Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > International

Palestine / Israël - Actu

 Répondre Répondre Page  <1 62636465>
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2013 à 21:06

Les Palestiniens accusent Israël de boycotter le dialogue de paix

Palestine, 12 août, (RHC).- L'Organisation pour la Libération de la Palestine a dénoncé le fait qu'Israël tente de boycotter les négociations de paix, dont le début est fixé mercredi, par l'annonce de la construction de plus de 1200 logements dans les territoires occupés.

Un communiqué diffusé par le négociateur palestinien Mohamed Shtaye signale qu'Israël tente d'empêcher la tenue de ces conversations et de saboter ainsi les efforts internationaux pour la reprise du dialogue.

Le négociateur palestinien a fait savoir que Tel Aviv continue d'utiliser les négociations comme un rideau de fumée pour ses activités de construction de colonies juives. Il a exhorté la communauté internationale à mettre fin à l'impunité d'Israël.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Aug 2013 à 19:21

Washington arme « Tel Aviv » pour exercer des pressions sur le nouveau président iranien

 
 

Dans le cadre de ses tentatives menées pour faire pression sur le nouveau président iranien, Hassan Rohani, le président américain Barak Obama emprunte deux voies contradictoires : en acceptant de livrer à l’entité sioniste de nouvelles armes développées, B. Obama espère pousser le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à renoncer à ses obsessions d’attaquer l’Iran. Se sentant aussi fort, ce dernier, estime B. Obama, relancerait les négociations avec les Palestiniens.

Parallèlement, le président américain tente d’exercer des pressions sur son homologue iranien et de l’inciter à assouplir la position de Téhéran à l’égard du dossier nucléaire et des négociations avec le G6 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).

« Afin d’empêcher M. Netanyahu de frapper les installations nucléaires iraniennes et déclencher une guerre au Moyen-Orient, M. Obama fournit les armes nécessaires à Israël », affirme un diplomate européen. « Cela est susceptible de convaincre la nouvelle administration iranienne de ne pas chercher à se doter de la bombe nucléaire », ajoute-t-il.

« Il ne reste que de nous persuader nous-même, poursuit le diplomate, que nous pourrons armer "Tel Aviv" pour exercer des pressions sur Téhéran convaincre le président russe Vladimir Poutine d’exercer des pressions sur ses alliés iraniens ».

« Ce plan américain a été conçu en mars dernier lors de la visite de B. Obama à al-Qods occupée (Jérusalem) », confie un diplomate français, ajoutant que le président américain a insisté sur la solidité de son alliance avec M. Netanyahu, dont ce dernier a douté pour de longues années.

Et le diplomate de poursuivre : « C’est pour ce même objectif que le ministre de Guerre israélien Moshe Yaalon s’est rendu le 14 juin dernier à Washington et s’est entretenu avec son homologue américain Chuck Hagel. »

Selon la même source, aucun écueil financier n’entrave le plan d’armement. Outre les aides militaires annuelles de 3 millions de dollars, Washington a décidé de fournir à « Israël » une somme de 37 milliard de dollars distribués sur 15 mois.

« Parmi les équipements offerts à Israël, figurent des avions avancées F35, des radars, des batteries anti-aériennes et d’autres anti-missiles, des chars, des missiles sol-air ainsi que des avions C-135 Stratolifter dédiés au ravitaillement en vol », indique le diplomate.

En dépit de ce soutien américain stratégique, le chef de la diplomatie américaine John Kerry, a tenté, pendant 20 heures, de convaincre M. Netanyahu de geler la colonisation en Cisjordanie occupée, en vain. Le PM sioniste a refusé de renoncer à la construction de nouveaux logements dans les implantations, anéantissant ainsi les soi-disant retombées positives des négociations sur la cause palestinienne.

Source : Al-Ahed, traduit par l’équipe du site


John Kerry devrait être traité pour ce qu’il est : un escroc ! (The Independent)

 
 

Kerry n’est pas simplement de leur côté. Il va tout faire pour la « paix » aux conditions du gouvernement israélien.

John Kerry n’a-t-il pas de honte ? D’abord, il câline les Palestiniens et les Israéliens jusqu’à pouvoir annoncer la reprise d’un « processus de paix » auquel les Palestiniens n’accordent aucune confiance et dont les Israéliens ne veulent pas. Alors qu’Israël annonce qu’il va construire 1200 nouveaux logements pour les Juifs - et les Juifs seulement - sur la terre palestinienne occupée, Kerry explique maintenant aux Palestiniens - ceux qui sont occupés et en position de faiblesse - que le temps jouent contre eux s’ils veulent un État à eux.

Toute autre « homme d’État » impliqué dans tout autre conflit, qui dirait à un peuple occupé que s’il ne fait pas la paix avec ses occupants, il se ferait encore voler encore plus de sa terre, serait considéré comme un paria, un escroc, un criminel. Mais non. John Kerry annonce que les colonies juives illégales - ou « implantations » comme il aime à les appeler et comme le fait la presse complaisante avec Israël - sont « illégitimes ». Je crois qu’il voulait dire dans sa tête « illégales ». Mais ce n’est pas grave. Au cours des 10 premières années du « processus » d’Oslo, le nombre d’Israéliens installés sur des terres volées aux Palestiniens a doublé pour atteindre 400 000. Pas étonnant que Kerry murmura à propos de la dernière annonce de vols de terres par Israël, que c’était « dans une certaine mesure [sic] prévu ».

Bien sûr que ça l’était ! Israël a pris le dessus sur les trouillardes administrations américaines depuis des décennies, ignorant l’embarras de Washington qui se tortille à chaque fois qu’Israël s’accapare des terres sur les propriétés d’autrui. Les accords d’Oslo, rappelez-vous, prévoyaient une période de cinq ans durant laquelle les Israéliens et Palestiniens s’abstiendraient de prendre « toutes les mesures unilatérales qui pourraient préjuger du résultat des négociations ». Israël a tout simplement ignoré cela. Comme il le fait toujours. Et qu’est-ce que Kerry conseille aux Palestiniens ? Qu’ils ne devraient pas « réagir négativement » !

C’est absurde. Kerry doit savoir - comme l’ONU et l’UE le savent - qu’il n’y a pas la moindre chance d’une « Palestine » existant comme un État, parce que les Israéliens ont déjà volé trop de terres en Cisjordanie. Quiconque se promène dans les territoires occupés se rend compte à la fois (sauf si on est politiquement aveugle) qu’il y a autant de chance de construire un État en Cisjordanie - dont la carte des colonies et des zones non colonisées ressemble au pare-brise fracassé d’une voiture - que de voir le retour de l’Empire ottoman.

Et Kerry ? C’est un homme dont chaque déclaration doit être affublée su mot « sic ». Prenez, par exemple : « Nous savions [sic] qu’il y allait y avoir une poursuite de certaines [sic] constructions [sic] dans certains endroits [sic], et je pense que les Palestiniens comprennent cela. » Je suppose qu’il doit y avoir un « sic » après « comprennent » aussi. Et puis Kerry nous dit que « cela » - il parle du vol des terres - « souligne, en fait [sic nouveau], l’importance de se rendre à la table [des négociations] ... rapidement ». En d’autres termes, faites dès aujourd’hui ce qu’on vous dit, ou nous allons laisser les Israéliens vous arracher encore plus de terres. Dans le monde normal, cela s’appelle du chantage...

Puis vint le mensonge ultime : que la « question des colonies » sera « mieux résolue en résolvant le problème de la sécurité et des frontières ». Une profonde idiotie ! Les colonies - ou établissements, comme Kerry qualifient ces vols - ne sont pas décidées par Israël en raison de la « sécurité » ou des « frontières », mais parce que la droite israélienne, qui continue de dominer l’administration Netanyahu, veut la terre pour elle-même . Certains Israéliens ne sont pas de cet avis. Ils voient la bassesse de ces vols de terres et les condamnent. Ils méritent la paix et la sécurité que le monde leur souhaite, mais ils ne l’obtiendront pas avec la colonisation, et ils le savent.

Et Kerry n’est pas de leur côté. Il va tout faire pour la « paix » aux conditions du gouvernement israélien. Et les Palestiniens - « mis en cage, enfermés » - ont appris à se taire et à prendre ce qu’on voulait bien leur laisser. Et ils recevront quelques petits morceaux. Vingt-six prisonniers âgés seront remis aujourd’hui en liberté. Des miettes pour Abbas et ses joyeux drilles. Mais plus de colonies pour Israël, un pays qui n’a pas encore dit à John Kerry - ni à nous - où se trouvait sa frontière orientale. Sur l’ancienne « ligne verte »de 1967 ? Le long de « la ligne » de colonies à l’est de Jérusalem ? Ou le fleuve Jourdain ? Mais pour Kerry, c’est « vite, vite, vite ». Réservez vos places dès maintenant, ou ce sera bientôt à guichets fermés. Quel est le prix pour une « Palestine » ?

Robert Fisk

* Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : La grande guerre pour la civilisation : L’Occident à la conquête du Moyen-Orient.

13 août 2013 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/voices/comment/robert-fisk-any-other-stat...

Traduction : Info-Palestine.eu http://www.info-palestine.net/spip.php?article13846


L'ONU ratifie l'illégalité des colonies israéliennes en territoire palestinien

Nations Unies, 13 août (RHC-PL)-Le porte parole officiel adjoint de l'ONU Eduardo del Buey, a ratifié l'illégalité des colonies juives construites dans les territoires palestiniens occupés.

Au cours d'une conférence de presse il a confirmé la réponse du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, devant l'annonce du gouvernement de Tel Aviv au sujet de la construction de plus de 1 000 nouvelles édifications de ce type.

Les prétentions des autorités d'Israël portent atteinte aux négociations de paix avec la Palestine, relancées en juillet dernier à Washington.



Edité par T 34 - 14 Aug 2013 à 22:38
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2013 à 18:39

Quand Tel-Aviv négocie, c’est à coups de bulldozers

L’annonce par les autorités israéliennes d’un programme de construction d’un millier de logements dans des colonies à Jérusalem-Est menace la reprise des négociations avec les Palestiniens.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes qui doivent reprendre aujourd’hui à 
Jérusalem, après une interruption de trois ans, s’annoncent sous de très mauvais auspices. Après avoir annoncé dimanche le lancement d’un appel d’offres pour la construction de 1 187 logements en Cisjordanie et dans plusieurs quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur État, le gouvernement israélien du premier ministre, Benyamin Netanyahou, a récidivé hier.

Israël a autorisé la mise en chantier de 942 logements à Gilo, un quartier situé dans la partie de Jérusalem annexée par Israël, et qui jouxte la localité palestinienne de Beit Jalah en Cisjordanie. Plus de 200 000 Israéliens vivent déjà dans des quartiers de Jérusalem-Est.

Selon un responsable de la Paix maintenant, une ONG opposée à la colonisation, la municipalité de Jérusalem pourrait décider ultérieurement la mise en route d’un autre programme de 300 domiciles à Gilo. Afin de permettre la reprise du dialogue israélo-palestinien, les autorités palestiniennes avaient accepté de cesser d’exiger un gel des constructions dans les colonies israéliennes comme préalable à toute discussion sur le futur contour d’un État palestinien.

Cette nouvelle annonce est intervenue alors que le gouvernement israélien s’apprête à libérer 26 prisonniers palestiniens, conformément à l’accord passé entre les deux parties sur la reprise du processus de paix. Selon les médias israéliens, la reprise des colonisations est un gage donné pour calmer l’aile dure de la coalition gouvernementale. Le parti nationaliste Foyer juif ainsi que des ministres du Likoud, la formation de droite du premier ministre, Benyamin Netanyahou, font pression pour poursuivre la colonisation afin de rendre impossibles tout retrait de Cisjordanie ou toute concession sur Jérusalem-Est.

tout faire pour saboter

« C’est une décision terrible qui relève de la provocation envers les Palestiniens, les Américains et le monde entier qui s’opposent tous à la poursuite de la colonisation », a déclaré à l’AFP Yossef Pepe Alalu, maire adjoint de Jérusalem et conseiller municipal, au nom de l’opposition de gauche. « Le gouvernement fait tout pour saboter les négociations avant même qu’elles débutent », a déploré de son côté 
Lior Amihai, le responsable de la Paix maintenant.

Les responsables palestiniens dressaient le même constat. « L’extension de la colonisation est sans précédent par son ampleur et viole les engagements pris par les États-Unis auprès des Palestiniens avant le début des négociations », a affirmé à l’AFP Yasser Abed Rabbo, un haut responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Artisan de la reprise du processus de paix au Proche-Orient, le secrétaire d’État américain John Kerry a demandé aux Palestiniens de « ne pas réagir négativement » et de « retourner vite à la table » des négociations.

Damien Roustel



Edité par T 34 - 15 Aug 2013 à 21:42
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Aug 2013 à 17:10

Des enfants palestiniens au travail dans les colonies israéliennes

 
 

Des témoins rapportent que certains enfants ne touchent que 25% du salaire qui leur est dû.



  Un jeune Palestinien récolte des poivrons dans une colonie israélienne  [Ma'an Development Centre/Al Jazeera]

 
Vallée du Jourdain, territoires palestiniens occupés : des silhouettes minces, d’aspect chétif, vont et viennent dans les vergers ; elles cueillent et nettoient des fruits et des légumes, les mettent dans des caisses avant de les charger dans des camions. Tels des automates, des enfants palestiniens travaillent chaque jour de 5 heures du matin à 2 heures de l’après-midi dans les colonies israéliennes illégales de la vallée du Jourdain pour soutenir leur famille. Ils ont laissé loin derrière eux l’idée d’une scolarité.
 
Ismaïl a juste 16 ans, mais il n’est pas allé au collège et maintenant il travaille dans la colonie d’ Argaman pour aider à vivre sa famille de 12 personnes et payer les études de son frère aîné. Il travaille jusqu’à 8 heures par jour, parfois 7 jours par semaine, selon la saison.
« Je voudrais bien retourner à l’école, plus tard, j’espère avant qu’il ne sera trop tard pour terminer mes études», dit Ismaïl, originaire du village d’Al Tsoubaïdat dans la vallée du Jourdain. « Pour le moment c’est impossible, le plus important c’est de gagner de l’argent pour ma famille. »
 
10 à 20 000 Palestiniens travaillent dans les colonies de la vallée du Jourdain, leur nombre dépend de la saison, d’après le Centre Ma’an pour le développement, une organisation pour le développement des capacités dont le siège est à Ramallah. Les enfants représentent 5 à 10% du total. Ces enfants soit vivent dans la vallée du Jourdain - par exemple à Al Fasayil, al Jiftlik et Al Tsoubaïdat - soit viennent du reste de la Cisjordanie, en particulier des collines au sud d’Hébron, où les conditions de vie sont très dures, le chômage élevé et l’eau rare. Le plus souvent les enfants accompagnent des adultes de la famille déjà employés là.
 

Décrochage scolaire

Les enfants quittent le collège à 15 ou 16 ans parce que travailler dans les colonies constitue le seul moyen de survie pour eux et leur famille.
 
« La plupart des jeunes considèrent le travail dans les colonies comme la seule possibilité de vivre mieux », dit Cris Michael, coordinateur au Ma’an Development  Center. « Il existe de nombreux cas d’hommes âgés de 30 à 40 ans qui travaillent dans les colonies depuis l’âge de 14 ans.»
 
Le nombre élevé de jeunes quittant l’école est lié au système éducatif carencé de la vallée du Jourdain, encore aggravé par un manque d’infrastructures adéquates et le nombre élevé d’enfants scolarisés.
 
Selon un rapport de Ma’an, « durant l’année scolaire 2011-2012, près de 10 000 enfants scolarisés dans la zone C l’ont été dans des tentes scolaires, des caravanes ou des cabanes en tôle - exposées sans isolation au froid et à la chaleur. En outre, un tiers des écoles de la zone C ne disposent ni d’une eau de bonne qualité ni de sanitaires. »
 
C’est pourquoi les enfants finissent par atterrir dans les colonies, poussés par leur famille ou de leur propre mouvement. Mohammed, 16 ans, vient d’Al-Fasayil et travaille dans la colonie toute proche de Tomer ; l’été, il cueille et emballe des poivrons doux et l’hiver, il travaille dans une plantation de palmiers dattiers.
Mohammed a quitté l’école parce qu’il lui semblait que gagner de l’argent était un meilleur choix que terminer l’école. « L’école ne me prépare pas à l’avenir », dit-il, «  Tant de gens vont à l’université et ne trouvent pas de travail. Pour moi ce sera la même chose.»
 
Ce phénomène se rencontre surtout dans la vallée du Jourdain : 95% du territoire font partie de la zone C, que les accords d’Oslo ont placée totalement sous administration et contrôle israélien. La région est soit truffée de colonies ou de zones militaires interdites, soit classée « réserve naturelle ».
 
« Une foule de villages palestiniens sont propriétaires de terres agricoles en zone C, ce qui signifie que les paysans palestiniens doivent demander des autorisations pour aller sur leurs terres - et seulement à certaines heures. Et ils n’ont droit qu’à certains outils agricoles. C’est à dire qu’ils ne peuvent  concurrencer les colons à l’exportation, ni pour le prix, ni pour la qualité, » dit Michael. « Donc ils afferment leurs terres et vont eux-mêmes travailler dans la colonie la plus proche. »
 
En raison de son sol fertile et de ses abondantes ressources en eau, la vallée du Jourdain était le grenier à blé potentiel de la Cisjordanie. Mais très peu de terres et d’eau sont accessibles aux Palestiniens ; ils ne disposent que de 5% de la superficie. Leurs dures conditions d’existence sont la conséquence directe de l’accaparement des terres par les Israéliens et du contrôle exercé sur les ressources hydrauliques. Et pour finir, le mur contraint les Palestiniens à travailler dans les colonies illégales.

Violations du code du travail

La vallée du Jourdain compte 60 000 Palestiniens autochtones, alors que 95 00 Israéliens y occupent 37 colonies, d’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU. Une fois captifs de ces colonies, les enfants au travail font du nettoyage, cueillent et emballent fruits et légumes par des températures qui peuvent atteindre 50° en été et perçoivent entre 50 et 90 NIS (10 à 18 €) de salaire pour des journées de 8 à 9 heures.
 
Leur misérable salaire représente 25 à 50% de ce qui leur est dû d’après le code du travail israélien, qui prévoit un salaire horaire minimal de 23,12 NIS (5,75 $4,87 €), une assurance sociale et des congés de maladie. Les travailleurs palestiniens n’ont rien de tout cela. Mais selon Kav LaOved, un groupe israélien militant pour le droit du travail, les employeurs israéliens des colonies et zones industrielles de Cisjordanie continuent sur leur lancée à dénier largement leurs droits aux travailleurs palestiniens. Il est possible à ces employeurs de violer ainsi les droits des Palestiniens en Cisjordanie parce qu’il n’existe pas de loi réprimant cette catégorie de délinquants.
 
Un officier israélien, porte-parole du Coordinateur des activités du gouvernement dans les territoires, une instance miliaire compétente pour les problèmes civils dans les territoires occupés, dit tout ignorer de ces problèmes d’enfants au travail ; personne n’a porté plainte.

"Nous soulignons que l'administration civile ne délivre pas de permis de travail pour des Palestiniens de moins de 18 ans. Cest le ministère de l'Industrie, du Commerce et du Travail qui est chargé de ce genre de phénomènes", dit un communiqué du Coordinateur;

 

Mais le ministère déclare de son côté qu'il n'est pas autorisé à faire appliquer toutes les lois de travail dans ce qu'il appelle les territoires "disputés" de Cisjordanie, aussi bien en ce qui concerne les "Palestiniens et les résidnets non-palestiniens".

"Actuellement, la situation légale est telle que le ministère est seulement autorisé à faire appliquer la Loi sur le salaire minimal de 1987 et la Loi sur les travailleurs étrangers de 1991", dit un communiqué du ministère. "Le gros de la législation israélienne sur le travail n'est pas applicable aux résidents (Juifs, Arabes israéliens ou Palestiniens) vivant en Cisjordanie ".

Le ministère dit qu'il est en train de travailler étroitement avec le ministère de la Justice "pour changer la situation actuelle en amendant la législation pertinente appliquée par l'administration civile de manière à permettre que les lois d etravail soient appliquées dans les parties de la Cisjordanie contrôlées par Israël.  Nous espérons une percée qui permettra d'appliquer toutes les lois de travail dans les parties contrôlées par Israël avec toute l'autorité légale requise ".

photo_4

Des jeunes travailleurs à l'aube d'une longue journée de travail dans la colonie de Tomer. Photo Marta Fortunato, AIC

Les colons « ne sont au courant de rien »

La centrale syndicale palestinienne (Palestinian General Federation of Trade Unions, PGTFU), qui représente les travailleurs palestiniens, a qualifié ce phénomène de « problème compliqué qui exige des efforts de la part de nombreuses organisations.»
 
"Nous avons lancé une campagne pour éveiller les consciences à cette question", dit Khawla Elayyan, qui dirige le département travail des enfants du syndicat."Nous avons eu des réunions avec les familles, les élèves et les instances locales pour résoudre c eproblème. Mais il n'y a pas assez d'inspecteurs pour garantir qu'il n'y a pas d'enfants exploités. Et nous n'avons pas de juridiction sur les colonies israéliennes".
 
Très souvent c’est un entremetteur palestinien (ouasit) qui met en contact les enfants avec les colons et réclame ensuite à ceux-ci une somme d’argent, soit unique, soit mensuelle,  pour leur avoir procuré du travail. Lui aussi exploite les enfants. Les colons prétendent n’être au courant de rien et renvoient la responsabilité à l’entremetteur.
 
Les enfants étrangers à la région sont contraints à des conditions de logement épouvantables dans des hangars humides, parfois à 20 dans un seul espace. La vallée du Jourdain n’est pas susceptible de développement, bien que 85% de la population soit palestinienne, ce qui force ces enfants à dire : « Voilà ma vie, mon père ne peut pas travailler, mon frère est à l’université ; travailler dans les colonies est la seule possibilité pour survivre... »
 
Source: http://www.aljazeera.com/indepth/features/2013/07/2013719292523963.html
Date de parution de l'article original: 06/07/2013
Traduit par  Michèle Mialane
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Aug 2013 à 19:21

À l’ombre des provocs de Tel-Aviv

Le nouveau round de discussion israélo-palestinien s’est tenu dans le secret, tandis que les intentions israéliennes se précisent avec le fait accompli de la colonisation.

« Pas de photo, pas de communiqué », ont prévenu les autorités israéliennes. Et pas de date précise pour une nouvelle entrevue, sinon un lapidaire « bientôt » lâché côté israélien. Le nouveau round de discussions israélo-palestiniennes qui s’est tenu mercredi soir à Jérusalem n’a encore débouché sur rien de précis. Pourquoi pas de photo ? « Pour permettre aux équipes de négociateurs de travailler ensemble, sans pression médiatique », a défendu Mia Bengel, la porte-parole de la ministre de la Justice, Tzipi Livni, qui dirige la délégation israélienne.

construction de 942 logements

Ces discussions, qui ont duré cinq heures mercredi sans que l’on en sache véritablement le contenu, censées aboutir dans neuf mois sur un accord de paix sous l’égide de la diplomatie nord-américaine, ont commencé de façon tendue. À la libération de 26 prisonniers palestiniens, première vague de libérations attendues dans le cadre des discussions (une centaine devant intervenir d’ici les neuf mois que doivent durer les rencontres), s’est ajoutée l’annonce d’une nouvelle vague de colonisations avec un feu vert donné à la construction de 942 logements à Jérusalem-Est annexée, provoquant la colère des Palestiniens. « C’est une décision terrible qui relève de la provocation », a commenté Yossef Pepe Alalu, maire adjoint de Jérusalem et conseiller municipal, au nom de l’opposition de gauche. « La colonisation menace de provoquer l’effondrement des négociations avant même qu’elles débutent », a estimé également un haut responsable de l’OLP, Yasser Abed Rabbo. Auparavant, le gouvernement israélien avait donné son feu vert à la construction de 1 187 logements en Cisjordanie et dans plusieurs quartiers de colonisation de Jérusalem-Est, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur État.

Difficile de ne voir dans ces annonces qu’un simple signal adressé aux faucons de la coalition de Netanyahou après la libération de prisonniers israéliens, pour les calmer. C’est bien pour peser sur les discussions ; le ministre israélien du Logement, Uri Ariel, membre du Foyer juif, un parti nationaliste religieux opposé à la création d’un État palestinien, a précisé que les futures constructions auraient lieu dans des colonies isolées et pas seulement dans les blocs d’implantation où vivent la majorité des 360 000 colons installés en Cisjordanie occupée. Les dirigeants israéliens entendent annexer ces grands blocs de colonies dans le cadre d’un accord avec les Palestiniens, tandis que les colonies isolées pourraient être démantelées : sauf que leur peuplement rendra évidemment la chose plus difficile sur le terrain.

Les États-Unis et le camp démocrate surtout, qui aimeraient pouvoir se prévaloir d’un accord comme celui d’Oslo avant les élections de mi-mandat, tentent de maintenir les deux parties à la table. Et l’on songe justement à la terrible vidéo qui avait suivi les accords d’Oslo, où déjà Netanyahou, ne se sachant pas filmé, expliquait combien il n’entendait pas respecter l’accord, mais plutôt « mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 67 », jouant de toutes les ambiguïtés possibles sur la définition de ce qu’est pour Tel-Aviv une « zone de sécurité ». Et heureux du bon tour joué à l’allié américain.

Lionel Venturini

La solidarité refoulée à la frontière

Trois Jeunes communistes français, en voyage de solidarité avec la Palestine, ont été renvoyés en France par Israël en début de semaine. Ils dénoncent le racisme de l’État israélien.

« Entry Denied ». Le tampon apposé sur leur passeport est clair : les trois Jeunes communistes, refoulés à l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv en début de semaine, ne sont pas les bienvenus en territoire israélien. Parmi le groupe qui se rendait en Israël et en Cisjordanie pour un voyage de solidarité, organisé par le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF), comme tous les étés depuis plusieurs années, « nous sommes deux à avoir été retenus, les deux dont les noms avaient une consonance arabe », témoigne Mejdaline Mhiri, en charge des questions internationales du MJCF, dénonçant un tel « arbitraire ». « Quel est le nom de votre père ? Connaissez-vous du monde ici ? Comptez-vous aller en Cisjordanie ? Pourquoi êtes-vous venus ? » figurent parmi les questions inlassablement répétées auxquels ont dû répondre, pendant treize heures, les deux jeunes rejoints par l’un de leurs camarades que les autorités israéliennes ont été cherché dans le terminal alors que celui-ci avait déjà passé les contrôles. Après que leur engagement communiste a été découvert, ils ont ensuite été envoyés dans un centre de rétention proche de l’aéroport avant d’être renvoyés en France par le premier avion.

Si les autorités israéliennes étaient sur les nerfs cette semaine avec la reprise des pourparlers, de tels agissements ne sont pas rares alors que, faute d’aéroport, l’accès à la Cisjordanie ne peut se faire sans un passage par Israël. « Tous les jours, des dizaines d’hommes et de femmes du monde entier sont expulsés en raison de leurs origines, leur religion ou de leur militantisme », constate le MJCF, qui dénonce un « racisme d’État ». « Cette humiliation, cette logique sécuritaire, c’est ce que subissent quotidiennement des dizaines de milliers d’Arabes israéliens et les Palestiniens », ajoute-t-il. Malgré cette amère expérience, « notre détermination à poursuivre le combat n’est en rien entamée », assurent les Jeunes communistes qui comptent dès les prochains jours interpeller le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « pour connaître son avis sur l’expulsion de trois ressortissants français de l’État d’Israël sans raison apparente ». Au-delà, c’est leur solidarité avec la Palestine qu’ils entendent faire vivre avec une campagne « dénonçant les entreprises françaises qui font du commerce avec les colonies ».

Frédérique Mimoun



Edité par T 34 - 20 Aug 2013 à 02:05
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Aug 2013 à 18:27

Le Barça : messager de la paix ou agent du sionisme ?

 
 

Dans le cadre de son "Peace Tour", le FC Barcelone s’est rendu en Israël. Le président Sandro Rosell et la délégation catalane ont été reçus par Shimon Peres et Benyamin Netanyahu, respectivement président et premier ministre de l’entité sioniste. Les plus ingénus ou les plus fourbes ne manqueront pas de saluer l’initiative au nom de la paix tandis que d’autres se demanderont pourquoi le prestigieux club catalan va se compromettre dans une telle entreprise de propagande.

En dépit des récriminations que l’invitation au Camp Nou du soldat israélien Gilad Shalit avait suscitées, le F.C. Barcelone persiste et renforce même ses affinités électives avec l’Etat juif.

Le 7 octobre 2012, à l’occasion du clasico opposant le Barça à son éternel rival madrilène, le soldat israélien Gilad Shalit avait été invité ni plus ni moins dans la tribune présidentielle. Ce caporal tankiste, promu par la suite sergent-major, avait été capturé par un commando palestinien au sud de la bande de Gaza et détenu pendant cinq ans par la résistance palestinienne. Quelle sournoiserie que de présenter cette invitation pour anodine lors même qu’il s’agit d’un militaire officiant dans des territoires occupés illégalement depuis 1967 et non d’un citoyen lambda !

Face au tohu-bohu occasionné par cette invitation, le F.C. Barcelone avait convié trois Palestiniens, le footballeur Mahmoud al-Sarsak (incarcéré et mis en isolement pendant trois ans dans les geôles israéliennes) et deux représentants de la fédération nationale, à assister à cette rencontre de prestige. Ceux-ci ont éconduit catégoriquement cette invitation de compensation pour mettre en échec la tentative pathétique de normalisation d’Israël et de mise en équivalence des deux parties du conflit.

La manœuvre est subtile et insidieuse : le F.C. Barcelone prétend œuvrer pour « la paix et l’harmonie » en « cultivant des relations sportives entre les deux groupes ». Tout profit pour l’entité sioniste qui gagne en respectabilité et qui peut diluer sa responsabilité unilatérale en tant que force d’occupation.

La campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) rejette expressément de telles initiatives : « Les événements culturels et les projets impliquant des Palestiniens et/ou des arabes et des Israéliens promouvant un équilibre entre les deux côtés en présentant leurs récits respectifs comme s’ils étaient comparables ou basés sur la fausse supposition que les colonisateurs et les colonisés, les oppresseurs et les oppressés sont de manière égale responsables du « conflit », sont intentionnellement trompeurs, intellectuellement malhonnêtes, et moralement répréhensibles. De tels initiatives et projets qui cherchent à encourager le dialogue ou "la réconciliation entre les deux côtés" sans aborder les exigences de justice, promeuvent la normalisation de l’oppression et de l’injustice ».

La même tactique de la feuille de vigne a été employée durant la visite récente du club catalan à Tel Aviv. Les joueurs du F.C. Barcelone ont visité d’abord la basilique de la Nativité à Bethléem en Cisjordanie et rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas avant de se rendre dimanche au mur des Lamentations et d’être reçu par Benyamin Netanyahou et Shimon Peres. Ce dernier n’a pas manqué l’occasion pour exploiter l’image du Barça (qui compte plus de 350 millions de sympathisants à travers le monde) en les qualifiant de "messagers de la paix pour le Moyen-Orient" et en les incitant avec un cynisme appuyé à "marquer le but de la victoire au Camp Nou et le grand but de la paix".

Les recettes des deux séances d’entraînement sont destinées à la construction de la paix entre Israéliens et Palestiniens à travers les valeurs du sport, a annoncé le Barça dans un communiqué, persévérant dans la même rhétorique pseudo-humaniste. Sandro Rosell a même fait l’éloge du président israélien, déclarant aux journalistes, que Shimon Peres est un homme qui « a beaucoup fait pour la paix ».

La manoeuvre a été éventée par le même Rosell qui a déclaré : « il est aujourd’hui de bon ton d’être toujours dans la demi-mesure : si on aime bien Israël, il faut montrer qu’on aime bien aussi les Palestiniens. Sinon, on ne fait rien pour personne ».

Cette visite en territoires occupés ressemble à une visite dans les camps de concentration avant d’aller serrer la main du Führer dans le Berghof. Il n’est pas sûr que mettre sur un pied d’égalité le bourreau et la victime soit la voie la plus opportune pour promouvoir la paix. Le Barça est plus qu’un club. Effectivement, ce club s’est converti depuis ses accointances avec le Qatar et Israël en machinerie politique instrumentalisée abondamment par ses dirigeants et ses bailleurs de fond.

Emrah KAYNAK

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Aug 2013 à 18:53

SodaStream : « Des ’bulles’ israéliennes contestées » (Dagens Næringsliv)

 
 
Norvège, juillet 2011 : le leader du Mouvement de la jeunesse du Parti travailliste, Eskil Pedersen, donnait une interview au Dagbladet, lors d’un rassemblement du mouvement en soutien au boycott contre Israël où il déclarait : "le temps était venu de prendre des mesures plus sévères contre Israël".

« Les sociétés qui opèrent dans les colonies contribuent aux violations israéliennes du droit international, d’un point de vue juridique. En plus, au sein de l’opinion international, la position est claire, les colonies sont un obstacle à la paix »

« SodamStream a progressé de façon importante en Norvège » affirme le conseil du directeur administratif de SodaStream, Maurice Silber.

Le fabricant de sodas, que beaucoup associent aux publicités des années soixante-dix et quatre-vingt, a connu un renouveau au niveau mondial. Les machines qui « libèrent les bulles » ont maintenant une conception moderne et plus de cent saveurs différentes. La société israélienne est cotée sur le marché boursier et représente une valeur marchande de 1,3 milliard de dollars.

Les produits SodaStream peuvent être achetés dans 60 000 magasins à travers le monde, et ils ont maintenant sérieusement pénétré le marché norvégien. « Nos produits sont très populaires dans les pays nordiques, et ils ont connu une croissance formidable ces deux dernières années » dit Silber.

En Suède, un ménage sur quatre possède une machine SodaStream sur le comptoir de sa cuisine, et la société voit les pays nordiques comme un important marché en expansion.

Subventionnée par Israël

Il n’y a pas que la popularité qui a provoqué ce nouveau « pétillement » (tapage) autour de SodaStream. La société a son principal site de production dans la zone industrielle israélienne de Mishor Adomim, reliée à la colonie Ma’ale Adomim, sur le territoire palestinien occupé (TPO). Les colonies sont illégales en vertu du droit international, mais Israël verse chaque année d’importantes sommes d’argent pour subventionner les résidents et l’industrie dans les colonies.

« Les colonies se multiplient autour de nous comme un cancer et absorbent notre terre, même si nous pouvons prouver qu’elle nous appartient. Nous sommes impuissants », déclare Rashid Murar, maire du village palestinien de Yanoun (au sud-est de Naplouse, entouré par les colons envahisseurs sur ses crêtes – ndt) au Dagens Næringsliv.

Le village est l’un des nombreux qui sont menacés de dépeuplement, conséquence de la politique d’implantation d’Israël. Sa population a perdu 80 % de son sol au profit des colons, et elle subit les attaques violentes des colons extrémistes.

« Les sociétés qui opèrent dans les colonies contribuent aux violations israéliennes du droit international, d’un point de vue juridique. En plus, au sein de l’opinion international, la position est claire, les colonies sont un obstacle à la paix », précise le chercheur principal en droit international, Mark Taylor, à la Fafo (Fondation de recherche norvégienne indépendante et pluridisciplinaire spécialisée dans les études sur le développement socio-économique).

Une expansion sur le sol palestinien

L’expansion des colonies d’Israël, alors que des pourparlers de paix sont en cours, est condamnée par la communauté internationale. Dimanche, par vote, le cabinet israélien a décidé de porter le nombre des colonies ayant droit aux subventions de 85 à 91.

Une colonie qui est hautement prioritaire pour Israël est Ma’ale Adomin, où 400 000 machines SodaStream sont produites pour le marché mondial, chaque mois. Les sociétés qui choisissent de s’installer dans des zones prioritaires paient moins d’impôt-société, bénéficient de prix immobiliers réduits, et d’un amortissement plus intéressant que pour les sociétés en Israël. L’État paie aussi les frais de douane pour les sociétés dans les colonies.

Les subventions ont aidé à faire de SodaStream une réussite mondiale.

« Aucun des produits que nous vendons dans les pays nordiques proviennent de notre usine à Mishor Adomin », dit Maurice Silber, à SodaStream.

Ce qui est contesté par Who Profits, projet israélien qui observe comment les sociétés israéliennes et internationales sont impliquées dans l’occupation israélienne. Who Profits affirme que pour une grande part, les fabrications de soda viennent uniquement de Mishor Adomin.

« Pas une colonie »

En Norvège, l’entraide populaire norvégienne a pris la tête d’une campagne de boycott contre SodaStream, société qu’elle considère comme contribuant à l’occupation israélienne.

Selon la société de soda, elle ne fait rien de mal.

« Nous ne prenons pas part au conflit, et nous ne soutenons pas l’occupation israélienne. Nous construisons des ponts, pas des murs. Nous avons plus de 55 salariés palestiniens. Notre usine à Mishor Adomim est en Zone C d’après les Accords d’Oslo, et fonctionne selon le Protocole de Paris, elle n’est, par conséquent, pas une colonie » dit Maurice Silber.

« C’est tout simplement faux » répond Mark Taylor de la Fafo.

Celui-ci soutient qu’il n’y a aucun doute, en droit international Mishor Adomim est une colonie illégale et elle s’est établie sur une terre palestinienne occupée.

« Les Accords d’Oslo ne changent rien à cela. Si l’intention est de construire des ponts, ce n’est pas la bonne façon de le faire ».

Complément d’informations

  • Il y a environ 150 colonies israéliennes et 100 avant-postes en Cisjordanie, avec 520 000 Israéliens, et de vastes zones industrielles et agricoles.
  • Les colonies sont illégales en vertu de la Quatrième Convention de Genève, laquelle interdit le transfert d’une population à l’intérieur d’un territoire occupé.
  • 43 % de la Cisjordanie sont contrôlés par les colonies.
  • Un tiers des terres sur lesquelles elles se sont montées sont des terres palestiniennes de propriété privée.
  • 540 postes de contrôle (checkpoints) et barrages routiers ont été montés pour protéger les colons et empêcher que les Palestiniens se déplacent en Cisjordanie.
  • Chaque année, des Palestiniens sont tués et blessés, victimes des attaques de colons. Plus de 90 % des incidents signalés sont écartés par la police israélienne (Source : UN OCHA).
  • Les laboratoires d’Ahava Dead Sea produisent des cosmétiques contenant de la boue et des minéraux de la mer Morte, sur un territoire palestinien occupé. Ces produits sont vendus en Norvège.
  • Les produits SodaStream sont vendus, entre autres, par Jernia, Elkjøp, Lefdal, Smart Club et Binders.
  • La société israélienne Mehadrin a une production dans les TPO, elle exporte ses produits, notamment chez Bama et Coop.
  • Hadiklaim produit des dattes dans le TPO et les commercialise sous des noms de marque comme Jordan River, Jordan River Bio-Top, Mejdoul et King Solomon. Elles sont importées par Coop, entre autres.
  • Edom UK exporte une partie de ses produits de la colonie Thomer en Cisjordanie. Bama importe chez Edom UK.
  • Les produits des colonies vendus en Norvège sont étiquetés « Made in Israel », ce qui fait qu’il est impossible pour le consommateur de savoir que ces produits sont fabriqués en réalité dans les TPO. Ceci en violation de la loi sur le Contrôle du marketing.

Plus d’informations encore sur SodaStream :

1 – Pendant que SodaStream, pendant des années, présentait, mensongèrement, ses produits comme fabriqués en Israël, elle manifestait en même temps et à maintes reprises auprès de la Commission de Sécurité et d’Échanges sa vulnérabilité au boycott. Dans le formulaire F-1, déposé le 19 octobre 2010, SodaStream déclare : « Un certain nombre de groupes politiques ont appelé les consommateurs à boycotter les produits israéliens venant de Cisjordanie, y compris nos produits… Pour ces raisons, nous pourrions, à l’avenir, être obligés de transférer une partie importante de nos activités de production vers un site en dehors de la Cisjordanie… (ce) qui pourrait avoir un effet négatif important sur nos affaires, nos conditions financières et nos résultats d’exploitation. »

Plus sur d’information : http://electronicintifada.net/blogs/abraham-greenhouse/risky-business-...

2 – Au lieu d’interrompre un modèle d’entreprise qui profite d’une occupation militaire illégale durant depuis 46 ans, SodaStream s’est engagée dans une campagne de relations publiques massive, de plusieurs millions de dollars, pour masquer les implications morales et juridiques de sa politique, se vendant elle-même comme « non nuisible à l’environnement » et « socialement responsable ». Même si cette façon de faire a permis une augmentation de 55 % des actions de SodaStream entre février et juin de cette année, elle n’a pas pu empêcher TIAA-CREF de retirer ses actions dans SodaStream, un peu comme il l’a fait avec Caterpillar en 2012.

3 – Voir : Why Boycott Sodastream ? A Fact Sheet

Source : TIAA-CREF laisse tomber SodaStream - We Divest.org - 15 juillet 2013

Dagens Næringsliv (DN), principal quotidien d’affaires en Norvège - son édition du samedi 10 août 2013 - Message reçu depuis la Norvège.

Le Venezuela et la Palestine analysent un agenda de coopération

Caracas, 20 août (RHC-PL)- Les ministres des Affaires étrangères du Venezuela, Elías Jaua, et de la Palestine, Riyad al- Malki, se sont réunis à Caracas pour évaluer l'agenda de coopération bilatérale.

Sur son compte du réseau Twitter, le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a signalé que les ministres ont révisé le projet de construction d'un centre ophtalmologique dans la ville palestinienne de Ramallah, dans le cadre de la Mission Miracle Internationale, un projet humanitaire créé par les gouvernements de Cuba et du pays sud-américain.

Le ministère a aussi indiqué que lors de leur rencontre les deux ministres ont analysé la situation au Moyen Orient , principalement en Égypte.



Edité par T 34 - 24 Aug 2013 à 23:04
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Aug 2013 à 23:15

La crise égyptienne et les visées d’Israël

 

Motus et bouche cousue. C’est la consigne donnée par Netanyahu à ses ministres sur la crise qui secoue l’Égypte. Est-ce que cela veut dire qu’Israël n’a aucune position sur cette crise ? Oh, que non ! D’ailleurs, les manifestations de milliers d’Israéliens (arabes dit-on) qui se sont déroulées, samedi dernier à Nazareth et à Jérusalem, pour soutenir les Frères musulmans n’auraient jamais pu avoir lieu sans l’autorisation des autorités israéliennes.

Non seulement l’information a inhabituellement « fuité », mais un film sur ces manifestations a même été mis à la disposition des rédactions internationales. De toute manière, Israël n’a jamais eu de position publique sur beaucoup d’autres crises. Comme celle de Syrie ou bien avant, celle de Libye.

C’est le même schéma qui est aujourd’hui reproduit pour l’Égypte. Le gouvernement israélien a toujours fait croire qu’il était étranger au renversement d’El Gueddafi. Pourtant et si c’est Sarkozy qui a fait le boulot, il ne faut pas oublier qu’il l’a fait sur instruction de Bernard-Henri Lévy, qui se fait appeler « le philosophe », lequel BHL n’est qu’un relais de l’État sioniste.

Pour la Syrie, c’est la même chose. Sans avoir l’air d’y toucher, c’est Israël qui a instruit ce même relais de BHL de faire tous les plateaux télés pour « chauffer le tambour » comme on dit chez nous. Il devait persuader l’Occident qu’une intervention en Syrie n’allait pas déboucher à la catastrophe libyenne. Son « numéro » n’ayant pas réussi comme la première fois, il a disparu des écrans. C’était il y a quelques mois.

Or, ces derniers jours, nous avons appris qu’Israël faisait évacuer des rebelles syriens blessés vers ses hôpitaux. On ne sait ni comment ni de quel groupe de rebelles syriens il s’agit. La seule chose certaine est qu’il y a des rebelles qui font le coup de feu en Syrie et qui bénéficient de l’onction de l’État hébreu. Quand on sait que la Syrie et l’Égypte sont les deux pays frontaliers d’Israël les plus puissants militairement, le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont sérieusement affaiblis par la crise qui secoue chacun d’eux.

Israël a donc « sécurisé » ses deux frontières grâce au « printemps arabe ». Il lui reste cependant le Liban avec la menace du Hezbollah qui a démontré sa puissance de feu en juillet 2006. C’est pourquoi, l’attentat à la voiture piégée de jeudi dernier dans la banlieue Sud de Beyrouth et qui a fait 22 morts et 325 blessés, ne laisse aucun doute sur « l’empreinte d’Israël » au président libanais, Michel Souleymane. Toute la classe politique libanaise l’a suivi en accusant également Tel-Aviv. L’objectif du gouvernement israélien étant de faire sombrer le Liban, cet autre pays frontalier, dans la même crise que l’Égypte et la Syrie.

Enfin, la Jordanie, quatrième et dernier pays frontalier avec Israël, tente de prendre les devants devant cette orchestration diabolique. Deux semaines après le début de la crise en Égypte, le roi Abdallah de Jordanie débarque, le 20 juillet dernier, au Caire.
Sa visite éclair est un soutien aux nouvelles autorités égyptiennes, mais surtout pour leur demander de « renforcer les relations bilatérales », sachant que son pays est avec l’Égypte signataire d’un accord de paix avec Israël.

La Jordanie est le pays qui abrite le plus grand nombre de réfugiés palestiniens. Ils représentent actuellement 60% de la population jordanienne. De ce fait, le soutien du Hamas palestinien aux Frères musulmans d’Égypte ne peut qu’inquiéter le roi Abdallah. Il sait aussi que la recrudescence des attaques au Sinaï n’augure rien de bon sur l’avenir que compte donner Israël aux accords de paix avec l’Égypte et la Jordanie.

Israël ne laissera pas passer cette occasion pour rompre ces accords tout en dégageant sa responsabilité. Belle occasion aussi pour Israël de torpiller le processus de paix en cours. Pour le « grand Israël ». Sans avoir l’air d’y toucher !

Zouhir MEBARKI, Lundi 19 Aout 2013.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Aug 2013 à 20:42

Israël recrute des étudiants pour les transformer en agents secrets du Net

 

Dans l’infiniment grand et nébuleux de l’Internet, la galaxie n’est plus qu’un immense bourdonnement de clics, plus ou moins bien inspirés et bien intentionnés sous des pseudos invérifiables, dans laquelle l’espionnite aiguë de certains États peut aisément se faufiler, serpenter et agir à sa guise, ni vu ni connu, derrière les claviers.

Facebook, Twitter et Youtube n’ont plus de secret pour Israël qui a très vite compris l’intérêt d’infiltrer leur virtualité sans frontières, nuit et jour, sept jours sur sept, été comme hiver, à l’image de sa fine fleur estudiantine, triée sur le volet, qui travaille sous couverture dans des « unités secrètes » structurées de manière quasi militaire sur les campus universitaires.

Ces bons petits soldats du Premier ministre Benjamin Netanyahu sont placés sous la tutelle de son bureau qui cherche à investir la modique somme de 840 000 dollars pour recruter, organiser et financer les espions de la cybergénération, sélectionnés par centaines dans chaque université, comme l’a révélé un article paru dans Haaretz.

Parmi les sujets brûlants qui enflamment par trop la Toile au goût du gouvernement ultra-sioniste, la sécurité de l’Etat hébreu, la lutte contre son boycott et sa délégitimation, sans oublier l’antisémitisme sont traités en priorité par ces jeunes agents très spéciaux enrôlés pour répandre la propagande israélienne et embellir une réalité en vue d’entretenir le mythe de la « seule démocratie du Proche-Orient ». Que la vitrine d’Israël est belle sur le Net après que les messages publiés par ses bataillons de taupes zélées aient chanté les louanges de ses valeurs démocratiques, de sa tolérance religieuse et de son pluralisme !

Confortablement retranchés derrière leurs écrans opaques d’où ne filtre aucune identité, les étudiants israéliens passés maîtres dans l’art de la désinformation formeront bientôt une armée, si l’on en juge par l’ambition affichée par le bureau du Premier ministre qui n’a pas craint de divulguer le recrutement de 550 supers agents en herbe dans les sept complexes universitaires du pays, tous ayant une parfaite maîtrise des langues étrangères.

Les syndicats étudiants sont, quant à eux, chargés d’informer et de sensibiliser des dizaines de milliers d’étudiants à l’existence de ce grand projet national, censé renforcer une hégémonie implacable qui transgresse toutes les limites, y compris celles fixées par le droit international, mais aussi de fournir des ordinateurs et des espaces de travail ergonomiques pour infecter les échanges électroniques en toute quiétude.

"Avec les médias sociaux, vous ne pouvez pas attendre," a déclaré un fonctionnaire sous couvert d’anonymat au Jerusalem Post, ajoutant : "Nous ne laisserons pas les histoires négatives en ligne être diffusées sans réponse, et nous répliquerons par des messages positifs. Ce que nous faisons est révolutionnaire. Nous sommes en train de mettre la diplomatie dans les mains du grand public ".

Ce regain d’espionnage sur la Toile a-t-il été exacerbé par la défaite cuisante essuyée par Israël sur un terrain où ses sombres stratèges n’imaginaient pas être vaincus : les réseaux sociaux ? En effet, en novembre dernier, lors de sa nouvelle offensive meurtrière dans la bande de Gaza, le gouvernement de Netanyahu n’a guère apprécié avoir perdu la guerre des mots ou plutôt des « hashtag ». Selon Haaretz, le hashtag du Hamas #GazaUnderAttack, fort de ses 170.000 mentions, a surclassé celui de # IsraelUnderFire d’Israël, qui n’a totalisé que 25,000 petites mentions. "La perception qui domine le discours en ligne, c’est que l’armée israélienne avait lancé une attaque injustifiée", a déclaré Tomer Simon, un chercheur israélien qui a décrypté l’activité de réseautage social pendant le conflit.

oumma.com

BDS : Salif Keita n’ira pas chanter en Israël
 
 

Le chanteur malien Salif Keita vient d’annuler son concert en Israël « par respect pour le boycott culturel ».

Une décision que le chanteur de pop-afro internationalement connu a prise quelques heures avant de prendre un avion pour aller se produire au festival de musique israélien « Season of Culture ».

L’annonce a été postée jeudi sur la page officielle facebook des organisateurs du festival.

Réactions furieuses, voire racistes en Israël, puisqu’on pouvait lire sur le site www.ynet.co.il&nbsp;: « Qu’il retourne grimper aux arbres d’où il vient. On n’a pas besoin de lui ici, en Israël ».

En revanche, les militants israéliens de « Boycott From Within », ont salué cette victoire, et chaleureusement remercié Salif Keita, « la voix d’or africaine pour s’être »positionné contre l’apartheid israélien, et rangé du côté des opprimés palestiniens".

De même Farid Esack, porte-parole de BDS Afrique du Sud, a tenu a souligner à l’intention des médias que le chanteur malien n’a nullement été « intimidé » ou « menacé » comme se plaisent à prétendre des sionistes. « Nous lui avons simplement adressé une lettre qui est publique, exposant les raisons pour lesquelles il est immoral de soutenir l’occupant israélien ».

Salif Keita rejoint ainsi une liste de plus en plus longue d’artistes qui participent à la campagne de boycott culturel d’Israël, parmi lesquels Ken Loach, Roger Waters, Stevie Wonder, Cassandra Wilso, Elvis Costello, Alice Walker, Mira Nair....

Source : www.bdssouthafrica.com


La réunion entre Israël et la Palestine est annulée après l'assassinat de trois Palestiniens

Jérusalem, 26 août (RHC-PL)-Un responsable palestinien a signalé que la rencontre entre les autorités d'Israël et de la Palestine prévue aujourd'hui dans la ville Cisjordannienne de Jéricho a été annulée après la mort de trois Palestiniens par balles de soldats israéliens dans le refuge de Kalandia.

Trois Palestiniens sont morts et au moins une vingtaine ont été blessés quand l'Armée israélienne a ouvert le feu dans le campement des réfugiés de Kalandia, dans les alentours de Ramallah.

Des témoins ont indiqué que les militaires ont fait une incursion à l'aube dans cette installation, vêtus en civil pour procéder à une arrestation.

Six des blessés sont dans un état grave , dont l'un extrêmement grave, a signalé une source de l'hôpital Cheikh Zayed de Ramallah, qui a aussi confirmé les décès.

Pour sa part, l'Armée israélienne a signalé qu'une enquête sur l'incident a été ouverte et que pour le moment elle ne peut donner aucune information à ce sujet.



Edité par T 34 - 26 Aug 2013 à 21:39
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Aug 2013 à 19:36

Un dirigeant israélien met en garde contre les commentaires injurieux sur Facebook (The Guardian)

 
 
La réponse de Seaman à une question du négociateur en chef palestinien sur la fin des nouvelles colonies : « Y a-t-il une manière diplomatique pour dire "Allez vous faire foutre" ? » Photo : Oliver Weiken/EPA

Daniel Seaman, en charge de promouvoir les images d’Israël en ligne, a été enjoint de cesser de poster ses commentaires « inacceptables ».

Ce haut fonctionnaire du gouvernement, responsable de la promotion d’images positives d’Israël dans les réseaux des médias sociaux a été enjoint de cesser ses déclarations injurieuses sur sa page Facebook.

Le rappel à l’ordre fait suite à une série de commentaires tenus par Daniel Seaman, lequel vient de prendre ces derniers mois le poste de directeur de la Diplomatie publique israélienne sur Internet.

Parmi ses commentaires, une réponse à une question du négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, sur la fin de l’expansion de nouvelles colonies dans laquelle il écrit : « Y a-t-il une manière diplomatique pour dire "Allez vous faire foutre" ? ».

Au début du mois sacré du Ramadan, quand les musulmans jeûnent du lever au coucher du soleil, Seaman a posté : « Est-ce que le début du jeûne du Ramadan signifie que les musulmans vont arrêter de se manger les uns les autres pendant la journée ? ».

Comme réponse à un rapport de l’Église d’Écosse qui mettait en avant que les juifs n’ont pas de droit divin sur la terre, il écrit : « Pourquoi pensent-ils que nous avons quelque chose à foutre de ce que vous vous avez à dire ?

Des diplomates japonais se sont plaints des commentaires de Seaman sur les commémorations pour les victimes des bombes atomiques de 1945. « J’en ai par-dessus la tête des Japonais, des groupes des "Droits de l’homme" et pour la "paix" dans le monde entier qui tiennent leurs commémorations annuelles auto-satisfaites pour les victimes d’Hiroshima et Nagasaki », écrit-il. « Hiroshima et Nagasaki sont les conséquences de l’agression japonaise. Vous récoltez ce que vous semez… »

Selon le Jerusalem Post, les supérieurs de Seaman ont émis plusieurs avertissements à propos de ses affichages Facebook.

Dans un communiqué, la Direction de l’information nationale a fait savoir : « Les déclarations de Danny Seaman sur Facebook sont inacceptables et n’expriment pas le point de vue du gouvernement israélien. La direction a prié Seaman de s’abstenir immédiatement de tenir de tels propos. »

Seaman était connu pour son approche acide de la presse étrangère quand il était directeur du Bureau de presse du gouvernement. Dans son nouveau rôle il a décidé, entre autres initiatives, d’un programme permettant de payer des étudiants pour poster des commentaires pro-Israël sur Facebook, Twitter et d’autres sites Internet et forums.

Harriet Sherwood

Jérusalem, le 16 août 2013 - The Guardian - traduction : Info-Palestine

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Aug 2013 à 20:06

Roger Waters appelle les musiciens Rock and Roll à s’engager dans le boycott culturel d’Israël

 
 

À mes collègues du Rock and Roll

Le 18 août 2013, Varsovie.

Lors de la récente édition des « Promenade Concerts » au Royal Albert Hall à Londres, Nigel Kennedy, virtuose violoniste britannique, a mentionné la politique d’apartheid d’Israël.

Rien de bien nouveau, vous pensez.

Et puis une certaine baronne Deech a contesté cette affirmation et demandé à la BBC de censurer la performance de Kennedy en coupant sa déclaration. La baronne Deech n’a fourni aucune preuve pour étayer son argument et pourtant la BBC, supposée être une chaine politiquement neutre, a accepté sa requête, nous jouant un tour Orwellien.

Bon ! Il est temps pour moi de m’insurger à nouveau, au côté de mon frère Nigel Kennedy.

Et d’ailleurs, Nigel, bravo.

(Lire ci-dessous la déclaration officielle au nom de Nigel Kennedy)

S’ensuit donc cette lettre, dont j’ai repris la rédaction en juillet dernier.

25 juillet 2013

À mes collègues du Rock and Roll,

Au lendemain de l’assassinat du jeune Trayvon Martin et de l’acquittement de son meurtrier Zimmerman, Stevie Wonder a déclaré, durant son concert, qu’il ne se produirait plus jamais dans l’État de Floride tant que ce dernier n’abrogera pas sa loi « Défendez Votre Territoire » (« Stand Your Ground Law »).

Il a, en fait, décidé d’un boycott, guidé par sa conscience. J’applaudis sa prise de position, et la soutiens totalement. Cela m’a rappelé ce que j’avais écrit dans une lettre que j’ai commencée à rédiger en février dernier, à laquelle j’ai déjà fait référence, mais que je n’ai jamais publiée.

Le moment est venu, alors la voici.

Ça fait longtemps que cette lettre mijote sur le feu de ma conscience.

Voilà sept ans que j’ai rejoint le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), un mouvement non violent qui s’oppose à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, ainsi qu’aux violations de la loi internationale et des droits du peuple palestinien commises par Israël.

L’objectif du BDS est de porter à l’attention du monde les politiques mises en place par Israël et, nous l’espérons, de pouvoir y mettre fin. Toute la population de cette région mérite mieux que la situation dans laquelle elle se trouve.

Pour faire court, Israël a été reconnu coupable par les organisations internationales des droits de l’homme, les officiels des Nations-Unies et la Cour internationale de Justice de sévères violations de la loi internationale.

Parmi ces violations, j’en nommerai deux :

1. Le crime d’apartheid :

L’oppression systématique d’un groupe ethnique par un autre.

Le 9 mars 2012, par exemple, le comité pour l’élimination de la discrimination raciale a appelé Israël à mettre un terme à ses politiques racistes et à abroger ses lois contrevenant à l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid (1).

2. Le crime de nettoyage ethnique :

Le déplacement forcé de populations indigènes de leurs terres dans le but d’y installer des occupants.

Par exemple, à Jérusalem-Est, les familles non juives sont régulièrement expulsées de manière violente de leurs maisons pour faire la place aux occupants juifs.

Il y a d’autres exemples.

Étant donné l’incapacité, ou le manque de volonté, de nos gouvernements et du Conseil de sécurité des Nations-Unies à faire pression sur Israël afin que cessent de telles violations, et que les victimes soient indemnisées, il incombe à la société civile et aux citoyens de conscience du monde entier de prendre leurs responsabilités et d’agir.

Je vous écris maintenant, mes frères et mes soeurs de la famille du Rock and Roll, pour vous demander de vous joindre à moi, et aux milliers d’autres artistes du monde entier, pour déclarer un boycott culturel d’Israël afin d’exposer cette situation et de soutenir tous nos frères et soeurs palestiniens et israéliens qui se battent pour mettre fin à toutes formes d’oppression de la part d’Israël. Nos frères et soeurs qui veulent vivre en paix, qui veulent la justice, l’équité et la liberté.

Deux évènements récents m’ont poussé à vous écrire à tous.

1. Stevie Wonder.

J’ai entendu dire que Stevie Wonder allait donner un concert pour la soirée de gala des Amis des Forces de Défense Israéliennes (Friends of The Israeli Defense Forces) à Los Angeles le 6 décembre 2012.

Pour récolter des fonds pour les forces armées israéliennes, comme si les 4 300 000 000 de dollars que les contribuables américains leur donnent chaque année ne suffisaient pas ?

Et cela, juste après que les Forces de Défense Israéliennes aient achevé une nouvelle attaque sur Gaza (opération Pilier de Défense) que l’association Human Rights Watch a qualifiée de crime de guerre contre les 1,6 million de Palestiniens assiégés là-bas.

J’ai écrit à Stevie, pour essayer de le convaincre d’annuler. Ma lettre disait à peu près ceci : « Aurais-tu pu jouer au bal des policiers de Johannesburg, la nuit suivant le massacre de Sharpeville en 1960 ou à Birmingham, Alabama, pour récolter de l’argent pour les officiers qui tabassaient à coups de matraque, aveuglaient au gaz lacrymogène et dispersaient au canon à eau, ces enfants qui essayaient de s’intégrer en 1963 ? »

L’archevêque Desmond Tutu a également adressé un appel passionné à Stevie, et 3000 autres ont inscrit leurs noms au bas d’une pétition de change.org.

Et Stevie, c’est tout à son honneur, a annulé sa prestation.

2. Plus tôt cette année, j’ai tenu un discours aux Nations-Unies. Si cela vous intéresse, vous pouvez le trouver sur Youtube.

Il est remarquable qu’aucun de ces deux « évènements » n’ait été mentionné, pas même une fois, dans les médias de masse aux États-Unis.

Il est clair que cette attitude des médias étatsuniens reflète un désintéressement total envers le problème du peuple palestinien, et celui du peuple israélien.

Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils finissent par s’y intéresser, comme ils ont fini par s’intéresser à la politique d’apartheid sud-africaine.

À l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, seul un petit groupe d’artistes a refusé d’y jouer dans un premier temps. Seuls quelques-uns pratiquaient le boycott culturel. Une goutte d’eau. Qui est devenue une rivière, qui est devenue un torrent, qui est devenu un raz-de-marée.

(Vous souvenez-vous de Steve van Zandt, Bruce et tous les autres ? « Nous ne jouerons pas à Sun City ! »)

Pourquoi ? Parce que comme les Nations-Unies et la Cour internationale de Justice, ils avaient compris que l’apartheid était mauvais.

Puis la communauté sportive a rejoint la lutte. Aucune équipe n’allait jouer au rugby ou au cricket en Afrique du Sud. Et la communauté politique a fini par se joindre à nous. Ensemble, dans un mouvement global, nous, musiciens, sportifs, politiques avons élevé nos voix comme une seule, et le régime d’apartheid sud-africain est tombé.

Nous atteignons peut-être le point de basculement en ce qui concerne Israël et la Palestine. Ces deux peuples sont bons, et ils méritent une solution juste à leur problème. Chacun d’entre eux mérite la liberté, la justice, l’égalité des droits.

Dernièrement, le Congrès national africain (ANC), le parti qui est à la tête de l’Afrique du Sud, a affirmé son soutien au BDS.

Nous y sommes presque. Je vous prie de nous rejoindre, moi et tous nos frères et soeurs de la société civile, pour clamer notre refus de l’apartheid en Israël et en Palestine occupée. Engageons-nous à ne pas nous produire en Israël, à n’accepter aucune récompense, aucune subvention provenant d’institutions liées au gouvernement d’Israël, jusqu’à ce qu’Israël se conforme à la loi internationale et aux principes universels des droits de l’Homme.

Roger Waters, 19 août 2013

Traduction : R.K-B BDS France http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article...

Déclaration officielle au nom de Nigel Kennedy, contre sa censure par la BBC

Nigel Kennedy estime incroyable, et assez effrayant, qu’au XXIe siècle, il y ait toujours un tel problème insurmontable pour dire les choses comme elles sont. Il pense qu’une fois que nous aurons réussi à faire face aux problèmes pour ce qu’ils sont réellement, nous aurons enfin une chance de trouver les solutions à des problèmes comme les droits humains, les droits à l’égalité et même, peut-être, la liberté d’expression. Sa première réaction à la censure par la BBC et à son manque impérial d’impartialité a été de refuser de jouer pour un employeur qui est influencé par des forces extérieures si contestables.

Mr Kennedy a toutefois rappelé que son principal objectif est de donner au public la meilleure musique qu’il peut produire. Retirer ses services ce serait comme si un chauffeur de taxi refusait de conduire ses clients parce qu’ils seraient politiquement incorrects. Par conséquent, il ne retire pas les services qu’il doit au public, mais il s’attend à moitié à être remplacé par quelqu’un jugé plus conforme en vertu de son opportunisme débordant et de ses ambitions professionnelles.

Cependant, Mr Kennedy est heureux que, en le censurant, la BBC ait créé une si immense plate-forme pour débattre de sa propre impartialité, de son respect (ou non-respect) de la liberté d’expression et pour débattre du lamentable apartheid imposé au peuple palestinien par le gouvernement israélien soutenu par tant de gouvernements du monde extérieur.

Pour Mr Kennedy, sa très petite déclaration durant son concert était purement descriptive, et en aucune façon politique.

Source : http://www2.ohchr.org/english/bodies/cerd/docs/CERD.C.ISR.CO.14-16.pdf -

traduction : Info-Palestine http://www.info-palestine.net/spip.php?article13870

Source


Edité par T 34 - 29 Aug 2013 à 20:31
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Aug 2013 à 19:29

Dix raisons pour un boycott culturel d’Israël

 
 
La culture est inséparable de la politique.

Bienvenue aux dix raisons pour une campagne de boycott culturel d’Israël

Merci de prendre un moment pour consulter nos actions et soutenir nos campagnes : http://www.BDScauses.com/bds

Si c’est la première fois que vous venez sur ce site, alors voici pourquoi nous nous concentrons sur l’aspect culturel du boycott d’Israël (et que nous soutenons les boycotts, désinvestissements et sanctions économiques) :

1 – Israël se sert de façon déclarative des artistes pour se donner une image clinquante de lui-même, alors qu’il est en réalité un régime militaire colonial.

2 – Avec leur oppression qui s’est extrêmement renforcée, il est interdit aux Palestiniens de Gaza, de Cisjordanie, et aux réfugiés palestiniens de par le monde, d’assister à ces concerts, en violation de leur liberté de mouvement et de leur droit au retour.

3 – Les artistes qui se produisent en Israël au nom de la « paix », pour « construire un pont » et « l’unité », jouent en réalité pour ceux qui profitent de l’apartheid, ils satisfont à leur sens de la légalité et justifient leur préférence pour leur « droit au divertissement » avant les droits humains de la population palestinienne et d’agir pour une prise de conscience.

4 – Les sociétés de productions israéliennes travaillent de concert avec le gouvernement pour la promotion de l’image d’Israël et approuvent les lois qui étouffent la liberté d’expression.

5 – Israël a déjà voté la « loi sur l’Interdiction de boycott » qui déclare illicites les appels au boycott, et il est dans le même processus pour rendre illicites les publications d’informations révélant la violence de l’armée, avec la « loi sur la Diffamation ».

6 – Un groupe de tête de 30 personnalités de la musique, agents d’artistes et avocats du divertissement, représentant des artistes comme Lady Gaga, Celine Dion, Aerosmith, Jennifer Lopez et Justin Timberlake, s’est réuni afin de s’assurer que ces artistes de haut niveau se produisent en Israël. Ce groupe s’appelle « Communauté créative pour la paix » et il travaille ouvertement avec le gouvernement d’Israël.

7 – une partie du programme du ministère du Tourisme d’Israël en lien avec les artistes internationaux est utilisée pour coloniser les attractions touristiques et qu’elles soient photographiées dans les colonies, afin de promouvoir le tourisme dans les territoires occupés, des attractions comme le « Mur des lamentations » et la mer Morte, par exemple.

8 – Les plus grands artistes interprètes joueront dans « Yarkon Park », construit sur ce qui était autrefois le village palestinien de Jarisha, détruit lors de la campagne sauvage de nettoyage ethnique de 1948, qui a rayé de la carte plus de 500 villages palestiniens, et qui a poussé plus de la moitié de la population palestinienne autochtone à l’exil.

9 – En raison de tout ce qui précède, il est juste de dire qu’accepter de l’argent pour un concert en Israël, c’est accepter l’argent du sang.

10 – La culture est inséparable de la politique. Les artistes qui choisissent de s’engager à se produire en Israël se lancent d’eux-mêmes dans ces réalités locales, et ils doivent prendre la responsabilité de leurs décisions.

Rejoignez les Dix raisons pour une campagne de boycott culturel d’Israël sur http://www.causes.com/bds, ainsi vous pourrez suivre nos actions de campagne et soutenir nos appels aux musiciens afin qu’ils respectent le cordon de protestation palestinien, et envoient un message clair à Israël comme quoi ils ne prêteront pas leurs voix à sa politique d’apartheid et à son régime militaire.

traduction : Info-Palestine/JPP http://www.info-palestine.net/spip.php?article13871

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2013 à 20:05

Le racisme et le mouvement pour mettre fin à l’occupation israélienne (Counterpunch)

 
 

Le 6 août 2013, Jen Psaki, le porte parole de la Maison Blanche a créé l’évènement en déclarant au reporter de l’AP, Matt Lee, que les Etats-Unis avaient "décidé de ne pas décider" si le coup d’état militaire en Egypte était ou non un coup d’état, car, s’il l’était, cela aurait entraîné la suspension de l’aide annuelle d’environ 1,5 milliard de dollars US à l’armée égyptienne principalement. La politique de l’autruche n’est pas l’apanage du gouvernement, elle est aussi utilisée, semble-t-il, par des groupes qui ont pour but de "mettre fin à l’occupation israélienne" des terres palestiniennes.

Le problème a surgi quand un de ces groupes, la Campagne étatsunienne pour mettre fin à l’occupation israélienne (USCEIO), a voulu rédiger une déclaration de principe contre le racisme dans ses propres rangs. Le brouillon du document disait que l’USCEIO était opposée à "...toute forme de racisme, y compris l’Islamophobie, l’antisémitisme et toutes les autres formes de sectarisme..." Dans la discussion, un des participants (moi-même) a proposé d’ajouter le Sionisme aux formes de racismes déjà indiquées.

Le Sionisme joue de toute évidence un rôle essentiel dans l’injustice dont souffre les Palestiniens et par conséquent il ne peut absolument pas être ignoré par l’USCEIO. Mais le Sionisme est-il du racisme ?

Il y a plusieurs définitions du Sionisme mais il est habituellement défini comme un mouvement dont le but est de créer et de préserver un état juif en Palestine. Si vous êtes partisan d’un état juif, vous êtes un Sioniste (bien que certaines personnes prétendent défendre l’existence d’un état juif parce que les Sionistes en veulent un et non parce qu’ils seraient eux-mêmes sionistes).

Pour créer Israël qui se définit lui-même comme un état juif, il a été nécessaire de chasser la plus grande partie de la population non juive existante qui était deux fois plus nombreuse que la population juive à l’époque. Décider de qui devait partir ou rester a été facile : les juifs restaient, les non-juifs partaient. Est-ce que c’est du racisme ? A vous d’en décider.

Puis il y a eu la question de l’immigration. Qui peut devenir israélien ? les Juifs bien sûr, et parfois quelques non-juifs (qu’on espère voir se convertir éventuellement), s’ils sont des parents proches. Pas de chance pour les non-Juifs, y compris ceux qui avaient été chassés de chez eux. Et ça, c’est du racisme ?

La troisième et dernière question est celle du logement des citoyens israéliens en Israël. Plus de 93 % de la terre israélienne ne peut être achetée par des citoyens israéliens non-juifs.

Et j’en passe, et j’en passe, et le problème est que tout cela est fait au nom du Sionisme. Il est vrai que tous les Sionistes ne sont pas d’accord avec ça. Certains d’entre eux - souvent appelés Sionistes "contre l’occupation" - souhaiteraient qu’on rende aux Palestiniens les terres saisies par Israël pendant la guerre de 1967 et ils s’opposent à de nouvelles saisies de terres palestiniennes en Israël. Mais ils ne veulent pas qu’on rende aux Palestiniens le bien plus grand nombre de terres saisies avant 1967 ni qu’on permette aux Palestiniens de revenir sur les terres qu’ils possédaient dans ces territoires.

Pourquoi ? Parce qu’ils veulent ces terres pour leur état juif. Il ne faut pas que les Palestiniens reviennent sur leurs terres dans ces endroits-là parce qu’ils ne sont pas juifs. Est-ce que c’est du racisme ? A vous d’en décider.

On peut avoir des raisons stratégiques de coopérer avec les Sionistes anti-occupation même si ce sont des racistes. Ils critiquent Israël et parfois ils ont les mêmes objectifs que les militants qui ne sont pas racistes. C’est en réalité ce que le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) a choisi de faire. Il a discrètement modifié sa déclaration d’intention originelle pour satisfaire un groupe de ces Sionistes (ceux qui soutiennent le BDS) qui est finalement parvenu à dominer le mouvement et qui a obtenu des résultats importants.

L’USCEIO aimerait aussi continuer à collaborer avec les Sionistes pro-BDS et anti-occupation. Malheureusement c’est incompatible avec une déclaration anti-raciste. Un exemplaire d’une telle déclaration a été signé par plus de 10 Palestiniens influents et publié sur le site Electronic Intifada (EI), mais il est peu probable qu’il soit adopté par l’USCEIO parce qu’il inclut le Sionisme en plus de l’islamophobie et de l’antisémitisme dans les formes de racisme. La solution semble donc être de "décider de ne pas décider" que le Sionisme est du racisme.

Quelles sont les conséquences de ce choix ? Comme il y a peu de groupes palestiniens, s’il y a en a, à l’USCEIO, on ne peut qu’en conclure que l’USCEIO préfère avoir comme membres des Sionistes plutôt que des Palestiniens ; il y a en effet peu de chances que les Palestiniens rejoignent les rangs d’un mouvement qui ne se positionne pas clairement contre le Sionisme et dont la position contre le racisme n’est pas cohérente, à la différence de la déclaration parue sur Electronic Intifada.

Est-il possible qu’un mouvement puisse inclure ces deux groupes ? Peut-être, mais pour cela il faudrait que l’USCEIO devienne une organisation anti-sioniste qui accepte des anti-Sionistes qui ont des intérêts stratégiques identiques aux leurs, au lieu d’être une organisation sioniste anti-occupation incluant des anti-Sionistes qui ne sont pas déterminés à s’opposer au projet Sioniste. C’est seulement dans ces conditions qu’une déclaration cohérente contre le racisme pourra être élaborée.

Paul Larudee

Paul Larudee est un écrivain militant des droits de l’homme et co-fondateur du mouvement pour briser le siège de Gaza par la mer.

Lisez aussi la réponse officielle de US Campaign to End the Israeli Occupation à Paul Larudee (http://www.counterpunch.org/2013/08/23/an-official-rejoinder-to-paul-larudee/)

Traduction : Dominique Muselet

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Sep 2013 à 20:29

Israël écarte la possibilité de rendre les territoires palestiniens

Tel Aviv, 31 août (RHV- PL)-Le ministre israélien de l'Intérieur, Gideon Saar, a refusé d'inclure dans les négociations avec les Palestiniens le retour aux frontières de 1967.

Il a écarté la possibilité de modifier les limites fixées après la Guerre dite des Six Jours, lesquelles comprennent des territoires palestiniens antérieurs à l'occupation de la Bande de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est.

Le ministre israélien a laissé entendre que son pays a participé aux négociations car elles étaient impulsées par les États Unis, et a rejeté les demandes palestiniennes d'éliminer les colonies juives de Tel Aviv dans les zones occupées.



Edité par T 34 - 08 Sep 2013 à 23:19
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Sep 2013 à 01:17

Un géant de l’ingénierie néerlandaise se retire d’un projet à Jérusalem-Est

 
 
Barak David

Le gouvernement néerlandais avait mis en garde Royal HaskoningDVD contre un projet de station de traitement des eaux usées avec la municipalité de Jérusalem, car cette usine doit être construite au-delà de la Ligne verte.

L’infrastructure géante néerlandaise, Royel HaskoningDHV, a annoncé vendredi qu’elle avait décidé de se retirer d’un projet qu’elle avait envisagé avec la municipalité de Jérusalem, car la station devait être construite au-delà de la Ligne verte.

Il y a deux semaines, Haaretz rapportait que le gouvernement néerlandais avait demandé à la société la plus importante société d’ingénierie de Hollande de revoir sa participation au traitement des eaux usées car le projet se situait du côté palestinien de la frontière de 1967, et qu’il violait le droit international.

Dans un communiqué publié vendredi, la société néerlandaise a déclaré qu’elle « avait informé son client de sa décision de résilier le contrat pour le projet de station de traitement des eaux usées de Kidron. » Et d’ajouter que « le projet en est aux premières stades de la phase préliminaire de la conception ».

« Royal HaskoningDHV réalise ses travaux dans le plus grand respect de l’intégrité et en conformité avec les lois et règlements internationaux », a-t-elle déclaré. « Dans le cadre du projet, et après consultation des différentes parties concernées, la société en est venue à comprendre qu’une future implication dans le projet pouvait contrevenir au droit international. Cela a conduit à la décision de Royal HaskoningDHV de mettre fin à son implication dans le projet. »

Le gouvernement néerlandais avait mis en garde Royal HaskoningDHV sur les conséquences possibles de la réalisation de projets pour des sociétés israéliennes à Jérusalem-Est ou en Cisjordanie, a annoncé Haaretz le mois dernier.

Des représentants du ministère des Affaires étrangères néerlandais ont dit à Royal HaskoningDHV qu’un tel projet était contraire au droit international, conduisant la société à envisager son retrait du projet afin d’éviter des problèmes financiers, juridiques et d’image.

Dans le projet, une station de traitement des eaux usées doit être construite pour combattre la pollution du ruisseau Kidron, qui court du mont des Oliviers et du village de Silwan, à Jérusalem-Est, vers la colonie de Ma’aleh Adumim et la mer Morte. L’usine doit être construite en Zone C, sous contrôle israélien, militaire et civil.

Un haut représentant du ministère des AE israélien a déclaré à Haaretz qu’au cours des deux semaines passées, il y a eu des discussions avec le gouvernement néerlandais pour tenter de résoudre la crise, notamment des discussions avec l’ambassadeur des Pays-Bas à Tel Aviv, Caspar Veldkamp. L’ambassadeur israélien aux Pays-Bas, Haim Divon, a lui aussi eu des entretiens avec des hauts représentants du ministère des AE néerlandais. A ce stade, il est encore difficile de savoir si les efforts des diplomates israéliens ont permis la reprise du projet.

Il y a deux semaines, Haaretz rapportait que le gouvernement des Pays-Bas avait contacté Royal HaskoningDVH et leur avait recommandé de revoir leur participation au projet. Celui-ci devrait impliquer Mati, une filiale de Hagihon, l’eau de la municipalité et la société des eaux usées. (…)

Le porte-parole du ministère des AE, Yigal Palmor, a réagi en disant que le projet répondait à toutes les exigences du droit israélien et du droit international. « La décision de la société néerlandaise de prendre ses distances avec le projet indique qu’une pression politique qui n’a rien à voir avec le droit a été exercée » a dit Palmor. « La conséquence de l’intimidation et du harcèlement de la société est que les habitants palestiniens n’auront plus de service public important. Il est difficile de voir comment cela peut servir les intérêts européens. »

6 septembre 2013 - Haaretz - traduction : Info-Palestine

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Sep 2013 à 14:48

Israël : le loup qui veut se faire passer pour un agneau

 
 

Le "Rebranding" est un mot qui a actuellement la cote en Israël. Conscient de son image plus que discutable, Israël investit dans les champs culturel, touristique et sportif pour redorer son blason terni par des années d’oppression et de colonisation de la Palestine ainsi que par les incessantes manœuvres de déstabilisation contre ses voisins arabes. Une stratégie promotionnelle de marketing a été mise en place, à coup de millions de dollars, pour développer un complexe d’évocations positives autour de la marque Israël.

Le rebranding ou « changement d’image », désigne le processus de refonte d’une image de marque dans le but de la rendre plus attractive. A partir de 2006, le gouvernement israélien a élaboré, de concert avec des agences de relations publiques, un nouveau plan visant à repositionner l’image du pays à l’étranger pour contrer la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanction) qui venait de voir le jour. Le but affiché étant de gagner la bataille de la communication à travers un chapelet d’initiatives à caractère international : organisation d’événements sportifs, scientifiques, artistiques, etc...

Il s’agit de créer une perception déconnectée du conflit israélo-arabe en mettant en avant des valeurs positives tels que le « life style Tel Aviv », l’« innovation technologique » ou la « réussite économique » . Sous le gouvernement Tzipi Livni, le projet « Brand Israel » a bénéficié en complément du budget de propagande habituel, d’un financement de 4 millions de dollars rien que pour les deux premières années.

Le boycott culturel prôné par le camp palestinien vise à mettre en échec l’effort institutionnel de l’état juif dont le but explicite est de détourner l’attention des crimes de guerre commis dans la région. De bon ou de mauvais gré, tous les artistes qui se produisent sur place se trouvent embrigadés dans la campagne de remodelage de l’image du pays. Durant l’apartheid, l’archevêque Desmond Tutu jugeait inapproprié pour les artistes internationaux de se produire en Afrique du Sud dans une société fondée sur les lois discriminatoires et l’exclusivité raciale. Pourquoi n’en irait-il-pas de même pour Israël qui viole de façon éhontée le droit international et impose d’infâmes conditions de vie au peuple palestinien ?

Israël organise de façon récurrente une panoplie de conférences internationales au nom de valeurs à charge positive comme le développement, la lutte contre la crise, l’investissement pour l’éducation, la promotion de la démocratie,… Facing Tomorrow est un colloque organisé sous l’auspice du président israélien auquel participe des célébrités de tout horizons (Sharon Stone, Shakira, Pep Guardiola, …) qui se prêtent bien volontiers au jeu. A l’occasion de son 90ème anniversaire, un concert de louanges a été adressé par un aréopage de personnalités à Shimon Peres, le prix Nobel des va-t-en-guerre. La stratégie sioniste ne varie pas d’un iota : elle consiste à discréditer l’autre parti et à blâmer inlassablement les Palestiniens de l’échec du processus de paix.

Le développement du tourisme poursuit les mêmes fins politiques. Les intervenants du secteur veulent occulter l’essence militariste d’Israël en présentant un pays sûr, avec un peuple tolérant et affable. Pour conquérir les cœurs et les esprits, un message parfaitement calibré est destiné aux publics cibles. Des programmes d’éducation à l’endroit des agents de voyage ont été mis en place afin de propager le mythème sioniste d’une nation en quête de paix dans un milieu hostile.

Israël qui a instauré depuis des lustres une politique de ségrégation et de colonisation unique au monde n’est pas un pays comme les autres. Le pays, construit sur un mandat de droit divin et fondé par oukase impérialiste, est une véritable aberration historique.

Par la force des choses, culture et politique sont indissociables. En tout cas il n’y a pas de doutes dans l’esprit des dirigeants sionistes qui se sont engagés dans une guerre de communication tout azimut.

Israël devrait, en lieu et place de ce « cache-misère » nommé rebranding, faire un examen de conscience et changer ce qui le discrédite aux yeux du monde. Au contraire, sa campagne de relations publiques institutionnelle prouve que ce pays qui se veut à part n’a pas l’intention de devenir normal.

Emrah Kaynak


Israel se abstiene de firmar tratado de prohibición de armas químicas


Edité par T 34 - 13 Sep 2013 à 02:15
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Sep 2013 à 18:48

L’Iran qualifie Israël de grande menace, à cause de ses fusées nucléaires. (Cubadebate)

 
 
L’Ayatollah Ali Khamenei

L’Ayatollah Ali [1], leader suprême de la République Islamique d’Iran, a critiqué ce lundi le Gouvernement d’Israël en raison de son arsenal nucléaire et a mis en garde sur le danger que celui-ci supposait pour la paix et la sécurité mondiales. Khameinei s’est fait aussi l’avocat d’un Proche Orient exempt de ce genre d’armement.

"Le régime sioniste corrompu est très dangereux et constitue une grande menace pour la région compte tenu de son important arsenal d’armes de destruction massive", a-t-il dit lors d’une rencontre avec le Sultan d’Oman [2].

Il a aussi critiqué les États-Unis pour leur soutien à Israël et a souligné que "la région avait besoin de sécurité, ce qui pourrait être obtenu en déclarant l’interdiction des armes nucléaires", selon les informations de l’Agence iranienne FARS.

Le Sultan d’Oman a exprimé son soutien aux paroles de Khameinei et a indiqué que "mettre fin à la situation actuelle demande de prêter attention aux intérêts des peuples et aussi la coopération entre les gouvernements de la région".

Les États-Unis et l’Union Européenne ont appliqué des sanctions sévères contre l’Iran, y compris un embargo sur son pétrole, s’efforçant de persuader Téhéran d’abandonner son programme nucléaire, qui, selon ce qu’ils disent, servirait à fabriquer des armes atomiques.

Cependant, l’Iran a rejeté ces accusations et a assuré en maintes occasions que son programme nucléaire n’a que des objectifs civils pacifiques et qu’il est encadré par le Traité de Non Prolifération (TNP).

Le TNP, que l’Iran a signé, établit entre autres que, pour éviter la prolifération, les pays qui sont déjà en possession de l’énergie nucléaire ont à la fournir aux pays qui ne l’ont pas si ceux-ci décident d’utiliser cette énergie à des fins pacifiques.

Israël, qui n’a pas signé le TNP, maintient une politique "d’opacité nucléaire" et n’a jamais reconnu ou démenti posséder d’armes nucléaires, bien que le technicien du nucléaire Mordechaï Vanunu ait révélé en 1986 des détails du programme nucléaire israélien à la presse anglaise.

Aujourd’hui, on estime que Tel Aviv possède entre 75 et 400 fusées nucléaires et qu’elle est capable de les lancer au moyen d’avions, de sous-marins ou de missiles balistiques intercontinentaux.

Le 27 Août 2913, avec les informations d’Europa Press

[1Khameinei

[2 Qabus ibn Saïd (financier d ’un rond-point en région parisienne ) et soit aussi, selon Google, Qabous ben Saïd (ou Sayyid Qaboos bin Sa’id)


Un adolescent palestinien condamné à 14 ans de prison

Hébron – CPI - Le tribunal militaire israélien d’Ofer a condamné l’adolescent palestinien Mohamed Omar Rashed (17 ans) du village de Yatta, dans le sud d’Hébron à 14 ans de prison, dont 9 ans de prison ferme et 5 autres avec sursis, en plus d’une amende financière de 6 000 de Shekls.

Rashed a été arrêté, le 8 mars 2012, lors de l’invasion de l’armée israélienne dans le village de Yatta et le martyre de Zakaria Abou Aram, où il a été blessé avec plusieurs balles réelles au dos.

Les organisations des droits de l’homme ont fermement condamné le fait que l’occupation juge les enfants palestiniens.

Le centre palestinien pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens a publié un communiqué après le procès de l’enfant Rashed, en condamnant ces mesures arbitraires sionistes, en considérant qu’elles sont injustes et des violations du quatrième convention de Genève et l’accord des droits de l’enfants ;

Il est à noter que les autorités de l’occupation ont publié une loi permet de juger les enfants palestiniens à l’âge de 12 ans.



Edité par T 34 - 16 Sep 2013 à 18:37
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Sep 2013 à 14:55
 

osloposter-228x300-copie-1.jpg

Sur le 20 ème anniversaire des accords d'Oslo

Communiqué du Front populaire pour la libération de la Palestine

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

En ce vingtième anniversaire de la signature des accords d'Oslo, le Front populaire pour la libération de la Palestine demande que soit abandonnée la voie d'Oslo et des négociations. En ce vingtième anniversaire de la signature des accords d'Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche à Washington, le 13 septembre 1993, le FPLP exige que l'équipe de négociation palestinienne se retire de négociations bi-latérales confidentielles, douteuses et en revienne aux Nations unies et à ses institutions ainsi qu'à la mise en œuvre des résolutions correspondantes.

Par ailleurs, le Front demande que l'Autorité reconnaisse et s'en remette à la position du consensus national, refusant les pressions et interventions extérieures qui sapent la position palestinienne de ne pas revenir aux négociations. Au contraire, toutes les forces politiques palestiniennes doivent placer la priorité dans la lutte contre l'occupant, la construction de l'unité nationale, la fin des divisions, comme moyen d'inverser le rapport de force actuellement en faveur de l'occupation, et de faire triompher les droits de notre peuple à la liberté, à l'indépendance et au retour.

Le Front met en garde contre l'insistance des États-Unis et de l'occupant à procéder par la voie de confidentielles « négociations » et solutions bi-latérales loin de toute légitimité internationale, tout en continuant la judaisation de Jérusalem, les attaques contre la mosquée Al-Aqsa, la colonisation effrénée, le terrorisme d’État ainsi que la terreur et les violences des colons.

L'occupant soutient les négociations comme une façon de dissimuler son mépris constant des droits des Palestiniens, dont ceux à l'indépendance, au retour et à l'auto-détermination, reconnus dans le droit international, ainsi que le droit Palestinien sur Jérusalem. Les négociations font le jeu de l'occupant, ainsi que de la stratégie de domination des États-Unis sur la région, ses peuples et leurs richesses, tout en minant la culture de la résistance, en endiguant les processus, luttes et transformations démocratiques dans les pays arabes.

Le Front demande que les responsables palestiniens, les États de la Ligue arabe et l'Organisation de la Conférence islamique prennent leurs responsabilités et en appellent au Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner et arrêter les crimes de guerre, la colonisation et le nettoyage ethnique en Palestine, ainsi que pour remettre en question la crédibilité de l'administration américaine sur la question des colonies illégales.

En outre, le Front demande que les responsables israéliens soient poursuivis et rendent des comptes devant les tribunaux internationaux, et que cette orientation soit discutée à l'Assemblée générale des Nations unies en septembre, coupant court aux manipulations, duperies et désinformations orchestrées par le gouvernement israélien sur la question de la Palestine. Les États-Unis et Israël cherchent à substituer à la lutte palestinienne comme conflit central dans la région celui entre Sunnites et Chiites, autour du « dossier nucléaire iranien », selon le Front.

 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Nov 2013 à 22:32
La résistance au quotidien des pécheurs de Gaza






Selon un vieux proverbe, on ne manque jamais de ressources dans une ville côtière. Si on peut souvent en vérifier la justesse, il ne s’applique pourtant pas à Gaza. Ses pécheurs n’ont aucun contrôle de leurs eaux territoriales et peuvent à tout moment être privés du fruit de leur travail et de leurs bateaux. Il leur arrive même parfois d’être privés du droit de sortir en mer pour assurer leur propre subsistance.

Les pêcheurs de Gaza ne peuvent pas dépasser la limite de six miles nautiques, même si les eaux sous souveraineté palestinienne vont bien plus loin. Ceux qui s’aventurent au-delà de la limite maritime imposée par Israël courent le risque d’être pris pour cible. Depuis le 1er janvier 2012, soixante-cinq incidents de ce type ont été signalés.

Initialement fixée à vingt miles par les accords d’Oslo, la zone de pêche octroyée par Israël aux pêcheurs de Gaza s’est réduite comme une peu de chagrin. Elle a depuis été  progressivement restreinte. De douze miles en 2002, elle est passée à six en 2006 pour atteindre à peine trois miles à la suite de l’opération « Plomb durci », en décembre 2008 et janvier 2009. En novembre 2012, un cessez-le-feu a été signé, dont les termes ont ramené la limite à six miles marins à partir de la bande de Gaza. Si cette décision constitue pour beaucoup un soulagement, les pêcheurs, dont la survie au-jour-le-jour dépend de leurs prises quotidiennes, se demandent combien de temps cette nouvelle limite sera maintenue. D’ailleurs Israël, pourtant signataire, renâcle  à respecter les termes du cessez-le-feu. On compte aujourd’hui jusqu’à 265 violations du côté israélien.

Les pêcheurs sont ainsi régulièrement arrêtés et voient leurs bateaux et leur équipement souvent confisqués. Il est important de noter que les pêcheurs se trouvent dans l’obligation de contester chaque jour la limite imposée par Israël. « Tout le poisson de la zone des six miles sera très rapidement pêché. Afin de pouvoir pêcher correctement, nous devons utiliser des filets, ce qui signifie que nous devons pêcher entre sept et douze miles nautiques des côtes », explique Zakaria Bakr, un pêcheur originaire de la ville de Gaza.

Les navires militaires israéliens, selon l'Union des pêcheurs de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, patrouillent en mer, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sous prétexte d’assurer la sécurité et la lutte contre le trafic d'armes. Selon les rapports du Centre Palestinien pour les Droits de l'Homme (PCHR), des centaines de bateaux de pêche palestiniens ont été endommagés depuis novembre 2012 et plus de 4.000 pêcheurs ont souffert de la pauvreté parce qu'ils se sont vu refuser le ravitaillement en carburant de leurs bateaux.

Il est nécessaire de rappeler que plus de 75.000 personnes dépendent de la pêche pour assurer leur survie. Mais les conditions imposées par l'occupation a conduit à une détérioration significative des conditions de vie de ces familles tout en sapant les bases de l'économie palestinienne.

Selon certains analystes politiques, ces attaques contre la bande de Gaza seraient directement liées à la possession et au contrôle des réserves stratégiques de gaz en mer. De vastes réserves de gaz ont en effet été découvertes en 2002 au large du littoral de Gaza, et le gouvernement de Tel-Aviv a bien l’intention d’en être le seul bénéficiaire, et ce en violation flagrante de la résolution 3005 de l'ONU qui déclare clairement que toutes les ressources naturelles de la bande de Gaza devraient tomber sous le contrôle de ses habitants.

« En 2013, sur 26 résolutions de l’ONU, Israël a été condamné 22 fois ! », s’étonne le JSS News fondé par Jonathan-Simon Sellem. Ce dernier a visiblement une indignation sélective et surtout un argument imparable : il avait ainsi taxé la sénatrice Goy-Chavent d’antisémitisme pour avoir voulu étiqueter les viandes issues de l’abattage rituel. Le mot est lâché et il est cousu de fil blanc. Mais le chantage qu'on nous impose ne repose sur aucune analyse sérieuse. Ne serait-il rien d'autre qu'une forme de chantage moral et intellectuel par lequel on voudrait empêcher tous ceux qui voudraient ouvrir le dossier israélo-arabe pour l'examiner avec un minimum d'objectivité ? Il y a, dans l'argumentation utilisée à ce propos, trop de mauvaise foi pour qu'on puisse rejeter cette hypothèse.

L’impunité des gouvernements israéliens n’est-il pas le principal facteur de la prolongation des problèmes du Proche-Orient ? Personne ne peut sérieusement penser que la négation de l’existence palestinienne en terre de Palestine et la politique de l’État juif basée sur l’arrogance, le fait accompli et l’humiliation quotidienne, puissent durer éternellement. Deux siècles après le début de la sortie du ghetto, les sionistes en ont créé un nouveau, hermétique, avec un vrai mur. On sait fort heureusement qu’il aura un jour une fin.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-la-resistance-au-quotidien-des-pecheurs-de-gaza-121187288.html
Haut de la page
Résistance allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 11 Nov 2012
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 168
  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jan 2014 à 00:24



À l’annonce du décès d’Ariel Sharon, l’Élysée a publié un communiqué de condoléances : « Ariel Sharon, ancien Premier ministre d’Israël, a été un acteur majeur dans l’histoire de son pays. Après une longue carrière militaire et politique, il a fait le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens. Je présente mes condoléances sincères à sa famille et au peuple d’Israël. »

Sacré homme de dialogue que ce Sharon ! Il commence sa carrière militaire dans la Haganah, commando spécialisé dans les « représailles » anti arabes. Puis il crée et dirige « l’unité 101 », unité militaire de type terroriste : elle s’illustre, entre autre, en dynamitant les maisons d’un village jordanien (Qibya), tuant 71 habitants !

Bref, il fut de toutes les guerres contre les Arabes, commandant et tuant personnellement ! En septembre 1982, lors de l'agression d'Israël contre le Liban, Ariel Sharon couvrit le massacre de Sabra et Chatila. On dénombra  la perte de 3.000 vies humaines !

Il s’illustrera également en démarrant les implantations de « colons » en Cisjordanie, dans le but de voler la terre palestinienne. Voilà l’homme de dialogue !

Quant à l’évacuation des colons de la Bande de Gaza en 2005, on vit bientôt que le seul but de l’opération était non le dialogue, mais le blocus de Gaza, toujours en place.

En effet, Ariel Sharon fut bien « un acteur majeur dans l’histoire de son pays », comme le dit François Hollande ! Et l’histoire de ce pays est l’histoire d’une indignité ! N’est-ce pas pour cette raison que « les milliers » d’Israéliens qui étaient attendus pour rendre hommage au criminel Sharon n’étaient finalement que quelques centaines ? Et au nom de je ne sais quel antiracisme, on voudrait nous empêcher de dénoncer la situation terrible dans laquelle se trouvent les Palestiniens depuis soixante ans !

DR

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-la-mort-d-ariel-sharon-122068845.html
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <1 62636465>

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,141 secondes.