Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > France

l'éducation, les résistances

 Répondre Répondre Page  <12345 25>
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
maarnaden allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 437
  Citer maarnaden Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Dec 2007 à 19:27
ce que je trouve dingue, c'est qu'on commence aussi à entendre parler de fusion "enseignement élémentaire" / collège... c'est pas encore à l'ordre du jour mais on en entend parler (pas plus tard que dans une conférence pédagogique il y a 15 jours, "pour faire comme dans d'autres pays européens")... bordel! j'ai pas fait instit' pour me retrouver dans un collège
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Dec 2007 à 20:20
Je me demande si Yo si puedo existe en Français car on en aura besoin dans quelques années.
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
Vladimir allez vers le bas
Expulsé
Expulsé
Avatar

Depuis le: 24 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 2925
  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Dec 2007 à 09:42
Cette réforme est intolérable : encore un coup porté aux lettres qui fait la part belle à la série scientifique dans laquelle on se casse la gueule à défaut de réussir. 
Haut de la page
Nicolas allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 207
  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Dec 2007 à 21:17
Voici le lien de l'article incriminé : http://87.98.222.182/1/44/40/16//orne-hebdo.jpg


                        Réponse à l’Orne Hebdo.

     Qu’ils sont nombreux à travers la France, les journaux locaux, surpris de voir « leur » jeunesse locale encore défiler quand le reste du pays semble calme ! La volonté d’étouffer l’affaire et de brouiller les esprits est efficace ! Tout va très bien, Madame la Marquise…
     Mais contrairement aux apparences, les lycéens français, loin de vivre amorphes, s’inquiètent des projets de réformes qu’ils n’ont pas été amenés à discuter. Après tout, ne sommes nous pas les premiers concernés par celles-ci ?
     Quoi qu’en pensent les aigris, et tous ceux qui auraient intérêt à ce qu’on se taise, nous prouverons que les réformes des bacs professionnels, agricoles, technologiques et généraux desservent l’intérêt général. Ces projets nous révoltent, et nous profiterons de la fameuse liberté d’expression pour l’affirmer haut et fort.
     Mais les caricatures du mouvement de la jeunesse nous choquent tout autant ! Nous n’avons pas pour vocation d’assister passivement à la « vie politique », que Carla Bruni peine à masquer. Tant pis si la réappropriation de la libre expression fait des mécontents. S’il nous arrive de faire des erreurs, nous ne nous excuserons jamais de participer à la démocratie.

          La Jonquille.
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
Haut de la page
Nicolas allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 207
  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jan 2008 à 23:12
La jeunesse, mais aussi le monde enseignant, les parents d’élèves, devant la multitude des nouvelles réformes, d’apparence contradictoire, totalement injustes, peut se poser cette question : quels sont les projets qui sous-tendent ces réformes ?



En effet, vouloir à la fois dynamiter le collège unique et « simplifier » les bacs généraux, techniques, professionnels et agricoles semble contradictoire. Mais une logique existe derrière ces politiques : bien sûr, la suppression du collège « unique » (1) ne peut se faire sous le prétexte des économies, puisque le retour au système d’avant 1975 ne peut que coûter plus cher. Cette suppression prend en revanche tout son sens en parallèle à la refonte des filières lycéennes.

Elle permet d’orienter par l’échec dès la 5e les élèves dans une filière, et une seule, sans possibilité d’en ressortir. En effet, la réforme des bacs généraux créera un nouveau bac LES plus difficile à atteindre pour un certain nombre d’élèves que les bacs L et ES, car nécessitant un bon niveau à la fois en mathématiques et dans les matières littéraires, et conservera pour l’instant le bac S en tant que bac de sélection de l’élite, pour reprendre les termes de Xavier Darcos. Cette réforme crée donc deux bacs « élitistes », et nécessitera, pour conserver les mêmes taux de réussite de 80% des candidats, que les candidats soient « mieux » sélectionnés, et donc dès le collège. C’est cette réforme du collège unique qui permettra cette sélection : selon le programme PISA (2), l’accès au bac diminuera de 30% après application de la réforme. Un élève suivant un enseignement professionnel ou technique au collège ne pourra de fait pas choisir les filières générales.

Une telle sélection, auprès d’élèves âgés de 12 ou 13 ans, ne peut être que profondément injuste : la différenciation des établissements ne pourra qu’imposer un accroissement des inégalités entre collèges, et les populations concernées par ces inégalités, criantes, se retrouveront sans défense avec la suppression de la carte scolaire. La cumulation de la réforme du collège et de la suppression de la carte scolaire ne peut qu’aboutir à une situation inégalitaire, comme on l’observe en Belgique ou en Allemagne, où le milieu social de l’enfant est encore plus qu’en France seul déterminant pour l’orientation. Adieu l’idéal républicain du Conseil National de la Résistance , qui parlait de l’égalité des chances et de l’école égalitaire.

Sous le modèle germanique, apparaîtra donc une forme d’éducation séparée en deux pôles majeurs, et un mineur, dont les frontières seront imperméables : l’enseignement professionnel, qui par les réformes en cours deviendra plus généraliste, donc moins porteur d’emploi sur le marché du travail et plus difficile d’accès, un pôle général lui aussi plus sélectif par la multitude de connaissances devant être sélectionnées, et un pôle technique « simplifié » sous le modèle du bac général, amené à terme à ne devenir qu’un concurrent au bac professionnel, voire peut-être à fusionner, en fonction des prochaines lois des finances du gouvernement Sarkozy.

Le niveau moyen de tous les bacs sera revu à la hausse, et en conséquence directe le nombre d’élèves sortant sans diplômes de l’éducation nationale, aujourd’hui autour de 60 000 chaque année, augmentera. Ces élèves, les « sortis de système », seront amenés à occuper des métiers précaires, sous-payés, l’apprentissage à 14 ans leur donnant déjà un aperçu de ce qu’est l’exploitation des salariés précaires. Et ils seront totalement invisibles, à n’en pas douter : une sélection accrue permet aussi d’augmenter le taux de réussite au bac chez les élèves le passant, puisque moins d’élèves se présenteront (3). Ou comment cacher le problème de l’échec scolaire… L’annonce pompeuse d’emmener 50% d’une classe d’âge au niveau licence, annoncé par Valérie Pécresse, est mensongère : elle ne concernera, au mieux, que les élèves susceptibles d’obtenir le nouveau bac. Les enquêtes du PISA (2) sont formelles : la réforme des collèges est incompatible avec ce désir !



La Jonquille ne peut que s'opposer à de telles réformes, qui vont dans le sens d'une sélection sociale contraire aux principes de l'école républicaine. Nous en appelons aux lycéens, apprentis, parents d'élèves, personnels de l'Education Nationale, pour faire entendre la voix des "invisibles" de la République, et défendre un projet d'éducation égalitaire, solidaire, démocratique.





(1)   Seine Saint-Denis : 69,8% d’obtention du BEPC en 2006 ; Moyenne nationale : 78,7% ; peut-on parler de collège unique quand les écarts entre l’académie la plus faible et l’académie le mieux pourvue sont de 19 points à l’obtention du brevet ?



(2)   Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves



(3)   En effet, quand on vous annonce 82,3% de réussite au bac en 2006, on ne précise pas qu’il n’y a que 64,6% des jeunes de cette génération qui ont eu leur bac…Près de
170 000 jeunes, chaque année, s’arrête avant le niveau bac.
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jan 2008 à 23:29
Il existe de très bons articles sur un peu tous les sujets dans la presse. Mais seulement quelques personnes "décident": les sarkozystes.
 
On peut faire un parallèle avec la "réforme" de la justice et son lot de décisions arbitraires et antisociales.
 
Causez toujours braves gens. Personne ne vous entend "en haut".

 

Cessation d'activité

 

 

 

Hôpitaux. tribunaux. Etablissements scolaires.

 

Cessation d'activité

 
Haut de la page
Nicolas allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 207
  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jan 2008 à 14:45
     Communiqué de la Jonquille, section de l’Orne (61), à la Coordination Nationale Lycéenne


          Nous sommes tous des apprentis agricoles !

     Les réformes en cours dans l’éducation nationale touchent tout le monde. Les collégiens. Les lycéens qui font ou feront un bac L ou ES, puis dans l’avenir ceux qui feront un bac S. Les lycéens qui préparent un bac technologique, STI ou STG par exemple. Les lycéens qui préparent un bac professionnel, un BEP ou un CAP. Les apprentis qui suivent le même cursus. Ceux qui préparent un BTS. Ceux qui sont étudiants dans les facs publiques.
     Mais sont aussi touchés, très gravement, les « invisibles » de la République, ceux qui chaque jour vous permettent d’avoir à manger dans votre assiette, qui vous permettent d’avoir des forêts, des campagnes, ceux qui prennent soin de la Terre, de l’air que l’on respire. Ces invisibles, ce sont les collégiens, les lycéens et les apprentis des lycées agricoles.
     Les réformes de l’enseignement agricole public, entreprises par le ministre de l’agriculture et de la pêche, Monsieur Barnier, sont au moins aussi dramatiques que celles entreprises par le ministre de l’éducation nationale.
     Avec le but avoué de détruire massivement l’enseignement agricole public, car jugé trop marginal par rapport à l’enseignement agricole privé, le ministre va faire subir aux 16 000 élèves que nous sommes des transformations grotesques, destructrices, catastrophiques.
     Dans une note interne, il annonce vouloir baisser de 3% pendant 5 ans le budget alloué à nos établissements. Alors que déjà l’état n’investit que 7 000 € en moyenne pour chacun de nous, contre près de 10 000 € pour chaque lycéen du général. Cela signifie : regroupements de filières complètement absurdes, aux conséquences similaires à un regroupement de classes STI avec des classes L. Des fermetures de classes par centaines à travers la France, voire des fermetures d’établissement. Après tout, il l’a dit, l’un des projets est de supprimer d’un tiers le nombre de professeurs enseignant dans les lycées agricoles publics.
     Ces réformes, bien sûr nous non plus n’avons pas été amenés à les négocier. D’autant plus que les lycées agricoles publics sont gérés par des membres indépendants de l’éducation nationale, qu’il n’existe chez nous aucune des structures pseudo démocratiques que sont les CVL, CAVL ou encore CSE.
     Mais nous sommes près à lutter pour défendre nos droits, notre éducation. N’oubliez pas les lycéens et apprentis du secteur agricole. Unissons-nous dans une même lutte pour le droit à l’éducation, le droit à une éducation républicaine, égalitaire, gratuite, pour tous. Une éducation dans la dignité. Lycéens des filières générales, technologiques, professionnelles et agricoles, apprentis des filières professionnelles et agricoles, battons nous tous ensemble pour défendre notre école.


                             La Jonquille 61.

    

Edité par Nicolas - 04 Jan 2008 à 14:45
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jan 2008 à 11:16

Les lycéens feront grève avec leurs profs

Éducation. Les élèves en lutte contre la loi Pécresse appellent à débrayer le 24 janvier. Les blocages d’établissements ne devraient pas être reconduits.

Mouvementés mais pas bloqués. Les lycées devraient rouvrir leurs portes, ce matin, sans qu’elles ne buttent sur des barrages de chaises ou de poubelles. Au retour de deux semaines de vacances, les lycéens en lutte contre la loi Pécresse et la réforme du bac professionnel ont décidé de suspendre les blocages d’établissements. Un break, mais pas un abandon, précisent les plus mobilisés, qui appellent à une journée de grève le 24 janvier.

Samedi, à Paris, des jeunes venus de Marseille, Nîmes ou encore Limoges ont ainsi décidé de rebondir sur la journée d’action nationale décrétée par les organisations de personnels de l’éducation nationale. Fin décembre, la FERC-CGT,

la FSU, la FNEC FP-FO, l’UNSA-Éducation et la FAEN lançaient un appel à débrayer le 24 janvier afin de protester, entre autres, contre la suppression de 11 200 postes en 2008.

Le principe d’attendre cette date et de rejoindre les profs semble partagé chez les jeunes. « L’idée est de se laisser un peu de temps pour informer et mobiliser », explique Annabelle, qui compte parmi les éléments moteurs du mouvement engagé à Montpellier. Son lycée, en décembre, a été bloqué plus d’une semaine. D’autres, dans la ville, ont tenu moins longtemps, promptement dégagés par les forces de police. « Il est difficile, aujourd’hui, de savoir ce que les lycéens auront en tête à la rentrée… »

À Paris, Arthur partage cet avis. Son lycée, Claude-Monet, a été bloqué près d’un mois, rassemblant, parfois jusqu’à 500 élèves en assemblées générales. « Dans l’esprit des plus mobilisés, les vacances n’étaient qu’une pause après laquelle il fallait repartir », explique-t-il. « Mais il faut être réaliste : les lycéens, sans les étudiants ou les personnels, vont avoir du mal. » Au reste, poursuit-il, le débat sur la loi LRU ou la réforme du bac pro mérite d’être relancé. « Au coeur du mouvement, lorsque tout était bloqué, nous avons cessé d’en discuter », raconte-t-il. « Les débats ne portaient plus que sur la forme : blocage ou pas blocage ? Quel parcours de manif ? Si nous voulons élargir le mouvement, il faut tout reprendre sur le fond. »

La même dynamique se profile du côté étudiants. « Une reprise massive des blocages est peu envisageable dès cette semaine », explique Cuong, étudiant à Paris-VII. Des étudiants de la fac appellent en revanche les syndicats et étudiants mobilisés contre la loi Pécresse à se structurer en organisation pérenne. Sans exclure un appel pour le 24 janvier, Cuong s’en remet à la décision collective. « Une coordination nationale est prévue les 12 et 13 janvier à Paris-VIII… »

Principal syndicat étudiant, l’UNEF, enfin, appelle elle aussi à manifester le 24 janvier. Pas question, évidemment, de reprendre les blocages pour elle, sortie du mouvement contre la loi Pécresse après avoir gagné des garanties budgétaires (5 milliards d’euros supplémentaires par an et sur cinq ans). Le syndicat, en revanche, comprend mal pourquoi cette hausse ne se traduit pas par des créations de postes. « L’encadrement est un point crucial pour la réussite des étudiants, explique Jean-Baptiste Prévost, président de l’UNEF. Alors que le budget augmente, ce refus de créer des postes ne peut s’expliquer que par des motifs idéologiques. »

Marie-Noëlle Bertrand, "l'Humanité" du 7/01/2008

Haut de la page
Nicolas allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 207
  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Jan 2008 à 19:25
Face à la répression policière, nous n’avons que deux mots :

RESISTANCE et SOLIDARITE !



A Lille, 47 manifestants appartenant à la « Brigade des Clowns » ont été arrêtés sans ménagement par la police, le 11 janvier au matin.



Porte de Paris, à Lille, 9h45. Ce sont 47 manifestants du collectif lycéen la Brigade des Clowns qui se rassemblent pour la défense de l’éducation nationale. Ils profitent de la couverture médiatique de la venue du « Cher Président » pour informer sur la dangerosité des réformes en cours, et protester contre celles-ci.



Ce rassemblement, totalement légal, a eu droit à la visite de nombreux camions de polices. Les lycéens sont très vite encerclés par les forces de l’ordre, en surnombre, qui procèdent à un « contrôle d’identité » avant d’embarquer tous nos compagnons au commissariat. Là, ils sont parqués comme des bêtes, dans la cour arrière, entre des barrières, selon des témoignages concordants. Les policiers se sont comportés de façon totalement dégradante envers les lycéens : des fouilles aux corps non réglementaires et obscènes ; la maltraitance et la non-assistance en personne en danger vis-à-vis d’une fille victime d’une crise d’épilepsie ; enfin, détention complètement aberrante, sans motif valable, pendant plusieurs heures de dizaines de lycéens !



Une telle répression, pour non pas protéger la personne du président, aucunement menacée, mais cacher le mouvement de protestation de la jeunesse aux yeux des médias, est complètement injuste ! C’est une grave atteinte à la liberté de rassemblement, à la liberté d’expression !



Evidemment, silence médiatique complet ! Ne laissons pas la répression s’installer sur notre mouvement ! Protestons contre la répression policière ! Défendons notre liberté d’expression !



Résistance !
La Jonquille.
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Jan 2008 à 21:58
Le fascisme revient, et ce de la manière la plus pernicieuse qui soit
 
Il serait temps de réfléchir à une véritable résistance
Haut de la page
Nicolas allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 207
  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jan 2008 à 18:43
    Voici le recto :

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1&u=11886607

Et enfin le verso, juste le texte, on a fait des variantes en fonction des bahuts :



Collège unique et carte scolaire : suppressions pure et simple !

«Nous estimons que tous les élèves, dès la classe de cinquième,
devraient suivre un parcours de découverte des différents métiers. Ce sera le rôle d'un nouveau service public de l'orientation, (…), que d'organiser ce parcours et de donner à chaque famille et à chaque élève des informations pertinentes, (…), sur les différentes filières de l'enseignement supérieur et de l'enseignement technique et professionnel.» (Lettre de mission de Xavier Darcos à la Commission Pochard, Min. de l’Éducation Nationale) ; « Je commencerai à supprimer progressivement la carte scolaire à partir de la rentrée prochaine » (Discours de Mr Darcos au 61e congrès de la FCPE)

La suppression du collège unique orientera les élèves vers les filières professionnelles ou générales dès 12/13 ans : le milieu social sera alors quasiment seul à déterminer l’avenir des jeunes, comme en Allemagne ou Belgique.
En effet, les collèges seront différenciés, pour s’adapter au « public » qui les fréquente : un élève dans tel collège sera donc destiné à tel avenir...
De plus, le Programme International de Suivi des Acquis des Élèves (PISA) avertit que ces réformes diminueraient de 30% l’accès au bac !
Les « sortis de système », aujourd’hui autour de 60 000, qui n’ont aucun diplôme en sortant de l’Éducation Nationale, augmenteraient ainsi d’environ 150% !.


L’autonomie de budget des établissements publics

« Vous donnerez d'abord à tous les établissements plus de souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour leur permettre de mettre en œuvre, sous le contrôle bien sûr de l'autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit propre » (Lettre de mission de Xavier Darcos à la Commission Pochard, Min. de l’Éducation Nationale) ;

Véritable Loi Pécresse pour les collèges et lycées, une telle réforme risque de renforcer l’école à deux vitesses, opposant
les bons et les mauvais établissements. Des établissements différents (fin du collège unique…), avec des budgets et des méthodes différentes…
L’inégalité entre établissements risque de se faire encore plus
profondément ressentir !


Bacs généraux : Fusion des filières ES et L, en attendant le bac unique...


« Un scénario qui fusionne les série ES et L, en conservant toutefois deux groupes d’options assez nettement différenciées » (Rapport n°2006-044, Min. de l’Éducation Nationale)

Cette fusion entraînerait une hausse du niveau moyen nécessaire pour avoir un bac général, et supprimerait des centaines de classes par regroupement. Les élèves n’ayant pas le niveau seront envoyés vers les bacs technologiques et professionnels.
Et ce n’est pas tout, le but avoué est de fusionner la future série LES avec le bac S : « c’est très certainement une orientation vers laquelle il faut aller », a déclaré Xavier Darcos sur RMC le 13 septembre 2007...
La sélection à l’entrée des futurs bacs regroupés risque de se faire plus forte, les bacs généraux ne sélectionneront donc plus qu’une élite encore plus réduite, et le taux de réussite au bac augmentera… hypocritement !


BEP et Bacs Pros : suppression des BEP, bac pro en 3 ans

« Valoriser le diplôme en l'alignant sur le bac général et le bac
technologique qui se préparent en trois ans après la classe de
troisième. » ; « Les compétences et les connaissances exigées au niveau des bacs pro en 3 ans sont celles exigées des bacs pro actuels. » ; « Un diplôme intermédiaire (B.E.P., C.A.P.) inclus dans le parcours en trois ans. » (Information du 21/12/2007, Min. de l’Éducation Nationale)

Cette réforme, qui devait s’appliquer largement dès la rentrée 2008, a été repoussée grâce à la formidable mobilisation des lycéens et apprentis.
Mais cette réforme est loin d’être supprimée : Darcos veut généraliser le bac pro en 3 ans pour la rentrée 2009 ! Il ne faut pas arrêter la mobilisation, il faut continuer !
Le bac pro en 3 ans sera plus difficile à obtenir, avec 25% de temps en moins mais des exigences égales. Cela permet 25%
de profs en moins dans les lycées pros… Le diplôme intermédiaire sensé remplacer le BEP ne sera pas reconnu par les conventions collectives sur le salaire minimum… Et les suppressions de filières rendront le bac pro plus général, donc moins porteur d’emploi !

« Le label « lycée des métiers » est une appellation renouvelable qui témoigne d'une démarche qualité. » (Circulaire n° 2005-204, Min. de l’Éducation Nationale)

Le label lycée des métiers, concernant les lycées professionnels, risque aussi de créer des établissements à deux vitesses, ou plutôt d’amplifier le phénomène...
Les lycées Mézen, Gabriel, Guéhenno, entre autres, auraient des filières en moins en 2008.


Bacs technologiques et BTS
Simplification des bacs STI, projet de suppression des STG et disparitions de BTS

« La série technologique "Sciences et technologies de l'ingénieur", proposera 6 spécialités : Architecture et construction ; Création et réalisation de produits ; Design et arts appliqués ; Énergie et environnement ; Information et réseaux ; Ingénierie des systèmes automatiques. » (Direction générale de l'Enseignement scolaire, Min. de l'Éducation nationale)

Le bac STI en 6 bacs au lieu de 13, c'est de nombreuses filières supprimées,
dont des filières importantes comme GMA ou GMB, moins de professeurs, une concurrence accrue avec les bacs pros… Inquiétudes également autour des bacs STG, qui disparaîtraient d’ici 2010…
Les langues vivantes au contrôle continu pour les bacs STS2 ouvre la porte à tout genre d’abus, de discrimination, etc.
Une redéfinition des BTS dans l’Orne est aussi en cours : à Margot, le BTS Assistant de Direction est purement supprimé… On parle même de créer un pôle de formation unique à Caen regroupant tous les BTS de la région… Vigilance !



Lycées Agricoles Publics
Baisse du budget et suppression des filières en lycée agricole

« Évolution nationale de la DGH à - 3 % par an » ; « Regroupement des formations par établissement autour de trois pôles «agriculture, agroalimentaire et productions spécialisées», «environnement et ressources naturelles, aménagement et paysage, horticulture » et «services et commerce». » (Note de service N2007-2119, Min. de l’Agriculture et de la Pêche)

15% de budget en moins sur 5 ans, pour les lycéens et apprentis qui « coûtent » déjà le moins cher, c’est une baisse de la qualité de l’enseignement fatale ! Cela supprimera de nombreuses classes, filières, voire même lycées !
Le regroupement des filières STAV entraînera aussi des suppressions d'un poste sur 3, et rendra la formation moins adaptée. Les regroupements n’ont aucune justification pédagogique, on met dans une même filière des élèves aux cours totalement différents !
Le but est de supprimer massivement l’enseignement agricole public, jugé par Mr Barnier trop marginal, car ne représentant ‘que’ un tiers des élèves de l’enseignement agricole total...
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
Haut de la page
Ares allez vers le bas
Camarade assidu
Camarade assidu
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 860
  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jan 2008 à 18:44
Bravo !  excellente initiative !
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2008 à 11:24

Ce que dissimule le nouveau bac Darcos

Après la réforme du bac pro, le ministre de l’Éducation envisage de fusionner les trois filières générales (scientifique, littéraire et économique). Avec quels objectifs cachés ?

Le bac, diplôme général sanctionnant les études secondaires, est depuis des années le sésame incontournable pour accéder aux études supérieures. Plus de 200 ans après sa création, il s’est peu à peu démocratisé. En 1985, ils n’étaient que 29,4 % d’une génération à l’obtenir, toutes filières confondues, mais 64,3 % en 2006. En 1985, un bachelier faisait partie de l’élite, il serait aujourd’hui noyé dans l’océan des heureux élus. Positive pour les jeunes, cette démocratisation ne plaît pas à tout le monde. Devenu populaire, le bac n’est plus le privilège des mieux lotis. D’où l’idée de le réformer. Plusieurs ont essayé, sans succès. Dernier en date : François Fillon, en 2005. Sa réforme de la loi d’orientation sur l’école prévoyait de troquer l’examen final contre un contrôle continu. Ce qui a provoqué un raz-de-marée lycéen sur le pavé. C’est au tour de Xavier Darcos de s’attaquer à ce diplôme.

Premier projet annoncé, la réforme du bac professionnel. Preparé en quatre ans actuellement, le ministre prévoit de réduire ce temps d’une année. L’actualité d’aujourd’hui porte sur la refonte des filières générales du bac : scientifique, littéraire et économique. Elles seraient supprimées et remplacées par un tronc commun accompagné d’options. Les lycéens suivraient cinq matières obligatoires, toutes les autres, optionnelles, participant de la spécialisation du lycéen.

Parents, professeurs et élèves sont nombreux à s’inquiéter de cette réforme. Beaucoup redoutent un cercle vicieux : le panel des options proposées par un établissement pourrait dépendre du budget qui lui est accordé. Or, ce budget lui-même pourrait dépendre du taux de réussite au bac. Pour résumer, certains lycées proposeront beaucoup d’options et d’autres moins. Conséquence, certains seront enviés et d’autre fuis. La carte scolaire étant en cours de suppression, la concurrence entre les élèves et entre lycées sera d’autant plus forte. Résultat prévisible : la mise en place de lycées élitistes, d’un côté, et de lycées ghettos, de l’autre. Soit une école à deux vitesses.

Le gouvernement penche-t-il vers une éducation de qualité pour tous ? Ou vers une éducation visant la rentabilité ? En plus de la réforme du bac professionnel, la loi de finance 2008 prévoit déjà 11 200 suppressions de postes dans l’éducation nationale. Une logique d’économie sur l’éducation qui touche aussi le supérieur. En octobre, la loi d’autonomie des universités mettait des milliers d’étudiants et de lycéens dans la rue. Laissant les universités aux mains des entreprises, elle acte du désengagement financier de l’État amenant à la privatisation de celles-ci. Comment, dans ces conditions, parler d’amélioration de l’éducation ?

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2008 à 11:25

Criminalisation du mouvement étudiant

Peut-on encore parler de liberté d’expression ? Vendredi, un étudiant âgé de vingt-trois ans, impliqué dans le mouvement contre la loi Pécresse, a été condamné à 40 heures de travaux d’intérêts généraux ou un mois de prison ferme. Il avait été interpellé sans raison apparente (témoins à l’appui) le 10 décembre dernier, lors de l’évacuation musclée de la fac Paul-Valéry de Montpellier. Assigné à comparaître le 25 janvier sous le chef d’accusation d’« outrage et rébellion », son procès s’est déroulé à « huis clos ». L’entrée de la salle d’audience a été interdite aux étudiants. La procureur avait requis six mois avec sursis. Le jeune homme a néanmoins fait appel de la décision finale. Un exemple parmi d’autres, dont on n’entend que très peu parler.

Haut de la page
Nicolas allez vers le bas
Intervenant régulier
Intervenant régulier
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Status actuel: Inactif
Messages: 207
  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jan 2008 à 12:59
A ce propos, je vous incite à voir en partie Communiqué la pétition de solidarité avec les jeunes du lycée Jean Rostand à Caen, risquant 300€ da'amende pour s'être impliqué contre la Loi Pécresse, ainsi bien sûr qu'à signer et diffuser massivement cette pétition. Ou alors, allez directement voir sur http://jean-rostand.c.la

Pour suivre les réformes de l'éducation, je vous incite à visiter http://la-jonquille.over-blog.fr
    

Edité par Nicolas - 29 Jan 2008 à 13:08
"Moi, je suis" (Jean 1:23) "grand" (Jérémie 4:6), "beau" (Exode 2:2), "fort" (Chroniques 9:1), "intelligent" (Esaïe 32:4) "et" (Genèse 1:1) "plein de" (Apocalypse 5:8) "modestie" (Timothée 2:9)
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2008 à 16:41

Éducation. Il y a 100 000 étudiants pauvres en France

Longtemps considérés comme des privilégiés, parce qu’ils entraient dans l’enseignement supérieur, symbole d’une certaine réussite sociale, les étudiants voient leur situation se dégrader sur les campus. Le constat qu’en fait l’UNEF ? Une baisse croissante de leur pouvoir d’achat depuis six années consécutives. Anouch Zaroukian, présidente de l’UNEF Orléans : « 100 000 étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté… Un choix clair a été fait par le gouvernement : aggraver la situation étudiante, ce qui va favoriser l’échec à l’université, car les étudiants sont de plus en plus souvent contraints de travailler. » « Travailler plus… pour réussir moins ? » Ce slogan, lancé par l’UNEF lors de sa campagne pour l’autonomie de la jeunesse, semble refléter une réalité bien sombre. Trop d’étudiants sont obligés de se salarier pour financer leurs études, à cause d’un système de bourses illisible et injuste. Souvent ils font un choix : se salarier et courir le risque d’un échec scolaire, ou dépendre entièrement de la famille. Alors que faire ? Instaurer un présalaire étudiant ? Une allocation d’autonomie individualisée et universelle pour les jeunes ? Il semble que les étudiants ne soient plus des privilégiés, mais peut-être la dernière roue du carrosse…

Michael Raffier

De quoi lancer le débat sur "l'allocation d'autonomie pour la jeunesse"...
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2008 à 16:51

Bonnet d’âne pour Darcos

Le SNUIPP appelait hier les enseignants à une journée d’action contre les mauvaises orientations du gouvernement.
 
Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 09:28

L’austérité ne passe pas dans les lycées

Les établissements sont toujours mobilisés contre les suppressions de postes et la diminution des heures d’enseignement. La semaine s’annonce chaude.

Commencé timidement depuis plusieurs semaines en Île-de-France, le mouvement de protestation contre la réduction des moyens, annoncée pour la rentrée scolaire 2008, va se poursuivre tout au long de la semaine, dans cette région où 8 830 postes devront disparaître, dont 1 500 d’enseignants du secondaire. Dans l’académie de Créteil, on s’attend aujourd’hui à des actions plus ou moins spectaculaires dans un certain nombre de lycées et de collèges, à l’appel des syndicats et des lycéens. Des initiatives sont également prévues mercredi dans l’académie de Versailles, ou encore, vendredi, plus particulièrement dans le département des Yvelines. Mais la journée de jeudi sera un point d’orgue : une manifestation aura lieu à Paris rassemblant élèves, parents et enseignants.

91 000 suppressions de postes d’ici à 2012

« Chaque année, il existe des contestations autour des nouvelles attributions et du nombre de postes par établissement », ose tempérer un porte-parole du rectorat de Versailles, qui nuance toutefois : « Il est vrai que cette année, elle semble plus importante qu’en 2007, où le débat présidentiel occupait le devant de la scène. » L’ampleur record des suppressions de postes (91 000 d’ici à 2012) provoque une « grande indignation » des personnels, souligne Claudie Martins, cosecrétaire générale du SNES. « Aucun établissement ne sera épargné », affirme-t-elle.

À ce problème crucial, s’ajoute la question de l’évolution des métiers, avancée par le gouvernement à partir du rapport Pochard. Ce dernier, souligne la responsable syndicale, est conçu comme un outil destiné à « multiplier les heures supplémentaires et à augmenter le temps de travail et la flexibilité ». Claudie Martins espère que cette nouvelle mobilisation en Île-de-France s’élargira à toute la France. « Une partie des collègues attendent les annonces du gouvernement sur les évolutions des métiers » avant de se lancer à leur tour dans le mouvement. Déjà, dans plusieurs établissements de province, comme le lycée Diderot ou le collège Massenet, à Marseille, les conseils d’administration ont voté contre la dotation globale d’horaires (DGH). Au collège Diderot de Besançon (Doubs), un rassemblement est prévu jeudi prochain, de même qu’au lycée Lumière, à Luxeuil-les-Bains (Saône).

réfuter tout corporatisme

Autant d’endroits qui présagent de l’émergence d’un mouvement d’ampleur, que le SNES souhaite fédérer en organisant, mercredi, un meeting, à la Bourse du travail de Paris, rassemblant l’ensemble des établissements en lutte et assurant une prise de parole à d’autres organisations, comme la FCPE, la CGT, l’UNL ou la FIDEL. Associer professeurs, élèves et parents dans un même combat est sans doute le meilleur moyen pour réfuter toute attitude corporatiste. « Les enseignants, note Brigitte Benzekry, du lycée Louise-Weiss, à Achères (Yvelines), refusent d’accepter les heures supplémentaires qui correspondent à la suppression des postes, car la surcharge de travail ou celle des effectifs dans chaque classe entraîneraient une dégradation réelle de l’enseignement qu’ils ont le devoir d’assurer auprès des élèves. »

Mina Kaci

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Apr 2008 à 13:40

Saignée programmée dans le secondaire

 Alors que 30 000 emplois ont déjà été supprimés depuis 2003, le gouvernement promet 80 000 suppressions en quatre ans. Les lycéens manifestaient hier.

Aujourd’hui les lycéens, demain les profs, après-demain encore les lycéens… De blocages en manifestations, les collèges et lycées font entendre leur colère. Les mouvements de grève se multiplient depuis février quand les rectorats et inspections académiques ont publié les cartes scolaires et distribué les fameuses « dotations horaires globales » (DHG). Des données qui permettent de savoir, dans chaque établissement, combien de classes seront ouvertes ou fermées l’an prochain, ainsi que le volume d’heures de cours hebdomadaires dont ils disposeront dans chaque discipline. Des chiffres constamment revus à la baisse depuis 2003, exclusion faite de la rentrée 2005, où le nombre d’enseignants n’a pas été réduit. Au total, le SNES-FSU estime à 30 000 le nombre d’emplois enseignants supprimés en six ans.

3 805 postes en moins dans le Nord !

De toutes, la coupe claire opérée au budget 2008 est la plus incisive : 11 200 départs en retraites ne seront pas remplacés l’an prochain dans l’éducation nationale, soit autant de postes biffés. Parmi eux, plus de 7 000 concernent des emplois d’enseignants du secondaire. Précisément 7 054, selon la carte ci-contre, présentée en janvier par le ministère de l’Éducation nationale, mais dont les données finales, rediscutées dans les académies, ne seront arrêtées que dans quelques semaines. Le chiffre, pour l’heure, est sensiblement supérieur à celui qu’avait annoncé le ministère, lequel parlait de supprimer 6 700 postes de profs. Mais inférieur à celui avancé par les syndicats, lesquels joignent à la « facture » les 2 130 emplois de stagiaires supprimés suite à la fermeture de postes au concours de recrutement de 2006.

Qu’en est-il sur le terrain ? La balafre budgétaire se ressent, évidemment. Aucune académie n’est épargnée par la censure. Pour certaines, le cumul avec les années précédentes atteint même des sommets.

En septembre prochain, celle de Lille aura ainsi perdu 3 805 postes de profs depuis 2003. Celle de Nancy-Metz cumulera 2 005 pertes sèches. Quant à la région parisienne (Paris, Créteil, Versailles), elle aura fait le deuil de 2 612 postes. Dans les établissements, les plaies s’avèrent souvent saignantes. Beaucoup se font souffler un ou deux postes. Certains en perdent jusqu’à 15, en même temps que des classes ferment et que le nombre d’élèves par section est revu à la hausse. De 24 ou 25, il passe à 28, voire 30, dans certains cas. Les dédoublements de groupes, entre autre en langues et en sciences, sont annulés. Des établissements classés ZEP, enfin, sont contraints de renoncer à des dispositifs pédagogiques, telles les classes à projet ou de remotivation.

Pourtant, ce n’est pas la rentrée prochaine qui inquiète le plus enseignants et élèves. La remarque peut paraître incongrue, mais les bahuts s’en sortent même pas trop mal. Au regard des objectifs de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), d’abord, qui exigent le non-remplacement d’un départ en retraite sur deux dans la fonction publique jusqu’en 2012. Pour la seule éducation nationale, cela équivaut à près de 20 000 suppressions de postes par an, soit 8 800 de plus que cette année.

Surtout, Xavier Darcos a, pour cette fois, réussit à minimiser les retombées de ces suppressions sur le terrain. Parmi les postes sucrés, 1 500 correspondent à une baisse des effectifs d’élèves. Et 3 500 sont transformés en heures supplémentaires. Autrement dit, la perte en temps d’enseignement sera moindre que ce qu’elle n’aurait dû être - à condition, bien sûr, que les heures supplémentaires trouvent preneur…

Demain, les rythmes scolaires

L’emplâtre sera éphémère. Les rejetons du baby-boom de l’an 2000 débarqueront au collège dès 2011. Quant aux heures sup, « le gouvernement ne pourra pas les multiplier à l’infini », relève Daniel Robin, co-secrétaire général du SNES. La rentrée 2009 sera pire que celle de 2008, redoute le syndicaliste, qui pronostique une transformation en profondeur du système secondaire et fait le lien avec les réformes en cours ou évoquées. La généralisation des bacs professionnels en trois ans au lieu de quatre, par exemple, contre laquelle manifestent de nombreux lycéens. Impliquant de supprimer une année de BEP, elle permettrait, à terme, l’économie de près de 10 000 postes. Et celle, bruissant dans les couloirs ministériels, qui envisagent de réduire de 25 % les horaires des lycéens. On peut y lire la volonté d’alléger les emplois du temps des jeunes. Ou l’opportunité d’économiser 7 000 postes.

Marie-Noëlle Bertrand

Haut de la page
Guests allez vers le bas
Guest Group
Guest Group
  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Apr 2008 à 09:51

de Manifs en grèves

Mardi 8 avril, les organisations lycéennes appellent à une nouvelle journée de manifestations (à Paris, départ métro Luxembourg, 14 heures).

Jeudi 10 avril, l’intersyndicale région parisienne Paris-Créteil-Versailles (CGT, CNT, FO, SNUED, SNUEP, SNEP, SUD, CFDT) ainsi que les organisations lycéennes (AG des lycéens, FIDL, UNL) et l’AG des établissements en lutte appellent à la grève et à manifester à 14 heures au métro Luxembourg également.

Mardi 15 avril, huit sections départementales du SNUIPP-FSU d’Ile-de-France appellent à une manifestation régionale et à une grève dans les écoles contre « les suppressions massives de postes » pour la rentrée prochaine.

Côté université, les étudiants de l’IUP de Toulouse, qui occupaient leur établissement, doivent se retrouver ce midi en assemblée générale.

Le motif ? Mercredi 2 avril, le conseil d’administration de l’IUP a voté une augmentation de 196 euros des frais d’inscription pour tous les étudiants.

Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <12345 25>

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 0,270 secondes.