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Palestine / Israël - Actu

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Mar 2008 à 11:38

Pas le Hamas. Pas le Fatah. Juste le business

 
400 000 dollars ont été confisqués en une nuit par des soldats de l’armée israélienne à trois bureaux de change d’Hébron, soupçonnés de transferts d’argent à des organisations terroristes. Les changeurs nient, mais personne ne les écoute.
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Mar 2008 à 13:21

Violence et politique

En quelques jours entre fin janvier et début février, les forces israéliennes ont abattu un déluge de feu contre la population palestinienne de Gaza, assiégée depuis des mois. Plus de cent morts, des centaines de blessés, des maisons et des oliveraies détruites. Autant de crimes d’Etat.

Comment imaginer un instant que ce terrorisme d’Etat, qui se répète régulièrement, ne susciterait pas de la colère, de la haine, et même des volontés de vengeance ?

L’attentat qui a eu lieu à Jérusalem contre une école talmudique d’extrême droite en découle. La résistance, fut-ce la résistance armée, est totalement légitime et parfaitement légale. Mais il ne s’agit pas d’un acte de résistance palestinienne à l’occupation et à la barbarie des dirigeants et de l’armée d’Israël. Prenant pour cible des civils, cet attentat s’inscrit dans le piège de la stratégie israélienne de violence et de déshumanisation de l’autre considéré pour son appartenance nationale ou confessionnelle et, en ce sens, il est condamnable. La disproportion incroyable des moyens et du nombre de victimes ne saurait faire argument.

Mais la « communauté internationale », la France qui reçoit Shimon Pérès comme un invité d’honneur, doivent cesser de faire semblant de ne pas comprendre qu’à force de laisser Israël dans l’impunité la plus totale, à force de ne pas soutenir les droits et la résistance du peuple palestinien, à force de laisser impunis les crimes de guerre, ils laissent aussi la voie ouverte aux réactions de désespoir de cette nature. Pour les arrêter et pour pouvoir ouvrir une perspective politique fondée sur le droit, il faut mettre un terme au terrorisme d’Etat d’Israël.

Paris, le 17 mars 2008 Association France-Palestine solidarité

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 09:41

Amorce de dialogue palestinien entre le Hamas et le Fatah

Les organisations palestiniennes acceptent de se parler. Rien n’est pourtant joué, tant les pressions, notamment israéliennes, sont fortes.

La nouvelle est heureuse pour les tenants de la paix au Moyen-Orient. Elle l’est sans doute moins pour les autres. Après la rupture sanglante de juin 2007 qui avait vu le Hamas prendre le contrôle de la bande de Gaza après des combats fratricides, l’organisation islamique palestinienne et le Fatah de Mahmoud Abbas ont signé, dimanche, un accord où ils acceptent d’engager le dialogue sur la base d’une initiative yéménite de réconciliation.

« Les mouvements Fatah et Hamas sont convenus de considérer l’initiative yéménite comme un cadre pour la reprise du dialogue entre eux en vue de revenir à la situation palestinienne antérieure aux événements de Gaza, afin de confirmer l’unité de la patrie palestinienne en tant que terre, peuple et autorité », stipule le texte signé par les deux organisations. Outre le retour à la situation antérieure au 15 juin dernier à Gaza, l’initiative yéménite prévoyait initialement des élections anticipées dans les territoires palestiniens, la reprise du dialogue sur la base d’accords antérieurs signés au Caire (2005) et à La Mecque (2007), et la remise sur pied des forces de sécurité sous la conduite de l’Autorité nationale palestinienne et d’un gouvernement d’union nationale. Une tentative de médiation yéménite avait échoué jeudi. C’est dire si le chemin est encore pavé d’embûches.

Le dialogue est ténu et la partie s’annonce difficile pour le président de l’Autorité palestinienne. « Mahmoud Abbas, s’il veut continuer à diriger le camp de la paix, ne peut pas s’associer avec le Hamas, qui prône la destruction d’Israël », a immédiatement clamé Amos Gilad, un haut responsable du ministère israélien de la Défense. « Il ne s’agit que de contacts qui ne mèneront à rien, il n’y aura pas d’accord », a-t-il affirmé.

Les radios publique et militaire ont pour leur part cité d’autres responsables israéliens qui ont prévenu que les négociations avec Israël, relancées en novembre dernier sous l’égide des États-Unis, seraient immédiatement gelées

si le Hamas et le Fatah s’entendaient pour constituer un nouveau gouvernement d’union nationale. Une réaction étrange, Israël sachant pertinemment que l’OLP (dont n’est pas membre le Hamas), et elle seule, est comptable et signataire de tout accord de paix et non pas le gouvernement palestinien.

P. B.

Inch Allah !
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 09:46

A la grâce de Dieu !Wink

E una buona notizia...
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Apr 2008 à 22:32

Gaza - 12-04-2008

Le siège israélien sur Gaza détruit l'industrie de la pêche
Par Maan News
 

Des centaines de bateaux palestiniens sont à quai dans le port de Gaza. Piégés par le siège israélien sur la banche côtière, ils sont dans l'impossibilité de sortir en mer. Le blocus israélien provoque une pénurie de fuel nécessaire pour faire fonctionner les bateaux et les pêcheurs sont là, sur le port, incertain de leur avenir. Ils ont peu d'espoir que la crise se termine bientôt.






















Pour Abu Taysir, pêcheur de 56 ans, la mer est depuis toujours son gagne-pain. "Cette crise est quelque chose de nouveau pour les pêcheurs parce qu'avant, les Israéliens ne nous autorisaient pas à aller à plus de 8 miles de la côte. Ca nous a causé un gros problème, parce que nous ne pouvions pêcher que dans ces limites très étroites. Mais aujourd'hui, plus de 400 pêcheurs ne peuvent plus du tout sortir à cause de la pénurie de gas-oil et le manque de pièces détachées pour les bateaux endommagés par le harcèlement constant des Israéliens", dit-il.

"Nous savons que dans notre métier, nous courons beaucoup de risques et nous les acceptons aussi longtemps que nous pouvons continuer à travailler, mais ils nous étranglent et nous sommes complètement impuissants", ajoute-t-il.

Le Président de l'Assemblée des Pêcheurs, Abu Hani al-'Asi, a dit que plus de 300 bateaux de pêche étaient alignés dans le port et immobilisés à cause de la pénurie. Le fuel disponible est extrêmement cher, vendu à des prix prohibitifs. Selon Al-'Asri, les forces navales harcèlent les pêcheurs, souvent elles les détiennent et même il arrive que les soldats les jettent à la mer, et ils sont obligés de regagner la côte à la nage.

"Je suis l'aîné d'une famille de 9 frères et sœurs et chacun d'entre nous à 7 ou 8 enfants. Je ne gagne plus assez d'argent pour les faire vivre. Sans fuel, je ne peux pas travailler et quand il y en a, les Israéliens qui nous harcèlent", dit-il.

Il demande aux états arabes et aux organisations pour les droits de l'homme d'intervenir pour mettre un terme à la crise dans la Bande de Gaza.
  Source : Maan News  
  Traduction : MR pour ISM
Voila tout est dit sur ce crime infäme ? Ou sont les bonnes âmes du Tibet ?

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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Apr 2008 à 23:00

Assassins !

Publié le 16-04-2008


Un raid aérien de l’armée israélienne a fait au moins une quinzaine de morts parmi les Palestiniens de la Bande de Gaza ce jour, dont 5 enfants et un caméramen de l’agence reuters. Quel courage que ces bombes lâchées du haut des hélicoptères et que ces tanks détruisant mosquées, orangers et oliviers ! La résistance palestinienne, qui a tué 3 soldats israéliens, peut-elle répondre autrement que par la violence à ces crimes de guerre ?

Fadal Shanaa, le caméraman de 24 ans qui filmait pour Reuters les tanks israéliens, a été tué dans le centre de Gaza, alors qu’il était identifiable comme journaliste.

Un Palestinien de 67 ans et 5 enfants font partie des victimes.

Comme d’habitude, le gouvernement israélien qui refuse toute perspective de paix, commet des massacres au nom de repésailles contre les militants du Hamas, accusés de lancer des roquettes.

Mais que peuvent faire ces derniers, face au blocus de la Bande de Gaza qui dure maintenant depuis plus de deux ans, tuant chaque jour de nouveaux civils privés de soins, d’eau potable, d’électricité ?

Est-ce qu’Israêl espère pouvoir tuer un million et demi de Palestiniens qu’il a pris en otages et qu’il persécute avec la complicité de nos dirigeants ?

CAPJPo-EuroPalestine

Je ne suis pas un partisan du Hamas et je considère que l'envoi de roquettes de manière indiscriminée est "répréhensible" mais je fais mienne la question rhétorique surlignée en rouge Angry
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Apr 2008 à 17:12
J'ai lu dans Marianne que les Israëliens engageaient des gardes de sociétés privées pour faire les contrôles aux chek point. Ils parait qu'il sont pire que les soldats Israëliens.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Apr 2008 à 02:18
Message posté par T 34

J'ai lu dans Marianne que les Israëliens engageaient des gardes de sociétés privées pour faire les contrôles aux chek point. Ils parait qu'il sont pire que les soldats Israëliens.
 
L'important est que les assassins ne soient pas israéliens.
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Apr 2008 à 03:41
L'utilisation de mercenaires dédouane l'armée israélienne d'une partie de sa responsabilité par rapport aux bavures/assassinats de civils palestiniens.
C'est probablement le même type de sociétés privées que celles utilisés en Irak (et dans d'autre pays) par les américains. Au niveau de l'image, c'est mieux que le sale boulot soit fais par quelqu'un d'autre. Dead


Edité par Rep. Dem - 19 Apr 2008 à 03:43
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Apr 2008 à 10:51

Voilà vous avez bien résumé l'enjeu : quand des militants de la cause palestinienne critiqueront les check-points israéliens , vous verrez la meute des chiens de garde monter au créneau en disant : "vous êtes anti-Israël primaire , les check-points sont gardés par des sociétés privées " 

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Apr 2008 à 20:02
Message posté par Rep. Dem

L'utilisation de mercenaires dédouane l'armée israélienne d'une partie de sa responsabilité par rapport aux bavures/assassinats de civils palestiniens.
C'est probablement le même type de sociétés privées que celles utilisés en Irak (et dans d'autre pays) par les américains. Au niveau de l'image, c'est mieux que le sale boulot soit fais par quelqu'un d'autre. Dead
 
Evidemment. Et les pertes privées ne sont pas comptabilisé en tant qu'être humain mais en tant que surcout due aux conditions particulièrement dangereuse.
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Apr 2008 à 00:16
Le ministère israélien approuve la construction de 100 nouveaux logements dans les colonies de Cisjordanie

Manar Jibrin – Imemc et Agences
publié le samedi 19 avril 2008.

Vendredi, le ministre israélien du Logement et de la Construction, Ze’ev Boim, a approuvé les appels d’offre pour la construction de 100 nouveaux logements dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, au prétexte de « la croissance naturelle de ces colonies ».

Il précise que ces appels d’offres concernent 48 nouveaux logements dans le bloc de colonie d’Ariel, dans le nord de la Cisjordanie (près de Salfit), et 52 autres qui seront construits dans la colonie d’Elkana près de Jénine, également dans le nord de la Cisjordanie. Boim fait remarquer que ces deux colonies font partie des blocs (illégaux) israéliens qu’Israël annexera quel que soit l’accord avec les Palestiniens sur le statut final.

Le mouvement israélien la Paix Maintenant a sévèrement critiqué cette initiative disant que « le gouvernement détruisait les possibilités de parvenir à un accord avec les Palestiniens et transformait la conférence de paix d’Annapolis en une plaisanterie malvenue », se référant au sommet régional sous l’égide US qui s’est tenu en novembre dernier à Annapolis, Maryland, USA.

Saeb Eirikat, le responsable des négociations pour les Palestiniens a commenté cette décision en disant : « Nous condamnons fermement la poursuite des constructions dans les colonies. Une telle décision allait à l’encontre des négociations pour la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. » Il indique que l’Autorité palestinienne a « contacté les Etats-Unis et les représentants du Quartet pour le Moyen-Orient (ONU, USA, Russie, UE) à propos de ce nouveau non respect des engagements israéliens ». La Feuille de route, diligentée par les USA et approuvée par le Quartet pour le Moyen-Orient stipulait la nécessité du gel des constructions dans les colonies.

Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert a justifié cette décision en disant qu’ « elle entrait dans le cadre gouvernemental pour la construction des blocs de colonies. » ajoutant « Elle est conforme à ce que nous avons déclaré : premièrement, pas de nouvelle colonie, deuxièmement, pas de saisie de terre, et troisièmement, pas d’expansion des colonies au-delà des limites de celles existantes. »

Ehud Olmert, Premier ministre, a affirmé en mars dernier que les chantiers de construction se poursuivraient dans les plus grands blocs de colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le conseil Yesha des colonies a bien accueilli la construction de ces nouveaux logements tout en les qualifiant d’ « insuffisants » ; il a critiqué le gouvernement pour le gel des constructions de milliers de logements dans les blocs de colonies en Cisjordanie.

Au moins 270 000 Israéliens peuplent les colonies illégales en Cisjordanie et 200 000 autres se sont installés dans environ 12 quartiers à Jérusalem-Est qu’Israël occupe depuis 1967.

http://www.imemc.org/article/54298


Manar Jibrin – Imemc et Agences
 
Il apparait clairement que les Israéliens n'ont pas l'intention d'abandonner ne seraitce qu'une partie de la Cisjordanie. Avec "l'acroissement naturel ", le régime militaire de Tel Aviv à le prétexte idéal pour saucissonner les territoires occupés en 1967 et la bantoustanisation de la Palestine.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Apr 2008 à 19:03
 
Un Américain arrêté pour transmission de secrets à Israël
 

WASHINGTON (Reuters) - Un ingénieur de nationalité américaine a été arrêté sous l'accusation d'avoir transmis durant les années 1980 des secrets militaires à Israël concernant des armes nucléaires, des avions de combat et des systèmes de missiles, a annoncé mardi le département américain de la Justice.

Le suspect, Ben-Ami Kadish, travaillait dans un centre technique militaire du New Jersey et faisait parvenir ses informations au même "officier traitant" israélien que celui auquel avait affaire Jonathan Pollard, qui purge une peine à perpétuité pour espionnage au profit de l'Etat juif.

Le cas de Pollard, qui avait plaidé coupable de trahison, en 1986, est l'un des principaux contentieux dans les relations bilatérales entre Israël et leur principal allié, les Etats-Unis.

Selon l'accusation, Kadish, natif du Connecticut, aurait espionné durant une période courant approximativement de 1979 à 1985 et ses contacts avec son officier traitant israélien se seraient poursuivis jusqu'au mois dernier.

Arrêté dans le New Jersey, Kadish devait être déféré devant la cour fédérale du district de Manhattan dans la journée. De source judiciaire, on précise que l'argent ne semble pas avoir été le mobile de sa trahison de secrets militaires de son pays.

 

 
Commentaire: Qu'est ce qu'on aurait pas entendu s'il avait fait la même chose avec l'Iran.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 May 2008 à 14:40
Le Proche-Orient pour les nuls
 
Les règles du journalisme
Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.


Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c'est toujours Israël qui se défend. Cela s'appelle des représailles.

Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp. Cela s'appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s'appelle de la légitime défense.

Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats car cela menace l´existence même de l´état d´Israël.

Règle numéro 6 : Israël a le droit de séquestrer, à n’importe quelle heure et n’importe où, autant de Palestiniens et de Libanais qu’il lui plaira (environ 10000 prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il n'y a aucune limite et n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Israël a le droit de garder en détention indéfiniment des prisonniers, même si ceux-ci sont des personnalités démocratiquement élues par les Palestiniens.  Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".  On appelle cela « emprisonnement de terroristes ».

Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours ajouter « islamistes », « chiites » et l´expression «soutenu par la Syrie et l´Iran».
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas ajouter : « Etat juif » ni « armée juive » (mais dites "tsahal", qui est un joli mot... Qui peut se vanter d’avoir un petit nom pour son armée ?) encore moins : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l'Europe », car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.

Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l´ONU (sauf de la N°1559 qui demande le désarmement du Hezbollah), ni de violations du droit international, ni des Conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l´auditeur radio et de le faire réfléchir.
 
Règle numéro 10 : Les Palestiniens, comme les Libanais, sont toujours des « lâches » qui se cachent au milieu d’une population civile qui ne les aime pas. S’ils dorment chez eux, avec leur famille, cela porte un nom : « lâcheté ». Israël a le droit d’anéantir, avec des bombes et des missiles, les quartiers où ils dorment. Cela s’appelle : « des frappes chirurgicales de haute précision ».
 
Règle numéro 11 : Les israéliens parlent mieux l’anglais, l'allemand, le français, l’espagnol ou le portugais que les arabes. C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 10). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.

Règle numéro 12 : Si vous n'êtes pas d'accord avec ses règles ou si vous trouvez qu'elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que vous êtes un terroriste antisémite hautement dangereux.


Edité par T 34 - 06 Jan 2009 à 20:33
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Jun 2008 à 12:00

Hamas et Israël suspendent les hostilités

La trêve qui prend effet ce matin pourrait représenter un véritable ballon d’oxygène pour les 1,5 million de Palestiniens enfermés dans la bande de Gaza et soumis au blocus israélien.

Ce matin doit entrer en vigueur la trêve négociée sous l’égide de l’Égypte entre le Hamas et Israël. « Les deux parties se sont engagées à cesser toutes les hostilités et toutes les activités militaires l’une contre l’autre », a affirmé le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki. « Ce n’est pas un accord de paix. Il y a un arrangement qui est fondé sur l’efficacité des activités militaires menées jusqu’ici, et la volonté d’y mettre fin. Pour l’instant, nous passons au crible toutes les possibilités », a précisé Amos Gilad, responsable militaire israélien. Selon un responsable du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri, la trêve « signifie que nous avons maintenant un accord contraignant pour les deux parties, palestinienne et israélienne. Au sein du Hamas, nous soulignons notre attachement à l’accord, il revient maintenant au camp israélien de traduire cet accord en actes sur le terrain ».

Israël a ainsi fait savoir qu’il continuerait de se préparer à d’éventuelles opérations militaires à grande échelle pour le cas où la trêve ne tiendrait pas.

Mardi, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, s’était montré plus circonspect tout en assurant qu’Israël donnerait toutes ses chances à la trêve.

Pour le 1,5 million de Palestiniens pris au piège dans la bande de Gaza et soumis au blocus israélien, l’annonce de la trêve représente un espoir certain. Selon une source palestinienne, l’activité devrait s’intensifier aux points de passage sous contrôle israélien de Karni et de Soufa trois jours après l’entrée en vigueur de la trêve. Le volume des marchandises qui y transiteront étant censé atteindre 30 % de ce qu’il était avant que le Hamas prenne le contrôle de Gaza.

Dix jours après le début de la trêve, Israël allégerait donc les conditions imposées à Karni et Soufa, mais des restrictions continueront d’affecter certains produits. D’après un officiel israélien, le principal point d’entrée sur le territoire palestinien, celui de Rafah, à la frontière égyptienne, ne rouvrirait que lorsque des « progrès significatifs » auront été accomplis en ce qui concerne la libération du soldat Gilad Shalit, capturé en juin 2006.

Des négociations pourraient d’ailleurs avoir lieu rapidement en vue d’un échange de prisonniers. Le Hamas souhaiterait y associer Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, qui purge une peine de prison à vie et a déjà annoncé qu’il serait candidat à l’élection présidentielle palestinienne prévue pour le mois de janvier.

Toujours empêtré dans ses affaires financières, le premier ministre, Ehud Olmert, tente d’éviter une démission forcée. C’est paradoxalement ce qui le pousse à trouver dans des négociations une porte de sortie. Bien que le processus de paix avec les Palestiniens soit toujours au point mort, la trêve conclue avec le Hamas représente une avancée significative même si elle est fragile tout en renforçant la stature du groupe islamiste, au dépend du président, Mahmoud Abbas, incapable d’obtenir une telle trêve en Cisjordanie où la colonisation s’accélère.

De même, les discussions avec la Syrie semblent avancer. Damas qui n’est plus considéré comme un paria par la France fait maintenant l’objet de toutes les attentions. La Syrie devrait être présente à Paris pour le sommet de l’Union de la Méditerranée, les 12 et 13 juillet. On parle même d’une possible rencontre dans la capitale française entre le président syrien, Bachar Al Assad, et le premier ministre israélien, Ehud Olmert. Ce dernier vient également de se dire prêt à des négociations avec le Liban au sujet des fermes de Chebaa, toujours occupées. Selon le journal en arabe basé à Londres Al-Hayat, le Hezbollah n’y serait pas opposé. L’enjeu est clair après que la France a envoyé deux émissaires en Syrie : briser l’axe Damas-Téhéran et isoler l’Iran aux prises avec la communauté internationale dans le dossier nucléaire.

Pierre Barbancey

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2008 à 18:01
En relation avec les dernières "péripéties", je fais remonter le sujet et le colle, aux fins que nous exposions une position commune sur la question:
1/ pour clarifier les choses
2/ Au cas ou des destinataires du courrier fou (http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=855) viendrait vérifier les infos délirantes.


Edité par Fidelista - 24 Jun 2008 à 18:02
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jun 2008 à 18:17

Une visite d’intentions qui ne fâchent pas

Proche-Orient . Arrivé hier en fin d’après-midi à Tel-Aviv pour une visite de trois jours, le président français cherche à ne pas froisser ses amis israéliens, quitte à les conforter dans leur politique.

« J’ai toujours revendiqué mon amitié pour Israël », et « D’un ami, on peut et on doit accepter le langage de la franchise », a indiqué Nicolas Sarkozy dans un entretien aux quotidiens Yediot et Maariv, avant d’appeler « au resserrement des liens » entre les deux pays « dans tous les domaines ». Et d’assurer, dans une claire allusion à la politique de son prédécesseur Jacques Chirac, que « s’il y a un changement, c’est au niveau de la volonté politique qu’il se situe ». Sans doute est-ce pour cette raison que des sources élyséennes ont indiqué que ce voyage marque un renouveau de la relation bilatérale entre les deux pays avec pour temps fort le discours que prononce aujourd’hui le président français à la Knesset. Au menu des entretiens avec les autorités israéliennes (rencontres avec Ehoud Olmert, Shimon Peres et Benyamin Natanyahu, le chef du Likoud) : le processus de paix - israélo-palestinien, les négociations indirectes sous l’égide de la Turquie entre la Syrie et Israël et le nucléaire iranien (voir ci-contre). S’agissant de la question palestinienne, Nicolas Sarkozy a fait savoir que « la meilleure garantie pour Israël, c’est la création d’un État palestinien viable et démocratique ». C’est ce qu’il a l’intention de réaffirmer lors de son tête-à-tête avec Olmert et lors du discours devant la Knesset. Selon lui, il faut procéder au « gel de la colonisation », qu’Israël mette « en oeuvre sur le terrain les engagements pris à Indianapolis ». Reste que sa visite intervient au moment où le gouvernement d’Ehoud Olmert vient de lancer un nouveau programme de construction de logements visant à couper définitivement Jérusalem de la Cisjordanie, afin de mettre les Palestiniens devant le fait accompli, à savoir l’impossibilité de faire de la partie est de la ville leur capitale. Et ce, en plus de la colonisation qui se poursuit dans les territoires occupés. Dès lors, il ne faut pas s’attendre, comme veut le faire croire le président français, à ce que le premier ministre, en difficulté sur le plan interne, décide de stopper la colonisation.

les « amis » israéliens de sarkozy

En marge de ces professions de foi destinées à faire croire qu’il peut faire bouger les lignes là où d’autres n’y sont pas parvenus, il faut bien convenir qu’en faisant l’impasse sur les sujets qui fâchent, Nicolas Sarkozy conforte les Israéliens dans leur politique. Tout d’abord dans son entretien à la presse, il n’a pas mentionné le plan arabe de paix adopté à Djeddah stipulant un retrait israélien de tous les territoires occupés en échange d’une normalisation des relations entre l’État hébreu avec ses voisins. De plus, s’il a accepté de rencontrer des personnalités palestiniennes, ce sera au consulat de France situé à Jérusalem-est, c’est-à-dire en territoire français. Pas question donc d’une visite officielle dans cette partie de la ville que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur État. Sur ce plan, les Israéliens sont donc rassurés. En outre, ce sera la ministre de l’Intérieur, Mme Alliot-Marie, qui ira déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Fayçal Husseini située sur l’Esplanade des mosquées (le Dôme du Rocher et Al-Aqsa) considéré comme le troisième lieu saint de l’islam. Ce sera elle également, et non pas le chef de l’État, qui déposera une gerbe de fleurs sur la tombe de Yasser Arafat, à Ramallah. Autrement dit, pas question de froisser ses « amis » israéliens, il n’y aura pas de gestes forts de sa part pouvant être mal interprétés dans un pays où il a été accueilli plus que chaleureusement. L’essentiel pour lui est de faire oublier la visite houleuse de Jacques Chirac à Jérusalem-est en 1996, visite perçue alors « comme l’expression d’une politique pro-palestinienne et pro-arabe », a déclaré Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien. « Nicolas Sarkozy s’affirme comme un ami d’Israël et il est perçu comme tel par les Israéliens », s’est-il réjoui.

la misère sociale palestinienne

Certes, le président français rencontrera mardi, avant son départ pour la France, Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, mais à Bethléem où il visitera en compagnie de son épouse Carla Bruni la basilique de la Nativité, au lieu de naissance de Jésus. Il aura peut-être l’occasion de voir, l’instant d’une visite, ce « mur de la honte » - la barrière de sécurité en béton érigée par Israël - qui entoure la ville sainte en l’amputant d’une partie de son territoire, sans doute aussi la misère sociale frappant les Palestiniens, et ces check points israéliens contrôlant les entrées et sorties de la ville et rendant la vie intenable aux Palestiniens.

Selon l’Élysée, outre les projets économiques - dont une zone industrielle qui devrait voir le jour avant la fin de l’année - et culturels, financés par la France, principal contributeur occidental, Nicolas Sarkozy saisira cette occasion pour exprimer son appui au processus de paix et au président de l’Autorité palestinienne.

Hassane Zerrouky

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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2008 à 06:52
J'ai trouvé un article (un peu long) qui me semble assez intéressant (et qui clarifie certains détails notamment historiques) sur internet à partir du site du Grand Soir.

Conférence-débat par Pierre Stambul le 20 juin à Dijon à l'invitation de l'Ujfp locale

Nous vivons en pleine confusion. Juif, cela désigne des peuples qui ont une communauté de destin liée à la religion. Sioniste c’est une idéologie. Israélien, c’est une nationalité. Et israélite, c’est le nom (napoléonien) donné à la religion juive. À cause de ces confusions, le peuple palestinien paie depuis des décennies pour un crime qu’il n’a pas commis : l’antisémitisme et le génocide Nazi.

À cause de ces confusions, l’Etat d’Israël bénéficie d’une impunité totale malgré des violations incessantes du droit international. À cause de ces confusions, toute critique de la politique israélienne est instantanément qualifiée d’antisémite. Si elle émane de citoyens juifs, ceux-ci sont aussitôt qualifiés de traîtres ayant la haine de soi. Enfin, à cause de ces confusions, une nouvelle forme d’antisémitisme (ré)apparaît qui attribue à tous les Juifs les crimes commis par l’Etat Israélien. Bien sûr, il n’est pas facile de distinguer juif, sioniste et israélien : l’Etat d’Israël se définit comme «juif». On parle de colonies juives, pas de colonies israéliennes. La distinction est pourtant indispensable.

Une histoire fantasmée
Pour les sionistes, les Juifs ont des droits imprescriptibles sur «la terre de leurs ancêtres». Ils en ont été chassés il y a deux mille ans, ils ont connu «l’exil», et grâce au sionisme, ils ont fait leur «montée» (Alya) vers Israël et ont pu reconstituer enfin le royaume unifié de David et Salomon. Pour les sionistes même non-croyants, la prière «l’an prochain à Jérusalem» justifie la nécessité d’un Etat Juif en Palestine. Les sionistes sont allés chercher dans la Bible tous les épisodes pouvant justifier les conquêtes et le nettoyage ethnique aujourd’hui à l’œuvre. Pour les sionistes, la «centralité» d’Israël n’est pas discutable et la Diaspora (dispersion) n’est qu’une malencontreuse parenthèse. Tout a été fait pour en effacer la trace. Les langues de la Diaspora (judéo-arabe, ladino, yiddish) ont disparu au profit d’une «résurrection» de l’Hébreu. Les valeurs et la culture des diasporas ont été gommées au profit d’un «homo judaicus» nouveau, militariste, chauvin et «défrichant sa terre» pour «transformer le désert en jardin». Pour les sionistes, la Diaspora a été une suite ininterrompue de persécutions et de catastrophes à l’image du livre d’André Schwartz-Bart («le Dernier des Justes») qui commence au Moyen-Âge avec le pogrom d’York et se termine à Auschwitz.

Pour les sionistes, l’antisémitisme est inéluctable, il est omniprésent et il est inutile d’essayer de le combattre. Autrement dit, les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux et ne peuvent compter que sur eux-mêmes, d’où le projet fou (et criminel) de faire venir tous les Juifs du monde entier en Israël. Donc pour les sionistes, la fin justifie les moyens et cela explique leur stratégie permanente : le fait accompli et la fuite en avant. Les sionistes ont mythifié l’épisode de Massada où des Zélotes révoltés contre l’empire romain ont préféré le suicide collectif à la soumission. Le complexe de Massada repose sur la peur permanente de l’anéantissement. Les Israéliens ont peur. Pour eux, tout recul signifie «les Juifs à la mer». Ils ont peur de ne plus avoir peur, ce qui les obligerait à réfléchir sur le sens et l’avenir du projet colonial qu’ils ont mis en place depuis plus d’un siècle. De façon symbolique, à la sortie du musée de Yad Vashem à Jérusalem consacré au génocide Nazi, il y a un monument célébrant la fondation d’Israël. Le tour est joué : Israël serait LA réponse à l’antisémitisme et son issue naturelle. Dans cette optique, il est logique que les sionistes n’aient jamais vraiment admis l’existence du peuple Palestinien. Pour un des premiers sionistes, Israël Zangwill, il fallait trouver une «terre sans peuple pour un peuple sans terre» et les sionistes ont décidé que ce serait la Palestine. L’histoire enseignée en Israël parle d’une présence juive massive ininterrompue en Palestine. Elle parle de pogrom à propos de la révolte palestinienne de 1936 contre le colonialisme sioniste. Plus près de nous, les dirigeants israéliens ont qualifié Arafat de «nouvel Hitler» et Ariel Sharon, lors du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz, a justifié le bouclage de la Palestine et les assassinats ciblés au nom de l’extermination.

Bref, le fantôme du génocide sert de bouclier et de prétexte pour associer les Palestiniens aux Nazis et justifier ainsi la destruction de la société Palestinienne. Pour les sionistes, les Juifs du monde arabe ont été persécutés et les Ashkénazes les ont sauvés en les faisant «monter» vers Israël. Les sionistes ont gommé les différences idéologiques. De gauche comme de droite, tous propagent la même fable sur l’histoire du judaïsme, oubliant même de dire qu’une bonne partie des victimes du génocide n’avaient rien à voir avec leur idéologie et étaient souvent non-croyants. Pour les sionistes, les Juifs ont été, sont et seront des victimes. Du coup, ils sont totalement insensibles à la douleur de l’autre ou à son vécu.

Démystifier
Beaucoup de crimes sont régulièrement commis au moyen d’une manipulation de l’histoire, de la mémoire et de l’identité. La guerre du Proche-orient ne fait pas exception.

Ce sont des Israéliens principalement qui ont fait le travail de démystification du sionisme. Commençons par l’archéologie (*). Elle infirme totalement la lecture littérale de la Bible sur laquelle même des athées comme Ben Gourion s’étaient appuyés. Elle montre que dans l’Antiquité (la Bible l’évoque aussi), la Palestine a toujours été habitée par des peuples distincts : Hébreux bien sûr mais aussi Iduméens, Moabites, Philistins, Cananéens … Les Hébreux sont un peuple autochtone et les épisodes de l’arrivée de Mésopotamie (Abraham) ou de l’exil en Egypte (Moïse) sont légendaires. On ne trouve aucune trace de la conquête sanglante de Canaan par Josué et même le royaume unifié de David et Salomon n’a sans doute pas existé comme le dit le récit biblique : à l’époque, Jérusalem n’était qu’un village. Donc la reconstitution d’une patrie ancienne antérieure à l’exil est largement fantasmée : les royaumes d’Israël et de Juda ont probablement toujours été des entités distinctes. Les mots d’ordre régulièrement répétés par les colons religieux du Gush Emonim (le Bloc de la foi) affirmant que Dieu a donné la Judée-Samarie au peuple Juif ne reposent sur rien et ils sont d’ailleurs totalement réfutés par d’autres courants religieux.

Y a-t-il eu exil ? Si l’on en croit plusieurs historiens dont Shlomo Sand qui le dit clairement, au moment de la destruction du 2e temple par les troupes de Titus (70 ap JC), seule une minorité d’habitants est partie, en particulier les rabbins. À cette époque, la dispersion a déjà commencé et il y a déjà des Juifs à Babylone, à Alexandrie ou en Afrique du Nord. Les Palestiniens d’aujourd’hui qui sont un peuple autochtone seraient donc essentiellement les descendants de ceux qui sont restés (dont beaucoup de Juifs romanisés). Alors d’où viennent les Juifs ? Pendant les premiers siècles de l’ère chrétienne, la religion juive est prosélyte. C’est la religion qui s’est dispersée, pas les hommes. Des Berbères, des Espagnols, des Grecs, des Romains, des Germains se convertissent au judaïsme. Plus tard, des Khazars, peuple d’origine turque entre Caspienne et Mer Noire feront de même. La religion juive cesse d’être prosélyte dans l’empire romain quand l’empereur Constantin impose le christianisme comme religion officielle. Shlomo Sand remet en cause l’existence d’un peuple Juif. Qu’y a-t-il de commun entre des Juifs Yéménites, des Juifs Espagnols et ceux du Yiddishland ? Il y a une religion et un livre, mais parler de peuple exilé, ça ne correspond pas à la réalité. Les sionistes ont surfé sur la persécution des Juifs Européens pour inventer cette notion de peuple exilé faisant son retour.

La diaspora n’est pas une parenthèse de l’histoire du judaïsme. C’est son centre.
C’est dans la diaspora que l’essentiel des rites et des croyances se sont établis. Les références à Jérusalem, au mur des Lamentations et aux scènes racontées dans la Bible sont symboliques. Elles n’ont jamais signifié une «aspiration» à recréer un Etat Juif en «Terre promise». Elles ont un peu la même signification que la prière des Musulmans en direction de La Mecque. La notion de «peuple élu» n’a jamais conféré aux Juifs des droits supérieurs à ceux des autres (les «goys», les «gentils»). Elle exprime juste une relation particulière avec Dieu.

De la révolte de Bar Kochba au IIe siècle ap JC à l’arrivée des premiers colons sionistes à la fin du XIXe siècle, les Juifs n’ont jamais représenté plus de 5% de la population de la Palestine. C’est moins que dans les pays voisins (Egypte, Mésopotamie, Perse, Yémen). C’est beaucoup moins que dans l’Espagne du XIVe siècle ou dans la «zone de résidence» de l’empire russe du XIXe siècle (Vilnius, Varsovie, Minsk, Odessa …).

De l’antijudaïsme chrétien à l’antisémitisme racial
La plupart des royaumes ou des empires ont très mal toléré le pluralisme religieux. Les Romains exigeaient des peuples soumis qu’ils ajoutent les divinités romaines à leurs propres divinités. Ce qui a fonctionné avec les Grecs et les Gaulois n’a pas fonctionné avec les Juifs, monothéisme oblige. Une partie des Juifs a adopté la langue grecque et a accepté la «romanité». Pas tous et la révolte contre Titus a commencé dans Jérusalem par une guerre civile entre Juifs, très bien décrite par Pierre Vidal-Naquet. Ce conflit entre ceux qui acceptent le monde des «gentils» et ceux qui le refusent au nom d’une conception exclusive du judaïsme se poursuit 2000 ans plus tard.

Le Christianisme n’a jamais été pluraliste et dès qu’il parvient au pouvoir, il s’acharne contre les autres religions. Le culte de Mithra ou l’Aryanisme n’ont pas survécu. Le judaïsme a survécu, mais à quel prix ! Les Chrétiens ont enfermé les Juifs (les juderias, les ghettos…), leur ont interdit la possession de la terre et les ont poussés à l’exercice de métiers qui leur ont valu la haine des peuples (le colportage, l’usure, la banque). Dès le Haut Moyen-âge, les expulsions se succèdent occasionnant des drames. Un des premiers pogroms (massacre de masse) est commis par la première croisade qui avant de «tuer de l’infidèle» et de «délivrer» le Saint-Sépulcre, s’est entraînée sur les communautés juives de la vallée du Rhin, provoquant le début du déplacement vers l’Est des Ashkénazes.

Le monde musulman n’a pas produit le même phénomène : le statut de dhimmi qui est réservé aux «Peuples du livre» (Chrétiens, Juifs, Zoroastriens …) a permis aux Juifs du monde musulman de connaître une paix relative et une certaine stabilité. Les moments de tension sont rares (l’arrivée des Almohades en Andalousie, le massacre de l’oasis du Touat dans le Sahara …) et ils correspondent surtout à des périodes de crise. Avant le sionisme, il n’y a eu ni expulsion, ni pogrom contre les Juifs dans le monde musulman.

L’antijudaïsme chrétien a fabriqué la plupart des stéréotypes antijuifs : le peuple déicide, les crimes rituels, la volonté de diriger le monde. L’épisode espagnol du XVe siècle est annonciateur de l’antisémitisme racial. Au moment où l’Espagne se réunifie, l’Etat moderne qui se crée ne peut plus tolérer ses minorités (Juifs et Musulmans). Ce rêve fou de pureté ira jusqu’à rechercher la «limpieza de sangre» (la pureté du sang), inventant là une pseudo race juive. En même temps, l’histoire des Juifs dans le monde chrétien ne doit pas être réduite à la persécution. Il y a eu quelques périodes fastes.

L’émancipation des Juifs commence en Europe au XVIIIe siècle en Allemagne puis en France où les Juifs obtiennent la citoyenneté. Paradoxalement, c’est cette émancipation qui va transformer l’antijudaïsme chrétien en antisémitisme racial. Le XIXe siècle voit la naissance de nombreux nationalismes. Ceux-ci véhiculent l’idée simpliste un peuple = un Etat et la plupart d’entre eux sont particulièrement intolérants vis-à-vis des minorités. Le Juif est perçu comme étant cosmopolite, hostile à toute idée de nation. Il est souvent un paria, même quand il a réussi socialement. Il représente un obstacle naturel au rêve meurtrier de pureté raciale. C’est d’ailleurs à cette époque que des pseudo scientifiques inventent les notions de «races» aryenne ou sémite qui ne reposent sur rien. La violence de cet antisémitisme aboutira à une espèce de consensus en Europe contre les Juifs, consensus qui facilitera l’entreprise d’extermination Nazi.

Le sionisme est-il une réponse à l’antisémitisme ?
Curieusement, le sioniste a puisé dans le même terreau nationaliste européen que celui de diverses idéologies qui ont mené à la boucherie de 1914 et pour certaines au nazisme. En ce qui concerne la droite sioniste, on trouve même chez Jabotinsky (qui a vécu plusieurs années en Italie) des ressemblances avec le fascisme de Mussolini. En tout cas, Jabotinsky est le premier à avoir théorisé le «transfert», terme de novlangue qui signifie l’expulsion de tous les Palestiniens au-delà du Jourdain.

En Europe orientale, le sionisme a toujours été minoritaire chez les Juifs face aux différents courants socialistes et face au Bund. Pour les Juifs des différents partis socialistes, la Révolution devait émanciper le prolétariat et, dans la foulée, elle règlerait la question de la persécution des Juifs qui n’était pas pour eux un problème spécifique. L’histoire a montré que cela n’allait de soi. Pour le Bund, parti révolutionnaire juif, il existait en Europe orientale un peuple yiddish (le Bund ne s’adressait pas aux Juifs séfarades ou à ceux du monde arabe) et dans le cadre de la révolution, celui-ci devait obtenir «l’autonomie culturelle» sur place sans territoire spécifique. Socialistes et Bundistes étaient farouchement opposés au sionisme. Pendant qu’Herzl rencontrait un des pires ministres antisémites du tsar pour lui dire qu’ils pouvaient avoir des intérêts communs, faire partir des Juifs Russes en Palestine, le Bund organisait (après le pogrom de Kichinev) des milices d’autodéfense contre les pogromistes.

Au début du XXe siècle, les sionistes sont absents de la lutte contre l’antisémitisme. Prenons l’affaire Dreyfus. Pour Herzl, ça a été un élément tout à fait déterminant prouvant la justesse du projet sioniste. Il y a pourtant une lecture diamétralement opposée de «l’Affaire». D’abord, ça n’a pas été seulement le problème des Juifs. C’est devenu le problème central de la moitié de la société française, celle qui était attachée à la république et à la citoyenneté. Et puis le dénouement n’est pas négligeable. La réhabilitation finale de Dreyfus a montré que ce combat avait un sens et pouvait être gagné.

En 1917, c’est la déclaration Balfour. Il faut le savoir, ce Britannique, comme la grande majorité des politiciens de son époque, avait de solides préjugés contre les Juifs. Pour lui, un foyer Juif, c’était faire coup double pour l’empire britannique : une présence européenne au Proche-Orient et en même temps, l’Europe se débarrassait de ses Juifs.

Pendant les années du mandat britannique, les sionistes n’ont eu qu’une seule préoccupation : construire leur futur état. En 1933, quand les Juifs Américains décrètent un boycott contre l’Allemagne Nazi, Ben Gourion le rompt. Pendant la guerre, alors que l’extermination a commencé, il y a une grande incompréhension ou insensibilité parmi les Juifs établis en Palestine. Aujourd’hui, les Israéliens rappellent la visite (scandaleuse) du grand mufti de Jérusalem à Himmler. À la même époque, Itzhak Shamir, dirigeant du groupe Stern et futur premier Ministre israélien faisait assassiner des soldats britanniques. Pire, un de ses émissaires prenait contact avec le consulat Nazi d’Istanbul.

Dans l’Europe occupée, il y a eu une résistance juive assez importante. Les sionistes y ont joué un rôle plutôt marginal. Cette résistance a été essentiellement communiste, à l’image de la MOI (**) en France. Il est significatif qu’au musée de Yad Vashem, on trouve «l’Affiche Rouge», on y fait remarquer que la grande majorité des compagnons de Manouchian étaient juifs, mais on omet juste de dire qu’ils étaient communistes. Les sionistes rappellent que le commandant de l’insurrection du ghetto de Varsovie, Mordekhaï Anielewicz était membre de l’Hashomer Hatzaïr (donc sioniste), mais ils ont essayé de minimiser le rôle de Marek Edelman, qui a survécu et qui est toujours Bundiste et farouchement antisioniste.

Israël n’aurait pas existé sans le génocide Nazi. Après 1945, il y a eu un consensus de la communauté internationale. Elle a lavé sa culpabilité concernant l’antisémitisme et le génocide pour favoriser la création d’Israël et aider militairement et économiquement le nouvel Etat. En Europe de l’Est, le pogrom de Kielce en Pologne (1946), l’élimination de nombreux dirigeants communistes juifs ayant fait la guerre d’Espagne et la résistance (Slansky, Rajk, Pauker …) ou le «complot des blouses blanches», bref le renouveau d’un antisémitisme d’Etat provoque chez les Juifs une rupture avec le communisme et un ralliement progressif au sionisme. L’épisode antisémite en Europe du l’Est se prolongera avec la répression en Pologne de la révolte de 1968 qui aboutira à l’expulsion de plusieurs milliers de Juifs Polonais.

Après 1945, le Yiddishland a disparu et de nombreux rescapés vivent dans des camps en essayant d’émigrer vers l’Amérique ou d’autres pays. La plupart des portes se ferment. Il y a consensus pour les envoyer en Israël et la plupart y partiront, souvent contraints et forcés. Ils y seront pourtant fort mal accueillis. La propagande sioniste oppose l’Israélien nouveau fier de lui et qui se bat, aux victimes du génocide qui auraient accepté passivement l’extermination. Aujourd’hui près de la moitié des 250000 survivants du génocide vivant en Israël sont sous le seuil de pauvreté, en particulier ceux qui sont arrivés d’Union Soviétique. Certains dignitaires religieux israéliens sont particulièrement odieux vis-à-vis des victimes du génocide. Entre deux propos racistes contre les Palestiniens, ils ressassent que le génocide a été une punition divine contre les Juifs qui s’étaient mal conduits.

C’est petit à petit qu’Israël a vu le parti à tirer du génocide. Il y a eu la création de Yad Vashem puis le procès Eichman. On en est arrivé au «devoir de mémoire» obligatoire. Sauf que cette «mémoire» résulte d’une certaine manipulation de l’histoire et de l’identité. En ce qui concerne les Juifs du monde arabe, ce «devoir de mémoire» se substitue à leur véritable histoire, certes douloureuse : ils ont dû quitter leurs pays avec la décolonisation alors qu’ils n’étaient pas des colonisateurs. Ils ont été en Algérie les victimes du décret Crémieux (***). Mais cette histoire n’est en aucun cas celle du génocide.

Après la guerre, Israël a demandé et obtenu des «réparations» économiques énormes publiques et privées à l’Allemagne de l’Ouest. Ces milliards de marks ont assuré le décollage économique et militaire d’Israël et la réinsertion de l’Allemagne dans la diplomatie internationale. Il serait plus hasardeux de dire ce que cette somme mirobolante a «réparé» dans les souffrances intimes ou le traumatisme.

Peut-on associer le souci d’aider les Juifs et le soutien à Israël ? Pas nécessairement du tout. Balfour était antisémite. Beaucoup d’antisémites trouvent intéressante l’idée d’un Etat Juif qui les débarrasserait de leur minorité encombrante. C’est le cas de certains membres du Front National. Aujourd’hui, le courant «chrétien sioniste» qui représente des millions de personnes surtout aux Etats-Unis apporte une aide financière et politique énorme à Israël. Ils ont financé une partie de la colonisation (en particulier la construction de Maale Adoumim). Ce sont pourtant des antisémites !

Peut-on considérer que, face à l’antisémitisme, le sionisme a apporté un «havre de paix» aux Juifs ? Pour les Juifs du monde arabe, sûrement pas, ils n’ont pas été persécutés avant l’apparition du sionisme. Pour les Juifs européens, la question a pu se poser. En tout cas, aujourd’hui, s’il y a bien un pays où les Juifs ne connaissent pas la sécurité, c’est … Israël et il en sera ainsi tant que le sionisme essaiera de détruire la Palestine.

Si on parlait racisme ?
L’antisémitisme est-il un racisme comme les autres ? Y a-t-il «unicité» du «judéocide» Nazi ? Il n’est pas facile de répondre à ces questions. L’antisémitisme a été un racisme à part car la plupart du temps, les racistes ne programment pas l’extermination du peuple haï. S’y ajoute le fait que les Nazis ont inventé le concept (absurde) de «race juive». Aujourd’hui, les principales victimes du racisme dans un pays comme la France sont incontestablement les Arabes, les Noirs, les Roms, mais pas les Juifs dont certains ont oublié les souffrances passées et s’imaginent même être passés «de l’autre côté du miroir», du côté de ceux qui n’ont rien à dire contre le racisme ordinaire ou la chasse aux sans papiers. Dans son livre «Le Mal-être Juif», Dominique Vidal montre comment la plupart des préjugés contre les Juifs ont reculé. Quand on demande aux Français s’ils accepteraient un-e président-e de la république ou un beau-fils/belle-fille juif/ve, seule une petite minorité répond non. Il y a 40 ans, c’était la majorité. Affirmer comme le fait le CRIF qu’il y a un renouveau de l’antisémitisme, voire qu’on est à la veille d’une «nouvelle nuit de cristal» est très exagéré.

Bien sûr, l’antisémitisme n’a pas disparu. Il reste essentiellement lié à l’extrême droite, mais même les antisémites les plus obsessionnels ne rêvent plus à un «remake» du génocide. Ils préfèrent nier ou minimiser son ampleur.

Et «l’unicité» du génocide ? Primo Levi parlait de «l’indicible». Il est extrêmement rare dans l’Histoire de voir l’Etat le plus puissant du moment engager tous ses moyens pour exterminer des millions de personnes, même quand cela ne lui apporte rien en terme financier ou militaire. Parler de génocide n’a qu’un seul intérêt : analyser les causes, décrire le processus pour qu’il n’y ait «plus jamais cela», permettre aux rescapés et à leurs descendants de revivre. Or il y a eu d’autres génocides (Cambodge, Rwanda, Bosnie). Et il y a surtout eu des politiciens sans scrupules qui ont fait du génocide leur «fond de commerce» alors qu’ils n’ont aucun droit et aucun titre pour s’approprier cette mémoire. Il y a des «intellectuels» français (BHL, Glucksmann, Finkelkraut, Lanzmann…) qui font croire qu’au Proche-Orient la victime est israélienne, éternel retour de la persécution millénaire.

Certains qui voient l’antisémitisme partout sont étrangement discrets pour condamner le racisme anti-arabe dans un Etat qui se dit Juif. Que dire du rabbin Ovadia Yossef, dirigeant du Shass pour qui les Palestiniens sont des serpents ou des propos du ministre Vilnaï promettant une «Shoah» aux habitants de Gaza enfermés dans un laboratoire à ciel ouvert ? Des transféristes Avigdor Liberman ou Raffi Eitam qui prônent tous les jours la déportation des Palestiniens ? Du rabbin Rosen, représentant des colons, qui déclare tranquillement «que les Palestiniens sont des Amalécites et que la Torah autorise qu’on les tue tous, leurs femmes, leurs enfants, leur bétail» ? Dans tout pays démocratique, de telles déclarations conduiraient leurs auteurs au tribunal. Mais Israël est une démocratie pour les Juifs. Pour les autres, c’est l’Apartheid, c’est une forme de sous citoyenneté incompatible avec le droit international. Il faudrait aussi parler du racisme des soutiens inconditionnels à Israël, par exemple quand Roger Cukierman a osé dire que Le Pen au deuxième tour, c’était un avertissement pour les musulmans.

En Israël, il y a une obsession de la démographie (que les Juifs soient plus nombreux que les Palestiniens). Du coup, sont considérés comme «Juifs» des dizaines de milliers de personnes qui n’ont rien à voir avec le judaïsme : des Ethiopiens chrétiens qu’on dit «cousins» des Falachas, des Amérindiens du Pérou convertis au judaïsme et installés dans des colonies mais surtout des ex-soviétiques qui ont quitté un pays en perdition. D’où l’existence de sites antisémites en Israël.

Quand sionisme et antisémitisme se nourrissent l’un l’autre.
Le sionisme a besoin de la peur. Il a besoin d’une fuite en avant qui lui donnerait du temps pour consolider ses conquêtes. Il a besoin de slogans simplistes du genre «nous n’avons pas de partenaire pour la paix» ou «Le Hamas, le Hezbollah et l’Iran veulent détruire Israël» pour obtenir un consensus derrière la poursuite de son projet colonial et son refus de reconnaître les droits des Palestiniens. Inversement, celles et ceux qui soutiennent les Palestiniens (et encore plus les Juifs qui au nom de leur J se sont engagés dans ce combat) doivent avoir pour souci et pour but la «rupture du front intérieur» aussi bien en Israël que dans les «communautés juives organisées», c’est-à-dire la fin du soutien inconditionnel à une politique criminelle contre les Palestiniens (et suicidaire à terme pour les Israéliens). Vaste programme sans doute dont l’issue est hélas lointaine.

Il n’empêche : toute manifestation d’antisémitisme n’est pas seulement immorale, elle porte un coup grave à la cause palestinienne. Ce n’est pas nouveau. L’antisémitisme des pays de l’Est a renforcé Israël en terme politique (le sionisme a remplacé le communisme comme idéologie des Juifs d’Europe Orientale) et en termes humains avec l’arrivée massive des Juifs soviétiques. De même, non seulement les principaux dirigeants des Pays Arabes se sont montrés bien peu solidaires des Palestiniens pendant la guerre de 48 ou celles qui ont suivi, mais leur complicité avec les sionistes dans l’émigration d’un million de Juifs du monde arabe a été un coup de poignard dans le dos de la cause palestinienne.

La guerre du Proche-Orient n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire. Elle porte sur des principes universels : l’égalité des droits, le refus du colonialisme. Ceux qui (comme les sionistes) mélangent sciemment juif, sioniste et israélien pour attribuer aux Juifs les tares du sionisme ne sont pas nos amis. Les Palestiniens l’ont parfaitement compris à l’image de Mahmoud Darwish, Edward Saïd et Elias Sanbar qui s’étaient opposés à un colloque négationniste organisé à Beyrouth par Roger Garaudy. Bien sûr, au nom de «l’antiisraélisme», pour reprendre un terme d’Edgar Morin, on trouve dans le monde arabe ou en Iran des gens qui diffusent le «Protocole des Sages de Sion» ou qui organisent des colloques révisionnistes comme celui de Téhéran. On trouve en France quelques rares personnes issues de l’immigration qui singent l’extrême droite en reprenant les stéréotypes antijuifs. Ces judéophobes confondent aussi juif et sioniste. Bien sûr, on ne peut pas nier que le sionisme ait «une part de l’héritage juif». Une part seulement. Rappelons une anecdote : en 1948, Menachem Begin veut visiter les Etats-Unis. Les plus grands intellectuels Juifs américains avec en tête Hannah Arendt et Albert Einstein écrivent à Truman en lui disant que Begin est un terroriste et qu’il faut l’arrêter ou l’expulser. À l’époque, le judaïsme, c’est encore très majoritairement Arendt ou Einstein, ce n’est pas Begin. Les assassins Nazis s’en sont pris aux parias des shtetls (****) ou à des gens comme Arendt ou Einstein, insupportables parce qu’universalistes. L’antisémitisme n’a pas frappé les tankistes israéliens.

Il existe en petite minorité dans les rangs de ceux qui soutiennent la Palestine des gens qui imaginent que puisque l’Etat d’Israël se justifie au nom du génocide, c’est que celui-ci n’a pas existé ou qu’on exagère beaucoup à propos des 6 millions de morts (En fait les dernières recherches historiques sur la «Shoah par balles» tendraient à dire le contraire, le nombre des morts est peut-être supérieur). Il y a des militants qui reprennent les élucubrations d’Israël Shamir, soviétique émigré en Israël qui a repris les délires antisémites sur les crimes rituels commis par les Juifs mais qui est totalement inconnu dans les rangs des anticolonialistes israéliens ou des militants palestiniens. Pour Shamir, le problème, ce n’est pas le sionisme, c’est le judaïsme.

Certains militants parfaitement honnêtes pensent qu’on doit laisser librement s’exprimer toutes les critiques contre Israël, y compris les critiques antisémites. Je pense que ces militants se trompent et que les antisémites ne sont pas seulement d’odieux racistes, ils renforcent aussi le sionisme qu’ils s’imaginent combattre. Ils alimentent le réflexe de peur qui est un carburant indispensable pour le sionisme. Lutter contre l’impunité d’Israël est une priorité qui est l’exact inverse d’une telle démarche : les sionistes veulent clore l’histoire juive. Ils prétendent qu’il n’existe qu’une seule voie, la leur. Ils prétendent représenter l’ensemble des Juifs, ils parlent en leur nom, ils ont le rêve fou de les faire tous «monter» vers Israël. Ils prétendent que toute critique d’Israël est forcément antisémite alors qu’au contraire leur politique provoque un nouvel antisémitisme. Cette politique remet en cause plusieurs siècles de lutte des Juifs pour l’égalité des droits et la citoyenneté. Les antisémites qui mélangent sciemment juif et sioniste vont exactement dans le même sens. Ces deux courants se nourrissent l’un l’autre.

Soutenir concrètement les Palestiniens et dénoncer inlassablement l’impunité d’Israël qui permet la fuite en avant criminelle doit donc s’accompagner d’une dénonciation du sionisme qui est un obstacle à la paix et d’une dénonciation de l’antisémitisme qui n’est pas seulement un racisme odieux (comme tous les racismes). Il renforce aussi ce qu’il prétend combattre.

Les militant-e-s ont aussi une tâche plus difficile à remplir : « déconstruire » toutes les manipulations de la mémoire et de l’identité qui prolongent cette guerre.


http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6829

http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=394
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  Citer Nikolaï Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2008 à 11:50


Israël a fermé ses points de passage avec la bande de Gaza pour une période indéterminée, en guise de réponse aux tirs de roquettes palestiniens de la veille, annonce un responsable de la défense.

Ces passages auraient dû rouvrir mercredi à 08h00 (05h00 GMT) pour permettre l'entrée dans le territoire palestinien de vivres et autres biens de première nécessité dans le cadre de la trêve négociée par l'Egypte et entrée en vigueur jeudi dernier.

Mais le chargé de liaison militaire israélien, Peter Lerner, a annoncé qu'ils demeureraient fermés jusqu'à nouvel ordre. "Toute réouverture sera faite en accord avec des préoccupations de sécurité", a-t-il dit.

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas dans la bande de Gaza, a accusé l'Etat hébreu de faire preuve de mauvaise foi par cette décision, qualifiée de "violation de l'accord d'apaisement à Gaza". La veille, Abou Zouhri avait exhorté toutes les factions palestiniennes à respecter le cessez-le-feu.

Le Djihad islamique a revendiqué mardi plusieurs tirs de roquette dans le sud d'Israël, en violation de la trêve, pour riposter à la mort d'un de ses commandants, tué par l'armée israélienne en Cisjordanie, qui n'est pas concernée par l'accord de trêve.

Le groupe armé a également menacé mercredi de lancer d'autres attaques en réponse à un incident survenu dans la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël.

Le Djihad islamique accuse l'armée israélienne d'avoir blessé par balle un paysan palestinien travaillant dans un champ près du village de Khouza.

De source médicale palestinienne, on indique que l'homme a été blessé à une jambe mais aucune source indépendante n'a confirmé qu'il s'agissait de tirs des forces israéliennes. A Tel Aviv, une porte-parole de l'armée israélienne a déclaré qu'elle n'avait pas connaissance de cet incident.

"Nous riposterons à toute violation sioniste en temps voulu", a déclaré un porte-parole du Djihad, Abou Hamza.

Nidal al Moughrabi, Dan Williams, version française Jean-Stéphane Brosse
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2008 à 20:35
Un témoignage d'un député palestinien qui parle du traitement infligé par l'armée nazie israëlienne aux Juifs Palestinniens.
 
Israël nous punis car nous refusons de mourir.
 
Un perlement aire palestiniens récemment libéré des prisons israëlienes a accusé Israël "d'adopter des tactiques nazies" et de les appliquées aux prisonnier Palestiniens. Bassem al Za’arir , 45 ans , habitant de la ville de Sammou au sud est d'Hébron , gagnat d'un siège aux éléctions du conseil législatif palestinien de Janvier 2006.
 
Cependant , peu de mois âprès , Za’arir et des douzaines de parlementaires , ministres de cabinets , maires et autres fonctionnaires élus d'orientation islamiques furent violement séquestrés par des soldats israëliens comme part d'un comportement généralisé contre les suivants et les sympatisants de Hamas.
 
Israël déclara que les séquestrés sont une réponse à la capture d'un soldat de l'armée d'occupation israëlienne par une partie des combattant Palestiniens pour la liberté. Cependant le Hamas soutien que l'aversion juive devant l'Islam fut le principal motif qui impulsa ce comportement , qui implique aussi l'arrestation de milliers de supposés activiste islamiques ainsi que la fermeture et la confiscation de nombreuses institutions éducatives et d'assistances islamiques.
 
Un absurde système judiciaire
 
Al-Za’arir qualifie sa détention de 24 heures comme "une immense experience traumatique".
 
"Si un quelconque tribunal d'un quelconque endroit du monde avait juger mon cas , je ne serais pas rester en prison un seul jour. Mais Israël et justice sont un scandaleux oxymore. Et je pense que les Israëliens mêmes sont conscient de ce scandale."
 
Le perlementaire palestininen dit que , a un moment détérminé , le procureur l'a confondu avec une autre personne et prétendait le punir pour les violations perpetrées par autrui.
 
"Je ne sais comment décrire le système judiciaire israëlien. Imaginez qu'on veuillent ml'accuser pour les déclarations faites par Mahmoud al Zahhar (autre dirigeant du Hamas à Gaza) à la chaîne de télévision al-Jazeera , comme si j'était responsable de toutes les paroles prononcées par toutes les personnes et dirigeants qui ne plaisent pas à Israël."
 
Al-Za’arir dit que la principale raison derrière l'incarcération collective de douzaines de parlementaires , maires et ministres de cabinets est de "punir le peuples palestinien pour avoir élus toutes ses personnes."
 
Sont message est très clair , nous somme au dessus de vous et au dessu de votre volonté nationale et qu'Israël , et seulement Israël , a la dernière parole , et que c'est Israël , pas le peuple Palestinien , qui décide qui représentent les Palestiniens.
 
Al Za’arir dit que les accusations présentées contre presque tous les séquestrés sont absolument semblables.
 
"M'accuser d'appartenir à une organisation anti-israëlienne qui est agit contre les intérêts d'Israël et d'être une menace supposée pour la sécuritée où nous vivons."
 
Il décrit les accusations comme "préparées , imprécise et fausses".
 
"Quand je dis au juge que j'ai participé à une éléction que le gouvernement israëlien a approuvé et que si la participation à ces éléctions va contrte la loi , Israël doit éclaircir préalablement qu'en pense a arrêter tous ceux qui participe à ces éléctions."
 
"Cependant , le procureur général de l'armée israëlienne soutien que le gouvernement israëlien a le droit de changer retrospectivement son opinion. Alors , il nous dit que nous avons été arrêtés en représaille à la capture de Gilad Shalit."
 
Violence répandue.
 
Al-Za’arir défini le traitement appliquer aux prisonnier Palestiniens "d'éssentiellement bestial".
 
"Ils nous traitaient éxactement comme les nazis traitaient les juifs durant le seconde guerre mondiale. Oui , il n'y avait pas de chambre à gaz , mais la mentalité , la rancoeur et la virulente hostilité est la même. La forme de traitement des prisonnier Palestiniens est planifiée pour humilier , insulter , traumatiser et causer tant de douleur psychologique et émotionelle qu'il est possible."
 
Citant , comme exemple , les registres de prisonniers dénudés qui y sont soumis de temps en temps.
 
Il signale que Aziz Duweik , porte parole du conseil législatiff palestinien , fue enchaîné comme s'il était un dangereux criminel.
 
Duweik , proffesseur de planification urbaine , formé aux Etats-unis , fut violament séquéstré de sa maison à Ramala , il y a presque vingt mois. Les troupes israëliennes rasant et pillant son foyer.
 
"Il n'y a pas de justice , ni de décence , ni de civisme dans le système judiciaire israëlien qui ne respecte pas les Juifs en général et les Palestiniens en particulier. Oui , traitant son propre peuple (les Juifs) en accord avec la loi , mais la loi s'arrête là où commence les droits des Palestiniens. Nous sommes en dehors de la protection de la loi , nos vies et droits dépendent presque complètement de l'humeur et des caprices de la Shin Bet (la principale agence de renseignement intérieur israëlienne)."
 
Le parlement palestinien est puni avec la technique de torture du "voyage de la mort"  qui consiste à faire voyager les prisonniers des centaines de kilomètres dans tout Israël confiné dans une chambre crasseuse ressemblant à un four , attaché au dessus d'une voiture.
 
"Imaginez l'agonie d'être mis jusqu'à 24 heures dans une chamlbre crasseuse à haute température et pratiquement sans oxygène. C'est un authentique calvaire."
 
Israël retiend actuelement 12 000 prisonniers politiques et de la résistance palestinienne , la majorité sans accusations ni jugement.
 
Beaucoups de détenus sont des professionnels de haut niveaux , comme professeurs d'université , docteurs , maîtres et journalistes , qui furent arrêtées pour leur opposition , non violente , à l'occupation israëlienne.
 
Dans les dernières années Israël a appliquer chaque fois plus la dénomée détention adinistrative , pour laquel un activiste politique palestinien determiné et critique de l'occupation israëlienne peut être emprisonné jusqu'à neuf ans sans accusation ni procès.
 
(En espagnol)


Edité par T 34 - 25 Jun 2008 à 20:36
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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