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Argentine

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jun 2013 à 19:26

L'ex président argentin Carlos Menen est condamné à 7 ans de prison pour vente illégale d'armes

Buenos Aires,14 juin (RHC-PL)- L'ex président argentin Carlos Ménen a été condamné par un tribunal de Buenos Aires, à 7 ans de prison effective pour le délit international de contrebande d'armes à la Croatie et à l'Équateur.

Lisant le verdict, le président du Tribunal a annoncé que sa démission comme sénateur national sera demandée pour que la sentence puisse être effective.

L'organe de justice argentin a condamné aussi des ministres et des directeurs qui ont eu une participation très active à ces contrebandes pendant le mandat de Menen de 1989 à 1999.

 
L'ancien ministre de la Défense Oscar Camilion a également été reconnu coupable, et est condamné à cinq ans et demi de prison.
 


Edité par T 34 - 16 Jun 2013 à 19:29
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2013 à 21:59

Des actions en faveur de la revendication de l'Argentine sur les Iles Malouines débutent demain

Nations Unies,19juin (RHC-PL)- Le Comité de décolonisation de l'ONU réactivera, ce jeudi, des actions en faveur de la revendication de souveraineté de l'Argentine sur les Iles Malouines, territoire illégalement occupé par la Grande Bretagne depuis 1833.

La mission permanente de Buenos Aires auprès de l'ONU a confirmé que le ministre argentin des Affaires étrangères, Héctor Timerman, participera à la réunion. Ce dernier ratifiera la disposition de Buenos Aires de travailler pour un arrangement pacifique face au refus de Londres d'un quelconque dialogue sur ce thème.

La présidente de l'Argentine Cristina Fernández, était présente à la réunion de l'année dernière,lors de laquelle elle avait réitéré son appel au gouvernement britannique pour entamer un dialogue à la recherche d'un arrangement du différend.



Edité par T 34 - 24 Jun 2013 à 20:47
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2013 à 11:19

Antonio Luis Cuhna Ferrén, chef du centre clandestin de détention « Sheraton » arrêté en Argentine 

Toutes les versions de cet article : [Español]

L’ex colonel Antonio Luis Cuhna Ferré, responsable de ce centre clandestin de détention pendant la dictature civile-militaire, a été arrêté il y a quelques heures dans la ville de Rosario.

Des sources judiciaires ont indiqué que le juge fédéral Daniel Rafecas a ordonné la détention du répresseur accusé d’ infractions de lèse humanité commises dans ce centre de détention qui a fonctionné, pendant l’année 1977, dans le sous commissariat de « Villa Insuperable », dans la localité de La Matanza, province de Buenos Aires, et où a été détenu notamment l’écrivain Héctor Oesterheld

Cunha Ferré était alors, à cette époque, fonctionnaire d’Intelligence du Groupe d’Artillerie Mécanisée N° 1 de Citadelle, dirigé par le lieutenant-colonel Antonino Fichera, décédé en janvier 1999, qui à son tour était affecté comme chef du Secteur Militaire 114.

Les sources ont rappelé que dans ce secteur avait préalablement agi, comme chef, le déjà condamné pour des délits de crime contre l’ humanité Hugo Idelbrando Pascarelli, alors lieutenant-colonel, responsable des délits commis dans le centre clandestin « Vesubio ».

Cunha Ferré, âgé de 70 ans, a été arrêté à Rosario et « son rôle dans le centre clandestin a été indiqué par les survivants du « Sheraton », ceux qui ont témoigné de sa présence constante durant les tortures de prisonniers, avec le sous-inspecteur officiel décédé Jorge Ismael Sandobal », ont indiqué les informateurs.

Les sources ont signalé que « pour les mêmes faits, ont été alors récemment arrêtés les chefs du sous commissariat de Villa Insuperable le commissaire général de la province, Leopoldo Luis Baume, qui aurait été ensuite après ces faits eu la fonction de Sous-chef de la Brigade d’ enquêtes de la ville de San Justo ».

L’autre accusé pour sa participation à des faits de privations illégales de liberté et de tortures au « Sheraton » est le commissaire de Police à la retraite de la Province de Buenos Aires, Juan Alfredo Battafarano, à charge du sous commissariat entre 1977 et 1978.

Par le « Sheraton » sont passées des dizaines de victimes, dont Oesterheld, qui est arrivé à ce centre après son passage prolongé au centre le « Vesubio » ; le cinéaste Pablo Szir ; l’actuelle parlementaire de la Capitale Delia Bisutti, et l’ex prêtre Juan Marcelo Soler.

Télam. Buenos Aires, le 24 juin 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 24 de juin 2013.

L'ONU se prononce pour un dialogue entre le Royaume Uni et l'Argentine sur les Malouines

Par María Josefina Arce

Le thème de la souveraineté des îles Malouines, débattu ces jours-ci par le Comité de l'ONU pour la décolonisation a mis en évidence l'appui absolu des nations d'Afrique, d'Asie, d'Amérique Latine et de la Caraïbe a la demande de l'Argentine qui revendique sa souveraineté sur cet archipel de l'Atlantique Sud, occupé illégalement depuis 1833 par le Royaume Uni.

Le ministre argentin des Affaires étrangères, Héctor Timerman, a signalé que pas un  seul pays n'a appuyé la position de Londres  qui refuse d'entamer un dialogue avec Buenos Aires.

Le Comité de Décolonisation a approuvé une résolution qui réitère la nécessité d'un dialogue entre Argentins et Britanniques pour résoudre leur différend au sujet des Malouines. Le document ratifie qu'il s'agit  d'un cas de souveraineté et d'intégrité territoriale qui doit être résolu par la voie pacifique.

Mais tout au long de ces années, le Royaume Uni a refusé de s'asseoir à la table des négociations, y compris au cours de cette nouvelle session du Comité de Décolonisation, l'absence de l'ambassadeur de Grande Bretagne a été notoire.

Depuis 1975, l'organisme international a approuvé 39 résolutions sur ce thème, mais le Royaume Uni n'a respecté aucune d'entre elles.

À des forums comme l'Union des Nations Sud-américaines, UNASUR, la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, la CELAC et le Marché Commun du Sud, le Mercosur,    la lutte historique de l'Argentine pour récupérer ces territoires après l'usurpation anglaise , a  été appuyée. Une position similaire a été assumée par les participants à des rencontres qui ont eu lieu en Afrique et Asie.

Y compris la 43è Assemblée de l'Organisation des États Américains, l'OEA, qui s'est tenue au Guatemala, a exprimé son appui à la revendication concernant les Malouines. Parmi les pays membres, seul le Canada, ce à quoi il fallait s'attendre, s'y est opposé. Les États-Unis, alliés fidèles de Londres ne se sont pas prononcés.

La réalité est que la Grande Bretagne occupe l'archipel en raison de sa valeur stratégique et de ces richesses naturelles parmi lesquelles se fait remarquer le pétrole.

Des médias comme The Guardian ont fait savoir que dans les fonds marins de ces îles se cachent  quelque 60 milliards de barils de brut.

Les analystes signalent que le Royaume Uni espère pouvoir extraire du pétrole et du gaz naturel de ce territoire avant  2016 pour palier leur déficit en matière énergétique.

Le rejet de Londres de dialoguer sur la souveraineté de cet archipel cache également, comme l'ont dénoncé les autorités argentines, une présence militaire britannique dans l'Atlantique Sud injustifiée et disproportionnée qui comprend le déploiement de sous-marins nucléaires dans une zone de paix.
 
L'Argentine pour sa part a assumé une attitude sérieuse et responsable et elle a exprimé sa disposition d'établir un dialogue sans conditions avec la Grande Bretagne pour trouver une solution négociée à ce différend.

Source


Edité par T 34 - 26 Jun 2013 à 12:13
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jun 2013 à 21:32

Le procès contre les ex militaires argentins pour des crimes durant la dictature est ouvert

Buenos Aires, 26 juin (RHC-PL)-Les autorités judiciaires de l'Argentine ont ouvert un procès contre huit militaires pour des crimes de lèse humanité commis lors de la dernière dictature argentine.

Carlos Andrés Stricker, vice chef du centre de détention clandestin Batallón de Comunicaciones 181, Bataillon de Communications 181, et Ricardo Gandolfo, qui a été chef de section d'une compagnie de combat figurent parmi les accusés.

Le Tribunal Oral Fédéral de la ville de Bahía Blanca, dans la province de Buenos Aires, juge les accusés pour des délits de privation illégale de liberté, de tortures et d'homicides commis au sein du Cinquième Corps de l'Armée contre 89 victimes.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jun 2013 à 17:03

Compañera Laura Bonaparte

par Claude Mary

Figure de proue des Mères de la Place de Mai, Laura Bonaparte nous a quittés, dimanche 23 juin, après 88 ans d’une vie de combat pour la vérité et la justice, traversée par une « douleur sans nom », par de grandes amitiés, des éclats de voix et de rires, et une joie de vivre jusqu’à ces derniers moments.

Lors de notre première rencontre en 1998, elle m’avait parlé pendant presque une heure, de son histoire. Pour avoir lu des articles d’elle, j’en connaissais des fragments. Mais je n’avais alors certainement pas mesuré l’ampleur de la tragédie de sa vie, une seule vie et tant d’épreuves.

J’étais jeune journaliste en Argentine, portée par un enthousiasme dans la découverte d’un pays immense et venait d’être contactée par une maison d’édition pour écrire l’histoire d’une femme argentine en relation avec celle de son pays.

L’histoire de Laura Bonaparte puise ses racines dans la Province d’Entre Ríos, à Concordia où elle est née en 1925, puis à Paraná où son père, Guillermo Bonaparte, socialiste, est nommé juge. Chargé de réformer l’institution judiciaire, il entreprend aussi une remodélation de la prison, qu’il débarrasse de ses hauts murs et grilles. Il cherche à humaniser le milieu carcéral en y ouvrant des ateliers d’apprentissage. Laura, sa mère et ses sœurs y donneront ainsi des cours d’alphabétisation et de cuisine. Pour l’adolescente de 13 ans, c’est un temps fort de sa vie, aux côtés d’un père intègre et humaniste. C’est là qu’elle forge sa conscience politique et sociale. Puis lorsqu’elle se marie à un jeune biochimiste, elle découvre en même temps la capitale où naissent ses quatre enfants, tandis qu’elle mène de front des études de psychologie. Autre temps fort d’épanouissement professionnel, dans les années 70, lorsqu’elle travaille dans l’hôpital-école de Mauricio Goldenberg, l’un des plus prestigieux psychiatres de l’époque. Mais c’est à la veille des années de plomb et ses enfants, tous alors engagés politiquement, sont inéluctablement rattrapés par la répression. Luis, journaliste, l’aîné de la fratrie, s’est exilé à Mexico avec sa famille. Mais sa fille, Noni, est assassinée en décembre 1975. Désespérés, Laura et son mari intentent alors un procès aux Forces Armées mais vient le coup d’Etat du 24 mars. Au plus fort de la dictature, trois de ses enfants et leurs conjoints, son mari, sont « disparus » par la Junte du général Videla.

« Tu sais, ma vie est démesurée. Moi seule, je ne pourrais pas la narrer », me confiait Laura, lors d’un premier entretien. Et mes questions : mais comment as-tu résisté ? Où ? Sa réponse rassemblée en un mot : solidarité. A Mexico, « son refuge » selon les mots de son amie, la journaliste et écrivain Stella Calloni qui écrit dans le quotidien La Jornada cette semaine : « Elle s’était construit un foyer avec ces couleurs et souvenirs mexicains qui font partie de la vie de tous les exilés qui passèrent par cette nation. »

Solidarité des femmes mexicaines, des féministes françaises qui la soutenaient. Et la solidarité que Laura elle-même manifestait en retour aux réfugiés d’Amérique centrale, avec Amnesty International. Elle fait campagne pour que la « disparition » soit reconnue comme crime contre l’humanité. De retour en Argentine en 1985, elle intègre le Mouvement des Mères de la Place de Mai, toujours en première ligne sur le front des manifestations, soutient les mouvements féministes, celui des travestis. Elle continue de donner des conférences, écrit un roman, des contes qui sont portés au théâtre. « Cohérence dans l’action politique, dans la psychanalyse, dans la solidarité, dans les droits de l’homme, dans l’amitié » lui rend hommage l’écrivain Tununa Mercado, qui l’a connue dans l’exil mexicain. Autre hommage à Buenos Aires, celui de Martín Fresneda, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme pour qui « la douleur que nous ressentons au départ de notre compañera, nous le transformerons en espoir, pour la garder dans notre souvenir et continuer sa lutte ».

Organisée par ses amis et proches du Mexique, une cérémonie d’adieu aura lieu lundi 1er juillet, à Mexico, à 18h30, à la Maison-Refuge Citlaltépetl.  Claude MARY para El Correo depuis Buenos Aires

El Correo. Paris, le 28 junio 2013.

L' Argentine ratifie son engagement envers la sécurité nucléaire

Buenos Aires, 2 juillet (RHC-PL)-Le gouvernement de l'Argentine a ratifié à Vienne, la capitale de l'Autriche, son engagement envers la sécurité nucléaire auprès du Sommet de l'Organisation Internationale de l'Énergie Atomique, AIEA,lors duquel est intervenu le ministre argentin des Affaires étrangères, Héctor Timerman, parmi 34 ministres et des délégations de 123 pays.

Hector Timerman a signalé que son pays s' engage fermement à entreprendre les actions nécessaires pour éviter que les usages pacifiques de l'énergie nucléaire puissent être détournés à des fins de menaces et de destruction.

Sans mentionner directement la Grande Bretagne, qui occupe illégalement les Iles Malouines, le chef de la diplomatie argentine a lancé un avertissement préoccupé sur le fait que des acteurs non régionaux avec des bases militaires dans l'Atlantique Sud,continuent sans donner la nécessaire information sur la possible introduction d'armement nucléaire dans la zone libre d'armes atomiques .

 


Edité par T 34 - 27 Aug 2013 à 03:38
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jul 2013 à 18:12

Un ex-militaire condamné en Argentine à perpétuité pour la disparition d’une Française

par Philippe Broussard 

Jorge Olivera, jugé pour des dizaines d’atteintes aux droits l’homme à l’époque de la dictature, est le principal responsable du destin tragique de Marie-Anne Erize, 24 ans, disparue en 1976.

La famille de Marie-Anne Erize attendait ce moment depuis des dizaines d’années : la justice argentine a enfin désigné des coupables dans l’affaire de la disparition de cette Française de 24 ans, enlevée par un petit groupe d’hommes en civil, le 15 octobre 1976, devant un magasin de cycles de San Juan, une ville du nord-ouest du pays. Son corps, comme ceux de milliers de victimes de la dictature militaire (1976-1983), n’a jamais été retrouvé, mais les principaux responsables de cette opération sont désormais connus. Au terme d’un procès d’un an et huit mois, le tribunal fédéral de San Juan a rendu son verdict dans la soirée de jeudi : le principal suspect, Jorge Olivera, un militaire devenu avocat, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Ce procès, qui portait au total sur 60 victimes de la dictature dans la région de San Juan (dont deux disparus et un mort), a également abouti à la condamnation de six autres personnes. Parmi elles, un ancien chef local de la police fédérale, Horacio Nieto, également condamné à la prison à vie.

L’affaire Erize est particulièrement connue en Argentine, où Marie-Anne Erize, issue d’une famille française installée de longue date dans ce pays, fut tour à tour top-modèle à la Une des magazines féminins et guérillera de gauche au sein des Montoneros. Son destin, d’une richesse déroutante, l’a menée de Buenos Aires à Paris, des podiums aux bidonvilles. Recherchée par les militaires arrivés au pouvoir lors du putsch de mars 1976, elle a fini par être enlevée sept mois plus tard, à San Juan.

Dans cette ville, comme dans toutes les autres, fonctionnait alors, en marge de l’armée régulière, une sorte de milice chargée de traquer les opposants hors de tout cadre légal. Jorge Olivera en était le responsable. Agé à l’époque de 26 ans, il menait de front ses activités de « simple » lieutenant au Régiment 22 (RIM 22), et la direction de cette unité secrète dont les membres intervenaient en civil, à bord de voitures banalisées (surtout des Ford Falcon). Selon un ancien chauffeur du RIM 22, dont L’Express a recueilli le témoignage en 2010, le groupe fonctionnait « comme la Gestapo par rapport à l’armée allemande ».

Olivera a toujours nié avoir dirigé une telle unité. De la même manière, il assurait n’avoir « jamais rencontré » Marie-Anne Erize. Mais une enquête publiée par L’Express en 2011 a confirmé à la fois son implication dans la milice et sa responsabilité dans l’enlèvement de la jeune femme le 15 octobre 1976. Ce jour-là, un vendredi, elle fut probablement conduite vers un lieu de détention et de torture situé en périphérie de la ville. Cette prison clandestine était installée dans un centre de vacances de l’armée baptisé « La Marquesita ». Des dizaines de personnes y ont subi des sévices.


Après avoir quitté l’armée au début des années 1990 avec le grade de lieutenant-colonel, il est devenu avocat, spécialisé dans la défense des anciens tortionnaires. Il s’est également occupé du dossier d’un ancien nazi réfugié pendant des années en Argentine, Erich Priebke.

Ces quinze dernières années, l’affaire Erize a donné lieu à de nombreux rebondissements judiciaires. Un épisode a particulièrement marqué les esprits : la brève incarcération d’Olivera en Italie, à l’été 2000, et sa libération dans des conditions très troubles. La décision de la justice transalpine, prise sur la foi de faux documents fournis par l’entourage d’Olivera, fit scandale et provoqua des frictions diplomatiques. Tout indique que l’ancien « simple lieutenant » du RIM 22 a bénéficié du soutien de réseaux d’extrême-droite, en Argentine mais aussi en Italie.

Sa condamnation est une victoire pour la famille Erize, en particulier sa mère, Françoise, âgée de 85 ans, qui n’a jamais cessé de se battre, depuis 1976, pour savoir ce qu’était devenue sa fille. L’un des frères de Marie-Erize, Etienne se r éjouit lui aussi de ce verdict au nom de l’ensemble de la famille : « cette journée historique marque la fin d’une étape difficile et douloureuse. Pour nous, c’est un soulagement. Les bourreaux ne se sont pas repentis, nous ne savons pas ou sont les restes de Marie-Anne, mais nous savons maintenant que ses assassins seront en prison le reste de leur vie ».

Philippe Broussard, pour L’Express.

L’Express. Paris, le 5 juillet 2013.

***

Lire aussi  :



Edité par T 34 - 13 Jul 2013 à 23:19
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BNP Paribas et JP Morgan accusés de blanchiment d’argent en Argentine

Le gouvernement argentin déposera une plainte le 19 août prochain auprès de l’Unasur contre la JP Morgan et BNP Paribas pour blanchiment d’argent dans la région.

Leer en español

Le ministre Sbatella fera partie de la délégation argentine qui prendra part a la Réunion de Hautes Autorités du Conseil sud-américain en Matière de Sécurité Des citoyens, Justice et Coordination d’Actions contre la Délinquance Organisée Transnationale qui se tiendra.

« Le mécanisme est connu. Les grands groupes économiques font de l’évasion fiscale a travers des entreprises fantômes qu ils ont eux mêmes crées dans des paradis fiscaux », a indiqué Sabatella.

Télam. Buenos Aires, 14 juillet 2013.



Edité par T 34 - 27 Jul 2013 à 23:38
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Argentine contre Fonds Vautours :
Soutien de la France, ambigüité du FMI sous pression US

par Estelle Leroy-Debiasi * 

Dans l’affaire qui oppose l’Argentine aux fonds vautours, ces derniers jours ont été marqués par deux faits d’importance. Le soutien au titre de la procédure Amicus Curiae devant la Cour suprême des Etats Unis, de la France, au titre du Club de Paris. Et la volte face – sous pression- du FMI dont on attendait une prise de position dans cette même procédure.

L’attaque des fonds vautours qui vise l’Argentine aujourd’hui pourrait se renouveler demain pour n’importe quel pays dont la dette aurait déjà renégociée à grande échelle… En fait, c’est la peur d’un chaos financier qui motive ces soutiens au-delà des créanciers directement concernés, la peur de créer un précédent qui permette de remettre en cause les accords de restructuration de dette souveraine...

« La démarche française vise à alerter la Cour Suprême des Etats-Unis des implications potentielles de sa décision sur le bon fonctionnement du système financier international », souligne d’emblée le communiqué du Ministère français de l’économie. « Le principe même de restructurations ordonnées et négociées des dettes souveraines, menées en particulier dans le cadre du Club de Paris, pourrait en être affecté. La décision de la Cour pourrait en effet dissuader la participation des créanciers de bonne foi à toute résolution de crises d’endettement, et avoir ainsi des implications significatives pour de nombreux pays en développement et à faible revenu ».

Rappelant que la démarche « n’est pas liée au cas spécifique de l’Argentine. Elle est motivée par l’attachement de la France à la préservation de la stabilité financière internationale et à son rôle au sein du sein du Club de Paris, dont elle assure la Présidence et le Secrétariat depuis sa formation en 1956 ». Depuis, « le Club de Paris » a conclu quelque 429 accords avec 90 pays, et a traité un montant de dettes de 573 milliards de dollars !

Dans cette procédure de Amicus Curiae, s’ajoute le soutien réitéré de Caja de Valores argentina, 93% des détenteurs d’obligations qui ont rejoint l’accord d’échange de 2005 et 2010, Exchange Bondholder Group, Fintech et les Euro Bondholders. Des milliers de détenteurs qui seraient affectés par la décision de la Cour d’Appel de New York du 26 octobre 2012 (Voir sur le sujet : Ces coups bas du FMI à l’Argentine qui ne trompent personne ; et aussi : L’Argentine defie les manoeuvres de decredibilisation)

Est mis en avant le conflit existant entre la sentence de la Cour d’Appel et les précédentes jurisprudences, mais aussi avec les limites imposées par le FSIA, Foreign Sovereign Immunities Act, puisque « une Cour des Etats-Unis tente d’imposer à une autre nation d’utiliser ses ressources souveraines à des fins interdites par ses propres lois locales et par ses principes d’ordre public, la privant ainsi du contrôle de ses propres ressources » comme l’explique un représentant des créanciers ayant acceptés l’échange. L’application de la décision du juge Griesa ferait vaciller toutes les restructurations futures de dettes, c’est pour cela que Wall Street s’en est ému il y a déjà plusieurs mois. Ainsi que le gouvernement Obama.

Mais curieusement, et c’est le second fait d’importance de ces derniers jours, celui-ci se montre moins pressé de faire entendre sa voix dans la procédure de Amicus Curiae. Et du coup le FMI dont on pensait qu’il allait y participer reste pour le moment en retrait, au nom du fameux « principe de neutralité ». Alors qu’on s’attendait à une prise de position de FMI démontrant « les implications négatives d’un tel jugement pour la finance internationale », comme cela avait été reconnu à plusieurs reprises.

Y a t-il eu pression de la part des Etats-Unis, ceux-ci étant l’un des principaux membres du FMI ? Le changement de position des Etats-Unis a-t-il obligé le FMI à changer ses plans vis-à-vis de l’Amicus Curiae, alors que l’organisme voulait mettre en garde la Cour Suprême sur les conséquences dramatiques de la décision ? Beaucoup de questions sont restées sans réponse. Le porte parole du FMI, William Murray, a déclaré qu’il n’aurait pas été approprié « à cette étape » de témoigner sans l’appui des Etats-Unis, car l’organisme international a un « devoir de neutralité dans les affaires qui impliquent les gouvernements membres, et que le soutien des Etats-Unis pourrait mettre potentiellement le FMI au milieu d’un conflit entre deux membres ».

Reste que ce changement subit d’attitude des Etats-Unis et du FMI a surpris plus d’un membre du G20, à commencer par le Brésil. Est-ce le fruit de l’intense lobby mené par l’ATFA (voir El correo Bras de fer entre l’Argentine et les fonds vautours : Le dangereux lobby de l’ATFA), auprès de plusieurs représentants, notamment Républicains, du Congrès étasunien ? Probablement.

Cette volte-face –qui a surpris tout le monde- n’efface en rien la position publique prise, il y a déjà plusieurs mois, par le gouvernement des Etats-Unis sur le jugement en première et deuxième instance : « ce jugement pénaliserait les relations économiques internationales des Etats-Unis et altérerait la confiance dans le marché new-yorkais comme place mondiale dans les opérations de restructuration de dettes ». Ni la position de Christine Lagarde, sur l’action des fonds vautours et le dit jugement, dont « les implications seraient négatives sur la finance internationale et de façon systémique » comme cela a été publié dans un document du mois d’avril.

Un membre du département du Trésor a déclaré, selon le Wall Street Journal, Imf explains itself on argentine debt case but questions on us role remain que la décision d’apporter son soutien au brief du FMI est une simple question de procédure et de temps, en l’occurrence pas avant que la Cour Suprême n’ouvre le dossier.

Pour d’autres, comme Anna Gelpern, professeur de droit à l’American University, l’enjeu est autre pour l’administration Obama : c’est celui de la participation des Etats-Unis au financement du FMI et du transfert de pouvoir à d’autres pays membres comme la Chine , le Brésil, qui sont l’objet de discussion au Congrès…. Les Républicains -dont certains sont des soutiens ouverts des fonds vautours- demandent des comptes sur cette question, et font pression sur l’administration pour qu’elle reste en dehors de ce conflit, condamnant les politiques économiques menées par l’Argentine.

Selon le Wall Street Journal, toujours, dans une lettre du 10 juillet, adressée à l’Attorney General Eric Holder, une douzaine de cabinets (house law makers) presse le ministère de la Justice d’empêcher l’Argentine d’obtenir quelque soutien juridique supplémentaire dans ce dossier.

Reste qu’évidemment du coté des fonds vautours, on se frotte les mains de ce changement d’attitude du Fmi, qui laisse la voie libre, pour toutes opérations de déstabilisation notamment sur les marchés contre l’Argentine, même si tant le FMI et le Trésor ont admis qu’une prise position ultérieure devant la Cour Suprême n’était pas à écarter.

Estelle Leroy-Debiasi pour El Correo

El Correo. Paris, le 30 juillet 2013.

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Réforme de la loi sur les marchés des capitaux en Argentine

Le nouveau cadre réglementaire concernant les marchés de capitaux en Argentine, voté en décembre par le Congrès, et dont les décrets ont été publiés, entre en vigueur cette semaine. La nouvelle loi met fin à l’autorégulation des marchés de capitaux, réintroduit le rôle de Etat, renforce le rôle de la Commission nationales des valeurs (CNV) , réactive la protection de l’investisseur, invite les universités à entrer en concurrence avec les agences de notation, et introduit de nouveaux produits. C’est ainsi que la CNV a approuvé le premier fidéicommis de science et technologie, un fonds d’Innovation Technologique, fonds commun d’investissement qui soutiendra les entreprises et les projets dans ce domaine. L’idée est de donner à la Bourse plus d’épaisseur dans son soutien au financement entrepreneurial qui ne représente que 7 % du PIB, y compris à travers un outil technique plus performant (plateforme d’interconnexion fédérale, échange d’information, systèmes de négociation interconnectés, meilleure exécution des ordres, ….). La CNV sera en charge de la réglementation et de son application sur les agents, personnes physiques et juridiques intervenant dans le cadre du marché des capitaux, avec une plus grande capacité de contrôle y compris fiscal, d’échanges d’informations avec les autres organismes publiques.

El Correo avec agences, 1er aout 2013

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Aug 2013 à 03:39

Le ministère argentin des Affaires étrangères déclare qu'il continuera de promouvoir la paix durable

Buenos Aires, 2 août (RHC -PL)- Le ministère argentin des Affaires étrangères a déclaré qu'il continuera de promouvoir l'action multilatérale, la non intervention dans les affaires internes, la transparence et la démocratisation des Nations Unies.

Dans un communiqué saluant le fait que l'Argentine assume ce mois d'août, la présidence du Conseil de Sécurité de l'ONU, ce ministère indique qu'il le fait avec la conviction que la paix durable se construit sur la base de la vérité , de la justice et de l'égalité, du développement socio-économique et de l'inclusion sociale.

L'Argentine occupera ce poste pendant un mois dans sa condition de membre non permanent de cet organe après avoir été élue par l'Assemblée Générale pour la période 2013-2014, avec l'appui unanime des pays de l'Amérique Latine et des Caraïbes.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Aug 2013 à 15:47

Gel des avoirs financiers des ex-répresseurs argentins en fuite

Le ministre de la défense argentin affirmé ses soupçons sur l’existence d’une « structure économique qui pourrait être utilisée pour financer et soutenir la fuite d’anciens répresseurs », accusés de crime contre l’humanité. A l’instar des fugitifs Gustavo De Marchi et Jorge Antonio Olivera, condamnés le 4 juillet respectivement à 25 ans de prison et perpétuité ; ceux-ci s’étant échappés de l’hôpital militaire central il y a une semaine, où ils avaient été transférés à plus de 1000km de leur lieu de détention pour recevoir des soins. Leurs avoirs financiers ont été gelés hier, notamment un fonds représentant 9.5 millions de pesos.

El Correo, 2 Aout 2013.

Cristina Fernandez se reunira ce lundi avec Ban Ki-moon à l’ONU

 

Caracas, 04/08. AVN.- La présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, se réunira ce lundi avec le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, au siège des Nations Unies à New-York.

La présidente sera accompagnée de son ministre des affaires étrangères Hector Timerman dans cette première rencontre suite à l’accession de l’Argentine à la présidence tournante du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui s’étendra jusqu’en septembre.

Un débat est prévu mardi au sujet de la coopération entre les Nations Unies et d’autres organismes, avec la participation de représentants de la Communauté des Etats Latino-Américains et de la Caraïbe (CELAC) et de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR).

L’agenda de la présidente Fernandez inclut la lecture du communiqué du Marché Commun du Sud (MERCOSUR) au sujet de l’injustice vécue par le président de la Bolivie, Evo Morales, lorsque des pays d’Europe ont empêché que son avion traverse leur espace aérien suite aux soupçons qu’il pourrait transporter l’ex–agent de la CIA, Edward Snowden, qui est recherché par les Etats-Unis.

L’Argentine a été élue comme Membre non-permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2013-2014 avec le soutien unanime des pays d’Amérique Latine et de la Caraïbe.

AVN 04/08/2013 15:10

Traduction : Luis Alberto Reygada pour Le Grand Soir

Source : http://www.avn.info.ve/contenido/cristina-fern%C3%A1ndez-se-reunir%C3%...


Abuelas de Plaza de Mayo encontraron al nieto 109


Edité par T 34 - 09 Aug 2013 à 00:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Aug 2013 à 00:10

Les grands mères de la Place de Mai en Argentine légalisent la restitution du petit fils 109

Buenos Aires, 8 août (RHC-PL)- L'Association des Grands Mères de la Place de Mai a légalisé la restitution du petit fils 109, dont les parents ont disparu en 1976, quand un couple proche de la dictature militaire se l'est approprié.

Estela de Carlotto, présidente de l'organisation de défense des droits de l'homme, a précisé à Buenos Aires que Germán Athanasiu Laschan a récupéré son identité au bout de 38 ans, après avoir vérifié les tests ADN.

La leader des Grands Mères de la Place de mai a légalisé l'information en compagnie d'autres petits enfants retrouvés et candidats à la députation tels que Juan Cabandié et Victoria Montenegro, ainsi que le congressiste national Horacio Pietragalla, et le ministre de la Science et la Technologie Lino Barañao.



Edité par T 34 - 10 Aug 2013 à 03:02
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2013 à 19:34

Le si convoité « fin de cycle K » pour l’Argentine.

par Sandra Russo * 

Toutes les versions de cet article : [Español]

La fin du cycle kirchneriste [1] est annoncée depuis des années, avec une anxiété qui obnubile les pronostiqueurs de cette extinction. C’est un pronostique médiatique – quelque chose comme El Dorado de Magnetto [2]-, que la politique d’opposition reprend également comme son gant gagnant. Toutefois, ce qu’ils appellent la « fin de cycle » paraîtrait s’épuiser, se synthétiser ou s’exprimer en une simple défaite électorale.

Cette simplification fait partie des lectures distordues ou myopes sur la force politique la plus puissante qui est apparue au cours de la dernière moitié de siècle en Argentine, et celle qui est encore aujourd’hui, au moins selon les estimations provisoires du PASO [Primaires], de la plus grande portée nationale. En y regardant d’un peu plus près, rien indique que le kirchnerisme n’est pas capable de retourner les résultats défavorables, mais même si ne le faisait pas, même si durant deux années arrivait au pouvoir certains des bricolages [3] d’opposition, c’est étrange qu’on omette que la nature de la construction politique kirchneriste a des fondations et des racines disposés à accompagner la vie politique argentine dans les prochaines décennies.

Les lectures distordues sur le kirchnerisme, celles qui par exemple insistent pour montrer ses militants comme de simples aspirants à des postes, celles qui supposent ses adhérants comme étant des voleurs de quelque espèce, celles qui considèrent comme convenu que le« récit » est un « bobard », se dépêchent de croire, comme l’a exposé dernièrement dans sa rhétorique chaque fois plus bornée, Mariano Grondona, que le kirchnerisme a été un ballon d’essai à qui tout à sacrement bien réussi pendant dix années, mais qui a contre lui le mouvement pendulaire naturel de l’histoire. Bien qu’il soit certain que la démocratie suppose avant tout la possibilité d’une alternance politique, il n’est nullement écrit quelque part que cette alternance est obligatoire. Par ailleurs, sans la chance qu’un modèle de pays alternatif, à celui qui a triomphé au XIX siècle- s’affirme, nous retournerions à la case -départ qui nous a procuré des décennies de cauchemar.

Mais la politique n’est pas une ligne droite, la « loi des médias » continue à être otage du Pouvoir Judiciaire, il y a davantage de mensonges que de démentis, la génération de dirigeants qui est arrivée après le « qu’ils s’en aillent tous » n’est connue par personne, les médias concentrés font leur propre campagne en s’infiltrant même dans les listes, et le non-sens qui va de ce qui est dit à ce qui est fait, se dilue sans prurit. Qu’une des critiques le plus martelée contre le kirchnerisme fut « la polarisation » et le « manque de dialogue » se contredit parfaitement avec l’excellent résultat qu’ a obtenu à Buenos Aires Capitale ? Elisa Carrió, icone non seulement de ceux qui insultent publiquement le dialogue mais aussi de ceux qui comme plate-forme politique peuvent prononcer tout just un fuck you.

Deux mois nous sépare d’octobre et il est tôt pour savoir si les résultats peuvent être ou non inversés, bien qu’en effet l’on puisse prendre note que, contrairement à ce que les porte-parole de la « fin du cycle » supposent et proclament, l’adversité est une eau dans laquelle le kirchnerisme sait se évoluer. En 2008, après le conflit avec les représentants des propriétaires terriens ; en 2009, après la défaite aux législatives ; en 2010, après le décès de Néstor Kirchner ; ce fut trois moments de fort développement des bases kirchneristes. Ce fut des moments d’angoisse où la tension transparaissait toutefois à qui s’opposait au kirchnerisme, qui est la même chose qui s’oppose aujourd’hui : les candidats qui soutiennent les pouvoirs de fait. Au-delà de leurs petits chants des sirènes, pour ces pouvoirs « les gens » ont toujours compté pour du beurre.

Página 12. Buenos Aires, le 13 août 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. Paris, le 13 août 2013.

Notes

[1] NDLT : Le mal nommé kirchnerisme est une construction politique et non une idéologie

[2] NDLT : Héctor Horacio Magnetto Directeur du Clarín quotidien relaie divers intérêts de l’opposition, quand il n’est pas l’opposition à lui tout seul, dénaturant ainsi tout nécessaire vrai débat par son rejet systématique de tout projet gouvernemental

[3] en français dans le texte original



Edité par T 34 - 20 Aug 2013 à 02:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Aug 2013 à 21:03

La présidente de l'Argentine a annoncé des bénéfices fiscaux pour les travailleurs

Buenos Aires, 28 août (RHC-PL)- La présidente de l'Argentine, Cristina Fernández, a annoncé une réduction dans l'impôt sur le revenu des travailleurs, dans le cadre d'un nouveau paquet fiscal qui entrera en vigueur le 1er septembre prochain.

L'annonce a été faite par la présidente lors du second cycle du dialogue social commencé mercredi dernier avec des chefs d'entreprises, des banquiers et des leaders syndicaux.

La réunion analyse les revendications des syndicats et de plusieurs blocs d'opposition de gauche pour stimuler l'économie sans affecter les recettes publiques.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Sep 2013 à 22:45

L'Argentine recueillera un million de signatures pour exiger la souveraineté des Iles Malouines

Buenos Aires, 12 septembre (RHC-PL)- L'Argentine organise une campagne sous le mot d'ordre : «  Les Peuples pour les Malouines » afin de recueillir un million de signatures et de présenter une requête réclamant la souveraineté sur ces Iles au Secrétariat Général de l'ONU.

Le législateur, et président de la Commission des Relations Internationales de la Chambre des Députés, Guillermo Carmona a expliqué que l'initiative a pour objectif de faire une meilleure diffusion nationale régionale et internationale des démarches de l'Argentine afin de récupérer cet archipel grâce à un dialogue clair, transparent et pacifique avec la Grande Bretagne.

Il a déclaré que la campagne publique a l'appui de tous les blocs du Congrès , qui ont signé l'appel et ont émis une déclaration.

La Celac signale que la revendication de l'Argentine sur les Malouines est un thème vital pour elle

La Havane, 13 septembre, (RHC).- Le vice ministre cubain des Affaires étrangères, Abelardo Moreno a déclaré à La Havane que l'une des questions les plus importantes pour la Celac, la Communauté des États latino-américains et caribéens, dont Cuba assure la présidence pro tempore, est la revendication de l'Argentine au sujet de la souveraineté des Iles Malouines.

Au cours d'une réunion avec des Groupes de solidarité d'Amérique centrale et des Caraïbes avec cet archipel de l'Atlantique Sud, Abelardo Moreno a signalé que l'appui de Buenos Aires a contribué à la cohésion des pays membres de ce bloc régional.

Le vice ministre cubain des Affaires étrangères a une fois de plus réitéré le rejet de La Havane de l'occupation illégitime des Iles Malouines par la Grande Bretagne.

Le Nicaragua renforcera la solidarité avec l'Argentine et sa lutte pour les îles Malouines

La Havane, 14 septembre, (RHC).- Jorge Eduardo Arellano, Coordonnateur du Groupe nicaraguayen de solidarité avec l'Argentine et sa revendication de souveraineté sur les Malouines, a déclaré que cette organisation entend renforcer ses actions d'appui à la cause argentine.

Jorge Eduardo Arellano qui a pris part dans notre capitale à une réunion des groupes de solidarité de l'Amérique Centrale et des Caraïbes avec la demande de Buenos Aires, considère l'occupation britannique de cet archipel comme un cas d'usurpation territoriale.

Le représentant nicaraguayen a expliqué que des entités académiques, ainsi que la télévision nationale joueront un rôle de premier plan dans les nouvelles actions, pour mieux faire comprendre à l'opinion nicaraguayenne l'outrage colonial commis par le Royaume Uni contre une partie du territoire argentin.

Source


Edité par T 34 - 14 Sep 2013 à 19:20
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Sep 2013 à 15:16

Dette souveraine argentine-USA : La victoire des vautours

par Joseph Stiglitz * 

Toutes les versions de cet article : [Español]

Une cour d’appel usaméricaine a pris récemment une décision qui pourrait entraîner l’écroulement du marché mondial des dettes souveraines. Elle pourrait même faire que les USA ne soient plus considérés comme un lieu propice pour émettre de la dette souveraine. A tous le moins elle dissuade toute restructuration de dette dans le cadre des contrats habituels. Cette décision s’oppose à un principe de base du capitalisme moderne : quand un débiteur ne peut rembourser son créancier, il faut un nouveau départ.

Le problème est apparu il y a une douzaine d’années quand l’Argentine n’a eu d’autre choix que de dévaluer sa monnaie et de faire défaut sur sa dette. Sous le régime en vigueur à l’époque, le pays a été pris dans une spirale descendante brutale qui ressemble à ce que connaissent aujourd’hui la Grèce et d’autres pays européens. Le chômage a fait alors un bond, tandis que l’austérité, au lieu de permettre le retour à l’équilibre budgétaire, n’a fait qu’exacerber le ralentissement économique. La dévaluation et la restructuration de la dette ont donné de bons résultats. Dans les années qui suivirent et jusqu’à la crise financière mondiale qui a éclaté en 2008, le taux de croissance du PIB de l’Argentine était de 8% au moins, l’un des taux les plus élevés de la planète.

Même les anciens créanciers ont bénéficié de ce rebond. Faisant preuve d’innovation, l’Argentine a échangé son ancienne dette contre une nouvelle (environ 30 cents contre un dollar ou un peu plus) et des obligations indexées sur son PIB. Plus forte était sa croissance, mieux étaient remboursés ses anciens créanciers. L’intérêt du pays et celui de ses créanciers allaient donc dans le même sens : il leur fallait la croissance. C’était l’équivalent d’une restructuration de la dette des entreprises américaines conformément au « Chapitre 11 » : la dette est échangée contre des actions, les détenteurs d’obligations devenant de nouveaux actionnaires.

La restructuration d’une dette suscite parfois des conflits entre les différentes parties. C’est pourquoi dans la plupart des pays il existe des lois sur la faillite et des tribunaux spécialisés. Par contre ces mécanismes d’arbitrage sont inexistants au niveau international.

Il est arrivé que les problèmes de dette se règlent par une intervention armée, ainsi que cela s’est passé au 19° siècle et au début du 20° aux dépens du Mexique, du Vénézuéla, de l’Egypte et de quantité d’autres pays. Après la crise argentine, l’administration du président Georges W. Bush a émis un veto à la création d’un mécanisme de restructuration des dettes souveraines. C’est pourquoi personne ne fait même semblant de se lancer dans une restructuration qui serait équitable et efficace.

En général les pays pauvres sont en très mauvaise position pour négocier avec les grands créanciers multinationaux, fréquemment soutenus par leur gouvernement. Souvent les pays endettés sont soumis à de telles pressions qu’ils font faillite au bout de quelques années.

Les économistes ont applaudi à la tentative de l’Argentine d’éviter cet aboutissement par une restructuration à grande échelle accompagnée d’obligations liées à la croissance de son PIB. Mais quelques fonds vautours - notamment le célèbre fonds spéculatif Elliott Management dirigé par le milliardaire Paul E. Singer - ont vu dans la situation de l’Argentine l’occasion de réaliser d’énormes profits aux dépens du peuple argentin. Ils ont acheté les anciennes obligations pour une fraction de leur valeur nominale et ils ont ensuite utilisé la justice pour essayer de contraindre l’Argentine à leur verser 100 cents pour chaque dollar.

Les Usaméricains ont vu comment les firmes financières privilégient leur propre intérêt plutôt que celui du pays - et du monde. Les fonds vautours ont porté la cupidité à un niveau jamais atteint.

Leur stratégie en justice se basait sur une clause contractuelle standard appelée pari passu destinée à ce que tous les créanciers soient traités de la même manière. Il est incroyable que la Cour d’appel américaine du second circuit de New-York ait décidé que du fait de cette clause, l’Argentine ayant entièrement remboursé les créanciers qui avaient accepté la restructuration de la dette, elle devait en faire autant à l’égard des fonds vautours. Si ce principe l’emporte, plus personne n’acceptera de restructuration de dette. Il n’y aura plus de nouveau départ - avec toutes les conséquences néfastes que cela implique.

Lors des crises liées à l’endettement, on en fait souvent porter la responsabilité à l’emprunteur : il a trop emprunté. Pourtant le créancier est lui aussi à blâmer : il a trop prêté, et imprudemment. Il est supposé être un expert en gestion et en évaluation des risques ; en ce sens on devrait le tenir pour responsable. Le risque de défaut ou de restructuration d’une dette pousse le prêteur à être plus prudent dans ses décisions.

Les répercussions de cette erreur de la justice pourraient se faire sentir fort longtemps. Quel pays en développement soucieux de l’intérêt à long terme de ses citoyens va émettre des obligations dans le cadre du système financier américain, alors que les tribunaux des USA (comme tellement d’autres organes de leur système politique) privilégient les intérêts financiers particuliers plutôt que l’intérêt général.

Les pays qui s’endettent seraient bien inspirés de ne pas inclure une clause de pari passu dans les futurs contrats de dette, surtout si ses conséquences ne sont pas spécifiées. Ces contrats devraient également comporter une clause d’action collective pour empêcher les fonds vautours de profiter abusivement des restructurations de dette. Quand une proportion suffisante de créanciers accepte une restructuration (dans le cas de l’Argentine, cette proportion était supérieure à 90%), les autres peuvent être contraints de faire de même.

Le fait que le FMI, le ministère de la Justice américain et les ONG qui luttent contre la pauvreté se sont tous opposés aux fonds vautours est révélateur. Mais la décision de la Cour qui a manifestement fait peu de cas de leurs arguments est elle aussi révélatrice.

Ceux qui dans les pays en développement et dans les pays émergents en veulent aux pays avancés ont désormais une raison supplémentaire pour cela, en raison d’une mondialisation organisée pour servir l’intérêt des pays riches (en particulier celui de leur secteur financier).

Dans le prolongement de la crise financière mondiale, la Commission d’experts des Nations unies sur les réformes du systéme monétaire et financier international a appelé au développement d’un systéme efficace et équitable pour restructurer les dettes souveraines. Il faut le créer de toute urgence, ainsi que le montre la décision tendancieuse et économiquement dangereuse du tribunal américain.

Traduit de l’anglais par : Patrice Horovitz

Project Syndicate. Nueva York, le 15 septembre 2013.



Edité par T 34 - 20 Sep 2013 à 02:07
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Apr 2014 à 23:22




Monsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine. Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L’urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue.

Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l’environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. En effet, les travaux entrepris par Monsanto sont pour le moment arrêtés tant qu’un rapport n’aura pas prouvé la non-dangerosité de ses produits sur l’environnement. Mieux, la pression sociale commencée il y a quelques mois a conduit le gouvernement provincial à revenir sur le projet-même de l’entreprise. Federico Mavciocchi, avocat de l’association « Malvinas lucha por la vida » est très clair : « nombre d’études ont déjà été menées et toutes mettent en évidence les dangers que Monsanto représente pour l’environnement. On peut parler de contamination ».

Le mouvement contre Monsanto gagne des forces en Amérique latine ainsi que dans les Caraïbes : les mouvements et les populations locales, en Argentine mais aussi en Haïti, au Brésil  et au Pérou, luttent pour l’interdiction des OGM et des pesticides et pour un contrôle local indépendant des semences et de l’agriculture. Les petits paysans se trouvent aujourd’hui aux premières lignes de la bataille contre l’augmentation des cultures transgéniques, puisque ce sont eux qui poussent vers la souveraineté alimentaire et la mettent en pratique. Le modèle agricole néo-libéral pourrait être supplanté si le modèle d’agriculture familiale, qui actuellement produit la plus grande partie de l’alimentation en Amérique latine, recevait les investissements publics destinés aux entreprises agricoles industrielles pour les cultures de canne à sucre, pour l’éthanol, pour le soja et autres monocultures agro-industrielles.

L’Argentine semble avoir pris la tête de ce mouvement de contestation. En 2011, un tribunal a confirmé une injonction interdisant l’épandage de pesticides près des habitations dans la province de Chaco. Le tribunal a réaffirmé le principe de précaution qui appelle à prendre des mesures de protection en cas de risque probable de dommages environnementaux. Il a surtout mis l’accent sur la priorité à la santé de la population qui est plus importante que la production agricole.

Ces décisions marquent une étape importante et montrent l’intensification nécessaire des luttes internationales contre la production industrielle de soja transgénique. Cette production doit être arrêtée avant que l’utilisation de pesticides toxiques, le déplacement en masse de populations locales et la commercialisation d’aliments transgéniques dangereux ne créent d’autres victimes.

Au moment où la bonne santé du groupe américain est saluée par la presse économique (un chiffre d’affaires de 5,83 milliards de dollars, en hausse de 6,6 %), le géant Monsanto a été contraint de battre en retraite. La globalisation a été cette fois-ci du côté des luttes et de l’espérance. David a vaincu Goliath en terre argentine.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-en-argentine-la-resistance-populaire-met-fin-aux-projets-de-monsanto-123278926.html
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