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Palestine / Israël - Actu

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Rb94 allez vers le bas
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  Citer Rb94 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2014 à 11:17
L' illustration, parle d elle même...
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jan 2014 à 00:13
[IMG 380 224]http://idata.over-blog.com/3/98/30/52/Resistance/ASA.jpg[/IMG]


Agissant parfois ouvertement, parfois en catimini, le lobby israélien aux États-Unis effectue auprès de politiciens et d’universitaires du pays des pressions dignes du chantage. Leur but : « les coopter pour soutenir la cause d’Israël », rapporte Jim W. Dean.

Au niveau politique, les lobbyistes pro-israéliens du Congrès tiennent à jour des registres recensant ceux qui sont supposés ne pas s’aligner sur une position qui leur serait favorable en vue de s’opposer systématiquement à eux lors des futures élections. « Les Américains observent notre Congrès humilier le pays quand le lobby sioniste teste chaque année sa fidélité par les résolutions qui sont prises en sa faveur. Les votes qui s’y déroulent permettent de déterminer ceux qui resteront sur la liste de financement et ceux qui devront être combattus lors des élections à venir. C’est une forme de terrorisme politique qui a cours ici depuis des années », a déclaré Dean dans son article. « J’ai vu des membres du Congrès pâlir littéralement lorsqu’il leur a été posé une question ayant trait à Israël », a-t-il ajouté.

Dans son article, Jim W. Dean souligne également l’infiltration dans les meilleures institutions universitaires des États-Unis d’agents sionistes aux pratiques au moins aussi souterraines que celles en vigueur dans le milieu politique. L’infiltration et la cooptation de ce lobby sont naturellement portées vers les sommets, vers les meilleurs éléments qui, une fois contrôlés, feront un excellent rempart pour se protéger de la « base ». Les chantages au licenciement seront une de leurs armes…

En novembre de l’an dernier, l’ASA (America Studies Association), une association de cinq mille universitaires, est devenue la plus grande association de chercheurs étasuniens à adhérer à la campagne de boycott des institutions académiques israéliennes. L’ASA, qui se définit comme « la plus ancienne et la plus grande association se consacrant à l’étude interdisciplinaire de la culture et de l’histoire américaines », a annoncé que ses membres ont approuvé une résolution selon laquelle l’association « soutenait et honorait l’appel de la société civile palestinienne à un boycott des institutions académiques israéliennes ». La résolution, qui a été approuvée par le conseil national de l’ASA, a drainé un nombre sans précédent d’électeurs : 66,05 % ont voté en faveur de la résolution, 30,5 % ont voté contre et 3,43 % se sont abstenus.

L’ASA fait depuis face à une tempête de critiques et d’attaques de la part de l’establishment philo-israélien. L’ancien président de Harvard et chef du conseil économique national dans  l’administration d’Obama, Lawrence Summers, a ainsi appelé à boycotter l’ASA sur la base de l’argument selon lequel « la résolution constituait une violation de la liberté académique tout en contribuant à perpétuer l’antisémitisme ».

Les gros bonnets du lobby sioniste ont suivi comme un seul homme et se sont ligués contre l’initiative de l’ASA en cherchant à manœuvrer auprès des élites universitaires. La toute puissante Conférence des présidents des principales organisations juives (Conference of presidents of major jewish organisations ou CoP), communément appelée « conférence des présidents », a été choisie pour sonner l’hallali contre la résolution historique de l’ASA, en prenant bien évidemment soin d’étaler au grand jour son pouvoir de nuisance.

L’ASA aura néanmoins permis de mettre à nu les universitaires qui soutiennent inconditionnellement Israël aux États-Unis : « nous ne remercierons jamais assez « la conférence des présidents » de nous avoir fourni la liste des universitaires qui soutiennent sans vergogne les crimes israéliens contre l’humanité », a déclaré Jim W. Dean.

Il finit par conclure : « nous avions déjà en notre possession la liste de leurs soutiens au Congrès, dans la magistrature, et même dans la police et au Pentagone. Le lobby israélien apparaît désormais au grand jour dans le milieu universitaire. Ce n’est une bonne nouvelle ni pour l’enseignement, ni pour la recherche. La liberté a perdu une bataille ».

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-aux-etats-unis-des-universitaires-subissent-la-loi-du-lobby-sioniste-122160712.html

Edité par T 34 - 21 Jan 2014 à 01:12
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2014 à 19:59



On voit une sorte de maçon qui construit un mur. Manifestement, ce mur écrase des gens qui semblent hurler de douleur. Le ciment est couleur de sang, ce qui renforce l’aspect mortifère de la construction. Mais qui est ce terrible maçon, et qui sont ces gens qui souffrent dans ce mur ? Le terrible maçon, c’est Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, et ces gens écrasés par les briques sont, bien sûr, les Palestiniens victimes du mur de séparation construit depuis des années, soi-disant pour assurer la « sécurité » d’Israël et en réalité destiné à voler les terres palestiniennes.

Le dessinateur s’appelle Gérald Scarfe. Le titre du dessin est : « Va-t-on continuer à cimenter la paix ? ». Il a été publié dans le journal britannique Sunday Times dans lequel Gérald Scarfe dessine depuis 55 ans.

Selon Algérie 1.com, malgré la longue carrière du dessinateur, ça s’est mal passé pour lui ! Le lobby sioniste britannique aurait immédiatement hurlé à l’antisémitisme et le journal a immédiatement lâché son dessinateur. Il faut dire que le patron du Sunday Times s’appelle Rupert Murdoch. Il a jugé son dessin « grotesque et offensant ». Il ajoute d’ailleurs que son journal « a une longue histoire en termes de défense d’Israël ».

Il faut savoir que Gérald Scarfe a été l’illustrateur des Pink Floyd en particulier pour leur album « The Wall » comme on peut le voir dans la vidéo de l’album éponyme. C’est dire s’il a déjà eu l’occasion de réfléchir sur le mur qui enferme celui qui le construit !

Mais quand même, ce dessin n’est qu’une critique de l’action d’un État qui construit un mur de séparation dans un territoire occupé. Cette construction a d’ailleurs été condamnée par les Nations Unies ! Comment et pourquoi une critique d’ordre politique peut-elle être jugée antisémite ? Mais parce que la critique porte sur Israël, bien sûr !

Ainsi, le CRIF et la LICRA viennent de redéfinir le concept d’antisémitisme : est antisémite quiconque critique Israël !

Mais pourtant, des gens qui en veulent aux juifs, ça existe pour de bon, et pas si loin. En Ukraine, les « gentils manifestants pro européens » sont pénétrés par d’authentiques antisémites, fils de pogromistes, laudateurs de la Waffen SS ! Et on en parle chaque jour à la télévision. Et en bien ! Le parti Svoboda a été créé sous le nom de parti national-socialiste. Ils veulent « dénaturaliser les juifs ukrainiens pour les envoyer en Israël ! ».

Et l’adjointe de John Kerry, Victoria Nuland, en visite il y a peu à Kiev, vient de rencontrer ces « gentils pro-européens », dont le dirigeant de Svoboda… Le site du CRIF n’a fort curieusement rien relaté.

Ce n’est tout simplement pas leur problème ! Leur problème, c’est de tenter d’empêcher toutes critiques de l’État d’Israël, en utilisant l’accusation infamante d’antisémitisme, à tous propos, et hors de propos ! Cela s’appelle « crier au loup ». Ces gens ne semblent pas savoir à quel point cela peut être dangereux !

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-que-voyez-vous-sur-ce-dessin-122573935.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Feb 2014 à 22:13




[justify]Le Proche-Orient nous semble bien lointain, mais Israël et les États-Unis sont pourtant très proches en dépit de la distance qui les sépare : Tel-Aviv a ainsi coûté à chaque Américain la somme de 21,59 dollars en 2011. Ce sont les chiffres avancés par « l’US campaign to end the occupation », une confédération de 380 associations qui se battent pour mettre fin à l’occupation israélienne en Palestine. Mais ce n’est pas tout : sans même sans rendre compte, le citoyen étasunien contribue à bien des égards à financer quotidiennement et indirectement l’apartheid israélien. Ce n’est pas difficile : il suffit de descendre au supermarché local et d’acheter des produits en provenance des zones occupées. On extorque en effet là-bas les ressources vitales des Palestiniens dans un contexte de véritable régime colonial. C’est ce qu’affirme le New-Yorkais Alex Kane, rédacteur en chef d’AlterNet et collaborateur à Mondoweiss, un blog consacré à la couverture de la politique étrangère américaine au Proche-Orient. Les entreprises qui profitent le plus de cette manne se nomment Sodastream (machines à eau gazeuse et concentrés pour machines à soda), Sabra (sauces), Ahava (cosmétiques) mais aussi Hewlett-Packard et Motorola.

« Les consommateurs ne le savent pas », écrit Alex Kane, mais l’achat de ces produits renforce l’occupation militaire israélienne en Palestine qui dure maintenant depuis quarante-six ans. « Certaines de ces entreprises ont des usines situées dans l’une des cent-vingt-cinq colonies officiellement connues en Palestine, lesquelles sont parfaitement illégales aux yeux du droit international ». D’autres entreprises contribuent au maintien de l’occupation en coopérant avec les forces de défense israéliennes, tout en sachant que l’objectif principal de Tsahal est de protéger les colonies et d’exercer sa domination sur la vie de millions de Palestiniens. L’achat « innocent » de ces produits participe ainsi de facto aux bénéfices des entreprises qui exploitent les terres et les ressources palestiniennes. Sodastream, qui transforme l’eau du robinet en eau gazeuse et autres boissons gazéifiées, a été le carton israélien de l’année 2010 : introduite en bourse, la société a rapidement connu une capitalisation de 780 millions de dollars, soit environ vingt fois les bénéfices attendus en 2012.

Dans sa publicité, l’entreprise déclare faire de la « sensibilisation à la protection de l’environnement l’un de ses credo ». Mais le côté le moins progressiste de Sodastream, écrit Alex Kane, réside dans le siège de son entreprise situé à Mishor Adumim, la zone industrielle de la colonie de Ma’ale Adumim, non loin de Jérusalem. La compagnie affirme pourtant ne pas violer le droit international, arguant du fait les Palestiniens profitent directement de sa présence. Pourtant, l’association Who profits ? pointe la souffrance des ouvriers qui y travaillent, utilisés comme une force de travail peu payée et menacée de licenciement à la moindre velléité de justice sociale. Sodastream renforce dans les faits le processus de colonisation en tuant toute possibilité d’État palestinien viable.

Il en est de même pour Sabra, le célèbre fabricant de sauces à base de pois chiches et de graines de sésame parfumées d’essences méditerranéennes. Les Américains en sont fous. Selon le Huffington Post, l’entreprise israélienne a gagné 60 % du marché étasunien. Problème : Sabra est détenue en partie par la société israélienne Strauss Group, qui apporte sans équivoque son soutien à certaines unités d’élite parmi lesquelles la brigade Golani, responsable de certaines opérations sanglantes opérées contre des civils à Gaza pendant l’opération « Plomb durci ». D’après Alex Kane, le groupe Strauss ne se contente pas d’équiper les soldats israéliens de kits alimentaires et de produits de soin personnel ; « il soutient financièrement cette unité militaire par le biais d’activités culturelles et éducatives. Parmi ces dernières, on trouve pêle-mêle les aides économiques apportées aux soldats défavorisés, la construction d’installations sportives et récréatives, des livres et des jeux pour les foyers du soldat ».

L’analyste étasunien ne s’arrête pas là. Il accuse aussi un autre grand producteur de condiments israélien, Tribe Hummus. La société est détenue en partie par Osem, qui collabore avec le Fonds national juif. Ce dernier a joué un rôle clé avant la création de l’entité sioniste en participant avec le fondateur d’Israël, David Ben Gourion, au nettoyage ethnique en expulsant des Palestiniens de leurs terres. C’était en 1948. Devenu depuis propriétaire de 13 % des terrains en Israël, le FNJ travaille aujourd’hui en étroite collaboration avec le gouvernement israélien à la destruction des villages palestiniens.

La gamme de produits Ahava est quant à elle largement distribuée aux États-Unis. Ahava signifie « amour » en hébreu.  Mais Alex Kane rappelle que « ce que la société a fait en Cisjordanie ne sera jamais indiqué sur les emballages de la marque ». Ahava a en effet exploité illégalement les ressources naturelles palestiniennes, en premier lieu la fameuse boue de la Mer morte que la société a extraite en totale violation du droit international qui interdit l’exploitation des ressources d’un territoire occupé. L’industrie technologique n’est pas en reste : peu de gens savent que le colosse mondial Hewlett-Packard (imprimantes, ordinateurs, Smartphones, etc.) possède également EDS Israel, la société qui contrôle, par le biais de la biométrie, les travailleurs palestiniens à tous les check-points. Et depuis 2009, HP gère les informations de la marine militaire et de l’armée israéliennes tout en collaborant au projet « smart city » dans la colonie illégale d’Ariel en Cisjordanie.

Contrairement à l’Afrique du sud, qui a aboli l’apartheid sur son sol en 1991, Israël refuse de sortir du suprémacisme colonial qui donne des avantages particuliers à une culture, à une ethnie, à une religion. L’Union européenne est le premier partenaire commercial de l’entité sioniste. De surcroît, les produits en provenance du territoire israélien bénéficient de tarifs préférentiels qui les exemptent pratiquement de droits de douane aux termes d’un accord d’association conclu entre l’État hébreu et l’Union européenne. L’arme par laquelle chacun-e d’entre nous peut peser dans la balance en touchant au cœur le système d’oppression sioniste est le boycott. C’est aussi un moyen pour amener, par la pression d’en bas, les gouvernements et les institutions à réagir sur le plan politique. C’est surtout la moindre des choses de ne pas contribuer, de quelque manière que ce soit, au financement d’un des derniers États racistes au monde.[/justify]

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-ne-pas-acheter-de-produits-israeliens-c-est-ne-pas-cautionner-le-racisme-122665038.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Apr 2014 à 01:42




L’autorité nationale palestinienne (ANP) avait demandé au début du mois, par la voix de son président Mahmoud Abbas, son adhésion à quinze agences et traités internationaux. La réponse ne se fit pas attendre. Courroucée par  la hardiesse de cette démarche, l’entité sioniste a annoncé récemment des sanctions financières contre les autorités de Ramallah. Le reversement des taxes collectées par les Palestiniens est gelé jusqu’à nouvel ordre. Parmi les autres sanctions d’ordre économique, Israël a suspendu sa participation au développement d’un champ gazier au large de Gaza  et va dans le même temps plafonner les dépôts bancaires palestiniens dans ses établissements financiers. De sombres perspectives qui inquiètent peut-être les dirigeants de l’ANP mais qui n’épouvantent pas le peuple palestinien, puni tous les jours par l’occupation israélienne dans tous les aspects de la vie courante.

Le 11 avril se déroulait le marathon de Palestine, dont le départ était donné de l’église de la Nativité à Bethléem. Le parcours longeait le mur de sinistre mémoire et passait notamment par les camps de réfugiés d’Al Ayda et de Dheisheh. Le sport devrait en principe rapprocher les hommes. C’était sans compter sur les autorités israéliennes qui, comme l’an dernier, ont empêché les athlètes gazaouis de participer à la fête. Pour se dédouaner, la juge Daphné Barek-Erez a simplement avancé que « le pouvoir judiciaire n’avait pas à intervenir dans les décisions prises par le ministère de la défense ».

Parmi les athlètes victimes du blocus figure Nader al-Masri. Ce n’est pas un inconnu dans le milieu des sports d’endurance. Il a participé à plus de quarante compétitions internationales parmi lesquelles les Jeux olympiques de Pékin, en 2008. Gisha, une association qui milite pour la liberté de mouvement des Palestiniens, a tenté de contester le refus en arguant qu’un document du ministère autorisait les habitants de Gaza à se rendre en Cisjordanie pour « participer à des conférences ou des événements organisés par l’autorité palestinienne ». Une pétition a même été lancée pour l’occasion. En vain.

Nader al-Masri est bien évidemment déçu. « Cela fait trois mois que je m’entraîne pour cette épreuve et je pouvais logiquement viser la première place. Et au dernier moment, on m’interdit sans raison d’en prendre le départ. Cette décision est inique. Je suis un athlète. Je ne fais que pratiquer mon sport. Je n’ai rien fait de mal ». Comme des milliers d’autres Palestiniens, l’athlète a été touché de plein fouet par les décisions arbitraires des autorités d’occupation.

Aux restrictions imposées par Israël s’ajoutent également celles qu’a prises l’Égypte à l’encontre de la population de Gaza. Bahaa al-Farra, un compagnon de course de Nader al-Masri, en sait quelque chose. Il a participé en août 2012 aux Jeux olympiques de Londres. C’était sa dernière sortie à l’étranger. L’athlète est retenu depuis à Gaza. Les Égyptiens ne le laissent pas sortir par Rafah ; les Israéliens lui ont interdit quant à eux la sortie par Erez. Bahaa n’a pourtant pas perdu la foi ; il espère être présent en 2016 à Rio de Janeiro pour la XXXIème olympiade.

La carrière sportive de Jawhar Nasser (19 ans) et d’Adam Habaliya (17 ans) est en revanche déjà arrêtée. Les deux petites perles du football palestinien ont été tirées comme des lapins à un check-point par des soldats israéliens. Selon les militaires, leur position menaçait d’être attaquée par les deux garçons. Les deux victimes prétendent qu’on a délibérément visé le bas du corps sans sommation alors qu’ils se rendaient au stade Faisal al-Husseini. Jawhar a reçu en tout onze projectiles : sept dans le pied gauche, trois dans le pied droit et un dans la main. Halabiya a été touché par deux balles : une dans chaque pied. Ils ne pourront plus jamais jouer au football en compétition.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-le-sport-palestinien-dans-la-ligne-de-mire-israelienne-123330766.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Apr 2014 à 23:45
Julia Boutros est une chanteuse libanaise. Sa notice Wikipédia la dit « de confession chrétienne maronite ». Elle est capable de remplir de grandes salles de concert comme on peut le voir dans la vidéo qui suit (sous-titrée en français).

Dans la première chanson, la salle réagit avec enthousiasme dès que les paroles montrent son soutien à la résistance du Hezbollah. Pour la seconde chanson, manifestement connue du public, la salle en reprend les paroles avec ferveur dès les premières mesures.

Ce concert montre avec beaucoup d’émotion que la question-clé du Proche-Orient est la question palestinienne. Et que la résistance vaincra !

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-une-fenetre-sur-la-culture-libanaise-123370461.html

https://www.youtube.com/watch?v=CJgnxEfmoeU
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jul 2014 à 23:34




Un hôpital n’est pas un objectif militaire. Et si une force militaire frappe délibérément ce genre d’établissement, ce n’est certainement pas pour se défendre. Israël a bombardé le 21 juillet l’hôpital des Martyrs d’al-Aqsa à Deir el-Balah, causant la mort de cinq personnes. Quatre jours plus tôt, c’était le centre de réadaptation al-Wafa à Gaza qui était de nouveau visé. Plusieurs blessés sont à signaler. Ce centre avait demandé la protection des agences humanitaires internationales. L’armée israélienne avait demandé d’évacuer les patients alors qu’ils n’étaient pas selon le directeur de l’établissement en mesure de l’être. Aucun argument n’a empêché la fureur sioniste de s’abattre sur ces malades.

L’offensive terrestre visant à pénétrer dans la bande de Gaza a commencé le 17 juillet. C’est ce que craignaient le plus les Palestiniens. La dernière invasion en date remonte à l’opération Plomb durci il y a à peine six ans. Quelque 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils non armés, avaient trouvé la mort.

La nouvelle guerre de Gaza demeure, comme celles qui l’ont précédée, totalement asymétrique aux plans technique et politique. L’opération « bordure protectrice » menée par l’armée israélienne  n’est pas un affrontement entre deux parties égales mais une nouvelle attaque menée, avec des moyens aussi formidables que disproportionnés, par une armée régulière contre des militants enfermés dans une enclave assiégée. « Lors des attaques aériennes incessantes sur Gaza, les forces israéliennes ont fait preuve d’un mépris flagrant pour les vies et les biens civils », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnistie internationale. Selon le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires sanitaires, près de 240 Palestiniens avaient déjà été tués avant que l’opération militaire ne commence ; au moins 171 étaient des civils, parmi lesquels 48 enfants et 31 femmes. Les déclarations israéliennes laissent quant à elles entendre que les objectifs de Tsahal consistent avant tout à briser la résistance palestinienne.

On se demande tout de même pourquoi on ne parle du drame palestinien que lorsqu’il y a des victimes israéliennes. Pourquoi la légitime résistance du peuple palestinien n’arrive-t-elle pas à capter un peu plus l’attention des médias internationaux ? Et pour quelles raisons un peuple qui vit depuis plus de soixante-quatre ans sous occupation fait-il plus figure d’agresseur que d’agressé ?

La réponse à ces questions réside tout simplement dans la collaboration, voire la complicité, entre notre gouvernement et Israël. Depuis une dizaine d’années, la convergence des intérêts israéliens et franco-européens est notable. L’entité sioniste jouit au sein des institutions européennes d’un statut à nul autre pareil. Depuis 1994 (conseil européen d’Essen), l’Europe est acquise à l’idée qu’Israël doit pouvoir jouir d’un « statut spécial » (dans le texte) avec elle. Leur finalité est de rapprocher les intérêts israéliens et européens comme leurs législations pour ouvrir notamment le marché intérieur européen à Israël, lutter contre le terrorisme et le crime organisé, contre le racisme et l’antisémitisme, développer la coopération scientifique et technique, la recherche, l’information dans quasiment tous les domaines, etc. Les relations sont si étroites que l’ancien Haut représentant de l’Union européenne Javier Solana avait déclaré en 2009 qu’Israël « était un membre de l’Union européenne sans être membre de ses institutions ». Le développement économique d’Israël explique ce rapprochement mais il serait naïf de croire qu’il ne s’accompagne pas d’un développement égal des relations diplomatiques.

Aujourd’hui, les Palestiniens n’ont pas besoin de nos larmes. Ils n’ont besoin ni de notre sympathie, ni de notre pitié. Contre l’entité sioniste, contre nos gouvernements de vendus, contre cette Europe collaboratrice du terrorisme d’État, les Palestiniens ont besoin de notre rage.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-palestiniens-ont-besoin-de-notre-rage-124216291.html


Edité par Résistance - 24 Jul 2014 à 00:27
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Jul 2014 à 01:09
La Bolivie déclare Israël État terroriste
 

La Bolivie a placé Israël sur sa liste d'États terroristes pour protester contre les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza.

Le président bolivien Evo Morales a annoncé la décision mercredi lors d'une rencontre avec des enseignants dans la ville de Cochabamba.

«Nous déclarons (Israël) État terroriste», a-t-il déclaré, indiquant que l'offensive sur Gaza «démontre qu'Israël n'est pas un garant des principes de respect de la vie et des droits élémentaires qui régissent la coexistence pacifique et harmonieuse de notre communauté internationale».

La Bolivie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en 2009 après une précédente opération meurtrière à Gaza, tout comme d'autres pays de la gauche radicale latino-américaine, dont le Venezuela ou Cuba.

Toutefois jusqu'à présent La Paz avait respecté un accord conclu en 1972 permettant aux citoyens israéliens d'entrer librement en Bolivie.

Après le Brésil et l'Equateur la semaine dernière, le Chili, le Pérou et le Salvador ont quant à eux rappelé mardi «pour consultations» leur ambassadeur en Israël.

Le Chili a notamment qualifié les opérations militaires israéliennes de «châtiment collectif à l'encontre de la population civile de Gaza», tandis que le Pérou voisin a regretté «profondément», la «violation du cessez-le-feu avec la reprise des opérations militaires d'Israël à Gaza».

 


Edité par T 34 - 31 Jul 2014 à 17:28
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Aug 2014 à 16:57
La Palestine aux Palestiniens !





Déclenchée le 8 juillet par Israël avec comme objectif affiché de détruire les infrastructures du Hamas dans la bande de Gaza, l’opération « Bordure protectrice » a pris un nouveau tournant le 17 juillet avec l’envoi de troupes au sol. On comptait déjà le 31 juillet 1.373 morts du côté palestinien, parmi lesquels 852 civils et 252 enfants. « Le nombre de personnes cherchant refuge auprès de l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a quant à lui passé la barre des 100.000 personnes », a indiqué l’ONU. On dénombrait 59 victimes du côté israélien (dont trois civils).

Officiellement, l’opération vise à stopper les tirs de roquettes du Hamas. Mais le véritable objectif d’Israël est de briser l’unité du peuple palestinien conquise par l’entrée du mouvement de résistance islamique dans le gouvernement palestinien d’unité nationale, mais aussi de maintenir le Hamas au pouvoir (mais militairement affaibli) afin de justifier la « prison à ciel ouvert » qu’est devenu Gaza après le retrait israélien de l’été 2005.

Pour bien comprendre la stratégie de Tel-Aviv dans sa guerre déclarée contre le terrorisme, il est nécessaire de comprendre la nature du conflit israélo-palestinien ainsi que l’essence même du sionisme. Israël a de son côté toujours tenté de présenter le conflit comme un conflit religieux ou ethnique. Force est pourtant de constater que la démographie joue dans cette affaire un rôle non négligeable. Et quand Théodore Herzl théorisait la création d’un État juif en Palestine, la question de la présence des populations arabes, largement majoritaires dans la zone où devait s’édifier l’État juif, se posait déjà. Inverser la donne et créer une majorité juive dans un territoire allant du Jourdain à la mer a toujours été le but ultime du sionisme. Pour l’atteindre, ses partisans ont utilisé tous les moyens possibles, notamment l’émigration de masse durant le mandat britannique et même le terrorisme, poussant les Palestiniens à quitter les maisons qui les avaient vu naître en vue de les repousser vers l’un des États arabes existants. Les mesures oppressives mises en place par les premiers colons à leur encontre n’avaient d’ailleurs d’autres buts que de favoriser l’occupation totale de la Cisjordanie.

Mais en dépit de cette politique déguisée de nettoyage ethnique, réalisée depuis plus de soixante ans avec le silence complice de l’Occident, le nombre de Palestiniens dans la zone bibliquement définie comme celle de la Terre promise n’a pas diminué. Il a même augmenté. Un rapport du bureau central palestinien des statistiques (BCPS) estime en effet qu’à l’horizon 2020, les Palestiniens seront plus nombreux que les Juifs sur l’entité formée par Israël et les territoires occupés. Selon le quotidien Haaretz, 5,8 millions d’Arabes vivent actuellement en Israël, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, contre six millions de Juifs. En 2016, ces populations devraient atteindre le même nombre d’individus  avant de voir les deux courbes se croiser pour atteindre 7,2 millions en 2020, contre 6,9 millions de Juifs. Une situation qui s’explique en partie par un taux de fertilité de 4,4 enfants par famille dans la bande de Gaza. Moins qu’il y a quinze ans où ce même taux atteignait  les six enfants par famille selon le Times of Israel, mais nettement plus que le taux de fertilité des Israéliens, stable à trois enfants par famille.

Les sionistes admettent implicitement qu’ils ne pourront jamais éradiquer la présence palestinienne. Ils se ainsi rabattus sur la solution qui consiste à regrouper autant de Palestiniens que possible sur de petits espaces… pour annexer le territoire restant. On comprend aisément que cette stratégie qui a pour but la colonisation de vastes zones en Cisjordanie n’est pas applicable à Gaza, une minuscule bande de terre sur laquelle s’entassent pas moins de deux millions de Palestiniens.

On comprend mieux aussi la politique menée par l’ex Premier ministre Ariel Sharon, qui a vu le désengagement de Gaza (où le Hamas - organisation « terroriste » aux yeux d’Israël et  de l’Occident - a pris le pouvoir) et la poursuite en parallèle d’une féroce occupation en Cisjordanie… sur laquelle le modéré Mahmoud Abbas essaie tant bien que mal d’exercer le pouvoir dans les limites que l’État israélien veut bien lui consentir. Ainsi, retirer ses troupes d’une zone tenue par des « extrémistes » pour les concentrer sur une zone administrée par des modérés pouvait sembler a priori irrationnel. Mais tout ceci se concevait en réalité parfaitement, l’objectif étant en filigrane l’annexion des territoires.

Mais le projet sioniste se heurte à trois obstacles. Le premier réside dans la prise de conscience de la part de l’Occident que le statu quo qu’Israël aspire à prolonger indéfiniment pour poursuivre son processus de colonisation n’est plus acceptable. Et cette prise de conscience a connu sa manifestation la plus éclatante lorsque l’assemblée générale des Nations Unies a accepté la Palestine comme un État observateur par 138 voix (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël) et 41 abstentions (dont l’Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant derechef la reconnaissance d’un État palestinien au niveau international.

Le second obstacle est l’émergence d’un nouvel équilibre mondial. Les États-Unis ont toujours été un allié précieux pour Israël. Même si l’Oncle Sam est toujours puissant aux niveaux diplomatique et militaire, il doit aujourd’hui composer avec d’autres puissances que sont par exemple la Russie et la Chine, traditionnels partisans de la cause palestinienne. Dans un tel contexte, les États-Unis n’ont plus la faculté (ni peut-être même la volonté) de contenir l’émotion du monde entier quand Israël exécute sa sale besogne.

Enfin, la tentative de recomposition des factions palestiniennes et la naissance d’un gouvernement d’unité nationale sont vécues par l’entité sioniste comme une menace mortelle pour ses objectifs expansionnistes, et ce pour deux raisons. La première est que la division des Palestiniens en deux factions dont une seule reconnaît le droit à l’existence d’Israël (le Fatah) a toujours été la raison officielle avancée par l’entité sioniste pour ne pas concéder la pleine autonomie à un État palestinien. Tel-Aviv affirme en effet que la Palestine tout entière pourrait se transformer en un nouveau Gaza si le Hamas venait à s’emparer du pouvoir. La seconde raison est qu’un État palestinien en bonne et due forme, c’est-à-dire permettant à ses ressortissants la liberté de circulation, ferait augmenter considérablement la population arabe en Cisjordanie, rendant ainsi impossible la création d’Eretz Israël cher. Les plans sionistes s’en trouveraient contrecarrés.

Le millier de morts palestiniens depuis la dernière offensive de Tsahal est malheureusement susceptible d’augmenter comme en témoigne le refus obstiné d’Israël d’accepter tant la réalité de l’échec de son projet que la présence de deux peuples, désormais numériquement équivalents, sur le territoire de la Palestine historique. Pourtant, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les sionistes avaient assuré aux Occidentaux ceci : « aidez-nous à avoir un État et nous serons les dignes représentants de la civilisation et de la démocratie ». Sous-entendu : nous serons les garants de la civilisation.

Or, depuis maintenant près de soixante-dix ans, l’entité sioniste nous montre tous les jours comment elle conçoit cette dernière. Elle ne cesse d’amplifier la création de nouvelles colonies et pratique délibérément la politique d’occupation des sols. Elle viole quotidiennement le droit international et dénie de facto au peuple palestinien de disposer de lui-même. Elle essaie depuis 1948 de fermer la voie à toute discussion sur le droit au retour et le retire de la table des négociations avant tout accord, si minime soit-il. Les résultats négociés ne peuvent être ainsi que ridicules. Or, les droits s’obtiennent par la lutte et le droit au retour s’impose de lui-même.

Jusque-là, l’entité sioniste n’avait aucune difficulté à négocier sur sa dernière exigence de judaïser Israël parce qu’on avait cessé de poser la condition de son existence. La protection des États-Unis et des Européens bienveillants à son égard en avait fait de facto un État intouchable. Mais le monde change et le projet sioniste a manifestement du plomb dans l’aile. Il est donc aujourd'hui plus que jamais temps de rebattre les cartes.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-la-palestine-aux-palestiniens-124276745.html
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Aug 2014 à 19:49

Pardon, mais, Israël n’a aucun droit d’exister. (Al Akhbar)

 
 

L’expression « droit d’exister » est entrée dans ma conscience dans les années 1990, tout comme le concept d’une solution à deux Etats est entré dans notre vocabulaire collectif. Dans chaque débat à l’université, quand un sioniste était à bout d’arguments, ces trois mots magiques étaient invoqués pour interrompre la conversation avec un « êtes-vous en train de dire qu’Israël n’a pas le droit d’exister ? » indigné.

Bien sûr, vous ne pouviez pas contester le droit d’Israël à exister - c’était comme nier le droit fondamental des Juifs d’avoir... des droits, avec toute la culpabilité de l’Holocauste jetée à la figure pour faire bonne mesure.

Sauf bien-sûr que je n’y suis pour rien dans l’Holocauste – et les Palestiniens non plus. Le programme de nettoyage ethnique méthodique en Europe de sa population juive a été employée de façon tellement cynique et opportuniste pour justifier le nettoyage ethnique de la nation arabe palestinienne, qu’il me laisse totalement indifférente. Je me suis déjà surprise - oh, stupeur - en train de lever les yeux au ciel en entendant Holocauste et Israël dans la même phrase.

Ce qui me trouble dans cette ère post-"solution à deux Etats", est l’audace même de l’existence d’Israël.

Quelle idée fantastique, cette notion qu’un groupe d’étrangers d’un autre continent puisse s’approprier une nation existante et peuplée - et convaincre la « communauté internationale » que c’était la chose juste à faire. Un tel culot me ferait rire si ce n’était pas aussi grave.

Encore plus flagrant est le nettoyage ethnique de masse de la population palestinienne indigène par les juifs persécutés, à peine remis de leur propre expérience de nettoyage ethnique.

Mais ce qui est vraiment effrayant, c’est la manipulation psychologique des masses dans la croyance que les Palestiniens seraient en quelque sorte dangereux – des « terroristes » déterminés à « jeter les juifs à la mer ». Je gagne ma vie avec les mots et l’usage du langage dans la création de perceptions m’intrigue. Cette pratique - souvent appelée « diplomatie publique » - est devenue un outil indispensable dans le monde de la géopolitique. Les mots, après tout, sont les blocs de construction de notre psychologie.

Prenez par exemple la façon dont nous sommes arrivés à percevoir le « différend » israélo-palestinien et toute résolution de ce conflit qui perdure. Ici, je vais généreusement emprunter des passages d’un article précédent...

Les États-Unis et Israël ont déterminé le discours mondial sur cette question, en définissant des paramètres strictes qui limitent de plus en plus le contenu et l’orientation du débat. Tout discussion en dehors de ces paramètres, jusqu’à récemment, était largement considérée comme irréaliste, improductive et même subversive.

La participation au débat est réservée à ceux qui souscrivent à ses grands principes : l’acceptation d’Israël, son hégémonie régionale et sa supériorité militaire ; l’acceptation de la logique douteuse sur laquelle est fondée la revendication de la Palestine par l’Etat juif ; et l’acceptation de quels sont les interlocuteurs, mouvements et gouvernements acceptables ou non dans toute solution au conflit.

Des mots comme colombe, faucon, militant, extrémiste, modéré, terroriste, islamo-fasciste, négationniste, menace existentielle, mollah fou déterminent la participation de certains à la solution - et sont capables d’en exclure d’autres instantanément.

Ensuite, il y a le langage qui préserve « le droit d’Israël à exister » sans poser de questions : tout ce qui invoque l’Holocauste, l’antisémitisme et les mythes sur les droits historiques des Juifs à la terre léguée par le Tout-Puissant - comme si Dieu était un agent immobilier. Ce langage ne vise pas seulement à empêcher toute contestation de la connexion juive à la Palestine, mais cherche surtout à punir et à marginaliser ceux qui s’attaquent à la légitimité de cette expérience coloniale moderne.

Mais cette pensée collective n’a abouti à rien. Elle n’a fait qu’occulter, distraire, dévier, esquiver, et diminuer, et nous ne sommes pas plus près d’une solution satisfaisante... parce que la prémisse est fausse.

Il n’y a pas de solution à ce problème. C’est le genre de crise où vous constatez votre échec, réalisez vos errements et rebroussez chemin. C’est Israël qui est le problème. C’est la dernière expérience coloniale des temps modernes, une expérience menée au moment même où de tels projets s’effondraient partout dans le monde.

Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien » - qui laisserait entendre une sorte d’égalité dans la puissance, la souffrance et les éléments concrets négociables. Mais il n’y a pas la moindre symétrie dans cette équation. Israël est l’occupant et l’oppresseur. Les Palestiniens sont occupés et opprimés. Qu’y a-t-il à négocier ? Israël détient toutes les cartes. Ils peuvent rendre des terres, des biens, des droits, mais même cela est une absurdité – car qu’en est-il du reste ? Pourquoi ne pas rendre toutes les terres, tous les biens et tous les droits ? Pourquoi auraient-ils le droit de garder quoi que ce soit – en quoi l’appropriation des terres et des biens avant 1948 est-elle fondamentalement différente de l’appropriation des terres et des biens après cette date arbitraire de 1967 ?

En quoi les colonialistes d’avant 1948 sont-ils différents de ceux qui ont colonisé et se sont installés après 1967 ?

Permettez-moi de me corriger : les Palestiniens ont bien une carte en main qui fait saliver Israël – la grande revendication à la table de négociation qui semble contenir tout le reste. Israël aspire à la reconnaissance de son « droit d’exister ».

Mais Israël existe déjà, non ?

En fait, ce que Israël craint plus que tout c’est sa « délégitimation ». Derrière le rideau de velours, voici un Etat construit sur des mythes et des récits, protégé uniquement par un géant militaire, des milliards de dollars d’aide des États-Unis et un seul veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Rien d’autre ne se dresse entre cet Etat et son démantèlement. Sans ces trois choses, les Israéliens ne vivraient pas dans une entité qui est devenue « le lieu le plus dangereux au monde pour les Juifs. »

Retirez tout le discours et tout le vernis de la propagande, et vous réalisez rapidement qu’Israël n’a même pas les bases d’un Etat normal. Après 64 ans, il n’a pas de frontières. Après six décennies, il n’a jamais été plus isolé. Plus d’un demi-siècle plus tard, et il a besoin d’une armée gigantesque simplement pour empêcher les Palestiniens de rentrer chez eux à pied.

Israël est une expérience ratée. Il est sous assistance respiratoire – débranchez ces trois tubes et il est mort, ne survivant que dans l’esprit de quelques étrangers qui se sont gravement fourvoyés en pensant qu’ils pouvaient réussir le casse du siècle.

La chose la plus importante que nous pouvons faire dans l’optique d’un seul État est de nous débarrasser rapidement du vieux langage. Rien n’était vrai de toute façon - ce n’était que le langage employé dans un « jeu » particulier. Développons un nouveau vocabulaire de possibilités - le nouvel Etat sera la naissance de la grande réconciliation de l’humanité. Musulmans, chrétiens et juifs vivront ensemble en Palestine comme ils le faisaient auparavant.

Les détracteurs peuvent aller se faire voir ailleurs. Notre patience s’amenuise comme la toile des tentes dans les camps de purgatoire où vivent les Palestiniens depuis trois générations.

Ces réfugiés exploités de tous parts ont droit à ces beaux appartements - ceux qui ont des piscines au rez-de-chaussée et un bosquet de palmiers à l’extérieur du hall d’entrée. Parce que l’indemnité qui leur est due pour cette expérience occidentale ratée sera toujours insuffisante.

Et non, personne ne hait les Juifs. C’est l’argument de dernier recours qu’on nous hurle aux oreilles – le dernier « pare-feu » pour protéger ce Frankenstein israélien. Ca ne m’intéresse même plus d’insérer les mises en garde habituelles censées prouver que je ne hais pas les Juifs. C’est impossible à prouver et franchement, l’argument n’est qu’un alibi. Si les Juifs qui n’ont pas vécu l’Holocauste en ressentent encore la douleur, qu’ils s’arrangent avec les Allemands. Qu’ils exigent une portion importante de terres en Allemagne - et bonne chance à eux.

Quant aux antisémites qui salivent sur un article qui s’en prend à Israël, allez faire un tour ailleurs - vous faites partie de la cause qui a provoqué ce problème.

Les Israéliens qui ne voudront pas partager la Palestine comme des citoyens égaux avec la population palestinienne indigène - ceux qui ne voudront pas renoncer à ce qu’ils ont demandé aux Palestiniens de renoncer il y a 64 ans - pourront prendre leur deuxième passeport et rentrer chez eux. Ceux qui resteront feront mieux d’adopter une attitude positive - les Palestiniens ont montré leur capacité à pardonner. Le niveau du carnage qu’ils ont subi de la part de leurs oppresseurs - sans riposte comparable - démontre une retenue et une foi remarquables.

Ce sera moins la mort d’un Etat juif que la disparition des derniers vestiges du colonialisme moderne. Ce ne sera qu’un rite de passage – tout se passera très bien. A ce stade particulier du 21e siècle, nous sommes tous, universellement, des Palestiniens – et corriger cette injustice constituera un test de notre humanité collective, et personne n’a le droit de rester les bras croisés.

Israël n’a pas le droit d’exister. Brisez cette barrière mentale et dites-le : «  Israël n’a pas le droit d’exister ». Savourez-le, tweetez-le, postez-le sur Facebook – et faites-le sans y réfléchir à deux fois. La délégitimation est là – n’ayez pas peur.

La Palestine sera moins douloureuse qu’Israël ne l’a jamais été.

Sharmine Narwani

Traduction "et hop, un tabou de moins" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer De Matignon Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Aug 2014 à 14:55
Hello tout le monde ! Je suis nouvelle sur ce forum ! Je suis marxiste-léniniste passée par la LCR quand j'étais plus jeune ! Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le conflit israélo-palestinien ! Aussi, j'aimerais vous faire part d'un article insultant pour les marxistes français comme nous qui manifestent en France notre solidarité avec le peuple palestinien !
Voici le lien :

http://paulharam.com/2014/08/12/la-gauche-de-la-gauche-et-son-rapport-contradictoire-a-la-nation/

Je lui prépare un commentaire que je vais poster sur son site dans lequel je vais bien remettre en place ses idées sionistes ! Je vous invite à faire de même !

Salutations anticapitalistes et révolutionnaires !
Lola De Matignon
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  Citer De Matignon Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Aug 2014 à 15:04
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jan 2015 à 20:27
Réfugiés palestiniens. L’inconditionnel espoir de retour





Les camps de réfugiés palestiniens au Liban se voulaient à l’origine temporaires, comme tous les camps de réfugiés. Les Palestiniens qui fuyaient la violence faisant suite à la création de l’État d’Israël espéraient naturellement retourner un jour sur la terre, pas si lointaine, qu’ils avaient quittée.

Aujourd’hui, quelque 450.000 réfugiés sont officiellement enregistrés auprès de l’Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA – United Nation Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East en anglais), répartis pour la plupart dans les douze camps de réfugiés. La superficie de terrain occupée par ces derniers est restée presque inchangée depuis 1948, malgré une croissance substantielle de la population de ces camps. Les familles de réfugiés doivent souvent construire des pièces supplémentaires et dans de nombreux cas, ajouter des étages à leur habitation afin de faire face à l’augmentation de la population. L’UNRWA dit de ces camps qu’ils souffrent de graves problèmes : infrastructure indigne, surpopulation, pauvreté et chômage.

Le Liban n’a pas signé la convention de 1951 relative au statut de réfugiés, ni le protocole de 1967 qui a élargi le champ d’action de la convention alors que le problème des déplacements se propageait à travers le monde. Il a cependant signé la plupart des autres traités des droits de l’homme pertinents pour la protection des réfugiés. D’un point de vue constitutionnel, ces derniers priment sur le droit interne mais ce principe est rarement respecté par les tribunaux et aucune législation ou pratique administrative interne n’est prévue pour répondre aux besoins spécifiques des réfugiés et des demandeurs d’asile.

Avant l’invasion israélienne en 1982, le Liban était le centre mondial du mouvement national palestinien. L’opération « paix en Galilée » est lancée à partir du 6 juin 1982 dans le but d’éliminer la résistance incarnée par l’OLP, alors installée à Beyrouth. Elle sera notamment marquée par le massacre par les milices chrétiennes des réfugiés palestiniens des camps de Sabra et Chatila… sous le regard de l’armée israélienne. Depuis, les mouvements de population des réfugiés palestiniens font l’objet de mesures de sécurité très strictes, souvent sans aucune considération humaine.

Représentant à peine 10 % de la population du Liban, les Palestiniens sont isolés des sphères sociale, politique et économique… quand ils ne sont pas traités avec dédain. La crainte de l’État libanais est de les voir accéder à plus de droits (dont la naturalisation), ce qui mettrait en cause selon lui le fragile équilibre politique du pays. Une loi visant spécifiquement les Palestiniens a même été introduite en 2001 pour les empêcher d’accéder à la propriété.

De sévères restrictions touchant leur droit au travail et leurs droits sur leur lieu de travail empêchent les Palestiniens d’améliorer leurs conditions de vie. Des dizaines de professions et de commerces sont réservés aux personnes de nationalité libanaise ; pendant de nombreuses années, les Palestiniens ne pouvaient travailler en tant que comptables, secrétaires, représentants, pharmaciens, électriciens, gardes, chauffeurs, cuisiniers ou coiffeurs. Ils n’ont en outre pas le droit d’être patrons d’une entreprise faisant dans le commerce, l’échange de devises, l’or, l’imprimerie, l’édition, la réparation des voitures, l’ingénierie ou les services de santé. Les choses bougent néanmoins quelque peu. Depuis 2010, seuls les métiers de militaires, de médecins et d’avocats restent réservés aux Libanais. La loi adoptée par le Parlement est une sorte de compromis entre le refus absolu des partis chrétiens d’octroyer les droits civils aux réfugiés et l’insistance des partis musulmans à leur accorder plus d’avantages.

Les restrictions à l’emploi ont eu jusqu’ici un impact direct sur le droit humain des Palestiniens. Ils font écho aux diverses restrictions sur le droit au logement et ont un impact négatif sur le niveau de vie des réfugiés. Naturellement, l’éducation des jeunes, qui ne peuvent toujours pas accéder au système scolaire public du Liban, pâtit de cette situation. L’UNRWA a mis sur pied soixante-quatorze écoles et deux centres de formation professionnelle, qui ne peuvent évidemment pas combler tous les besoins. Les Nations-Unies estiment que la moitié des adolescents palestiniens quittent le système scolaire avant que leur éducation ne soit terminée. À peine 0,1 % d’entre eux connaîtront l’université. Et même si le taux de scolarisation tend petit à petit à s’améliorer, les opportunités des jeunes générations s’en trouvent immédiatement réduites. L’idée selon laquelle les Palestiniens ne peuvent pas être employés comme les autres étrangers perdure au Liban. Ainsi, bien qu’étant né et ayant grandi au Liban, le plus jeune médecin du monde Iqbal Assa a été incapable d’y exercer en raison de son statut de travailleur palestinien.

Par conséquent, 56 % des travailleurs réfugiés palestiniens sont actuellement sans-emploi, ce qui laisse selon les statistiques de l’association Anena à peine 37 % de la population en âge de travailler réellement employés. 75 % gagnent moins que le salaire minimum (305 $ pour les femmes palestiniennes et 369 $ pour les hommes) et 95 % sont sans assurance maladie. Et bien qu’ayant cotisé à hauteur de quatorze millions de dollars à la caisse nationale de sécurité sociale libanaise, les travailleurs palestiniens se voient toujours refuser les avantages de la couverture santé (contrairement aux travailleurs français), selon une infographie de Visualizing Palestine.

Alors que la plupart des réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’UNRWA ou auprès des autorités libanaises, certains ne le sont pas encore. Évidemment, ces réfugiés sans papiers connaissent encore plus de restrictions. Considérés comme résidant illégalement au Liban, ils ne peuvent contracter mariage ni être diplômés de l’école secondaire, ni s’inscrire dans l’enseignement supérieur, qu’il soit public ou privé. Enfin, selon la loi libanaise, les enfants de réfugiés sans papiers ne sont pas légalement reconnus et ne possèdent par conséquent aucun document attestant de leur existence, quand bien même ils seraient nés au Liban.

Récemment, des réfugiés palestiniens de Syrie ont fui les zones de combat pour trouver refuge au Liban. Human Rights Watch et l’UNRWA ont exprimé conjointement leur préoccupation devant le blocage spécifique des Palestiniens de la part des autorités libanaises.  

Le 11 septembre 1965, la Ligue arabe a établi plusieurs recommandations dans le protocole de Casablanca à destination de tous les États arabes sur le traitement des réfugiés palestiniens. L’objectif était d’assurer l’égalité de traitement entre Palestiniens et nationaux dans les domaines de l’accès à l’emploi et la liberté de circulation, tout en préservant le droit au retour. Ratifié pleinement par l’Irak, l’Égypte, la Syrie et la Jordanie, cet accord a fait l’objet de réserves de la part du Liban et du Koweït qui craignaient, en assurant l’égalité face à l’accès à l’emploi, des distorsions sur le marché du travail. Les Palestiniens voient quant à eux leur exil et leur statut d’apatride perdurer. Ils voient paradoxalement dans ce dernier une reconnaissance de la spécificité même de leur exil : l’inconditionnel espoir de retour.


Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-refugies-palestiniens-l-inconditionnel-espoir-de-retour-125322818.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2015 à 17:58
Israël : chronique d’un racisme ordinaire





Les victimes du racisme ne sont pas toutes égales à Jérusalem. Tommy Hassoun, un jeune druze de 21 ans, le sait bien. Citoyen israélien, il a été attaqué et roué de coups par des extrémistes juifs. Ironie du « sort », l’agressé fut même contraint de régler la facture de l’ambulance qui le transporta de la gare routière de Jérusalem au centre médical Hadassah : 475 shekels, soit l’équivalent de 110 euros. Un véritable camouflet pour le jeune homme…

Tommy a pourtant servi quelques mois plus tôt dans le Bataillon Herev, formation exceptionnelle en ce sens qu’elle est constituée exclusivement de soldats originaires de la communauté druze. Né à Daliyat al-Karmel, non loin de Haïfa, Tommy a rejoint Jérusalem après son service militaire pour y suivre des cours à l’académie de musique et de danse. Il y a deux semaines, l’étudiant était en train de parler en arabe avec un ami devant l’hôtel où il travaillait quand il a été brutalement attaqué par un groupe de dix hommes juifs. Ces voyous l’avaient simplement entendu parler arabe.

« J’ai terminé mon travail à 23 heures à l’hôtel Gold de Jérusalem, près de la gare routière centrale. Quand je suis sorti, je me suis rendu à la station de bus. Il y avait un groupe de personnes. Ils ont entendu que je parlais arabe avec une autre personne de Jérusalem-est qui était avec moi. Ils ont commencé à me parler et ont jeté une petite poubelle sur la tête », a raconté Hassoun.

« Quelqu’un m’a ensuite craché dessus et je l’ai frappé. Après, ils se sont tous jetés sur moi et m’ont frappé avec des verres, des bouteilles. Ils étaient nombreux et ils ont crié. J’ai réussi à m’échapper vers l’entrée de la gare de bus après quelques minutes. Là, quelques personnes m’ont assis, m’ont donné de l’eau et ont pris soin de moi », a-t-il précisé. Le jeune homme a finalement réussi à s’échapper vers la gare routière où des personnes lui ont porté assistance. Blessé sur tout le corps, il restera deux jours à l’hôpital et a déjà prévu d’y retourner pour une opération au nez. Reuven Rivlin, l’actuel président israélien, a même posté sur sa page Facebook la photo où il pose au côté de la victime. « Nous sommes tous frères », déclara-t-il, « et nous devons tous condamner ces comportements barbares ».

L’affaire est symbolique car elle montre qu’Israël a toujours énormément de mal à mettre sur un pied d’égalité les Juifs et les Arabes victimes de violences racistes. Le quotidien Haaretz est très clair sur le sujet : « comme tous les autres cas dans lesquels des extrémistes juifs ont frappé des citoyens arabes, les faits n’ont pas immédiatement été considérés comme une attaque terroriste ». Si tel avait en effet été le cas, les services fiscaux auraient couvert toutes les pertes financières subies et les assurances se seraient acquittées des frais d’hospitalisation. Au lieu de ça, Tommy Hassoun a dû payer ces derniers et même l’ambulance qui a procédé à son évacuation.

Le père de Hassoun, Ramzi, a bien évidemment été choqué par cette attaque. « Je croyais que nous étions une Nation. Je croyais et je continuerai à croire que c’est la terre du peuple juif. Il a le droit de vivre ici, il n’y a jamais eu de doute à ce sujet. Je me blâme et je blâme mes amis juifs de ne pas avoir œuvré à l’éducation. Parler arabe n’est pas honteux, cela ne fait pas de vous un terroriste potentiel ».

Le frère de Tommy, Julian, a quant à lui déclaré : « il y a un mois, deux policiers druzes ont été assassinés au cours d’attaques terroristes et maintenant un Druze est frappé par les Juifs. Lorsqu’on nous a demandé si nous avions peur que Tommy vive à Jérusalem, nous avons dit non, parce qu’il vivrait au milieu des Juifs ».

Si les institutions doivent en théorie garantir à tous les citoyens une même égalité de traitement, une véritable politique discriminatoire envers les Arabes habitant en Israël perdure depuis des années. Ils sont un million deux cent mille arabes israéliens à subir des expropriations de propriété ou des interdictions d’acheter une maison. Il faut aussi rappeler que 7 % des budgets alloués en Israël aux infrastructures publiques vont aux communautés arabes. Que les salaires arabes moyens n’atteignent pas, à qualification égale, 60 % des rémunérations versées aux Israéliens. Que les populations arabes perçoivent 35 % d’allocations en moins, à situations familiale et sociale équivalentes, etc. Selon Adalah, le centre juridique pour les droits des minorités arabes en Israël, environ trente lois israéliennes sont directement discriminatoires envers les citoyens arabes. L’une d’entre elles par exemple, la Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël, interdit aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, mariés à des citoyens israéliens, d’acquérir le statut de résident en Israël.

Il est étonnant de constater que les propos haineux et racistes sont toujours moins graves dans certaines bouches que dans d’autres.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-israel-chronique-d-un-racisme-ordinaire-125529267.html
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