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Nouvelles d'URSS

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Feb 2013 à 20:58

La russie inondée d’argent sale

La Russie est-elle 
en train de devenir 
la poubelle financière 
du monde ? Quelques années à peine après 
la chute du mur, 
la privatisation 
des entreprises d’État 
et la déréglementation 
du système bancaire 
qui s’ensuivirent, 
un expert des affaires russes, témoignant devant un comité du Congrès 
des États-Unis, faisait ce long et impitoyable constat : « La propriété privatisée est achetée par des organisations criminelles étrangères 
ou nationales pour blanchir et dissimuler des profits illicites. Les gangsters blanchissent leurs gains mal acquis en investissant dans les établissements de jeu, les établissements concessionnaires 
de voitures de luxe 
dans des villes européennes comme Budapest, 
et des banques, des marinas et stations 
de villégiature dans les Caraïbes. Ils sont aussi 
en contact avec des hommes de loi de premier rang, spécialisés dans 
le droit international 
et installés à Francfort 
ou Zurich, pour s’informer des techniques de blanchiment de l’argent mises au point par 
les seigneurs colombiens 
de la drogue 
et la mafia sicilienne. »

Presque vingt ans après, le travail porte ses fruits, puisque le rapport de 
la Global Financial Integrity paru mardi estime que 61,72 milliards de dollars (45,87 milliards d’euros) provenant de la corruption, du trafic d’armes 
et d’êtres humains 
et d’autres activités illégales entrent ou sortent de Russie chaque année en moyenne depuis 2004 !

Soit une hausse des trafics de 228 % en dix ans !

Et l’étude précise 
encore que cet argent « alimente une économie souterraine dont le poids représente 46 % du produit national brut, soit 3,5 fois plus que la moyenne 
des autres économies 
du G8 ». Un système 
qui enrichit bien entendu une minuscule élite 
aux dépens de 
l’immense majorité de 
la population.

Météorite russe: un événement exceptionnel
 
Foto:%20AP.
 
De mémoire d'homme, c'est la première fois que la chute d'une météorite sur Terre fait autant de victimes. Les derniers rapports font état d'au moins 1.100 blessés et une centaine d'hospitalisations autour de la ville de Tcheliabinsk en Russie après le passage et la désintégration d'un bolide dans l'atmosphère. Jusqu'ici, le nombre de personnes blessées par des météorites se comptait sur les doigts d'une seule main, avec une femme touchée au côté par un caillou de la taille d'un pamplemousse alors qu'elle faisait une sieste dans sa maison en Alabama en 1954, et un jeune garçon touché à la tête en Ouganda en 1992, par un fragment heureusement ralenti par un arbre.

L'Académie des sciences russe estime que le bolide qui a provoqué des scènes de panique à Tcheliabinsk faisait une dizaine de tonnes, et s'est désintégré à plus de 30 km d'altitude après être entrée dans l'atmosphère à une vitesse de 54.000 km/h.

La plupart des blessés dans la région de Tcheliabinsk ont été atteints par des vitres brisées sous l'effet du bang supersonique produit par le passage de la météorite à très grande vitesse dans les couches de l'atmosphère, même si plusieurs fragments ont aussi pu retomber au sol. Sur une des vidéos, prise par un habitant depuis sa fenêtre, on voit la traînée dans le ciel de la météorite qui s'est déjà fragmentée, avant d'entendre une violente explosion suivie de bris de verre. «Le fait que l'explosion survienne quelque temps après le passage de la météorite montre qu'il s'agit bien de l'onde de choc provoquée par son passage dans l'air à des vitesses supersoniques», précise Jérémie Vaubaillon, astronome spécialiste des étoiles filantes à l'Institut mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.

Une explosion d'Hiroshima tous les ans dans l'atmosphère

À partir de plusieurs vidéos filmées lors de l'événement en Russie, l'astronome français a déterminé que l'objet venait du nord-est et se déplaçait vers le sud-ouest. Une trajectoire qui permet d'exclure avec certitude tout lien avec l'astéroïde 2012 DA14 qui va frôler la Terre à 27.700 km de distance ce soir.

«Même si les chutes de météorites ne font généralement que très peu de dégâts visibles, ces événements ne sont en revanche pas si rares que cela», précise Patrick Michel, spécialiste des astéroïdes à l'Observatoire de la Côte d'Azur à Nice. «Chaque année, entre 10.000 et 100.000 tonnes d'objets venus du Système solaire entrent en contact avec la Terre.» Si la plupart de ces météorites ne sont que des simples poussières, qui disparaissent en ne laissant que la trace d'une étoile filante dans le ciel, certaines sont plus grosses et viennent percuter la Terre. «Une étude réalisée à partir de données déclassifiées de satellites espions américains montre que chaque année, une météorite explose dans l'atmosphère en dégageant une énergie comparable à celle de la bombe atomique d'Hiroshima», explique Patrick Michel. «Mais comme la Terre est recouverte à plus des deux tiers par des océans et que la plupart des régions du globe sont peu habitées, ces explosions passent le plus souvent inaperçues.»



Edité par T 34 - 15 Feb 2013 à 22:37
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Mar 2013 à 17:48

Poutine, prix Nobel de la Paix 2013

 
 
 

On peut rêver. Mais ça restera un rêve. Le prochain prix Nobel a plus de chances de se retrouver chez un certain émir du golf ou entre les mains de certaines stripteaseuses qui adorent chanter dans les églises. Un chien qui mordrait Poutine aurait toutes ses chances. C’est dire… Prix Nobel pour Poutine ? Même pas en rêve. Pourtant…

Pourtant, s’il est un défenseur de la paix mondiale aujourd’hui, un parmi peu, c’est bien lui. Bien obligé. Question de vie ou de mort. Non pas pour lui, mais pour la Russie. Oui, aujourd’hui la Russie est cernée de toutes parts et la meute se rapproche. Le dispositif d’encerclement, débuté à la chute du Mur de Berlin, s’est fait de manière insidieuse, par une annexion douce et progressive des anciens états de l’Union Soviétique. Tant qu’aucune résistance ne s’opposait à cette dynamique, l’encerclement se faisait sans coup férir, renforcé par une présence active de divers organismes à l’intérieur même de la Russie. Les choses se déroulaient donc normalement dans l’euphorie générale du bloc atlantiste, qui n’en finissait pas de célébrer sa « victoire » contre le Communisme, oubliant, au passage, que le pays le plus prospère au monde est un pays communiste, géré par un parti communiste.

Mais mêmes les meilleures choses ont une fin. L’ours russe, après une longue période d’hibernation, sort de son sommeil, bien décidé à ne pas se laisser dépecer. Ceux qui avaient déjà vendu sa peau en seront pour leur frais. De par son Histoire, la Russie se serait réveillée tôt ou tard. Seuls les naïfs et les aveugles – l’euphorie aveugle, c’est bien connu – pouvaient croire le contraire. Elle n’a pas attendu longtemps. Juste le temps d’une présidence, celle de Boris Eltsine, le réveil est là, avec Poutine.

Ce que Poutine représente pour les russes, je ne saurai le dire. L’Histoire future de la Russie l’encensera ou le démolira selon les besoins de ceux qui l’écriront. Je ne me risquerai donc pas à porter des jugements qui n’ont d’ailleurs aucun intérêt. Je me contenterai seulement de tenter d’analyser ce qui se passe sous nos yeux, le plus simplement possible, laissant aux experts, dont je ne suis pas, le soin de plonger dans des finesses qui, souvent, brouillent plus qu’elles n’éclairent.

En simplifiant les choses, on se rend compte que la Russie de Poutine évolue selon un plan très structuré, et ce depuis 2000, date de son arrivée au pouvoir. Avant d’examiner ce plan, faisons un petit tour en arrière, à la fin de la guerre froide avec la chute de l’empire soviétique. Toutes les guerres se terminent toujours de la même façon : chaos et désorganisation du vaincu, pillage systématique de tout ce qui peut l’être, et ensuite seulement, reconstruction du pays dévasté. La guerre froide n’échappa pas à la règle. La période de chaos et de pillage couvrit toute la présidence de Boris Eltsine. Dans un contexte de privatisation forcenée et du démantèlement de tout vestige du communisme, on assista à une vaste braderie par l’état de toutes les richesses du pays. Des pans entiers de l’industrie et du secteur énergétique se retrouvèrent entre les mains de prédateurs de toute sorte avec des capitaux étrangers le plus souvent. Grâce au Russian Privatization Center, financé par la Banque Mondiale, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement et par le Département d’Etat Américain, le gouvernement put mener à bien son programme au point que, en 1994, un peu plus de 60 % du PIB provient du secteur privé. Comme pour aggraver la situation, une bonne partie des cadres de l’ancienne administration, de l’armée et du KGB furent démobilisés. Pour survivre, toute cette masse de nouveaux chômeurs n’avaient d’autres choix que de se servir de leur ancienne position pour participer au pillage. Certains, particulièrement les anciens du KGB, profitèrent de leurs compétences et de leurs relations internationales pour aller grossir les rangs de ce qu’on appelle globalement la mafia russe. Cette dilapidation des richesses doublée d’une fuite systématique des capitaux vers des paradis fiscaux, achevait de démolir une Russie qui déjà, au temps soviétique, était au plus mal.

Dans un tel contexte, l’arrivée d’un sauveur était plus que nécessaire et urgent. Urgent au point qu’il fallait écourter, au plus tôt, le mandat de celui qui était la principale cause du problème. Démission de Boris Eltsine, élections présidentielles, Poutine au pouvoir. Le travail peut commencer. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour deviner ce que ferait, en pareille situation, n’importe quel dirigeant ayant à cœur de redonner à son pays son lustre d’antan. D’abord, redresser l’économie. Sachant que l’effondrement de l’Union Soviétique fut avant tout du à un effondrement économique, la priorité des priorités était de remettre de l’ordre dans ce domaine. Arrêter l’hémorragie des capitaux, récupérer ce qui avait été volé à l’Etat, arrêter la gabegie, lutter prudemment mais fermement contre la corruption, furent les chantiers auxquels il fallait s’atteler. Poutine s’y attela. Chaque coup qu’il fit pour avancer dans son agenda fut perçu en occident comme un coup bas, une attaque contre la Liberté, un pas vers la dictature. Et pour cause : il démolissait brique par brique tout l’édifice savamment construit par ce même occident pour s’accaparer des ressources russes.

De 2000 à 2008, Poutine, sourd à la grogne atlantiste, consacra son énergie à remettre son pays à flot. Puis ce fut l’intermède Medvedev. Ce que certains ont vu comme une sorte de récré, en fait n’en fut pas. Medvedev travaillait dans la continuité. Avec une personnalité aussi déterminée que celle de Poutine, qui peut penser que le choix de son complice soit le fait du hasard ? Car il s’agit bien d’une complicité renforcée par une complémentarité rare qui fit de Medvedev Premier Ministre, successeur (intérimaire), Premier Ministre à nouveau. Devant ou derrière, Poutine est toujours là. Le plan peut suivre son cours sans interruption. Un travail long et ardu, mais facilité par les énormes potentialités du pays. Outre son sous-sol qui regorge de richesses, la Russie était aussi, certains l’avaient oublié, une puissance géopolitique. Restaurer cette puissance, c’est la deuxième phase du plan. Economie maitrisée, ressources contrôlées, il n’y avait plus qu’à se dégager du carcan d’étouffement dans lequel se trouvait la Russie. Dès son retour à la tête de l’Etat, il donne le La, en annonçant clairement son intention de redonner à son pays la place que l’Histoire lui a octroyée. Pour ce faire, la bataille va se porter sur deux fronts, intérieur et extérieur.

Sur le plan intérieur, il met en place une politique tendant à ranimer la flamme russe autour de l’orthodoxie religieuse, son passé historique et de ses spécificités culturelles. Il engage des réformes tendant à contrecarrer toute influence déstabilisatrice étrangère, surtout d’ordre financier. Enfin, il réorganise l’appareil de l’état pour instituer une sorte de démocratie à la Russe, dans un pays où ce mot même est un anachronisme. A l’international, il commence d’abord par se chercher des alliances chez ceux qui ont les mêmes intérêts économique que la Russie (toujours cette hantise économique), ensuite auprès de ceux qui ont les mêmes préoccupations vis-à-vis de l’impérialisme occidental. Pendant qu’il œuvre à ces rapprochements, il consolide son système de défense et de dissuasion militaire.

Cherchant à devenir, par nécessité, le porte-parole d’une sorte de fédération des opprimés, la Russie, pourtant une puissance mondiale, apparaît comme un pays ayant une mentalité tiers-mondiste, c’est-à-dire humaine, gouvernée par des humains avec leurs travers et leurs qualités, par opposition au monde occidental qui lui, parait être gouverné par un système où l’humain n’a plus sa place. Face à un tel système, une seule arme : le droit international. Le droit, c’est l’arme du pauvre et du petit. Le puissant n’en a que faire et passe outre chaque fois qu’il le peut. Seuls les faibles se réfugient derrière la barrière fragile du droit. Il faut donc, coûte que coûte amener les grands à respecter la légalité internationale, seule capable de garantir la paix mondiale. Quitte à parfois fermer les yeux sur certaines transgressions de la loi sans trop de conséquences, permettant ainsi de temporiser et d’éviter le clash frontal que tous les humains redoutent, mais dont le système n’a que faire des conséquences.

Accepter quelques entorses au droit international, mais fermeté sur l’essentiel. C’est ce qui semble être la ligne de conduite de Poutine. On a déjà vu cette fermeté en Ossétie du Sud (sous la présidence de Medvedev), on la voit aujourd’hui en Syrie, elle se manifestera demain en Iran si jamais ce pays était attaqué. Le combat pour la paix a désormais un porte-drapeau. Quelles que soient les raisons qui le guident, l’Humanité toute entière devrait lui en être reconnaissante. Et quel meilleur moyen de manifester sa reconnaissance que le Prix Nobel de la Paix, si ce prix a encore un sens ?

Avic

Réseau International


Vidéo Quiero que vuelva la Unión Soviética


Edité par T 34 - 02 Mar 2013 à 16:57
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2013 à 13:56

Poutine en baisse de régime ?

Le président russe qui recevait,jeudi, son homologue François Hollande, doit faire face à une crise parlementaire et à une montée des critiques sur sa politique sociale.

Alors qu’il recevait, jeudi, François Hollande en visite d’État, Vladimir Poutine semble pour la première fois, un an après sa réélection le 4 mars 2012, confronté à la perspective de législatives anticipées. En l’espace de quelques mois, plusieurs dizaines de députés ont été visés par des accusations de gestion illégale d’entreprise, recel, fraude à grande échelle qui ont contraint à la démission des élus de la Douma 
(assemblée russe). Tout est parti de la révocation de Guennadi Goudkov, célèbre personnalité de l’opposition et membre de Russie juste, qui a montré que l’immunité parlementaire n’était plus inconditionnelle. Le parti présidentiel, Russie unie, majoritaire au Parlement, est également touché par ce phénomène qui décrédibilise considérablement cette assemblée.

Une crise politique qui a des répercussions sur l’opinion publique russe. Car la population apparaît de plus en plus critique à l’égard de la politique menée par Vladimir Poutine. « Une certaine lassitude des Russes se dégage à l’encontre de sa personne », note le quotidien économique Kommersant. L’institut de sondage indépendant, le centre Levada, confirme ce sentiment dans une enquête publiée pour l’anniversaire du retour à la présidence de Vladimir Poutine. Soit son troisième mandat depuis 1999, après une interruption de quatre ans. Si les Russes estiment généralement que le chef de l’État a, durant cette période, amélioré la situation de la Russie, ils sont de plus en plus sceptiques sur sa politique économique et sociale. Ainsi, seulement 28 % des personnes interrogées, en février 2013 (contre 43 % en août 2010), trouvent qu’il a réussi à faire augmenter les salaires, les retraites et 
les allocations. De même, 43 % d’entre elles (contre 31 % en août 2010) jugent qu’il n’a pas assuré une répartition juste des revenus dans l’intérêt des gens ordinaires.

l’absence d’une véritable alternative

« Sa popularité baisse car une partie des exigences de la population concernant la justice sociale est impossible à réaliser », analyse le directeur du centre Levada, Lev Goudkov. Vladimir Poutine a bénéficié d’un formidable contexte économique durant ses deux premiers mandats. « Les années 2000 comptent parmi les plus réussies pour la population russe en termes de bien-être social, ainsi qu’en matière d’indices quantitatifs et qualitatifs de consommation. Mais la crise économique pourrait tout remettre en question », résume le quotidien Nezavissimaïa Gazeta, sachant cependant que la Russie reste dans une phase économique ascendante grâce à ses ressources énergétiques.

Le Parti communiste russe (KPRF), qui a tenu son congrès le 23 février dernier, entend profiter de cette situation. À l’image de son dirigeant Guennadi Ziouganov, il entend durcir le ton sur les questions sociales et lutter pour une véritable répartition des richesses. Mais l’opposition n’a pas su renouveler les mouvements importants qui avaient éclaté en décembre 2012. « 48 % des Russes sont conscients que le président est pleinement responsable des problèmes qu’ils rencontrent depuis son arrivée au pouvoir. Pourtant, faute de véritables alternatives, Poutine reste le seul à être capable de diriger le pays », note Lev Goudkov dans le Kommersant.

le test Syrien « L’attitude de la Russie sur le dossier syrien provient du précédent libyen. Le pouvoir russe n’avait pas opposé son veto à l’opération militaire en Libye, car elle avait accepté la responsabilité de protéger les populations. Mais elle n’avait jamais accepté un changement de régime. Se sentant floué, Vladimir Poutine n’entend pas réitérer la même erreur sur la Syrie. Ce dossier est également un moyen de tester la force de la nouvelle diplomatie française. Jusqu’à quelle limite François Hollande peut-il négocier avec le Kremlin ? Sur le Mali, la Russie a, par exemple, approuvé les initiatives françaises. » Isabelle Facon, spécialiste de la Russie et maître de recherche 
à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

Vadim Kamenka

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Mar 2013 à 15:43

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XV ème Congrès du PC russe (KPRF) : « Le capitalisme est en crise, l'avenir est le socialisme ! »

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ce 24 et 25 février avait lieu le XV ème Congrès du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF), pour le vingtième anniversaire de sa reconstruction, avec un programme combatif contre l'oligarchie russe et son régime autoritaire, à partir du renforcement du parti.

320 délégués, 95 délégations internationales, 700 invités : le KPRF a vu en grand pour le 20 ème anniversaire de sa reconstruction. Un congrès à la hauteur d'une force en plein développement.

Depuis quelques années, les effectifs se sont rajeunis et repartent à la hausse, avec plus de 30 000 adhésions enregistrés depuis le dernier congrès. Le Parti compte désormais 158 000 militants.

Le KPRF est plus que jamais la première force d’opposition au régime des oligarques.

La seule alternative pour des électeurs qui ont placé son secrétaire Ziouganov en deuxième place des présidentielles en mars 2012 (17,1%) et le KPRF à un niveau historique (20%, + 90% par rapport à 2007) aux législatives de décembre 2011.

Un congrès placé sous le signe de la lutte en Russie contre le pouvoir du capital, mais aussi d'un internationalisme de combat, avec les soutiens à Cuba socialiste, ou au droit du peuple syrien de disposer de son sort sans ingérence étrangère.

Un moment internationaliste marqué par une conférence sur le thème « L'image du socialisme pour lequel nous nous battons », à laquelle ont participé les 95 délégations internationales, et qui a donné lieu à de riches débats que nous tâcherons de restituer ultérieurement.

Riches également les rapports et résolutions du KPRF qui permettent non seulement de saisir l'ampleur de la tragédie que fut la transition au capitalisme en Russie, la collaboration de la classe dirigeante russe et enfin les perspectives de sortie de cette crise tracées par les communistes.

Dénonciation sans concession de l'oligarchie russe et mise en garde contre la dérive bonapartiste du régime

Le congrès a marqué une étape dans la dénonciation du régime russe Poutine-Medvedev qualifié d' « alliance entre oligarques et bureaucrates ». Les propos sont durs face à une « bourgeoisie au pouvoir corrompue, spéculative, mafieuse ».

Le KPRF analyse la tête du régime comme une « oligarchie soudée » face à une contestation populaire de plus en plus forte et met en garde contre un « renforcement de la 'verticale du pouvoir' s'orientant vers un régime politique bonapartiste ».

La réponse du pouvoir face aux manifestations de masse de décembre 2011 contre les fraudes révèle, ajoute le rapport de clôture : « cet abandon des apparences de la démocratie bourgeoise pour s'orienter vers un pouvoir personnel autoritaire ».

Casse de la base industrielle et agricole héritée de l'URSS et économie de rente improductive

La casse de l'économie héritée du modèle soviétique ne se réduit pas à l'horrible décennie 1990 – il suffit de rappeler que la Russie actuelle n'a pas encore atteint le niveau de production de celle de 1991 – elle continue, et les chiffres divulgués par le KPRF donnent le vertige.

Sur la seule période 2005-2011, le pays a perdu 1,2 million d'emplois dans l'industrie (5 millions depuis 2000), 800 000 dans l'agriculture et 280 000 dans l'éducation.

Autrefois puissance industrielle et agricole majeure, capable de garantir le bien-être de sa population à l'époque soviétique, la Russie est désormais cantonnée dans un rôle d'économie de rente d'exportation, digne d'un pays sous-développé.

Les recettes issues de la vente des hydrocarbures comptent pour 40% du budget fédéral, même si seulement un tiers des recettes de l'exploitation des matières premières finit dans les caisses de l’État.

Le KPRF rappelle en effet que le groupe Gazprom a livré en 2012 150 milliards de roubles (4,5 milliards d'euros) de dividendes à ses actionnaires privés, soit le quart de ses bénéfices. Un chiffre comparable à celui des budgets de certains services publics.

Casse du secteur public et privatisations en cours

Le KPRF ne se contente pas de regarder la casse passée, il avertit également du programme de casse à venir : la casse de ce qu'il reste du secteur public pour la période 2013-2016.

Après une pause au début des années 2000, puis une liste d' « entreprises stratégiques » à ne pas privatiser, le régime use du prétexte de la crise pour liquider le patrimoine national.

Le gouvernement Poutine reprend la formule du PDG de la Sberbank, German Gref, prononcée à Davos : « Tout ce qui peut être privatisé est à privatiser ».

La liste est celle des plus grands monopoles du pays : VTB et Sberbank (banques), RusHydro (électricité/n°2 mondial), Rosneft (pétrole/n°2 mondial), United Grain et Rosspirtprom (agro-alimentaire) ou encore Sovcomflot (transport maritime).

Le bradage du patrimoine public du pays, pour des rentrées financières à court-terme (150 milliards d'ici 2017), s'inscrit également dans l'adhésion l'an dernier de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dénoncée avec véhémence par les communistes russes.

Un bilan humain désastreux

Le bilan humain de cette politique de casse sociale est désastreux, même si elle n'atteint pas le tragique des années 1990 où au moins 2 millions de personnes sont mortes directement – et sans doute bien plus indirectement – en raison du programme de privatisations.

Selon les normes européennes, 90% des russes se trouvent sous le seuil de pauvreté. Un chiffre ramené, selon les estimations officielles, tout de même à 25 millions de russes sous le seuil de pauvreté (17% de la population).

Le salaire moyen en Russie est officiellement de 600 euros (27 000 roubles). Un salaire moyen bien moindre pour un ouvrier soudeur, 300 €, ou pour un enseignant, 400 €.

La colère gronde face aux bas salaires de plus en plus impayés. Au début de l'année 2013, les arriérés de salaires s’élevaient dans le pays à 35 millions d'euros (1,5 milliard de roubles).

Les retraités, sacrifiés parmi les sacrifiés de la transition, subissent encore des pensions ne leur permettant pas de survivre, avec 200 € de pension en moyenne (9 000 roubles), dans la nouvelle Russie.

Les jeunes ne sont pas mieux loties dans un pays où 30% des jeunes de moins de 25 ans sont sans-emploi, et où le Revenu minimum est fixé à 20 € (900 roubles) !

Le système d'éducation et de santé, autrefois performant, gratuit et universel, achève son délitement.

Le taux de mortalité infantile ne cesse de grimper, celui des jeunes entre 14 et 35 ans est sept fois plus élevé que celui de la moyenne européenne. Des maladies telle que des formes aiguës de la tuberculose refont leur apparition en Russie.

La qualité de l'éducation se dégrade et a justifié la loi sur la réforme de l'éducation de 2012 prévoyant l'autonomie des établissements secondaires et l'entrée généralisée du privé dans l'enseignement supérieur.

« L'alternative, c'est le socialisme »: les nationalisations comme voie, le Parti communiste comme outil

Face à cette politique de casse sociale, le KPRF lance un appel à la lutte contre ces réformes libérales et un programme axé autour d'une plate-forme de revendications mettant en avant les nationalisations des secteurs stratégiques.

Parmi les mesures-phares du « programme anti-crise » :

  • la nationalisation des secteurs stratégiques déjà privatisés ;

  • la défense des secteurs menacés de privatisation ;

  • le gel des tarifs dans l'électricité, les transports, les produits agricoles ;

  • enfin une éducation et une santé 100% gratuite, publique et universelle ;

Un vaste programme de nationalisation que le KPRF intègre à ce qui reste la perspective du parti : le socialisme, pas uniquement tourné vers la restauration de l'URSS mais bien vers un « socialisme du XXI ème siècle » donnant un avenir au meilleur de l'héritage du système soviétique.

Dans cette lutte pour le « socialisme », axé autour d'un vaste programme de nationalisations, le KPRF a souligné l'importance du renforcement du Parti. L'accent ayant été mis pendant le Congrès sur le renforcement des cellules de base et sur la formation des cadres du Parti.

En Russie, comme ailleurs dans le monde, nous ne pouvons que nous féliciter que des Partis communistes se reconstruisent et se renforcent pour lutter contre les politiques au service du capital, et pour une alternative socialiste au système capitaliste.



Edité par T 34 - 12 Apr 2013 à 20:59
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Apr 2013 à 19:51
Guantanamo: Moscou publie la liste "anti-Magnitski"
 

Le ministère russe des Affaires étrangères a publié samedi une liste noire de 18 Américains impliqués dans la violation des droits de l'homme, suite à la publication de la liste Magnitski aux Etats-Unis, a annoncé le porte-parole du ministère Alexandre Loukachevitch.

"C'est avec regret que nous constatons que les Etats-Unis ont publié les noms des citoyens russes qui seront la cible de sanctions financières et de visas conformément à la loi absurde dite Magnitski (…). Nous avons réagi à cette ingérence dans nos affaires intérieures. Le ministère russe des Affaires étrangères a mis en ligne une liste noire des Américains qui se verront désormais interdire l'entrée sur le territoire russe en vertu de la Loi sur les mesures à prendre contre les personnes impliquées dans la violation de droits et des libertés de l'homme, des droits et des libertés des citoyens russes", a indiqué le porte-parole.

"A la différence de la liste américaine rédigée de façon arbitraire, notre liste contient avant tout les personnes impliquées dans la légalisation des tortures et l'incarcération de détenus dans la prison spéciale de Guantanamo pendant une durée indéterminée, dans les arrestations et enlèvements de citoyens russes dans des pays tiers et des atteintes contre leur vie et santé", a indiqué le porte-parole dans un communiqué.

"Nous sommes contre la guerre des listes, mais nous ne pouvons pas ignorer un chantage flagrant. Les hommes politiques de Washington devraient enfin comprendre que la politique de diktat à l'égard de la Russie ne mènera à rien", a conclu M.Loukachevitch.

Le ministère américain des Finances a publié vendredi la liste Magnitski qui comprend les noms de 18 Russes qui, selon les Etats-Unis, sont impliqués dans la mort de Sergueï Magnitski, juriste du fonds d'investissement Hermitage Capital Management mis en examen pour fraude fiscale et décédé dans une prison de Moscou faute d'avoir reçu des soins médicaux. Mise en ligne sur le site du ministère, la liste comprend 18 noms parmi lesquels il n'y a pas de fonctionnaires de haut rang, mais selon des responsables américains, elle comprend aussi une partie confidentielle.



Edité par T 34 - 03 May 2013 à 19:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 May 2013 à 19:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 May 2013 à 23:04

Un diplomate étasunien a été arrêté en Russie pour réaliser des actions au service de la CIA

Moscou, 15 mai (RHC-PL)- Le troisième secrétaire de l'ambassade des États-Unis en Russie, a été détenu à Moscou par le Service Fédéral de Sécurité qui a constaté ses activités au service de la CIA , un travail qu'il essayait de cacher derrière sa charge diplomatique.

L'entité russe a indiqué qu'il a été arrêté quand il tentait de recruter un de ses agents. Elle a fait savoir que des équipements spécialisés, des instructions pour des activités d'espionnage , des moyens pour changer l'aspect physique et de grandes sommes d'argent ont été saisis.

La presse russe a signalé qu'après plusieurs démarches le diplomate a été remis aux représentants de son pays comme prévu par l'immunité diplomatique.

Les autorités russes ont déclaré que l'espion offrait à son contact un million de dollars en échange d'une coopération à long terme, et des bons supplémentaires pour d'autres informations utiles.

Le diplomate étasunien a été déclaré personna non gratta et devra rentrer dans son pays dans l'immédiat.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 May 2013 à 22:31

Bourbier russe pour la Société générale

Une de ses filiales est frappée par l’arrestation pour corruption de son patron russe.

La police russe a arrêté pour des soupçons de corruption le patron de Rosbank, filiale de la Société générale, une des dernières banques étrangères encore présentes sur le marché russe. Le directeur général de Rosbank, Vladimir Goloubkov, a été arrêté mercredi matin dans son bureau moscovite, en même temps que son adjointe, Tamara Polianitsina. Le numéro un de la filiale russe de la Société générale a été interpellé en flagrant délit par les policiers d’une unité spéciale du ministère de l’Intérieur, alors qu’il recevait de la part d’un entrepreneur russe un pot-de-vin de 5 millions de roubles (125 000 euros), en échange d’un prêt à des conditions avantageuses. Cette somme n’était qu’une partie d’un pot-de-vin global à venir d’une valeur estimée à 1,13 million d’euros. Le ministère russe de l’Intérieur a diffusé une vidéo montrant Goloubkov assis devant un bureau encombré d’une pile de billets, une scène que plusieurs observateurs soupçonnent d’être un montage. La presse et les experts ont noté le caractère exceptionnel de l’affaire, jugeant que Goloubkov, arrêté lors d’une réunion avec des partenaires français, aurait pu être « piégé ». Les enquêteurs ont annoncé l’ouverture d’une enquête criminelle visant les dirigeants de l’établissement. L’agence Interfax, citant un porte-parole du ministère de l’Intérieur russe, a rapporté qu’ils avaient été inculpés de corruption passive. Ils risquent jusqu’à sept ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 70 fois le montant du pot-de-vin exigé.

Bernard Duraud

 
 




Edité par T 34 - 31 May 2013 à 21:40
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 May 2013 à 22:36

Mausolée%20de%20Lénine



Ils ont tenté à plusieurs reprises de fermer le mausolée de Lénine sur la place Rouge, mais rien n’y a fait. Ils ont seulement réussi à interdire son accès durant six mois de travaux car l’édifice menaçait de s’effondrer, mais les touristes, les admirateurs et les visiteurs venus du monde entier peuvent de nouveau pénétrer depuis le 15 mai à l’intérieur du mausolée d’un des personnages les plus extraordinaires de l’histoire.

Les admirateurs du grand homme se comptent encore aujourd’hui par millions, car Lénine suscita l’espoir pour une grande partie de l’humanité. Et il est intéressant de voir comment les ploutocrates et leurs valets tentent de minimiser l’émotion qui s’empare encore des humbles qui viennent encore se recueillir au mausolée… un peu comme si les fantômes du capitalisme allaient leur jouer un mauvais tour.

Nous vivons dans un monde qui semble décidément pressé de tourner la page du communisme, tant Lénine continue de donner des sueurs froides au capitalisme. Ce capitalisme qui est désormais à genoux et qui remercie au passage qu’il n’y ait plus aucune menace sérieuse à l’horizon...

Lénine restera donc en place dans le monument construit pour lui en 1930 sur la place Rouge par Chtchoussev. L’y enlever aurait eu une signification profonde, et le président Poutine ne s’y est d’ailleurs pas risqué. Boris Eltsine avait en son temps tenté de faire fermer le mausolée et avait même réclamé un référendum, mais il avait alors dû se heurter à la fronde des communistes et des patriotes, hostiles au projet. Aujourd’hui, des millions d’admirateurs continueront donc de se recueillir devant le grand homme, et non par superstition comme l’a grotesquement avancé la journaliste Anna Zafesova à la Stampa, mais parce que sa présence a encore un sens pour tous ceux qui ne désespèrent pas renverser un jour la capitalisme.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-moscou-le-mausolee-de-lenine-a-rouvert-depuis-le-15-mai-117928315.html

Intérieur%20du%20mausolée%20de%20Lénine



Edité par T 34 - 25 May 2013 à 18:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jun 2013 à 20:43

Riga à gauche  

Flag%20of%20Latvian%20SSR.svg
 
Le Centre Harmonie, 
formation russophone 
dont l’élu européen siège 
au sein de la Gauche unitaire européenne (antilibérale), a remporté les élections municipales à Riga, capitale 
de la Lettonie, avec 58,54% 
des suffrages. Il obtient 
39 élus sur 60, contre seulement 29 en 2009. Premier parti lors des législatives de 2011, Centre Harmonie est également majoritaire à Daugavpils, deuxième ville du pays. Par ailleurs, des milliers de russophones, privés de nationalité depuis l’indépendance de la Lettonie, ont tenu des élections alternatives, pour réclamer leurs droits.
 


Edité par T 34 - 08 Jun 2013 à 00:31
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jun 2013 à 16:24
 
Latvian%20Socialist%20Party%20logo
Les communistes lettons, avec les progressistes du Centre de l'Harmonie, remportent un succès historique aux élections locale


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Les élections locales du 2 juin avaient valeur de test pour la coalition des partis lettons libéraux et nationalistes au pouvoir et qui appliquent depuis 2008 un plan d'austérité drastique tout en préparant à marche forcée l'entrée de la Lettonie dans la zone euro.

Dans les deux principales villes du pays, le triomphe est sans partage pour la coalition du « Centre de l'harmonie », une alliance progressiste ancrée dans la population russophone, et menée entre autres par les communistes du Parti socialiste de Lettonie (PSL).

Les communistes remportent la première place dans la deuxième ville du pays, Daugavpils (23,02%) et réalisent des scores honorables, en progression dans la troisième et quatrième villes du pays, respectivement à Liepaja (16,7%) et Jelgava (20,6%).

Le coup de tonnerre, c'est la victoire écrasante du « Centre de l'Harmonie » à Riga. La capitale du pays concentre un letton sur deux et l'essentiel des richesses dans l'ancienne « perle de l'URSS ».

Le candidat présenté par la coalition progressiste, Nils Ušakovs, jeune économiste de 33 ans, a remporté 58,5% des voix, et 39 sièges sur 60. Le « Centre de l'Harmonie » avait remporté la mairie en 2009, mais avec alors seulement 34,6% et 29 sièges au Conseil municipal.

Un parti opposé à l'intégration de la Lettonie dans l'Euro et son irrésistible ascension

Cette victoire s'inscrit dans un contexte national de délégitimation du gouvernement d' « unité nationale », autour des partis nationalistes et libéraux, dans la poursuite des plans d'austérité adoptées depuis 2008.

Les partis du consensus national-européen ont fait adopter la baisse des salaires de 20 à 50 % dans le public, la baisse du salaire minimum de 15%, des retraites de 10 à 70%, l'augmentation de la TVA de 19 à 21% tandis que l'Impôt sur les sociétés restait au taux minimum (flat tax) de 10%.

En face, seul le « Centre de l'Harmonie » portait une ligne conséquence d'opposition aux politiques libérales mais aussi à l'intégration européenne, lui permettant d'élargir sa base électorale, celle de la communauté russophone victime, depuis 1991, d'une politique d'exclusion.

En 2011, le « Centre de l'Harmonie » remportait pour la première fois les élections législatives avec 28,4% des voix, bien que la Sainte-alliance des partis anti-communistes, national-libéraux et européistes les aient alors empêché de prendre le pouvoir.

Or, depuis 2011, la coalition progressiste ne cesse de progresser, notamment sur ses positions d'opposition à l'Union européenne du capital mais aussi à l'intégration de la Lettonie à la monnaie unique, prévue désormais pour janvier 2014.

Le « Centre de l'Harmonie » est le seul pays à critiquer la monnaie unique, proposant même l'organisation d'un référendum sur la question. 65% des Lettons sont à l'heure actuelle opposés à l'intégration de la Lettonie dans la zone euro, en phase avec la position de la coalition progressiste.

Une revanche pour Alfred Rubiks, le « dernier maire communiste » de Riga

La victoire de Nils Ušakovs en 2009, aujourd'hui son triomphe éclatant avec près de 60% des voix est aussi une revanche pour le dirigeant du Parti socialiste de Lettonie (PSL), partie intégrante de la coalition progressiste dans les années 1990 : Alfred Rubiks.

Rubiks a été le « dernier maire communiste de Riga », maire de Riga de 1984 à 1990 en ex-URSS, secrétaire du Parti communiste de Lettonie et membre du Politburo du PCUS en 1990-1991.

Contrairement à nombre de ses camarades de l'époque, lui a refusé de renier ses convictions communistes, il s'est opposé farouchement à la restauration capitaliste en URSS ainsi qu'à la dissolution même de l'Etat socialiste.

Sa décision courageuse lui a valu la haine des nationalistes revanchards lettons. En 1995, il est condamné à huit ans de prison. A sa libération, il devient président du Parti socialiste de Lettonie, héritier du Parti communiste de Lettonie, dont le nom et les symboles sont désormais interdits.

Interdit de tout mandat électif en Lettonie, Rubiks a été triomphalement élu au Parlement européen lors des élections de 2009. Son aura à Riga n'est pas sans avoir contribué à l'élection de M. Ušakovs en 2009, et sa réélection la semaine dernière.

Comme dans le reste de l'Europe de l'Est -en République tchèque, en Ukraine, en Russie – le vent tourne et les communistes l'ont désormais dans le dos.

Comme nous le montrent nos camarades lettons, seule une ligne de rassemblement mais autour d'objectifs clairs, en opposition non seulement aux politiques capitalistes libérales mais aussi avec l'Union européenne et la monnaie unique, paye.



Edité par T 34 - 26 Jun 2013 à 00:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2013 à 00:06
Moscou aura une rue Hugo Chávez
 
 

Une rue du quartier Khorochevo (nord de Moscou) portera le nom du défunt dirigeant vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé mardi le responsable de la commission des relations publiques de la mairie moscovite Alexandre Tchistiakov.

"Décision a été prise de donner le nom d'Hugo Chavez à la rue projetée numéro 5509 se trouvant dans le quartier de Khorochevo dans le nord de Moscou", a fait savoir le responsable.

Selon lui, la future rue fera 170 mètres de long.

Décédé le 6 mars dernier des suites d'un cancer, le défunt leader Hugo Chavez prônait l'approfondissement des relations politiques et économiques avec Moscou, les deux pays coopérant dans les secteurs énergétique, agricole et militaire. Après la mort du commandant, le président du Conseil municipal de Moscou Vladimir Platonov a annoncé qu'à l'initiative d'élus communistes, une rue de la capitale serait baptisée du nom du président défunt.

 

callehugochavez5.jpg

callehugochavez3.jpg

callehugochavez12.jpg

homenaje.jpeg

 
 

 


Edité par T 34 - 02 Jul 2013 à 23:34
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jul 2013 à 22:34

Poutine, le Rambo de moscou

On savait qu’il n’aurait pas le Nobel de 
la paix, mais le tsar Poutine arrive encore 
à nous surprendre. Selon l’agence publique ­
Ria-Novosti et le journal
Vedomosti, qui citent un projet d’orientations budgétaires sur les années 2014 à 2016, le budget de la défense russe devrait passer de 2 098 milliards 
de roubles (48,7 milliards d’euros) en 2013 
à 3 418 milliards de roubles (79,3 milliards d’euros). Soit un bond de 60 % des dépenses militaires sur la période. Comme un malheur n’arrive jamais tout seul, côté coupes claires, 
le gouvernement prévoit de réduire les dépenses d’éducation de 682 milliards de roubles 
en 2013 (15,8 milliards d’euros) à 601 milliards 
de roubles en 2016 (13,9 milliards d’euros), 
soit une baisse de 12 %. Quant aux dépenses de santé, elles dégringolent de 515 milliards de roubles (12 milliards d’euros) à 340 milliards de roubles (7,9 milliards d’euros). Le tout pour  « stimuler la croissance de la consommation » !
On croit rêver. Vu que les États-Unis battent des records avec un budget militaire de 406 milliards d’euros, Gérard Depardieu ne sera pas à court d’argument, pour défendre son mentor.



Edité par T 34 - 17 Jul 2013 à 00:39
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  Citer Cayan Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jul 2013 à 23:59
Russie: les communistes auraient gagné les législatives de 2011 (rapport)

Les résultats des élections législatives russes de 2011 ont été falsifiés, le parti Russie uni étant resté au pouvoir bien qu'il ait recueilli moins de suffrages que le Parti communiste, annonce mercredi le quotidien RBC daily citant le rapport d'un "groupe d'experts" dirigé par le PDG des Chemins de fer russes Vladimir Iakounine.

Les experts ont déclaré avoir traité les données officielles de la Commission électorale centrale à l'aide de méthodes mathématiques. Au terme de l'étude, il s'est avéré que Russie unie n'a pas remporté l'élection. Son résultat réel oscille entre 20 et 25% des voix, contre 25 à 30% exprimés en faveur du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF). Le parti Russie Juste est arrivé en troisième position, affirment les auteurs du rapport.

Quant à la dernière élection présidentielle, elle a réellement été remportée par Vladimir Poutine. Le rapport précise toutefois que ce dernier a recueilli 52% des voix et non 63,6% comme cela a été officiellement annoncé. Le chef du KPRF Guennadi Ziouganov s'est classé deuxième avec 20% des suffrages.

Interrogé sur les conclusions du rapport, le président de la Commission électorale centrale Vladimir Tchourov a conseillé à ses auteurs de consulter un psychiatre.

Source : http://fr.rian.ru/politique/20130313/197784769.html
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Jul 2013 à 19:52

Anna Politkovskaïa: ses enfants dénoncent un procès "illégitime"

Le nouveau procès des assassins présumés de la journaliste d'opposition russe Anna Politkovskaïa s'est ouvert mercredi à Moscou malgré le boycott des représentants de la victime. Le commanditaire de l'affaire reste, quant à lui, "non identifié". 

Sept ans après son assassinat, Anna Politkovskaïa continue d'incarner le combat pour les libertés en Russie. Son nouveau procès s'est ouvert mercredi dans un contexte brulant, marqué par la condamnation d'un autre opposant au régime en place, Alexeï Navalny.  

L'audience s'est ouverte en présence des assassins présumés de la journaliste -quatre Tchétchènes et un ancien officier de police moscovite-. La séance a été marquée par le boycott des représentants de la victime. Les enfants de cette dernière estiment en effet que ce procès est "illégitime". Ils considèrent qu'il auraient dû être consultés pour la composition du jury d'assises."La présence de la partie civile est hautement souhaitable, si ce n'est obligatoire", a ainsi déclaré l'avocat de la défense, Mourad Moussaïev, estimant que le procès ne pouvait se dérouler en l'absence de représentants de la famille de la défunte journaliste."Nous sommes catégoriquement opposés à la poursuite de l'audience" en l'état, a ajouté l'avocat, exigeant la suspension du procès jusqu'à lundi. Or, le président de la cour d'assises, Pavel Melekhine, lui a expressément reproché de "manquer de respect vis-à-vis de la cour"…

Plus concrètement, les enfants d'Anna Politkovskaïa, Ilia et Vera, reprochent à la cour d'avoir choisi les jurés sans les consulter et d'avoir précipité l'ouverture du procès à une date où elle savait parfaitement qu'ils ne pouvaient pas être présents, étant hors de Moscou, selon un communiqué publié mardi."Nous avons attendu près de sept ans pour que les coupables comparaissent, mais l'État ne pouvait pas attendre quelques jours".

"Trouver le commanditaire est la chose la plus difficile"

Selon l'accusation, le principal accusé, Lom-Ali Gaïtoukaïev, originaire de Tchétchénie, est soupçonné d'avoir reçu en échange d'une rémunération l'ordre de tuer la journaliste du journal d'opposition Novaïa Gazeta. A cette fin, il aurait recruté un lieutenant-colonel de la police de Moscou, Dmitri Pavlioutchenkov, l'ex-policier Sergueï Khadjikourbanov et les frères tchétchènes Roustam, Djabraïl et Ibraguim Makhmoudov. Devant les jurés, M. Gaïtoukaïev a catégoriquement rejeté sa participation à ce crime: "je ne reconnais d'aucune façon ma culpabilité", a-t-il affirmé."Si tous les participants ont été retrouvés, pourquoi n'a-t-on toujours pas identifié le commanditaire sept ans après?", a renchéri l'avocat de M. Gaïtoukaïev. Dans une déclaration à l'agence Interfax, le délégué russe aux droits de l'homme, Vladimir Loukine assure que dans "ce genre d'affaires, trouver le commanditaire était la chose la plus difficile et la plus importante", soulignant que le dossier n'était pas clos.

Les trois frères tchétchènes, Roustam, Ibraguim et Djabraïl Makhmoudov, sont soupçonnés d'être les exécutants. Seul Roustam, qui serait le tireur, est en détention. Ses deux frères avaient été relaxés à l'issue d'un procès en 2009, mais en 2010, la Cour suprême russe a renvoyé l'affaire au parquet et l'enquête a été rouverte avec les mêmes suspects. Suite d'un accord conclu en mai 2012 avec le procureur général adjoint, le cas de M. Pavlioutchenkov, accusé d'avoir assuré la logistique de l'assassinat, a été isolé du reste de l'affaire et soumis à une procédure particulière prévoyant une réduction de peine. En contrepartie, il devait plaider coupable et donner le nom du commanditaire, mais les enfants de la victime ont affirmé qu'il n'avait pas tenu ses engagements. M. Pavlioutchenkov a été condamné en décembre dernier à 11 ans de camp pour son implication dans l'assassinat. Anna Politkovskaïa, tuée le 7 octobre 2006 dans le hall de son immeuble à Moscou, était l'une des rares journalistes russes à dénoncer les exactions pendant et après la guerre en Tchétchénie.

Samir Hamma

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Russia-2013-10_reasons_for_government_resignation.jpg

Dix raisons pour la démission du gouvernement russe

 

Communiqué du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF)

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le Parti communiste de la Fédération russe porte haut et fort son appel à la démission du gouvernement en place. Bien qu'il ait été institué par le président Poutine en mai 2012, le cabinet s'en tient à une politique établie de longue date, mise en place depuis plus de 10 ans. Auparavant, le chef du gouvernement Dimitri Medvedev a déjà été le premier vice-président du gouvernement et a occupé la fonction présidentielle pendant 4 ans. Lui et son cabinet, par conséquent, sont pleinement responsables de la politique économique et sociale, et ses conséquences.

Le gouvernement a mené le pays systématiquement au bord du gouffre. Sa politique ne fait qu'empirer la situation ... Pas une seule réforme industrielle ou agricole n'a mené à des résultats positifs. Par ailleurs, ces réformes deviennent de plus en plus destructrices. L'économie de notre pays, la vie de nos compatriotes est de plus en plus sous la coupe des multi-nationales. La Fédération de russe est en train de perdre sa position d'Etat souverain. Elle a gagné le statut de fournisseur de matières premières dans le système productif mondial.

Le gouvernement russe a toutes les raisons de démissionner. Nous tenons à insister sur les 10 raisons suivantes:



1 – Le gouvernement s'en tient à des « réformes » qui ont failli.

Vingt années consécutives de « réformes économiques » ont conduit à démanteler les deux-tiers de l'industrie russe, à l'origine du retard de notre pays. Actuellement, la Russie ne compte que pour 2% de l'économie mondiale. Le gouvernement peut toujours évoquer la nécessité de construire une économie diversifiée, et promettre de mettre fin à la dépendance vis-à-vis des matières premières. Et pourtant, 70% des revenus sont directement liés aux hydrocarbures. En outre, seulement 6 des 16 000 milliards de roubles issus des exportations de matières premières arrivent dans les caisses du Trésor, le reste est pillé par les oligarques nationaux et étrangers. Le nombre de PME ne cesse de diminuer, croulant sous la pression.

Le gouvernement adhère à une économie dépendante du pétrole, rejetant un développement répondant aux besoins du pays. Le pillage des richesses naturelles russes met gravement en danger les intérêts nationaux de ce pays.



2 – Il ne semble y avoir aucun changement dans une politique financière catastrophique.

En 2013, les Russes ont vu leurs réserves en devises internationales diminuer de 23 milliards de dollars. A la fin du mois de juin, nous avions 514 milliards de devises internationales. Donc la Russie va devoir affronter une nouvelle phase de la crise économique mondiale, moins bien préparée qu'en 2008, lorsque le pays avait encore 598 milliards de devises en réserve. La politique de désinvestissement du gouvernement, qui transfère des capitaux russes aux États-Unis et dans d'autres pays, nuit terriblement au potentiel social et économique du pays.

La dette souveraine a encore augmenté. La dette extérieure globale a crû de plus de 10% dans la première moitié de l'année, soit à peu près 700 milliards de dollars. Ce chiffre excède largement les réserves internationales russes. Un nouveau défaut de paiement est une vraie menace. Les responsables gouvernementaux prétendent que cette estimation ne comprend pas seulement les dettes souveraines mais celles aussi privées et esquivent la question de l’État russe comme un garant des prêts privés.

Le gouvernement est incapable de résoudre le problème de la fuite des capitaux, ce qui signifie que 50 à 70 milliards de dollars fuient le pays chaque année. De janvier à juin 2013, plus de 38 milliards de dollars ont quitté le pays. Certains experts disent même que jusqu'à 100 milliards de dollars quittent annuellement le pays, hors comptabilité officielle. A cet égard, les faibles tentatives des responsables gouvernementaux pour attirer les investissements semblent incroyablement hypocrites.



3 – Avec la politique de privatisation, les grandes industries tombent entre les mains de capitaux étrangers.

Les réticences extrêmes du gouvernement russe à mettre en place un appareil régulateur plus fort entrent en contradiction avec les besoins intrinsèques de ce pays ainsi qu'avec les tendances économiques universelles. La propriété publique qu'il reste, comprenant 1 400 entreprises stratégiques, est en train d'être liquidée avec les projets actuels. L'énergie, les chemins de fer, les aéroports, les banques sont livrés au marché. Les appareils étatiques supervisant et gérant les forces productives sont démantelés. Les ressources matérielles, financières, intellectuelles, le travail sont délibérément gaspillées. La propriété privée étrangère suppose les profits maximum, sans aucun égard pour le développement ou l'amélioration de la capacité productive, étant donné l'échec du gouvernement à susciter de telles activités. L'économie réelle, par conséquent, se détériore. Le PIB, au premier quart de l'année 2013, a chuté de 16,4% par rapport au même chiffre, au dernier quart de l'année 2012.



4 – Le gouvernement est incapable de garantir une croissance économique stable.

La croissance économique, au premier quart de 2013 ne s'est chiffré qu'à 1,6%, trois fois moins qu'à la même période en 2012. La croissance industrielle ne révèle aucune progression. Avec une inflation à la hausse par ailleurs, nous devons admettre que ce pays est face à une récession de grande ampleur. Si on met de côté les activités liées aux hydrocarbures, une industrie affaiblie ne contribue plus qu'à 5% du PIB rend la situation encore plus difficile. Le taux de dépréciation du capital fixe atteint les 60 à 70%. Des secteurs importants tels que les machines-outils, l'aviation, les machines agricoles, les industries de biens de consommation continuent de se désintégrer. Les importations d'avions, de produits pharmaceutiques, de machines-outils ont terriblement augmenté au cours de ces dix dernières années – respectivement multipliées par sept, huit et vingt. Le secteur de l'industrie aérospatiale s'effondre.

La politique agricole conduit à l'écroulement de notre agriculture. Elle ne compte plus que pour 4,4% du PIB. Plus de 41 millions d'hectares cultivables sont abandonnés, gagnés par la chienlit. Les infrastructures rurales ont été impitoyablement saccagées. 14 000 écoles, 16 000 centres culturels, 4 000 bibliothèques ont fermé leurs portes. La disparition de villages entiers progresse. Il ne reste plus aucune population sédentaire dans plus de 19 000 villages. Des fonds minuscules ont été alloués au développement social rural en 2013. Et les choses empirent. Il n'y aura bientôt plus aucune allocation.

Corollaire, la production agricole décline. Les importations correspondent à la moitié de l'approvisionnement alimentaire russe. L'alimentation des Russes est de moins en moins satisfaisante, tandis que la sécurité alimentaire russe est menacée par son propre gouvernement.



5 – Rejoindre l'OMC dans des conditions défavorables nuit aux intérêts nationaux.

Rejoindre l'OMC, c'est une arnaque. Le gouvernement n'a pas négocié des barrières indispensables à la protection de l'économie russe. Par ailleurs, il n'a pas réussi à former des experts compétents capables de représenter les intérêts nationaux dans les organisations internationales.

Qu'avons-nous maintenant ? Les exportations nationales stagnent, alors que les importations connaissent une croissance rapide. Ce pays soutient les industriels étrangers plutôt que ceux nationaux. En 2015, les dégâts cumulés pour le Trésor national, liés à l'OMC, s’élèveront à 835 milliards de roubles. Quand l'industrie nationale sera à genoux, qui empêchera les capitalistes étrangers de fixer les prix de tout, des denrées aux machines outils, en passant par le secteur aérien ?


6 – La politique gouvernementale conduit les régions russes au bord de la faillite.

Le montant de la dette des régions de Russe excède les 1,4 mille milliards de roubles. Et la dette continue d'augmenter. C'est la conséquence naturelle du transfert de certaines responsabilités sociales, de l’État vers les échelons régionaux. Des avertissements sur les conséquences de cette politique ont été émis à maintes reprises par des membres du gouvernement, mais ils ont été ignorés. Des régions appauvries, c'est la dure réalité de la Russie moderne. Le Ministère du développement économique prévoit qu'en 2018, le déficit budgétaire total des régions russes atteindra les 1,8 mille milliards de roubles. Et pendant ce temps, le Ministère des Finances refuse d'accorder aux régions de Russie ne serait-ce que des plans à faible taux d'intérêt.



7 – Le gouvernement russe coupe méthodiquement dans les dépenses de sécurité sociale

La Russie est un Etat-providence, selon sa constitution. Toutefois, le gouvernement remet en cause les acquis sociaux conquis par le peuple. La conséquence, c'est que la Russie se place à la 53 ème place mondiale pour l'éducation et à la 120 ème pour l'accès aux soins selon l'ONU. La Russie occupe une honteuse 97 ème place pour l'espérance de vie. Néanmoins, le gouvernement persiste dans sa politique fautive. En 2013-2015, on cherche à diminuer les dépenses liées à la couverture santé de 4,4 à 2,7% du budget, les dépenses d'éducation de 4,8 à 4,1%. Notre système éducatif subit une réorganisation brutale. L'éducation en lycée est transformée, déformée par l'introduction d'un examen national unifié. Le gouvernement mène une campagne visant à supprimer dans le nombre d'établissements d'éducation ainsi qu'à limiter le nombre de bourses. La qualité de l'éducation, et son accès, continue à se dégrader.

Les inégalités sociales se sont creusées comme jamais auparavant. Le gouvernement reconnaissait que l'écart entre les 10% aux revenus les plus élevés et ceux aux 10% les plus faibles est de 1 à 16. Plusieurs chercheurs indépendants affirment que cet écart est deux fois plus grand. Des millions de familles souffrent de problèmes croissants pour répondre à leurs besoins en services de base, en alimentation, en carburants et en médicaments.



8 – La politique gouvernementale conduit à un déclin scientifique et technique.

La production dans le domaine des hautes technologies en Russie est réduite à sa portion congrue. La part des produits de haute technologie dans les exportations russes a été réduite à 0,3%. En dépit de cet état de fait, le gouvernement alloue moins de 1% du budget à la recherche et développement. Le chiffre est plusieurs fois moins élevé qu'aux États-Unis, dans l'Union européenne et au Japon. Les dépenses pour la science ne constituent que 2% du budget fédéral global. Le soutien à plusieurs programmes en recherche fondamentale d’État a été retiré au début de l'année.

Le gouvernement russe doit prendre des mesures urgentes pour soutenir la science nationale. Les mesures prises vont dans un sens totalement différent. En catimini, et sans la discussion publique nécessaire, un projet de loi a été adopté prévoyant la réforme de l'Académie des sciences russes, ainsi que des autres académies. En fait, il remet en cause le système scientifique académique établi, transférant leur contrôle à des bureaucrates. La « réforme » a été fortement rejetée par la communauté scientifique. Si elle était mise en place, la réforme menacerait ce pays de dégâts irréparables.

Cette tentative de sabordage de l'académie, vieille de plus de trois siècles, reflète sa nature manifestement anti-nationale. Le gouvernement a choisi de liquider quasiment toute la science fondamentale afin de satisfaire les forces anti-nationales. Ce pays est traîné à la remorque du développement mondial.



9 – Le gouvernement russe se révèle incapable de régler le problème de la corruption, ainsi que d'autres menaces portant sur la sécurité nationale.

Le Comité contre la corruption affirme que le revenu total annuel des personnes corrompues en Russie est estimé à 300 millions de $. Des scandales notoires liés aux irrégularités financières au Ministère de la Défense, dans le groupe « ROSNANO » et le « Skolkovo », révèlent la corruption totale de l'appareil d’État. Tout en reconnaissant, en paroles, la gravité du problème, le gouvernement n'a pas pris les mesures concrètes pour le traiter. Ceux reconnus coupables de malversations restent impunis. La corruption en Russie est une des questions nationales les plus essentielles.



10 – Les activités spécifiques du gouvernement, ainsi que son inactivité, ont miné la capacité de défense du pays.

Des conflits militaires éclatent au plus près des frontières de la Russie. Notre pays est entouré par des bases militaires étrangères. Sa capacité défensive, y compris le potentiel militaire nucléaire, s'est considérablement détériorée.

Alors que le gouvernement russe respecte le « New START » signé par Medvedev, les Etats-unis ne cessent de renforcer sa flotte de missiles de croisière et d'armes de haute précision, et de développer un système de défense anti-missile.

Pendant six ans, la clique de Serdiukov a réduit en miettes la structure et le personnel des forces armées, fermé des institutions de formation militaire uniques. Conséquence de ces agissements criminels, il ne reste plus que 100 brigades dans l'armée, 39 regroupent des soldats de différentes branches. C'est l'équivalent d'à peine 10 divisions de combat. A titre de comparaison, l'Armée rouge comptait sur 303 divisions pendant la Grande guerre patriotique.

Aujourd'hui, la Russie ne dispose plus que de 120 aérodromes sur 1 223, 60 pistes sur 1 600, 1 200 avions de combat sur 1 800 ont besoin de subir des réparations. Ce sont d'énormes « failles » dans la défense aérienne. Les grands centres économiques n'ont pas de couverture aérienne : Perm, Ijevsk, Vladimir, Nijni Novgorod, Omsk, Tcheliabinsk, Toula, Ulianovsk. Ces dernières années, la marine a été réduite de 90%. Ces « réformes » font que les Forces armées ne sont plus capables de défendre le pays, même en cas de conflit local.

Sur la base de ces faits, nous estimons que les agissements de ce gouvernement cause des dégâts irrémédiables à l'économie russe, dégrade les conditions de vie de notre peuple, détruit la capacité de défense de l'ensemble du système de sécurité russe. Tout cela représente une menace sur notre souveraineté nationale.

En prenant en compte les intérêts du peuple multi-national de Russie, et en s'appuyant sur les dispositions de la Constitution de la Fédération de Russie, nous avons décidé de soumettre à la Douma une motion de censure contre le gouvernement. Nous sommons nos collègues parlementaires à réaliser la réalité tragique dans laquelle le pays se trouve et à soutenir notre initiative. Le sens de la responsabilité par rapport au sort de notre peuple nécessite une juste analyse de ce qui est en train de se produire, et une volonté d'agir pour changer cela.

Le gouvernement doit être remplacé par une coalition qui défende les intérêts nationaux et bénéficie de la confiance nationale. Un nouveau cabinet collectif qui compterait sur une équipe prête à inverser cette politique de déclin. Son objectif sera de mettre le pays sur la voie d'un développement dynamique et durable. Des tâches particulières et productives sous-tendront le plan d'action du nouveau cabinet :

1 – Les premières mesures à adopter sont les suivantes : la nationalisation des matières premières et des principaux secteurs économiques, la relance de l'agriculture, le développement des infrastructures, le développement scientifique accéléré, base de la modernisation du pays ;

2 – Le gouvernement doit garantir aux citoyens leur droit au logement, en construisant des logements et en reprenant une responsabilité totale pour la fourniture des services de base. Les dépenses pour les services de base des ménages ne doit pas excéder un plafond de 10 % du budget ;

3 – Le gouvernement doit accorder la plus grande attention pour assurer des salaires et des retraites décents. Il doit améliorer l'accès de ses citoyens à des soins ainsi qu'à une éducation et une culture, gratuits et de qualité. Le gouvernement doit suivre le mot d'ordre : « L'éducation pour tous ». En l'espace de deux ans, les allocations pour la culture doivent doubler. Les enfants et les jeunes doués doivent recevoir l'aide nécessaire ;

4 – Le gouvernement doit prendre toutes les mesures pour empêcher la casse du pays. Nous devons mettre en place des programmes de lutte contre la pauvreté, protéger les mères et les enfants. Le gouvernement doit agir pour stopper l'exode des populations en Sibérie, en Extrême-orient et dans le Nord russe.

5 – La sécurité nationale doit être renforcée. Le gouvernement national doit veiller à la prévention du crime et lutter contre la corruption. Une politique étrangère et de défense audacieuse doit attirer des alliés et des partenaires réguliers à la Russie, contribuant à l'établissement de relations internationales entre égaux.

La situation actuelle est préoccupante. La Russie a désespérément besoin d'un gouvernement bénéficiant de la confiance nationale. Nous appelons nos concitoyens, les associations ouvrières, de vétérans, de jeunesse, les représentants de la science et de l'éducation, de la santé et de la culture, de l'économie privée et de la fonction publique à nous soutenir. Nous appelons à une discussion nourrie autour de cette initiative et à faire monter ces exigences. Nous allons, sur cette base, déposer une motion de censure contre le gouvernement russe à la Douma.


La Russie a accordé l'asile à Edward Snowden. En représaille, le sénateur républicain Mc Cain a proposé l'extension de l'OTAN à la Géorgie.

Tandis que le gouvernement syrien reconquiert Homs, l'homme de la CIA, le prince Bandar ben Sultan responsable des services secrets saoudiens a rencontré le président Vladimir Poutine à Novo-Ogarevo mercredi. Face-à-face entre deux pays qui marquent des points au Proche-Orient : la Russie (avec le renforcement d'Assad) et l'Arabie Saoudite (avec le coup d'Etat égyptien).  


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 Livre moi Snowden, sinon ... ! Non je suis un rebelle !


Edité par T 34 - 12 Aug 2013 à 18:10
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2013 à 21:48

Un dialogue complexe et tendu mais pas rompu

Julien Zarifian, Maître de conférences en Études américaines, Université de Cergy-Pontoise.

La décision du président Barack Obama d’annuler le sommet bilatéral de septembre prochain avec son homologue russe, Vladimir Poutine, a tantôt surpris tantôt affolé la plupart des observateurs, en particulier en France. Comme dans les pires moments de la guerre froide, la relation américano-russe a fait la une de la presse nationale, et les grands titres alarmistes n’ont pas manqué d’attirer l’attention.

Mais qu’est-ce que cet épisode signifie vraiment et que révèle-t-il des relations entre Washington et Moscou ? À vrai dire, pas grand-chose, ou, en tout cas, pas grand-chose de nouveau. Comme tout un chacun a pu le constater, les relations américano-russes ont connu de grandes difficultés ces dernières années, et plus encore ces derniers mois. La question syrienne, sur laquelle les positions des deux États divergent radicalement, les empoisonne, et un certain nombre d’autres dossiers (bouclier antimissile américain en Europe, Iran, influence au sud du Caucase et en Asie centrale, etc.) les complique. Les États-Unis ont aussi été déçus du manque de profondeur du « reset » – le « redémarrage » des relations bilatérales voulu par la présidence Obama dès 2009 – et le Kremlin souhaite être traité avec plus d’égards et d’égal à égal. Le régime de Poutine déplore aussi les critiques américaines portant sur la démocratie et les droits de l’homme en Russie et s’est, par exemple, indigné contre la loi américaine dite « Magnitski » de décembre 2012, qui interdit de territoire américain dix-huit officiels russes soupçonnés d’être impliqués dans la mort du juriste Sergueï Magnitski, qui avait mis au jour, dès 2008, un vaste réseau de corruption. La récente affaire Edward Snowden et la décision de Moscou d’accorder l’asile temporaire à celui qui a, notamment, révélé les écoutes à grande échelle de leurs alliés européens pratiquées par les États-Unis s’inscrit dans cette spirale négative. L’annulation par Washington de la rencontre présidentielle de septembre n’est que la réponse – certes relativement « sonore » et « éclatante » – de la présidence Obama qui, sous pression constante du Congrès et de nombre d’influents journalistes et chercheurs washingtoniens, n’a d’autre choix que d’élever, à son tour, le ton.

Tout cela n’est donc pas réellement surprenant et, bien qu’il faille rester vigilant, vraisemblablement pas aussi alarmant que ce que certains commentaires laissent croire. Les haussements de ton sont monnaie courante entre les États-Unis et la Russie depuis la chute de l’URSS (et encore plus avant celle-ci), et les relations bilatérales entre les deux anciens « grands » semblent s’en être accommodées. Cela ne veut pas dire que ce climat difficile n’entraînera pas, un jour, un conflit plus sérieux, mais cela signifie que les dirigeants américains et russes, qui se connaissent bien, savent composer avec ces « éclats de voix » et autres signaux négatifs régulièrement envoyés par chacune des deux parties à l’autre, et qui n’empêchent d’ailleurs pas des moments et des sujets de rapprochement. Du reste, si la Maison-Blanche et le Kremlin se doivent de rester fermes et ne peuvent stopper l’escalade actuelle, il est fort à parier que ni l’un ni l’autre n’aurait à gagner à entrer dans une phase de tension plus grande, alors qu’ils doivent faire face à une situation internationale (en particulier pour les États-Unis) et intérieure (surtout pour le régime Poutine) assez délicate. Enfin, l’épisode actuel ne doit pas masquer que, même dans les périodes difficiles comme celle de ces derniers mois, des signaux plus positifs, tel que l’échange téléphonique entre Obama et Poutine à la suite de l’attentat de Boston, en avril 2013, ponctuent des relations décidément complexes. D’ailleurs, le dialogue entre Washington et Moscou n’est pas rompu, et Obama et Poutine se rencontreront, selon toute vraisemblance, au sommet du G20, à Saint-Pétersbourg… début septembre.

Julien Zarifian

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2013 à 18:16
L’art de la guerre

La nouvelle confrontation militaire Ouest-Est

Manlio Dinucci Μάνλιο Ντινούτσι

Depuis que Poutine est revenu à la présidence, la Russie a renforcé sa « rhétorique anti-américaine », en se servant de « vieux stéréotypes de la guerre froide » : c’est ce qu’a déclaré le président Obama après avoir annulé la rencontre prévue pour septembre. La goutte qui a fait déborder le vase a été l’asile concédé par la Russie à Edward Snowden, coupable d’avoir rendu publiques les preuves que les services secrets US espionnent tout et tout le monde. Mais il y a bien autre chose.

Moscou s’oppose au « bouclier anti-missiles », qui permettrait aux USA de lancer une première frappe nucléaire en sachant qu’ils peuvent neutraliser la riposte. Moscou est opposée à l’ultérieure expansion de l’OTAN à l’est et au plan USA/OTAN de démolir la Syrie et l’Iran dans le cadre d’une stratégie qui cible la région Asie/Pacifique. Tout ceci est perçu à Moscou comme une tentative d’acquérir un net avantage stratégique sur la Russie (et, en outre, sur la Chine).

Ne s’agit-il que de « vieux stéréotypes de la guerre froide » ? On ne dirait pas, vu le programme annoncé par l’OTAN le 8 août. Il prévoit « des manœuvres militaires plus ambitieuses et plus fréquentes» surtout dans les régions adossées à la Russie. Du 25 août au 5 septembre des chasseurs-bombardiers de l'OTAN (y compris italiens) [et français, NdT], à double capacité conventionnelle et nucléaire, participeront en Norvège à la manœuvre « Brilliant Arrow » (Flèche brillante) du Commandement aérien allié, à la tête duquel vient d’être nommé le général Frank Gorenc, qui commande aussi les forces aériennes US en Europe.
 

Puis aura lieu en novembre la manœuvre aérienne « Steadfast Jazz » (Jazz inébranlable), qui verra le déploiement de chasseurs-bombardiers de l'OTAN en Pologne, Lituanie et Lettonie, à la frontière russe. En septembre-octobre des navires de guerre de l'OTAN participeront à la grande manœuvre « Brilliant Mariner » (Marinier brillant) en mer du Nord et en mer Baltique. Est aussi prévu l’envoi d’autres navires de guerre de l'OTAN en Mer Noire, où s’est déroulée en juillet la manœuvre « Sea Breeze 2013 » (Brise de mer 2013) à laquelle ont participé les marines de dix pays* (Italie comprise) (la France y était présente au titre d’observateur avec le Qatar, les Émirats arabes unis, et la Libye, NdT) sous les ordres du Commandant des Forces navales USA en Europe, qui commande en même temps la Force conjointe alliée à Naples.
 
Les USA et les alliés de l'OTAN sont donc en train d’accroître la pression militaire sur la Russie, laquelle, évidemment, ne se limite pas à ce qu’Obama appelle une « rhétorique anti-américaine ». Après que les USA ont décidé d’installer un « bouclier » de missiles même sur l’île de Guam dans le Pacifique occidental, le Commandement des forces stratégiques russes a annoncé être en train de construire un nouveau missile de 100 tonnes « en mesure de dépasser n’importe quel système de défense de missiles ». D’ici la fin de cette année on effectuera 16 lancements expérimentaux de missiles balistiques intercontinentaux de divers types. Et le premier sous-marin nucléaire de la nouvelle classe Borey est déjà en navigation : long de 170 mètres, capable de descendre à 450 mètres de profondeur, armé de 16 missiles Bulava d’un rayon de 9 000 Km et 10 têtes nucléaires multiples indépendantes, il peut manœuvrer pour éviter les missiles d'interception. Le nouveau sous-marin fait partie des huit que la marine russe recevra d’ici 2020 (pour remplacer les précédents), avec 16 sous-marins multirôle et 54 unités de surface.
 
Là-dessus et pas seulement, les médias européens, en particulier les médias italiens champions en désinformation [en compétition serrée avec les français, NdT], gardent pratiquement le silence. Ainsi la très grande majorité des gens a-t-elle l’impression que la guerre ne menace que des régions « turbulentes », comme le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, sans s’apercevoir que la « pacifique » Europe est en train, à nouveau, de devenir, dans le sillon des USA, la première ligne d’une confrontation militaire pas moins dangereuse que celle de la guerre froide.


* Azerbaïdjan, Bulgarie, Canada, Géorgie, Allemagne, Italie, Roumanie, Turquie, Ukraine et USA (NdT)

 
 


Edité par T 34 - 08 Sep 2013 à 23:01
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Nov 2013 à 20:20
La commémoration de la Révolution d'Octobre en URSS.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2014 à 20:50
61 ans sans toi.
 

 
 
 






 
Песня памяти Сталина


Edité par T 34 - 05 Mar 2014 à 20:50
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