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Encyclomarx - la dialectique

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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Encyclomarx - la dialectique
    Envoyé : 23 Dec 2007 à 18:03
L'encyclomarx lance un espace de travail pour définir la dialectique marxiste. Si vous voulez nous aider à y réfléchir, postez un message ici. 
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KGB Shpion allez vers le bas
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jan 2008 à 19:23
C'est pas très visible. Moi-même je ne vois ce topic que aujourd'hui.
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KGB Shpion allez vers le bas
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2008 à 11:37

La dialectique

 

         Qu’est-ce que la dialectique ? Il s’agit d’une méthode d’analyse de la réalité basée sur le fait que les choses sont en mouvement constant. La dialectique étant une méthode elle peut être revendiquée aussi bien par la philosophie idéaliste que par la philosophie matérialiste. C’est exactement ce qui arriva dans l’histoire de la philosophie. Des philosophes aussi divers qu’Héraclite, Zénon d’ Elée, Platon, Hegel et Marx ont développé cette méthode. (Même la philosophie chrétienne comporte une part de dialectique !) L’aboutissement de la méthode dialectique apparaît chez Hegel. Marx reprend la dialectique hégélienne et la renverse pour la rendre matérialiste. Voici ce qu’en dit Marx dans son Capital :

   « Ma méthode dialectique, non seulement diffère par la base de la méthode hégélienne, mais elle en est même l’exact opposé. Pour Hegel le mouvement de la pensée, qu’il personnifie sous le nom de l’idée, est le démiurge (signifie « le créateur ») de la réalité, laquelle n’est que la forme phénoménale de l’idée. Pour moi, au contraire, le mouvement de la pensée n’est que la réflexion du mouvement réel, transporté et transposé dans le cerveau de l’homme. »

 

         En fait, on pourrait définir la dialectique comme la science générale du mouvement. Mouvement qui existe aussi bien dans la réalité (nature et société) que dans la pensée, celle-ci étant un reflet de la réalité. La dialectique, comme toutes choses, obéit à des lois. Avant de les exposer, quoi de mieux que de citer Marx exposant sa méthode ?

 

   « Les économistes nous expliquent comment on produit dans ces rapports donnés, mais ce qu'ils ne nous expliquent pas, c'est comment ces rapports se produisent, c'est-à-dire le mouvement historique qui les fait naître. M. Proudhon ayant pris ces rapports comme des principes, des catégories, des pensées abstraites, n'a qu'à mettre ordre dans ces pensées, qui se trouvent alphabétiquement rangées à la fin de tout traité d'économie politique. Les matériaux des économistes, c'est la vie active et agissante des hommes; les matériaux de M. Proudhon, ce sont les dogmes des économistes. Mais du moment qu'on ne poursuit pas le mouvement historique des rapports de la production, dont les catégories ne sont que l'expression théorique, du moment que l'on ne veut plus voir dans ces catégories que des idées, des pensées spontanées, indépendantes des rapports réels, on est bien forcé d'assigner comme origine à ces pensées le mouvement de la raison pure. Comment la raison pure, éternelle, impersonnelle fait-elle naître ces pensées ? Comment procède-t-elle pour les produire ?

 

Si nous avions l'intrépidité de M. Proudhon en fait de hégélianisme, nous dirions : elle se distingue en elle-même d'elle-même. Qu'est-ce à dire ? La raison impersonnelle n'ayant en dehors d'elle ni terrain sur lequel elle puisse se poser, ni objet auquel elle puisse s'opposer, ni sujet avec lequel elle puisse composer, se voit forcée de faire la culbute en se posant, en s'opposant et en composant - position, opposition, composition. Pour parler grec, nous avons la thèse, l'antithèse et la synthèse. Quant à ceux qui ne connaissent pas le langage hégélien, nous leur dirons la formule sacramentelle : affirmation, négation et négation de la négation. Voilà ce que parler veut dire. Ce n'est certes pas de l'hébreu, n'en déplaise à M. Proudhon; mais c'est le langage de cette raison si pure, séparée de l'individu. Au lieu de l'individu ordinaire, avec sa manière ordinaire de parler et de penser, nous n'avons autre chose que cette manière ordinaire toute pure, moins l'individu. » (Karl Marx, Misère de la philosophie)

 

   « Les mêmes hommes qui établissent les rapports sociaux conformément à leur productivité matérielle, produisent aussi les principes, les idées, les catégories, conformément à leurs rapports sociaux.

Ainsi ces idées, ces catégories sont aussi peu éternelles que les relations qu'elles expriment. Elles sont des produits historiques et transitoires.

Il y a un mouvement continuel d'accroissement dans les forces productives, de destruction dans les rapports sociaux, de formation dans les idées; il n'y a d'immuable que l'abstraction du mouvement - mors immortalis. » (Karl Marx, Misère de la philosophie)

 

   « Tout ce qui existe, tout ce qui vit sur terre et sous l'eau, n'existe, ne vit que par un mouvement quelconque. Ainsi, le mouvement de l'histoire produit les rapports sociaux, le mouvement industriel nous donne les produits industriels, etc.., etc. » (Karl Marx, Misère de la philosophie)

 

         Nous voyons dans ces citations de Karl Marx non seulement la définition générale de la dialectique, mais aussi l’application matérialiste qu’il en fait. Nous observons que les idées sont un reflet de la réalité (application matérialiste), mais également que la réalité étant changeante, les idées également sont changeantes.

 

Les lois de la dialectique

      

La contradiction est la base de tout mouvement

   « La contradiction est la racine de tout mouvement et de toute manifestation vitale ; c’est seulement dans la mesure où elle renferme une contradiction qu’une chose est capable de mouvement, d’activité, de manifester des tendances ou des impulsions. […] la contradiction n’a pas seulement sa source dans la réflexion extérieure, mais réside dans les choses et les institutions elles-mêmes. » (Hegel, Science de la Logique)

 

         Le mot « dialectique » tire son origine du grec « dialegein » qui signifie « dialoguer ». Cette méthode fut donc dans un premier temps une méthode de dialogue visant à découvrir la réalité. Le dialogue est possible uniquement si deux opinions contradictoires se confrontent. De ces deux opinions naît le dialogue. Le dépassement des contradictions permet la découverte de la réalité.

         Hegel dirait : affirmation, négation, négation de la négation. On commence par affirmer une opinion, puis on la nie, enfin on la nie à nouveau. La négation de la négation étant le retour nouveau à l’affirmation (en logique mathématique nier un signe négatif revient à poser un signe positif). Cependant, la négation de la négation est plus que l’affirmation, car elle comporte des éléments nouveaux, elle est enrichie (c’est d’ailleurs pour cela qu’elle se nomme négation de la négation plutôt que réaffirmation). C’est le mouvement perpétuel de la pensée : jamais elle ne reste figée sur des éléments. Cette méthode, Hegel l’appelle la dialectique. Puisque Hegel est idéaliste, il pense que le mouvement de la pensée (« démiurge de la réalité » ne l’oublions pas) donne naissance à la nature qui suit le même mouvement. Ainsi, les objets naturels comportent leur contradiction à l’intérieur d’eux-mêmes et c’est par ce biais qu’ils changent, qu’ils évoluent.

         La métaphysique [1] – à laquelle s’oppose la méthode dialectique – voit les choses comme étant figées et éternelles. Elle ne voit pas le mouvement dans les choses. Par exemple, les économistes classiques considèrent tous le capitalisme comme étant éternel. C’est anti-scientifique. La plupart de leurs théories sont scientifiques, mais cette considération absolument pas. Karl Marx – qui analyse le mouvement historique – est plus scientifique dans ses théories économiques, car il voit les choses (l’objet de la science économique étant les rapports économiques d’un mode de production) dans leur mouvement. Ainsi,

 

Unité des contraires

   « Le dialectique, tel que nous le comprenons ici, et qui consiste à concevoir les contraires comme fondus en une unité ou le positif comme immanent au négatif, constitue le réel. C’est là son côté le plus important, mais aussi le plus difficile pour une pensée encore peu exercée, non-libre. » (Hegel, Science de la Logique)

 

Tout est lié

 

         La méthode métaphysique se plaît à considérer toutes choses comme étant séparée et sans liens entre elles. La métaphysique aime les catégories, les séparations, les classifications, etc. Il faut certes distinguer les choses, mais il ne faut jamais les considérer comme étant sans lien.

         La dialectique considère au contraire que tout est lié et que rien ne peut être totalement indépendant. Par exemple, la politique et l’économie, deux objets bien distincts, sont en fait liées dans la réalité. L’économie peut donner l’impulsion à un certain type de politique, l’inverse est également vrai, une certaine politique peut influer sur l’économie.

         On peut également prendre l’exemple du système de classification des espèces de Linné en biologie. Ce système est certes très complet, très fouillé, mais il n’est pas totalement scientifique puisque il ne considère pas les espèces dans leur mouvement. Linné voit certains liens entre les espèces (puisqu’il y a de mêmes genres, de mêmes espèces, de mêmes ordres, de mêmes familles, etc.), mais il nie l’évolution (tout a été créé par Dieu à l’origine du monde). Donc, le lien entre les espèces ne provient pas de l’évolution.



[1] Il faut mettre de côté ici ce que l’on entend d’habitude par métaphysique et dialectique. Métaphysique est le titre d’un ouvrage d’Aristote qui vient après son ouvrage Physique d’où le méta (« après, au-delà » en grec). Au sens d’Aristote, la métaphysique est la recherche des causes premières. Par dialectique, on entend d’habitude l’art de la discussion. Ici, au sens d’Hegel et de Marx, la métaphysique et la dialectique sont des méthodes d’analyse de la réalité totalement opposées.


Edité par KGB Shpion - 22 Nov 2008 à 12:39
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2008 à 12:38
Voilà le début de l'article. J'ai besoin d'aide de la part de nos amis philosophes. (Vladimir, Pedro, AllXS, etc.)
Il n'est évidemment pas complet :
- il manque des lois de la dialectique
- il manque de citations
- il manque d'explications
- il manque de vocabulaire (X fois le mot "considérer"; si vous avez un synonyme, je suis preneur)
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  Citer Ghibli Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Nov 2008 à 21:51

Camarades,

Si je puis être utile, ce serait avec plaisir.

Par contre et pour être franc camarades, l'article préliminaire me semble comporter des ambiguïtés qui peuvent être lourdes de contre-sens.

Ainsi rapidement et à titre d'exemple :
Dans la philosophie grecque, la dialectique (du grec "dialektos" qui signifie "débat") est d'abord et avant tout l'art du discours, de la confrontation d'arguments opposés. Ainsi si l'on sous-entend par dialectique la notion fondamentale de mouvement, la définition ci-dessus y est tout à fait étrangère. En ce sens, Zénon d'Elée pour qui le mouvement est un leurre (d'où ces fameux paradoxes pour en montrer l'impossibilité...) n'est en rien un "père fondateur" de la dialectique.

Ensuite Marx, trop fin connaisseur de Hegel, ne savait trop bien que la dialectique ne réduit pas à la triade standardisée thèse-antithèse-synthèse. D'ailleurs Hegel lui-même la mettait explicitement en question et imputait à Kant cette dérive scolastique...
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Nov 2008 à 13:25
Camarade, je sais bien que la dialectique ne se résume pas à thèse-antithèse-synthèse. Les citations de Hegel sont plutôt convaincantes à ce point. L'essentiel étant la contradiction à l'intérieur des objets.
Ensuite, concernant Zénon d'Elée, ayant écrit le début de l'article il y a longtemps, je ne sais plus pourquoi je l'avais mis dans les précurseurs de la dialectique (les philosophes qui font de la dialectique sans le savoir). Il faudrait que je réanalyse ses apories.
Quant à "dialektos", le dialogue implique un mouvement et la confrontation d'arguments opposés, contraires. C'est certain qu'au début, "dialectique" - tout comme "métaphysique" - n'avait pas le sens que lui donnent Marx et Hegel. (La note de bas de page, l'indique.)
Mais tu as raison de souligner la confusion possible. C'est pourquoi je demandais un peu d'aide dans l'organisation et l'expression de "mes" idées.
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Ghibli allez vers le bas
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  Citer Ghibli Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Dec 2008 à 20:49
Salut camarade,

Tout à fait d'accord avec tes précisions.
Je pense qu'il est bon, afin qu'il n'y ait aucune ambiguïtés, de bien délimiter les rapport entre matérialisme, dialectique et marxisme.

Par exemple, nous savons bien qu'il est monnaie courante d'opposer Engels et Marx, d'ailleurs autant chez certains marxistes (Lukacs par exemple) que chez nombre de penseurs bourgeois, Engels ayant pour ainsi dire « trahi » voire dévoyé gravement la pensée de Marx, notamment avec sa notion de dialectique de la nature.

Le marxisme est matérialiste ET dialectique, et ce, sans ambages !


Edité par Ghibli - 01 Dec 2008 à 20:51
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