exténuante, la population fuit à pied, tandis que les miliciens les harcèlent. Des centaines de femmes et d’enfants sont tués. L’épisode est resté dans les mémoires sous le nom de « la marche de la mort de Lydda ». Georges Habache assiste aux massacres et à l’exode.

Au total, en six mois d’opérations terroristes, ce sont 800 000 Palestiniens qui prennent le chemin de l’exil. Ultérieurement, l’État sioniste constatera leur absence de leurs maisons et confisquera leurs biens « abandonnés » pour les attribuer à des colons juifs.

Georges Habache retourne terminer ses études de médecine à Beyrouth, où il fonde avec un autre étudiant palestinien grec orthodoxe, Waddie Haddad, les Jeunesses de la vengeance, un groupe armé clandestin laïque visant à faire pression sur les dirigeants arabes en éliminant ceux qui collaborent avec l’occupant sioniste. Il prend alors le nom de guerre d’Al-Hakim (« le médecin », mais aussi « le sage »).

Ayant obtenu brillamment son doctorat et sa spécialisation en pédiatrie, il part avec son ami Waddie Haddad soigner les réfugiés dans un camp en Jordanie, avant d’ouvrir ensemble le « Dispensaire du peuple » à Amman. Ils y créent le Mouvement des nationalistes arabes, d’obédience nassérienne, en vue de la libération de leur patrie. En 1957, il est impliqué dans la tentative de coup d’État contre le jeune roi Hussein de Jordanie. Il s’enfuit, d’abord en Syrie, puis au Liban, tandis qu’il est condamné en Jordanie par contumace à 33 ans de prison, que la loi martiale est proclamée et que les partis politiques sont interdits.

À l’issue de la Guerre des Six jours, en 1964, et de l’effondrement politique du nassérisme qui s’en suivit, Georges Habache réussit à fédérer de nombreux groupes de résistants laïques, sur une base à la fois nationaliste arabe et marxiste, au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), dont il devient le premier secrétaire général. Progressivement l’organisation interprète le conflit israélo-arabe comme un avatar de l’impérialisme et du colonialisme. Cependant, à son extrême gauche, une aile exclusivement marxiste-lénisiste rompt avec le nationalisme arabe. Elle fait scission autour de Naif Hawatme sous le nom de Front démocratique de libération de la Palestine (FDPLP).

Le FPLP s’impose face au Fatah de Yasser Arafat comme la plus radicale des grandes organisations de la résistance palestinienne. Il conduit des opérations spectaculaires de détournement d’avions de la compagnie El-Al. Pour sensibiliser l’opinion publique mondiale à la cause palestinienne, Waddie Haddad —peut être sous l’influence de l’URSS dont il est proche— étend ces opérations hors de Palestine, créant pour cela le FPLP-Opérations extérieurs (FLPL-OE). Haddad fait appel à un ancien compagnon d’Arafat, Abou Nidal, et à des groupes étrangers comme la Fraction armée rouge (Allemagne). Surtout, il recrute un agent hors pair : le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez (alias « Carlos ») [2].

Le 6 septembre 1970 ; le FPLP-OE détourne simultanément quatre avions suisse, israélien, états-unien et bahreini et les pose sur la piste désaffectée de la base militaire britannique de Dawson, dans le désert jordanien. Il convoque la presse internationale dans ce qui est devenu « l’Aéroport de la Révolution » et réclame la libération de tous les résistants palestiniens incarcérés dans les différents pays concernés en échange de la libération des otages. Aux États-Unis ; le président Nixon renonce à intervenir militairement, tandis qu’au Royaume-Uni Edward Heath accepte de négocier. Les forces jordaniennes, quant à elles, s’avérent incapables de maîtriser la situation. La population du royaume, qui et à 80 % palestinienne, est sur le point de se soulever. Partout les liens de la monarchie hachémite avec les Anglo-Saxons et les sionistes sont contestés. Le régime vacille. Le 16 septembre, le roi Hussein décide d’écraser la révolution : il décrète la loi martiale, attaque le quartier général des organisations palestiniennes à Amman et prend d’assaut des camps de réfugiés qui viennent de proclamer leur indépendance. Le monarque reçoit le soutien militaire du général pakistanais Muhammad Zia-ul-Haq (qui prendra le pouvoir sept ans plus tard à Islamabad) et du président irakien Ahmad Hassan al-Bakr. Les Révolutionnaires palestiniens reçoivent l’aide du président syrien Salah Jadid, qui arme lourdement les combattants de l’Armée de libération de la Palestine (la branche militaire de l’organisation d’Arafat), leur attribuant notamment 250 tanks T-55. Le 27 septembre, un cessez-le-feu est négocié par le président égyptien Gamal Abdel Nasser, et signé au Caire par Yasser Arafat et par le roi Hussein. Mais, le lendemain, Nasser décède d’une « crise cardiaque » et les combats reprennent. En définitive, l’armée royale jordanienne triomphe dans le sang : ce « septembre noir » aura probablement coûté la vie à 20 000 personnes. La dynastie hachémite retrouve le contrôle de la Jordanie, les combattants palestiniens reprennent le chemin de l’exil et se regroupent dans les camps de réfugiés libanais. En Syrie, le président Salah Jadid, qui a échoué, est renversé par le général Hafez el-Assad. Considéré comme responsable du déclenchement de cette guerre arabo-arabe, Waddie Haddad s’éloigne du FPLP et créé sa propre organisation.

Habache devient la bête noire des Israéliens. Au point qu’en 1973, le Mossad détourne un avion de ligne Beyrouth-Bagdad croyant qu’il est à son bord, mais ne l’y trouve pas.

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Correspondance secrète entre Ilich Ramirez Sanchez (alias « Carlos ») et Georges Habache (alias « Hakim »). Document exclusif Réseau Voltaire.
 
Dans les années qui suivent, Georges Habache s’oppose à Yasser Arafat. Le FPLP quitte le Parlement national palestinien. Légaliste, Arafat croit en l’application du plan de partage onusien de la Palestine de 1948 (la « solution à deux États ») : il espère la création d’un État palestinien souverain aux côté de l’État d’Israël. Cette logique le conduira à l’accord d’Oslo avant de trouver sa limite dans le plan d’apartheid d’Ariel Sharon et la construction du Mur. De son côté, Georges Habache croit en une solution démocratique : un seul État dans lequel chaque citoyen, juif ou arabe, aura une voix égale.

Lors de la signature de l’accord d’Oslo, en 1993, Georges Habache constitue un front du refus à Damas et l’élargit aux groupes islamistes, tels que le Hamas et le Jihad. Son état de santé l’oblige à quitter progressivement la scène politique. Bien qu’il refuse à titre personnel de se rendre en Palestine occupée pour ne pas légitimer l’Autorité palestinienne, le FPLP particpe aux élections législatives de 2006. Il est décédé le 26 janvier 2008 à l’âge de 81 ans. Ses amis du Réseau Voltaire rendent hommage à ce patriote palestinien, combattant intransigeant de la liberté.



Edité par T 34 - 28 Jan 2008 à 00:40
Patria socialismo o muerte

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Omar Barghouti, The Electronic Intifada, 21 janvier 2008

On peut à présent qualifier correctement les crimes israéliens comme un génocide, malgré sa lenteur, et l'Union Européenne contemple cela avec apathie.

L'Union européenne, principal partenaire commercial d'Israël dans le monde, regarde Israël resserrer son étreinte barbare autour de Gaza dans un siège qui punit collectivement 1,5 million de civils palestiniens, les envoie à l'anéantissement, et condamne à mort des centaines de malades en dialyse des reins et de patients cardiaques, des bébés prématurés et tous ceux qui dépendent de l'électricité pour leur seule survie.

En bloquant l'approvisionnement en fioul et en électricité de Gaza, Israël, puissance occupante, s'assure essentiellement que l'on ne pompera pas d'eau prétendument propre - prétendument, car l'eau de Gaza est peut-être la plus polluée de la région après des décennies de pillage et d'abus. Cette eau ne sera donc pas distribuée dans les maisons et les institutions ; les hôpitaux ne pourront pas fonctionner convenablement, ce qui entraînera de nombreux décès, surtout parmi les personnes les plus vulnérables.

Les usines qui continuent à fonctionner en dépit du siège seront à présent forcées de fermer, accroissant encore le taux de chômage déjà très élevé ; les eaux usées ne seront plus traitées, polluant encore le maigre approvisionnement en eau de Gaza, les établissements universitaires et scolaires ne pourront pas fonctionner. Tous les civils verront leur vie gravement perturbée si pas irrémédiablement gâchée. L'Europe quant à elle, regarde tout ça dans l'apathie.

L'universitaire de Princeton, Richard Falk considérait le siège par Israël comme un “prélude à un génocide” même avant ce dernier crime par lequel il a complètement coupé l'approvisionnement en énergie. On peut à présent qualifier correctement les crimes israéliens comme un génocide, malgré sa lenteur.

Selon l'Article II de la Convention des Nations unies de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, le terme génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel : a) Meurtre de membres du groupe ; b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle... ”.

De toute évidence, le siège hermétique de Gaza - conçu pour tuer, causer de graves atteintes à l'intégrité physique et mentale et qui soumet intentionnellement le groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle- a tout d'un acte de génocide, si pas encore de génocide total. Et l'UE reste étonnamment silencieuse.

Toutefois, pourquoi accuser en particulier l'Europe de collusion dans ce crime alors que la quasi-totalité de la communauté internationale ne lève pas le petit doigt et que l'obséquieux secrétaire général des Nations unies - qui a surpassé tous ses prédécesseurs en obéissance au gouvernement états-unien - s'est payé pathétiquement de mots ? En outre, qu'en est-il du gouvernement américain lui-même, sponsor le plus généreux d'Israël, directement impliqué dans le siège actuel, spécialement après que le Président George W. Bush, lors de sa dernière visite, ait donné, de façon à peine subtile, le feu vert au premier Ministre Ehud Olmert pour qu'il ravage Gaza ?

Pourquoi ne pas blâmer les silencieux frères arabes des Palestiniens, notamment l'Egypte - seul pays qui peut immédiatement rompre le siège en rouvrant le passage de Rafah et en approvisionnant par cette voie Gaza en fioul, en électricité et en fournitures d'urgence ? Et enfin, pourquoi ne pas blâmer l'Autorité Palestinienne basée à Ramallah dont le servile dirigeant dénué de perspicacité s'est ouvertement vanté, lors d'une conférence de presse, de son “ accord total ” avec Bush sur toutes les questions de fond ?

Après Israël, les Etats-Unis sont sans aucun doute les plus coupables dans le crime qui se commet. Sous l'influence d'une idéologie fondamentaliste, militariste, néoconservatrice qui domine les cercles du pouvoir et sous celle de l'omnipotent lobby sioniste exerçant un pouvoir sans précédent, les USA se placent dans une catégorie à part.

Il va sans dire que l'AP, l'ONU ainsi que les gouvernements arabes et internationaux qui n'ont rien changé à leurs habitudes envers Israël, devraient tous être tenus de rendre des compte pour acquiescer - directement ou indirectement - aux crimes contre l'humanité commis par Israël à Gaza. Il est également vrai que chacune des parties mentionnées ci-dessus a la responsabilité juridique et morale d'intervenir et d'appliquer toutes les pressions nécessaires pour arrêter les crimes avant que des milliers de personnes ne meurent.

Mais l'UE occupe une position unique dans tout ceci. Elle est non seulement silencieuse et apathique, mais dans la plupart des pays européens Israël et les institutions israéliennes sont actuellement accueillis et recherchés avec une chaleur sans précédent, avec générosité et déférence dans tous les domaines, que ce soit celui de l'économie, de la culture, des sports etc. Par exemple, Israël a été l'invité d'honneur à la grande foire du livre de Turin en Italie.

Le gouvernement israélien finance des films qui sont projetés dans tous les festivals du continent. Des produits israéliens, depuis les avocats et les oranges jusqu'aux systèmes de haute technologie, inondent les marchés européens comme jamais. Les établissements universitaires israéliens jouissent d'un accord d'association très lucratif avec les organes correspondants de l'Union européenne.

Des troupes de danse, des chœurs et des orchestres sont invités pour des tournées et des festivals européens comme si Israël était non seulement un pays normal, mais en fait un membre privilégié du prétendu monde “civilisé”. Les relations ternes entre l'Europe officielle et Israël se sont converties en une histoire d'amour, intense, ouverte et énigmatique.

Si l'Europe pense qu'elle peut ainsi se repentir de l'holocauste qu'elle a perpétré contre sa propre population juive, elle facilite en fait honteusement et consciemment de nouveaux actes de génocide contre le peuple palestinien cette fois. Mais les Palestiniens ne comptent pas pour beaucoup dans la mesure où nous sommes considérés, non seulement par Israël, mais aussi par ses bons vieux “blancs” promoteurs et alliés, comme des humains inférieurs ou seulement relativement humains. Le continent - qui a inventé le génocide moderne et a été responsable du massacre durant les deux derniers siècles de plus d'êtres humains, la plupart “relativement humains”, que tous les autres continents mis ensemble - camoufle des crimes qui rappellent par leur nature, bien que certainement pas par leur quantité, ses propres crimes odieux contre l'humanité.

Dans peut-être aucune autre affaire internationale l'Establishment européen n'a pu être accusé d'autant de détachement et d'indifférence à l'égard de son opinion publique. Des appels au boycott d'Israël comme Etat d'apartheid se répandent lentement, mais sûrement dans les organisations de la société civile européenne et les syndicats, créant un parallèle troublant avec le boycott du régime d'apartheid de l'Afrique du Sud ; néanmoins, les gouvernements européens ont du mal à se démarquer de la position ouvertement complice des USA vis-à-vis d'Israël.

Même les clichés “condamnation” et “expression de profonde inquiétude” se sont faits de plus en plus rares.

En outre, la violation incessante et impudente par Israël des dispositions européennes en matière de situation et de lois relatives aux droits humains sont ignorées chaque fois que quiconque se demande si Israël devrait continuer à bénéficier de son généreux accord d'association avec l'UE en dépit du fait qu'il occupe les terres palestiniennes militairement, les colonise et a un dossier horrible s'agissant de la violation des droits humains de ses victimes palestiniennes. Si ça n'est pas de la complicité, c'est quoi ?

Questions de moralité mises à part, plonger Gaza dans un océan d'obscurité, de pauvreté, de mort et de désespoir n'augure rien de bon pour l'Europe. En renforçant activement un environnement propice à la montée du fanatisme et à une violence désespérée près de ses frontières, l'Europe attire les dégâts sur son seuil. Au lieu de tenir compte - ou du moins de considérer sérieusement - les appels au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l'Israël de l'apartheid, adoptés par pratiquement tout le spectre de la société civile palestinienne, l'Europe aura bientôt à faire face à une violence irrationnelle et indiscriminée, qu'elle ne pourra pas contenir, ainsi qu'au chaos qui s'ensuivra.

Il semble que les élites européennes soient actuellement déterminées à ne jamais s'opposer à Israël, quels que soient les crimes qu'il commet.

C'est comme si le slogan de plus en plus hypocrite des survivants juifs du génocide européen “plus jamais ça” était maintenant adopté par les élites européennes avec une différence de deux lettres : en ajoutant une s et un t à la fin (en anglais : never again devient never against ; 'plus jamais' devient 'Contre ? ça jamais').


* Omar Barghouti est un analyste politique palestinien indépendant et membre fondateur de la campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d'Israël ( www.PACBI.org <http://www.pacbi.org/> )

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2008 à 15:02

COMMUNIQUE DU MINISTERE DES RELACIONS EXTERIEURES
Cuba exige d’Israël la levée du blocus dans la Bande de Gaza

• Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba a suivi avec une extrême préoccupation la récente intensification des actions agressives du gouvernement d’Israël contre la population palestinienne, qui ont causé des dizaines de morts et de blessés.

Le ministère des Relations extérieures juge inadmissible et criminel le siège imposé sur la Bande de Gaza, y compris la coupure de l’électricité et l’interruption des fournitures de denrées alimentaires à un million et demi de civils palestiniens, en violation flagrante du Droit international et des Conventions de Genève adoptées en 1949.

Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba exprime sa condamnation la plus énergique de ces actes du gouvernement d’Israël visant à anéantir et à soumettre par la faim et la soif le peuple palestinien, dont des enfants, des femmes et des vieillards qui subissent l’occupation illégale et forcée de leur territoire, et font l’objet du châtiment inhumain imposé une fois de plus par les forces d’occupation.

Le ministère des Relations extérieures de la République de Cuba exige du gouvernement d’Israël la cessation immédiate du blocus inhumain de la Bande de Gaza, et appelle la communauté internationale à se mobiliser pour exiger le respect des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris l’instauration d’un État indépendant et souverain ayant pour capitale Jérusalem-Est, et la restitution inconditionnelle de tous les territoires arabes occupés en juin 1967, comme seule voie pour aboutir à une paix juste et durable pour tous les peuples de la région.

La Havane, 23 janvier 2008 •

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2008 à 16:40
Avec le décés de George Habache, la cause palestinienne perd un de ses grands militants. Je suis attristé. Je garderai de lui le plus profond respect.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2008 à 12:02

Le Mouvement de Libération Nationale Palestinien -Fatah- a appris avec grande tristesse le décès du Dr George Habash, fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine. Une disparition qui est une grande perte pour le peuple palestinien , son mouvement national et pour l’ensemble des mouvements progressistes arabes et internationaux .

Dr Habash appellé " Conscience de la Révolution Palestinienne " était avec son partenaire de lutte Yasser Arafat , un des piliers de la lutte nationale palestinienne .

"AL Hakim " fondateur de FPLP , une des principales organisations de l’OLP , mais aussi le Mouvement des Nationalistes Arabes, avait joué un rôle fondamental dans l’incarnation d’une identité nationale palestinienne , et dans le renforcement de l’unité nationale palestinienne, dans l’OLP , seul répresentant légitime du peuple palestinien

Aujourd’hui face aux dangers qui guettent la cause palestinienne , la Palestine pleure une de ses figures qui a marqué son histoire .

Le Mouvement de Fatah présente ses vives condoléances à la famille de défunt , au Président Mahmoud Abbas , aux frères et camarades de FPLP et l’ensemble des peuples palestinien et arabes .

Mouvement de Fatah - section France

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2008 à 12:06
Communiqué après le décès de George Habash
publié le mardi 29 janvier 2008

Délégation Générale de Palestine en France
 
C’est avec la plus grande tristesse que nous avons appris la mort d’un symbole de la lutte nationale palestinienne notre frère, Georges Habash, « Al Hakim » fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine, une des principales composantes de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

LA PALESTINE EST EN DEUIL

Le décès de ce grand leader patriotique, est une grande perte pour le peuple palestinien, notre mouvement national et pour l’ensemble des mouvements progressistes arabes et internationaux.

La Délégation Générale de Palestine en France, est atterrée par la disparition physique d’un monument de notre résistance, qui voua sa vie pour la lutte de notre peuple pour ses droits légitimes et le renforcement de notre unité nationale, au sein de l’OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien.

Habash restera pour tous les Palestiniens, un des piliers de la lutte nationale palestinienne et l’incarnation de tout Homme épris de liberté et de justice.

Un registre de condoléances est mis à la disposition de tous ceux qui souhaitent rendre hommages à Georges Habash pour trois jours à partir du mardi 29 janvier de 10h à 16h aux bureaux de la Délégation Générale de la Palestine en France.

Aussi, vous pouvez envoyer tous vos messages de condoléances sur l’e-mail

 
Fait à Paris, le 27 janvier 2008
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jan 2008 à 09:09

Georges Habache inhumé à Amman

Le fondateur du FPLP aura été jusqu’au bout fidèle à une certaine idée de l’avenir politique de son peuple.

Georges Habache, 82 ans, aimait à se définir comme « chrétien, socialiste et marxiste ». « Peut-être est-ce ce qui me distingue de cette idéologie qui glorifie le suicide », déclarait-il récemment (1). Les obsèques de l’homme que des médias occidentaux qualifient toujours de « chef terroriste » ont eu lieu, hier, à l’église grecque orthodoxe de Swaiifieh, à Amman, avant un enterrement au cimetière chrétien de Sahab, dans la capitale jordanienne. Après Yasser Arafat disparaît l’une des grandes figures du mouvement national palestinien.

L’itinéraire politique de Georges Habache se confond avec la tragédie du peuple palestinien. « Il a vécu pour son peuple et il est mort pour son peuple », a déclaré son épouse Hilda. Et l’on ne peut comprendre son intransigeance vis-à-vis d’Israël si on la sépare du vécu historique des Palestiniens. Fils de commerçants palestiniens chrétiens, né à Lydda en 1925, Habache n’est plus retourné dans sa ville natale depuis ce 11 juillet 1948 quand les milices israéliennes ont, selon le correspondant du Chicago Sun Times, tué plus de 300 civils, et ce, avant que le colonel Yitzhak Rabin, qui les commandait, n’ordonne l’expulsion de tous les Palestiniens de la ville. L’exil de la famille Habache vers le Liban date de cette époque. Étudiant en médecine à Beyrouth, George Habache, âgé de vingt-trois ans, et dont la soeur est morte au cours de cet exil, décide alors de s’engager dans la lutte en créant, en 1951, le Mouvement des nationalistes arabes dont sera issu, en 1967, le FPLP d’obédience marxiste.

Son nom est devenu célèbre, synonyme de terrorisme, quand au début des années 1970 il avait commandité des détournements d’avion - en fait, il n’y en a eu que quatre - que les militants du FPLP avaient fait exploser dans le désert de Zarka, en Jordanie, après avoir fait évacuer les passagers. Pour

Habache, qui avait ordonné par la suite l’arrêt des détournements pour se consacrer aux seules cibles militaires israéliennes, c’était le seul moyen de faire con- naî- tre la tragédie palestinien- ne.

Acteur du mouvement national palestinien, ami mais adversaire sur le plan politique d’Arafat, Georges Habache, que le Mossad n’avait pas réussi à atteindre, plaidait pour un État binational démocratique et laïc où cohabiteraient juifs, chrétiens et musulmans comme solution à la crise israélo-palestinienne. Lors du congrès de l’OLP, à Alger, en 1988, il expliquait son opposition aux négociations avec Israël par les concessions à sens unique faites par Arafat. Il reprochait à ce dernier d’avoir prôné une stratégie ayant pour but la création d’un État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale sans préciser les conditions de son établissement. Selon lui, ce mini État palestinien ne devrait pas être une fin en soi, mais un moyen pour l’établissement d’un État binational.

De même qu’il reprochait au chef de l’OLP de maintenir « son entourage dans une certaine opulence » en les achetant, allusion au train de vie de certains dirigeants actuels de l’OLP (Organisation de la libération de la Palestine dont le FPLP est mem- bre). Condamnant le coup de force du Hamas à Gaza, il n’en reste pas moins qu’il en a fait porter la responsabilité au Fatah. Et pour sortir de la crise interpalestinienne, il a préconisé une large coalition englobant tous les courants palestiniens dont celui incarné, à ses yeux, au sein du Fatah, par Marwan Barghouti.

Jusqu’au bout, même si on ne partage pas toutes ses positions, Georges Habache aura été fidèle à une certaine idée de la Palestine. Au crépuscule de sa vie, au vu de la montée de l’islamisme, le marxiste et laïc Habache reconnaissait que son mouvement, le FPLP, n’a sans doute pas assez fait pour éviter une telle évolution au sein de la société palestinienne.

(1) Lire Les révolutionnaires ne meurent jamais, conversations avec George Malbrunot, Éditions Fayard, 2008, 20 euros.

Hassane Zerrouky, l'Humanité du 29/01/2008

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Les Egyptiens et les Palestiniens réinstallent la frontière

mercredi 30 janvier 2008

Juan Miguel Muñoz - El Païs

 

Six jours après la rupture de la frontière entre Gaza et l’Egypte et de l’afflux massif de Palestiniens dans le pays voisin, les choses reviennent progressivement sous contrôle.

 

Des gardes égyptiens et des policiers du gouvernement islamiste d’Ismail Haniya collaboraient hier pour fermer les brèches ouvertes dans la paroi de fer et de béton. Mais pas toutes... Quelques passages ouverts continuaient de fonctionner pour permettre le retour de milliers de personnes qui étaient encore sur le sol égyptien. Et bien que les autorités du Caire aient interdit l’entrée de véhicules particuliers, des camions étaient encore contrôlés pour entrer en Egypte afin de charger des marchandises.

Maintenant, la bataille diplomatique sera dure pour déterminer qui se chargera du passage frontalier officiel de Rafah.

Un des motifs pour revenir à un lent retour à la normalité à la frontière est la hausse de prix des produits du côté égyptien et le fait qu’une bonne partie des commerces ont épuisé leurs stocks. Traverser la frontière n’en vaut plus autant la peine que les jours précédents, et des centaines de milliers de de Palestiniens ont déjà fait leurs achats. Les négociations à plusieurs pour déterminer qui exercera l’autorité dans le terminal officiel de Rafah ont déjà commencé.

L’Union Européenne plaide pour transférer son contrôle à l’Autorité palestinienne. Le ministre égyptien des Affaires Extérieures, Ahmed Aboul Gheit, a exprimé la même volonté que le terminal soit géré par des forces policières loyales au président Mahmud Abbas, avec la présence des observateurs européens désignés en décembre 2005. Toutefois, les dirigeants du Hamas assurent que dans les conversations organisées avec le Caire d’autres alternatives sont discutées. Les efforts pour marginaliser les islamistes sont, pour l’instant, infructueux. Sans la coopération du mouvement fondamentaliste qui contrôle jusqu’au dernier centimètre carré de la bande de Gaza, une solution durable n’est viable.

Le Hamas ne permettra pas l’application de l’accord négocié fin 2005 entre Abbas, Israël et les Etats-Unis. Le porte-parole islamiste, Sami Abu Zuhri, a été très ferme : « Cet accord fait partie de l’histoire. Le peuple palestinien n’acceptera pas l’ancienne procédure ». Comme l’expliquait un autre dirigeant du Hamas, Mohamed Shihab, ce que veut son parti, c’est éliminer la capacité de veto d’Israël pour empêcher le passage des personnes, et le retrait des caméras qui fournissent des données en temps réel à l’armée israélienne. Shihab, qui s’était montré satisfait de l’attitude adoptée par le gouvernement égyptien, a conclu : « Sans un accord avec nous, la frontière ne sera pas fermée ».

Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3686



Edité par babeuf - 30 Jan 2008 à 12:35
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Feb 2008 à 17:16

Le Caire colmate la frontière avec la bande de Gaza

par  RFI

Article publié le 01/02/2008

L'Egypte a commencé jeudi à refermer les brèches ouvertes il y a près de dix jours dans sa frontière avec la bande de Gaza. Une frontière dont elle avait repris le contrôle ces tous derniers jours. Au même moment, le Hamas, seul maître depuis juin de la bande de Gaza, a commencé à discuter des déplacements de Palestiniens entre le territoire et l'Egypte. Khaled Meschaal, le chef du mouvement islamiste, a été reçu jeudi au Caire.

Des centaines d'ouvriers, vingt-six camions de barbelés, de ciment, et de briques. Les autorités égyptiennes ont mis les grands moyens pour colmater les brèches. On a même rajouté du matériel de surveillance électronique.

Selon les autorités égyptiennes, la frontière sera scellée dans quelques heures. Seuls pourront passer les camions chargés de nourriture envoyés par l'Egypte à Gaza et les retardataires palestiniens.

Le nouveau poste-frontière, avec ses ordinateurs flambant neufs et ses policiers barbus installés mercredi par le Hamas, restera donc un objet de décoration, si l'on en croit les responsables égyptiens.

Pour compléter le bouclage, les autorités du Caire ont asséché les sources de tentation. Les villes de Rafah et Karni, où les Palestiniens se fournissaient, souffrent aujourd'hui de pénuries après avoir vendu pour près de 150 millions d'euros de marchandises. Les stocks n'ont pas été renouvelés. Les camions sont retardés par les fouilles draconiennes sur les barrages policiers, qui se sont multipliés sur les 207 kilomètres séparant le canal de Suez de la frontière avec Gaza.

Source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/098/article_62221.asp



Edité par babeuf - 01 Feb 2008 à 17:17
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Le Hamas défie l'Égypte en élargissant la brèche du mur

RAFAH, bande de Gaza (Reuters) - Les islamistes du Hamas ont défié vendredi les efforts des forces égyptiennes pour reprendre le contrôle de la frontière avec Gaza au niveau de Rafah en élargissant la dernière brèche encore ouverte dans le mur de séparation.

Selon des témoins, un bulldozer du Hamas est entré en action afin que cette dernière trouée, qui ne laissait plus passer que les piétons, permette le maintien du trafic des camions dans les deux sens, alors que les forces égyptiennes l'avaient rétrécie à dessein.

L'Egypte avait dépêché la veille des renforts de policiers pour finir de colmater le mur aux endroits où les activistes du Hamas l'avaient fait sauter il y 10 jours, provoquant une ruée des Gazaouis asphyxiés par sept mois de blocus israélien vers les magasins égyptiens débordant de marchandises.

Mais les policiers, qui ont pour instruction de reprendre sans heurt la maîtrise du transit transfrontalier, ont été contraints de reculer lorsque des activistes du Hamas ont menacé de pratiquer de nouvelles trouées à coups d'explosifs, rapportent des témoins.

Khaled Méchaal, chef du bureau politique du Hamas, a eu jeudi et vendredi des discussions avec les autorités égyptiennes sur les mouvements à la frontière égypto-gazaouie. Il est reparti vendredi pour Damas, où il vit en exil, sans qu'un accord ait pu être conclu au Caire.

"Nous avons couvert beaucoup d'aspects pendant ces discussions mais nous ne sommes pas parvenus à un accord, et il a été décidé que de nouvelles discussions auraient lieu prochainement", a déclaré à la presse, à l'aéroport du Caire, Imad al Alami, membre de la délégation du Hamas.

PAS DE RETOUR À LA "CAGE ASSIÉGÉE"

Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui s'est rendu lui aussi au Caire pour discuter de la situation avec le chef de l'Etat égyptien Hosni Moubarak, rejette la prétention des "putschistes" du mouvement islamiste à contrôler la frontière.

Il a dit vouloir en revenir à l'accord de 2005 conclu sous égide américaine confiant la gestion du point de passage de Rafah à sa garde présidentielle sous supervision d'observateurs européens - dispositif gelé par le blocus d'Israël, qui garde un droit de veto sur l'ouverture de ce poste frontière.

"Nous ne retournerons pas à une situation de cage assiégée et aux accords de 2005. Nous exigeons un libre franchissement de la frontière palestino-égyptienne. Nous n'accepterons plus le contrôle du passage par l'occupant, quels que soient les sacrifices à faire", a toutefois averti vendredi Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas.

Le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a tenu Abbas pour responsable d'un éventuel échec des pourparlers du Caire entre Egypte et les frères ennemis palestiniens. Soulignant que le Hamas avait soumis des idées pour régler la crise, il a dénoncé les conditions inacceptables du président palestinien.

Ce dernier s'était en effet montré jeudi intransigeant: "Nous n'acceptons aucun nouvel accord. Nous sommes tenus par les accords internationaux tels qu'ils existent. Le Hamas doit mettre fin à son coup d'Etat à Gaza, se soumettre à toutes les obligations internationales."



Vive le Hamas! A bas ce vendu d'Abbas!

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A bas ce vendu d'Abbas!
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Vive le Hamas!
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2008 à 21:45

Israel veut détruire la mosquée historique Al-Omari, près de Jérusalem

Publié le 5-02-2008


Le Grand Mufti de Jérusalem dénonce la décision annoncée dimanche par les autorités israéliennes de détruire la mosquée Al-Omari dans le village d’Umm Tuba, près de Jérusalem. La raison invoquée est que cette mosquée, construite il y a plus de 700 ans, "n’aurait pas reçu de permis de construction" !
Cette mosquée restaurée en 1963, est la seule mosquée d’Umm Taba, et Sheikh Muhammad Hussein souligne qu’"Israël essaie de faire disparaître tous les sites islamiques de la Palestine, en violation de toutes les valeurs religieuses et des traités internationaux".

Le Grand Mufti de Jérusalem a fait appel à l’UNESCO, chargé de veiller à l’héritage humain et culturel dans le monde, et a également demandé à d’autres organisations internationales d’empêcher la destruction de cette mosquée.

CAPJPO-EuroPalestine

 
Ils pourrait aussi détruire le Saint Sépulcre ou le Mur des Lamentations qui n'ont pas eu de permis de construire.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Feb 2008 à 11:43

Avis de tempête sur le mouvement national palestinien

Le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza a entériné une cassure géographique et politique. L’unité peut-elle être retrouvée ? Enquête auprès des principaux acteurs.

Territoires palestiniens occupés, envoyé spécial.

Pour la première fois dans leur histoire, les Palestiniens sont séparés géographiquement et politiquement. D’un côté la bande de Gaza, dominée par le Hamas, de l’autre, la Cisjordanie, où règnent Mahmoud Abbas et ce qu’il reste de l’Autorité palestinienne, avec Salam Fayyad comme premier ministre. Une division qui arrange évidemment les affaires d’Israël.

la question des deux États

Tel-Aviv poursuit et aggrave son occupation des territoires palestiniens, tout en montrant un visage de négociateurs à une « communauté internationale » qui veut bien se laisser duper. L’unité du mouvement palestinien est-elle possible ? « Ce qui s’est passé au mois de juin montre que le Hamas est incapable de vivre dans une société démocratique avec des idées différentes, des partis différents », estime Ayman Shahine, professeur de sciences politiques à Gaza. Pour ce chercheur, « si le Hamas voulait vraiment l’unité, il s’appuierait sur l’embargo imposé par Israël pour discuter avec Mahmoud Abbas, sur la base des intérêts nationaux palestiniens. Il y avait là la possibilité de reconstruire une véritable Autorité palestinienne. Mais en fait le Hamas est content de diriger seul la bande de Gaza ».

Pour Hanna Amireh, membre du comité exécutif (CE) de l’OLP où il représente les communistes du PPP, « Hamas parle de résistance mais il s’agit d’un suicide. Le problème est qu’en utilisant la force à Gaza, il a permis au Fatah de faire de même en Cisjordanie. Aussi longtemps que le mouvement islamiste n’est pas sur la ligne de deux États, la division géographique lui importe peu. À partir d’un bout de terre, il compte libérer l’ensemble du territoire ! ». Mustapha Barghouti, qui dirige l’Initiative nationale palestinienne, dénonce « ces forces extérieures qui ont mis leurs mains dans le problème palestinien ».

Zakaryia Al Aga, responsable du Fatah pour la bande de Gaza et membre du CE de l’OLP, explique que toutes les factions palestiniennes, à l’exception du Hamas, veulent un retour à la situation d’avant juin 2007, c’est-à-dire avant le « coup d’État » des islamistes. « Si le Hamas accepte, alors tout est possible, dit-il. S’il n’y a pas d’accord politique alors il faut organiser des élections anticipées. »

Là est le problème. Comment renouer le dialogue alors que l’organisation islamiste campe sur ses positions du mois de juin ? Comment organiser des élections dans la bande de Gaza si le Hamas refuse ? Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, explique : « La solution ne dépend pas des Palestiniens car les Israéliens et les Américains font pression sur Mahmoud Abbas pour qu’il ne s’assoie pas avec nous pour négocier. Si Abbas continue cette attitude, cela voudra dire qu’il est d’accord pour que le siège imposé par Israël se poursuive. Et ça, nous ne l’accepterons pas. »

Quant aux élections, la position du Hamas est difficile à cerner. Abou Zouhri affirme que son mouvement « est prêt à en discuter mais pour cela il faut entamer des négociations », tout en dénonçant « le coup d’État d’Abou Mazen (Abbas - NDLR) contre le Hamas qui avait gagné les élections ». Autre son de cloche avec Ahmed Youssef, conseiller politique d’Ismaïl Haniyeh et de Mahmoud Zahar, les chefs de l’organisation, pour qui « les élections ne sont pas la réponse pour le moment ». Il a cette formule elliptique : « Avec les élections, il n’y aura pas la lumière au bout du tunnel parce que les tunnels se succèdent. »

faire pression des deux côtés

Abou Leïla, député du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), membre de l’OLP, condamne l’attitude du Hamas mais estime que « le Fatah doit se dégager des pressions israéliennes et américaines et initier un dialogue national avec toutes les factions palestiniennes pour trouver une voie pacifique et résoudre les problèmes internes ». Peu optimiste, il dit ne pas penser « qu’il puisse y avoir des discussions fructueuses dans l’immédiat. C’est pour cela qu’il faut faire pression des deux côtés, afin qu’un dialogue s’engage ».

Qadoura Fares, du Fatah, penche, comme Marwan Barghouti, toujours emprisonné mais dont il est très proche, pour l’organisation d’élection « en octobre ou en novembre ». Pour Fares comme pour Barghouti, le cadre idéal de débat c’est l’initiative arabe élaborée en 2002 et réinitialisée en 2007. Hanna Amireh regrette l’attitude du Fatah. « Lors du comité exécutif de l’OLP il a été proposé la création d’un comité qui ouvrirait le dialogue avec une idée essentielle : revenir à avant juin 2007 n’est pas une précondition pour le dialogue, mais une précondition pour une solution. Mais le Fatah a refusé alors que le Hamas a accepté. »

Les islamistes palestiniens, qui cherchent avant tout une reconnaissance arabe et internationale, souhaitent l’intervention d’une tierce partie non palestinienne. On parle de la Confédération helvétique. Ahmed Youssef, pour qui « la région dépend des réalités établies sur le terrain » assure de son côté que le Hamas « a des contacts avec les pays européens, d’une manière ou d’une autre ».

Le Hamas est cependant isolé sur la scène politique palestinienne. Khaled Albatash, patron du Djihad islamique dans la bande de Gaza, « refuse ce qui s’est passé en juin. Il faut un seul gouvernement sous l’autorité de Mahmoud Abbas ». Lui-même joue l’entremetteur pour tenter de renouer un dialogue entre le Fatah, le Hamas en impliquant l’Égypte. « Hamas veut faire de Gaza un modèle et se fiche du reste », dénonce Rabah Mohanna, membre du bureau politique du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). « De l’autre côté, Mahmoud Abbas s’en tient à l’agenda américain, sans prendre en compte le fait que Washington soutient totalement Israël ».

Personne ne se fait d’illusion sur un règlement rapide du conflit interne. Ce qui est peut-être encore pire, c’est la désillusion des Palestiniens eux-mêmes. La conférence d’Annapolis apparaît maintenant pour ce qu’elle est : une farce. Les Palestiniens continuent à tomber comme des mouches sous le feu israélien, les check-points sont toujours en place, le mur de l’apartheid poursuit son sillon dans la Cisjordanie, les colonies s’agrandissent et Jérusalem se judaïse par l’expulsion de fait des Palestiniens de l’est de la ville.

Même au sein de la direction de l’OLP, des voix de plus en plus nombreuses se font entendre pour que Mahmoud Abbas boycotte les discussions avec les Israéliens tant que ces derniers ne se conforment pas réellement à la « feuille de route ». Mais le président ne veut rien entendre. Pour Israël, tout baigne, la question palestinienne redevient un problème humanitaire comme avant 1965 (et non plus des droits d’un peuple) et les gouvernements occidentaux ne parlent plus de l’occupation.

Pierre Barbancey

http://www.humanite.fr/2008-02-08_International_Avis-de-tempete-sur-le-mouvement-national-palestinien

 

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Mar 2008 à 08:09

Un ministre israélien menace le Hamas d'une "shoah"

JERUSALEM (Reuters) - Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a avisé des pays amis qu'Israël préparait une offensive contre les activistes palestiniens à Gaza et son adjoint Matan Vilnaï a prévenu ces derniers qu'ils s'exposaient à une "shoah" s'ils poursuivaient leurs tirs de roquettes contre l'État juif.

"Plus les tirs de roquettes Kassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a dit Vilnaï à la radio de l'armée israélienne".

"Shoah" est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi, mais il peut également désigner un désastre ou une conflagration.

Le porte-parole de Vilnaï et le ministère des Affaires étrangères se sont empressés de préciser qu'il avait employé le mot "shoah" dans le sens de désastre mais ses propos témoignent de la colère persistante de l'État juif.

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a réagi en affirmant: "Nous sommes confrontés à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien".

Quelque 35 Palestiniens, dont six enfants, ont été tués depuis mercredi dans des raids israéliens à Gaza.

Vendredi, un petite fille de un an et un expert en munitions du Hamas ont été tués lors de deux frappes distinctes dans la bande de Gaza, ont rapporté des sources médicales et des responsables du Hamas.

L'activiste Eyad al Achram a été tué par un missile israélien après la tombée de la nuit. L'armée israélienne a confirmé avoir pris pour cible cette zone.

NOUVELLES VICTIMES DANS LE NORD DE LA BANDE DE GAZA

Malak Al Kafarna, une petite fille de un an, a succombé à une blessure à la tête infligée par un éclat d'obus, a rapporté Raed Al Arini, médecin à l'hôpital de Chifa. Un missile s'était abattu quelques heures plus tôt près de sa maison à Beït Hanoun dans le nord du territoire. Il s'agit du deuxième bébé tué cette semaine.

Des responsables du Hamas ont déclaré que l'explosion, qui a également fait quatre blessés, avait été provoquée par un missile sol-sol israélien mais des habitants ont rapporté que des roquettes tirées par des activistes en direction d'Israël étaient retombées en territoire palestinien.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert répugne à ordonner une opération terrestre d'envergure à Gaza, susceptible de causer la mort de nombreux civils palestiniens et des pertes sérieuses dans les rangs de Tsahal, mais il y est incité de plus en plus fortement.

Selon des sources au sein des services de sécurité citées par la radio publique israélienne, des plans pour un assaut ont été préparés mais l'offensive ne serait pas imminente.

Ehud Barak a adressé à des dirigeants étrangers, dont la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, des messages les préparant à cette éventualité. "Israël ne souhaite pas une offensive, mais le Hamas ne nous laisse pas d'autre choix", écrit le dirigeant travailliste, selon le quotidien Yedioth Ahronoth.

Les États-Unis ont exhorté Israël à mesurer les conséquences de ses actes. Rice doit rencontrer la semaine prochaine Olmert et les dirigeants palestiniens en Cisjordanie.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, hostile au Hamas depuis que ses combattants ont pris le contrôle de la bande de Gaza en juin, a jugé "dangereuses" les menaces israéliennes. "Même les Palestiniens qui veulent voir le Hamas défait sont scandalisés par le fait que 15 civils palestiniens dont des enfants et un bébé fassent partie des 33 victimes", a-t-il dit.

Son cabinet a publié un communiqué dans lequel le président palestinien demande à Israël "de cesser ses attaques et demande à tous les groupes de revenir immédiatement au calme et de cesser les tirs de roquettes."

"PAS D'AUTRES OPTIONS"

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait averti jeudi soir que la poursuite des tirs de roquettes pourrait "ne pas laisser d'autre choix à Israël" que de renvoyer son armée à Gaza, d'où elle s'était retirée à l'été 2005 après 38 ans d'occupation.

Les tirs de roquettes créent la psychose depuis longtemps dans les villes israéliennes situées près de la frontière mais la mort d'un civil mercredi, la première depuis le mois de mai, a accru la pression publique sur le déjà impopulaire gouvernement d'Olmert.

Le chef du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a prédit vendredi devant des dizaines de milliers de sympathisants l'échec d'une éventuelle offensive d'envergure de Tsahal.

"C'est la preuve des intentions agressives planifiées d'Israël contre notre peuple", a-t-il dit. "Ils veulent que le monde condamne ce qu'ils appellent l'Holocauste et aujourd'hui ils menacent notre peuple d'un holocauste".

http://www.latribune.fr/info/Un-ministre-israelien-menace-le-Hamas-d-une--shoah--921-~-ISRAEL-GAZA-20080229TXT-$Db=News/News.nsf-$Channel=Monde


 
Commentaire: Sarkozy va t'il proposer le parrainage d'un enfant palestinien assassiné ?

 
 

Au moins 60 Palestiniens ont été tués et plus de 150 blessés, hier, par la riposte israélienne contre les groupes armés du Hamas. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, suspend les négociations de paix avec Israël.

« Nous vivons une ambiance de guerre totale », raconte un habitant de Jabaliya. Chef des urgences à Gaza, le docteur Mouawiya Hassanein, évoque des services débordés. « Nous ne pouvons pas nous déplacer facilement. Douze de nos ambulances sont bloquées faute de carburant. Les autres doivent se coordonner au préalable avec l'armée israélienne » avant de pouvoir intervenir.

Ce samedi est sans doute l'une des journées les plus meurtrières depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le mouvement islamiste Hamas en juin 2007. Au moins 60 Palestiniens ont été tués et plus de 150 blessés dont de nombreux civils. Dix-huit activistes seraient également morts. L'armée israélienne signale de son côté « deux soldats tués et sept blessés, dont un officier ».

Engagée mercredi, cette offensive israélienne vise à répondre aux tirs émanant des groupes armés palestiniens. Ces derniers ont utilisé de nouvelles roquettes. De type Grad, elles sont aussi connues sous le nom de Katioucha. D'une portée triple aux roquettes artisanales Qassam, elles sont fabriquées en Russie et en Chine, aussi en Iran et en Syrie. Durant la guerre du Liban en 2006, le Hezbollah libanais avait tiré des milliers de Katioucha sur le nord d'Israël. Les Palestiniens viennent d'en tirer une quarantaine contre Israël, blessant trois civils, dont deux enfants, dans la ville d'Ashkélon (sud), distante de 10 km de la bande de Gaza.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a suspendu, samedi soir, les négociations de paix avec Israël. Il renouvelle son appel à « une protection internationale du peuple palestinien. Il est impensable que la réaction israélienne aux tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable ». Pour le ministre de l'Environnement israélien, membre du cabinet de sécurité, Gideon Ezra, il faut « éliminer tous ceux qui sont impliqués dans les tirs de roquettes y compris Ismaïl Haniyeh », le chef du gouvernement Hamas à Gaza. Le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnaï nie tout projet de réoccupation partielle de la bande de Gaza. Paris a condamné, hier, l'opération militaire israélienne ainsi que les tirs de roquettes sur les villes d'Israël.

Le conseil de sécurité de l'Onu a décidé de tenir une réunion d'urgence la nuit dernière.
 


Edité par Fidelista - 02 Mar 2008 à 08:14
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2008 à 16:27

Ces enfants ciblés par Israël

Comme tous les enfants de leur âge, Dib et Omar Dardonnah, onze et douze ans, et deux autres à peine moins âgés, huit et neuf ans, jouaient sur un terrain vague de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. À cet âge-là, ils étaient loin de s’imaginer que l’aviation israélienne allait les prendre pour cible et que leur petite vie allait s’arrêter ce jeudi après-midi. La mort de ces quatre garçonnets s’ajoute à celle d’un autre gamin de douze ans qui a succombé hier à ses blessures. Selon la version israélienne, ce raid aérien, comme tous ceux qui sont menés actuellement sur la bande de Gaza, a pour but d’éliminer les « cellules de lanceurs de roquettes » ! Or, ces lanceurs de roquettes ne se trouvaient pas à proximité du terrain où jouaient ces gamins. Alors ?

Bien évidemment, la mort de ces gamins, qui s’inscrit dans le cadre de la punition collective infligée à tout un peuple, ne fera pas la une des médias. Pas plus qu’il n’y aura de condamnation de cet acte qui n’est rien d’autre qu’un crime de guerre, un de plus dans cette région où un peuple lutte pour la reconnaissance de ses droits nationaux. Quant aux enquêtes diligentées par l’armée israélienne, à chaque fois que des « bavures » sont commises, aucune n’a abouti à une condamnation de leurs auteurs. Autrement dit, l’État de droit ne s’applique pas aux Palestiniens.

Hassane Zerrouky

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2008 à 16:38
Et pendant ce temps là le génocide se poursuit à Gaza.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Mar 2008 à 10:37

Olmert et Barak massacrent à Gaza

L’offensive militaire israélienne a fait plus de 100 morts côté palestinien. L’ONU parle d’usage disproportionné de la force. Mahmoud Abbas suspend les négociations.
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Mar 2008 à 10:40

Barghouti, infatigable activiste de l’unité nationale

Le leader du Fatah emprisonné continue de prôner le dialogue entre les différentes factions.

De sa cellule humide de 2 m², allumée 23 heures par jour, où il est emmuré depuis bientôt six ans, Marwan Barghouti poursuit son combat. Le chef du Fatah en Cisjordanie, condamné à cinq peines à perpétuité assorties de quarante ans de sûreté, reste le symbole de la lutte contre l’occupation mais aussi du dialogue et de la paix. Son épouse, Fadwa, a pu lui rendre visite il y a une semaine. Avec un timide sourire aux lèvres, cette avocate décrit un homme qui passe de longues heures à lire, à perfectionner sa maîtrise de l’anglais, de l’hébreu et du français. Le leader du Fatah partage son apprentissage des langues avec les détenus qui n’ont aucun bagage scolaire tout en les aidant à obtenir des diplômes ou à compléter leur cursus universitaire. De l’éducation comme projet d’émancipation.

Malgré les divisions qui rongent la société palestinienne et l’espace politique, « Marwan reste optimiste et garde espoir », précise Fadwa. En prison, il travaille « obstinément » à l’unité des prisonniers issus de toutes les factions. Il avait déjà participé en 2006 à la rédaction du document des prisonniers, signé par le Fatah, le FPLP, le Djihad islamique et le Hamas qui réaffirmait notamment l’impérieux besoin d’unité. Ce document avait à l’époque réussi le tour de force de rapprocher les mouvances islamistes du programme de l’OLP à travers la recherche de valeurs et de principes communs. Selon Fadwa, si ce document avait été appliqué, la bande de Gaza aurait pu « éviter le chaos » dans lequel elle est aujourd’hui plongée. « Marwan pense qu’il sera très difficile d’unifier le peuple palestinien. Trop de sang a coulé des mains des Palestiniens eux-mêmes contre leurs propres frères. Difficile ne signifie pas pour autant impossible. Un texte politique doit être rédigé par toutes les factions et des élections anticipées doivent être organisées afin de créer un nouveau climat. » Les prochaines échéances étant prévues en 2009. Marwan Barghouti espère que le dialogue qui continue de vivre entre les leaders incarcérés saura trouver un écho hors des murs de cette prison du désert du Néguev. Fin février, un ministre travailliste israélien proposait sa libération pour avancer vers un processus de paix avec lequel les Palestiniens tomberaient d’accord compte tenu de son crédit populaire.

À travers Marwan Barghouti, c’est évidemment la question de l’ensemble des prisonniers politiques détenus par Israël qui est posée. Depuis 1967, plus de 700 000 Palestiniens ont été incarcérés dans les geôles israéliennes. Soit au moins un membre par famille. Actuellement, leur nombre s’élève à 11 000 dont 355 mineurs âgés de treize à dix-sept ans. Dans le cadre de récentes mesures sécuritaires, la torture a désormais été légalisée au mépris des accords de Genève ; les prisonniers malades n’ont pas accès aux soins. Vendredi dernier, l’un d’entre eux, diabétique, est encore décédé faute de prise en charge. Depuis la mise en place du boycott économique des territoires palestiniens, la situation des détenus s’est encore dégradée puisqu’ils ne perçoivent plus l’aide leur permettant de payer leurs repas. À l’humiliation, qui alimente le ressentiment, s’ajoute donc l’isolation totale pour l’ensemble des détenus originaires de la bande de Gaza, qui ne peuvent plus recevoir de visites depuis plus de huit mois.

Lina Sankari

_____________________________
 

Une majorité d’Israéliens veut le cessez-le-feu et des négociations

Entretien avec Efraïm Davidi de la direction du Parti communiste israélien.

Comment analysez-vous ce qui se passe actuellement à Gaza ?

Efraïm Davidi. C’est un véritable massacre qui est perpétré. L’armée israélienne ne prend pas seulement pour cible les combattants du Hamas ou les dirigeants politiques de cette organisation, mais aussi la population civile. L’armée israélienne commet des crimes de guerre.

Comment comprendre la stratégie du gouvernement israélien qui parle de paix et lance des offensives militaires ?

Efraïm Davidi. Il faut juger sur les faits. Le gouvernement d’Israël parle de la paix mais il fait la guerre. Nous pensons qu’il ne faut pas parler de la paix, il faut faire la paix. Malheureusement le gouvernement israélien et le premier ministre parlent de paix, de pourparlers de paix, d’un État palestinien. Mais dans les faits le gouvernement fait tout pour empêcher le processus de paix et la création d’un État palestinien.

Quel est l’état d’esprit qui prévaut dans la société israélienne ?

Efraïm Davidi. On assiste à quelques évolutions. Selon un sondage publié par le quotidien Haaretz vendredi dernier, 65 % de la population israélienne veut qu’il y ait un cessez-le-feu et que des négociations s’engagent avec le Hamas. Il y a donc un décalage entre d’un côté la population qui veut en finir avec la guerre et l’occupation et de l’autre côté le gouvernement. On a la guerre au Liban en juillet 2006. Et il y a un danger réel que ce qui se passe à Gaza devienne le Liban 3 du point de vue de la population civile.

Que fait le Parti communiste israélien ?

Efraïm Davidi. Depuis vendredi matin nous avons organisé des manifestations dans de nombreuses localités israéliennes, à Haïfa, Nazareth, hier c’était à Tel-Aviv, aujourd’hui à Jérusalem. Le mouvement La Paix maintenant appelle aussi à manifester mais pas avec nous. Cette organisation a comme position la restitution de tous les territoires occupés, de Jérusalem-Est, et prône le dialogue avec les Palestiniens, y compris le Hamas. Mais il faut savoir par exemple que la ministre de l’Éducation nationale, Yuli Tamir, est une des fondatrices de La Paix maintenant, que le ministre de la Défense, Ehud Barak, est du Parti travailliste. Or ce parti est très actif au sein de la Paix maintenant. Il y a donc une différence politique majeure entre nous.

Entretien réalisé par P. B.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2008 à 10:15

L’armée d’Olmert toujours prête à tuer

Bande de Gaza . Les chars israéliens ont laissé derrière eux plus d’une centaine de morts palestiniens. La responsabilité de la communauté internationale est directement engagée.
 
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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2008 à 22:22

vous occultez le fait que pendant la seconde guerre mondiale le grand mufti de jerusalem est allé en bosnie proner la solution finale!

le pouvoir est au bout du fusil
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