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Palestine / Israël - Actu

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jan 2010 à 15:29
 
mercredi 13 janvier 2010, par Alain Gresh

Je signalais, dans un précédent envoi, cet article de Serge Dumont dans le quotidien suisse Le Temps (8 janvier) : « Israël muscle sa riposte sur le Net ». On y lisait notamment : « Peu après la fin de l’opération “Plomb durci” (l’invasion de la bande de Gaza en janvier dernier), Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Ehoud Olmert, a rapidement pris conscience de l’ampleur de la vague de protestations soulevée par la destruction massive des infrastructures civiles palestiniennes. Elle a alors autorisé son département à recruter des jeunes fans d’informatique pratiquant parfaitement une ou plusieurs langues étrangères afin de répondre aux critiques qui fusaient dans les blogs ainsi que dans le courrier électronique des grands journaux européens et américains. »

Au-delà, c’est toute une entreprise de propagande qui se met en place à partir d’Israël. Et elle se traduit par un manuel diffusé par The Israel Project, une officine de désinformation très professionnelle, et dont l’exergue est : « Pour la liberté, la sécurité et la paix » – celle des Israéliens, bien sûr, et d’eux seuls. Ce manuel s’intitule The Israel Project’s 2009. Global Language Dictionary (PDF) et est destiné à la propagande aux Etats-Unis, mais ses « règles » s’appliquent sans doute ailleurs.

C’est un document d’une centaine de pages, divisé en dix-huit chapitres. Curieusement, il porte la mention « interdit à la distribution et à la publication ». Il semble que ce texte n’était donc pas destiné à être diffusé largement.

Le premier chapitre s’intitule « 25 règles pour une communication efficace ». Règle n° 1, « manifester de l’empathie pour les deux parties ! Le but de la communications pro-Israël ne vise pas seulement les gens qui aiment déjà Israël. Le but est de gagner de nouveaux cœurs et les esprits d’Israël, sans perdre le soutien qu’Israël a déjà. Pour ce faire, vous devez comprendre que le cadre à partir duquel la plupart des Américains voient Israël est un “cycle de violence qui dure depuis des milliers d’années”. Ainsi, vous avez à désarmer leurs soupçons. (...) La première étape est de montrer que vous voulez la paix A LA FOIS pour les Israéliens et les Palestiniens, et notamment pour les enfants. (...) Et il faut ouvrir vos propos par l’affirmation que Israël veut un meilleur futur à la fois pour les Israéliens et les Palestiniens. (...) Si, au centre de votre communication, vous montrez du doigt en disant “Israël a raison, ils ont tort”, vous perdrez plus que vous ne gagnerez ».

Règle n° 6 : « Soyez attentif à votre ton. Un ton protecteur, paternaliste, détournera les Américains et les Européens. Nous sommes à un moment dans l’histoire où les Juifs en général (et les Israéliens en particulier) ne sont plus perçus comme le peuple persécuté. En fait, dans le public américain et européen – le public sophistiqué, éduqué, aux idées arrêtées, non-juif –, les Israéliens sont souvent considérés comme les occupants et les agresseurs. Dans ce cadre, il est essentiel pour les messages de porte-parole pro-israéliens de ne pas apparaître comme hautains ou condescendants. »

Et, le texte donne, comme pour chaque règle, « les mots qui ne marchent pas » :

« “Nous sommes prêts à leur permettre de construire”... Les Israéliens ne peuvent pas “autoriser” les Palestiniens à aller de l’avant. Ils ne peuvent pas “permettre” ou “contrôler” ou “ordonner” aux Palestiniens d’établir un commerce, un transport, ou un gouvernement. Si les Palestiniens sont à considérer comme un partenaire de confiance sur la voie de la paix, ils ne doivent pas être subordonnées, dans la perception ou dans la pratique, par les Israéliens. (...) »

Règle n° 10. « Tracer un parallèle entre Israël et les Etats-Unis, y compris la nécessité de combattre le terrorisme. (...) Le langage d’Israël est celui de l’Amérique : démocratie, liberté, sécurité et paix. » Les Palestiniens, les Irakiens et les Afghans, parmi d’autres, sont payés pour le savoir.

Règle n° 11. « Ne parlez pas de religion. Les Américains qui considèrent la Bible comme document de référence sur les affaires étrangères sont déjà partisans d’Israël. Les fondamentalistes religieux sont tout acquis à Israël (« Israel’s Amen Choir ») et ils représentent environ un quart du public américain, et les amis les plus solides d’Israël dans le monde. Toutefois, certains de ceux qui sont les plus susceptibles de croire qu’Israël est un Etat religieux sont les plus hostiles à Israël (“ils sont tout aussi extrémistes que les pays arabes qu’ils critiquent”). Malheureusement, presque toute discussion sur la religion ne fera que renforcer cette perception. Par conséquent, même la mention du mot “juif” dans le contexte d’Israël va déclencher une réaction négative – et la défense d’Israël comme un “Etat juif” ou “Etat sioniste” sera mal reçue. (...) »

Règle n° 15. Utiliser des questions rhétoriques.

En voici quelques exemples :

« - “Comment puis-je faire la paix avec un gouvernement qui veut ma mort ?”
- “Comment puis-je faire la paix avec une population à qui sont enseignés ces mots - haïr les Juifs, pas seulement des Israéliens - dès sa naissance ? »

« Règle 17. K.I.S.S. (Keep It Simple, Stupid) et répétez encore et encore. Une règle essentielle de la communication réussie est “Keep It Simple, Stupid” (faites simple). Une communication réussie ne consiste pas à réciter chaque fait de la longue histoire de conflit israélo-arabe, mais à pointer quelques principes de base sur des valeurs partagées comme la démocratie et la liberté et à les répéter encore et encore. »

« Règle n° 21. Concédez un point. Recherchez des occasions dans chaque débat télévisé ou interview de concéder un point au journaliste ou à la personne avec laquelle vous débattez. Le point est de ne pas de miner l’une des bases essentielles de la politique étrangère d’Israël. Mais les simples mots “vous avez un bon argument” font merveille auprès d’un public »

Et, pour terminer le tout, l’inévitable référence à l’holocauste et à la nécessité qu’il ne se reproduise pas...

Le chapitre 2 est consacré aux mots et les phrases qu’il faut utiliser, c’est un régal...

« “Tirer délibérément des roquettes sur des communautés civiles” : Combinez le motif terroriste avec la vision de civils et vous avez la parfaite illustration de ce à quoi Israël fait face à Gaza et au Liban. A utiliser en particulier en ce qui concerne les tirs de roquettes, mais aussi utile pour tout type d’attaque terroriste, “délibéré” est le mot juste à utiliser pour rappeler l’intention derrière derrière les attentats. Ceci est beaucoup plus fort que de décrire les attentats comme “aveugles”.

“Diplomatie économique” : beaucoup plus global et plus populaire que le terme de “sanctions”. »

(...)

« “Humaniser les roquettes”. Peindre une image vivante de ce qu’est la vie dans les communautés israéliennes qui sont vulnérables aux attaques. Oui, vous pouvez citer le nombre d’attaques à la roquette qui ont eu lieu. Mais faire suivre ceci immédiatement par la description du voyage nocturne vers l’abri souterrain.

“Si ... Si ... Si ... Alors” : Faites porter au Hamas la responsabilité du premier pas pour la paix par l’utilisation du “si” (et n’oubliez pas de terminer avec un clair “alors”, pour montrer qu’Israël est un partenaire pour la paix). “Si le Hamas se réforme... Si le Hamas reconnaît notre droit à exister... Si le Hamas renonce au terrorisme... Si le Hamas soutient les accords de paix internationaux... alors nous sommes disposés à faire la paix aujourd’hui.” » (...)

« “L’islam militant” : Ceci est le meilleur terme pour décrire le mouvement terroriste. Evitez les termes comme “islamo-fascisme” qui rappellent la période Bush. » (...)

« “Personne ne doit être obligé de quitter sa maison” : Ceci est la phrase la plus gagnante dans le lexique qui concerne les colonies de peuplement. Utiliser le principe de “mutuel” pour expliquer que, tout comme les Israéliens arabes ne devraient pas quitter leurs maisons en Israël, les juifs d’un nouvel Etat palestinien doivent être autorisés à rester dans leurs maisons, eux aussi.

“Une étape à la fois, une journée à la fois” : Il est essentiel de réduire les attentes et de réduire la pression sur Israël pour qu’il se précipite dans un accord qui soit n’est pas dans son intérêt, soit met en danger sa sécurité. Le principe “un pas à la fois” sera accepté comme une approche de bon sens dans la mise en œuvre du principe de l’échange des territoires contre la paix. » Je reviendrai dans un autre envoi sur d’autres aspects de ce document.

Alain Gresh

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jan 2010 à 13:12

Israel : un bilan (The New Statesman)

 

John PILGER

La farce du sommet de Copenhague sur le Changement Climatique a confirmé la réalité d’une guerre mondiale menée par les riches contre la majorité de l’humanité. Elle a aussi révélé l’existence d’une résistance qui grandit comme jamais auparavant : un internationalisme qui associe la sauvegarde de la planète terre avec les droits de l’homme universels, et exige que justice soit faite pour tous ceux qui envahissent et dépossèdent en toute impunité.

La résistance palestinienne au vol de leur pays a atteint un tournant en 2001 lorsqu’Israël fut qualifié d’état d’apartheid lors d’une conférence des Nations Unies sur le racisme à Durban, en Afrique du Sud. Selon Nelson Mandela, la justice pour les Palestiniens constitue « le plus grand enjeu moral de notre époque ». L’Appel de la Société Civile Palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS), fut lancé le 9 juillet 2005, dans l’esprit du grand mouvement non-violent qui a balayé le monde et provoqué l’effondrement de l’Apartheid africain. « Au cours des décennies d’occupation et de vols, » a écrit Mustafa Barghouti, une voix de la sagesse dans le paysage politique palestinien, « 90% de la lutte palestinienne a été non-violente… Une nouvelle génération de dirigeants palestiniens s’adressent au monde exactement comme Martin Luther King l’aurait fait. Ce même monde qui rejette tout recours à la violence de la part des Palestiniens, même dans les cas flagrants de légitime défense, pourrait-il nous reprocher la non-violence employée par des hommes tels que King et Ghandi ? »

Aux Etats-Unis et en Europe, les syndicats, les associations universitaires et les grandes églises ont ravivé les stratégies et tactiques employés contre l’apartheid sud-africain. Lors d’une résolution adoptée par 431 voix contre 62, l’église Presbytérienne des Etats-Unis a voté en faveur « d’un processus de désinvestissement progressif et sélectif contre les multinationales qui font des affaires avec Israël ». Cette décision avait été précédée par le jugement rendu par la Cour Internationale de Justice déclarant le mur d’Israël et ses « colonies » comme illégales. Un jugement similaire avait été rendu par la Cour en 1971 pour condamner l’occupation de la Namibie par l’Afrique du Sud, déclenchant ainsi un boycott international.

A l’instar de la campagne contre l’Afrique du Sud, la question centrale est le respect de la loi. Aucun état ne se permet de violer le droit international avec autant de désinvolture qu’Israël. En 1990, une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui exigeait le retrait de Saddam Hussein du Koweït était pratiquement mot à mot la même que celle qui exigeait le retrait d’Israël de la Cisjordanie. Les Etats-Unis et leurs alliés ont attaqué et chassé l’Irak alors qu’Israël a toujours été choyé. Le 11 décembre (2009), le Président Obama a annoncé une « aide » de 2,75 milliards de dollars pour Israël, un acompte sur les 30 milliards que les contribuables américains en plein marasme économique devront sortir au cours des dix années à venir.

L’hypocrisie est désormais bien comprise aux Etats-Unis, où les campagnes de boycott deviennent monnaie courante. Une campagne sur le thème de « la beauté volée » est menée contre les produits de beauté Ahava qui sont fabriqués illégalement dans des « colonies » de la Cisjordanie a forcé la compagnie à se séparer de son « ambassadrice », la célèbre Kristin Davis, star de la série Sex and the City. En Grande-Bretagne, Sainsbury’s et Tesco sont sous pression pour révéler quels sont leurs produits fabriqués dans les « colonies » dont la commercialisation viole l’accord de commerce entre l’Union Européenne et Israël.

En Australie, un consortium dont fait partie la compagnie française Veolia a perdu un marché d’un milliard de dollars pour une usine de désalinisation suite à une campagne révélant le projet de Veolia de construire une ligne de tram reliant Jérusalem aux « colonies ». En Norvège, le gouvernement a retiré son soutien à une société de haute-technologie israélienne, Elbit, qui a participé à la construction du mur qui traverse la Palestine. Il s’agit du premier boycott officiel d’un pays occidental. « Nous ne souhaitons pas financer des entreprises qui participent aussi ouvertement à la violation du droit humanitaire international », a déclaré le ministre des finances norvégien.

En 2005, une association de professeurs d’université en Grande-Bretagne (Association of University Teachers in Britain - AUT) a voté en faveur d’un boycott des institutions universitaires israéliennes complices de l’oppression contre les Palestiniens. La campagne de l’AUT a du faire marche arrière lorsque le lobby pro-israélien a déclenché une vague d’attaques personnelles et d’accusations d’antisémitisme. L’écrivain et militant palestinien Omar Barghouti l’a qualifié de « terrorisme intellectuel » : une perversion intellectuelle qui transforme en antisémitisme toute opposition au racisme exercé contre les Palestiniens. Cependant, pratiquement tout a changé après l’attaque Israélienne contre Gaza le 27 décembre 2008. La première campagne étatsunienne pour un boycott universitaire et culturel d’Israël a été lancée, en présence de Desmond Tutu. Lors de sa conférence de 2009, le Congrès des Syndicats Britannique a voté en faveur d’un boycott de la consommation. Le « tabou israélien » venait de tomber.

Parallèlement, on assiste à un développement rapide de la loi pénale international depuis l’affaire Pinochet en 1999 lorsque l’ancien dictateur du Chili fut placé en résidence surveillée en Grande-Bretagne. Les criminels de guerre israéliens courent désormais le risque d’être trainés en justice là où s’appliquent des lois à « juridiction universelle ». En Grande-Bretagne, la Convention de Genève de 1957 est renforcé par le rapport de l’ONU sur Gaza du juge Richard Goldstone qui en décembre a obligé un juge londonien à émettre un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre Tzini Livni, ancien ministre des affaires étrangères d’Israël. Au mois de Septembre, seule une immunité diplomatique a évité à Ehud Barak, ministre de la défense d’Israël lors de l’assaut contre Gaza, d’être arrêté par Scotland Yard.

Il y a un an à peine, 1400 personnes sans défense à Gaza furent assassinés par les Israéliens. Le 29 décembre dernier, Mohamed Jassier était le 367eme habitant de Gaza à mourir parce que les médicaments qui auraient pu le sauver sont interdits par Israël. Gardez cela bien à l’esprit la prochaine fois qu’une chaine de télévision « équilibrera » de telles souffrances avec les protestations sournoises des oppresseurs.

Une dynamique a été enclenchée. Pour la première commémoration de l’atrocité de Gaza, une grande procession humanitaire de 42 pays – musulmans, juifs, chrétiens, athées, jeunes et vieux, syndicalistes, artistes, musiciens et ceux qui menaient les convois de nourriture et de médicaments – a convergé vers Egypte, et même si la dictature au Caire à la solde des Etats-Unis a empêché la majorité d’atteindre Gaza, les peuple de cette prison à ciel ouvert savaient qu’ils n’étaient pas seuls, et des enfants ont grimpé sur les murs pour hisser des drapeaux palestiniens. Et ce n’est que le début.

John Pilger

http://www.johnpilger.com/page.asp?partid=563

traduction par le Grand Soir

 

Norman Finkelstein explique comment Israël utilise l'Holocauste à un soldat israélien qui porte sur son casque l'inscription :"Je suis une victime". Dessin de Carlos Latuff, Brésil, 2003
 
 
 
Norman Finkelstein vu par Carlos Latuff : Le mur de "sécurité" israélien :"Pourquoi ne pas l'appeler par son véritable nom ?"


Edité par T 34 - 02 Feb 2010 à 20:10
Patria socialismo o muerte

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  Citer S-sarah Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jan 2010 à 17:05
Salah et ses camarades se souviennent de Gaza

La guerre contre Gaza…il y a un an …. C’est la guerre qui a voulu briser la volonté du peuple palestinien, c’est la guerre qui a été faite avec la collaboration silencieuse de certains régimes arabes, les gouvernements occidentaux et le soutien inconditionnel des Etats –Unis.

C’est la guerre qui après 2 ans de siège continue d’affamer la population.

C’est la guerre ou l’occupation israélienne n’a pas hésité a utiliser des armes interdites pour exécuter ses crimes contre l’humanité, c’est la guerre qui a tué des enfants et a laissé des familles entières sans abris .C’ est la guerre qui continue aujourd’ hui en empêchant la reconstruction des écoles , des maisons et des hôpitaux … c’est le siège qui continue.

Depuis un an, rien n’a beaucoup changé pour la population de Gaza mais ces dernières semaines, nous avons pu réussir à avoir quelques informations sur la marche de la liberté à Gaza même si en Prison nos geôliers essaie d’empêcher les informations de nous parvenir en interdisant certaines chaines d’information et les livres.

Mes camarades et moi aurions aimé être avec vous pour mener ce combat pacifique et pour partager ce sentiment humanitaire, malgré notre emprisonnement, nous partageons avec vous cette volonté de casser le siège et ce sentiment de révolte devant un régime arabe qui s’incline devant l’occupation.

En regardant quelques nouvelles, nous avons beaucoup parlé de la nécessité de la solidarité internationale, le combat de notre peuple ne peut réaliser son objectif de liberté sans elle. La marche pour Gaza renforce le sentiment du peuple palestinien de la nécessité de cette solidarité entre les peuples qui un jour brisera le siège .L’ occupant et les gouvernements complices ne peuvent ignorer cette pression populaire internationale.

De nos cellules, nous serrons vos mains, vous qui défendez la liberté .

Salah Hamouri

Prison de Guilboa . Section 4

Le 5 janvier 2010


source: http://patricklehyaric.net/
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Ni-Ni

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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2010 à 18:00
http://www.refdag.nl/media/foto/2009/71878-a.jpg

Un survivant d’Auschwitz: ‘Israël agit comme les Nazis’

Exclusif: Graeme Murray and Chris Watt
Sunday Herald (UK)  24 Jan 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un des derniers survivants d’Auschwitz s’est lancé dans une attaque cinglante contre l’occupation de la Palestine par Israël au premier jour de sa tournée de conférences en Ecosse.

Le Dr Hajo Meyer, qui a survécu dix mois dans le camp de la mort nazi, s’est exprimé avec force dès le début de sa tournée de conférences d’une dizaine de jours au Royaume Uni et en Irlande – dont trois en Ecosse. Ses propos ont provoqué la fureur des groupes de pression extrémistes juifs qui ont qualifié M. Meyer « d’antisémite » et l’ont accusé d’abuser de son statut de survivant de l’holocauste.

Le Dr Meyer a assisté à des audiences au tribunal d’Edimbourgh ce mardi, où cinq militants pro palestiniens sont accusés de comportement raciste aggravé pour avoir perturbé un concert donné par le Jérusalem Quartet au Queen’s Hall de la ville.

S’exprimant au démarrage de sa tournée, le Dr Meyer a affirmé qu’il existait des similitudes entre le traitement des Juifs par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale et le traitement actuel des Palestiniens par les Israéliens.

Il a declaré: “Les Israéliens essayent de déshumaniser les Palestiniens, exactement comme les Nazis ont tenté de me déshumaniser. Personne ne devrait déshumaniser l’autre et ceux qui essayent de déshumaniser l’autre ne sont pas humains.

“Israël n’est peut-être pas le pays le plus cruel du monde… mais la chose que je sais avec certitude est qu’Israël est championne du monde de la prétention à être un Etat cultivé et civilisé".

Le Dr Meyer est né en 1924 à Bielefeld en Allemagne. Il ne fut pas autorisé à fréquenter l’école là-bas après novembre 1938. Il s’enfuit alors, seul, aux Pays Bas. En 1944, après un an de clandestinité, il fut arrêté par la gestapo et survécut dix mois dans le camp de concentration d’Auschwitz en Pologne.

Il vit actuellement aux Pays Bas et a écrit trois livres sur le judaïsme, l’holocauste et le sionisme.
Le Dr Meyer insiste aussi sur le fait que désormais, la définition de  «l’antisémite» a changé, et il affirme : « Auparavant, un antisémite était quelqu’un qui haïssait les Juifs parce qu’ils étaient Juifs et avaient une âme juive. Mais de nos jours, un antisémite est quelqu’un que les Juifs n’aiment pas.»

Un porte parole de l’ International Jewish Anti-Zionist Network, dont le Dr Meyer est membre, affirme que critiquer Israël « n’est pas la même chose » que critiquer les Juifs.

Mick Napier, président de la , Scottish Palestine ­Solidarity Campaign, et qui est un des cinq manifestants à comparaître devant le tribunal dont les audiences reprendront en mars, déclare : « Les Palestiniens sont heureux de l’avoir comme allié de leur cause.

“Hajo sait qu’Israël a une longue histoire d’exploitation de l’histoire de l’holocauste afin de faire taire les critiques légitimes contre ses propres crimes.

“Tout particulièrement depuis Gaza, les gens ne sont plus bernés par leur affirmation selon laquelle quiconque critique Israël est antisémite".

Les affirmations du Dr Meyer ont rencontré une réaction de colère de la part d’organisations pro Israël, qui les ont qualifiées de «honteuses.»

Jonathan Hoffman; co-vise président de la Fédération Sioniste; déclare: “Je lui dirai qu’il abuse de son statut de survivant, et je lui dirai que si Israël avait été créée dix ans plus tôt, des millions de vies auraient pu être sauvées. »
“Survivant ou pas, utiliser des analogies avec le nazisme au sujet des politiques d’Israël est antisémite, sans aucun doute.»

M. Hoffman ajoute que la date de la tournée a été choisie avec cynisme pour coïncider avec l’ Holocaust Memorial Day du 27 janvier.

Le Dr Ezra Golombok, porte parole pour l’Ecosse de l’ Israel Information Office, accuse le lobby antisioniste « d’exploiter » le Dr Meyer qu’il présente comme quelqu’un « qui est embarqué dans une situation qu’il ne comprend pas. »

 «C’est un exercice de propagande de Mick Napier et ses amis, rien de plus. Il est absurde de comparer Israël et les tactiques nazies. »

La série de conférences, intitulée  Never Again – For Anyone, se poursuit jusqu’au 30 janvier.

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter / L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été !

La vérité vaincra !

"Depuis quelques années les guerres de consolidation et d'expansion ont commencé. Assez ironiquement, les horreurs de l'holocauste sont devenues la rationalisation pour la préparation par les Sionistes des actes de génocide contre les indigènes de la Palestine. Ceux de nous qui, pendant les années qui ont suivi, ont élevé leurs voix publiquement contre la ségrégation violente de l'état israélien ont été diffamés par la presse sioniste. Il est ironique, aussi, que les haïsseurs de Juifs en Afrique du Sud - ceux qui ont travaillé et prié pour une victoire d'Hitler - ont été liés étroitement avec les dirigeants d'Israël dans un nouvel axe basé sur le racisme".

Joe Slovo, dirigeant du South African Communist Party, Juif de Lituanie.
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Feb 2010 à 20:56

C’est un scandale !

Des ONG humanitaires visées par Israël

Le gouvernement veut avoir les coudées franches à Jérusalem-Est occupée et ne délivre plus de permis de travail aux ONG internationales.

Certainement encouragé par l’attitude des gouvernements européens et américain qui, à l’exception de quelques timides déclarations, n’osent même pas envisager la moindre sanction pour faire respecter le droit international, Israël poursuit son annexion totale de Jérusalem. Outre la poursuite de la colonisation dans la partie orientale de la ville occupée depuis 1967, les autorités israéliennes mettent en place un certain nombre de mesures visant à s’affranchir complètement de toute action internationale sur les territoires qu’elles considèrent comme leurs, même si aucune grande puissance (y compris les États-Unis) ne reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le gouvernement israélien vient ainsi de prendre la décision de ne plus accorder de permis de travail pour les organisations non gouvernementales (ONG) internationales opérant dans les Territoires palestiniens. Seul un visa de touriste sera dorénavant délivré à leurs équipes sur place. Ce type de visa interdit le travail en Israël et ne l’autorise pas formellement dans les Territoires palestiniens. Il est de plus délivré avec des durées allant d’une semaine à un an, et ce de façon totalement aléatoire. Une centaine d’ONG sont directement concernées. Cette nouvelle mesure israélienne remet en cause leur mission humanitaire dans les Territoires palestiniens et aura bien sûr une influence désastreuse sur le sort des populations déjà durement touchées.

Jérusalem est directement visée. L’interdiction de travailler en Israël signifie pour les ONG internationales l’impossibilité de mener toute forme d’action humanitaire depuis et à Jérusalem-Est. L’objectif israélien est clair  : pousser ces organisations vers Ramallah et sceller ainsi l’isolement de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie. « Le gouvernement israélien entretient le flou face aux demandes de clarification », expliquent les ONG, dont le Secours catholique, Enfants du monde ou encore le CCFD. Selon l’article 55 de la 4e convention de Genève, Israël, en tant que puissance occupante, a l’obligation « d’assurer l’approvisionnement de la population en vivres et en produits médicaux  ; elle devra notamment importer les vivres, les fournitures médicales et tout autre article nécessaire lorsque les ressources du territoire occupé seront insuffisantes ». Depuis quarante-deux ans, cette obligation qui n’a jamais été respectée a été prise en charge par les ONG palestiniennes et internationales, qui rencontrent déjà d’énormes difficultés. « Mais, en l’absence de toute indication écrite, la situation des équipes sur place reste extrêmement précaire et tributaire des soldats israéliens présents aux check-points », dénoncent les organisations humanitaires. Mais que fait le « french doctor », Bernard Kouchner  ?

Pierre Barbancey

Gideon Levy« Comment parler de paix et construire des colonies ? »

Né en 1955, à Tel-Aviv, journaliste israélien et membre de la direction du quotidien Haaretz, Gideon Levy dénonce inlassablement les violations commises contre
les Palestiniens 
et le recours systématique 
à une violence 
qui déshumanise 
les peuples dressés l’un contre l’autre.

Gideon Levy occupe une place particulière dans la presse israélienne, celle de l’imprécateur. Ses éditoriaux et ses chroniques dans le quotidien Haaretz sont autant d’actes d’accusation contre la politique d’occupation et de colonisation de son pays, Israël, à l’égard des territoires palestiniens. Il est l’un des rares journalistes à s’être dressé contre la guerre à Gaza. De passage à Paris, où il présentait le recueil de ses articles publié par Éric Hazan (1), il nous accordé un long moment.

Quand on lit vos articles, on se dit que vous y allez fort dans la critique d’Israël, beaucoup plus que ce que peuvent se permettre la plupart 
des journalistes français…

Gideon Levy. Je sais. J’ai donné une fois une interview à TF1 et après cela, le journaliste m’a téléphoné pour s’excuser de ne pas pouvoir diffuser mes propos car s’il le faisait, il serait accusé d’antisémitisme et il aurait des ennuis. J’ai donc de la chance d’être dans un journal qui me laisse toute liberté et qui m’a toujours soutenu, même s’il arrive souvent que des lecteurs protestent et même se désabonnent à cause de mes articles.

Êtes-vous nombreux dans ce cas  ?

Gideon Levy. Je ne suis pas tout à fait seul mais presque. Il y a aussi Hamira Hass. À part nous deux, je ne vois personne d’autre.

Il y avait aussi Amnon Kapeliouk, 
qui était un grand ami et qui est mort l’été dernier.

Gideon Levy. Oui, il avait ouvert la voie bien longtemps avant moi. Il était à Yediot Aharonot, mais il n’y écrivait plus ces dernières années. Il collaborait encore au Monde diplomatique. Une semaine avant sa mort, il a demandé à me parler et je lui ai téléphoné, mais son esprit n’était déjà plus là.

Pourquoi occupez-vous une place 
si particulière  ? Est-ce en raison 
de votre formation  ?

Gideon Levy. Non. Il n’y a qu’une seule raison à mon attitude. À la fin des années 1980, au moment de la première Intifada, j’ai commencé à visiter les territoires occupés, à la fois la Cisjordanie et la bande de Gaza. Semaine après semaine, j’ai réalisé qu’il se passait là un drame, mais un drame dont personne en Israël ne voulait entendre parler. Si je n’étais pas allé dans les territoires occupés à ce moment-là, je ne serais pas devenu ce que je suis. Je serais comme la majorité des Israéliens.

Votre milieu familial était-il 
de gauche  ?

Gideon Levy. Absolument pas. À la différence d’Hamira Hass, dont la famille était communiste, je viens d’une famille totalement apolitique. Mes parents venaient d’Europe et appartenaient à la classe moyenne. Mon père était un Allemand des Sudètes, un réfugié typique. Il a vécu soixante ans en Israël sans réussir à y trouver sa place. Il avait tout laissé là-bas, sa vie, ses parents, sa fiancée. Il avait fait du droit mais n’a pas pu le pratiquer en Israël, c’était trop différent. Il a travaillé dans une ferme. Mais il ne parlait jamais de tout cela. Il avait fermé la porte du passé et ne voulait surtout pas l’ouvrir. Il était traumatisé par son exil. Il a rencontré ma mère en Israël. Elle était née en Tchécoslovaquie et était venue en 1939, à l’âge de seize ans. Ils se sont rencontrés en 1945. Elle était infirmière mais n’a jamais exercé. On parlait allemand à la maison. Mais on ne parlait ni du passé ni de politique.

Où êtes-vous né  ?

Gideon Levy. À Tel-Aviv. J’aime cette ville. C’est ma ville. Il s’y passe beaucoup de choses, c’est très vivant. C’est à la fois une Babel et une bulle. J’ai besoin de cette bulle pour me ressourcer quand je reviens des territoires, à la différence d’Hamira Hass qui vit à Ramallah et qui déteste Tel-Aviv. Moi, j’en ai besoin. De son agitation, de ses cafés, de sa culture, de son ambiance. Beaucoup de ceux qui viennent manifester leur solidarité avec les Palestiniens ne vont jamais à Tel-Aviv, ils se contentent de passer par l’aéroport. C’est un tort. C’est très différent de Jérusalem, où la tension est permanente  : entre Ashkénazes et Séfarades, entre laïcs et religieux, avec les Palestiniens. Où que l’on se tourne, à Jérusalem, cela sent l’occupation.

Comment êtes-vous devenu journaliste  ?

Gideon Levy. C’était un de mes rêves d’enfant  : je voulais être chauffeur de bus, premier ministre ou journaliste  ! Alors j’ai fait Sciences-Po et pendant le service militaire, j’ai travaillé pour la télévision de l’armée. Puis j’ai fait une incursion en politique, en travaillant pour Shimon Peres. Cela a duré de 1978 à 1982, à raison de 16 heures par jour  ! À l’époque, il était le chef de l’opposition, j’avais confiance en lui. Maintenant, je sais qu’il a une très grande responsabilité dans la colonisation et dans bien des mauvaises choses. Il montre au monde une belle image d’Israël, mais c’est du bluff. Il n’a pas mérité son prix Nobel de la paix. Comment peut-on parler de paix et en même temps construire des colonies  ? C’est ce qu’il a fait et c’est même lui qui a commencé  : il était ministre de la Défense quand on a construit la première colonie à Hébron et il a laissé faire. Quiconque construit des colonies ne veut pas la paix, ne peut pas être un homme de paix.

Comment expliquez-vous que 
la colonisation ait continué après 
les accords d’Oslo, qui étaient censés conduire à la paix  ?

Gideon Levy. Parce qu’il n’y avait pas un mot sur les colonies dans ces accords. C’est une des raisons de leur échec. Je pense que c’est une grosse erreur d’Arafat de n’avoir pas exigé l’arrêt de la colonisation. C’est une erreur que je comprends, car il voulait arriver à quelque chose qui serait construit sur la confiance réciproque, il voyait cela comme un premier pas. Mais c’est une erreur historique, car, à l’époque, cela aurait été plus facile que maintenant de démanteler les colonies  : il y en avait beaucoup moins, même pas la moitié.

Que pensez-vous de cette phrase 
de Mofaz (2) qui dit que vos articles dans Haaretz prouvent qu’Israël 
est une démocratie  ?

Gideon Levy. Je n’ai pas entendu cette phrase. Mais ce n’est pas une preuve, et Israël n’est pas une démocratie. Sauf pour les juifs  ! Comme juif, c’est vrai, j’ai toute liberté d’écrire ce que je veux. Sans doute plus que je n’en aurai en Europe. Je ne suis pas sûr que si j’avais été citoyen d’un pays européen en guerre, on m’aurait laissé publier un article contre la guerre dès le premier jour. C’est ce que j’ai fait l’an dernier, au premier jour de la guerre contre Gaza.

D’où vient cet amour pour Gaza 
que vous proclamez  ? C’est plutôt 
à contre-courant en Israël…

Gideon Levy. Ce que j’aime, c’est le peuple de Gaza. C’est un peuple que je trouve très beau. Parce qu’il a tant souffert, depuis si longtemps, et qu’il a su, dans cette misère et ces humiliations qu’on lui a imposées, garder sa dignité et son humanité. La plupart des habitants de Gaza sont des réfugiés de 1948, il ne faut pas l’oublier. Ils ont vécu depuis des décennies des choses horribles et ils ne se sont pas brisés. Ils ne sont pas des grands combattants – de toute façon, que peuvent-ils faire contre la puissance de l’armée israélienne  ? Mais ils résistent en essayant, malgré tout ce qu’ils endurent, de mener une vie normale. Dans ce grand camp de concentration qu’est la bande de Gaza, ils sont très pauvres, mais ils restent humains et chaleureux. Ils sont enfermés mais ils restent ouverts aux autres.

Comment expliquez-vous qu’ils aient voté en majorité pour le Hamas  ?

Gideon Levy. Parce qu’ils étaient déçus par le Fatah et l’OLP, qui ne leur avaient pas apporté la paix promise, ni la sécurité, ni la fin de l’occupation. Le Hamas était la seule alternative. Les dirigeants du Hamas se présentaient comme plus propres. Ils se donnaient l’image de véritables résistants alors que le Fatah continuait d’accepter des négociations vides de contenu, « pour la galerie », avec Israël. À mon avis, beaucoup ont voté pour le Hamas à regret, par désespoir, parce qu’ils voyaient l’avenir en noir.

Et vous, comment le voyez-vous  ?

Gideon Levy. En noir, et même en très noir. Pas seulement pour les Palestiniens. Pour nous, Israéliens, aussi. Il n’y a aucune perspective parce qu’Israël n’a payé aucun prix pour l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens. Donc, cela va continuer. Il n’y a pas de pression suffisante pour que cela change, ni de l’intérieur où le camp de la paix est très faible, ni de l’extérieur. Obama a échoué à faire plier Netanyahou et se désintéresse de la question. L’Europe le suit et ne fait rien. Elle porte une très lourde responsabilité dans ce qui est arrivé à Gaza et dans la poursuite du blocus qui étrangle un million et demi de Palestiniens. Elle leur avait promis qu’il serait levé, qu’il y aurait des fonds et des moyens pour la reconstruction. Il n’y a toujours rien et Gaza est à nouveau complètement oublié. Va-t-il falloir à nouveau des Kassam pour qu’on s’y intéresse  ? C’est cela qui est terrible.

N’y a-t-il pas un espoir de voir 
la justice internationale s’en mêler après le rapport Goldstone  ?

Gideon Levy. Non, les États-Unis vont le bloquer. Le rapport dit qu’il y a eu crimes de guerre, ce qui veut dire qu’il y a des criminels de guerre. Normalement, c’est à Israël de les juger, comme le demande le rapport. Mais Israël refuse et c’est donc au monde de le faire. Où est-il aujourd’hui, ce monde qui a applaudi le juge Goldstone quand il s’occupait des Balkans et du Rwanda  ? Pourquoi a-t-il une attitude si différente lorsqu’il s’agit d’Israël  ? C’est pourtant le même juge, avec la même compétence et le même sérieux. Mais les Américains ne le laisseront pas aller jusqu’au bout parce qu’ils soutiennent Israël et parce qu’ils ont peur pour eux-mêmes, à cause de leurs propres crimes en Irak et en Afghanistan.

Où en sont les négociations 
pour l’échange du soldat Shalit contre des prisonniers palestiniens, parmi lesquels Marwan Barghouti 
et peut-être aussi Salah Hamouri  ?

Gideon Levy. Je rappelle qu’il y a 
11 000 prisonniers palestiniens dans nos prisons qui, pour la plupart, comme Salah Hamouri, n’ont rien fait et sont des prisonniers politiques. En ce qui concerne Barghouti, je ne suis pas sûr qu’Israël accepte de le libérer. Netanyahou le considère comme une menace car il peut devenir un partenaire pour la paix. Je le connais très bien. Nous sommes allés ensemble à Strasbourg et en Espagne après Oslo. C’est un véritable homme de paix, mais il a toujours dit  : « Si vous ne voulez pas cesser l’occupation, nous mènerons la lutte armée. » Je crois que lui seul est capable de réunifier les Palestiniens, mais je ne suis pas sûr qu’Abou Mazen tienne beaucoup à le voir libre.

Votre pessimisme est donc total  ?

Gideon Levy. Non. Je crois qu’il faut être réaliste et croire au miracle. Et aussi qu’il faut agir, qu’il faut continuer de harceler Israël, piquer sa peau d’éléphant en multipliant les campagnes de solidarité, en alertant l’opinion.

Entretien réalisé par Françoise Germain-Robin

(1) Gaza, articles pour Haaretz, 2006-2009, de Gideon Levy, traduits de l’hébreu par Catherine Neuve-Eglise. Éditions la Fabrique, 240 pages, 14 euros.

(2) Shaoul Mofaz, général, ancien ministre de la Défense et ancien chef d’état-major sous Sharon, est aujourd’hui le numéro deux du parti Kadima de Tzipi Livni. Il est l’auteur d’un plan de paix prévoyant la création provisoire d’un État palestinien dont les frontières deviendraient définitives dans trois ans.

Gideon Levy . À propos de La guerre de Gaza…

le 10 janvier 2009, pendant l’intervention militaire isréalienne à Gaza
« Cette guerre, peut-être plus que les précédentes, montre le vrai visage de la société israélienne. Le racisme et la haine, le goût de la vengeance et la soif de verser le sang. […] L’agression et la brutalité sans limite des militaires sont présentées comme des moyens d’éviter des pertes israéliennes  : le rapport effrayant en matière de pertes humaines, soit 100 morts palestiniens pour chaque israélien tué, ne soulève même pas de questions comme si nous avions décidé que leur sang a 100 fois moins de valeur que le nôtre, ce qui est la preuve de notre propre racisme. […] Toute personne qui justifie cette guerre, justifie tous ses crimes. Toute personne qui la considère comme une guerre défensive doit porter la responsabilité morale de ses conséquences. Toute personne qui encourage maintenant les politiciens et l’armée à continuer cette guerre, doit aussi porter sur son front après la guerre la marque de Caïn. Tous ceux qui soutiennent la guerre, soutiennent aussi l’horreur. »
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Feb 2010 à 22:33
 
(source : http://nasr-moqawama.blogspot.com/ 02/02/2010)
 
A leur tour, des femmes qui servent dans l’armée israélienne, témoignent de leur participation à l’humiliation systématique des Palestiniens, à la violence, au vol et à l’assassinat de personnes innocentes et même d’enfants.

« Dans l’armée israélienne, une femme doit se montrer meilleure que les hommes. Lorsqu’elle humilie un Palestinien, elle doit donc le faire plus fort. »

Neuf mois après avoir publié la confession sans fard de soldats de Tsahal (l’armée de l’Etat hébreu) ayant participé à l’offensive de janvier 2009 dans la bande de Gaza, l’organisation non gouvernementale israélienne « Brisons le silence » vient de rendre public le témoignage de cinquante femmes soldates postées à différents barrages de Cisjordanie durant leur période d’« obligation militaire » (deux ans). Quelques-unes ont également servi à Erez, le principal point de passage avec la bande de Gaza.

Sous le couvert de l’anonymat, ces témoins racontent les mauvais traitements infligés quotidiennement aux Palestiniens désireux de franchir un barrage pour se rendre d’un point à un autre de la Cisjordanie, les vols d’argent ou de marchandises perpétrés par ceux qui sont censés les contrôler, ainsi que la complicité ou le désintérêt d’une hiérarchie qui cherche avant tout à se couvrir. Publicité

« La procédure voulait que lorsqu’on laissait un Palestinien qui avait eu l’autorisation de se rendre en Israël retourner dans la bande de Gaza via Erez, on l’emmenait à l’écart sous une tente et on le battait », raconte une soldate fraîchement démobilisée. La « correction » durant une vingtaine de minutes se déroulait en présence des officiers commandant l’unité et à en croire l’ONG, « les femmes n’étaient pas les dernières à frapper ».

Tuer l’ennui

Le rapport de « Brisons le silence » fait du bruit en Israël. La radio publique lui a d’ailleurs consacré un long débat quelques heures à peine après sa publication. Plusieurs soldats ou ex-soldats intervenant à l’antenne ont accusé l’ONG de « monter en épingle des faits isolés car il est évident qu’il y a des brebis galeuses partout ». D’autres ont estimé qu’il s’agissait d’un ramassis de mensonges puisque « Tsahal est la seule armée disposant d’un code d’éthique ». Ce qui en fait « l’armée la plus morale du monde » a estimé le vice-premier ministre Elie Yshaï en préambule au Conseil du cabinet de dimanche.

Mais les témoins de « Brisons le silence » ont maintenu leurs propos. L’un d’entre eux a cité le cas d’un enfant en bas âge qui avait pour habitude de narguer les soldats basés à Hébron (Cisjordanie) et qui leur lançait parfois des pierres. Convoqué par l’unité de police militaire « Sachlab », le bambin a subi un interrogatoire en règle au cours duquel son bras a délibérément été cassé.

Selon une femme officier dans le Corps des gardes-frontière, les violences seraient souvent provoquées par l’ennui. Postée dans la région de Jénine où elle surveille le mur de séparation, cette soldate affirme que ses collègues, qui n’ont rien à faire, inventent souvent des agressions. « Ils affirment par radio que des Palestiniens leur ont lancé des pierres ou se sont montré agressifs et en donnent une description vague. Ce qui leur permet ensuite d’interpeller n’importe quel « suspect » pris au hasard afin de défouler leur stress sur lui. »

Parfois, ce « défoulement » va tellement loin que les victimes en meurent. Parmi les cas cités figure celui d’un enfant de 9 ans abattu d’une balle dans l’abdomen après qu’il eut tenté de grimper le long du mur de séparation. Un autre enfant tué par des snipers à proximité de la colonie de Goush Etzion n’avait lui non plus pas grand-chose à se reprocher mais les soldats qui l’ont tué se sont arrangés pour inventer une histoire qui les couvrait. »

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Feb 2010 à 11:56
L'interview de Gedeon Levy est très puissant de la part d'un juif israélien, un antisémite comme le définissent certains. Très justement analysé par le Dr Meyer, lui même juif : "Le Dr Meyer insiste aussi sur le fait que désormais, la définition de  «l’antisémite» a changé, et il affirme : « Auparavant, un antisémite était quelqu’un qui haïssait les Juifs parce qu’ils étaient Juifs et avaient une âme juive. Mais de nos jours, un antisémite est quelqu’un que les Juifs n’aiment pas.» (Pedro)
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2010 à 17:19
Un soldat israëlien tire sur un prisonnier palestinien pacifique.
 
 
Des soldats israëliens frappent des palestiniens.
 
 
Des soldats israëliens bloquent des ambulances.
 
 
Israël tire sur la presse.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2010 à 18:55

Editorial par JEAN-PAUL PIÉROT

Les Ponce Pilate

Peut-on parler de « communauté internationale » quand la prétendue communauté laisse un peuple voué à la mort lente, asphyxié par le blocus, entassé le long de la Méditerranée sur cette mince portion de territoire qu’est la bande de Gaza  ? Plus d’un an après les bombardements israéliens 
qui ont dévasté la ville, décimé les camps de réfugiés, tuant des milliers d’hommes et de femmes, des nouveau-nés et des vieillards, les États-Unis, l’Europe, les pays voisins, au-delà des mots parfois prononcés dans les discours, laissent faire, regardent ailleurs. C’est la vieille histoire de Ponce Pilate toujours recommencée. Comme ils ont toléré « le massacre des innocents » à la fin 
de 2009, ils laissent deux millions de Palestiniens dans leur prison à ciel ouvert qui est devenue un champ de ruines. Et pourtant 
les changements survenus dans l’administration états-unienne, 
avec l’élection de Barack Obama et la nomination d’Hillary Clinton 
à la tête de la diplomatie américaine, avaient 
fait naître beaucoup d’espoir dans la rue palestinienne et chez tous ceux 
qui désespéraient de voir la reprise du processus de paix, brutalement interrompu il y a dix ans déjà. Depuis, 
c’est une décennie plus longue qu’un siècle 
qu’ont traversée les Palestiniens et pour une certaine 
part aussi la population d’Israël. Celle-ci vivrait assurément bien mieux dans un pays en paix entretenant des relations normales avec un État voisin, dans le respect réciproque de la souveraineté d’Israël et de la Palestine.

Au lieu de cela, les bulldozers ont arraché les oliviers et les citronniers des paysans palestiniens le long du mur qui sépare la Cisjordanie d’Israël, 
et les chars ont pilonné à Gaza… Est-ce ainsi que 
les hommes doivent vivre  ? Le monde, et singulièrement l’Europe, manque à son devoir de solidarité en laissant s’enfoncer le Proche-Orient dans un état de guerre permanent. Et, s’agissant des peuples, même 
en considérant l’asymétrie des souffrances endurées, 
ces tensions et ces violences qui ont accompagné 
la seconde moitié du siècle dernier constituent un conflit dans lequel tout le monde est perdant.

Le rapport Goldstone commandité par l’ONU 
a conclu à l’accusation très lourde de crimes 
de guerre commis par l’armée israélienne lors 
de son agression contre la bande de Gaza. Cela aurait dû entraîner des sanctions, et conduire la diplomatie internationale à exercer sur le gouvernement israélien des pressions pour qu’il cesse de couvrir des actes de non-droit. Les accusations contenues dans le rapport Goldstone – qui, notons-le au passage, n’a pas bénéficié d’une grande publicité dans les médias dominants – 
sont corroborées aujourd’hui par des militaires israéliens qui témoignent des consignes données par l’état-major  : un civil qui circule dans une zone non autorisée, un tir 
de missile  ; plusieurs, une maison détruite. 
C’est l’obligation du feu à volonté. Comment 
un État démocratique peut-il instituer de telles règles 
qui légalisent la barbarie  ? L’ONU peut-elle recevoir 
un tel rapport et ne pas mettre tout en œuvre pour amener le gouvernement israélien à cesser de s’enfoncer dans sa folie meurtrière  ? S’il y a peu à attendre 
du gouvernement actuel de droite et d’extrême droite, l’opinion publique d’Israël ne pourra rester insensible aux crimes commis prétendument en son nom. 
Des peuples que l’Histoire a faits voisins ont l’obligation de vivre ensemble. Et le mieux possible. Dans la paix enfin conquise.

L’Onu débat des crimes de Gaza

Le rapport Goldstone a évoqué des crimes de guerre perpétrés durant l’offensive sur Gaza. Le secrétaire général de l’ONU doit présenter aujourd’hui un rapport devant l’Assemblée générale. La Cour pénale internationale pourrait être saisie.

Le 5 novembre 2009, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution dans laquelle elle approuve les recommandations du rapport Goldstone (du nom de ce juge sud-africain, ancien recteur de l’université hébraïque de Jérusalem) sur le conflit à Gaza, qui estime que des crimes de guerre ont été commis à la fois par Israël et le Hamas lors de ce conflit entre décembre 2008 et janvier 2009. Une résolution adoptée par 114 voix pour, 18 voix contre, et 44 abstentions, qui faisait dire au président de l’Assemblée générale, Ali Treki  : « Ce vote est une déclaration importante contre l’impunité. C’est un appel en faveur de la justice. »

Trois mois se sont écoulés

L’Assemblée générale demandait également au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de transmettre le rapport Goldstone au Conseil de sécurité. Elle appelait le gouvernement d’Israël et les Palestiniens à prendre les mesures appropriées dans les trois mois à venir pour mener des enquêtes qui soient indépendantes, crédibles et conformes aux standards internationaux, concernant les violations du droit international et des droits de l’homme signalées dans le rapport. Nous y sommes donc, exactement. Trois mois se sont écoulés. Et si les explications des deux parties sont attendues, tous les regards se tournent bien sûr vers Israël. D’abord parce qu’il s’agit d’un État, membre des Nations unies, alors que le rapport Goldstone ne pointe pas un État de Palestine (et pour cause) mais des groupes armés palestiniens. Une différence de taille. D’autre part, Tel-Aviv a beau s’abriter derrière une « légitime défense », l’explication a fait long feu. Si des roquettes ont été lancées sur le territoire israélien, dans des zones civiles – ce qui est condamnable en droit – il n’y a aucune commune mesure avec le déluge de feu et de phosphore blanc qui s’est abattu du 27 décembre 2008 au 19 janvier 2009 sur la bande de Gaza, étranglée, asphyxiée depuis des mois, ce qui ne laissait que peu de marge de manœuvre aux habitants pour se défendre. Les chiffres sont d’ailleurs là, implacables  : trois civils tués côté israélien, plus de 1 200 chez les Palestiniens.

Israël a refusé de coopérer avec les cinq membres de la commission d’enquête Goldstone, dont il a dénoncé les conclusions comme partiales, et a assuré que son armée avait déployé le maximum d’efforts pour éviter des pertes civiles lors du conflit. Le Hamas dément également tout crime de guerre. Mais tout le monde comprend bien que la responsabilité d’Israël, force occupante, qui contrôle les frontières terrestres, aériennes et maritimes de Gaza, qui maintient des centaines de check-points et le bouclage des villes et des villages en Cisjordanie, que cette responsabilité donc, est écrasante.

La position d’Amnesty International

En octobre dernier, dans le quotidien Haaretz, le grand historien israélien Zeev Sternhell avertissait ses concitoyens  : « La question de savoir ce qui s’est réellement passé à Gaza est considérée comme entachée d’antisémitisme. La conscience toujours tranquille de l’Israélien moyen la balaye d’un revers de main. Mais plus le temps passe, plus l’aspect légal sera évité, et plus ce sera la dimension morale du rapport qui sera gravée dans notre conscience et celle du monde. » Alors que la Cour pénale internationale (CPI) pourrait être saisie, Amnesty International a déjà fait savoir que « les enquêtes menées par Israël n’ont pas correspondu aux normes internationales d’indépendance, de transparence, de rapidité et d’efficacité ».

Pierre Barbancey

Notre dossier Gaza

Manifestation À Paris

De nombreuses organisations et partis politiques appellent 
à manifester ce samedi, à Paris, à partir de la place 
de la République (14 heures). Avec comme thème  : 
briser trois ans de siège israélien, juger les criminels de guerre, sanctionner Israël  ; boycott, désinvestissement et sanctions contre l’occupation et la colonisation israéliennes  ; pas de paix 
sans justice pour le peuple palestinien. Le 10 janvier dernier, 
déjà, plus de 300 000 personnes avaient défilé dans toute la France. Un an après l’offensive sur Gaza « l’objet de nos mobilisations reste d’actualité », écrivent les organisateurs.

Israël s’entête à poursuivre la colonisation en Cisjordanie

Benyamin Netanyahou, qui s’est dit prêt à négocier avec les Palestiniens, assure cependant en même temps que des colonies de Cisjordanie seront annexées au territoire israélien.

Benyamin Netanyahou a évoqué mardi, lors de la conférence sur la sécurité nationale d’Herzliya, une reprise des négociations avec les Palestiniens « sans conditions préalables ». Dans la bouche du premier ministre israélien, le « sans conditions préalables » s’adresse bien évidemment à l’Autorité palestinienne, qui exige un gel complet de la colonisation, y compris à Jérusalem. Les Palestiniens sont donc invités à négocier sur la base d’une situation de fait accompli, et ce d’autant que le 29 janvier M. Netanyahou n’avait laissé planer aucun doute sur ses intentions, expliquant que, dans le cadre d’un accord de paix, des colonies – il a cité celle d’Ariel – seront intégrées à Israël. Précisant  : « Notre message est clair, en plantant un arbre ici, nous signifions que nous resterons ici  ! »

Présent à cette conférence dont le discours d’ouverture a été prononcé par Dominique Strauss-Kahn (directeur du FMI), le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a évité de polémiquer, axant son intervention sur le programme de développement de l’Autorité palestinienne visant à créer, sans attendre, un État palestinien. La réponse aux propos de Netanyahou est donc venue de Nabil Abou Rdainah, porte-parole de l’Autorité, conditionnant une nouvelle fois la reprise des négociations à un gel total de la colonisation. En résumé, l’impasse paraît totale. Aucune issue ne semble en vue après que la mission de l’émissaire américain George Mitchell se soit soldée par un nouvel échec. Qui plus est, aux menaces de sanctions financières brandies par Washington à l’endroit d’Israël pour le contraindre à arrêter la colonisation et négocier, ce dernier a répondu par un bras d’honneur. Au point de susciter une vive inquiétude de l’ancien directeur du Congrès juif mondial Henry Siegman qui, dans un appel à Barack Obama à ne pas capituler, écrivait  : « Israël s’est employé sans relâche à créer un fait accompli en Cisjordanie occupée, et cette politique, qui se poursuit en violation du gel pourtant limité des implantations auquel s’est engagé le premier ministre Netanyahou, semble avoir réussi à rendre son projet de colonisation irréversible. (1) » Dans ce contexte pessimiste, la colonisation israélienne se poursuit, Gaza se meurt à petit feu. Des bruits de botte se font entendre à la frontière libanaise et des menaces sont proférées en direction de la Syrie par Avigdor Lieberman, le chef de la diplomatie israélienne. Seules lueurs d’espoir, cette visite de Nabil Chaas mercredi à Gaza pour mettre fin au contentieux avec le Hamas en vue d’un partage du pouvoir et sur la tenue d’élections palestiniennes. Et ces voix qui commencent à se faire entendre en Israël mais surtout au sein de la communauté juive aux États-Unis et en Europe afin qu’une solution soit trouvée à un conflit vieux de plus de soixante ans, générateur de nouvelles menaces sur la région. Une chose est sûre, jamais Israël n’a été aussi isolé sur le plan international. Aussi, la pression doit-elle se poursuivre sur Netanyahou et ses amis de la droite extrême.

Hassane Zerrouky

(1) Le Nouvel Observateur du 14-20 janvier 2010.

Gaza. « Une lutte pour nos valeurs et notre démocratie »

Hadas Ziv est directrice générale de l’ONG israélienne Médecins pour les droits de l’homme. Présente à Gaza lors du conflit, l’ONG a aussi témoigné devant la commission Goldstone.

Que pensez-vous du rapport Goldstone  ? Estimez-vous 
qu’il est justifié de parler 
de « crimes de guerre » 
comme le fait ce rapport  ? Confirmez-vous les faits contenus dans le rapport  ?

Hadas Ziv. Ce que fait le rapport, c’est présenter des faits et des témoignages et de dire qu’il y a des présomptions de crimes de guerre dans nombre de cas. Pour nous, ses présomptions sont effectivement valides et méritent d’être investiguées sérieusement. C’est d’ailleurs ce que demande le rapport lui-même. Évidemment, en tant qu’ONG médicale, nous ne parlons pas sur tous les événements qui se sont déroulés lors du conflit à Gaza. Mais des cas précis que nous avons observés – comme des blessés abandonnés, l’impossibilité de les sortir de Gaza vers des hôpitaux ou des tirs contre des hôpitaux et des ambulances –, nous en avons informé les officiels israéliens (même durant les opérations militaires) et nous les avons aussi transmis à la commission Goldstone devant laquelle nous avons témoigné. Après le conflit, nous avons aussi mené, en collaboration avec des collègues palestiniens, des enquêtes pour relever des faits et recueillir des témoignages.

Quel est votre sentiment sur la réponse, fournie la semaine dernière aux Nations unies, du gouvernement israélien au rapport Goldstone  ?

Hadas Ziv. Je trouve cette réponse bien dérangeante et insuffisante. Les investigations dont parle le gouvernement sont des enquêtes internes de l’armée. Elles ne sont ni indépendantes, ni transparentes. Par exemple dans des cas de tirs contre des dispensaires médicaux ou des ambulances, le rapport estime, en termes généraux, qu’il n’y a pas de faits précis permettant de poursuivre qui que ce soit. Il n’y a pratiquement pas d’études de cas et d’incidents dans cette réponse. Or, rien que nous, nous leur avons fourni, de manière précise et documentée, des témoignages sur nombre d’incidents et de faits qui méritent au moins une enquête sérieuse. D’ailleurs, de plus en plus de voix se font désormais entendre en Israël, jusqu’autour même du gouvernement, pour dire que c’était une grave erreur de ne pas collaborer avec la commission Goldstone. Je pense que nous ne devons pas craindre de véritables enquêtes et analyses indépendantes pour juger des décisions et des faits. C’est seulement ainsi, en refusant de passer l’éponge, que nous éviterons que cela ne se reproduise à nouveau.

Croyez-vous qu’Israël soit capable de mener ce que lui demande le rapport Goldstone, des investigations indépendantes et approfondies sur le conflit de Gaza, ou faut-il pour cela passer par un tribunal international  ?

Hadas Ziv. Je souhaite vivement qu’Israël en soit capable. Je l’espère. Je ne crois toutefois pas que l’initiative pourrait venir du gouvernement ou de l’armée. Il n’y a que le système judiciaire et la société civile qui peuvent entreprendre une telle démarche. Mais si nous-mêmes, en Israël, nous n’en sommes pas capables, alors il faudrait que la communauté internationale s’en charge – à mon sens, rechercher la vérité est une lutte pour nos valeurs et notre démocratie. L’ennui, c’est que personne, surtout pas les grands pays (les États-Unis, la Grande Bretagne ou la France…), ne veut réellement s’engager pour régler les problèmes au Moyen-Orient. Il y a beaucoup d’hypocrisie au plan international.

Entretien réalisé par Ramine Abadie

Un appel des JUIFS PROGRESSISTES EUROPEENS

« Plus aucun soutien à l’occupation israélienne  ! » C’est l’appel des Juifs européens pour une paix juste (EJJP), qui se réunissaient 
en congrès le week-end dernier à Paris. Samedi soir, en présence de l’ambassadeur Stephane Hessel et d’Omar Soumi, de Génération Palestine, ils ont lancé l’idée d’un « réseau non seulement européen mais mondial » 
pour exiger d’Israël l’application du droit international à l’égard des Palestiniens, et de l’Europe qu’elle mette fin à toute complicité avec la colonisation et le blocus. Comme moyens d’action, l’EJJP prône le ralliement à la campagne « Boycott, désinvestissement, sanctions » selon des modalités propres à chaque pays, le soutien au rapport Goldstone sur les crimes 
de guerre à Gaza, l’arrestation ou l’expulsion des criminels 
par les pays de l’UE. Elle soutient toute personne menacée pour avoir osé critiquer Israël. Elle appelle à participer aux manifestations de solidarité avec le peuple palestinien comme celles de samedi à Paris et en Belgique.

F.G.R.

Patria socialismo o muerte

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Des témoins oculaires ont informé Stop the Wall, que dans la nuit d’hier [8 Février] vers 1h du matin dix jeeps militaires, des Hummers et un bus blindé, appartenant à l’armée israélienne et aux services de renseignement, ont envahis Ramallah et se sont rendus aux bureaux de l’organisation Stop the Wall.

Ils ont envahi et fouillé le bureau pendant trois heures. Ils ont confisqué les disques durs, ordinateurs portables, caméras vidéo et les documents imprimés, CD et cassettes vidéo.

Cet attentat contre les bureaux de Stop the Wall s’est produite après que Jamal Juma ‘, coordinateur de Stop the Wall « , et Mohammad Othman, coordinateur de la jeunesse de Stop the Wall, aient été arrêtés et relâchés après la pression internationale

Il ya actuellement environ 40 activistes de Stop the Wall dans les prisons israéliennes pour par leurs activités de mobilisation populaire et d’incidence politique internationale.

Hier soir, l’armée israélienne avait arrêté deux défenseurs des droits de l’homme internationaux dans leur maison à Ramallah. Ceux-ci ont soutenu l’appel palestinien pour la défense des droits de l’homme par le biais de leur militantisme au sein du Mouvement de Solidarité internationale (ISM)
.

Stop the Wall Part considère que ces faits font partis d’une attaque continue contre les mouvements populaires de base et la lutte des défenseurs des droits humains des Palestiniens qui demandent des comptes à Israël.

Nous appelons la communauté internationale, en particulier l’Union européenne à augmenter la pression sur Israël pour faire respecter le droit international et les droits de l’homme et mettre fin à la répression des Palestiniens et des défenseurs des droits de l’homme internationaux travaillant sur le terrain

Stop the Wall prie instamment l’Union Européenne à :

1. Poursuivre et intensifier ses efforts pour protéger les défenseurs des droits de l’Homme en Palestine, par tous les moyens disponibles de manière rapide et développer des mécanismes de protection plus efficaces;

2. Revoir les accords de partenariat UE-Israël à la lumière de la violation israélienne flagrante de l’article 2 (article sur les droits de l’homme) accord et l’échec du dialogue politique entre l’UE et Israël en vue de la réalisation de progrès tangibles en termes de respect des droits l’homme par Israël. Dans un premier temps, nous demandons à l’UE de négocier un nouveau plan d’action dans le cadre de l’Accord d’Association UE – Israël pour mettre immédiatement un terme à la répression des défenseurs des droits de l’homme et pour l’application du droit international et droits de l’homme par Israël;

3. De prendre en compte que la cause centrale de la répression, la lutte des défenseurs des droits de l’homme contre le mur et l’occupation – doit être abordées. Par conséquent, nous lançons un appel à l’Union européenne et à ses États membres pour assurer le respect de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur l’illégalité du mur. L’approbation de ce rapport par le biais de la résolution ES-10/15 de l’Assemblée générale des Nations unies a été pleinement approuvée par l’Union européenne.

Palestinian Grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign, Stop the Wall 

 http://www.stopthewall.org/

 

 



Edité par T 34 - 10 Feb 2010 à 01:41
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« À Gaza la seule règle c’était  : tirez »

L’ex-soldat Yehuda Shaul a choisi avec d’autres 
de rompre le silence.

« L’idée fixe de l’armée était d’envahir Gaza sans avoir de pertes. Il fallait une victoire à tout prix contre le Hamas pour effacer la défaite de 2006 au Liban. » Yehuda Shaul explique ainsi ce qui s’est passé il y a un an à Gaza. Ce juif religieux n’a pas le profil habituel des contestataires israéliens. Né dans une famille orthodoxe d’origine nord-américaine, rien ne le destinait à jouer les imprécateurs. Mais, à dix-huit ans, son service militaire l’a conduit à Hébron, ville occupée où les exactions de l’armée et des colons l’ont fait réfléchir. Avec 65 membres de son unité, il crée en 2004 Breaking the silence (1), pour « tendre un miroir à la société israélienne ». L’organisation a publié en 2009 son second recueil de témoignages. Il confirme les boucliers humains, les bombes au phosphore et « d’autres dont je ne peux pas parler à cause de la censure militaire ». Mais surtout cette philosophie terrible  : « La seule règle d’engagement, à Gaza, c’était  : tirez et ne vous posez pas de questions. »

Françoise Germain-Robin

(1) www.breakingthesilence.org.il

Washington invente 
les pourparlers indirects

À défaut d’obliger Netanyahou à des négociations sérieuses avec un gel de la colonisation, les États-Unis voudraient qu’Israéliens et Palestiniens discutent par l’intermédiaire de leur envoyé spécial.

Pour débloquer la situation, Washington a-t-il trouvé le remède miracle  ? Il s’agirait d’organiser des pourparlers indirects entre Palestiniens et Israéliens sous son égide. Le président Mahmoud Abbas a accepté, mais sans renoncer à son exigence d’un gel complet de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Les États-Unis proposent aux deux parties des discussions de ce type d’une durée de trois mois au cours desquelles Israël accepterait de mettre en œuvre une initiative en plusieurs points élaborée par l’envoyé spécial américain, George Mitchell  : libération de prisonniers, arrêt des incursions militaires dans les villes sous contrôle palestinien, transfert de nouvelles zones actuellement sous contrôle israélien à l’Autorité palestinienne  ; réouvertures de bureaux palestiniens à Jérusalem-Est  ; autorisation d’entrée de matériel de construction à Gaza…

des pourparlers indirects seraient un pis-aller

Si Benyamin Netanyahou, qui s’en tient à des discussions « sans conditions préalables », ne s’est pas prononcé sur les suggestions américaines, Mahmoud Abbas a demandé « des éclaircissements à Washington », a indiqué Saëb Erakat, le négociateur palestinien, notamment sur la question du statut de Jérusalem, des frontières définitives, des réfugiés. Il veut également savoir ce que compte faire la Maison-Blanche si Israël n’est pas d’accord sur ces questions. Mais Barack Obama, qui en début de mandat avait fait du règlement du conflit israélo-palestinien sa priorité, est-il en mesure de lui donner les garanties demandées  ? Le doute reste permis.

Pour l’heure, une chose est certaine  : le recours au principe de pourparlers indirects apparaît comme un pis-aller aussi bien pour Washington, qui a échoué à faire céder Netanyahou concernant le gel de la colonisation, que pour l’Autorité palestinienne. Cette dernière donne l’impression d’être contrainte de saisir la moindre opportunité pour essayer de sortir des impasses tissées par les dirigeants israéliens avec la passivité complice du monde occidental. Le 21 février, Abbas sera à Paris, où il escompte un appui dans son bras de fer avec Netanyahou…

Hassane Zerrouky

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Le village palestinien de Bilin, symbole de la mobilisation contre le "Mur" israélien, remporte une victoire

De THE ASSOCIATED PRESS (CP) – 11/02/2010

RAMALLAH, Cisjordanie — Les bulldozers israéliens ont commencé jeudi à creuser le nouveau tracé de la "barrière de séparation" entre l'Etat hébreu et la Cisjordanie, à Bilin. Deux ans et demi après une décision en leur faveur de la Cour suprême israélienne, les habitants de Bilin, village devenu le coeur de la contestation contre ce "Mur", ont enfin gain de cause.

Bilin était devenu le symbole de la contestation palestinienne contre le "Mur", qui privait les villageois de plus de la moitié de leur terres: 232 hectares avaient ainsi été confisqués pour bâtir la barrière protégeant l'implantation juive de Modiin Ilit.

Jeudi, les villageois ont été informés que Bilin et les villages avoisinants allaient récupérer 140 hectares du fait du nouveau tracé, a expliqué le chef de file de la contestation, Khatib Abou Rameh.

"C'est une victoire pour notre combat mais elle reste petite, jusqu'à ce que nous parvenions à la victoire finale: le retrait du mur", a déclaré Abou Rahmeh.

Une fois que le nouveau tracé du Mur aura été achevé, le tronçon actuel enserrant Bilin sera démantelé, a-t-il expliqué.

Depuis 2005, des manifestants, emmenés par Abou Rahmeh, marchaient tous les vendredis de Bilin jusqu'à la barrière de sécurité. Une mobilisation qui a bénéficié d'un important soutien international et a été saluée par l'ancien président américain Jimmy Carter ou encore par l'archevêque sud-africain Desmond Tutu.

Au moins six manifestants ont été tués entre Bilin et le village voisin de Naalin, et des centaines d'autres blessés dans les fréquents affrontements qui ont éclaté, l'armée israélienne considérant ces rassemblements comme illégaux. Des soldats israéliens ont aussi été blessés.

Israël a commencé à construire le mur de séparation en 2002, qui doit au total s'étendre sur 690 kilomètres. Des dizaines de cas similaires à celui de Bilin sont portés devant les tribunaux israéliens.

Pour Israël, cette barrière est nécessaire pour dissuader les terroristes de pénétrer sur son territoire. Mais les Palestiniens accusent l'Etat hébreu de l'utiliser pour s'emparer de terres palestiniennes.

Fin 2007, la Cour suprême israélienne avait ordonné au gouvernement de modifier le tracé du mur coupant les terres de Bilin en deux, et de le faire dans des "délais raisonnables".

Par ailleurs, jeudi, une frappe aérienne de l'armée israélienne a tué un activiste palestinien et en a blessé un autre dans la bande de Gaza. Les deux personnes avaient sur le point d'attaquer Israël, a expliqué l'armée israélienne.

Bil’in, une première victoire

Palestine  : Israël modifie son tracé du mur, sur décision de justice.

Entamée depuis 2002, la résistance pacifique des villageois de Bil’in contre la construction du mur de séparation qui les privait de la moitié de leurs terres agricoles a fini par payer. Deux ans et demi après la décision de la Cour suprême d’Israël ordonnant à l’armée israélienne de modifier le tracé du mur, celle-ci a entamé jeudi les travaux de modification. Toutefois, sur les 232 hectares de terres confisquées, les Palestiniens n’en récupéreront que 140, a expliqué Khatib Abou Rahmeh, principal animateur du Comité populaire contre le mur à Bil’in. « C’est une victoire pour notre combat mais elle reste petite », a-t-il déclaré. La lutte continuera jusqu’au « retrait du mur », a-t-il ajouté. 
Depuis 2005, et même bien avant, chaque vendredi, les habitants de ce village, situé à 12 kilomètres de Ramallah, marchaient devant le mur, soutenus par des militants israéliens et étrangers mais aussi par l’archevêque sud-africain Desmond Tutu et l’ancien président américain Jimmy Carter. En sept ans, au moins six manifestants palestiniens ont été tués.

H. Z.



Edité par T 34 - 16 Feb 2010 à 18:18
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Le New York Times devrait-il muter son correspondant à Jérusalem ?
Jillian C. York   

Ces dernières semaines, un sujet provoque beaucoup de débats sur la blogosphère arabe au sens large, après une information révélée par un acteur de cette blogosphère. Le 25 janvier, Electronic Intifada (EI) a annoncé que le fils de Ethan Bronner, chef du bureau du New York Times à Jérusalem, venait d'intégrer l'armée israélienne.



Se référant à la charte éditoriale du New York Times, EI estime que le journal avait le devoir de révéler cette information à ses lecteurs ; la rédactrice en chef de la rubrique Étranger du New York Times,  Susan Chira, a répondu par courriel, déclarant (et confirmant par la même occasion) :


"Ethan Bronner a transmis votre question à sa rédaction en chef, c'est à dire moi. Voici ma position : le fils de Monsieur Bronner est un jeune adulte qui prend ses propres décisions. Au Times, nous avons jugé la couverture de Monsieur Bronner scrupuleusement équitable, et nous lui faisons confiance pour qu'il en soit de même à l'avenir."


Presque deux semaines plus tard, le médiateur du New York Times, Clark Hoyt, a écrit dans sa chronique qu'il estimait, lui aussi, que Bronner devrait être muté. Le directeur de la rédaction Bill Keller n'est pas de cet avis.


Le blog The Angry Arab n'a pas été convaincu par les arguments de Bill Keller :


"Si un seul reporter du New York Time, à titre expérimental, annonçait que il/elle a un fils, et que ce fils venait de rejoindre les combattants du Hamas ou du Hezbollah, nous aimerions voir alors si Bill Keller offrirait les mêmes arguments que pour le fils d'Ethan Bronner. Enfin, Monsieur Keller. De qui vous fichez-vous ?"


La blogueuse arabo-américaine Suleika Jaouad voit dans cette affaire un problème qui dépasse le cas de Charles Bronner :


"L'inégalité de traitement dérangeante du Times dans sa couverture soulève d'autres sérieuses questions d'éthique sur le sionisme dans les médias américains. Le journaliste Philip Weiss, sur son blog Mondoweiss, en cite quelques unes :  quelle est sa profondeur, et quelqu'un prendra-t-il un jour ce problème à bras le corps ? Et partant de cela, pourquoi tant de reporters des médias traditionnels qui couvrent Israël sont-ils des juifs qui entretiennent des liens très étroits avec Israël ? Quand les [arabes-américains] auront-ils le droit de couvrir cette actualité là ?"


L'écrivain palestinien Ali Abunimah, l'un des co-fondateurs de Electronic Intifada, soulève ce point intéressant dans un de ses messages sur Twitter :

"Tous ceux qui défendent Bronner devraient seulement se demander combien de temps il durerait si l'on savait que son fils a rejoint les brigades al-Qassam."


Ali Abunimah développe plus longuement sur Mondoweiss, puis va encore un peu plus loin. Comme Suleika Jaoud, il estime que le problème est plus large que le seul cas d'Ethan Bronner, et touche à l'égalité de traitement. Après avoir précisé qu'être juif n'est pas un conflit d'intérêt pour ceux qui couvrent Israël (”Celui qui dit qu'être juif conduit automatiquement à des biais pro-Israël se trompe”), il cite le cas de la journaliste palestinienne du Time, Taghreed El-Khodary, et écrit :


"Oui, récemment, ils ont eu Taghreed El-Khodary à Gaza […] Mais voici un point capital : Taghreed El-Khodary n'a le droit d'écrire que sur les Palestiniens. Ni elle, ni aucun autre reporter arabe n'a le droit d'écrire sur les Israéliens. Alors que les juifs américains peuvent écrire sur les Palestiniens, le contraire n'est pas vrai. Pourquoi cette situation ? Cela doit être - je présume - parce qu'il y a une présomption inhérente, peut-être inconsciente, qu'un arabe ou un Palestinien sera automatiquement contre Israël ou les juifs. Alors que nous sommes supposés avaler qu'en aucun cas un reporter juif qui s'identifie avec Israël n'est biaisé, même si son fils a rejoint un armée d'occupation qui effectue des raids dans les camps de réfugiés palestiniens et les communes des douzaines de fois chaque semaine. Vous parlez sérieusement ?"


A quoi pouvons-nous attribuer ce deux poids deux mesures ? Cela pue le racisme, j'en ai peur.


Traduit par Claire Ulrich

 

Source: Global Voices 




Edité par T 34 - 18 Feb 2010 à 19:49
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Le chef du Mossad sur la sellette  ?

Pour la police de Dubai, il est le commanditaire de l’assassinat du cadre du Hamas.

Après que l’opération du Mossad a tourné au fiasco, la pression se resserre autour d’Israël. La police de Dubai, qui a remonté la piste des onze assassins du cadre du Hamas et dévoilé leurs identités usurpées, est sur le point de demander l’arrestation du chef du Mossad, Meir Dagan. Elle va demander à Interpol d’émettre « une notice rouge » à son encontre, a déclaré le général Dhahi Khalfan, chef de la police de Dubai. Israël doit faire face à une tempête diplomatique. Il est sommé de s’expliquer sur l’usage frauduleux de passeports européens par les membres du commando. Ses ambassadeurs en Grande-Bretagne, Irlande, Allemagne et France ont été reçus par les ministères des Affaires étrangères des pays d’accueil. Si Paris, comme à son habitude, s’est contenté du « smic » diplomatique pour ne pas trop froisser « l’ami israélien », Londres a tapé du poing sur la table. Le ministère des Affaires étrangères britannique attend d’Israël qu’il « coopère pleinement avec l’enquête » annoncée par le premier ministre, Gordon Brown. « Nous devons connaître les faits (…) et nous devons savoir ce qui est arrivé aux passeports britanniques. C’est aussi simple que cela », a-t-il déclaré.

Rompant le silence, alors qu’habituellement Israël ne commente pas les actes commis par le Mossad, un responsable israélien a réfuté, sans rire, les accusations de la police de Dubai qui « n’a même pas expliqué les circonstances de la mort » du cadre du Hamas. Le fait est que les Émirats arabes unis, et de manière générale tous les États du Golfe, sont sans doute les pays les plus sécurisés de la planète  : rien n’échappe à leurs systèmes sophistiqués de surveillance électronique. Il faut savoir que ces monarchies pétrolières, qui abritent des bases américaines, constituent un enjeu stratégique pour Washington.

Hassane Zerrouky

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Israël inclut des sites palestiniens dans son patrimoine national
 
 
Le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au proche orient, Robert H. Serry, se plaint qu'Israël inclure les tombes des patriarches (à Hébron) et celle de Rachel (située dans le district de Bethléem) situées en Cisjordanie dans la liste de son patrimoine régional.
 
Cisjordanie: heurts entre Palestiniens et l'armée israélienne à propos de lieux saints

(AFP)

HÉBRON — Des heurts ont opposé lundi à Hébron (Cisjordanie) des Palestiniens à l'armée israélienne, faisant un blessé parmi les soldats, à la suite du voeu du Premier ministre Benjamin Netanyahu d'inscrire un lieu saint de cette ville au patrimoine archéologique d'Israël.

Lors d'une manifestation, des dizaines de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres contre un barrage de l'armée, qui a répondu par des gaz lacrymogènes et des tirs de grenades assourdissantes, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Environ 100 Palestiniens ont brûlé des pneus et jeté des pierres contre des membres des forces israéliennes", a déclaré une porte-parole de l'armée, en précisant qu'un soldat avait été légèrement blessé.

Aucun blessé n'a été rapporté côté palestinien, et les incidents se sont apaisés en début d'après-midi.

M. Netanyahu a annoncé dimanche son intention d'inscrire deux lieux saints en Cisjordanie occupée, à Hébron et Bethléem, sources de tensions politico-religieuses entre Palestiniens et Israéliens, au patrimoine des sites historiques d'Israël.

En signe de protestation, écoles et magasins sont fermés à Hébron et une "grève générale" de 24 heures a été décrétée à l'appel du mouvement Fatah.

Le Tombeau de Rachel, où selon la tradition est enterrée la matriarche biblique Rachel, est un lieu saint juif. Il constitue une enclave israélienne dans la ville autonome palestinienne de Bethléem.

Le Caveau des Patriarches (de la Bible) à Hébron --la Mosquée d'Ibrahim (nom musulman d'Abraham) pour l'islam-- est un lieu saint à la fois juif et musulman.

Cette annonce a été dénoncée par l'Autorité palestinienne et par le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ce dernier appelant les Palestiniens à "défendre" ces lieux.

"Nous condamnons fermement cette décision qui, une fois encore, confirme la détermination du gouvernement israélien d'imposer des faits accomplis sur le terrain", a déclaré à l'AFP le principal négociateur palestinien Saëb Erakat à Paris où il accompagne le président Mahmoud Abbas en visite officielle.

"La décision israélienne est une provocation pour les musulmans dans le monde et les Palestiniens en particulier", a-t-il ajouté.

La Jordanie, qui a signé un traité de paix avec Israël en 1994, a elle aussi dénoncé l'annonce, le ministre de l'Information Nabil Charif appelant l'Etat hébreu a "renoncer à de tels projets provocateurs".

Le coordinateur des Nation unies pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, s'est dit "préoccupé" et a souligné que les deux sites étaient "en territoire palestinien occupé".

Dans un communiqué, M. Serry a "enjoint Israël à ne pas prendre de mesures sur le terrain qui saperaient ou porteraient atteinte aux négociations" israélo-palestiniennes.

A l'origine de vives tensions entre Israélien et Palestiniens, le Caveau des Patriarches est divisé en deux parties, l'une pour les fidèles musulmans et l'autre pour les pèlerins juifs, depuis le massacre de 29 croyants palestiniens dans une salle de prière par un colon israélien le 25 février 1994.

Plus de 160.000 Palestiniens vivent à Hébron, une des plus grandes villes palestiniennes de Cisjordanie dont l'armée israélienne s'est en partie retirée en 1998.

Cette ville est le théâtre de tensions permanentes entre Palestiniens et Israéliens en raison de la présence de quelque 600 colons installés au coeur de la cité tandis que 6.500 autres habitent l'implantation de Kyriat Arba située dans la périphérie.



Edité par T 34 - 22 Feb 2010 à 18:13
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BOYCOTT ISRAËL
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Affrontements À Jerusalem-est

De violents incidents ont eu lieu, dimanche, autour de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, dans un climat déjà tendu par un projet controversé d’Israël d’inscrire à son patrimoine national deux sites sacrés, le caveau des Patriarches (Hébron) et le tombeau de Rachel (Bethléem), en Cisjordanie occupée. Les affrontements ont éclaté entre la police israélienne et des Palestiniens à la suite de rumeurs d’incursion de juifs extrémistes sur l’esplanade des Mosquées. Concernant cette mesure, le ministre travailliste Ben Eliezer l’a qualifiée d’« erreur », tandis que le président Shimon Peres s’est borné à appeler à « la prudence et à la retenue ». Le problème est que les Palestiniens se retiennent depuis plus de soixante ans.

H.Z.

L’Europe sur la sellette à Barcelone sur la Palestine

Le tribunal Russell ouvre sa session dans la capitale catalane. Les personnalités se penchent sur la responsabilité de l’Union européenne dans la situation des Palestiniens.

L’ordre des avocats de Barcelone accueille lundi, mardi et mercredi, un événement exceptionnel : la première audience du tribunal Russell. Mis sur pied au cours de l’année qui s’est écoulée depuis la fin de l’offensive israélienne de décembre 2008 à janvier 2009 sur Gaza, ce tribunal a été créé par des citoyens de divers pays du monde, à l’appel du président de la Fondation Russell Ken Coates, de l’Israélienne Nurit Peled (prix Sakharov 2001), de la Palestinienne Leïla Shahid (représentante de la Palestine auprès de l’Union européenne). Dans l’esprit des nombreuses personnalités (1) qui ont accepté de parrainer l’initiative, il s’agit de reprendre, à propos de la Palestine, où se perpétue une des dernières occupations coloniales, le mode d’investigation lancé en 1967 à propos du Vietnam par le prix Nobel de littérature britannique Bertrand Russell et par Jean-Paul Sartre.

Le tribunal réunit un jury composé d’experts du droit international et de juristes de renommée mondiale tels l’avocat britannique Michael Mansfield, Gisèle Halimi, José Antonio Martin Pallin, magistrat à la cour suprême d’Espagne, l’ancien ministre sud-africain Ronald Kasrils, l’Irlandaise et prix Nobel de la paix 1976 Mairead Corrigan Maguire, Aminata Traoré, ancienne ministre du Mali.

C’est l’ambassadeur de France, Stéphane Hessel, qui ouvrira les débats lundi en résumant les violations des droits humains et du droit international par Israël. Un avis d’autant plus pertinent qu’il fut l’un des rédacteurs de la charte des droits de l’homme de l’ONU. On entendra ensuite des témoins des crimes de guerre commis pendant la guerre de Gaza, dont Desmond Travers qui fit partie de la commission Goldstone dépêchée par l’ONU et dont Israël continue de contester les conclusions. Et c’est un Israélien, Michaël Sfard, qui fera le tableau de l’extension des colonies et du pillage des ressources naturelles de la Palestine par Israël.

Une première journée consacrée à l’état des lieux avant de passer, le lendemain, à l’examen des complicités internationales – notamment européennes – dans toutes ces violations du droit. Israël en craindrait-il l’écho médiatique mais surtout populaire, car des comités de soutien à ce tribunal se sont créés dans de nombreux pays ? Le gouvernement israélien de M. Netanyahou vient de lancer une campagne sans précédent d’autojustification par la propagande. Tous les citoyens israéliens qui voyagent à l’étranger se voient, depuis hier, munis d’une brochure intitulée « Expliquons Israël ». Il y est affirmé, par exemple, que les colonies sont implantées dans des lieux dont on trouve le nom dans la Bible, ce qui rendrait ces dernières « légitimes » ! Et aussi que si la politique d’Israël est critiquée de par le monde, la faute en incombe aux journalistes étrangers, tous présentés comme « stupides, ignares et malintentionnés » !

FRANÇOISE GERMAIN-ROBIN

(1) On peut en trouver la liste sur le site www.russelltribunalonpalestine.com



Edité par T 34 - 01 Mar 2010 à 19:20
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Info-Palestine

Le Tribunal Russell statuera sur la complicité de l’UE avec les crimes de guerre d’Israël

vendredi 5 mars 2010 - 07h:15

Alberto Pradilla - Gara

 

La première session du Tribunal Russell sur la Palestine aura lieu à Barcelone les 1, 2 et 3 mars prochains. Son objectif est d’analyser la responsabilité de l’Union européenne dans le maintien de l’occupation de la Palestine et sa complicité avec les crimes des Israéliens.
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Bande de Gaza, janvier 2009 : le Tribunal Russell aura à juger les innombrables crimes commis par l’armée israélienne contre la population sans défense du territoire assiégé et soumis au blocus

« Notre objectif est d’arriver à une mobilisation générale qui oblige Israël à respecter les règles du droit international ». Ainsi le [guionista] Paul Laverty expliquait-il hier le but du Tribunal Russell sur la Palestine, lequel tiendra sa première session les prochains 1, 2 et 3 mars.

La liste des accusations contre Israël est longue. L’annexion illégale de Jérusalem-est, les démolitions de maisons palestiniennes, la construction du Mur en Cisjordanie ou le dernier massacre commis dans Gaza qualifié de crime de guerre dans le rapport Goldstone et rédigé par les Nations-Unies, sont parmi les questions qui seront analysée durant ces journées.

Mais le Tribunal voudra aller plus loin et jugera aussi de la complicité de l’Europe avec les crimes israeliens dans un contexte où les accords entre l’Union européenne et l’Etat sioniste se font chaque jour plus étroits.

Le jury se compose de neuf personnalités, parmi lesquelles se trouvent Ronald Kasrils, dirigeant anti-apartheid et ancien ministre sud-africain, Máiread Corrigan-Maguire, irlandaise et prix Nobel la Paix en 1976, ou Cynthia McKinney, ex-députée au Congrès des Etats-Unis. La session de Barcelone n’est que la première, puisqu’au au mois d’octobre aura lieu une autre réunion à Londres, tandis que les deux suivantes auront lieu, à une date encore à déterminer, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud.

Le Tribunal Russell est un « tribunal populaire de conscience » sans autorité juridique mais qui cherche « attirer l’attention de la communauté internationale », comme l’a expliqué José Antonio Martín Pallín, magistrat du Tribunal suprême espagnol, qui a rappelé que seuls, le Tribunal de La Haye et le Tribunal pénal international peuvent émettre des résolutions contraignantes, même si Israël n’a ratifié aucun de ses traités.

Le premier Tribunal Russell s’était mis en place en 1967 afin d’enquêter sur les crimes de guerre commis au Vietnam par les Etats-Unis et il avait été présidé par Jean-Paul Sartre. Pour le Tribunal d’aujourd’hui, on trouve dans les membres du Comité international de soutien Boutros Boutros-Ghali, Noam Chomsky, Ken Loach et José Saramago.


Voir la vidéo sur la première session du Tribunal Russel, avec les interventions de : Stéphane Hessel, Ken Coates, Nurit Peled, Raji Surani, Jean Ziegler, Ken Loach, Leila Shahid, Paul Laverty, Pierre Galan. (en français ou traduites)

25 février 2010 - GARA - Vous pouvez consulter cet article à : Gara
Traduction de l’espagnol : APR

 

En Egypte,l’opposition se renforce contre la barrière à la frontière avec Gaza

vendredi 5 mars 2010 - 07h:15    Source

A. Morrow & K. al-Omrani
The Electronic Intifada

 

Les militants et les groupes d’opposition augmentent la pression sur le gouvernement égyptien pour qu’il abandonne la construction d’une barrière le long de la frontière avec la bande de Gaza.
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Des militants manifestent au Caire contre le mur souterrain
construit à la frontière avec Gaza
(Hossam el-Hamalawy)


Les officiels prétendent que la barrière empêchera la contrebande, mais les critiques affirment qu’elle scellera le destin des habitants de la

« La frontière égyptienne était la seule ouverture laissée au Gazaouis, leur seul moyen de rester en vie, » explique Gamal Fahmi, analyste politique et éditeur en chef d’Al-Nassiri Al-Arabi, un hebdomadaire de l’opposition.

Le 13 février, des centaines de manifestants venus de tous les horizons politiques se sont rassemblées au centre de la ville du Caire pour protester contre la construction de la barrière. Les manifestants tenaient des banderolles disant : « Le mur de la honte doit être abattu » et « Arrêtons de financer les crimes israéliens ». Le même jour, on a également assisté dans Beyrouth, la capitale libanaise, à des manifestations contre le mur.

Depuis que des informations sur la barrière ont été diffusées pour la première fois par le quotidien israélien Haaretz à la fin de l’année dernière, les officiels égyptiens ont essayé de justifier leur initiative par le droit qui est celui de l’Egypte de protéger sa souveraineté et sa sécurité.

« L’Egypte a le droit de prendre quelque mesure que ce soit pour protéger ses frontières selon ce qui est nécessaire à la sécurité nationale égyptienne, » a déclaré fin décembre Suleiman Awad, porte-parole présidentiel. « La souveraineté des territoires égyptiens est sacrée. »

Le 25 janvier, le président Hosni Mubarak en a remis une couche en déclarant que la barrière avait pour objectif « de protèger notre nation contre des complots terroristes. »

En dépit des nombreuses critiques à l’égard de la barrière, que ce soit en Egypte même ou au niveau international, la construction se poursuit apparemment rapidement.

Le 14 février le quotidien égyptien indépendant Al-Yaoum Al-Misri citait un ouvrier du chantier de construction qui disait que la partie métallique de la barrière avait été jointe avec des plaques en acier. Le tout était en cours d’être descendu dans le sol à une profondeur de 18 à 25 mètres, ajoutait-il.

Le jour suivant Al-Dustour, un autre quotidien indépendant, signalait que l’Egypte construisait également un port d’attache pour des vedettes à sa frontière maritime avec la bande de Gaza. Ce nouvel ancrage, selon une source des services de sécurité au nord du Sinai, « augmentera l’activité des vedettes égyptiennes à la frontière maritime avec Gaza et empêchera toute tentative de contrebande par la mer. »

Selon Hamdi Hasan, parlementaire de la Confrérie des Frères Musulmans [opposition], « les Etats-Unis, Israël et l’OTAN surveillent déjà la frontière maritime entre l’Egypte et Gaza », avec un mandat pour arrêter tous les bateaux apportant de l’aide à Gaza. « Ceci, » dit Hasan, « est bien connu. »

La barrière frontalière et le nouvel ancrage maritime ne sont que les ajouts les plus récents à un siège de longue date contre la bande de Gaza.

Après que le Hamas, organisation de la résistance palestinienne, ait largement remporté les élections législatives palestiniennes, tenues démocratiquement au début 2006, Israël a bouclé ses six passages frontaliers avec le territoire. Lorsque le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza par un coup de force préventif l’année suivante, l’Egypte a suivi le mouvement en scellant sa propre frontière de 14 kilomètres avec l’enclave côtière.

En conformité avec les prétentions des Etats-Unis et d’Israël, les officiels égyptiens ont clâmé que le bouclage visait à stopper la contrebande d’armes vers le territoire dirigé par le Hamas.

Avec Israël contrôlant l’espace aérien et les eaux territoriales de bande de Gaza, cette initiative a eu pour effet de séparer hermétiquement du reste du monde les 1,5 million d’habitants de l’enclave. Depuis lors, le manque de nourriture, de médicaments et de carburant a conduit le territoire assiégé au bord du désastre humanitaire.

La politique frontalière de l’Egypte a été sous le coup d’une condamnation particulièrement véhémente - que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur - pendant l’assaut israélien sur la bande de Gaza à la fin 2008 et au début 2009. Pendant trois longues semaines - alors que le nombre de morts palestiniens s’élevaient déjà à des centaines - l’Egypte a maintenu son strict bouclage de la frontière, interdisant tous les transferts à but humanitaire désespérément nécessaires.

Les critiques de la politique égyptienne avertissent que la nouvelle barrière représentera le clou final fermant le le cercueil du territoire martyrisé.

« Avec la réalisation de la nouvelle barrière à la frontière, le siège contre la bande de Gaza sera devenu totalement hermétique, » dit encore Fahmi. « Le territoire deviendra littéralement la plus grande prison en plein air dans le monde. »

« La construction de ce mur qui scellera le destin du peuple de Gaza, représente un crime historique commis par le régime égyptien, » dit Hasan. « En acceptant de construire le mur, le gouvernement s’est conformé aux vues américano-israéliennes pour la région. »

Mushir al-Masri, porte-parole du mouvement Hamas, a déclaré le mois dernier que la barrière « a tué la dernière voie maintenant la bande de Gaza vivante après deux ans et demi de siège. » Al-Masri a ajouté que le mur « ne sert les intérêts d’aucune partie arabe » et qu’il « ne profite qu’à l’occupant israélien. »

En attendant les critiques restent sceptiques face aux tentatives du gouvernement de justifier son projet en faisant appel à la « souveraineté » égyptienne et à la « sécurité. »

« L’Egypte pourrait protéger sa souveraineté à la frontière en mettant simplement en service le passage à la frontière de Rafah, et dans ce cas les Gazaouis n’auraient pas besoin de recourir aux tunnels de contrebande, » explique Fahmi. « Le contrôle de la frontière n’a pas besoin d’une barrière, il a besoin simplement de procédures de sécurité intelligentes. »

« Le gouvernement nous dit maintenant que le mur est censé faire cesser la contrebande d’armes entre l’Egypte et Gaza, » poursuit Fahmi. « Mais avant que la construction de la barrière n’ait été annoncée, toutes les déclarations officielles au sujet des armes disaient que ces armes passaient en contrebande depuis l’Egypte vers Gaza, et en aucune manière dans l’autre sens. »

« Le gouvernement parle avec fanatisme de la ‘souveraineté’ de l’Egypte » ajoute encore Hasan. « Mais quand la marine israélienne a arraisonné un bateau libanais dans les eaux égyptiennes l’été dernier, l’Egypte n’a pas dit un seul mot au sujet de sa souveraineté tant vantée. »

La construction de la barrière par l’Egypte a également une dimension politique. L’année dernière une énorme pression a été appliquée sur le Hamas pour qu’il signe un « accord de réconciliation », proposé par l’Egypte, avec le Fatha soutenu par les Etats-Unis, de l’ex-président Mahmoud Abbas de l’autorité palestinienne [de Ramallah].

Jusqu’ici le Hamas a refusé de signer l’accord qui inclut des engagements pour la reconnaissance d’Israël et l’abandon de la résistance armée, ce qui va à l’encontre des principes de base de l’organisation. Les officiels égyptiens pour leur part, déclarent que la frontière demeurera bouclée jusqu’à ce que le Hamas ait sans conditions préalables signé la proposition.

« L’Egypte construit le mur pour punir le Hamas politiquement pour son refus de signer l’accord de réconciliation proposé par l’Egypte, » analyse Emad Gad, expert en affaires israéliennes au semi-officiel Centre Al-Ahram pour les Etudes Stratégiques et Politiques.

Le mois dernier, le porte-parole du Conseil législatif palestinien Aziz Al-Duweik, a indiqué que la réconciliation inter-palestinienne ne pourrait pas être imposée par « des conditions injustes. » La réconciliation dit-il n’a pas pu être imposée même par « une guerre atroce sur Gaza, ni en affamant le peuple de Palestine par un blocus et une politique de mort lente. »

« Cela ne sera pas plus imposé », ajoute-t-il, « par un mur en acier qui aggrave la faim et ce blocus. »


Des mêmes auteurs :

-  Bush pourrait bien avoir donné à Abbas le baiser qui tue
-  L’aide américaine à l’Egypte liée au maintien du siège de Gaza
-  Une guerre civile en cours de fabrication

24 février 2010 - The Electronic Intifada - Traduction : Naguib

 


 

Palestine-info

 

Le Hamas et le Djihad condamnent la reprise des négociations inutiles avec l'occupant sioniste
[ 04/03/2010 - 12:56 ]
Damas/Gaza – CPI

Le mouvement du Hamas a condamné fortement la décision du comité de poursuite de l'initiative arabe pour la paix qui a donné à l'autorité de Ramallah une couverture pour reprendre les négociations indirectes avec l'occupation israélienne, pour une durée de 4 mois, sous l'ombre de l'escalade sionistes contre les lieux saints.

Le bureau d'information du Hamas a dit, le mercredi 3/3, dans une déclaration de presse écrite : "nous condamnons fortement la décision de la commission arabe de l'initiative parce qu'elle représente une couverture à l'occupation israélienne pour poursuivre la colonisation et les plans de judaïsation dans le cadre de l'entêtement du gouvernement d'extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahu qui s'attache à sa vision pour la paix prétendue sur la base qu'al-Qods occupée est la capitale éternelle de l'état de l'occupation, ainsi que son refus au droit de retour et sa condition de reconnaître l'aspect juif de son état construit en Palestine, notamment après l'échec de la direction américaine envers le gel de la colonisation".

Le Hamas a affirmé son refus à la reprise des négociations directes ou indirectes avec l'occupant qui a confirmé à tous les côtés qu'elle ne veut que les agressions, le renforcement de l'occupation, la confiscation des terres palestiniennes, la colonisation et la judaïsation.

De son côté, le mouvement du Djihad islamique en Palestine a condamné l'acceptation de la ligue arabe à la reprise des négociations, en considérant que cette position sert l'occupation et l'encourage de poursuivre ses crimes contre le peuple palestinien, ses territoires et ses lieux saints.

Il a souligné, dans un communiqué publié, le mercredi 3/3, que la position de la ligue arabe vient dans le cadre d'une série de renonces officiels arabes et de renforcement aux désaccords palestiniens internes.




Violents affrontements dans la Vieille ville de Jérusalem

Créé le 05.03.10 à 13h27
Mis à jour le 05.03.10 à 15h08

Source

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Un jeune palestinien lance une pierre en direction de la police israélienne, près de la mosquée d'Al-Aqsa, vendredi 5 mars 2010./A. GHARABLI / AFP

ISRAEL - Un peu plus tôt, la police avait dû intervenir sur l'esplanade des mosquées...

Plusieurs manifestants palestiniens et des policiers israéliens ont été blessés lors de violents heurts vendredi sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, selon la police et des témoins. Un photographe de l'AFP, sur place, parle d'affrontements dans la vieille ville en général. Selon le site du journal israélien Haaretz, 15 policiers et une douzaine de Palestiniens auraient été blessés.

«Des policiers ont été légèrement blessés au cours des heurts», qui se poursuivaient en début d'après-midi, a déclaré le porte-parole de la police de Jérusalem Shmulik Ben Rubi.

Une dizaine de protestataires ont été blessés, selon un photographe de l'AFP sur place.

Jets de pierres à l'issue de la prière du vendredi

Les incidents ont éclaté à la suite d'une manifestation de musulmans ponctuée de jets de pierres à l'issue de la prière du vendredi.

Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants.

«Nos forces sont intervenues sur l'esplanade après des volées de pierres en direction de fidèles juifs priant au Mur des Lamentations», en contrebas de l'esplanade, a précisé le porte-parole de la police de Jérusalem Shmulik Ben Rubi.

Evacuation du Mur des Lamentations

A la suite des jets de pierres, la police a évacué les fidèles juifs du Mur des Lamentations.

Des incidents s'étaient déjà produits sur l'esplanade dimanche après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu eut décidé d'ajouter deux lieux saint de Cisjordanie, le Caveau des Patriarches à Hébron et le Tombeau de Rachel, à Bethléem, à la liste des sites historiques d'Israël.

L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam, après La Mecque et Médine. Les juifs l'appellent le Mont du Temple, qui est considéré comme le site le plus sacré du judaïsme.

Avec agence


ISM

Répression israélienne sauvage contre les manifestations palestiniennes pacifiques - sheikh Tayseer At-Tamimi blessé à Hébron
Par IMEMC / Maan News

Nil'in : 5 blessés, dont un enfant de 11 ans, touché au front par une balle.
Pendant la marche, les manifestants portaient des modèles miniatures des mosquées Ibrahimi et Bilal, récemment ajoutées sur la liste du patrimoine israélien. Les fermiers ont emmenés leurs ânes et lorsqu’ils sont arrivés à la terre située près du mur, ils ont commencé à la labourer, pendant que les manifestants continuaient vers le mur, où des affrontements ont eu lieu avec les forces d’occupation.






















Bi’lin : pour marquer la semaine internationale contre le racisme, 3 manifestants représentaient Martin Luther King, Mohandas Ghandi et Nelson Mandela.

Se sont joints à la manifestation hebdomadaire des activistes internationaux et israéliens, ainsi qu’un groupe représentant le Front Populaire de Libération de la Palestine et le Freedom Theater de Jenin.

Dès que les manifestants se sont approchés du mur d’apartheid, les soldats ont tiré des grenades lacrymogènes (en particulier sur les journalistes présents), des grenades à concussion et des balles caoutchouc-acier.

Al-Ma’sara : Rejoints par des militants internationaux et israéliens, les villageois ont marché vers le mur en chantant des slogans contre l’occupation. Une délégation de la Conférence Anti-Apartheid, qui a lieu en ce moment à Bethléem, était présente, avec un grand calicot demandant le boycott d’Israël.

Les soldats israéliens avaient placé la grille de fils de fer barbelés qui empêche les manifestants d’atteindre le chantier du mur plus près du village, cette semaine, et les troupes s’étaient, comme la semaine dernière, positionnées les toits des maisons du village.
Cette semaine, il n’y a eu ni affrontements ni blessés.

An-Nabi Saleh : 11 blessés, dont 2 internationaux
La manifestation s’est dirigée, après les prières de midi, vers les terres du village dont Israël a planifié le vol pour la construction du mur. Dès que la marche est arrivée sur le site de construction, les troupes ont tiré sur les manifestants à balles caoutchouc-acier, grenades lacrymogènes et les ont aspergé d’un mélange d’eau et de produits chimiques.

Alors que les villageois et leurs supporters revenaient au village, les troupes les ont poursuivis, provoquant des affrontements avec les jeunes.

11 personnes ont été blessées, dont 2 internationaux, par des balles caoutchouc-acier, et des dizaines d’autres ont été asphyxiés par l’inhalation des gaz lacrymogènes.

Hébron : plusieurs blessés, dont sheikh Tayseer At-Tamimi, chef de la Cour suprême islamique en Palestine
Les soldats israéliens l’ont attaqué alors qu’il sortait de la mosquée Ibrahimi, après les prières du vendredi. Il a été transféré à l’hôpital Al-Ahli d’Hébron.

400 fidèles palestiniens s’étaient rassemblés dans le lieu saint pour la prière du vendredi et l’armée leur a tiré dessus alors qu’ils en sortaient.

Des affrontements ont eu lieu avec les forces israéliennes, qui ont tabassé plusieurs journalistes.

Mustafa Barghouti, ancien ministre de l’information, était sur les lieux et a qualifié les événements de « barbares », ajoutant que « les soldats israéliens ont tiré des grenades lacrymogènes sur les fidèles qui sortaient de la mosquée après la prière, alors qu’il ne se passait rien à ce moment là. »

Parmi les blessés : Abed Al-Hafith Al-Hashlamoun, qui a eu l’épaule démise, Mohammad Hamdan, cameraman de Palestine TV, Akram An-Natshah, correspondent d'Al-Quds TV, et le reporter Abed Al-Ghani An-Natshah, qui travaille pour Pal Media.

Les forces israéliennes ont particulièrement ciblé les journalistes, Hébron, ces dernières semaines.

Un photographe de l’Agence France-Presse, Marco Longari, a été brièvement détenu jeudi. Il avait été arrêté pour « action violente contre les forces de la sécurité. » et placé en garde à vue. Deux autres avaient été blessés lors de confrontations avec les soldats et la police.

Deux jours avant, Nasser Shiyoukhi, photographe de The Associated Press, a été détenu pour interrogatoire et libéré le même jour. Un rapport de police l’accusait d’avoir agressé un colon il y a deux mois.

Traduction : MR pour ISM



Israël recueille des informations sur les activistes israéliens non violents
Par Saed Bannoura

L’armée israélienne a commencé à recueillir des informations, dont les numéros des plaques d’immatriculation, sur les activistes israéliens qui protestent aux côtés des Palestiniens et des Internationaux contre le mur d’apartheid et les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. La mesure vise actuellement ceux qui vont à Ni’lin et à Bil’in, près de Ramallah.

L’armée va utiliser ces informations pour empêcher la liberté de circulation et d’expression des activistes israéliens car ils ne pourront plus passer les checkpoints et barrages routiers israéliens en Cisjordanie occupée.

Plusieurs activistes ont déjà été refoulés à un checkpoint près de Ramallah. La nouvelle liste, mise à jour quotidiennement, comporte actuellement les numéros d’immatriculation de 11 voitures appartenant aux activistes israéliens.

Le quotidien israélien Ha’aretz (article Amira Hass du 2/3/2010)rapporte que l’armée contrôle apparemment les routes que les activistes prennent pour entrer dans les deux villages palestiniens connus pour leur résistance non violente active contre les colonies et le mur.

Des activistes ont dit à Ha’aretz que l’armée avaient pris les informations sur leurs identités lors d’une protestation organisée en décembre dernier contre le siège israélien de la Bande de Gaza.

Vendredi dernier, au matin, les forces israéliennes ont arrêté plusieurs voitures israéliennes au barrage Rantis et, après avoir comparé leurs numéros d’immatriculation avec la liste communiquée par l’armée, elles n’avaient pas été autorisées à passer.

Selon l’article d’Ha’aretz, un activiste israélien a précisé que la liste était signée par un officier de l’armée israélienne, Aviv Reshef.

Un autre activiste a dit à Ha’aretz qu’un des soldats avait même demandé si leurs voitures appartenaient à ce qu’il a décrit comme « l’anarcho-déplacement », faisant référence aux Anarchistes israéliens contre le mur (Anarchists Against the Wall).

Le militant Shai Pollack a dit à Ha’aretz qu’il est vraisemblable que l’armée ait mis leurs téléphones sur écoute, qu’elle surveille leurs emails, ou même que le groupe soit infiltré.

Il a ajouté que les activistes n’étaient pas des criminels, qu’ils n’opéraient pas de façon clandestine, et que l’armée voulait les empêcher de poursuivre leurs protestations contre le mur et les colonies.

Source : IMEMC
Traduction : MR pour ISM


Rapport n° 60 sur les violations israéliennes des droits humains
PCHR du 24 février au 3 mars 2010
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Mar 2010 à 20:02
 
From Communist Party of Israel

Environ 5,000 militants de la  paix juifs et arabes se  sont rassemblés ce soir (samedi, le 6 mars), avec parmi eux plusieurs membres du Hadash (le Front Démocratique pour la Paix et l’Égalité – le Parti communiste d’Israël) dans le Scheik palestinien Jarrah le voisinage à Jérusalem Est pour protester contre l’implantation des Juifs dans le secteur et l’évacuation de familles arabes de leurs maisons.


Les protestataires se sont réunis sur un terrain de football dans le voisinage en  agitant des drapeaux israéliens et palestiniens avant de marcher vers le Tombeau de Simon Juste. Dans le rassemblement, un membre du Parti communiste  d’Israël, MK Dov Khenin a déclaré que « n’importe quel accord politique exigera la division de Jérusalem et que ces implantations sont destinées à empêcher à la paix . » Les protestataires brandissaient des bannières Rouges et des drapeaux palestiniens et ils chantaient « Stop à  la destruction de maisons » et « Il n’y a aucune sainteté dans une ville occupée. » Des Milliers de militants de la paix juifs et arabes se sont rassemblés la nuit venue au Scheik Jarrah

Pendant les derniers six mois passés, un groupe de militants  de la paix israéliens a manifesté chaque vendredi dans le voisinage de Jérusalem Est, en protestant contre l’occupation de maisons palestiniennes par des colons.

La semaine dernière, les manifestants ont demandé à la police de Jérusalem la permission de tenir un grand rassemblement dans la rue menant à une maison occupée, pour protester contre les colons et monter un spectacle avec les résidants palestiniens du voisinage. Plusieurs familles palestiniennes de Scheik Jarrah ont été expulsées dans des derniers mois au profit des colons israéliens. Les expulsions ont provoqué des manifestations qui ont été réprimées par la police qui a arrêté des douzaines de militants de la paix israéliens.

La police a refusé d’autoriser le rassemblement et a au lieu de cela a autorisé une réunion beaucoup plus petitesur un terrain de football à 300 mètres de la maison. Les manifestants ont dit que le terrain était  entouré par un mur, on ne peut rien voir de l’extérieur et il est entièrement isolé de la zone proche de la maison en litige, qui est le centre principal de la protestation. 

Les juges de Cour suprême ont été trés critiques de la décision de police de Jérusalem de cette semaine pour avoir refusé la demande des manifestants. « La police s’arroge le droit d’agir comme 30 ans en arrière » a dit le President  de la Cour suprême Dorit Beinisch durant les délibérations.

traduction danielle bleitrach pour changement de société

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Mar 2010 à 15:18
 
David Cronin, PULSE, 4 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un des travers de la spécialisation dans les affaires de politique européenne, comme ce fut mon cas ces quinze dernières années, est que certains présupposés s’ancrent fermement dans votre cerveau. Longtemps, mon esprit critique est resté en berne lorsque j’écoutais des hauts représentants de l’Union Européenne parler du Moyen Orient. J’acceptais avec joie le discours officiel selon lequel ils s’efforçaient de parvenir à une solution juste du conflit entre Israël et les Palestiniens et qu’il serait insensé de laisser le dit processus de paix dans une situation de "sanglante mise de côté", selon les termes de Chris Patten, l’ancien commissaire de l’Union Européenne.

Les attaques israéliennes contre le Liban en 2006 et contre Gaza il y a seulement un peu plus d’un an ont illustré à quel point j’avais été naïf et crédule. Dans le premier exemple, Tony Blair avait empêché l’UE d’appeler formellement à un cessez-le-feu parce qu’il voulait qu’Israël se voie reconnue toute la latitude qu’elle jugeait nécessaire pour combattre le Hezbollah (le massacre de civils Libanais par Israël pendant cette guerre de 33 jours n’avait provoqué guère plus que des déclarations de "regrets" de la part de Londres).

Il est vrai que l’UE avait demandé instamment un arrêt de la violence qu’Israël avait infligées au 1,5 million d’habitants de Gaza fin 2008, début 2009. Cependant, en qualifiant l’agression de "disproportionnée," les membres les plus importants de l’UE avaient implicitement approuvé la version israélienne des événements - que tout avait été provoqué par les missiles que le Hamas lançait sur les villes de Sderot et d’Ashkelon au sud d’Israël. "Gaza étaient une crise en suspens," me disait Marc Otte, l’envoyé spécial de l’UE pour la paix au Proche Orient. "Croyez-vous que les Palestiniens pouvaient continuer à tirer des roquettes sur Israël sans qu’Israël réagisse ?"

Otte faisait une lecture délibérément sélective de l’histoire récente. Loin de simplement réagir à ce que le Hamas avait fait, Israël avait créé les conditions qui ont incité le Hamas à faire s’abattre dans la poussière ses armes rudimentaires (sans comparaison, il faut le dire, avec les machines à tuer ultra-modernes de l’arsenal israélien). Dans les mois qui avaient précédé, le hamas avait observé une cessation des hostilités avec Israël que l’Égypte avait obtenue en juin 2008. Cependant, tout changea le 4 novembre de cette année. Parce que le monde entier était surtout intéressé par l’élection par l’Amérique de son premier président noir, le décision israélienne de rompre le cessez-le-feu avec un raid sur Gaza qui avait tué six membres du Hamas était passée généralement inaperçue à l’international. En conséquence, la plupart des media grand public avait ignoré le fait que les roquettes tirées par le Hamas sur le sud d’Israël venaient en représailles pour le raid de novembre.

Pire encore que sa complicité dans la propagation des mensonges israéliens, l’UE s’est abstenue de tenir Israël pour responsable de ses crimes de guerre. L’enquête réalisée par une équipe nommé par l’ONU sous la direction de Richard Goldstone, un juge Sud-Africain en retraite, sur la conduite de la guerre contre Gaza par Israël était aussi exhaustive que possible compte tenu des circonstances (avec le refus de coopération des autorités israéliennes). Mais quand les 575 pages du rapport d’enquête ont été discutées à l’assemblée générale de l’ONU en novembre 2009, 22 des 27 États membres de l’UE ont refusé de l’adopter. Une conclusion majeure du rapport était qu’il n’y avait pas "d’objectif militaire justifiable" derrière dix des onze incidents qu’il a examinés et dans lesquels des civils ont été visés par Israël, s’est avérée trop gênante pour la plupart des gouvernements européens.

Alors qu’en 2009 certains gros titres donnaient l’impression qu’il y avait des frictions entre les diplomaties israélienne et européenne sur tous les sujets, depuis le statut de Jérusalem jusqu’à l’article du tabloïd suédois qui suggérait que les soldats Israéliens prélevaient systématiquement les organes des cadavres de palestiniens, la réalité est qu’Israël jouit de relations extrêmement cordiales et profitables avec l’UE. Cette réalité a été mise en relief par Javier Solana, faisant un voyage d’adieux en Israël à l’automne, peu de temps avant sa démission du poste de chef de la diplomatie européenne. "Aucun pays extérieur au continent européen n’a le type de relations avec l’Union Européenne qui est celui qu’a Israël," avait-il dit. "Israël, permettez-moi de le dire, est un membre de l’Union Européenne sans être membre de ses institutions. Elle est membre de tous les programmes [de l’UE], elle participe à tous les programmes."

A mon sens, l’aspect le plus troublant de cette coopération est la manière dont les sociétés israéliennes d’armement sont devenues éligibles aux financements européens. Avec Israël comme principal participant extérieur au "programme cadre" pour la recherche scientifique, l’UE est devenue la deuxième plus grande source de subvention de la recherche pour ce pays. Les officiels de Tel Aviv avec qui j’ai discutés prévoient que la participation israélienne au programme pluriannuel, qui a démarré en 2007, aura rapporté 500 millions d’euros à son achèvement en 2013.

Parmi les bénéficiaires de ces subventions, se trouve Motorola Israël. Israël participe à un programme de surveillance financé par l’UE connu sous le nom d’iDetect4All, qui met en œuvre des capteurs pour détecter des intrusions dans des bâtiments ou des sites de grande importance économique. Le concept derrière iDetect4All est similaire à celui qui est derrière le système radar que Motorola a installé dans 47 colonies israéliennes de Cisjordanie ces cinq dernières années. Le Jerusalem Post a présenté ce système comme une "clôture virtuelle" qui utilise des caméras thermiques pour repérer les personnes non autorisées à entrer dans les colonies.

Un autre bénéficiaire des subventions de l’UE est Israel Aerospace Industries (IAI), le constructeur d’avions utilisés pour terroriser les civils Palestiniens. Cette entreprise joue un rôle essentiel dans le projet "Ciel Propre" de l’UE, qui cherche à réduire la contribution de l’aviation au changement climatique en développant des moteurs d’avion moins polluants. Du fait qu’IAI s’est vue donner carte blanche par la Commission Européenne pour déposer des brevets sur toute innovation réalisée dans le cadre de ce projet, il est tout à fait envisageable que des avions utilisés dans de futurs bombardements de la Palestine auront été développés avec l’aide involontaire du contribuable Européen.

Il est hautement probable que l’intégration d’Israël dans l’Union Européenne ira encore plus loin dans un avenir proche. En 2008, les chefs de la diplomatie de l’UE ont approuvé un plan pour "rehausser" leurs relations avec Israël au travers d’un "partenariat privilégié" qui permettrait à Israël de faire partie du marché unique européen des biens et services. Les démarches pour donner un effet concret à ce rehaussement sont au point mort depuis en raison de la guerre contre Gaza et du malaise de certaines capitales européennes devant la ligne dure du gouvernement de benjamin Netanyahou. Néanmoins, certaines étapes significatives ont été franchies ces derniers mois. En novembre dernier, par exemple, un accord sur les échanges agricoles a été finalisé aux termes duquel 80 % des produits frais israéliens et 95 % des aliments élaborés en Israël peuvent être exportés vers l’Union Européenne sans droits de douane. Un accord de coopération entre Europol, l’agence policière européenne, et Israël a aussi été conclu (même s’il attend toujours d’être ratifié par les gouvernements européens). Ceci en dépit de nombreux rapports d’organisations des droits de l’homme selon lesquels les détenus en Israël sont torturés de façon routinière et en dépit des règles applicables depuis 1998 qui interdisent Europol de traiter des données obtenues par des méthodes cruelles.

Un facteur qui a contribué à ouvrir la voie à cette coopération est tout un ensemble d’organisations de lobbying dédiées à la promotion d’Israël a commencé à se développer à Bruxelles. L’American Jewish Committee, le Congrès Juif Européen et le B’nai Brith ont tous créé des bureaux des affaires européennes ces toutes dernières années, tandis qu’une alliance inter partis de députés Européens (European Friends of Israel) a été fondée en 2006. Ces organisations ont répondu à la révulsion générale de l’opinion publique devant l’agression israélienne en qualifiant ceux qui critiquent Israël, dont des Juifs de gauche, d’antisémites (une affirmation absurde sachant que la plupart des militants solidaires avec la Palestine abhorrent l’antisémitisme). Ils ont également fait valoir qu’il est dans l’intérêt de l’Europe de se lier à Israël parce que son économie est prospère et a fait preuve de résilience devant la récession économique mondiale.

La machine de propagande bien huilée a contribué à convaincre les décideurs politiques qu’Israël devait être vue comme une sorte de canada méditerranéen, un pays "normal" industrialisé présentant de nombreuses similarités avec l’Europe. Mais Israël n’est pas un pays normal, c’est un pays qui occupe illégalement le territoire d’un autre peuple.

Les relations toujours plus approfondies de l’UE avec Israël ne peuvent pas être disjointes des brutalités infligées au quotidien aux Palestiniens. Plus ces relations seront étroites, plus l’Europe devra s’accommoder de l’oppression de la Palestine. L’Union Européenne ne peut pas aider à résoudre les problèmes du Moyen Orient si elle participe à l’aggravation de ces problèmes.

- Le livre de David Cronin "Europe’s Alliance with Israel : Aiding the Occupation sera publié dans le courant de l’année par Pluto Press

David Cronin, traduction Djazaïri

Patria socialismo o muerte

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