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Travail/Chômage, ben en fait c'est surtout chômage

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Travail/Chômage, ben en fait c'est surtout chômage
    Envoyé : 03 Jan 2008 à 21:49

Nicolas Sarkozy veut sanctionner les refus d’offres d’emploi !!! " Garde a vous, nous y voilà"

 
Nicolas Sarkozy veut sanctionner les refus d’offres d’emploi NOUVELOBS.COM | 03.01.2008 | 16:11

Les chômeurs qui refuseraient "deux offres d’emploi acceptables" seraient concernés, a expliqué le porte-parole du gouvernement, tout en précisant que le président avait "demandé un calendrier sur le sujet".

Nicolas Sarkozy a demandé, jeudi 3 janvier, un "calendrier" pour la mise en place de

--"sanctions" à l’encontre des demandeurs d’emploi qui refuseraient

--"deux offres acceptables",

a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez.

"Le président a demandé un calendrier sur le sujet", a-t-il déclaré à la presse, rappelant que "500.000 offres d’emplois" sont non pourvues. "Il y a un travail en commun qui devra être fait avec les partenaires sociaux pour définir ce que sont deux offres d’emplois acceptables. ( il faut s’attendre a tout )

Il faudra ensuite mettre en place un dispositif. La mise en place du dispositif de sanctions est bien de la responsabilité de l’Etat", a-t-il détaillé.

"Cela fait partie des points importants dans le cadre de notre amélioration sur la situation de l’emploi", a estimé le porte-parole.

Objectif : un taux de chômage de 7,7%

--La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a indiqué qu’elle allait travailler sur "la formation professionnelle", "la réforme du service public de l’emploi" et "la sécurisation des parcours professionnels", a poursuivi Laurent Wauquiez dans son compte-rendu du premier Conseil des ministres de l’année. Le porte-parole a rappelé que le gouvernement espérait 7,7% de chômage "assez rapidement". "Alors que le taux de chômage était de 8,8% en 2006, il est de 7,9% en 2007 et avec un tendanciel qui nous permet d’espérer pouvoir atteindre assez rapidement 7,7%, avec des chiffres de l’Insee qui sont maintenant non contestés", a-t-il déclaré. Ce n’est "en aucun cas un motif de satisfecit pour le gouvernement" car "il y a malgré tout des tendances lourdes sur le marché du travail" : "une partie assez forte en CDD, en contrat en intérim" et "le chômage des jeunes et des 55-64 ans". "C’est le bloc dur sur lequel il faut que l’on arrive à avoir des progrès importants", a conclu Laurent Wauquiez.

- http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

 
 J'ai quelques petites remarques à faire mais on va attendre vos commentaires sur le sujet.


Edité par T 34 - 24 Apr 2011 à 01:42
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Depuis le: 03 Oct 2007
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jan 2008 à 18:52

Qu'est ce que ça va être les "2 offres acceptables" proposés aux chomeurs ? Sur ce point là, je suis assez inquiet.
Faut pas s'étonner que des boulots soient non pourvus si on tient compte des conditions de travail et des conditions salariales dans un certain nombre de branches.

A mon avis, le but de cette mesure est de faire diminué les chiffres du chomage par des radiations massives des listes sans pour autant crée de nouveaux emplois car ce n'est pas dans l'interet du capital car pour être performant, le capital a besoin d'un nombre de chomeurs suffisament importants car il peut ainsi profiter de la concurrence entre travailleurs pour les exploiter.






Edité par Rep. Dem - 04 Jan 2008 à 18:53
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Jan 2008 à 14:38
Cela me rappelle une fameuse anecdote concernant une Allemande (Berlin ayant le même programme de sanction des chômeurs) qui avait refusé un emploi dans...un bar à pute
 
Elle avait été de suite sanctionné
 
Vendre son corps aux premiers chiens venus, soit, mais osez refusé de baisser sa dignité pour -du coût- abaisser également les chiffres du chômage, quelle insolence!!


Edité par Martin - 16 Jan 2008 à 11:17
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 01:54

"It's a Free World !" : travail, morale, tout est flexible

LE MONDE | 01.01.08 |








L'héroïne du nouveau film de Ken Loach se prénomme Angie. C'est une belle blonde, généreuse en décolleté, blouson de cuir noir et moto, à l'inlassable combativité. Elle incarne un nouveau type de personnage dans l'oeuvre de ce cinéaste des petites gens et des travailleurs maltraités.

En 1985, Ken Loach a réalisé un film sur les mineurs en grève contre Margaret Thatcher qui s'intitulait Which Side Are You On ? (Dans quel camp êtes-vous ?). Pour ce défenseur forcené des combats de la classe ouvrière, il n'y a jamais eu d'ambiguïté.

if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}

Il fut du côté des travailleurs de Riff-Raff (1991), émigrés de régions économiquement sinistrées vers la capitale et condamnés aux emplois temporaires, sans protection sociale. Du côté des licenciés de Raining Stones (1993), soumis aux files d'attente de l'aide sociale. Du côté de Joe, le chômeur de longue durée de My Name is Joe (1998), condamné aux jobs au noir. Ou de Maggie, chanteuse de pub cabossée par la vie (Ladybird, 1994), qui se bat pour récupérer les enfants que lui ont retirés les services sociaux. Rien de changé dans It's a Free World ! : nous sommes passés de l'ère Margaret Thatcher à l'ère Tony Blair, mais le cinéaste, plus que jamais acharné à dénoncer les injustices et réveiller les consciences, est toujours solidaire des exploités. A ce détail près, qui rend son propos plus complexe : son film montre comment une victime du système devient à son tour un rouage de l'exploitation dans ce que l'on appelle "le miracle anglo-saxon".

Angie est un pur produit de la politique libérale, vouée à l'énergie d'entreprendre, au culte des affaires et de l'individualisme. Elle est formatée pour se tailler coûte que coûte une place au soleil, peu regardante sur les moyens. Au monde de son père, un docker qui a connu l'apogée du syndicalisme, a succédé celui de l'argent roi, le règne de la compétitivité et du chacun pour soi. Avec l'invention d'un concept dévastateur : celui de la flexibilité, qui favorise la précarité des emplois.

Salariée dans une entreprise londonienne, chargée de recruter de la main-d'oeuvre à bon marché dans les pays de l'Est, cette brave fille bosse avec abnégation jusqu'au jour où, s'étant rebellée contre le harcèlement sexuel de l'un de ses patrons, elle est mise à la porte. Elle décide de créer son propre cabinet de recrutement.

Angie a connu dix boulots en dix ans, et ne connaît qu'une méthode pour s'en sortir : jouer des coudes, la recherche du profit. Le film de Loach montre comment, pour avoir sa part du gâteau, elle devient un maillon d'une politique cynique qui nie les acquis syndicaux et les droits de l'homme.

Généreuse au départ, Angie va être amenée à oublier sa morale et devenir une alliée de la contrebande humaine. Racontant l'histoire du point de vue de l'"exploiteuse" plutôt que de celui des exploités, le cinéaste montre bien comment s'opère cette mutation.

Pour "démarrer", Angie est obligée de flirter avec l'illégalité, et entraînée par l'hypocrisie du système (grugée par des contremaîtres, manipulée par la chaîne des sous-traitances, incapable de payer ses clandestins, car elle-même escroquée par des chantiers en faillite), elle met le doigt dans un engrenage qui va l'amener à ruser avec les taxes, employer des illégaux, différer la rétribution des ouvriers qu'elle trie chaque matin devant un entrepôt, dénoncer des sans-papiers à la police pour récupérer des logements...

Il y a quelque chose d'implacable, et de désespérant, dans ce constat d'une exploitation des pauvres par les pauvres, chacun oeuvrant pour sa survie, oeil pour oeil, chacun ayant ses raisons. L'une de celles d'Angie est son statut de mère célibataire, acharnée à prouver à la société (famille, administration) qu'elle a des revenus stables et une identité sociale crédible pour pouvoir élever un fils dont on lui refuse la garde.

Du côté des prolétaires, Ken Loach ne juge pas Angie, il juge le système qui réveille son égoïsme, lui donne des alibis pour commettre l'inadmissible.


"It's a Free World !" de Ken Loach. Film anglais avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zurek,Joe Siffleet, Colin Coughlin. (1 h 33.)



Edité par Martin - 06 Feb 2008 à 11:25
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Feb 2008 à 03:53

Développons l'entrepreneuriat salarial

Arnaud Mourot, directeur d'Ashoka France

 “Laboratoires d’innovation sociale et proches du terrain, les entrepreneurs sociaux apportent des solutions inédites et pragmatiques à des problèmes jusqu’ici mal ou pas résolus. L’association Ashoka est présente dans plus de 60 pays. Elle soutient les entrepreneurs sociaux innovants.

Il a créé un réseau de jardins maraîchers biologiques employant des personnes réputées inemployables… Elle est en train de lancer des maisons non médicalisées pour la réhabilitation sociale des personnes mentalement perturbées... Il a monté un cabinet de placement pour que les diplômés issus des “quartiers” trouvent un emploi qui reflète leur niveau de qualification… Il a déployé un groupe de 2 000 salariés sur la thématique de la réinsertion (ex-drogués, chômeurs de longue durée…).

Leur point commun ? Ce sont des “entrepreneurs sociaux”. De l’entrepreneur ils ont toutes les qualités (imagination, ténacité, vision stratégique, sens du concret…) et s’en servent pour combattre un problème grave de la société (touchant l’éducation, la lutte contre les discriminations, l’environnement, les droits de l’homme, etc.). Souvent, leur organisation est sans but lucratif même si, pour assurer sa pérennité, elle peut inclure des activités marchandes.

Qu’apportent à la société ces entrepreneurs d’un nouveau type ? Laboratoires d’innovation sociale et proches du terrain, les entrepreneurs sociaux apportent des solutions inédites et pragmatiques pour traiter des problèmes jusqu’ici mal ou pas résolus. Exemple : élevé dans un quartier sensible, il aide les jeunes de banlieue à créer leur entreprise en les faisant coacher par des entrepreneurs issus des mêmes quartiers et qui ont réussi. Ces solutions sont d’ailleurs souvent reproduites et/ou deviennent la norme (82% des entrepreneurs sociaux soutenus par Ashoka voient leur modèle copié dans les cinq ans).

Sources d’économies pour les finances publiques, ces solutions sont généralement moins coûteuses et plus efficaces que ce que feraient des services publics. Exemple : chaque “maison de vie” pour personnes souffrant de troubles psychiques créée par cette psychiatre fait économiser 700 000 euros par an à la société (moins d’hospitalisations et de médicaments, notamment).

Les entrepreneurs sociaux ont besoin de financements, mais surtout de soutien professionnel pour renforcer leur efficacité et donc leur impact sur la société : coaching, conseils, mise en réseaux, partenariats avec des entreprises “classiques”…
Tout compte fait, les soutenir est un excellent
investissement ! "

 
20 minutes.
 
************
Ce n'est pas parfait, pas vraiment antilibéral et anticapitaliste mais c'est mieux que rien.  Ce système ne combat pas le capitalisme et la source des inégalités. Il ne fait qu'essayer de mettre quelques pansements.
 


Edité par 1917 - 06 Feb 2008 à 04:00
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Feb 2008 à 12:26

La postière aux 247 CDD obtient gain de cause

Le tribunal des prud’hommes d’Albi a condamné La Poste à verser 66 000 euros à une ancienne employée ayant cumulé des emplois précaires depuis 1976.

Tribunal d’Albi, au pied des marches. Devant les caméras, Odile Guibert, cinquante-deux ans, répète patiemment son parcours, enfin soulagée. Le petit bureau de poste de Cordes-sur-Ciel, dans le Tarn, elle y est d’abord rentrée en 1976, comme femme de ménage, via un CDD. Elle n’a alors que vingt et un ans mais s’intègre très vite et grimpe les échelons : tour à tour, La Poste lui proposera de devenir guichetière, puis agent de tri, puis factrice… Mais ne lui proposera jamais de passer en CDI. En tout, elle va accumuler deux cent quarante sept contrats à durée déterminée. Jusqu’à ce jour d’octobre 2006, où son responsable lui fait comprendre que c’est la fin, qu’il ne la rappellera plus pour de nouvelles missions. « À ma place, j’ai appris qu’ils avaient embauché un jeune de vingt-quatre ans, en CDI ! j’étais verte, moi, ça faisait trente ans que je l’attendais, mon CDI, trente ans que j’acceptais un coup de fil le matin ou le soir pour le lendemain. » Odile attaque en justice.

Hier matin, le conseil des prud’hommes d’Albi a condamné La Poste à lui verser 66 000 euros de dommages et intérêts, ainsi qu’à reconstituer sa carrière depuis 1990, date du changement des statuts de La Poste. « Je suis très satisfaite, mon travail a été valorisé, a déclaré la plaignante. Je suis rassurée sur mon avenir, notamment sur ma retraite et le calcul de mes points. » À l’issue du verdict, Me Emmanuel Gil, l’avocat de La Poste, a de son côté préféré nuancer : « Le tribunal a retenu que la rupture du contrat était imputable à Mme Guibert dans la mesure où elle avait refusé dix propositions de CDI ailleurs dans la région. »

Néanmoins, pour Thomas Barba, délégué syndical CGT à La Poste, « c’est une victoire totale ». Thomas Barba, dans le Tarn, c’est un peu le « Monsieur Plus » de tous ceux qui ont subi des cumuls de CDD à La Poste. « L’intermittence à La Poste qui a été instaurée par la convention collective de 1991, c’est une ineptie ! s’emporte-t-il. D’ailleurs, cinq arrêts de la Cour de cassation l’ont confirmé fin 2007. En France, huit mille salariés, surtout des femmes, ont été ainsi abusés au niveau de leurs contrats. » Depuis 2003, ce syndicaliste court de tribunal en tribunal pour faire entendre justice et régulariser « toutes » les situations de la région. En quatre ans, il est parvenu à faire dédommager une cinquantaine de salariés. Face à l’injustice, il ne compte pas ses heures, dit-il. Alors en contrepartie, il s’autorise des coups de gueule contre toutes ces fédérations syndicales, y compris la sienne, qui « parlent de politique générale » et « oublient de faire du syndicalisme de proximité ». « Au niveau national, aucun syndicat n’a su appréhender cette précarité sociale à La Poste. Résultat, on va à la bataille en file indienne, pas du tout coordonnés, alors les procès s’enchaînent, mais La Poste ne tremble pas. » Pourtant, s’alarme le cégétiste, il y a urgence : « Quand un employé qui a entamé une démarche aux prud’hommes se fait convoquer par son directeur régional pour le dissuader de continuer, moi, je trouve que c’est dangereux pour la démocratie. »

Pour l’heure, dans le Tarn, les affaires de CDD abusifs s’enchaînent. Quelques heures après le délibéré concernant Odile Guibert, c’était au tour de onze postiers de passer devant le conseil des prud’hommes d’Albi. Sept ont été déboutés et condamnés à payer 500 euros au titre de remboursement de frais de justice. Pour les quatre autres, le tribunal a condamné La Poste à verser à chacun des dommages et intérêts allant de 1 500 à 15 000 euros. Des sommes auxquelles s’ajoutent des rappels de salaires, là aussi variables selon les cas. En tout, La Poste doit payer à chacun entre 10 000 et 21 000 euros.

Christelle Chabaud

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Feb 2008 à 20:43

A Marseille, 11e jour de grève des salariés de Carrefour payés 950 euros ou moins.

 
Par Par Isabelle WESSELINGH AFP - Lundi 11 février, 19h10

MARSEILLE (AFP) - Rideau de fer baissé: le plus grand hypermarché Carrefour de Marseille est resté fermé lundi, au 11e jour de grève de ses caissières, employés de rayon et manutentionnaires qui réclament un geste salarial pour améliorer leurs "950 euros ou moins mensuels".

"On ne demande pas la lune: on veut au moins une chose, que le ticket restaurant qu'on nous donne pour déjeuner passe de 3,05 à 4,50 euros. C'est abordable, non ?", explique Smaïl Aït Atmane, délégué CFDT, syndicat majoritaire dans l'hypermarché Grand Littoral, qui a fermé durant neuf des 11 jours de grève.

"Avec trois euros, on n'a pas assez pour s'acheter un sandwich à la pause. Ca m'étonnerait que mon directeur mange pour trois euros à midi", renchérit Sabine, 31 ans, caissière depuis dix ans qui émarge à 840 euros net par mois pour 30 heures de travail.

Lassés de devoir batailler chaque mois avec un "salaire de misère qui fait que dès le 10 du mois, on n'a plus rien", selon une caissière, plus d'une centaine de salariés (sur les 571) de cet hypermarché ont poursuivi leur grève après la journée d'action nationale dans la grande distribution du 1er février. Ils sont les seuls en France.

Lundi, ils bloquaient avec des chariots vides les entrées au parking de Grand Littoral, un centre commercial qui regroupe magasins et restaurants, en plus de Carrefour, au nord de Marseille.

"Onze jours de grève, c'est dur avec nos salaires mais on est déterminés. On va tenir bon parce qu'on en a assez d'être traités comme des moins que rien", relève Sourigna Manomay, 24 ans, employé au rayon légumes.

Après avoir réclamé une prime exceptionnelle, les salariés sont prêts à y renoncer à condition d'obtenir gain de cause sur les tickets restaurants et d'autres points de revalorisation.

La responsable communication de l'hypermarché, Sylvie Cottin, a indiqué que les "tickets restaurants ne sont de toute façon pas une obligation chez Carrefour" ajoutant que "ce genre de revendication n'a jamais eu gain de cause".

"Nous proposons de revaloriser certains contrats en faisant passer des gens de 30 à 33 heures et une subvention de 35.000 euros au comité d'entreprise", a-t-elle précisé, propositions qualifiées de "poudre de perlimpinpin" par l'intersyndicale.

La direction a demandé lundi une nouvelle médiation à la direction du travail.

La revalorisation des tickets restaurants coûterait environ 198.000 euros annuels quand cet hypermarché Carrefour réalise un chiffre d'affaires d'environ 150 millions d'euros par an, selon un responsable de Grand Littoral.

L'ensemble du centre commercial Grand Littoral subit se son côté une baisse de fréquentation, selon son directeur Alain Pinatel.

Les clients présents disent "comprendre les grévistes". "Je suis solidaire. Ma fille gagne 1.000 euros par mois, je sais combien c'est difficile de s'en sortir", commente Christian Aperçé, venu faire ses courses à pied.

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Edité par 1917 - 12 Feb 2008 à 20:46
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Depuis le: 26 Sep 2007
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2008 à 16:09
D’ autres chiffes derrière la baisse du chômage de Sarkozy- Fillon : des emplois de 12 heures par semaine.
 
Mme Lagarde exulte : la France n’aurait jamais créé autant d’emplois depuis 2000 ; près de 300 000 en 2007 (Le Monde du 16 février). Nous avons peu d’informations sur les sources de telles statistiques, car les enquêtes correspondantes ne sont pas disponibles pour l’année 2007. Et nous souhaiterions nous réjouir avec la ministre de l’économie, si nous n’avions des données fiables - et inquiétantes - sur le type d’emplois qui, derrière ce chiffre mirifique, se profilent. Ces inquiétudes reposent sur des faits convergents et s’appuient sur les données de 2006, année la plus récente sur laquelle les statistiques publiques sont stabilisées.

Fait numéro un : sur les 188 900 emplois créés en 2006, déjà considérée comme une année dynamique, 116 000 (c’est-à-dire près de 60 % du total) l’ont été dans les services à la personne (l’aide à domicile, les employés de maison, la garde d’enfants, etc.). Un beau résultat ? Pas vraiment.

Fait numéro deux : les emplois créés dans ces services l’ont été sur la base d’une durée du travail incroyablement faible. Selon les données de sources administratives (dites des organismes agréés des services à la personne ou OASP, Dares) et de l’emploi de gré à gré (Ircem), on obtient une moyenne horaire annuelle travaillée de 450 heures par salarié pour l’ensemble du secteur, et de 420 heures pour les seuls emplois créés en 2006. En "équivalent temps plein", cela ne fait que 32 000 emplois ajoutés... Mais surtout 450 heures annuelles, cela correspond à un emploi à moins d’un tiers-temps, soit 11 à 12 heures par semaine.

Et comme ces activités sont rémunérées aux alentours du smic, les salaires moyens distribués sont de l’ordre de 300 euros par mois... La montée en régime du plan Borloo, dont l’un des objectifs affichés est la création de tels emplois, peut faire envisager qu’en 2007 les services à la personne auront ajouté 175 000 à 180 000 emplois, mais sur la base de durées du travail aussi faibles...

Un argument fréquent, opposé à cette triple critique, repose sur l’idée que ce type d’emploi est "toujours mieux que rien", et que les salariés pourraient accroître leur temps de travail en multipliant, par exemple, le nombre de leurs employeurs. A l’aune de nos recherches, cet argument n’est pas recevable. D’abord, parce que cela fait plus de dix ans que cette rhétorique accompagne la création des emplois de "gré à gré" (appelés à l’époque les emplois familiaux, puis les emplois de proximité), sans signe clair d’amélioration en termes de durée du travail. Ensuite, parce que les statistiques sont têtues : elles indiquent clairement que, dans l’aide à domicile, les salariés à temps partiel ayant plusieurs employeurs pâtissent d’un temps de travail hebdomadaire plus réduit que les salariés n’en ayant qu’un...

Nos gouvernants actuels ont critiqué avec vigueur le "scandale" de la mise en place des 35 heures. Aujourd’hui, nous pouvons interroger le sens donné à la croissance de l’emploi. Celle-ci repose, pour une grande part, sur la création de tiers-temps, autour de 11 ou 12 heures hebdomadaires en moyenne. A force de multiplier les petits boulots ("des miettes d’emploi", dirait la sociologue Margaret Maruani), la France sera peut-être bientôt championne du monde de ces créations.

Mais peut-on encore parler d’"emplois" ?... Et faut-il s’enorgueillir d’une telle expansion ?

Florence Jany-Catrice

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2008 à 16:24

« On nous vend comme des meubles »

Distribution . Depuis le 15 février, les salariés d’un hard discount de la région parisienne sont en grève pour refuser la vente du magasin à un indépendant franchisé.

Une tente, un brasero, une couverture et une pancarte : « Ici, l’adjoint au chef de magasin est en grève de la faim. » Depuis hier matin, Patrice ne s’alimente plus, une décision extrême afin que la « direction de Ed accepte enfin de nous licencier dignement ». Une situation ubuesque qui met en lumière la stratégie des groupes de la grande distribution qui utilisent des franchises pour se délester de leur responsabilité sociale. Car voilà, le 15 février, en pleine pause déjeuner, le directeur régional du groupe est venu annoncer aux six salariés de cet hypermarché discount de Chilly-Mazarin, dans l’Essonne, que le magasin allait être vendu à un indépendant franchisé. La transaction doit prendre effet le 11 mars.

des salariés écoeurés

« Dès le lundi suivant, pour la première fois, on s’est tous mis en grève », explique Mouloud, trente et un ans, 1 100 euros net après trois ans d’ancienneté. « Si on ne dépend plus de Carrefour (qui détient l’enseigne Ed - NDLR), nous allons perdre tous les avantages liés au groupe, tous les avantages qui nous permettaient, malgré tout, de nous maintenir à flot. Fini les tickets resto de 6 euros et la participation au bénéfice qui correspond à un mois de salaire ! Fini l’intéressement, la prime de vacances de 250 euros, la remise de 5 % en magasin ! Fini la mutuelle et le droit à la représentativité syndicale ! Déjà que personne ne vient bosser par plaisir chez Ed… »

Au début de leur mouvement, les salariés ont donc demandé à être reclassés dans d’autres grandes surfaces de la région. « On nous a répondu que c’était impossible », explique Valentin, un autre gréviste « écoeuré », qui vient pourtant d’apprendre que des embauches ont eu lieu en début de semaine au Ed de Savigny, à moins de 5 km de Chilly-Mazarin. « On nous vend comme des meubles. » Alors, maintenant, « chacun veut juste partir avec un chèque en poche et allait chercher du boulot ailleurs », explique Alexandre Torgomian, délégué syndical CFDT. Sauf que, là encore, Carrefour refuse catégoriquement. « En off, le directeur régional nous a glissé qu’ils préféraient encore perdre de l’argent. » La semaine dernière, l’hypermarché n’a réalisé que 35 % de son chiffre d’affaires habituel. Tandis que les grévistes ont bloqué l’accès aux deux parkings du magasin, beaucoup de clients boycottent le lieu et viennent apporter leur soutien à « leurs » caissiers. Une pétition a déjà recueilli près de 700 signatures.

la direction régionale refuse de s’expliquer

Présente hier sur les lieux, la direction régionale refuse de s’expliquer. Mais, venu lui aussi apporter son soutien, Gérard Funès, maire socialiste de Chilly et vice-président du conseil général, donne quelques pistes. « La direction m’a laissé entendre que Carrefour souhaite franchiser l’ensemble des 950 magasins Ed, alors ils refusent en bloc de céder à Chilly par peur de créer un précédent. » Toute négociation semble donc vouée à l’échec.

En attendant, Patrice campe devant l’entrée et poursuit sa grève de la faim. Hier un peu avant midi, un huissier est venu mesurer la distance entre sa tente et la porte d’entrée pour constater qu’il y a « atteinte inadmissible au principe constitutionnel de la liberté du commerce et de l’industrie ». Une plainte a été déposée devant le tribunal de grande instance d’Évry.

Christelle Chabaud



Edité par Jef. - 03 Mar 2008 à 16:25
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Mar 2008 à 17:28

« Le Code du travail diminue avec l’altitude »

Saisonniers . Mobilisation sans précédent ce week-end dans la plupart des stations de ski pour le pouvoir d’achat, contre la remise en cause des indemnités de chômage et pour un véritable statut.

Selon les plus récentes statistiques, ils sont 35 000 pour le seul département de la Savoie. 75 000 environ pour l’ensemble des massifs alpins. À l’image de Paul, plongeur à Méribel, ils viennent pour 76 % d’entre eux d’autres régions, essentiellement le Nord, la Lorraine, la Normandie. Poussés par les ANPE vers ce que l’on nomme parfois « l’eldorado des neiges », ils arrivent au gré des saisons pour peupler les coulisses des hôtels ou des restaurants des stations de sports d’hiver. Population souvent déstabilisée par le déracinement, ils s’ajoutent sur place à une main-d’oeuvre locale, plus stable, mieux protégée, intégrée surtout dans les remontées mécaniques et leur maintenance souvent sur des postes à l’année.

« Notre principal souci, confie un des responsables de l’union locale CGT de Moûtiers est de les accueillir décemment. Surtout de leur dire leurs droits. C’est en général une population jeune, débarquée sans aucune préparation, sans réelle connaissance du droit du travail, dans un milieu complètement artificiel de fête et d’argent qui ferait tourner la tête au plus lucide d’entre eux. Ils ont tendance à faire immédiatement confiance aux patrons et sont parfois embauchés sans contrats, sur simple parole. Ce qui prête à tous les abus. »

Et Éliane, conseillère prud’homale CGT d’Albertville de citer l’exemple courant de ceux qui, en fin de saison, repartent sans paiement d’heures supplémentaires ou avec des salaires qui étaient loin de ceux qui avaient été promis. L’UL CGT enregistre ainsi de nombreuses plaintes chaque année au fil de ses permanences : « à Val-d’Isère, l’un d’eux a été embauché à l’essai. Trois semaines, au terme desquelles on lui a intimé l’ordre de quitter immédiatement sa place parce qu’il ne faisait pas l’affaire… et sans salaire… Les exemples d’infraction sont légion. Le Code du travail diminue avec l’altitude ! » ajoute la conseillère. Ainsi récemment, Antoine Fatigua un des responsables de L’UD CGT de Chambéry rapportait l’exemple d’André, vingt-deux ans, licencié, enjoint de quitter sur le champ son studio en plein hiver avec un enfant dans les bras. « Le respect des conventions collectives est d’autant plus difficile, ajoute Antoine, que de nombreux contrats aujourd’hui se signent directement dans les pays d’origine. Ainsi les contrats « russes », « anglais » ou « polonais » bien loin du respect du Code du travail français ». Il cite le cas de ce jeune Londonien qui avait signé un contrat de 17 heures par semaine et qui en travaillait 70 payées 17 bien sûr et en livres au retour en Angleterre… « Ces contrats sont de plus en plus nombreux et échappent à tout contrôle, poursuit le syndicaliste, il y a des hôtels qui sont anglais du directeur au plongeur en passant par les moniteurs ou les hommes d’entretien ».

Autre souci et de taille : le logement. « Comment héberger en montagne avec les prix qui flirtent avec la folie ? » dit Carlo, saisonnier en Tarentaise. Mon petit SMIC est mangé par la location. » On se loge com- me on peut parfois à quatre dans un petit studio quand ce n’est pas directement dans sa voiture… « Même là, il faut payer, ajoute Carlo, 500 euros de parking pour la saison ! » Toutes ces atteintes accentuent encore la précarité des plus précaires », dit Sylvain, délégué syndical. Si l’on veut un tourisme de qualité il faut une vraie qualité sociale de l’emploi ». « Un saisonnier bien hébergé, décemment payé et bien dans sa peau est un salarié bien plus efficace », disent parfois certains patrons locaux.

Les revendications

La modification des conditions de reconnaissance de la saisonnalité.

L’abrogation des dernières dispositions de l’assurance chômage.

L’instauration d’une indemnité minimum journalière de 30 euros durant les périodes non travaillées.

L’ouverture des droits à l’indemnisation après 3 mois de travail effectués par période de 12 mois.



Edité par Jef. - 03 Mar 2008 à 17:32
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Mar 2008 à 10:44

Les vallées alpines solidaires de la lutte des saisonniers

Contrats . C’est un véritable statut du saisonnier que les manifestants réclamaient ce week-end : « Nous revendiquons des contrats clairs qui réaffirment la sécurisation de notre travail. »
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Mar 2008 à 11:49
Grève hier à l’inspection du travail contre la rétrogradation de quatre élèves inspecteurs jugés incapable d’être des chefs de service.

Quelque 200 agents de l’inspection du travail ont envahi hier à Paris les locaux où se tenait le Conseil d’administration de l’INT, Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, l’organisme de formation des inspecteurs. En grève à l’appel de la CGT, de SUD, du SNU, de l’UNSA et de la CFDT, ils étaient venus soutenir quatre élèves inspecteurs rétrogradés au grade de contrôleurs pour leur « incapacité » à manager une équipe. Une rétrogradation rare, et que les syndicats interprètent comme un nouvel épisode dans la remise en cause de leurs missions.

Ces quatre élèves ont, comme leurs camarades de promotion, réussi le difficile concours administratif d’inspecteur du travail, suivi sans problème dix-huit mois de formation en alternance, avec cours théoriques et stages pratiques, et subi un premier passage devant jury au bout de dix mois. C’est à l’issue du « grand oral » final de 25 minutes que les choses se sont gâtées : ils se sont vus reprocher leur « incapacité à mettre en oeuvre des politiques publiques et à être des chefs de service », explique un communiqué intersyn-

dical. « Ces élèves étaient pourtant bien notés, les directeurs qui les ont eus en stage dans leurs services sont estomaqués », rapporte Luc Beal-Renaldy, responsable du SNU (FSU). « Il aurait été tout à fait possible au jury de leur imposer une formation complémentaire, cela s’est déjà fait. »

Les grévistes mettent en cause les fondements de la décision : le « management » des équipes ne fait pas partie des objectifs de la formation présentés aux candidats au concours par les dépliants du ministère, a souligné une inspectrice. « Siègent dans le jury des inspecteurs qui ont peu d’expérience », a indiqué Luc Béal-Renaldy, qui s’interroge sur leur légitimité à évaluer la capacité des candidats à gérer des équipes. « D’autant qu’il faut des années à un inspecteur du travail pour prendre ses marques dans un service, et que le management n’est pas enseigné à l’INT. »

Cette affaire pose une nouvelle fois la question du rôle de l’inspection, à l’heure où les agents sont embarqués, souvent contre leur gré, dans des politiques publiques type chasse aux travailleurs clandestins, au détriment de leur mission traditionnelle : « l’enjeu de cette journée est de savoir ce qu’on attend de l’inspection du travail », résume Gérard Le Corre (CGT). « Est-ce qu’on veut qu’elle soit un corps qui contrôle l’application du code du travail, ou est-ce qu’on veut surtout "manager" et contrôler ce que fait l’inspection ? » « Nous som- mes saisis au quotidien par les salariés sur le stress et la souffrance au travail », insiste un autre inspecteur. « Nous avons donc besoin d’agents de contrôle en capacité d’aller en entreprise pour vérifier que les pratiques patronales sont conformes au code du travail, pas de chefs de service. »

Le président du Conseil d’administration a finalement accepté d’appeler le cabinet du ministre du Travail Xavier Bertrand pour demander un rendez-vous pour les représentants syndicaux. Et transmis aux grévistes la réponse : le ministre possède tous les éléments du dossier et promet une réponse avant la fin de la semaine.

Lucy Bateman

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2008 à 11:11

Inspection du travail  : Grève nationale le 3 avril

Un préavis de grève « illimitée » déposé mardi dernier par les syndicats CGT, SUD, UNSA, le SNU et la CFDT de l'inspection du travail débouchera sur une grève nationale le 3 avril, pour soutenir quatre élèves inspecteurs rétrogradés et souligner le malaise de la profession. Ce préavis de grève illimitée à partir du 25 mars doit permettre aux fonctionnaires du ministère du Travail qui le souhaiteraient d'entamer des actions dès ce jour-là, dans le cadre d'une « montée en puissance de la mobilisation », qui aboutirait à « une grande grève nationale le 3 avril, avec montée à Paris », explique Gérald le Corre pour la CGT.

L'intersyndicale exige la titularisation de quatre élèves inspecteurs, rétrogradés au rang de contrôleur fin février lors d'un oral de fin de cursus et à l'issue d'une formation de 18 mois à laquelle ils avaient accédé par concours. Selon l'intersyndicale, le jury a invoqué l'« incapacité » de ces élèves « à mettre en oeuvre des politiques publiques et à être des chefs de service ». Leur rétrogradation « pose la question de savoir si l'on veut des inspecteurs qui soient des managers ou des agents qui ont des capacités d'analyse pertinentes pour intervenir en entreprise », estime Gérald Le Corre.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Apr 2008 à 19:02
La belle réalité des campagnes campagnes capitalistes françaises hier et aujourd'hui. Jalousie, convoitises, mauvais coups par derrière, suicides, solitude...  Un exemple très récent:
 
"Ils tuent mes chevres pour m’abattre

Ils tuent mes chevres pour m’abattre

Appel a souscription pour sauver un élelveur victime de la convoitise et de la betise humaine

Saint Gervais d’Auvergne, le 22 avril 2008

Ils tuent mes chèvres pour m’abattre !

Je me suis installé le 1er janvier 2006 comme agriculteur, sur une friche de huit hectares. J’avais alors 26 ans et je me suis attelé durant deux ans à défricher et entretenir mes terres, élever un petit troupeau de chevrettes et construire ma fromagerie. Mon exploitation discrète et non conventionnelle ne bénéficiait d’aucune subvention.

Courant 2007 un agriculteur voisin proche de la retraite avec qui j’avais sympathisé m’a proposé la reprise de son exploitation, d’une cinquantaine d’hectares. Après réflexion, j’ai accepté et loué vingt hectares au 1er janvier 2008 pour y installer un troupeau de brebis, avec pour but la location des terres restantes d’ici 2010. Je devais produire mes premiers fromages début mai 2008 et j’ai entamé une conversion en agriculture biologique. Cette reprise d’exploitation accompagnée par la chambre d’agriculture devait bénéficier du programme « JA » (subvention et prêts destinés aux jeunes agriculteurs). L’exploitation reprise suscitait de nombreuses convoitises et mon installation n’a pas été tolérée par les agriculteurs voisins. Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2008, alors que j’étais absent, deux à trois personnes selon les gendarmes ont abattu mon troupeau de chèvres et vandalisé mon habitation, laissant un message ne laissant aucun doute quant à la jalousie de ses auteurs et à mon statut de nouvel arrivant. Je n’aurais jamais pensé être victime de cette xénophobie de plus en plus décomplexée. Faute de chèvre, la fromagerie ne fonctionne pas, les dettes s’accumulent et la faillite approche. De plus, l’administration agricole remet en cause les subventions qui auraient du m’être accordées, au motif de la mauvaise santé de mon exploitation, due bien sûr à l’absence de fromage vendu. De son côté, l’enquête de gendarmerie n’a conduit à ce jour à aucune arrestation.

C’est pourquoi j’en appelle à la solidarité et lance une souscription auprès de toutes les personnes touchées par ma situation. Je dois réunir au plus vite les 15.000 euros ramenant mes comptes à l’équilibre. Par avance merci.

Jean-Hugues Bourgeois La Rochette des Moines 63390 Saint Gervais d’Auvergne Tel : 0665245823."


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Apr 2008 à 19:07
"Les éternels damnés de la Terre". Ce soir, sur Arte à 21 heures.
 
"Sur les 3 milliards de travailleurs que compte la planète, "seulement une minorité ont un emploi correctement payé et respectueux des droits du travail", constate l'OIT en 2008. Pourtant, la machine économique mondiale leu endemande toujours plus...
 
Source: "L'Huma dimanche". Je reste abonné même si on est loin du compte.


Edité par 1917 - 29 Apr 2008 à 19:12
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jun 2008 à 18:19
Comment faire baisser les chiffres du chômage ? Un exemple parmi tant d’autres.

Sarkozy et son gouvernement sont très forts à ce jeu du " Storytelling ". Par exemple, ils nous racontent plusieurs belles histoires sur untel ou untel qui ont retrouvé du travail grâce à leur politique. La preuve : les chiffres du chômage baissent.

Dans la réalité, comment font-ils pour faire baisser les chiffres du chômage ?

Valérie vient de se faire radier des chiffres du chômage. Elle raconte pourquoi sur le site Libération.fr . Son témoignage explique beaucoup de choses :

« Je voudrais apporter un éclairage sur ces chiffres dont se gargarise le gouvernement sans scrupule. Car j’ai en effet reçu récemment une lettre de l’ANPE avec la mention “Cessation de votre inscription” qui m’a vraiment choquée.

Depuis près de 3 ans, je collectionne les contrats précaires (vacations pour le service public, pour les associations…). Pas moyen de décrocher un CDI ou de pérenniser les postes dans ces secteurs exsangues de la culture, y compris au plus haut niveau des administrations et malgré une qualification de niveau Bac + 5 et une expérience dans ce domaine depuis plusieurs années.

Je suis donc inscrite à l’ANPE car j’enchaîne des contrats de 2 mois, 4 mois ou 6 mois tout au plus, jamais chez le même employeur et je suis donc constamment en recherche d’emploi.

Il va sans dire que lorsqu’on est flexible, que l’on bouge ainsi dans toute la France, on ne bénéficie d’aucune aide à la mobilité : les aides aux déménagements des Assedic et de l’ANPE ne sont pas allouées pour les contrats trop courts. Je n’ai jamais réussi non plus à bénéficier de défraiements de l’ANPE pour me rendre à un entretien d’embauche. Je ne peux pas avoir de logement fixe car j’en change tous les 3 ou 6 mois sans pouvoir déduire aucun de ces frais au niveau des impôts. De plus, les salaires sont si bas dans ce secteur qu’il n’est pas envisageable d’avoir un logement fixe en plus des locations que m’imposent cette mobilité. Vous vous doutez bien aussi qu’en changeant ainsi d’employeur et de convention deux fois par an, on ne bénéficie d’aucune ancienneté.

Cette posture de flexibilité prônée par tous les énarques n’est soutenue par aucune mesure économique ou facilité administrative. L’irresponsabilité des services publics à l’égard de cette évolution de la précarisation de l’emploi se double aujourd’hui d’une mauvaise foi. Jusqu’à ce jour, je pouvais continuer à être inscrite à l’ANPE durant ces courts contrats en actualisant ma situation régulièrement. Ce qui me permettait de ne pas être soumise à des délais de carence entre chaque contrat et retards de versement d’allocations ; et cette situation administrative était à l’image de ma situation : précarité, incertitude, et recherche permanente d’une issue plus stable.

Mais voici que dernièrement après avoir signé un nouveau contrat de 4 mois, j’ai reçu la lettre suivante de l’ANPE : “vous êtes en CDD pour 4 mois, vous n’êtes alors plus en recherche active d’emploi, et vous n’êtes plus disponible immédiatement, nous procédons donc à la cessation de votre inscription”.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/06/chiffres-du-chm.html

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jun 2008 à 19:03


"LES TECHNOCRATES DE BRUXELLES VEULENT REPOUSSER DE 48 A 60 HEURES PAR SEMAINE LA DUREE MAXIMUM DE TRAVAIL AUTORISE"



Edité par 1917 - 10 Jun 2008 à 22:35
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jun 2008 à 22:39

Intersyndicale des Journalistes

Propositions pour la liberté de la presse


Signer la pétition   -   Voir les signataires    -    Nos propositions
Les syndicats de journalistes, réunis pour la première fois depuis quinze ans, s'adressent à tous les français pour proposer une loi garantissant l'indépendance des rédactions, à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable.

Je soutiens les syndicats de journalistes dans leur bataille pour la liberté de la presse et le droit des citoyens à une information honnête, indépendante et plurielle.

Avec eux je demande qu’un texte reprenant leurs revendications et consacrant l’indépendance des rédactions soit soumis aux votes du Parlement 


Signer la pétition   -   Voir les signataires    -    Nos propositions
http://www.intersj.info/phpPetitions/
 
 
"à l'heure où les dérives déontologiques, les rachats de médias et les pressions sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le droit de chacun à une information honnête, indépendante et fiable. "
 
--------------->
Non, pas possible !  Il serait temps de s'en rendre compte !
 


Edité par 1917 - 12 Jun 2008 à 08:06
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jun 2008 à 11:18

FO fait sa pub

Syndicat . Jean-Claude Mailly s’est offert une page dans le Parisien.

Force ouvrière n’est pas demandeur d’une négociation sur le temps de travail. FO reste en retrait de la journée de grève dans la fonction publique aujourd’hui. FO n’appelle pas à participer à la journée d’action du 17 juin contre les réformes des retraites et du temps de travail. Mais FO maintient sa proposition d’organiser une journée de grève interprofessionnelle sur les retraites. En termes de stratégie syndicale, c’est à y perdre son latin. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la confédération, a donc tenté hier une opération clarification en publiant dans le Parisien une « Lettre ouverte » à Laurence Parisot (MEDEF), Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT).

Invité le matin par l’association Réalité du dialogue social, il a justifié ce choix par une « situation qui exige de lever le ton contre ceux qui ont signé la position commune ». En fait, depuis que la CGT, la CFDT, le MEDEF et la CGPME ont donné leur accord à la réforme de la représentativité syndicale qui ouvre la voie à une reconnaissance acquise à partir des suffrages des salariés et avance vers l’instauration du principe des accords majoritaires, FO ne décolère pas. « Il y a une volonté de tamiser le paysage syndical avec cette position commune », s’agace Jean-Claude Mailly, considérant qu’avec ce texte un nouveau pas est franchi vers le modèle anglo-saxon. Outre-Atlantique, il n’existe qu’un syndicat, et tout se décide au niveau de l’entreprise, argumente-t-il.

« En république, les citoyens élisent leurs représentants politiques. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les salariés et leurs représentants syndicaux », rétorque Michel Doneddu, secrétaire confédéral de la CGT. Le problème, c’est que FO s’est emparée de ce différend sur la représentativité pour accuser la CGT et la CFDT « d’avoir ouvert une brèche dans laquelle s’est engouffré le gouvernement qui en profite pour vouloir déréglementer la durée du travail ».

Le secrétaire général de la CFTC, Jacky Dintinger, entonnait hier le même refrain, accusant les deux principales centrales syndicales de « vouloir la peau » des autres. Jean-Claude Mailly généralise le problème. Pour lui, « la ratification majoritaire d’un accord conduit, de fait, à accepter son caractère dérogatoire ». Tout en jouant sur ces divisions syndicales, le gouvernement a pourtant expliqué à peu près exactement le contraire : comme la « position commune » n’était pas, à ses yeux, satisfaisante sur de possibles renégociations du contingent d’heures supplémentaires dans les entreprises, il a repris la main et est allé plus loin. « Cette emprise du politique pose de plus en plus de problèmes. Les partenaires sociaux sont dépossédés de leur prérogatives », se désole Éric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT, qui ne manque pas de faire remarquer que « les accords dérogatoires existent depuis longtemps, notamment sur le temps de travail ».

Paule Masson

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2008 à 01:52

Les vrais chiffres du chômage

(source : http://eldiablo.over-blog.org/article-25536938.html)

A l’heure où le mensonge est monnaie courante, il n’est pas vain de faire le point sur une des principales cause de la crise, les chiffres catastrophiques du chômage.

 

Les vrais chiffres du chômage Source Ministère du Travail. octobre 2008

 

Demandeurs d’emploi de catégorie 1… 2 004 500

Demandeurs d’emploi de catégorie 2…    322 800

Demandeurs d’emploi de catégorie 3…    228 400

Demandeurs d’emploi de catégorie 4…    175 200

Demandeurs d’emploi de catégorie 5…    225 700

Demandeurs d’emploi de catégorie 6…    448 800

Demandeurs d’emploi de catégorie 7…      65 400

Demandeurs d’emploi de catégorie 8…      91 100

Demandeurs d’emplois de plus de 55 ans, dispensés de recherche d’emploi… 360 500

 

TOTAL… 3 922 400

 

Définition des catégories:

 

La catégorie 1 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDI à plein temps.

La catégorie 2 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un CDI à temps partiel.

La catégorie 3 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDD, temporaire ou saisonnier, y compris de très courte durée.

La catégorie 4 regroupe les chômeurs non immédiatement disponibles (en arrêt maladie ou en formation).

La catégorie 5 regroupe les personnes en CES (Contrat emploi solidarité) ou CEC (Contrat emploi consolidé), à la recherche d’un emploi de meilleure qualité.

Les catégories 6, 7 et 8 regroupent les demandeurs d’emplois qui ne sont pas immédiatement disponibles (par exemple, les personnes effectuant un préavis suite à

un licenciement, ou les personnes ayant déjà un petit boulot mais cherchant un emploi de meilleure qualité).

La catégorie 6 regroupe les personnes à la recherche d’un CDI à plein temps (en n’étant pas immédiatement disponibles).

La catégorie 7, ceux qui cherchent un CDI à temps partiel et ne sont pas disponibles immédiatement.

La catégorie 8, les personnes à la recherche d’un CDD, d’une mission d’intérim ou d’un emploi saisonnier, y compris de très courte durée, qui ne sont pas immédiatement disponibles.

Et, si on voulait être complet, il faudrait ajouter la moitié des bénéficiaires du RMI. Martin HIRSCH admettait récemment : “un peu plus de la moitié des RMIstes sont au chômage mais ne sont pas comptabilisés comme chômeurs”. En intégrant une moitié des 1.100.000 RMIstes, on arrive à un nombre total de chômeurs qui dépasse 4.472.400 !

Et nous ne parlons pas des millions d’emplois précaires (12 heures par semaine, ..).



Edité par T 34 - 30 Jun 2012 à 03:01
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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