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Argentine

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jun 2009 à 12:27

Après plus de trente ans, le procès des assassins du jeune communiste Floreal Avellaneda est en cours.

La punition des exactions de la dictature des années 1976-1982 reste un thème brûlant en Argentine. Depuis l’annulation des lois protégeant les militaires responsables de la disparition de 30 000 « subversifs », la justice avance à pas comptés et jugés trop lents pour les organismes de défenses des droits de l’homme. Plus de mille actions en justice ont été lancées ; à ce jour seuls 289 cas sont en cours d’instruction et les condamnations ne dépassent pas la vingtaine. Fait notoire cependant, cela concerne de nombreuses provinces, démontrant le caractère systématique et national de la répression. Le procès en cours des militaires ayant torturé et assassiné par empalement un militant communiste âgé de quinze ans, enlevé avec sa mère Inés, principale témoin, revêt un aspect doublement important : il est le premier concernant Campo de Mayo, l’un des principaux centres de torture ; et durant le procès, un des accusés a craqué et décrit les tortures et disparitions, rompant ainsi l’omerta qui pesait sur ce type de crimes. En écho, une ex-infirmière militaire de l’ESMA, l’école de mécanique de la marine révélait son rôle de sage-femme auprès des jeunes femmes dont les bébés, après qu’elles étaient tuées, étaient livrés à des familles adoptives proches de la dictature ; elle devait également décrire comment elle préparait les victimes des vols de la mort, anesthésiant les prisonniers précipités depuis les avions dans la mer.

S’il n’est encore de date pour le procès attendu de Jorge Videla et Emilio Massera, les deux principaux chefs de la junte militaire, celui de l’ESMA devrait débuter en octobre prochain. Y seront jugés Alfredo Astiz, condamné par contumace en France pour l’assassinat des religieuses Léonie Duquet et Alice Domon avec les responsables des disparitions de Azucena Villaflor, présidente des mères de la place de Mai ou de l’écrivain Rodolfo Walsh.

Gérard Devienne http://www.humanite.fr/2009-06-10_International_Argentine-justice-a-pas-comptes

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Aug 2009 à 18:00
 
Depuis les premiers mois de 2009, l'Argentine connaît un regain de mobilisation ouvrière, principalement contre les plans de licenciements et les fermetures d'entreprises. Dans une situation où les enseignants se mobilisent pour les salaires, les travailleurs syndiqués du métro de Buenos Aires, faisant le bilan des nombreuses luttes victorieuses qu’ils ont récemment mené sur les conditions de travail (retour à la journée de 6 heures, création de 1500 postes de travail…), ont décidé de se séparer du syndicat péroniste CGT et de se doter d'un nouveau syndicat, c'est dans la métallurgie (secteur automobile) que les choses se dégradent le plus rapidement.
 
Des entreprises comme Paraná Metal (Santa Fé) et IVECO (Cordoba) ont été les premières à mettre les travailleurs en chômage partiel non rémunéré. Volkswagen a suspendu sa production en janvier et Renault prépare également un arrêt de la production de 30 jours. Dans ce contexte les rumeurs et menaces de licenciements massifs se font très insistantes.
Ici comme ailleurs ce sont les équipementiers qui sont les premiers touchés. Ainsi, une tannerie (Eagle Otawa, à capitaux canadiens) travaillant surtout à la fabrication de housses pour sièges automobiles a laissé 450 ouvriers sans travail, faute de client. Les nombreuses luttes menées ces derniers mois par les travailleurs des pneumatiques (FATE, Pirelli y Firestone) se sont soldées par 200 licenciements et seulement quelques réintégrations.

Pour les plus grandes entreprises, les réactions des travailleurs qui menaçaient de tout paralyser ont contraint l’Etat à se montrer un peu actif pour maintenir la paix sociale et a dû pour cela élever quelques digues de contention, en priorité pour les plus grandes entreprises. Après avoir nationalisé les fonds de pension privés, il a distribué des dizaines de millions de pesos à plus de 200 entreprises, et dans bien des cas des accords tripartites Etat-patronat-ouvriers ont vu le jour avec des compromis du type qui ressemble fortement à du chantage : garantie de l’emploi contre baisse des salaires et/ou système de chômage partiel rotatif avec maintien d’un minimum d’indemnisation (600 pesos par mois, soit 120 euros), le poids et le monopole de la bureaucratie syndicale facilitant ce type d’accords.
En Argentine comme ailleurs, la résistance aux licenciements est une des données de la période.

« Occuper, résister, produire », le retour

Depuis quelques mois, plusieurs entreprises sont occupées et en cours d'expropriation et de récupération par leurs travailleurs à la suite de mesures patronales de licenciements et de fermeture.
Le processus est presque toujours le même. Le patron décide de fermer l'entreprise brutalement. Dans les mois qui ont précédés, les salaires n’ont pas été versés, ni les charges sociales, ni les congés payés. Il y a généralement deux cas de figure : une faillite plus ou moins “vraie”, classique (vieillissement des équipements, concurrence, problèmes de commercialisation…) mais le plus souvent il s’agit d’une faillite déguisée et/ou volontaire : les propriétaires du capital préférant investir leurs bénéfices ailleurs.
Les salariés se mobilisent et occupent l'entreprise, le plus souvent pour éviter le déménagement des machines et essayer de voir comment faire face. Tout se fait dans la plus grande urgence et très vite se pose la question : que faire pour continuer la lutte pour la conservation des postes de travail ?(1) C'est là qu’intervient généralement l'idée d'une reprise de la production par les salariés eux-mêmes.

Alors que dans les plus grandes entreprises, les ouvriers se battent contre les licenciements, alors que les divers mouvements de chômeurs (en Argentine, on dit littéralement “travailleurs desoccupés”) viennent de reprendre le chemin de la lutte, en réactivant un nouveau cycle de mobilisations et de coupures de routes, on assiste en ce moment à un nouveau mouvement de récupération d’entreprises par leurs salariés. Ce n'est pas encore une vague importante mais elles sont au moins 8 répertoriées dans l’aire urbaine de Buenos Aires, toutes des PME, totalisant un peu plus de 1000 salariés et représentant différents secteurs : alimentation, textile, cuir, papier, édition.
Avant de voir un peu ce qui se joue en ce moment, il est nécessaire de revenir un peu sur ces expériences qui ont caractérisé le mouvement social argentin du début de la décennie.
A l’heure où la crise économique donne des ailes aux patrons pour licencier encore plus, pour désinvestir ici et investir ailleurs, cette forme de résistance et d’alternative mérite d’être connue car elle peut servir de référence politique ici en Europe, en France, pour les conflits sociaux se développant en ce moment dans des circonstances similaires en particulier autour des licenciements, des fermetures de sites, des dépôts de bilan et autre mises en liquidation.

Petit rappel nécessaire

En 2001, lorsque l'économie argentine s'était retrouvée brutalement paralysée du fait de la crise monétaire locale, où la production avait chuté de 50%, la vague de récupération d'entreprises avait été beaucoup plus importante mais aussi plus lente à se mettre en place. Le nombre d’établissements concernés et récupérés par environ 8 000 travailleurs est estimé à 225, alors qu’en 2001, avant que n’éclate la crise, elles n’étaient qu’une quarantaine. Depuis cette date, beaucoup de ces entreprises ont pu embaucher, ouvrir de nouvelles lignes de production, et le nombre de travailleurs concernés se situerait aujourd’hui aux alentours de 15 000, cela alors qu’elles n’atteignent pas 30% de leurs capacités productives. 
Au cours des premières années de la décennie ces emplois avaient mis du temps à être véritablement récupérés. Plusieurs mois se déroulaient sans que les travailleurs puissent prendre pleinement possession de l’entreprise et redémarrer la production. Dans certains cas, l’entreprise avait été vidée de la plupart de ses machines. Dans d’autres cas, il fallait les réparer car fortement endommagées, ailleurs le pouvoir politique avait fait couper l’eau et l’électricité. Parfois, c’est au bout de deux ans que des travailleurs “récupèrent” leur entreprise comme pour l’hôtel de luxe Bauen au cœur de Buenos Aires.

L’entreprise textile Brukmann, l’imprimerie Chilavert, la métallurgique IMPA, les céramiques Zanon, la biscuiterie Grissinopoli et l’hôtel Bauen ont été quelques unes de ces expériences paradigmatiques du début de la décennie, un mouvement qui s’est reconnu dans le slogan : « Occuper, résister, produire ». Ces “prises” d’entreprises ont eu au début à subir des réponses violentes de la part de la police et des divers pouvoirs politiques (locaux, provinciaux, de l’Etat central). Face à ces attaques, ces luttes isolées, éclatées, se sont transformées en de véritables foyers de résistance et d’alternative où se retrouvaient un ensemble de forces solidaires, mouvements assembléistes de quartier, piqueteros (chômeurs organisés), partis de gauche, étudiants, enseignants, salariés, voisins, artistes, etc. afin d’empêcher les expulsions, d’aider l’occupation des locaux et la mise en place des projets d’autogestion. Petit à petit, « l’occupation et la remise en marche de la production
de quelques unes de ces entreprises, l’expérience concrète de la lutte et des relations d’exploitation ont mis sur la table la nécessité de construire d’autres types de relations sociales, dont le centre du débat est la “propriété” »(2) 
Alors qu’en Uruguay les entreprises récupérées ont souvent pu compter avec le soutien du mouvement syndical, en Argentine ce fut plutôt l’exception car la CGT (syndicat d’origine péroniste), connue pour être surtout corporatiste, clientéliste voire maffieuse, s’en est détourné complètement quand elle n’a pas cherché à les combattre.
A mesure que le mouvement prenait de l’ampleur, il s’est doté de ses propres organisations de défense et d’assistance dont le plus important est le MNER (Mouvement National des Entreprises Récupérées), mouvement à la fois économique et social, qui fait le pari d’une viabilisation à long terme de ce type d’entreprises, l’ensemble du secteur coopérativiste représentant 50 000 postes de travail.
Avec la dévaluation du peso, la stabilisation politique (Nestor Kirchner) et le retour de certains niveaux de croissance économique depuis 2004, ce phénomène semblait avoir perdu de son acuité en terme de lutte tandis qu’il se consolidait économiquement.

Nouvelles entreprises récupérées

Aujourd'hui la situation est différente : les travailleurs réagissent beaucoup plus rapidement, essaient de redémarrer la production le plus vite possible afin de récupérer les postes de travail et les salaires. L'enjeu c'est donc aussi que ces entreprises qui n'ont pas fait faillite ne souffrent pas de détérioration dans les processus de fabrication comme dans leur capacité commerciale.

Vers la fin avril 2008, les travailleurs du Frigorífico Buenos Aires SA situé dans le quartier de Flores et où se fabriquent des charcuteries et saucisses de la marque Torgelón ont décidé d’occuper et de démarrer la production face à l’abandon des titulaires de l’entreprise. « Le conflit commença en partie en 2005 et se termina par le licenciement de 45 personnes. Ensuite, il y eut les suspensions et en 2007 les derniers licenciements. C’est là que nous avons fini par nous révolter. Ils justifiaient les licenciements en convainquant les gens que ce frigorifique pouvait continuer à travailler avec moins de personnes, en disant qu’il allaient rester avec ceux qui savent vraiment travailler et virer les autres » déclare un travailleur à l’agence Walsch. 

Mais la "crise" n'est pas forcément la principale raison. Dans la plupart des cas, les patrons ont décidé de ne plus investir (et sans doute de placer leurs capitaux ailleurs), d'abandonner l'entreprise, la mettant ainsi progressivement dans une situation périlleuse (cas de la chocolaterie Arrufat, de la filature Filobex-Febatex). Dans d'autres cas, les désaccords entres actionnaires peuvent être à l'origine d'un processus de désinvestissement ; c'est semble-t-il le cas de Indugraf, entreprise éditoriale qui a de gros clients comme le ministère de l'Education.
En fait, ces entreprises ont toutes connu un processus d’abandon, de désinvestissement et de lutte des travailleurs bien avant le krach de Wall Street

Nous avions ailleurs présenté l’histoire de l’entreprise alimentaire Disco de Oro en cours de récupération (3)
Voici trois autres entreprises, dans trois secteurs distincts. Trois cas d’école.

Chocolats autogérés (Arrufat)

Le 5 janvier dernier, lors de leur arrivée à la fabrique, les travailleurs ont la surprise de trouver un communiqué collé sur la porte. La propriétaire, Diana Arrufat, héritière du fondateur, informe ainsi les salariés que l’entreprise n’a plus les moyens financiers de continuer la production ni payer les salaires et invite les 54 salariés à rentrer chez eux jusqu’à nouvel ordre.
La réponse a été immédiate : la prise de l’entreprise. Cela faisait 10 mois que les salaires n’avaient pas été versés à cause paraît-il de l’associé de la patronne qui aurait détourné de l’argent… La production a chuté de 50% au cours de l’année et les produits phares traditionnels de l’entreprise (œufs de Pâques en chocolat et turrón de fin d’année) n’ont pas ou peu été fabriqués. En décembre, « ils ont vendus des bonbons et du turrón dans le local de vente au public, se sont fait 5800 pesos mais ont tout emporté, se sont payés leurs téléphones portable, leur chauffeur et sont partis » déclare une ouvrière au quotidien Página/12.
Pour les fêtes de fin d’année, les travailleurs ont reçu chacun 100 pesos et la promesse de trouver un investisseur au Mexique ou au Chili…
Le jour même de la mauvaise nouvelle, les travailleurs décident de ne pas rentrer chez eux. Ils prennent l’entreprise, s’installent dans une “assemblée permanente” et ont très vite l’objectif de la redémarrer sous gestion ouvrière.
L’état des murs de l’entreprise témoigne d’un manque d’entretien certain, mais pour les travailleurs, cette entreprise est viable, possède du bon matériel, et même une machine qui n’existe qu’à deux autres exemplaires dans toute l’Argentine.
Seulement voilà, sans cacao, crème de lait et sucre et avec l’eau, le gaz et l’électricité coupés difficile de remettre tout en marche avec la seule bonne volonté. 
Certains travailleurs ont laissé tomber, pris par l’urgence de ramener de l’argent pour leur famille, partis chercher des petits boulots ailleurs ou s’occuper de vendre leur voiture pour payer leurs dettes. Mais ils sont encore plus de 30 à réfléchir à la mise en place d’une coopérative. Les travailleurs de l’hôtel autogéré Bauen sont venus avec des vidéos leur montrer ce qu’ils avaient fait. Puis est lancé l’idée de faire une fête de soutien pour commencer à réunir les fonds nécessaires au redémarrage de l’entreprise.
Pour l’occasion, les travailleurs se remettent au travail, avec les moyens du bord. Une première production artisanale est ainsi réalisée, et les premiers dulce de leche (4) ainsi que des bonbons aux fruits produits en autogestion sont vendus à cette occasion.
Lors de cette fête, les travailleurs, qui sont beaucoup des travailleuses, ont aussi vendus des bons d’achats pour l’autre grande spécialité, les œufs de Pâques qui seront produits dès que la matière première pourra être acquise.  Ces bons d’achats sont également vendus dans le circuit des entreprises récupérées et aux habitants de ce vieux quartier porteño de La Paternal et de la Villa Crespo où se trouve la fabrique.
Pour Pâques, les travailleurs ont donc remis en marche les machines et ont produit 10 000 œufs en chocolat, ainsi que d’autres confiseries. Ce redémarrage a été rendu possible par un prêt d’organisations solidaires (dont les travailleurs de l’hôtel autogéré Bauen) qui a permis d’acheter les fournitures et de louer un générateur électrique car depuis la fermeture en décembre dernier, l’électricité reste coupée. Avec cette première “vraie” vente, les vingt-huit travailleurs présents, dont la majorité dépasse les 50 ans, espèrent pouvoir redémarrer l’activité et démontrer que le projet de coopérative est viable.


Filobel-Fematex

La “Cooperativa Textil Quilmes Limitada” a commencé à fonctionner le 12 février dernier avec 25 des 120 travailleurs que cette filature employait encore début 2008. La détérioration de la situation se fit doucement. Les licenciements ont été opérés petit à petit, un à un ou par petits groupes… sur fond de salaires payés au noir, le non-paiement des charges sociales, ni des extras…
Jusqu’au moment où, vers la fin 2008, alors qu’il ne reste plus que 10 salariés pour faire tourner cette filature, un groupe de licenciés, ils ne sont alors pas plus de 25, décide de s’installer dans une partie de l’entreprise afin d’obtenir la garantie de recevoir leur indemnisation car les patrons ne voulaient payer, en plusieurs fois, que 50% de l’indemnisation. La proposition patronale est refusée, et ils ont commencé à chercher une alternative.
Mais la situation est compliquée car l’entreprise est officiellement encore en fonctionnement traditionnel. Les patrons, après avoir licenciés plus de 100 personnes au cours des 18 derniers mois, proposaient d’embaucher de nouvelles personnes après le départ des derniers licenciés, alors même qu’ils affirment être criblés de dettes… Et là, ça a été le détonateur car ce n’était rien d’autre qu’une provocation avec le risque bien réel d’un déménagement des machines, seul moyen à la fois de pression éventuel face à la direction et condition absolument nécessaire pour redémarrer l’activité. Une partie des 10 salariés restants se sont joints au projet de récupération et d’autogestion malgré les pressions et l’argent versé par les patrons tandis que d’autres ont préféré suivre les patrons… et se trouvent maintenant en dehors de la coopérative. Ce qui a généré un conflit entre salariés, conflit attisé par les patrons qui eux ne semblent pas vouloir abandonner la partie. La situation
  reste donc extrêmement conflictuelle.
Le projet de coopérative semble avoir reçu un accueil favorable dans le secteur de l’économie sociale et aussi à la mairie de Quilmes.  Mais elle démarre avec un conflit ouvert avec l’ancienne direction qui n’a semble-t-il pas abandonné son projet de reprendre pied dans l’entreprise. Aux dernières nouvelles, les patrons portaient plainte contre ceux qui se sont emparés de l’entreprise.


Indugraf

Cet atelier graphique situé dans le quartier relativement central de Parque Patricios est en conflit depuis le 24 novembre 2008, date à laquelle les patrons décidèrent sa fermeture. C’est par télégramme que les 88 employés apprirent qu’ils étaient licenciés.  Dans un premier temps, les salariés s’installent dehors, organisent un camp de tentes devant la porte de l’atelier, afin d’éviter que les patrons n’enlèvent les équipements et les machines. Et aussi pour continuer collectivement la lutte sur le paiement des salaires en retard et la poursuite de l’activité.
Devant l’absence de réponse de la part du patron et voyant que le conflit allait être long, réunis en assemblée les travailleurs ont décidé de pousser la porte d’entrée et d’occuper les lieux.
C’est le 10 décembre qu’ils se sont emparés de l’entreprise. Du matériel avait été enlevé, mais pas tout. Pendant deux mois, ils se sont installés dans les murs pour surveiller les installations que les patrons avaient abandonnés. Ils ont résisté aux poursuites judiciaires lancées par le procureur à la fois en vue de les expulser et aussi de les inculper d’“usurpation”. Ils ont aussi su résister aux offres trompeuses faites par les patrons par l’intermédiaire d’un syndicat de la branche graphique prêt à transiger sur tout. Les travailleurs ont présenté devant le Tribunal de la Ville de Buenos Aires un projet d’expropriation qui souligne le caractère d’utilité publique de la production. Parallèlement, ils terminaient les démarches pour la création et l’inscription de la “Cooperativa Gráfica 10 de diciembre”, du nom de ce jour où ils ont pris possession de l’entreprise.
Ils ont du papier, et il reste des commandes qui n’ont pas été toutes honorées,  notamment des livres scolaires car l’un de leurs principaux clients n’était autre que le ministère de l’Education.


Pérenniser l’entreprise

Les travailleurs de ces entreprises demandent que les différents niveaux du pouvoir politique (Etat, province, municipalité) les aident car disent-ils, il n'y a pas de raison qu'ils le fasse pour les entreprises avec patron et pas pour nous : aide financière au démarrage pour acheter les matières premières et faire face aux premières dépenses et accord de type politique et juridique pour que soient facilitées les démarches légales et réglées les problèmes en suspens avec les anciens patrons.

Au niveau juridique

Car tout projet de ce type suppose que soient réunies plusieurs conditions qui demeureront toujours un risque. Ces objectifs, ceux qui surviennent dès le redémarrage, sont la stabilité juridique, productive et économique.
Toute récupération, pour être entérinée légalement, doit passer nécessairement par une expropriation prononcée par les pouvoirs publics ou la négociation d’un contrat de location avec le propriétaire.
Avec la réforme de la loi qui règle les faillites (2002), il n’est plus nécessaire pour les travailleurs d’occuper des usines pour obtenir le droit de disposer des biens de production.
La possibilité est par ailleurs ouverte de « céder la continuité de l’exploitation des entreprises en faillite à des coopératives ». Cette possibilité n’implique cependant pas nécessairement la récupération de l’entreprise par les travailleurs, la loi n’étant pas claire sur la priorité à donner à la réactivation de l’entreprise sur la liquidation ou la revente à de nouveaux investisseurs. Et parmi ces “nouveaux” investisseurs ont pu apparaître parfois des prête-noms d’anciens propriétaires cherchant à racheter leur entreprise à bas prix. En fait, « un juge qui entend encourager une coopérative doit négocier un contrat de location avec le propriétaire ou attendre une décision d’expropriation prise par les pouvoirs publics. “L’Etat exproprie pour construire des routes, pourquoi pas pour le bien social et le droit au travail ?”, argumentent les porte-parole du MNER. »(5)
Dans 31% des cas, les entreprises récupérées bénéficient d’un contrat de location, beaucoup travaillent sans cadre légal clair et 29% d’entre elles ont obtenu des formes d’expropriation partielle (les machines mais pas les murs par exemple) et ou transitoire, limitée dans le temps (2 ans), au terme duquel, « si l’Etat n’a pas indemnisé le propriétaire et les créanciers, ceux-ci peuvent demander la mise en vente du bâtiment et des machines... ».(6) Ou bien encore, le matériel et les murs mais pas la marque, de sorte que l’entreprise récupérée est réduite à un statut de sous-traitant exclusif pour un donneur d’ordre ou sous les ordres de fait d’une structure « cliente » qui commercialise les produits et la marque.
En 2004, douze entreprises ont été définitivement expropriées par la Ville de Buenos Aires. Les coopératives bénéficiaires de cette mesure disposent de trois ans de grâce, puis de vingt ans pour acheter à crédit les murs et les machines.
Mais ce traitement au cas par cas n’est pas suffisant : les travailleurs réclament une loi d’expropriation définitive qui servirait à toutes les entreprises récupérées. Sur ce point les divergences sont importantes. Certaines entreprises, souvent sous influence de courants politiques trotskistes, demandent la nationalisation ou étatisation “sous contrôle ouvrier” pour garantir les emplois au-delà de l’expropriation, quitte à remettre la direction de l’entreprise aux mains de fonctionnaires. D’autres entreprises ne voient pas pourquoi il faudrait faire confiance à un Etat fondamentalement capitaliste, malhonnête et corrompu et donc défendent les coopératives autogérées et le refus de la délégation du pouvoir de direction. Dans les faits, ce débat est un peu passé au dessus de la tête des travailleurs concernés : le principe de réalité s’est imposé et ce sont les coopératives qui ont été choisies. Malgré leur situation précaire, malgré que même en cas de viabilité économique, l
e cadre juridique n’offre aucune garantie car les expropriations prononcées ne sont jamais définitives et qu’il n’y a pas appropriation des moyens de production par le collectif des travailleurs organisés en coopérative. Seuls dans de rares cas jugés “stratégiques” comme une mine de charbon en Patagonie (Yacimientos Carboníferos Río Turbio), les entreprises ont été ré-étatisées.

Quelle pérennité économique ?

L’objectif principal est de maintenir les emplois et donc l’activité. Aux difficultés juridiques s’ajoutent celles purement économiques : l’état des machines, les stocks de matières premières, les dettes laissées par les ex-patrons qui ne sont pas incluses dans le périmètre de l’expropriation et qui restent donc pendantes.
Comme n’importe quelle entreprise, elles ont besoin de fonds pour démarrer. La plupart du temps, les entreprises récupérées doivent faire appel à la solidarité pour créer un capital de départ. Mais aussi à des avances de trésorerie de la part des fournisseurs, quant aux salaires, les premiers mois ils ne sont tout simplement pas versés. Comme les banques leur sont interdites de fait, elles sont amenées à demander des fonds publics. Et là-dessus, la bataille n’est pratiquement jamais gagnée. En novembre 2004, la ville de Buenos Aires avait approuvé un projet de loi d'expropriation définitive en faveur des entreprises récupérées de la ville. La même année,  le gouvernement de la province de Buenos Aires a exproprié une douzaine d’établissements et le gouverneur a créé un Fonds Productif et une Direction du Plan de Récupération pour les entreprises en crise. Les deux organismes ainsi qu'un Fonds Financier ont été rattachés au Ministère des affaires agricoles et de la production.
  Mais des mots aux choses….
De même que le gouvernement Kirchner a réussi à se stabiliser en intégrant, en cooptant un certain nombre de leaders des mouvements de la contestation sociale des années 2000-2003, les différentes équipes installées par Kirchner (dans les mairies, les administrations provinciales) ont joué un rôle intégrateur de ces expériences, en aidant, même très modestement, à la mise en place de système d’assistance à la création de coopératives. Le MNER se situe dans une mouvance politico-sociale proche de l’église catholique et du néo-péronisme de “centre-gauche” incarné par le couple Kirchner. Il se veut le partenaire de l’Etat pour lutter conte le chômage et demande des mesures pour la formation, le crédit, et la reconnaissance légale des coopératives au sein de l’économie sociale.
Ces fonds alloués par l’Etat et les provinces ne sont que très peu distribués. Les entreprises récupérées sont donc dans une situation très précaires particulièrement au début. N’ayant pas pu constituer de capital d’exploitation (fond de roulement),  beaucoup de retrouvent dans une situation de “travail à façon”, ainsi que le soulignaient en 2006 les participants à une rencontre entre entreprises autogérées (Chilavert, Brukman, Bauen…). Beaucoup d'entreprises récupérées ne fournissent que le travail, ne vendent qu’un processus de fabrication. C'est une nécessité en l'absence de capital de roulement pour soutenir le cycle des approvisionnements en matières premières et matériaux. Le commanditaire fournit la matière première et récupère le produit fini. Il est donc celui qui fixe le prix de la main-d'œuvre, impose le rythme de production et contrôle la chaîne de distribution. Pour les entreprises récupérées, c'est une “perte de contrôle”. Bien sûr, au fur et à mesure que l'entr
eprise se stabilise, elle peut se constituer un petit fonds de roulement qui permet de combiner travail à façon et production propre.
La principale difficulté tient au fait que la plupart du temps ces entreprises travaillent pour d’autres entreprises et non directement pour un marché de produits finis qu’il suffirait de commercialiser auprès du grand public. S’il y a effectivement “crise”, arrêt brutal des commandes comme dans le cas de l’automobile, les sous-traitants n’ont guère d’autre solution que d’essayer de diversifier, mieux encore de redéfinir ce qu’ils produisent et en direction de qui ils le font.

La dimension politique des entreprises récupérées

Cela a été dit et répété. La “prise” des entreprises par leur travailleurs, leur récupération et le redémarrage de la production sur un mode autogestionnaire a toujours été d’abord et essentiellement une réponse collective à une situation donnée, non désirée : la fermeture de l’entreprise. « La caractéristique des expropriations constatées en situation critique réside dans le fait que la forme d'organisation naissante n'est pas le résultat d'un projet politique minutieusement pensé, prémédité, mais d'une réponse donnée dans l'urgence. L'autogestion a été mise en place, en Argentine, pour sauvegarder les outils de travail ainsi que la possibilité de redémarrer une activité stable et rémunératrice. »(7)
Ces modes d’action et ces projets n’ont pu se réaliser que grâce au soutien qu’on reçu ces travailleurs : habitants du quartier, autres entreprises autogérées, militants, artistes…
Mais si l’action des travailleurs n’a pas été le fruit d’un travail politique préalable, le système de participation directe à la prise de décision dans l'entreprise, l'organisation horizontale -et non plus pyramidale- du travail, la discussion sur la propriété collective, la mise en place le plus souvent d’une égalité des salaires ont favorisé une politisation des salariés :  « leur action autonome d’occuper, résister, produire, vendre, percevoir l’argent, se payer eux-mêmes, remet en cause le monopole de ce savoir et de cette autorité qu’exerce le patron et que transmet le contremaître »(8). De fait, et encore de manière larvée ou embryonnaire, un pouvoir différent commence à s'opposer au pouvoir constitué. Mieux que mille discours sur la nécessaire prise de conscience, « le fait que les travailleurs prennent en charge les entreprises abandonnées par les patrons met en lumière une des grandes mystifications qui permet au système de fonctionner : ce n’est pas le fruit de la
nature si le patron dirige, et si les machines appartiennent à quelqu’un d’autre plutôt qu’à ceux qui les entretiennent et les font fonctionner tous les jours »(9).
Bien évidemment, le fait que l’entreprise soit dans un cadre capitaliste et marchand crée une tension entre une dynamique interne égalitaire et libérée de la tutelle patronale et l’insertion dans une logique de marché et cette autre forme de commandement, d’obligation qu’est la satisfaction du client dans un cadre concurrentiel. Ils en sont conscients. Ainsi, Fabio Reseno, de l’hôtel autogéré Bauen : « Nous fonctionnons tous sous une double logique. Même si nous n'avons pas de patron, nous sommes en concurrence sur le marché, un marché qui est en lui-même cannibale et sauvage. Pour survivre, nous devons atteindre une rentabilité, ce qui nous amène être compétitifs, et dans la course folle de la concurrence se crée de l'auto-exploitation, du travail au noir, du désespoir à devoir réduire les coûts. C'est ce que nous voulons éviter, parce que l’autogestion n’a pas de sens si tu ne peux pas produire autrement. »(10)

L’autogestion en système capitaliste n’est pas une solution anti-capitaliste ou alors de manière très partielle. Elle a à la fois un caractère rupturiste dans sa dynamique ascendante, dans les moments de sa mise en place et les épisodes de lutte collective, avec les voisins, avec le quartier. Mais cette autogestion, même la plus égalitaire, la plus horizontale, ne peut échapper à un caractère plus défensif, voire conservateur quand les problèmes de gestion et de production prédominent et éclipsent ceux portés par la lutte.
Elle demeure néanmoins un gros caillou dans la chaussure des capitalistes et des oligarques qui y voient à juste titre deux dangers essentiels : celui concernant le respect total et absolu du droit de propriété et celui de l’autonomie, de la démocratie directe, du pouvoir exercé par les travailleurs sur les lieux mêmes, symboliques et effectifs, de l’exploitation et de la domination. Un pouvoir qui vient contester les pouvoirs établis et tout ce qui les légitime, à commencer par le savoir supposément supérieur de ceux qui commandent. Ainsi s’explique les limites et oppositions de toutes sortes posées par les pouvoirs publics au développement des coopératives issues des luttes sociales en Argentine : sans cela, il ne fait aucun doute que celles-ci ne regrouperaient pas actuellement 15 000 personnes mais 20, 30 fois plus…  Car aux entreprises qui n’ont pas pu être récupérées par les travailleurs (en 2001, les faillites ont concerné 200 000 PME dans tout le pays), il conviendrai
t d’ajouter toutes les structures économiques collectives mises en place par les divers mouvements de chômeurs (ateliers de toutes sortes, jardins maraîchers, boulangeries, restaurants communautaires…).
A ceux qui n’y voient que des expériences marginales, qui n’attaquent pas le cœur du capitalisme, on peut répondre ceci : si ce sont bien les banques, les sociétés financières, les opérations boursières et les multinationales qui commandent l’économie globale et tout le système de la sous-traitance et celui de la circulation monétaire, ce sont les PME qui forment l’essentiel du tissus productif où se concentre la très grande majorité des salariés. Ce sont aussi dans ces entreprises que les travailleurs peuvent plus facilement briser les chaînes invisibles de la propriété privée des moyens de production et du pouvoir patronal.
La portée du contenu politique de ce type d’autogestion, sa capacité de subversion des vieilles valeurs d’autorité, de soumission, est fonction de la situation politique générale et des éléments subjectifs de celle-ci parmi lesquels la colère, la révolte, le sentiment que l’impossible devient possible, tiennent ou pas une place importante. Dans un moment où le capitalisme même est mis en cause, l’exercice de modes de production collective sans patron, sans hiérarchie, sans pouvoir vertical, et dont la mise en place fait suite à des luttes collectives, constitue en lui-même une indication politique de toute première importance sur le type d’issue possible, sur l’un des aspects que pourrait prendre l’“autre monde possible” que le capitalisme pour lequel nous pensons qu’il vaut la peine de se battre : la remise en cause de la propriété privée au profit d’une propriété ou possession collective, sociale de ceux et celles qui produisent et la mise en place d’un autre pouvoir, celui
  que beaucoup d’anarchistes défendent, le “pouvoir de” contre le “pouvoir sur”, pouvoir-capacité versus pouvoir-domination. Là se situe indéniablement une des articulations majeure et possible entre mouvement de lutte sociale et projet politique d’émancipation.

Un exemple pour ici ?

Il est toujours audacieux de vouloir transposer des expériences d’un lieu à l’autre, d’un continent à un autre. Néanmoins, quand il est possible de repérer des similitudes, il n’y a aucune raison de ne pas les mettre sur la table en vue d’enrichir la discussion et de donner quelques pistes. Une multinationale qui vire 10 ou 20% de ses effectifs, ce n’est pas la même chose qu’une PME qui met la clef sous la porte ; les réponses des salariés sont de fait différenciées et adaptées à chaque situation.
Le dos au mur, les salariés licenciés n’ont pas d’autres vraie solution que de se battre, d’arracher aux décideurs, aux possédants, les moyens de vivre le plus dignement possible c’est-à-dire pour commencer de ne pas payer les pots cassés de la crise, mais au contraire de faire payer les riches, les capitalistes et les banquiers qui n’ont en aucune manière été “ruinés” par le krach financier puisque les milliards d’euros et de dollars partis en fumée n’étaient essentiellement que de l’argent fictif, de la spéculation sur des “produits financiers” sans aucune matérialité.
A la lumière des expériences en cours en Argentine, et que l’on retrouve aussi en Uruguay et au Brésil, la récupération d’entreprises et leur mise en autogestion apparaît avant tout comme une solution réaliste dans un contexte de crise, de fermetures d’entreprises, de faillites ou dépôts de bilan. C’est en cela que ces solutions nous parlent ici et peuvent tout aussi bien représenter une alternative aux licenciements, même ceux présentés comme les mieux “accompagnés” socialement.
Dès aujourd’hui, l’expérience argentine semble donner des idées à certains. Ainsi Alex Lollia, un des leaders du LKP guadeloupéen déclarait à la mi-avril à propos de la situation présente et à venir : « Il y a par exemple une dizaine de patrons qui abandonnent en ce moment les entreprises après avoir bénéficié des cinq ans de défiscalisation. Nous pensons qu’il faut les reprendre et les transformer en coopératives ouvrières de production  pour faire ce dont l’Etat se montre incapable : sauver les emplois. » (11)
Solution réaliste ne veut pas dire facile, au contraire. Il s’agit de luttes collectives, dures, où le collectif des travailleurs et la solidarité entre ses membres sont mis à rude épreuve, contre le sacro-saint droit de propriété des actionnaires, contre les patrons et aussi contre l’Etat, puisque dans ce type de conflit, il faut lui forcer très fermement la main afin d’obtenir, entre autre, des expropriations. Des milliers de travailleurs argentins ont simplement démontré à la fois modestement et par une incroyable détermination que c’était possible, dans une situation, un rapport de force au moins aussi défavorable qu’ici.
L’activité autonome des travailleurs et leur auto-organisation, la prise des moyens de production ne sont pas la découverte d’une révélation, d’un ailleurs inatteignable, la saisie d’une “utopie” absente de toute localisation ; elles ne sont que l’affirmation disruptive d’une capacité de pensée, d’action et de décision surgie dans le cours même des évènements qui scandent leur propre histoire : ici la défense de leur “source” de travail. C’est assurément une leçon de politique.

Le 19 avril 2009

Notes
   En Argentine, on parle littéralement de “source de travail” et non de poste.
2  “Balance de ocho años de gestión obrera. Fábricas recuperadas en Argentina : alternativas ante la crisis” / Luisina Castiglioni, ANRed Buenos Aires, 19 mars 2009
3  Voir “Argentine : encore une usine récupérée par ses ouvriers !”, http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article518
4  Spécialité régionale : sucrerie à base de crème de lait cuite et sucrée
5  “Le droit au travail avant le droit à la propriété”, écrit par Cécile Raimbeau pour le Monde Diplomatique de septembre 2005.
6  Cécile Raimbeau, article déjà cité.
7  “Autogestion : La récupération d'entreprises en Argentine”, par Federico Calo, Caroline Pévrier et Lilia Theurie, site Almas Latinas [http://www.almaslatinas.com/]
8  “Entreprises sous gestion ouvrière : le succès et ses dangers ”, par Eduardo Lucita, RISAL 2006
9  Eduardo Lucita, article déjà cité.
10  “Ni cuentapropistas, ni patrones”, Laura Vales, Página/12 du 15 septembre 2008
11  Siné hebdo du 14 avril 2009. Sur le mouvement social en Guadeloupe, voir l’article très complet de Courant Alternatif n°189, Avril 2009, “Guadeloupe : 44 jours pour changer le monde” [http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article542 ]

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Dernière minute

Entreprises récupérées

Depuis la rédaction de cet article, la situation de plusieurs entreprises a évolué.
Et plutôt dans la bonne direction.
Le 13 mai, la chambre des députés de la province de Buenos Aires a approuvé la loi d’expropriation de la coopérative Quilmes (ex Filobel – Febatex). Cette mesure, qui doit passer devant le Sénat et ensuite être approuvée ou non par le gouvernement, est dans tous les cas une première victoire car elle éloigne le risque d’expulsion dans un avenir proche (qui avait été ordonnée par la justice suite à une plainte des anciens patrons) et permet aux travailleurs de véritablement mettre en place le redémarrage de la production en autogestion.
La veille, une manifestation avait été organisée conjointement avec ceux de Esperanza del Plata  (ex Envases del Plata) et de Disco de Oro.
De leur côté, ces deux entreprises autogérées ont aussi obtenu quelque chose : leur immatriculation de la part du gouvernement provincial ce qui est une forme de reconnaissance légale. Cela leur permet « d’avancer dans la commercialisation des produits. Maintenant, avec tous les papiers, nous pouvons faire tout type de transaction commerciale » précise Alejandro, de la coopérative Esperanza del Plata (journal local en ligne Quilmes presente).

Une nouvelle entreprise est en cours de récupération. CIVE, avec 75 salariés, située à Cordoba. Cette entreprise sous-traitante de l’automobile, spécialisée dans les pare-brises et vitres (clients FIAT et IVECO) a été déclarée en faillite. Depuis le 27 avril, les travailleurs occupent les locaux et ont entamé les démarches et la bagarre avec le pouvoir politique pour fonder une coopérative et la faire reconnaître. Cela serait la troisième dans cette ville qui compte déjà une clinique médicale (Junín) et un quotidien juridique (Comercio y Justicia) fonctionnant en autogestion.


Etatisation

L’étatisation des entreprises en difficulté est présentée par certains, notamment les courants trotskistes et les nationalistes de gauche, comme la solution car elle garantirait les emplois et maintiendrait un secteur productif national.
Une autre entreprise en difficulté et en lutte depuis des années, Massuh (fabrique de cellulose et de papier) qui dispose de deux usines et un total de 600 salariés semble s’acheminer vers une prise en charge par l’Etat sous le nouveau nom de Planta Papelera Quilmes. Cette nouvelle entreprise devant être dirigée par un comité dirigé par des représentants de l’Etat et la participation de représentants des travailleurs. Il n’y a pas expropriation, mais une forme d’étatisation par l’apport de fonds de pension administré par l’Etat (avec un montage juridico-financier complexe : fidéicommis et paiement d’un usufruit aux “patrons” pour que ceux-ci paient leur dettes à l’Etat) et… pas d’autogestion. Si les emplois sont sauvés pour le moment, il n’est pas certain que cela soit une garantie. D’ailleurs, le secrétaire d’Etat au commerce, Guillermo Moreno, nouveau directeur de l’entité, lors d’une visite à l’usine de la zone sud de Buenos Aires après avoir précisé que ceux qui mettent d
e l’argent décident, a prévenu que « les gestionnaires comme les travailleurs seront évalués pour voir s'ils sont en mesure de continuer à leur poste » (quotidien El Sol du 19 mai 2009). L’étatisation, une solution ?

Fermeture et occupation

Le groupe Mahe possède 80 usines dans 25 pays et près de 50 000 salariés (en France à Ingersheim en Alsace et à Persan dans le Val d’Oise qui doit fermer en juin). Elle fournit Volkswagen, Audi, BWM, Toyota, Ford, General Motors.
L’entreprise allemande spécialisée dans les pistons veut fermer son usine de Rosario, 520 salariés. Dès qu’a été connu l’annonce de la fermeture de l’usine, les travailleurs ont occupé l’établissement pour défendre les postes de travail et aussi surveiller les équipements. Les derniers mois, toute la documentation sur les processus de production, les plans, les archives ont été vidés. Maintenant, ils craignent pour le matériel, car Mahe possédant 7 usines au Brésil, il est fort probable que les machines y soient envoyées.
Lors de la manifestation du 1er mai, où plus de 4000 personnes se ont retrouvée devant les portes de l’usine il fut noté l’absence totale des représentants du syndicalisme officiel affilié à la CGT péroniste et qui est celui qui de droit “représente” les travailleurs lors des négociations.
Devant l’importance de l’enjeu et la réaction massive des travailleurs, le gouvernement a réagi. Pendant le délai de conciliation obligatoire (jusqu’au 3 juin prochain), de nombreux officiels de l’Etat et de la province de Santa Fé (ministres, députés, sénateurs…) se sont agité, font des réunions, communiquent beaucoup et disent s’activer pour trouver un repreneur : il est vrai qu’il y a bientôt des élections. Aux dernières nouvelles, deux repreneurs seraient sur les rangs sans que soient encore connus leurs projets.
Pendant ce même délai les travailleurs restent mobilisés. Le 15 mai, ils sont sortis dans la rue pour une marche dans le centre de Rosario aux cris de « L’usine ne ferme pas ! ». Accompagnés de plusieurs centaines de personnes de différents mouvements ou organisations sociales et politiques et aussi des travailleurs du secteur bancaire qui les ont rejoints sous la slogan « Unité des travailleurs ! ». 

A suivre…

le 20 mai 2009
 
Publié dans Courant Alternatif n°191 – juin 2009
[ http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article594 ]
 
En Patagonie argentine, les travailleurs de l'ex-céramique Zanón, province de Neuquén, ont reçu la reconnaissance légale pour le fonctionnement de l'entreprise sous gestion ouvrière.
 
Obreros%20de%20FaSinPat%20festejan%20la%20expropiación%20Fuente:%20www.obrerosdezanon.com.ar
 
L'ensemble des travailleurs s'était retrouvé à la rue quand la puissante famille Zanon avait dicté la faillite en 2001.

Ils se sont alors organisés pour remmettre en production la fabrique de céramiques, mais sans patrons.

Ainsi est née FaSinPat, qui signifie Fabrique Sans Patrons, formée comme coopérative ouvrière pour maintenir la source de travail.

Depuis lors, les travailleurs ont réalisé divers types de formalités pour être formellement reconnu à travers de l'expropriation définitive de la fabrique.

Ce mercredi 12 août, ils l'ont obtenu à partir du vote favorable de la Chambre des Députés de Neuquén qui a approuvé un projet d'expropriation présenté par l'Exécutif provincial.

Mariano Pedrero, avocat de FaSinPat, a assuré que cette expropriation est "une reconnaissance aux neuf ans de gestion ouvrière, à l'assemblée comme méthode de travail, à la lutte pour obtenir les objectifs et à la recherche de l'unité".

Agence Pulsar, 13 août 2009.
http://agenciapulsar.org/nota.php?id=15629

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr
 
Les travailleurs de la Coopérative Textile Quilmes (ex-Febatex) ont été expulsés hier matin par la police de la province de Buenos Aires. L'ordre a été émis par le Juge Damian Véndola du Tribunal de Garanties N º 4 de Quilmes. Pour aujourd'hui à 13 h, les travailleurs ont appelé les organisations sociales, syndicales et d'étudiants à une mobilisation dans la capitale.
 

 
A la mi-journée, les membres de la Coopérative ont coupé l'Avenue Rodolfo López, avec le soutien d'étudiants des Beaux Arts de l'Université de Quilmes, du Centre Culturel Pampero et de groupes de la Centrale de Travailleurs Argentins (CTA), entre autres organisations. Ensuite, dans l'après-midi, les travailleurs réunis en assemblée ont décidé comme première mesure de camper en face de la fabrique, et de manifester aujourd'hui à 11 heures et de réaliser un acte avec l'ensemble des travailleurs des pétrochimies. Plus tard à 13 heures ils se rendront à la maison de la province de Buenos Aires dans la capitale fédérale.
 

 

 

 

Voir : Argentine: des ouvriers de Filobel récupèrent l'entreprise et visent l'autogestion

 

Anred, 14 août 2009.

http://anred.org/article.php3?id_article=3108

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr


Patria socialismo o muerte

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Argentine : Un business facile, le trafic clandestin d’eau douce du fleuve Paraná


AUTEUR:   El Grano de arena

Traduit par  info sud télé. Édité par Fausto Giudice


C’est une histoire de pirates qui viennent avec des bateaux, emportent l’eau et la vendent de l’autre côté de l’Atlantique sans qu’aucune restriction juridique de la part des autorités nationales ou provinciales vienne les « déranger ».

Il semble démesuré et paradoxal que des entreprises transnationales mettent en vente sur internet l’eau des fleuves argentins au Moyen-Orient et en Afrique, c’est en tout cas ce que révèle un rapport diffusé ces derniers jours par l’ONG écologiste Río Paraná.

L’eau douce, au vu de sa rareté sur notre planète (3% du total), sera le principal objet des conflits géopolitiques du 21e siècle.

L’Argentine dispose de grandes quantités d’eau douce (22.000 m³ par habitant et par an), mais celle-ci est répartie de manière très inégale : les deux tiers du territoire national se trouvent dans des zones arides ou semi-arides. C’est dans ce contexte que l’entreprise Makhena S.A., dont le siège est à Miami et qui possède une agence à Buenos Aires, vend de l’eau douce par internet, qui provient des fleuves de la plaine argentine, et notamment du plus important d’entre eux, le Paraná.


Sur son site internet, l’entreprise Makhena met en avant les caractéristiques du produit qu’elle offre (eau douce, non bouillie, sans traitement), son origine (les fleuves de la plaine argentine), les quantités (entre 60.000 et 70.000 tonnes par envoi), l’usage (potabilisation, consommation, irrigation), ainsi que le moyen de transport (tanker). Le business est facile et presque sans risques. Il s’agit de vendre un produit peu cher à des prix très élevés. Oui mais « cette ressource à la fois irremplaçable et inépuisable se fait  de plus en plus rare, au fur et à mesure que la demande augmente et les conflits d’usage aussi », comme l’admet Makehna sur son propre site internet.

Concrètement, Makhena procède ainsi : elle charge l’eau du littoral argentin pour lester les bateaux. N’importe quel bateau de transport a besoin d’être lesté pour naviguer, afin que son équilibre soit maintenu. Pour pouvoir naviguer sans prendre de risques, les bateaux doivent embarquer d’importantes quantités d’eau dans leurs cales. C’est ainsi qu’ils déchargent leurs marchandises à leur arrivée dans les ports argentins, avant de charger le bateau en eau douce, également dans les ports argentins, « pour le retour ». Ensuite, ils la vendent sur les marchés du Moyen-Orient, d’Afrique ou d’Europe où elle est potabilisée. Ils prennent l’eau du fleuve Paraná car elle est moins polluée que celle du fleuve de la Plata.

Jusqu’à présent, aucune loi ne régule le « trafic clandestin d’eau douce ». Makhena développe impunément son business à la vue de tous, au nez et à la barbe de la préfecture navale argentine, qui sait parfaitement ce qu’il se passe mais qui ne dispose pas des outils juridiques pour réagir.

Pendant ce temps, nous les voyons naviguer tous les jours sur les canaux du delta du Paraná, et ils embarquent gratuitement nos ressources naturelles dans leurs cales.


Source : El Grano de Arena N° 515-ARGENTINA, NEGOCIO FÁCIL: lastran los buques con agua del río Paraná para luego venderla al exterior

Article original publié le 31/8/2009

Source de cette traduction :
info sud télé, site d’information sur l’amérique latine et ailleurs



Edité par T 34 - 03 Sep 2009 à 15:20
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28.08.2009.

Argentine. "L’expropriation ouvre les portes, mais la lutte continue."

Plus de dix ans de lutte et neuf de gestion ouvrière. La solidarité du peuple de la province argentine de Neuquén et une décision parlementaire qui marque un antécédent pour les autres usines récupérées. L’expropriation définitive de l’ex-usine Zanón, aujourd’hui FaSinPat, une lutte qui continue.

En 1980, les Zanón célébrèrent l’inauguration de l’usine par des discours pleins d’éloges pour le gouvernement militaire de l’époque, et de louanges pour l’ordre et la sécurité que le coup d’Etat de 1976 avait apportés à l’Argentine. La famille d’entrepreneurs continua ainsi de remercier le pouvoir politique pour les facilités que lui accordaient les autorités, comme le gouvernement national de Carlos Menem ou le gouvernement de province de Jorge Sobisch, qui renvoyaient la courtoisie sous forme de subventions et de crédits à taux favorables, jusqu’en 2001, année où les Zánon menèrent l’usine à la faillite.

"Le moment est venu où on nous a tous mis à la porte, et nous nous sommes mit à résister, car il existait déjà une unité d’organisation. Pendant cinq mois, 250 personnes sont restées dehors, à camper devant l’usine", raconte Hugo, travailleur de FaSinPat. C’est à ce moment-là que commence le processus de visibilisation du conflit : le sortir de l’usine en renforçant la lutte avec les autres groupes. "On écrivait des pamphlets, on barrait la route, on participait à des émissions de radio. C’est comme ça que le conflit s’est installé dans la communauté." L’unité et le soutien manifesté par différents secteurs de la société de Neuquén ont été fondamentaux pour que la résistance des ouvriers et des ouvrières ne fléchisse pas et pour que le conflit ne reste pas isolé.

Ainsi, les prisonniers de l’unité n°11 donnèrent leur ration de nourriture pendant les trois premiers jours de campement, les voisins, les Mères de la Haute Vallée, les enseignants de l’ATEN, les mouvements sociaux et les dirigeants populaires se sont unis à la lutte face au pouvoir ultra-conservateur du gouvernement de province, le Mouvement Populaire de Neuquén (Movimiento Popular Neuquino, MPN).

"Avant, l’usine était divisée en secteurs et à chacun correspondaient des habits de couleur différente. Par exemple, les ouvriers du secteur de Sélection portait une ceinture verte, ceux des Fourneaux une ceinture rouge. Si tu allais parler avec un ouvrier d’un autre secteur, tu étais tout de suite identifié, on t’envoyait immédiatement une lettre et en une seconde tu étais à la porte", se souvient Hugo.

Actuellement, de même que pour la participation au syndicat, le travail dans l’usine se fait par un système de rotation. "Les camarades qui travaillent à la vente, à l’achat et dans l’administration à un certain moment doivent tourner, pour ne pas rester derrière un bureau et perdre de vue une tonne de questions", explique-t-il. Il ajoute que Zanón payait autrefois 30% de la lumière et du gaz consommés, parce que le reste était subventionné par le gouvernement. Aujourd’hui la "Fábrica Sin Patrón" (l’Usine Sans Patron) doit assumer une dépense de un million de pesos en services.

Durant ces années de gestion ouvrière, l’un des combats a été la lutte contre la conception du travail comme quelque chose d’individuel, de compétitif, ainsi que la pression des patrons. La meilleure manière d’y faire face a été de s’appuyer sur les critères de l’organisation en assemblée et la démocratie directe. "Le Syndicat des Ouvriers et des Employés Céramistes de Neuquén (SOECN) a pour principe et pour mode de travail l’assemblée de travailleurs. Les assemblées d’usine et le syndicat sont l’autorité suprême qui permet le débat, la confrontation d’idées et d’opinions, et la résolution démocratique de chacune des décisions à prendre par les travailleurs", stipule l’un des paragraphes du statut du syndicat, après sa réforme, quand les céramistes de FaSinPat ont gagné les élections syndicales en 2000.

"En tant que travailleur, si tu as un syndicat qui te représente, ça t’encourage à te manifester. Avant, tu te plaignais, et c’était le syndicat même qui te mettait dehors. Le syndicat est un outil du travailleur pour le travailleur. Ça a beaucoup aidé pour ce qui est de la culture de Zanón, le camarade a appris que l’assemblée est le moyen de décision", dit Hugo. Celui-ci considère que la plus grande lutte a été de récupérer le syndicat : "y mettre des camarades représentatifs et former un syndicat indépendant."

Toutes ces années d’autogestion n’ont pas seulement signifié commencer l’apprentissage et la construction "sur le tas" de l’organisation collective pour travailler dans l’usine ; il a aussi fallu résister au harcèlement et aux menaces du pouvoir politique et patronal, ainsi qu’au cinq tentatives d’expulsion. La réponse des travailleurs a été de continuer de produire et de s’exprimer dans la rue, dans des festivals culturaux, et d’ouvrir l’usine à la communauté pour que les enfants, les jeunes et les adultes connaissent cette expérience de lutte et d’organisation du travail.

"C’est parfois difficile, parce que la faim brise aussi la lutte, mais on continue de l’avant. Le 8 avril ils ont donné le dernier ordre d’expulsion. On a eu très peur. Le jour suivant, des gens ont commencé à s’approcher, plus de 5000 personnes sont arrivées, jusqu’à des collectifs avec des enfants des écoles. L’expulsion n’a pas pu avoir lieu grâce à la solidarité des gens", se souvient Hugo.

L’expropriation de l’usine Zanón est un antécédent historique qui met en évidence l’importance de l’unité de tous les secteurs en lutte. "Le fait d’avoir arraché au gouvernement de province, qui est un gouvernement autoritaire et répressif, l’expropriation, c’est une immense joie pour les travailleurs de l’usine. L’expropriation ouvre les portes, mais la lutte continue et on ira plus loin. Je crois qu’à ce moment l’expropriation a pu avoir lieu grâce à la solidarité au niveau provincial, national et même international. C’est quelque chose que nous avons obtenu tous ensemble, les étudiants, les travailleurs, et de nombreuses organisations et personnes solidaires", explique le travailleur de l’entreprise céramiste.

Source : http://www.prensadefrente.org/pdfb2...

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BUENOS AIRES — AFP : La chanteuse argentine Mercedes Sosa, l’une des voix les plus célèbres et engagées de l’Amérique latine, est décédée dimanche à l’âge de 74 ans au terme d’une longue maladie, a annoncé la clinique où elle était en soins intensifs.

Mercedes Sosa "est morte dimanche matin", selon un communiqué de la clinique. Elle était en soins intensifs depuis le 18 septembre, avec de "graves dysfonctionnements rénaux et pulmonaires", a précisé un rapport médical.

"C’était la voix de ceux qui n’avaient pas de voix à l’époque de la dictature (1976-1983). Elle a porté sa préoccupation pour les droits de l’Homme dans le monde entier", a déclaré le musicien Victor Heredia, l’un de ses amis et compositeur de plusieurs de ses chansons.

Une veillée était organisée dimanche au Congrès des députés, un honneur réservé aux personnalités importantes en Argentine. Au pied du cercueil, ouvert et laissant voir le visage de la chanteuse, un poncho blanc, costume typique des paysans et indigènes argentins que Mercedes utilisait lors ses récitals.

La présidente argentine, Cristina Kirchner, visiblement émue, s’est recueillie dans la soirée devant la dépouille de Sosa, peu après avoir décrété un deuil national.

Dans un profond silence, et pour certaines en larmes, des milliers de personnes, dont de nombreux étrangers, formaient une longue file devant le bâtiment, attendant d’entrer pour lui dire adieu.

Mercedes Sosa était le symbole d’un mouvement de renouveau de la musique folklorique, socialement engagé, qui comptait entre autres figures de proue le chanteur argentin Atahualpa Yupanqui, mort à Paris en 1992.

Surnommée "La Negra" en raison de son épaisse chevelure noire, elle a partagé la scène avec des artistes internationaux tels que Luciano Pavarotti, Sting, Joan Baez, Andrea Bocelli, Chico Buarque, Gal Costa ou Shakira.

Elle s’est produite dans des lieux prestigieux, la Chapelle sixtine au Vatican (1994), le Carnegie Hall de New York (2002) ou le Colisée de Rome (2002) lors d’un concert pour la paix, auquel participa notamment Ray Charles.

Elle était née le 9 juillet 1935 à Tucuman, dans une famille d’origine indienne vivant dans un quartier modeste et bercée par la culture populaire.

D’abord professeur de danse folklorique, elle s’est lancée dans la musique dans les années 60, rejoignant avec son mari, le musicien Manuel Oscar Matus, le mouvement Nuevo Cancionero, qui a dépoussiéré le folklore. Elle enregistre son premier disque "Canciones con fundamento".

Mais vient bientôt le temps de l’exil pour cette militante communiste. En 1979, elle est arrêtée lors d’un concert à La Plata. Elle n’a plus le droit de chanter et s’intalle à Paris, puis à Madrid.

Elle ne retournera en Argentine qu’en 1982 pour une série de concerts à Buenos Aires.

C’est "la voix la plus vigoureuse d’Amérique latine", avait déclaré la présidente chilienne Michelle Bachelet avant le décès de Mercedes Sosa, qui a contribué à diffuser la chanson "Gracias a la Vida" composée par la Chilienne Violeta Parra.

"Elle a illuminé notre vie !", a déclaré de son côté le président vénézuélien Hugo Chávez lors de son émission radiotélévisée hebdomadaire "Aló Presidente" ("Allo Président"). "Elle est partie physiquement mais elle reste avec nous. Mercedes, nous t’aimons", a ajouté M. Chávez, qui a fait entendre pour conclure son émission la voix de Mercedes Sosa interprétant une de ses chansons, "Solo le pido à Dios".

"Je suis chanteuse. Je suis veuve. J’ai un fils, Fabian Ernesto, et deux petites-filles. Je conduis une petite Audi. J’ai été très malade et je me suis retrouvée avec Dieu. Je suis progressiste. Je suis ambassadrice de l’Unicef", avait résumé Mercedes Sosa dans une interview en 2000.

Ses problèmes de santé et son hospitalisation en mars l’avaient empêchée de participer au lancement de son double album "Cantora" ("Chanteuse") composé de duos avec des vedettes de la musique hispanophone (Joan Manuel Serrat, Luis Alberto Spinetta, Caetano Veloso, Shakira).

 
 
CANCION PARA MERCEDES
 
Letra y Música Alí Primera. Intérprete: Alí Primera
 
 

Voy a lanzar al aire
una canción para que vaya
cabalgando en el polen
tropical de nuestra selva

Remontará los Andes
hasta llegar a la Pampa
para besar la frente
de una mujer legendaria

Una canción que el viento
me maduró en el alma
con retazos de noche
con pedazos del alba

Una canción humilde
que a fuerza de esperanza
fue recogiendo plumas
hasta completar sus alas

Voy a lanzar en nombre
de la Patria americana
que en floración enorme
se le pone lindo el vientre

Voy a ponerle cuerdas
de combate a mi guitarra
y cantar amoroso
una canción para Mercedes

Ella es la negra buena
y la madre cantora
y la voz transhumante
de la Argentina que llora

Madres en romería
en la Plaza de Mayo
llevan al hijo ausente
en el rostro dibujado

Voy a cantarla en nombre
del alegre guitarrero
lanzar la boleadora
del gaucho que canta y sueña

Para evocar la furia
ancestral de Martin Fierro
le cantaré a Mercedes
porque adentro, ella la lleva
le cantaré a Mercedes
porque adentro, ella la lleva

Voy a pedir permiso
al dolor de mi garganta
y pedirle a Pepe
que me afine la guitarra

Beberme el "vino triste"
de Armando y su vendimia
cantar para Argentina
cantar para Mercedes

Cantarle a su ternura
y también a su rabia
cantarle a la hermosura
con que su voz se desgrana

(recitado)
"Un beso mi negra
un beso a tu pueblo
un beso a Argentina"

 


Edité par T 34 - 06 Oct 2009 à 16:08
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Oct 2009 à 17:44
 
Les travailleurs du métro ont réalisé aujourd'hui une nouvelle grève, de six heure à neuf heures du matin. Elle fait partie du plan de lutte pour que le Ministère du Travail octroie la reconnaissance juridico-légale au syndicat que les employés de Metrovías ont formé pour se séparer de la cégétiste Unin Tranviarios Automotor (UTA).
Le plan de lutte dans lequel s'inscrit cette nouvelle grève date depuis plus d'un mois. Les employés de Metrovías ont réalisé plusieurs arrêts de travail et ont aussi prit d'autres mesures de protestation, comme la levé des moulinets pour laisser passer gratis.

Les travailleurs du métro réclament que le ministère du Travail reconnaîsse  l'Association Syndicale des Travailleurs du Métro et du Prémetro (Agtsyp), le syndicat qu'ils ont formé à la marge de l'UTA. Les délégués ont aussi remis en cause hier l'escompte d'un pour cent qui leur est pratiqué sur leur salaire après la signature d'une convention entre des représentants de l'entreprise Metrovías, concessionnaire du service, et l'UTA, un syndicat qui répond à la CGT. (...)
 
Le délégué Nestor Segovia a accusé le ministère du Travail d'être "contre la démocratie syndicale" qu'ont décidé "2700 ouvriers" dans une consultation interne.

L'UTA a critiqué l'annonce d'une nouvelle grève. Son secrétaire général, Roberto Fernandez, a répudié la grève annoncée pour aujourd'hui et a remis en cause les délégués de l'Agtsyp.
 
Pagina/12, 07 octobre 2009.
 

 
Bien que pour la première fois les deux parties aient accepté de négocier face à face, aucun accord n'a été signé. le secrétaire général de la CGT, Hugo Moyano a reçu la commission interne et a annoncé des mesures de soutien aux travailleurs. Le Ministère a intimé l'entreprise de permettre l'entrée des délégués ou les fera accompagner par la force publique.
 
 
 
L'entreprise avait proposé la réincorporation de vingt autres travailleurs et s'est engagé à ne pas faire appel si la Justice avalise les syndicalistes.
(...) Ramon Bogado, de la commission interne, a valoré le geste de la CGT tout en insistant sur la récupération des postes de "tous les licenciés et suspendus". Il se rapportait à un membre de la commission interne qui a une résolution judiciaire à son encontre et au corps de délégués du tour de nuit, qui constitue 90 pour cent des licenciés. C'était la fin d'une journée dans laquelle l'entreprise a dit qu'elle réincorporerait 20 autres employés, les délégués l'ont refusé et se sont mobilisés avec des organisations politiques, sociales, étudiantes et de défense des droits de l'Homme Place de Mai *. Aujourd'hui à 9 heures ils décideront en assemblée "les pas à suivre", tandis que la Police de la province de Buenos Aires devra se diviser  entre "garder" la fabrique et escorter les représentants syndicaux pour qu'ils  puissent exercer leurs fonctions syndicales dans la fabrique. (...)
 
Tandis que les manifestants qui soutiennent les licenciés de Kraft jetaient de la  peinture contre le siège de l'Union Industrielle Argentine, dans l'Avenue de Mai, et que les délégués faisaient des déclarations en face du siège du syndicat des camionneurs, le ministère du Travail résolvait "répondre positivement à la sollicitation du Syndicat des Travailleurs de l'Industrie de l'Alimentation" ainsi que de "garantir l'entrée des délégués syndicaux suspendus dans l'établissement de Kraft Foods Argentine pour exercer leurs fonctions syndicales, dans les limites et les effets de l'article 30 du décret 467 réglementaire de la loi 23.551 (de l'Association Syndicale)". Pour cela il a sollicité au gouvernement de la province de Buenos Aires de faire "exécution de cette décision avec l'aide de la force publique si nécessaire". Les collaborateurs du ministre ont expliqué que "c'est une décision administrative, au-delà de l'instance judiciaire". (...)
 
L'avocat des travailleurs, Mariano Pedrero, a affirmé que "l'entreprise veut éliminer 750 postes de travail ce qui est cohérent avec son plan de mettre en application le 'tour américain' de 12 heures c'est-à-dire faire disparaître le tour de nuit, c'est pour que l'énorme majorité des travailleurs et des délégués licenciés font partis de ce tour". "Aujourd'hui 90 pour cent des délégués du secteur de nuit sont dehors et Kraft dit 'par hasard' que le seul membre de la commission interne empêché de rentrer par un ordre judiciaire est Javier Hermosilla, du tour de nuit, ce qui est faux, aucun ordre ne l'empêche d'entrer pour exercer ses tâches syndicales, ce serait un acte inconstitutionnel. Pour cela le ministère devra garantir aujourd'hui qu'il entre avec le reste des délégués", a-t-il ajouté. (...)
 
Les 20 réincorporations cédées par Kraft se joignent aux 30 de la semaine dernière, bien que cette fois n'y a pas eu de listing de noms et plus de précisions sur le critère de sélection. 72 ouvriers sont toujours licenciés et suspendus. (...)
 
Le conflit qui a gagné des soutiens et augmenté la préoccupation institutionnelle, même de l'Ambassade des États-Unis, a éclaté avec le licenciement de 162 travailleurs et travailleuses le 18 août pour avoir fait une "grève" illégal" pour des mesures contre la grippe A, en juillet.
 
 
 
* ACTES ET COUPURES EN SOLIDARITE
 
 
 
Les protestations en soutien aux licenciés et suspendus dans le conflit de Kraft Foods  ont continué hier dans différents points : elles ont commencé le matin, à l'Obélisque, d'où est partie une colonne vers le ministère du Travail. Dans plusieurs facultés de l'Université de Buenos Aires des occupations symboliques et des manifestations de  rue ont été réalisées. Dans l'après-midi, l'entrée de l'autoroute Buenos Aires-La Plata a été coupée durant presque une heure. Il y a eu aussi une marche devant le siège de l'Union Industrielle Argentine. Aujourd'hui il y aura une coupure du Pont Pueyrredon, alors que les médecins de l'hôpital Garrahan feront une grève d'une heure en solidarité.
 
 
Pagina/12, 07 octobre 2009.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2009 à 13:55
La Ley de Medios est promulguée
 
La présidente argentine Cristina Fernandez a promulgué samedi une loi controversée contre les situations de monopole dans les médias, juste après son adoption au Sénat.

Les sénateurs ont voté par 44 voix contre 24 pour le texte, qui met fin à une situation héritée de la dictature militaire (1976-83), dans laquelle les médias étaient contrôlés par un petit nombre de sociétés. Mais les détracteurs de cette loi dénoncent une manoeuvre du gouvernement pour contrôler les médias et limiter la liberté d'expression.

La nouvelle loi prévoit que les deux tiers des fréquences de radio et de télévision seront réservées à des stations non commerciales et oblige les chaînes à utiliser davantage de contenu argentin. Par ailleurs, le principal groupe de presse du pays et l'un des plus grands d'Amérique latine, Clarin, doit se défaire d'un bon nombre de ses chaînes et stations.

Le gouvernement souligne que cette loi s’inscrit dans sa lutte contre les monopoles médiatiques et en faveur de la liberté d’expression : elle limitera le nombre de licences d’exploitation qu’une compagnie est autorisée à posséder.
 
Le sénateur Miguel Angel Pichetto a défendu le texte qui selon lui "permet aux groupe de se trouver d'avoir une position adaptée (sur le marché des médias) mais pas dominante".

Les adversaires dénoncent au contraire le remplacement d'un oligopole par un monopole d'Etat et estiment que des investisseurs proches de la présidente et de son époux et prédécesseur Nestor Kirchner pourront ainsi s'emparer des médias à bas prix.

L'adoption du texte a été saluée par des milliers de personnes rassemblées devant le Parlement. Le fils des Kirchner, Maximo, se trouvait dans la foule.

Le groupe Clarin et d'autres sociétés ont l'intention d'attaquer la loi en justice, au motif qu'elle viole le droit constitutionnel à la propriété.


 
 
Le Sénat argentin a approuvé en général et en particulier le projet de Loi de Services de Communication Audiovisuelle. La Loi modifiera le marché de la communication en Argentine qui est actuellement  profondément concentrée aux mains de peu de groupes économiques.
La nouvelle réglementation reconnaît les radios communautaire et limite la concentration des médias privés commerciaux.

Sénateurs et senatrices ont exposé pendant plus de douze heures leurs arguments en faveur et contre le projet de Loi présenté par l'Exécutif National. L'initiative remplacera la Loi de Radiodiffusion de la Dictature Militaire.

Des secteurs de l'opposition ont, sans succès, tenter de modifier un article durant le vote en particulier, pour que le projet retourne à la Chambre des députés.
 
L'article 161 était celui qui concentrait le plus d'attention. Il signale que le processus de désinvestissement de médias doit être réalisé en 1 an après la mise en fonctionnement des organismes d'application établis par la loi. L'article a obtenu 38 voix qui ont été suffisantes pour son approbation.

Le projet de Loi a été élaboré par la participation d'organisations de médias  communautaires et alternatifs, de spécialistes et de représentants de la société civile, entre autres secteurs.

Le Groupe Clarín, le plus grand propriétaire de médias en Argentine, a développé une forte campagne médiatique contre la nouvelle Loi auprès des principaux députés de l'opposition de droite.

Agence Pulsar, 09 octobre 2009.
http://agenciapulsar.org/nota.php?id=15981

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Edité par T 34 - 15 Oct 2009 à 23:28
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2009 à 18:38
 
Plus de 20 mouvements et organisations de base...
 
"annonçons la RECRUDESCENCE DU CONFLIT SOCIAL en raison de l'irresponsabilité du gouvernement"
 
 
Corte%20del%20Puente%20Pue...
 
Le Ministère de Développement Social de la Nation a décidé de ne pas respecter son engagement prit il y a quelques semaines auparavant avec les organisations sociales pour l'incorporation de chômeurs dans des coopératives au-delà du maniement clientéliste des Intendants de la banlieue de Buenos Aires, ce qui avait donné comme résultat une trêve dans les protestations. Nous signalons : "Ainsi , le Programme Argentine Travaille, explose".  

Les organisations sociales qui étions parvenues, il y a quelques semaines, à un début d'accord avec le chef de cabinet de la ministre de Développement Social de la Nation, Alicia Kirchner, qui a impliqué la suspension provisoire du plan de lutte, annonçons maintenant qu'en raison de l'inaccomplissement ministériel vont augmenter et se radicaliser les protestations, pour garantir l'entrée des chômeurs dans le Programme Argentine Travaille, sans le maniement clientéliste des punteros (représentants des partis dans les quartiers) politiques.
 
Mme Yeni Amaya, vice-chef du cabinet d'Alicia Kirchner, s'était engagée au nom de la ministre à satisfaire nos demandes. Cependant, mardi dernier, elle nous a informé qu'elles ne permettrait pas l'entrée de chômeurs indépendants des punteros du PJ (parti justicialiste-péroniste), ratifiant la destination de ce programme pour son total maniement clientéliste.

Cette décision n'affecte pas seulement les organisations sociales ; des dizaines de milliers de chômeurs qui sont en attente de leur entrée dans le programme ne seront pas incorporés
parce que le ministère se refuse à ouvrir l'inscription pour tous, et insiste sur un critère discrétionnaire et restrictif en faveur des punteros. Jusqu'à aujourd'hui près de trente mille personnes sur les 100 000 annoncées ont été inscripts. Le travail exclusif avec les punteros des intendants retarde l'entrée de nouveaux chômeurs qui dans leur majorité (70 mille sur les 100 mille annoncés) ne pourront même pas toucher avant les fêtes de fin d'année leur premier plan de travail qui leur a été promit en août derneir lorsque la présidente a fait l'annonce publique du programme Argentine Travaille.
 
A cela s'ajoute la décision du Gouvernement National de ne pas étendre le programme à l'intérieur du pays, où existent des situations très graves de nécessité sociale, le concentrant dans sa totalité dans les accords avec les intendants de la banlieue de Buenos Aires.

Devant cette situation, nous résolvons :

- Perturber ("escrachar") les actes que la présidente Cristina Kirchner tente réaliser dans la banlieue de Buenos Aires puisqu'il s'agit d'annonces qui ne s'accomplissent pas, et qui configurent un affront à la dignité d'un peuple qui espère pouvoir travailler.

- Reprendre les coupures d'accès à la Capitale Fédérale comme mesure de protestation pour obtenir la démocratisation du programme.

- ne pas écarter de méthodologie de lutte, et confluer avec les autres organisations sociales qui planifient à nouveau des piquetes pour début novembre avec le même objectif.
 
Qu'ils ne viennent pas dire que ces justes luttes sociales "font le jeu de la droite". C'est le gouvernement avec son irresponsabilité qui avec ces faits finit par coïncider avec les discours réactionnaires des représentants de la droite, discréditant et  ignorant le travail des organisations sociales.


COOPÉRATIVES SANS PUNTEROS !

Pour Travail, Dignité et Changement Social
 
 
Federación de Organizaciones de Base (FOB) - MTD Aníbal Verón NF - Frente de Organizaciones en Lucha (FOL) - Mov. Unidad y Lucha - MTL Rebelde - Fogoneros - MTDs y agrup. territoriales del Frente Popular Darío Santillán - Frente Territorial 26 de Junio (CTD Aníbal Verón, Resist. Popular, MIP, CPS 29, MTR Santucho, MDVG, OLP) - MTR por la Democracia Directa - Agrup. María Claudia Falcone -  MoTOR - Frente de Organizaciones en Lucha (FOL) -  Agup. Territorial Víctor Choque - FUBADEyO
 
 
Voir aussi:
 
 
 
 

 
La Fédération d'Organisations de Base (F.O.B.) aux côté de plus de vingt organisations sociales est en train de réaliser un campement pour une durée indéterminée face au ministère de Développement Social. Elles exigent que leurs coopératives puissent faire parties du programme Argentine Travail. 
 
 
Movilizacion%20de%20orga...

 

Por%20cooperativas%20sin...

 

marcha...

    

VIDEOS :


 http://www.youtube.com/watch?v=opwtvlouW3U  

 

http://www.youtube.com/watch?v=MXmNnyc5bps

 

   
PHOTOS

 

http://argentina.indymedia.org/news/2009/11/702080.php

 
 
 

Fédération d'Organisations de Base (FOB)

www.prensafob.blogspot.com

 

Plus d'informations :

 
 
 
 
 Photos de clarin :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Photos de Anred:
 
 


 
La Fédération d'Organisations de Base (F.O.B.) et plus de vingt organisations sociales ont réalisé une coupure de l'avenue 9 de julio et un campement aux portes du ministère de Développement Social pendant plus de 30 heure pour exiger leur entrée dans le programme de coopératives Argentine Travail. Après plusieurs réunions, le gouvernement s'est engagé à "démocratiser" l'accès au programme et les organisations ont levé le camp mais reste en état d'alerte tant que l'accord ne se concrétise pas.
 

 
 

 
 
 
 

VIDEOS DE PRENSA FOB:

Sortie de la colonne de la FOB de la station de Constitucion vers le ministère

Mobilisation des organisations sociales vers le ministère

Début de la coupure de l'avenue 9 julio

Dispositif policier près du ministère

Venue de Perez Esquivel, prix nobel de la paix, en soutien aux manifestants

Libération d'une des deux personnes arrêtées et sauvagement frappées à l'aube lors d'une provocation policière 

Levée du campement après l'accord au ministère

http://wwwprensafob.com.blogspot

 

VIDEOS DE MEDIAS:

Campement piquetero pour durée indéfinie 

Coupure totale de l'avenue 9 de Julio

Les raisons du corte

La voix de manifestants (Anibal, militant de la FOB - minute 2'07) 

Campement sur la 9 de Julio divise la ville en deux


Argentine: accord entre le gouvernement et les organisations sociales après 30 heures de corte

Apres plus de 30 heures de mobilisation et de coupûre l'avenue 9 de Julio (la  deuxième avenue la plus large du monde et l'artère principale du coeur de Buenos Aires!), les organisations sociales ont réussi à faire plier le gouvernement et ont levé le campement.

 

 

 

 
La grève a compliquée la circulation dans la ville. Dans plusieurs stations il y a eu des moments de tension avec groupes du syndicat UTA. Le ministre du Travail, Carlos  Tomada, a dit que la mesure a été "à la limite de l'extorsion". Il pourrait y avoir une autre grève la semaine prochaine.
 
Des cordons policiers ont divisé les travailleurs du métro des groupes de l'UTA présents dans plusieurs stations
 
Les travailleurs de métro ont accompli une nouvelle grève pour que le ministère du Travail reconnaisse le syndicat qu'ils ont créé pour se séparer de l'Union Tranviarios Automotor (UTA), syndicat du secteur  de la CGT. Depuis onze heures du matin il n'y a pas eu de services dans les six lignes et le Premetro. Bien que l'entreprise a essayé de faire fonctionner un diagramme d'urgence et que des groupes de l'UTA venus en bus sont descendus dans la station de Constitution pour essayer de casser la grève, celle-ci s'est maintenue.
 
Le ministre du Travail, Carlos Tomada, a considéré que la grève a été à la "limite de l'extorsion". Les délégués de l'Association de Travailleurs du Métro et du Premetro ont annoncé que samedi, dimanche et lundi, ils réaliseront des assemblées pour définir de nouvelles protestations, sûrement pour la semaine prochaine.

Dans plusieurs stations, comme celle de Constitution, un cordon policier a séparé les travailleurs en grève des hommes du syndicat cégétiste. Durant toute la journée il y a eu des croisements d'insultes et de menaces.
 
La dispute entre le syndicat de la CGT et les délégués est une histoire de plus de huit ans. De 1996 à 2000 il y a eu dans le métro un processus de réorganisation syndicale. Un corps de délégués a été élu, initialement dominé par l'UTA, mais dans des élections successives, la proportion des délégués rebelles a augmenté. Les dissidents, en majorité des militants qui venaient de l'extrème gauche et du péronisme, ont pris l'assemblée comme forme d'organisation. En 2000 ils étaient déjà la majorité à l'intérieur du corps de délégués et sont devenus forts en obtenant la stabilité de travail à l'intérieur de l'entreprise - cela fait déjà dix ans dans le métro qu'il n'y a pas de licenciements-, ensuite la réduction de la journée de travail de 8 à 6 heures - avec la création de 1500 nouveaux postes de travail - et, finalement, l'incorporation dans Metrovías des employés d'entreprises sous-traitantes (sans oublier de nombreuses augmentations de salaires importantes, NdT).
 
Sur ce chemin, les dirigeants de l'UTA et le corps de délégués de Metrovías ont maintenu une vie en commun de conflit. La direction d'UTA, par exemple, a condamné et enlevé toute légitimité aux mesures de force convoquées par les délégués, et les délégués portaient à leur tour dans les assemblées les accords que l'UTA réalisait avec Metrovías, les soumettant ainsi à une révision.

Finalement, l'année dernière l'UTA a ouvert un processus interne pour expulser les délégués du syndicat, les accusant de mauvaise conduite. En réponse, ceux-ci ont décidé de créer leur propre syndicat (l'Association de Travailleurs du Métro et du Premetro) et de se scinder.

Le nouveau syndicat a un an d'existence et a mille six cents affiliés, mais il n'a pas encore obtenu que le Ministère de Travail lui octroie l'inscription légale.
 
Le Gouvernement a durement critiqué la grève. "Nous nous sommes réunis avec l'UTA, Metrovías et les travailleurs qui protestent aujourd'hui. Dans ces réunions ils ont exprimé leurs préoccupations et nous leur demandons d'attendre dix jours pour que nous puissions résoudre la situation. Ils n'ont pas accepté la possibilité de discuter", a soutenu le ministre Tomada dans une conférence de presse.

Tomada a argué que le ministère attend l'expédient de la Cour d'Appels, ce qui devrait arriver dans dix jours, pour pouvoir donner une réponse. Cependant, les délégués ont assuré que ce qui tardera dix jours à arriver est la notification de la Cour d'Appels, qui a estimé que le ministère est en démeure. (La Justice a déjà dit trois fois que le ministère du Travail doit expédier.) "L'expédient avec la demande d'inscription, cela fait un an que Tomada l'a dans son ministère", ont-ils signalé .

D'autres voix ont mis en cause la grève, le ministre de l'intérieur, Florencio Randazzo ("elle nuit à des millions de travailleurs", s'est-il plaint. Juan Pablo Schiavi, secrétaire du Transport, a demandé sa levée. 
 
Dans un communiqué, Metrovías - qui comme l'UTA résiste à la création du syndicat - a qualifié la grève de "politique" et soutenu par une minorité de "ex-délégués". "Plus de 60 pour cent des employés ont continué à leurs postes de travail malgré cette mesure", a assuré l'entreprise et elle s'est plainte que dans les cinq dernières années "il y a eu en moyenne un conflit syndical tous les huit jours".

L'entreprise concessionnaire a recommencé à réclamer au Gouvernement de déclarer la grève illégale et a présenté une mesure préventive pour que soit déclaré le service de métro comme "essentiel".

Comme dans des conflits antérieurs, une liste a aussi été diffusée avec les salaires moyens, dans lequel elle a rappelé que "un employé qui vend des billets au guichet gagne 4200 pesos (800 euros), un gardien 4800 et un conducteur 6300". A ces salaires, a signalé l'entreprise, il faut ajouter une "gratification additionnelle de 2600 pesos".

Dans les réunions que le ministère du Travail a maintenu au début de la semaine, les représentants de l'UTA et de Metrovías ont recommencé à s'opposer à ce qu'une reconnaissance soit donnée au nouveau syndicat. Créer un nouveau syndicat  est un droit constitutionnel; ni l'entreprise ni l'UTA ont d'attributions pour s'y opposer, mais ils utilisent leur influence pour freiner la formalité.
 
Laura Vales, Pagina/12, 06 novembre 2009.
 
Traduit par http://amerikenlutte.free.fr
 
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Dec 2009 à 22:53
Le tribunal de Nuremberg ordonne l'arrestation du dictateur Videla
 
Le tribunal de Nuremberg ordonne l'arrestation du dictateur Videla pour la disparition de citoyens allemands durant la dictature.
 


Edité par T 34 - 31 Dec 2009 à 16:33
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Dec 2009 à 17:48

Argentine: révolte et répression à Ingeniero White (Bahia Blanca)

(source : http://pagheretetutto.blogspot.com/ 26/12/09)

 
La patience se fout des promesses quand ce qui est réclamé est du domaine des nécessités, les apparences d’équité se brisent quand les demandes de consommation festive n’arrivent pas plus à s’illusionner, frustrées d’avance par l’impossibilité de la survie quotidienne.Le capital n’a pas de limites. La contamination des eaux dans le port d’Ingeniero White affectent autant la santé de poissons que celle des humains, altérés chimiquement par le zinc et les métaux lourd dans les corps. La pêche artisanale se change en menace mortelle, lorsqu’elle s’offre comme aliment des familes et des voisins, et ainsi disparaît le plus vieux et le plus répandu des métiers parmis la population de White.
La survie devenant de plus en plus insupportable, et lorsque la mort devient l’unique alternative économique, les pêcheurs, après des mois de blocages des accès maritimes au port, ont dressé des barricades, brûlé des bureaux et des propriétés patronales et ont fait face aux centaines de policiers qui à coup de balles de gomme et de plomb, de gaz lacrymogènes, de patrouilleurs, de chasse à l’homme et de coups aux détenus, ont appliqué les ordres donné par les autorités politiques.
Dans la résistance d’aujourd’hui 64 personnes ont été arrêtées, parmis lesquels des pêcheurs et des voisins solidaires. Ce qui éclaircira sans doute dans la conscience les rôles sociaux, avec la propre clarté des intérêts matériels et du comportement dans les moments décisifs des conflits, a été de voir que la majorité des personnes arrêtées ont été attachées et frappées à l’intérieur de l’Église du village, après que le fidèle, lamentable et mortel Prêtre – tout de suite repenti avec de faux pleurs devant les insultes et les coups des familles des détenus – a ouvert la porte pour que les policiers commencent à chasser les ouvriers.
Les nuits de paix sont terminées dans les maisons affamées, dans les cellules solitaires, dans les environnements contaminés, dans les coeurs des opprimés qui crient à la haine contre les exploiteurs et leurs
dispositifs.

Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la révolte.
Guerre sociale contre l’Etat et le capital.
Des anarchistes.

Traduit de l’espagnol depuis  http://www.acratas.com.ar/2009/12/represion-en-ingeniero-white.html

Vidéos ici:  http://www.sololocal.info/noticias/1-de-bahia/1168-imagenes-unicas-de-la-represion-dentro-de-la-iglesia-de-ingeniero-white.html

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Dec 2009 à 16:36
Videla sera jugé
 
L'ancien dictateur Videla sera jugé. Il devra répondre de 30 homicides, 552 séquestrations et 264 cas de tortures.
 

 
Un 2010 argentin en état d’alerte ? : Une offensive destituente (neo-putschiste ?) d’été
par Victor Ego Ducrot / APM


La droite politique et économique concentrée, encouragée par le gouvernement d’Obama, vise à créer un scénario de crise avec l’illusion de forcer une sortie anticipée de la présidente Fernández. Une absurdité oui, mais mieux prévenir que guérir.

Agrandir Réduire Rétablir À partir de la tentative déstabilisatrice téméraire que tenta la direction patronale de l’agrobusinesss au début 2008, la droite politique et économique insiste dans des pratiques destituentes contre le gouvernement de Cristina Fernández. En juin 2009 les forces dispersées de la restauration de droite ont obtenu un très bon résultat dans les élections parlementaires intermédiaires. Ils ont cru alors qu’ils étaient sur la voie de la victoire, mais la réalité a indiqué autre chose ; avec des initiatives profondes comme la nouvelle loi sur les médias audiovisuels, les allocations sociales pour l’enfance et les mesures qui ont minimisé la gravité des conséquences de la soi-disant crise globale, l’Exécutif de Kristina Fernández a gagné l’initiative et la droite est restée bouche bée, à penser comment revenir aux affaires.

Inspirés par le coup d’essai que leurs paires d’Amérique centrale et le gouvernement des États-Unis ont lancé sur le Honduras – un vrai neo coup d’État - le bloc réactionnaire argentin s’est lancé à la contre-attaque, cette fois avec l’aval explicite de la Maison Blanche, selon l’adage et les faits joués il y a quelques jours, juste à la fin de cette année par le sous-secrétaire pour l’Amérique Latine du Département d’État, d’Arturo Valenzuela.

Le haut fonctionnaire américain est devenu le porte-parole des intérêts des restaurateurs néolibéraux des entreprises les plus concentrées et validé par des rencontres certains des principaux chefs de l’aile droit politique argentine, comme le vice-président Julio Cleto Cobos, gouverneur de la ville de Buenos Aires, Mauricio Macri (aussi entrepreneur) et le député Francisco de Narváez. Curieux qu’il n’y ai pas là Elisa Carrió, chevalière des invocations déstituantes et alartmistes. Est-ce parce que les opérations du gouvernement les États-Unis l’ont trop exposée durant les dernières années, ou qu’elle ne les intéresse déjà plus ?

Ces épisodes ont eu lieu presque en même temps qu’une série de faits plus que symptomatiques : le lancement d’une vague de crimes et de violence organisée par des éléments des forces de sécurité, une offensive de la Cour Suprême de Justice contre l’Exécutif, la protection corporatiste des groupes privés médiatique par des campagnes d’interprétations tendancieuses et de mensonges, jusqu’à l’interférence, par des insultes et des appels à l’assassinat, du système de communications de l’hélicoptère officiel que la présidente utilise.

Le 18 décembre, dans le quotidien Página 12 de Buenos Aires, l’ex vice-chancelier Roberto García Moritán écrivait : “ce qui est arrivé au Honduras est une catastrophe que les élections récentes ne pourront pas gommer si facilement et affecte toutes les latitudes. Bien qu’on insiste sur le fait que ce n’est pas un précédent et que les démocraties sont née d’élections qui ont eu lieu avec des dictatures, le fait est très dangereux dans une région où la gouvernabilité est toujours en échec. Plusieurs capitales se sont trompées d’avoir jugé si légèrement la défense des valeurs et des principes démocratiques, en particulier quand on a travaillé tant pour que la démocratie soit un principe stable et durable. Le pragmatisme est un concept qui dans certaines occasions génère des événements inespérés et réveillent des fantômes endormis”.

L’histoire du XXe siècle latino-américain est également l’histoire des alliances des éléments locaux les plus réactionnaires avec les stratégies putschistes conduites par les États-Unis qui ont coûtés tant de vies. il existe une vraie bibliothèque existe des enquêtes, des documents officiels déclassés et des témoignages de natures les plus diverses qui attestent cela.

Toutefois pour beaucoup des acteurs de la scène locale il est difficile d’apprendre la leçon. C’est pour ceux-là qu’avancent par là les personnages et les forces qui se disent progressistes, national, populaires et de gauche, il ont divers pelages bien sûr – quelques récents alliés de l’officialisme - qui assument la position objective de la droite la plus réactionnaire, et au-delà de ses discours pompeux, font son jeu ou se mettent du côté des néo-putschistes. C’est ce qu’ils ne comprennent pas, qu’il ne veulent pas comprendre, ou ce sont simplement des farceurs et des opportunistes ; ou pis encore, cachent-ils des romances pas très saines voire même pécuniaires avec “L’ambassade” et/ou avec les corporations les plus concentrées ?

Pour la rigueur de la vérité - au moins de la "vérité" qu’assume notre ligne de l’édition - ces malabars "progressistes" ne représentent aucune nouveauté. Ce qui est nouveau, propre au scénario actuel, c’est la capacité de feu qu’ont obtenu les entreprises médiatiques privées, comme les machines de guerre symbolique qu’elles sont devenues, prêtes à discipliner des importants contingents sociaux [NDT : la population, comme en Europe] suivant leurs intérêts (qui coïncident avec ceux du bloc réactionnaire, puisque ces entreprise en font partie).

Les bibliothèques citées au paragraphe précédent rendent compte également de l’autre expérience historique : l’organisation et la mobilisation des secteurs démocratiques et populaires peut non seulement agir contre les opérations médiatiques mais contre les représentants de la barbarie destituente et néo-putschistes en général.

C’est pourquoi le premier titre de cette note, une de plus qui compose cette dernière édition 2009 d’APM (nous ne nous retrouverons pas en février prochain) : Un 2010 argentin en état d’alerte ?

Oui, c’est mieux qu’ol en soit ainsi, pour défendre la Constitution et le gouvernement légitime des argentins. Ce sera le meilleur hommage que nous nous pouvons faire dans l’année du Bicentenaire.

Par Victor Ego Ducrot/APM pour Kaos En La Red
_
Source : Kaos El La Red ¿Un 2010 argentino en estado de alerta ? : Ofensiva destituyente (¿neo golpista ?) de verano
Traduction : Primitivi


Edité par T 34 - 01 Jan 2010 à 00:06
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jan 2010 à 18:57
 
La directrice du journal le plus vendu en Argentine, Ernestina Herrena de Noble, est placée sous enquête pour présumée appropriation illégale d'enfants de disparus durant la dernière dictature militaire (1976-1983).
 
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Ernestina trinque avec Videla, président de facto de 76 à 81

Les enfants adoptifs de la propriétaire du Groupe Clarín ont été soumis à des preuves d'ADN dans le cadre de l'enquête pour savoir s'il s'agit de bébés volés durant le coup militaire.

Les Grand-mères de la Place de Mai, qui ont impulsé la recherche, ont refusé que la preuve de sang soit réalisée dans un lieu différent que celui établi par la loi.

Le juge fédéral Conrado Bergesio a ordonné que les études soient réalisées dans le Siège du Corps Médical Légiste et non dans la Banque Nationale de Données Génétiques de l'Hôpital Durand.

Pour la titulaire de l'organisation de défense des Droits de l'Homme, Estela de Carlotto, "Bergesio est un juge qui ne se pas acquitte de ce qu'il doit mais avec les avocats des enfants appropriés par de Noble".

La grand-mère de disparus qui recherche ses petits-enfants depuis la fin de la dictature militaire a demandé le changement du juge pour considérer qu'il a avalisé un procédé illégal.

Bergesio doit encore se prononcer sur la demande de Herrera de Noble de confronter les résultats seulement avec deux familles des plaignants et non avec tout le registre génétique qui se trouve dans la Banque Nationale de Données Génétiques.

Agence Pulsar, 30 décembre 2009.
 
 
La titulaire du Secrétariat aux Droits de l'Homme de la province de Buenos Aires et sept autres personnes ont été attachés par deux délinquants qui ont emporté du matériel relatif aux crimes de la dictature et à des délits commis par des membres de la police de la province de Buenos Aires. Le gouverneur Scioli a dénoncé une "attitude mafieuse et d'intimidation". Un ex-policier a été arrêté.
Deux inconnus sont entrés dans le siège du Secrétariat, ont attaché sa titulaire, Sara Derotier de Cobacho, et sept autres personnes qui se trouvaient dans le bureau et ont volé des documents en lien avec l'investigation que réalise le Secrétariat sur des délits qui implique la Police provinciale, en plus de matériel relatif aux crimes de lèse humanité commis durant la dictature. Les voleurs ont emporté l'ordinateur personnel de la fonctionnaire, les téléphones cellulaires et aussi environ huit mille pesos, bien qu'au gouvernement on est convaincus que le mobile du vol n'a pas été l'argent. Le gouverneur Daniel Scioli a écarté la possibilité d'un délit commun et a qualifié ce qui s'est passé d' "attitude mafieuse et d'intimidation". Il semble se référer ainsi à la force avec laquelle il est en crise : il y a quinze jours, le ministre de la Sûreté de la province de Buenos Aires, Carlos  Stornelli, avait accusé la police d'inciter à des vols et des meurtres pour "déstabiliser" le gouvernement provincial. Un ex-agent de cette police a été arrêté et accusé d'avoir participé à l'assaut.
 
(...) Les malfrats ont emporté des dénonciations contre la police qu'avait reçu le bureau, plusieurs d'entre elles formulées par des effectifs en activité, et des papiers avec des données des investigations en cours. Ils ont aussi volé des expédients d'ex-agents pénitentiaires et d'autres répresseurs accusés de crimes commises durant la dictature et qui sont en passe d'entrer en procès. (...)
 
 


Edité par T 34 - 02 Jan 2010 à 19:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jan 2010 à 13:36
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jan 2010 à 15:40

Argentine : La justice américaine saisit une partie des réserves de la Banque Centrale.

 

 
mercredi 13 janvier 2010, par Primitivi

Un juge fédéral américain a saisi les comptes de la Banque Centrale de la République d’Argentine à la demande de fonds d’investissements qui réclament à Buenos Aires le paiement des dettes dues depuis 2001, comme l’a indiqué le Ministre de l’Économie argentin, Amado Boudou.

Cette affaire pourrait déstabiliser le gouvernement en place, la président Cristina Fernández Kirchner parle d’une "phénoménale manoeuvre politique".

La justice américaine a saisi les fonds que la Banque Centrale de l’Argentine avait à New York, comme a annoncé ce mardi le Ministre de l’Économie argentin, Amado Boudou et il a indiqué que le blocage des comptes atteint 1,7 million de dollars et il pourrait monter à 15 millions.

"Actuellement l’embargo implique 1,7 million de dollars et en aucune circonstance il ne peut dépasser les 15 millions", a dit le ministre lors d’une conférence de presse, il précisé que la mesure, prise par Thomas Griesa, juge de la Cour de New York, s’effectue dans le cadre des poursuites entreprises par les "fonds vautours".

Le Ministre de l’Économie a rappelé qu’à d’autres occasions le même magistrat avait ordonné le blocage des fonds argentins qui ont été débloqués par la suite.

"Je veux minimiser ce qu’a fait Griesa aujourd’hui", a déclaré l’économiste après avoir expliqué que ce n’est pas la première fois que cette situation arrive.

L’embargo pèse sur des comptes de la Banque Centrale argentine (BCRA), aux moments où l’administration centrale et le titulaire de la société financière nationale, Martín Redrado, ont des démêlés à propos de l’usage des ressources du Trésor pour le paiement de la dette publique.

"Le juge Thomas Griesa est un serial-huissier"

Amado Boudou, Ministre de l’Économie argentin

Le ministre de l’Économie argentin a qualifié le juge new-yorkais comme un "serial-huissier", puisqu’il a tenté des actions à plusieurs occasions "en cherchant par tous les moyens possibles de prendre les fonds pour payer les créanciers connus comme les ’fonds vautours’".

Boudou, a accusé le juge fédéral de saisir durant les dernières années les moyens argentins des consulats, des ambassades, scientifiques et techniques.

Il a aussi mis en cause Martín Redrado, président du BCRA et Julio Cobos, vice-président du pays, parce que "ils ont eu une attitude totalement intransigeante sans se préoccuper de ce qu’il se passait en Argentine", a affirmé le ministre quand s’est référé aux "fonds vautours".

"Je demande au vice-président de jouer son rôle de vice-président. Vous n’êtes pas un législateur, vous êtes au Sénat pour porter la voix du gouvernement, non pour être le chef de facto de l’opposition", a-t-il indiqué.

Il a demandé à Martín Redrado de "permettre que les institutions continuent de fonctionner", en même temps qui a instamment prié les législateurs d’accompagner les actions du gouvernement qui servent à préserver le pays.

Le blocage des fonds argentins a été sollicité par les fonds Dart et Elliot, deux investisseurs institutionnels qui avaient repoussé à 2005 la refonte de la dette de l’Argentine due en 2001, quand avait éclaté la sévère crise économique sous le gouvernement de l’ex-président Antonio de la Rúa.

Elliott Management a acheté des bons de la dette argentine pour environ 2 milliards de dollars, et réclame cet argent depuis 2005.

Ces investisseurs ont opté pour la voie judiciaire afin de réclamer le paiement des millions qu’ils possèdent en bons pour cessation de paiements

Le ministre a rappelé "En 2005 le pays a commencé à résoudre ses problèmes avec les créanciers avec l’échange de la dette que Kirchner a mis en avant" et il a fait remarqué que cet échange a été accepté par "70%" des créanciers.

Boudou a aussi défendu l’usage des réserves pour construire le Fonds du Bicentenaire parce que "nous cherchons à garantir aux créanciers la solvabilité de nos dettes".

Cependant, le représentant du portefeuille économique a déclaré que le "Gouvernement va défendre tous les jours la valeur de la monnaie".

Fernández : une "phénoménale manoeuvre politique" est en marche

Cristina Fernández Kirchner, Présidente de la République Argentine

Après avoir annoncé l’embargo des fonds du BCRA par la justice américaine, la présidente, Cristina Fernández, a dénoncé une "phénoménale manoeuvre politique" et elle a signalé comme pilote de l’opération le vice-président Julio Cobos que la présidente a accusé "de vouloir être président avant 2011".

"Dans cette question du Fond du Bicentenaire il y a une manoeuvre politique dans laquelle se rejoignent beaucoup d’acteurs", a insisté Cristina Fernández, durant la signature à la Casa Rosada d’un accord pour construire une installation de traitement des eaux dans la localité de Campana proche de Buenos Aires.

Dans son discours, Fernández a insisté sur le qualificatif dont a usé Boudou : "serial-huissier". De la même manière, elle a qualifié Martín Redrado de "okupa", qui a été restitué par la justice après l’application d’un décret qui l’avait destitué.

"Comment s’explique un ex-président de la banque Centrale devenue en chance d’okupa du BCRA ?", Cristina s’est plainte.

"De quoi a besoin un okupa ? Il a besoin d’une chance d’une "juge delivery", qui répond à toutes les demandes de l’opposition. (Ce qui est arrivé) vendredi quand à deux heures le jugement a entraîné le remplacement d’un fonctionnaire" a ajouté la président, en faisant allusion à la juge Marie José Sarmiento qui a restitué Redrado et lui a ainsi donné une protection.

teleSUR-Efe-Afp-Clarín/yi - UN MM


Source : TeleSur Justicia estadounidense embarga parte de las reservas del Banco Central de Argentina
Traduction : Primitivi



Edité par T 34 - 13 Feb 2010 à 14:55
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jan 2010 à 15:37
Argentine : la présidente annule un voyage par manque de confiance en son vice-président
 
Primitivi

Cristina Kirchner a suspendu son voyage en Chine pour ne pas laisser la charge de l’Exécutif durant 10 jours au vice-président Cobos

La Présidente a argué que le vice-président “ne remplit pas le rôle que lui assigne la Constitution”, donc il ne pouvait pas rester au commande du pays. Elle a donné des instructions pour réunir la commission parlementaire qui doit décider du limogeage du président de la Banque Centrale Argentine, Martín Redrado.

À quelques jours d’un voyage prévu de longue date, la présidente Cristina Kirchner a décidé de suspendre sa visite en Chine pour éviter que Julio Cobos reste aux commandes de l’Exécutif. “Le voyage m’obligeait à être à l’étranger durant un laps de temps trop grand. Le vice-président ne remplit pas le rôle que lui assigne la Constitution. Non seulement il est devenu un leader du parti d’opposition, mais il fait directement obstruction et s’oppose aux mesures qui sont du ressort de la présidence. J’ai décidé de reléguer cette mission parce que je crois que si les autres n’exercent pas leurs rôles avec responsabilité, j’ai à le faire”, a-t-elle assuré hier depuis le Salon Sud de la Casa Rosada. La Présidente a aussi annoncé qu’elle avait informé le Président de la Chambre des députés, Eduardo Fellner, qui se trouvait présent sur place avec les chefs des groupes parlementaires Agustín Rossi et Miguel Pichetto, pour que se réunissent les commissions parlementaires du Budget et des Finances. La session des deux chambres ne pourra décider du limogeage de Martín Redrado à la présidence Banque Centrale que lorsque les deux commissions se seront mises d’accord.

http://www.primitivi.org/spip.php?article199

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Feb 2010 à 00:17
 
En Argentine, l'Observatoire des Droits de l'Homme de la ville de Buenos Aires a dénoncé que le Gouvernement a acheté des armes pour la Police Métropolitaine qui produisent des décharges électriques.
Le Ministre de la Sécurité du Gouvernement de Buenos Aires, Guillermo Montenegro, a réalisé l'achat de 72 armes Taser en janvier 2010, comme l'indique le Bulletin officiel.

Ces armes ont la forme de pistolet, elles n'ont pas besoin d'être branchées et elles produisent une décharge électrique qui fait tomber et immobilise le récepteur. De plus, elles ne laissent pas de marques.

Selon un Rapport d'Amensty-Usa, réalisé en 2008, les effets causés par l'usage des Taser de la part de la police sont mortels. De 2001 à août 2008, on a enregistré 334 morts seulement aux Etats-Unis.

D'un autre côté, le Comité contre la Torture des Nations Unies (ONU) a estimé en 2009 que l'application de ce type d'arme contre les personnes constitue une forme de torture.
 
Le Comité a établi que l'usage de pistolets de choc électrique peut constituer une forme de torture et viole la Convention contre la Torture des Nations Unies.

À la fois, il a dit que les pistolets électriques provoquent une douleur extrême et dans quelques cas peuvent provoquer la mort.

La Convention contre la Torture est en vigueur en Argentine, raison pour laquelle l'utilisation d'armes électriques de type "Taser" constitue une violation à la Constitution Nationale et à la Constitution de Buenos Aires.

Agence Pulsar, 27 janvier 2010.
http://www.agenciapulsar.org/nota.php?id=16611

Traduit par http://amerikenlutte.free.fr

 
Le groupe de presse Clarin est poursuivit pour blanchiment d'argent mais rien n'est publié dans ses médias.


Edité par T 34 - 04 Feb 2010 à 16:26
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Feb 2010 à 23:06
La justice argentine réclame 25 ans de prison pour l'ex dictateur Reynaldo Bignone.
 

12/02/2010


Edité par T 34 - 12 Feb 2010 à 21:09
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Feb 2010 à 00:56

Tension 
sur les îles Malouines

Londres procède à des forages pétroliers, l’Argentine est furieuse.

Les Malouines sont un sujet douloureux pour l’Argentine depuis la guerre contre la Grande-Bretagne en 1982. Malgré sa défaite, Buenos Aires revendique toujours la pleine souveraineté de ce caillou volé par l’empire britannique au XIXe siècle (les îles Falklands). Depuis une quinzaine de jours, l’Argentine ne décolère pas, la faute à Londres qui a autorisé le lancement de forages pétroliers au large des Malouines, dans des eaux qui contiendraient 60 milliards de barils. Regain de tension  : l’Argentine a annoncé mardi le renforcement de ses contrôles sur les bateaux se rendant aux Malouines, reprochant à Londres de ne pas respecter les résolutions de l’ONU invitant les deux parties à reprendre leurs négociations sur l’avenir de l’archipel et à s’abstenir d’ici là de toute modification unilatérale des données en jeu. Le gouvernement argentin n’écarte pas l’idée de porter l’affaire devant la Cour internationale de justice de La Haye. Gordon Brown estime son pays « parfaitement dans son droit » et souhaite une solution « raisonnable » à cette affaire aux relents colonialistes.

B.D.

 

 



Edité par T 34 - 23 Feb 2010 à 18:13
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Feb 2010 à 19:58

Londres renifle comme une odeur 
de pétrole au-dessus des Malouines

El%20petróleo%20en%20Argentina

Une compagnie pétrolière britannique a lancé ses opérations de forage au large de l’archipel, revendiqué par l’Argentine depuis que le Royaume-Uni y a planté son drapeau.

L’impérialisme britannique a encore ses Malouines (Falkland en anglais), et au large de cet archipel de 12 000 kilomètres carrés arraché à l’Argentine par les Anglais, en 1833, les eaux regorgent de pétrole. Vingt-huit ans après la guerre des Malouines entre l’Argentine et le Royaume-Uni, la tension vient de monter d’un cran au pays des « kelpers » (les éleveurs de moutons). Prenant l’Argentine de court, Londres a lancé, lundi, un premier forage au large des îles et s’apprête à exploiter la région dont Buenos Aires revendique la pleine souveraineté, ressources naturelles incluses. L’or noir, une aubaine pour Londres en ces temps de crise. Bien que la Desire Petroleum, la compagnie pétrolière en charge des opérations (principal actionnaire, la banque Barclays), joue profile bas, les estimations indiquent qu’environ 60 milliards de barils de réserves de pétrole se trouveraient aux environs des Malouines. Les géologues considèrent également que des gisements situés plus au sud, non encore explorés, pourraient contenir des réserves encore plus grandes  !

Fin 2009, le Parlement argentin avait déclaré les îles Malouines et le plateau continental arctique environnant « territoire national argentin ». La présidente Kirchner a récemment publié un décret requérant une autorisation pour les navires traversant ses eaux en se rendant aux Malouines afin de contrer l’initiative anglaise. En vain. La Grande-Bretagne rejette les récriminations de l’Argentine et continue de proclamer, comme le chef de la diplomatie David Miliband, que sa souveraineté est « absolument établie par le droit international ». La presse britannique s’inquiète des conséquences de cette crise, qui déborde du cadre bilatéral. L’Argentine a déjà reçu le soutien de la plupart des pays latino-américains (groupe de Rio) et a demandé à l’ONU d’intervenir. Le quotidien le Guardian a feint de s’interroger sur les motivations de son pays de « maintenir 1 000 soldats, et une escouade d’une valeur de 300 millions de livres pour défendre 3 000 personnes et 500 000 moutons, au nom d’une revendication qui ne résiste pas particulièrement à la réalité historique ». Et si c’était tout simplement l’odeur du pétrole ?

Bernar Duraud

 

Gran%20Bretaña%20ambiciona%20el%20petróleo%20de%20las%20islas%20Malvinas

Dossier sur les Malouines
 
 

03/04/2010


Edité par T 34 - 06 Apr 2010 à 20:28
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Apr 2010 à 16:56
Marche du 24 mars pour commémorer les victimes de la dictature.
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