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Travail/Chômage, ben en fait c'est surtout chômage

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Mar 2013 à 15:36

Le chômage en France atteint un chiffre record

Paris, 7 mars (Reuters, RHC).- Le taux de chômage en France a de nouveau augmenté durant les 3 derniers mois de 2012 à un chiffre record depuis le second trimestre de 1999, ce qui menace les prétentions du gouvernement  d’arrêter la tendance à la hausse avant la fin de cette année.

La hausse du chômage à 10,6 %  pour le  sixième semestre de suite aggrave la situation dans la seconde économie de l’Eurozone, qui a connu une contraction de 0.3% durant le dernier trimestre de l’année dernière.

Les analystes augurent que le chômage pourrait atteindre en 2014 le record historique de 11,3 %

Les jeunes sont les plus affectés car plus de 25% de cette couche entre 15 et 24 ans n’a pas d’emploi.

Le président François Hollande avait promis de stopper la tendance à la hausse du chômage avant la fin 2013.

Il a du revenir en arrière sur ses promesses concernant la croissance et le déficit de cette année.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Mar 2013 à 22:17

« Un emploi, même court, est difficile à trouver »

Dijon (Côte-d’Or), envoyée spéciale. Nous avons été à la rencontre de Dijonnais qui n’étaient pas invités lors de la visite du président de
 la République. Chômage et précarité sont leur quotidien. Et ils n’ont pas l’impression que ça ira en s’arrangeant.

Hollande rencontrant des élus locaux, signant des contrats d’avenir… La réalité à Dijon semble bien loin des deux jours marathon bien huilés du président. Dans une région où les phénomènes de désert médical et de déclin industriel deviennent monnaie courante, le Pôle emploi ne désemplit pas. Francisco, inscrit depuis août, y est passé hier pour une énième fois. « Pour obtenir certains droits, il faut quoi ? se demande-t-il. Un bidon d’essence ? » Il se dit « exténué » par sa situation mais « chanceux » d’avoir des amis qui le soutiennent. Même s’il observe qu’il faut maintenant du temps pour obtenir un montant infime d’Assedic. « Ça n’ira pas en s’arrangeant, vu ce qu’Hollande nous prépare », constate l’homme de quarante ans. Julien, de son côté, habite toujours chez ses parents à vingt-six ans. Il enchaîne les contrats d’intérim. « Je ne peux pas envisager d’avenir. Ne parlons même pas de projets de famille. J’ai une formation, et j’en arrive à me battre pour travailler une semaine de plus dans la même boîte », explique-t-il, se désolant de payer 800 euros d’impôt pour 1 000 euros par mois.

À la sortie de la gare de Dijon et ce, dès 7 heures hier, les Bourguignons pouvaient croiser une trentaine de syndicalistes CGT qui distribuaient 2 000 tracts avec une accroche : « Information sur la visite d’Hollande ! » « Si je croisais le président aujourd’hui, je lui dirais que ses contrats d’avenir ne régleront pas le problème de la précarité », explique Philippe, jeune employé au CHU. Sandrine Mourey, secrétaire de l’union départementale de la CGT, poursuit : « Les jeunes sont nés avec la précarité et vivent avec la flexibilité, alors ils en viennent à se demander : ‘‘Qu’est-ce qu’une précarité de plus changera pour moi ?’’ » Ce n’est pas le cas de Naïma. Cette habitante, rencontrée au quartier des Grésilles, fait partie de l’association Unis-Cité. Après un BTS comptabilité, la jeune femme de vingt-trois ans reçoit désormais des indemnités du ministère avec un contrat service civique. « Mon rêve serait de créer un commerce », lance-t-elle. En attendant, elle fait ça pour éviter de se désocialiser. Anthony, de la même association, intervient : « Tout ça ne sera peut-être bientôt plus possible, estime-t-il. On perd progressivement des acquis. Venant d’un socialiste, c’est dommage. » Najet, la coordinatrice d’Unis-Cité, ajoute, elle, que « malheureusement, trouver un emploi, même court, devient délicat ». Leur association est certes un tremplin mais « tout jeune, de tout horizon et de tout diplôme, connaît la galère », observe cette Dijonnaise de trente-trois ans, qui n’avait jamais connu jusque-là le CDI.

Christophe en sait quelque chose. Il est employé chez TRW Dijon. L’entreprise de 148 salariés produit de l’équipement automobile pour Peugeot, notamment. Et bientôt, elle convertira la valve hydraulique qu’ils fabriquent, en électrique. Mais TRW Monde compte donner le marché à… TRW Chine. « On nous fait du chantage à l’emploi car on leur coûte trop cher », s’insurge Christophe. Pourtant, selon lui, « le marché existe » et ils sont « prêts à le mettre en place ». Mais pas question pour Philippe, cégétiste comme lui, de baisser les bras. « On voit bien que le patronat a durci le ton car il a peur de la gauche, peur qu’elle aille trop dans le sens des salariés, souligne-t-il. Et nous, on ne doit pas baisser nos exigences politiques. »

Audrey Loussouarn

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2013 à 18:55
Le chômage approche de son record historique en France
 

Le%20chômage%20approche%20de%20son%20record%20historique%20en%20France

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) s'est établi fin février à 3.187.700, selon Pôle Emploi. Un chiffre qui s'approche du précédent  record enregistré en 1997 (3,195 millions).

Cette nouvelle augmentation de 0,6 % sur un mois  (soit 18 400 chômeurs supplémentaires) est  la 22e consécutive pour cette catégorie, qui enregistre une progression de 10,8% en un an.

En incluant les inscrits à Pôle emploi exerçant une activité réduite, 4,706 millions de personnes cherchaient un travail en métropole, soit une hausse de 26.500 demandeurs d'emploi par rapport à janvier (+0,6% également). Parmi eux, 16% sont bénéficiaires du RSA et plus de 2 millions de personnes sont désormais au chômage depuis plus d'un an, du jamais vu. Le nombre des chômeurs de longue durée bondit de 1,4 point par rapport à janvier, et de plus de 14% en un an.

Hormis «un seul mois de baisse», en octobre 2010, le nombre de chômeurs avec ou sans activité (catégories A, B et C) connaît une «hausse ininterrompue depuis mai 2008», précise le ministère du Travail..



Edité par T 34 - 28 Mar 2013 à 17:04
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Apr 2013 à 01:08

La colère des chômeurs contre le gouvernement

Excédées de ne pas être entendues, les associations de demandeurs d’emploi ont envahi un Pôle emploi parisien et exigé un rendez-vous avec le premier ministre.

«Hollande, l’autre pays du chômage. » Munies de cette banderole, les associations de chômeurs, le MNCP, AC ! et l’Apeis, ont investi le Pôle emploi Beaumarchais, dans le 11e arrondissement de Paris, jeudi matin. « Le changement, c’est pour quand ? » a scandé la centaine de militants. Les demandeurs d’emploi exigent au plus vite une rencontre avec Jean-Marc Ayrault et la création d’un « fonds social d’urgence ». En l’attente d’une réponse, certains avaient amené leur sac de couchage pour passer la nuit sur place. Après vingt-deux mois consécutifs de hausse du chômage, plus de 5 millions de demandeurs d’emploi dans l’Hexagone, la situation est critique. Malika Zediri, de l’Apeis, tonne : « Nous demandons un fonds social d’urgence pour aider au logement, aux transports… comme en 1997. Aujourd’hui la situation est plus grave, et les chômeurs ont de moins en moins de droits. Le RSA représente 40 % du Smic alors que c’était 50 % avec le RMI. » Georges est venu de Montpellier pour participer à l’action. La galère, il connaît. « Je cherche un travail depuis treize mois, je vis avec des miettes, 425 euros de RSA. Je n’arrive pas à trouver un logement. Je vis à droite, à gauche. »

Les associations réclament aussi, entre autres, la fin des radiations, un moratoire sur les indus, le déclenchement automatique d’une allocation de solidarité (ASS, RSA) à la fin des droits à l’assurance chômage… Des revendications qu’ils avaient déjà présentées à Michel Sapin le 15 mars dernier. Sans succès. À la sortie de leur entrevue avec le ministre du Travail, les associations avaient dénoncé son « mépris ».

« Nous demandons aussi le rétablissement de la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs âgés, cette mesure ne coûte rien, ce n’est pas comme les fraudes fiscales ! » lance Zalie Mansoibou, du MNCP, en faisant allusion à l’affaire Cahuzac. Droit au logement (DAL), SUD emploi et le SNU-Pôle emploi sont aussi venus les soutenir. Luc Chevalier, du bureau régional du SNU, pointe les paradoxes de ce service public. « Pôle emploi refuse toujours de mettre les moyens pour accueillir dignement les chômeurs et, d’un autre côté, veut économiser 80 millions d’ici à 2014 ! » L’occupation s’est poursuivie dans une ambiance bon enfant, au son d’un Chiffon rouge. Étonnamment, la direction de l’agence a reporté les rendez-vous des demandeurs d’emploi, arguant du droit de retrait des agents. En milieu d’après-midi, les militants ont été dégagés manu militari par la police. Mais ils promettent de passer la seconde si le gouvernement continue d’ignorer leurs revendications.

Cécile Rousseau

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Apr 2013 à 13:48

Marché de l’emploi : De l’armée mexicaine à celle des ombres

 
 
detoxinfo.fr

« Chef de pub", "Chef de rayon", souvenez-vous, faites un effort : c’était il y a vingt ans. L’entreprise était très soucieuse de valoriser ses recrues.

A première vue, ces petits grades pouvaient faire sourire. Mais cette stratégie digne de l’armée mexicaine était significative. Tout autant que son abandon par la suite.

Pour séduire les salariés, on leur donnait du galon a priori et à tout va. Existait alors, pour Madame et Monsieur tout le monde un concept qui semble à présent relever de la plus haute antiquité : le plan de carrière.

En 2013, les choses n’ont plus du tout le même goût. Il n’est pas rare de rencontrer des dénominations du style "assistante de pôle". Qu’est ce à dire ? De fait, le poste est celui d’une "assistante d’assistante". La constitution de l’armée des ombres...

Bien sûr, ces tâches de "petites mains" ont toujours existé. Mais en pleine crise, les DRH ne prennent plus la peine de les enrober d’une "qualification" chatoyante...

D’autant que si ces postes ont perdu leur vernis, ils ont également dit adieu à la longévité qui allait avec. Les CDI sont devenus aussi rares que les tigres de Sibérie.

Peut-être quittons-nous à présent un mode de gestion rejetant le marasme social sur la seule crise économique, c’était le discours de Sarko. Il n’a été repris seulement quelques mois par Hollande se rendant compte du ridicule de l’argument. Sans doute.

Gardons néanmoins à l’esprit que la seule mesure réelle prise en cinq ans par la Sarkozye fut la loi TEPA qui en long donnait : « Travail Emploi et Pouvoir d’Achat ».

SOVIETIQUE

Cette loi – détricotée par Hollande - défiscalisant les heures supplémentaires, était dite du "paquet fiscal" et du "travailler plus pour gagner plus". A l’évidence, ce ne fût pas...gagné.

La défiscalisation des heures sup’, qui allait avec, ne fût guère propre à créer de nouveaux postes mais favorisât au contraire la création de mille chômeurs de plus par jour. Le chiffre n’a hélas, pas été réduit depuis l’arrivée de « Pépère » à l’Elysée (mais qui aurait cru décemment le contraire ?)

Et les nouveaux demandeurs d’emploi, comment les appeler ? Chefs de la dèche, Chefs des files de PE (pour Pôle emploi) ?

Michel Sapin, ex ministre des Finances de Lionel Jospin, siège aujourd’hui au ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. A ses côtés, le célèbre et bouillant Arnaud Montebourg trône et pérore au "Redressement productif". Ce qui avait fait initialement sourire, tant un accent presque soviétique, pointait dans l’appellation.

Ces belles images n’ont, pour le moment, débouché que sur le projet de « l’Accord National Interprofessionnel », ANI dit, cette fois de « Sécurisation de l’emploi ».

C’est curieux comme les doux noms donnés par les politiques se révèlent finalement leur … exact contraire.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/marche-de-l-emp...


Pôle emploi : Les drôles de comptes de l’enquête « Besoin en main d’œuvre » (BMO)


Edité par T 34 - 18 Apr 2013 à 18:05
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Apr 2013 à 19:53

Plus de 5 millions de demandeurs d'emploi en France

 

Le seuil des 5 millions de demandeurs d'emploi a été franchi fin mars, du jamais vu. Le PCF comme FO appellaien ce jeudi soirt à un changement de cap politique.

retour sur ces chiffres annoncés par Pole emploi ce jeudi soir et sur les réactions politiques 

Des chiffres du chômage catastrophiques

  1. La France n'a jamais compté autant de demandeurs d'emploi sans activité en métropole: ils étaient 3,224 millions fin mars, plus que le record de 1997 (3,195 millions). Le ministère du Travail pondères. Il souligne que "le taux de chômage (10,2% de la population active fin 2012), en augmentation, reste inférieur au record de 1997 (10,8%) (...), la population active du pays ayant augmenté de 3 millions de personnes entre ces deux dates".
  2. En incluant les demandeurs d'emploi ayant eu une activité réduite, le nombre d'inscrits à Pôle emploi en métropole est de 4,74 millions (+34.400 en mars), un autre sommet. Si on comprend l'Outre-mer, et si on considère ceux ayant une activité réduite, le seuil des 5 millions de demandeurs d'emploi a été franchi fin mars.
  3. Les régions Franche-Comté et Champagne-Ardenne sont les plus frappées (+15,7% et +15,3% sur un an en catégorie A).
  4. Les plus épargnées sont les départements d'Outre-mer et, dans l'Hexagone, l'Aquitaine et PACA (+9,3% et +9,8%).
  5. Pour le 23ème mois consécutif, le nombre des inscrits en catégorie A (sans activité) a augmenté (+36.900 en mars), pour atteindre un record absolu. Sur un an, la hausse est de 11,5%.

Face à cet afflux, un nouveau renfort de 2.000 CDI à Pôle emploi d'ici à septembre a été décidé par le gouvernement, comme en 2012.

Plus de dérégulations pour la droite

Face à ces chiffres records, le président de l'UMP Jean-François Copé a appelé François Hollande à "rompre totalement avec sa politique économique suicidaire pour le pays". Son parti a justement présenté jeudi ses propositions pour "libérer le travail" et revenir au plein emploi, prônant la suppression des 35H, le contrat de travail unique ou encore une réforme de l'indemnisation du chômage.

Le président de l'UDI Jean-Louis Borloo a de son côté réclamé la convocation du Parlement en Congrès pour "relancer économiquement le pays".

Stop à l'austérité pour le Front de gauche et les syndicats

Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, l'exécutif est "incapable de faire baisser le chômage". "Il faut arrêter ce bricolage désastreux, à coup de baisses du « coût du travail », d'allègements d'impôts sur les sociétés, de renforcement de la monarchie patronale à l'entreprise, de reculs de la sécurité de l'emploi pour les salariés et rationnements des services publics."

Côté syndical, la CGT a évoqué un "désastre", critiquant "les timides mesures" qui "ne démontrent pas leur efficacité". "Nous avons au contraire besoin d’un Etat stratège qui définisse les priorités, qui cesse de faire des cadeaux au Medef et qui impulse, y compris au niveau européen, une politique dynamique tournée vers la croissance et vers l’emploi", souhaite ainsi la centrale de Montreuil dans son communiqué.

Force ouvrière appelle elle aussi à "un changement de politique macroéconomique autour de la relance de la consommation et de l'investissement". La centrale de Jean-Claude Mailly déploire que "la loi sur la «sécurisation de l’emploi» non seulement va faciliter les ruptures de contrat, mais ne réglera pas le problème du chômage."

Tous les leviers en place pour le gouvernement

Pour autant, le chef de l'Etat maintient son "objectif" d'inverser "à la fin d'année" la courbe du chômage. Depuis Pékin, François Hollande a affirmé ce jeudi que son déplacement en Chine servait aussi la bataille pour l'emploi en France. "Ce que je veux c'est que les Français puissent se rassembler sur cette seule cause nationale: la lutte contre le chômage. C'est le seul rassemblement qui convienne", a-t-il souligné.

Dans son "programme de stabilité", présenté le 17 avril, le gouvernement prévoit - malgré une estimation de croissance quasi nulle de 0,1% en 2013 - un recul du taux de chômage au dernier trimestre 2013. Les économistes estiment que, pour renverser la courbe, une croissance d'au moins 1,5% est nécessaire.

Pour le ministère du Travail, "tous les leviers de la politique de l'emploi (...) sont désormais opérationnels: emplois d'avenir, contrat de génération, sécurisation de l'emploi (qui doit être adoptée le 14 mai ndlr). Leur montée en puissance au cours des prochains mois est désormais l'enjeu majeur pour tous les acteurs de terrain". 

Étapes, l'éditorial de Michel Guilloux

Et l’on parle de « record », comme s’il ne s’agissait 
que de chiffres 
et non d’hommes, de femmes, de chair et de sang.
Le mur de l’argent soutient le plafond du chômage. Plus le premier se renforce, plus le second s’élève. Chaque mois, des milliers d’emplois sont sacrifiés dans le pays. Plus de cinq millions de personnes sont condamnées à cette peine de mort sociale qu’est l’absence de travail et, parmi elles, plus de deux millions sont en chômage de longue durée.

Et l’on parle de « record », comme s’il ne s’agissait que de chiffres, de nombres, de statistiques, et non d’hommes, de femmes, de chair et de sang, dont la vie brusquement se dérobe sous les pieds avec l’avenir bouché. Plus ils sont nombreux, plus grandit la peur de le perdre, parmi celles et ceux qui ont un emploi, terreau propice et nécessaire à tous les chantages et reculs sociaux. Jamais on n’a tant entendu parler de « lien social » que ces dernières années, tandis que la régression s’installe à tous les étages de la société. Premier des droits constitutionnels, aux côtés du droit de se syndiquer et du droit à la Sécurité sociale, héritage de la Libération, il est attaqué, miné, remis en cause de toutes parts, comme les deux autres, depuis des années – singulièrement durant les dix ans de règne de la droite. C’est là où la gauche 
est attendue par ceux qui ont passé le coup de balai 
sur la bande du Fouquet’s soutenue par le Medef, voilà presque un an.

Le parti de l’argent, lui, n’a jamais eu autant de couleurs qu’en
cette période de croissance nulle entretenue depuis des années. Ses choix de rentabilité financière immédiate la tuent, contribuent à fermer les entreprises une fois la sève du profit bue jusqu’à plus soif, et sacrifient investissements productifs et recherche. Ils maintiennent aussi le salariat, actif, au chômage ou à la retraite, dans l’écrasement de ses revenus, qui, à son tour, tue la consommation et fait repartir la machine pour un tour et s’enfoncer un peu plus le pays dans le déclin. On peut se convertir à l’idéologie du « coût du travail ». On peut se gargariser de mots tels « sérieux budgétaire », voire « relance », ou chanter Ça ira mieux demain. Aucune offensive n’a été lancée pour s’attaquer aux privilèges de la rente. Pis, les mesures prises accompagnent les diktats du Medef : plus de flexibilité, baisses de salaires par le chantage à l’emploi du fait de la crise avec la loi entérinant l’ANI, capitulations en rase campagne sur le front industriel devant les Mittal, Total et autres cracks du CAC 40 qui avaient un autre candidat en avril dernier que l’actuel locataire de l’Élysée. Sans oublier les Peugeot, capables d’anticiper sur la future loi en expulsant de leurs effectifs plusieurs centaines de salariés sans même un plan dit « social ».

Certains évoquent un  «deuxième temps» du quinquennat ; d’autres, une  «accélération».
Est-ce en appelant à « se réconcilier avec les entrepreneurs », comme l’envisage le président de l’Assemblée ? L’expérience en cours, si l’on ne veut recourir à l’histoire, démontre que plus on cède aux exigences du patronat, plus il en redemande. La lamentable reculade du gouvernement, insultant au passage la majorité de gauche au Sénat, sur le projet d’amnistie sociale, est un pas inquiétant de plus, après le refus de sanctionner les licenciements boursiers, d’accorder des droits nouveaux aux salariés et à leurs représentants, et d’ajouter de l’austérité à l’austérité en matière de budget public. Fort heureusement, dans les rangs écologistes et jusqu’au sein des élus socialistes, ce dernier épisode ne passe pas, signe du mécontentement qui sourd parmi le peuple artisan de la défaite de la droite ultralibérale et « décomplexée ». Le 1er Mai comme le 5 mai seront deux étapes différentes permettant de l’exprimer. Deux étapes, pas la fin de l’histoire.

Michel Guilloux

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Apr 2013 à 18:25

Le pôle emploi de Saint-Ouen propose d'échelonner une dette sur 22 000 ans

Pôle emploi a proposé à une demandeuse d'emploi de la ville communiste de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis), d'échelonner le remboursement  d'un centime par mois, ce qui représente un échéancier de plus de 22.000 ans.

"Vous avez souhaité bénéficier de délais pour rembourser la somme de 2.648,59 euros que vous avez perçue à tort. Après examen de votre dossier, nous avons décidé de récupérer cette somme par retenues de 0,01 euro par mois jusqu'à extinction de votre dette", indique la lettre de Pôle emploi datée du 17 avril consultée vendredi par l'AFP.
La demandeuse d'emploi doit à l'agence 2.648 euros de trop perçu. Selon Rose-Marie Péchallat, qui soutient la demandeuse d'emploi via son association Recours radiation, la chômeuse contestait depuis plusieurs mois cette dette, argumentant qu'elle doit être prescrite, puisque datant de plus de trois ans. L'association a saisi le médiateur national de Pôle emploi, dont les services ont indiqué "examiner le dossier".
La question des "trop perçus" ou "indus", ces sommes versées par erreur aux chômeurs par Pôle emploi, est très sensible. Les associations de chômeurs, soutenues par certains syndicats de Pôle emploi, réclament un moratoire sur les remboursements.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 May 2013 à 19:19
Hollande persuadé d'inverser la courbe du chômage fin 2013
 

Hollande%20persuadé%20dinverser%20la%20courbe%20du%20chômage%20fin%202013

François Hollande a maintenu, jeudi, son objectif d'inversion de la courbe du chômage fin 2013, après l'annonce d'une nouvelle progression du nombre des demandeurs d'emploi en France en avril.

"Je maintiens l'objectif, malgré ces chiffres, malgré ce qu'ils représentent sur le plan individuel, familial, pour beaucoup de Français, je maintiens l'objectif de l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année", a déclaré le chef de l'Etat, lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à l'Elysée.

Il a cité deux "raisons spécifiques à la France" expliquant le chômage élevé en France. Ces "raisons spécifiques" sont, a-t-il dit, "le manque de solidarité envers les jeunes et les seniors" et le "défaut de compétitivité". "Donc, nous agissons dans les deux directions", a-t-il poursuivi.

Il a mis en avant  le Pacte de compétitivité, "que nous allons continuer autour de l'investissement", ainsi que des "dispositifs" pour la recherche, l'innovation et le soutien aux entreprises. "Et puis, il y a l'urgence. L'urgence, c'est d'apporter et le plus vite possible des solutions aux jeunes et aux moins jeunes", a ajouté le président, en évoquant en particulier les emplois d'avenir et le contrat de génération "qui a vocation à s'amplifier au cours des prochains mois".

Mélenchon sur le chômage : "La situation ne peut qu'empirer"

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, a jugé ce vendredi "terrifiant" le taux croissant de chômage. Une situation qui se vérifie "dans toute l'Europe, car la racine de ce qui nous arrive, c'est une politique qui a été décidée pour toute l'Europe", à savoir "la politique d'austérité".

Jean-Luc Mélenchon était ce matin interrogé par France 2 sur les chiffres dévoilés ce jeudi soir. Une croissance du chômage incontrôlée, avec plus de 1000 chômeurs supplémentaires par jour. C’est un nouveau record absolu avec 39.800 demandeurs d'emploi en plus en avril. L’eurodéputé a lancé : "c'est terrifiant. Ce qui est terrifiant aussi pour moi, c'est que ça n'aura pas de fin".
Et c'est vrai "dans toute l'Europe, car la racine de ce qui nous arrive, c'est une politique qui a été décidée pour toute l'Europe", "la politique d'austérité". Sur ces bases,  "la situation ne peut qu'empirer".

Jean-Luc Mélenchon demande à François Hollande de "résister" à la commission de Bruxelles. "Là, il fait le malin", selon le responsable Front de Gauche. "Bruxelles envoie de nouveau une assignation à la France, on n'a même pas fini de mettre en place les dernières faveurs que François Hollande a faites au patronat qu'il faudrait en faire de nouvelles sur la flexibilité". Or "les plus flexibles, ce sont les jeunes".
L'affirmation par le chef de l'Etat qu'il ne se laissera pas dicter sa politique par l'UE ? "C'est exactement le genre de pantalonnade que je veux dénoncer". C'est bel-et bien François Hollande qui a signé le traité budgétaire européen.  "Mais si mon bonhomme, tu l'as signé, et maintenant tu te fais donner des ordres depuis Bruxelles. Et comme la seule chose que tu saches faire, c'est dire oui à toutes ces bêtises sous prétexte qu'elles sont emballées dans un paquetage européen, tu vas manger ça, et le reste".

Le constat pessimiste de Jean-Luc Mélenchon est amplement partagé par la CGT. "La hausse du chômage, due principalement aux fins de CDD et à la chute de l’intérim, est significativement marquée par le sous-emploi des jeunes : 6 millions de jeunes européens sont au chômage dont plus de 700 000 en France, soit plus d’un jeune sur quatre."

"Malheureusement, l’analyse de la Cgt sur la situation désastreuse de l’emploi, se vérifie. En effet, les pansements sur la politique de l’emploi n’y remédient nullement :

  • 17 347 contrats emplois d’avenir  signés sur les 100 000 escomptés en fin d’année 2013,
  • les contrats de génération peinent à voir le jour,
  • l’effet réel de la loi dite « de sécurisation » de l’emploi ne consiste qu’à fragiliser l’emploi."


Edité par T 34 - 31 May 2013 à 20:06
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jun 2013 à 16:48

Pour les élus, Pôle emploi est au point mort

Les députés ont rendu leur rapport sur l’ex-ANPE et le service public de l’emploi hier. Ils critiquent un accompagnement des chômeurs « trop peu efficace » et exigent son amélioration.

Les parlementaires au chevet de Pôle emploi. Hier, les députés ont rendu leur rapport suite à la mission d’information sur l’ex-ANPE et le service public. Constituée de quatorze élus de tous bords et présidée par Dominique Dord de l’UMP, elle a auditionné entre mi-décembre et mai plus d’une centaine de personnes. Leur conclusion est claire. La fusion entre les Assedic et l’ANPE en décembre 2008 a laissé des «traces» qui «nuisent encore aujourd’hui à la qualité du service rendu au demandeur d’emploi».

Avec plus de 5 millions de personnes inscrites sur les listes de Pôle emploi, un chômage en hausse continue depuis vingt-quatre mois, l’accompagnement des chômeurs est jugé «trop peu efficace, il doit être repensé et simplifié». Les parlementaires exigent que le chômeur sorte de son premier rendez-vous avec une estimation du montant de l’indemnisation et regrettent que le suivi ne débute que plusieurs mois après son inscription. Tout comme ils demandent la fin des radiations automatiques en cas d’absence à une convocation, au profit de « sanctions plus graduelles».

Malgré quelques pistes intéressantes pour rénover le service public de l’emploi, la mission d’information ne remet pas en cause le plan Pôle emploi 2015. Bien au contraire. Pour eux, le nouveau suivi différencié des chômeurs, lancé début 2013, « va dans le bon sens », a souligné Monique Iborra, députée PS et rapportrice de cette mission d’information. Elle se félicite même « de la plus grande liberté laissée aux conseillers ». Pourtant, comme l’explique Colette Pronost, secrétaire générale du SNU-Pôle emploi, « ce suivi différencié qui consiste à faire plus pour certains demandeurs d’emploi et moins pour d’autres va à l’encontre du service public ! De fait, pour certains conseillers, les portefeuilles sont réduits, pour d’autres, ils explosent… »

La mission d’information a également souligné que le chômeur, confronté à « un maquis d’institutions et d’instruments, à de la sous-traitance en cascade », est trop souvent « ballotté ». Un parcours du combattant qui fait passer la réinsertion au second plan. Les élus proposent donc que la région devienne 
« la chef de file d’un service public d’insertion pour l’emploi ». Pour Colette Pronost, « nous ne sommes pas contre travailler avec d’autres acteurs, mais Pôle emploi doit rester un opérateur central en matière d’orientation. Si la région met en place une offre de service et de formation, il ne faudra pas qu’elle soit axée sur les métiers en tension, mais s’inscrive bien dans le droit à la formation tout au long de la vie ».

Cécile Rousseau

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jun 2013 à 20:08

C’est par là la sortie… des chiffres du chômage

 

Par Aline Chanu, avocate au barreau de Paris.

Les chiffres, arrêtés au mois 
d’avril, viennent de tomber : 5 095 700 personnes sont inscrites à Pôle emploi en France, 
y compris les Dom, ce qui représente une augmentation de 10,8 % en un an. Ce chiffre ne comptabilise d’ailleurs que les personnes étant dans l’obligation d’effectuer des « actes positifs de recherche d’emploi », laissant de côté les personnes « non immédiatement disponibles » (en arrêt maladie, en dispense de recherche compte tenu de l’âge, etc.). Sur les 4 799 200 inscrits 
à Pôle emploi en France métropolitaine, seulement 2 655 700 personnes 
sont indemnisées.

Cette situation est tellement alarmante que la diminution des chiffres, même en façade, devient un impératif politique. Pôle emploi continue donc 
les radiations administratives 
qui représentent 11,1 % des motifs 
de sortie en avril 2013 (contre 
19,7 % du fait de la reprise d’un emploi déclaré), un motif qui a augmenté 
de 8,3 % en un an.

L’article L. 5 412-1 du Code du travail prévoit en effet la possibilité de radier le demandeur d’emploi qui refuserait de répondre à toute convocation, de suivre une formation, d’accepter à deux reprises une offre raisonnable d’emploi, ou qui n’effectuerait pas des actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, etc. Mais les méthodes peuvent être quelque peu expéditives…

Ainsi, un demandeur d’emploi a saisi le tribunal administratif de Pau pour demander l’annulation de la décision prise par le directeur de l’agence 
de Pôle emploi de le radier pour 
deux mois au motif qu’il n’avait pas répondu à une convocation 
à un entretien téléphonique.

Cette convocation lui avait été envoyée par courrier simple et Pôle emploi n’avait pas daigné appeler la personne pour savoir si elle avait bien reçu 
la convocation avant de lui notifier 
sa radiation temporaire.

Le tribunal constate alors que Pôle emploi est dans l’incapacité de justifier que le demandeur d’emploi a bien reçu la convocation ou que le défaut de réception lui est imputable. Il décide donc de considérer que le demandeur d’emploi n’a pas été valablement convoqué et annule la décision 
de radiation du directeur de l’agence 
de Pôle emploi.

Mais, pour obtenir sa réinscription, le demandeur d’emploi a dû faire une demande d’aide juridictionnelle, saisir le tribunal administratif et ainsi attendre trois ans ! Pour autant, il ne faut pas laisser faire et surtout ne pas rester isolé. Les demandeurs d’emploi peuvent compter, par exemple, 
sur les organisations syndicales et se renseigner sur le site de recours radiation (www.recours-radiation.fr).

 

Décision à consulter sur le site www.loysel.fr 
(TA de Pau, 11 avril 2013, M. X c/Pôle emploi)

Aline Chanu

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jun 2013 à 20:10

L'Insee prévoit une courbe du chômage en hausse en 2013

L’Insee annonce une croissance négative de 0,1 % et un taux de chômage à 11,1 %. Une estimation qui va à l'encontre du scénario d'une "l'inversion de courbe" du chômage défendue par François Hollande ce jeudi encore.

L’Insee ne vient décidément pas à la rescousse de François Hollande. « À un rythme toutefois ralenti », le taux de chômage « continuerait d’augmenter jusqu’à la fin de l’année 2013 », prévoit l’institut de la statistique dans sa note de conjoncture. L’objectif fixé d’inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année semble irréalisable. Avec une population toujours très dynamique, malgré les départs à la retraite des premières générations de baby-boomers et le recul de l’emploi avec 32 000 postes perdus en 2013, le taux de chômage s’établirait à 11,1 % à la fin 2013.

Pas de rayon de soleil

Dans le secteur marchand, ce sont 113 000 postes qui seront supprimés, avec des baisses marquées dans l’industrie, le secteur tertiaire et la construction, en raison de « la faiblesse de l’activité », explique l’Insee, qui a reconnu avoir été surprise par une baisse de l’activité au premier trimestre, alors que les prévisions la donnaient stable. Au prochain semestre, pas de rayon de soleil dans les nuages gris de la crise : la croissance devrait sortir de la zone rouge mais rester nulle (0 % et 0,1 % pour les deux derniers trimestres). Insuffisant pour éviter une évolution négative de l’activité sur l’ensemble de l’année.

Investissements repoussés

Au final, le PIB reculera de 0,1 % sur l’année, du fait essentiellement du recul de la consommation et de l’effondrement des investissements, en baisse de 2,6 % sur l’année, à commencer par ceux des entreprises qui diminueraient de 2,4 %. Sans perspectives, les patrons repoussent leurs investissements à plus tard. Avec la forte baisse de leur pouvoir d’achat en 2012 (– 0,9 %), des progressions salariales à la traîne, voire gelées pour les fonctionnaires, les Français ont « adapté » leurs dépenses de consommation, explique l’Insee. Si bien qu’elles diminueront de 0,1 % sur l’année. Seules les exportations apporteront un léger souffle, en restant toutefois très en deçà de leur contribution à la croissance de 2012 (0,8 %, contre 2,5 %).

Clotilde Mathieu

Les "emplois non pourvus", une entourloupe du Medef pour Thierry Lepaon

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, a qualifié ce vendredi d'"opération de communication" le plan promis par François Hollande pour faire baisser les emplois non pourvus, ajoutant que "personne ne sait" exactement de quels emplois il s'agit.

Le Medef avance le chiffre de "300.000 emplois disponibles pour lesquels on ne trouve pas de salariés. Mais il ne dit pas où ni sur quels emplois, il ne dit rien", a observé Thierry Lepaon sur RMC. Selon le numéro un de la CGT, "l'idée qu'avance le Medef d'emplois disponibles vise à faire rentrer dans la tête des gens que les salariés aujourd'hui privés d'emploi n'ont pas envie de travailler, ce qui est une idée fausse".

"Le gouvernement n'a pas encore dit sur quels types d'emplois et de qualifications" son plan allait se concentrer, ni comment il allait "financer la formation", a-t-il ajouté. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devrait préciser vendredi après-midi le plan d'action annoncé jeudi par le chef de l'Etat et qui passera notamment par des formations et des incitations financières.

Journée un peu molle

Le secrétaire général de la CGT a confié une "grande déception" à l'issue de la première journée de la conférence sociale, "une première journée un peu molle, pas en phase avec les aspirations des salariés et des Français. Les deux préoccupations majeures sont les salaires, les montants des pensions et l'emploi."

Interrogé sur la future réforme des retraites, Thierry Lepaon a estimé qu'entre les gouvernements de François Hollande et de Nicolas Sarkozy, "ce sont toujours les mêmes recettes". Allonger la durée de cotisation, que François Hollande présente comme la mesure "la plus juste", "ne règle pas le problème" et serait "une erreur économique et sociale", a-t-il affirmé, en faisant valoir que "l'espérance de vie en bonne santé est en train de diminuer".

Conférence sociale: une table ronde pour rien pour l'emploi

Aucune proposition majeure n'a émergé de la table ronde consacrée à l'emploi, alors que le chômage devrait progresser jusqu'à fin 2013. Les syndicats sont déçus.

Alors que les chiffres publiés par l'Insee prévoient un taux de chômage atteignant 11,17% fin 2013, François Hollande a réitéré jeudi son objectif d'inverser la tendance. Mais dans la table ronde consacrée à l'emploi et à la formation professionnelle, aucune proposition d'ampleur n'a émergé. Peu de tensions entre les participants, mais de la déception du côté des syndicats.

"Pas à la hauteur de la situation"

D'ici l'automne, trois réunions devraient permettre d'élaborer un plan d'urgence de formation, visant notamment à pourvoir les emplois vacants (100.000 à 300.000) dans le pays. Un renforcement des contrats aidés pour atteindre le nombre de 440.000 fin 2013 et une facilitation de l'accès au contrat de génération dans les grande entreprises, seront aussi au menu. Enfin, la négociation sur la formation professionnelle devrait se tenir à la rentrée. Sophie Binet, représentante de la CGT, est «blasée. Ce n'est pas à la hauteur de la situation, même si on a avancé sur les question des stages. Mais il faut sortir de la politique du chiffre et des effets de communication!»

Stéphane Lardy de FO, pousse un long soupir. «Je refuse de parler de plan d'urgence, ce n'est surement pas avec ça que l'on fera baisser le chômage. Il ne faut pas perdre de vue que, ce qui importe, c'est la construction du projet professionnel des chômeurs et ça ne se fait pas en deux jours!» Marie-François Leflon, de la CFE-CGC, est aussi partagée. «On est content sur la formation professionnelle, mais un peu déçu sur l'emploi. On n'a pas besoin d'une conférence sociale pour parler des emplois vacants, il faut mettre en route les outils qui existent déjà », souligne-t-elle.

Emplois non pourvus

Si le sentiment est aussi mitigé du côté patronal, la piste des emplois non pourvus, qui représente une goutte d'eau dans l'océan de plus de 5 millions de chômeurs, les a en revanche beaucoup intéressé. Benoît Roger-Vasselin du Medef, estime qu'il « faut s'attaquer à cette question. Mais pour nous ce qui est vraiment créateur d'emplois, c'est abaisser les charges des entreprises et améliorer la compétitivité ». Sur la proposition du Président d'un contrat apprentissage dont la formation pourrait être orientée par les entreprises, avec embauche à la clé, le patronat n'est pas très chaud, mais ne ferme pas la porte.

Au sortir de la réunion, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, semblait assez satisfait, estimant "que les besoins de formation avait été bien ciblés".

Cécile Rousseau.



Edité par T 34 - 21 Jun 2013 à 23:08
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jun 2013 à 22:38
Pour Hollande, les chômeurs sont coupables
 
Par Jean Luc Mélenchon

Le gouvernement ne recule devant aucun rideau de fumée pour entretenir la fable de Hollande d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Tout est bon pour dégonfler la statistique. Mais personne n'est dupe. Les emplois aidés du gouvernement sont inefficaces. François Hollande avait promis 100 000 emplois d'avenir pour les jeunes cette année. A peine 33 000 ont été signés à la moitié de l'année. Quant aux contrats de génération créés en mars, l'Agence France Presse écrit pudiquement qu'ils "peinent à démarrer" et le gouvernement ne donne aucun chiffre. Tous ces bricolages ineptes buttent sur le même fait : faute d’activité, point de travail salarié, même « aidé », « d’avenir », de « génération », et autres balivernes compassionnelles.

Hollande ne pourra pas tenir sa promesse. Il le sait depuis le premier jour. Il va donc changer de pied. Voici ce qu’il dit en substance : si le chômage ne baisse pas, ce ne serait pas de sa faute, ce serait celle des chômeurs ! Il a donc repris en sourdine le vieux refrain libéral jamais démontré. C'était dans son discours d'ouverture de la Conférence sociale jeudi 20 juin. Hollande reprenait à son compte la propagande du MEDEF sur les "emplois non pourvus". Le journal Le Point titrait même que "Le Medef impose son point de vue" parlant de ce sujet comme de la "marotte" du patronat. Hollande a même repris les chiffres du MEDEF parlant de "200 000 à 300 000" emplois non pourvus par an. Il a même désigné les responsables : les chômeurs ! Voilà ce qu'il a déclaré : "Il y a à peu près de 200 000 à 300 000 recrutements qui sont entamés, puis abandonnés, parce qu’il n’y a pas de candidats suffisamment qualifiés par rapport aux emplois qui sont proposés". Ayrault a immédiatement annoncé un plan de formation pour 30 000 chômeurs prétendument incompétents pour pourvoir ces postes. Ce plan sera mis en œuvre entre septembre et décembre. 30 000 chômeurs formés pour 300 000 postes non pourvus ? Et les autres ? Mystère et boule de Nantes. Ces 30 000 chômeurs auront donc l'immense avantage de sortir des statistiques de Pôle emploi juste avant la fin de l'année où la courbe du chômage est censée s'inverser. Quant au problème de la qualification professionnelle ou de la requalification, il restera en plan, comme d’habitude, pendant que continuent, dans l’indifférence générale, les fermetures de sections dans les lycées professionnels et les abandons de contrats d’apprentissage.

La réalité des emplois « non pourvus » est bien différente de ce qu’en dit le Medef et le gouvernement. En réalité personne ne sait précisément combien de postes ne sont pas pourvus. En 2008, Nicolas Sarkozy parlait de 500 000 offres d'emplois non satisfaites. En février 2011, Sarkozy répétait ce chiffre alors que son propre ministre du Travail Xavier Bertrand parlait de 250 000 postes, soit deux fois moins. Le MEDEF parle de 300 000 emplois à pourvoir en se basant sur une enquête réalisée auprès de ses adhérents qui exclut d'office les trois fonctions publiques, l'agriculture, les particuliers employeurs, les associations et les professions libérales. Quant à Pôle emploi, il identifie 450 000 offres non-satisfaites en 2012 mais le 6 juin dernier, son directeur-général parlait de 116 000 offres d'emplois non pourvues. Le premier chiffre renvoie aux postes qui n'ont pas fait l'objet d'un recrutement alors que des candidats qualifiés avaient postulé quand le second chiffre concerne uniquement offres pour lesquels aucun candidat n'a postulé.

Il ne s’agit pas pour moi de dire que les « emplois non pourvus » n’existent pas. Mais la bonne question à leur sujet est de se demander pourquoi personne n’en veut ! Les difficultés de recrutement sont connues. LaTribune.fr relève que "Dans sa note de conjoncture du 4ème trimestre 2012, l'Apec (Association pour l'emploi des cadres), écrit que "les procédures abandonnées 3 à 6 mois après avoir été lancées représentent 10 % des recrutements au premier trimestre 2012, soit un niveau habituellement observé. Ici donc dans près de 6 cas sur 10, l’emploi non pourvu l’est du fait d’un changement de cap de l’entreprise ! Il s'agit de renoncements parce que le poste ne correspond plus à un besoin (29 %) ou pour des raisons budgétaires (29 %). Ces deux motifs sont beaucoup plus fréquemment à l'origine des abandons qu'un an auparavant (respectivement, + 7 et + 9 points). Cela veut dire que le besoin de main d’œuvre recule à mesure que l’activité ralentit. L'absence de candidature adéquate n'est à l'origine de l'abandon que dans 16 % des cas, en recul de 1 point par rapport à l'an passé." On est donc très loin de l’armée de paresseux et d’embusqués qui profitent des prestations sociales sans travailler et qui seraient des parasites, des fainéants ou des fraudeurs.

Une enquête qualitative de Pôle emploi citée par "Libération" pointe aussi la responsabilité des employeurs. Voilà qui n’est pas banal ! Ils ne savent pas s’y prendre pour embaucher. "Les échecs se concentrent dans des entreprises qui ont une faible expérience du recrutement". Ceux-là présentent des offres "parfois déconnectées des compétences réellement nécessaires au poste à pourvoir" si bien que "ces échecs peuvent être imputables autant à la pénurie de candidats qu'à l'inexpérience des recruteurs et leur méconnaissance du marché local du travail". Et LaTribune.fr cite aussi l’association nationale des Directeurs ressources humaines selon qui "les recruteurs sont parfois trop exigeants, ou proposent des offres d'emploi farfelues : bac + 5 avec 10 ans d'expérience payé au Smic".

Les véritables causes des abandons de recrutements sont là: difficultés économiques des entreprises, abandon de projets ou perte de clients, emplois mal payés compte-tenu des exigences demandées en termes de qualification, de disponibilité, de mobilité, de pénibilité de la tâche. Ce n'est d'ailleurs pas une surprise de lire dans LaTribune.fr que "Les recrutements les plus difficiles portent sur les aides à domicile et les aides ménagères, où 66,6% des projets de recrutements sont jugés difficiles. (….) Puis vient, dans l'ordre, les cuisiniers (64,1% de difficulté), les infirmiers (58,3%), les employés de maison (55,6%), ceux de l'hôtellerie (50,2%), les serveurs (48,8%), les aides soignants (46,5%), les agents de sécurité et de surveillance (46,4%)." Une autre variété de difficulté d’embauche doit retenir l’attention. C’est la deuxième en nombre. Il s’agit des ingénieurs, cadres d'études et de R&D en informatique, et responsables informatiques, avec 62,3% de difficultés. Ici se combinent la rareté de la main d’œuvre et les conséquences du mauvais traitement social. Les emplois sont en effet mal payés, précarisés et souvent réduits à un travail à la tache totalement dissuasif.

François Hollande sait tout cela. Pourtant il n’a eu aucun scrupule à complètement exonérer le patronat de toute responsabilité. Il a même proposé une trouvaille incroyable : faire payer les salariés du privé par l’Etat : "S'il s'agit d'un problème de mobilité, réglons le par des incitations financières. S'il s'agit d'un problème d'écart de salaires, alors comblons-le. Ce peut être la responsabilité de l'Etat". Vous avez bien lu, Hollande envisage de subventionner les bas salaires ! Ses déclarations poursuivent un autre but. Le patronat et les syndicats doivent renégocier la convention UNEDIC sur l'assurance-chômage d'ici la fin de l'année 2013. La Cour des Comptes a déjà avancé l'idée de rendre les allocations chômage dégressives. La Commission européenne a inscrit cette demande dans ses "recommandations" pour la France. Quand, en 2008, Nicolas Sarkozy dénonçait les soi-disant « 500 000 emplois non pourvus », il ne faisait rien d'autre que préparer les esprits à de nouvelles contraintes pour les chômeurs. Il a ensuite introduit le principe selon lequel un chômeur qui refuse "deux offres raisonnables d'emploi" peut être radié de Pôle emploi et perdre son allocation chômage. En Allemagne, les sociaux-démocrates sont allés plus loin. Ils ont obligé les chômeurs à travailler dans des emplois payés même à un euro de l'heure sous peine de perdre leurs allocations de chômage. Hollande a rendu hommage à ces réformes "courageuses" de Gerhard Schröder le 23 mai dernier. On comprend dès lors qu’avec le soudain intérêt pour les emplois non pourvus ne se trouvent en réalité qu’un gisement de nouvelles coupes dans les défenses sociales. Les solfériniens vantent "l'accalmie" et même la "stabilisation" mais les chiffres disent l'inverse. Le chômage continue d'augmenter. Les solfériniens insistent sur la hausse de 100 chômeurs de plus en mai. « Seulement 100 », claironnent-ils. Au passage est passé sous silence l'augmentation de 1 500 chômeurs de catégorie A en un mois si l'on compte aussi l’outre-mer. Surtout, ils oublient de préciser qu'une hausse reste une hausse, aussi modeste soit-elle. Et qu'en l'occurrence, la hausse de mai 2013, aussi faible soit-elle, porte le nombre de chômeurs à un nouveau record historique dans notre pays ! Il y a désormais officiellement 3,526 millions de chômeurs sans aucune activité en France. Là où les piteux réjouis de la rue de Solférino et de l’Elysée réunis se rengorgent d’une « accalmie », la vérité est que le pays vient de battre un nouveau record historique du chômage.

Cette situation est consternante. Tout le monde sait que cette prétendue accalmie ne durera pas. D'ailleurs, pour les observateurs, la faible hausse de mai est une "surprise". Et pour cause ! Chacun sait que la politique d'austérité du gouvernement va faire encore augmenter brutalement le chômage. La Commission européenne, elle aussi, l’intègre dans ses prévisions. Et selon l'Insee, le taux de chômage devrait passer de 10,7% à 11,1% d'ici à la fin de l'année. Surtout, la situation des chômeurs se dégrade terriblement. Toutes catégories confondues, il y a en France plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi. En un an, le nombre de chômeurs sans aucune activité augmente plus vite que le nombre de chômeurs qui travaillent quelques heures par mois. Le chômage des plus de 50 ans continue d'augmenter de 0,5% en métropole en mai. Le nombre de chômeurs de longue durée, au chômage depuis deux ans et plus, augmente de 1,1% en mai. Le nombre de chômeurs de très longue durée, au chômage depuis trois ans ou plus augmente dans les mêmes proportions. Si l’âge de départ à la retraite ou si la durée de cotisation augmentent, le compteur va exploser. En effet le taux de chômage après 55 ans est déjà hors norme. Tous ceux qui ne partiront pas à la retraite vont renforcer les effectifs des chômeurs de longue durée et bien vite des chômeurs sans droit.

Là encore, le tableau s’assombrit. Aujourd'hui, 40% des inscrits à Pôle emploi sont au chômage depuis plus de deux ans. C'est-à-dire au-delà de la durée d'indemnisation du chômage. C'est-à-dire qu'ils sont en fin de droits et survivent avec les allocations ou les minimas sociaux. Les chiffres sont têtus. Et ils sont violents. Parmi les chômeurs sortant des statistiques, à peine 20% sortent après avoir retrouvé un emploi. L'immense majorité sort des statistiques pour "défaut d'actualisation de leur déclaration de situation personnelle". Combien de découragés parmi ceux-là ? Chômeur indemnisé ou pauvre aidé est une activité à plein temps, avec ses frais de transport et d’abonnement, sa disponibilité imposée, sa capacité à répondre à des questionnaires, des coups de téléphone et des formulaires. Combien ont déjà craqué et tout envoyer paître ? 

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La Marche des chômeurs et précaires arrive à Paris

Depuis un mois, des dizaines de militants marchent pour dénoncer l'inefficacité de la politique du gouvernement concernant le chômage et la précarité.

8,6 millions de pauvres, 3,26 millions de chômeurs, entre 40 000 et 50 000 expulsions locatives chaque année. Les Français ont connu des jours meilleurs. Pour dénoncer cette situation, la Marche des chômeurs et précaires arrive à Paris, le samedi 6 juillet. Deux cortèges traversent la France depuis le 10 juin : un parti de Strasbourg, l’autre de Montpellier, avec une délégation venue de La Réunion. À l’initiative de la marche, plusieurs associations, comme le Droit au logement (DAL), AC ! (Agir ensemble contre le chômage) ou syndicats (Solidaires et FSU). Parmi leurs revendications, l’indemnisation de toutes les formes de chômage, l’arrêt des radiations dans les Pôles Emploi, l’arrêt des expulsions de locataires ou encore une baisse des loyers.

Rassemblement festif

Les marcheurs sont arrivés en banlieue parisienne le 3 juillet et les deux cortèges ont prévu de converger samedi 6 juillet, avec un défilé unitaire entre la place de Clichy (départ à 10 heures) et la place de Stalingrad (arrivée prévue vers 12 h 30). Le rassemblement sera suivi de concerts et de spectacles, notamment la création « Paroles de mutins » par la compagnie Jolie Môme.

Une interview de Didier, un des participants de la marche :

 

Des chômeurs ont marché pour sortir du « ghetto »

Partie début juin de La Réunion, la marche des chômeurs initiée par les associations Apeis, MNCP et AC ! est arrivée samedi à Paris. Elle a donné un visage à ceux qui « sont invisibles ».

Épuisés mais satisfaits, les dizaines de chômeurs en marche depuis trois semaines à travers la France sont arrivés samedi à la capitale, où ils ont organisé dans l’après-midi un rassemblement festif au métro Stalingrad. ­Partie de la ­Réunion le 10 juin ­dernier, mais aussi, le 17 juin, de ­Montpellier (Hérault) et d’Haguenau (Bas-Rhin), la marche à l’initiative des organisations de chômeurs Apeis, MNCP et AC !, soutenues par deux syndicats SUD et SNU de Pôle emploi et par Attac, visait à mettre sur le devant de la scène les conditions de vie et les revendications des demandeurs d’emploi.

Jeudi, dans le cadre 
de la marche, une trentaine de ­bénévoles de l’Apeis et de syndicalistes de l’union locale CGT et du SNU-Pôle emploi, se sont rassemblés ­devant le Pôle emploi de Villejuif ­(Val-de-Marne), avant de se rendre en manifestation vers la mairie, où ils ont été reçus par la maire PCF, Claudine ­Cordillot, qui a déclaré qu’elle était « à leurs côtés dans la ­bataille pour l’emploi ». Ils ont ensuite été rejoints par les marcheurs partis ­d’Haguenau, avant de se diriger tous ­ensemble vers Ivry-sur-Seine, où ils ont également été reçus en mairie.

« Le bilan de la marche est hyperpositif », raconte un militant venu de Saint-Dizier, dans la Haute-Marne. Reçus par les municipalités de toutes couleurs politiques, ou par les agences Pôle emploi des villes étapes, ils ont été « très bien accueillis ». Par le dialogue avec diverses associations et les rencontres avec la population, ils espèrent avoir réussi à alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la situation dramatique de certains demandeurs d’emploi en fin de droits.

« Les chômeurs ont tendance à être invisibles », déplore un autre marcheur, aussi originaire de Saint-­Dizier, actuellement retraité mais « solidaire ». La dimension « fédératrice » de la marche a permis aux chômeurs en lutte de se « sentir vivants » et de sortir du « ghetto intérieur » auquel ils sont trop souvent confrontés. Les trois Réunionnais présents ont quant à eux considéré que c’était l’occasion de « mettre en lumière la situation dramatique de La Réunion » et de dénoncer le « mépris et l’indifférence des pouvoirs publics ».

L’Apeis, le MNCP et AC ! espèrent peser de tout leur poids dans les négociations prévues à l’automne à l’Unedic, qui vont redéfinir les règles d’indemnisation. Les associations réclament la création d’un fonds social d’urgence pour les chômeurs en difficulté, et une réduction du temps de travail à 32 heures pour créer des emplois.

Benoît Collet



Edité par T 34 - 09 Jul 2013 à 18:05
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Le chômage repart à la hausse en juin

 

Après une accalmie en mai, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité est reparti à la hausse en juin avec 14.900 nouveaux inscrits en métropole, une progression "modérée" estime le ministère du Travail. "Un cocktail amer pour les salariés, qui n'augure en rien la perspective d'une inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année" estime le PCF.

Fin juin, le nombre d'inscrits dans cette catégorie, en hausse continue depuis 26 mois, a ainsi atteint un nouveau record: 3,279 millions. Au total, en ajoutant les personnes ayant eu une activité réduite, on grimpe à 4,799 millions d'inscrits à Pôle emploi (plus de 5 millions outre-mer compris), soit une hausse de 4.100 personnes en juin. Si les moins de 25 ans ont été épargnés le mois dernier, un signe jugé "très encourageant" par le ministère, le nombre de seniors et de chômeurs de longue durée a lui explosé. "Après une forte progression observée sur les quatre premiers mois de 2013 (35.000 en moyenne en catégorie A)", "cette progression modérée du nombre de demandeurs d'emploi confirme une amélioration sur le front du chômage, même si elle ne traduit pas encore l'inversion de la courbe du chômage qui est l'objectif des prochains mois", a réagi le ministère du Travail dans un communiqué. Pour le Parti communiste français, "l'illusion d'optique de mai n'a pas tenu la rampe", "ces chiffres dramatiques de l'emploi et du chômage illustrent l'échec des politiques d'austérité, de baisse de la dépense publique et sociale, et de réduction du coût du travail menée depuis 18 mois par le gouvernement".

"Mettre fin à la politique d'austérité et changer de cap" pour la CGT

Après la publication des chiffres, la CGT a appelé, dans un communiqué "à mettre fin à la politique d'austérité et changer de cap" et "appelle les salariés, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser le 10 septembre prochain". "La loi Sapin dite de sécurisation de l’emploi découlant de l’ANI ne règle rien. Au contraire, à l’image de la Papèterie Elba, dans le Puy de Dôme, elle permet de licencier plus vite". De son côté, le numéro un de Force de ouvrière, Jean-Claude Mailly, a ironisé sur la reprise économique qui n'est "pas là" et que l'on attend "comme on attend Godot". "Il y a des frémissements ici ou là, mais globalement la reprise n'est pas là, c'est toujours la tendance zéro. Je rappelle qu'il faut 1,5% de croissance pour créer de l'emploi, on en est loin", a estimé Jean-Claude Mailly sur RTL. Le secrétaire général de FO a même de "fortes craintes" concernant "une série de plans sociaux à la rentrée", notamment dans la métallurgie. Selon lui, des "entreprises ont attendu les nouvelles dispositions de la loi sur la sécurisation de l'emploi, car maintenant les plans sociaux, ça va aller beaucoup plus vite".

"Pour pouvoir inverser, il faut d'abord ralentir" estime Michel Sapin

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé ce jeudi sur Europe 1, que, sur le front du chômage, "le retournement" n'était "pas là" même s'il y avait une "amélioration". "Non, le retournement n'est pas là. Il y a un ralentissement, le ralentissement c'est le moment qui précède le retournement" de la courbe du chômage, promis par François Hollande à la fin de l'année, a-t-il déclaré. "Le nombre des chômeurs toutes catégories diminuera vers la fin de l'année, car c'est là que l'inversion de la courbe du chômage s'inscrira dans la réalité", a affirmé Michel Sapin et ce, malgré le scepticisme de l'OCDE à ce sujet. "Le pire moment de Sarkozy c'était 60.000 (nouveaux inscrits) par mois. Le plus dur que nous ayons connu c'était 30.000 par mois. Aujourd'hui nous avons 15.000 chômeurs par mois, pour pouvoir inverser, il faut d'abord ralentir", a-t-il dit.

Jean-Marc Ayrault a estimé jeudi, en marge d'un déplacement en Corée du Sud, que l'objectif d'inverser la courbe du nombre des demandeurs d'emploi d'ici à la fin de l'année était "tenable" et "souhaitable" en ajoutant que l'"on n'a jamais tout essayé contre le chômage. C'est une bataille permanente".

Lire aussi :

En France, le chômage explose

Le taux de chômage a continué d’augmenter en juillet, pour le 
26e mois consécutif. La CGT réaffirme que « la relance de l’économie passe par une relance de la consommation, qui permettra de faire repartir la croissance, et donc l’emploi ». Le syndicat, qui impute « les premières causes du chômage aux fins de CDD et aux ruptures conventionnelles qui ont explosé depuis leur création, en 2008 », en appelle à « mettre fin à la politique d’austérité ». « Il faut faire reculer la précarité, conditionner les aides aux entreprises et créer une vraie sécurité sociale professionnelle ».



Edité par T 34 - 31 Jul 2013 à 20:15
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Quand on utilise les chômeurs pour voter l’austérité

 
 

Alors que le chômage atteint des records en Europe avec plus de 12%, dans une longue interview pour de Standaard, Bart De Wever déclarait que la contradiction entre capital et travail n’était plus pertinente mais que la nouvelle ligne de démarcation se situait entre les productifs et les non-productifs. Pour lui, « l’État est un monstre qui inspire puis expire de l’argent. Qui apporte l’argent ? Ceux qui créent la valeur ajoutée. Qui consomme cet argent ? Les non-productifs qui sont si importants électoralement qu’on perpétue cette politique. » 

En France, le député d’extrême droite Jacques Bompard déposait une proposition de loi visant à transformer le chômeur indemnisé en un travailleur gratuit. Cette idée, loin d’être nouvelle, était déjà dans le programme de Nicolas Sarkozy en 2007, proposant que les «  titulaires d’un minimum social aient une activité d’intérêt général, afin d’inciter chacun à prendre un emploi, plutôt qu’à vivre de l’assistanat  ». En Angleterre, pour justifier une nouvelle réforme du système social visant à limiter le montant des allocations de chômage David Cameron déclarait qu’aujourd’hui ce système « est devenu un choix de style de vie pour certains »[1]. Les changements prônés par ces politiciens sont alors sensés rétablir la « justice » d’un système qui blâme celui qui « travaille dur » et récompense ceux qui se complaisent dans la « dépendance ». Ce discours est devenu hégémonique et incarne une tendance générale sur le continent où il est devenu un lieu commun d’exalter « ceux qui se lèvent tôt » contre les « assistés », les « productifs » contre les « improductifs », et ce afin de mieux légitimer des réformes d’austérité et la croissance des inégalités.

Cette idée nous renvoie aujourd’hui au « modèle allemand » promouvant notamment ces fameux travaux d’intérêt général payés 1 euro de l’heure pour pouvoir recevoir l’aide sociale. L’intérêt de ce modèle développé sous le gouvernement Schroeder entre 2003-2005 réside précisément dans le fait qu’il concentre son action sur la restructuration profonde du système de chômage et d’aide sociale en lien avec des réformes en matière d’emploi très radicales ; les réformes Hartz. Cette reconfiguration de l’état-social allemand est alors mise au service de la réforme du marché de l’emploi pouvant ainsi contraindre les chômeurs à accepter un emploi même lorsque le salaire perçu est inférieur à l'indemnité-chômage faisant alors exploser les chiffres des fameux « working poors ». Loin de se limiter à une politique de modération salariale, le modèle Allemand a donc pour caractéristique centrale d’avoir précisément concentré son action sur les « surnuméraires » (chômeurs, pauvres, précaires) et non sur les salariés « stables ». Mais par ce biais, elle a provoqué une profonde déstabilisation de l’ensemble du marché du travail sans pour autant s’être confrontée directement aux secteurs les plus syndiqués et combatifs du salariat. Ce type de réformes loin de se cantonner à l’Allemagne semblent se généraliser en Europe. Une question se pose cependant avec insistance ; comment expliquer la relative passivité avec laquelle les syndicats et les mouvements ouvriers de ces pays ont réagi à ces réformes. En Belgique la réforme pour la dégressivité des allocations de chômage n’a mobilisé que des franges minoritaires du salariat, en Allemagne les très radicales réformes Hartz ont largement été accompagnées par ceux-ci. Comment expliquer une si faible mobilisation des factions « actives » du salariat lorsqu’il s’agit d’enjeux touchant les « non-actifs » ?

Pour comprendre ce problème il faut saisir la dualisation du salariat qui s’est produite entre les « actifs » et les « non-actifs » sous l’effet de l’explosion du chômage depuis les années 70. Cette évolution a profondément modifié ce qui fondait la vision populaire du monde, cette division « eux » (les patrons) / « nous » (les ouvriers), si bien étudiée par Richard Hoggart. Enracinée dans l’expérience quotidienne du monde ouvrier, cette vision permettait, avant même toute pratique politique, la solidarité culturelle des classes populaires fondant alors l’efficacité du discours politique de la gauche[2]. La déstructuration des environnements populaires a alors considérablement déstabilisé cette solidarité en rajoutant un « eux » en dessous de « nous ». Une partie des couches populaires ayant ainsi le sentiment que les « eux » d’en haut ne font rien contre les abus des « eux » d’en bas. Dans son étude sur le monde ouvrier Oliver Schwartz écrira qu’« on à ici un type de conscience populaire qui (…) est tourné à la fois contre les plus hauts et contre les plus bas » [3]. Cette structure correspond partiellement au nouveau profil que le FN cherche à se donner pour conquérir le vote des classes populaires. Il semble ainsi s’opposer au « système », à ses « élites » et à « l’argent roi » tout en attaquant également cet autre « eux » que constituent les chômeurs, immigrés, sans-papiers, peuplant les rangs de l’« assistanat »[4]. Cette séparation ne doit cependant pas nous aveugler sur le fait que la logique politique que devrait défendre la gauche n’est précisément pas celle qui renforce cette dynamique, mais qui au contraire la dépasse. Et cela tant sur le plan tant théorique que pratique.

 Au sens théorique cela veut dire rompre avec la tendance qui a substitué la problématique de « l’exclusion » à centralité de la question ouvrière dans la période d’après-guerre. En effet, si la problématique s’articule de manière différente selon les pays c’est bien la question des « surnuméraires » dans toutes leur variantes (chômeurs, pauvres, précaires, exclus, immigrés,…) qui va occuper le débat public et scientifique pour les décennies suivantes. Comme le notait Xavier Vigna, on assiste à un déplacement de « la focale du monde du travail vers l’exclusion, les pauvres ou le chômage. »[5] qui, paradoxalement, à contribué à façonner cette dualisation dans la manière dont on a abordé publiquement ces problèmes. Séparée de l’emploi la catégorie de « chômeurs », « pauvres », « précaires », ne renvoie alors plus à la notion d’exploitation ancrée au cœur du rapport économique mais beaucoup plus aux formes de domination, aux situations de privation relative en termes monétaires, sociaux ou psychologiques.


« Voilà notre modèle allemand! » (Comité NON A LA DETTE  Naples)

Il est à ce titre intéressant de noter comment Marx posait le problème à son époque. Considérant alors que « le concept d’ouvrier libre implique que l’ouvrier est pauper : virtuellement miséreux » [6] il concevait la notion de paupérisme comme « latente dans celle du travail salarié ». Elle l’est virtuellement car elle est le fruit contradictoire d’un même et unique développement, celui qui établit, « une corrélation fatale entre l’accumulation du capital et l’accumulation de la misère ». Fredric Jameson soulignait d’ailleurs que nous devons partir de la structure du mode de production et donc de la structure de l’exploitation et non de ses formes immédiates ou apparentes. La domination voire l’exclusion est pour lui non seulement « le résultat de cette structure mais aussi la manière dont elle se reproduit » [7] et non l’inverse. Par ce biais il nous incite à « penser le chômage comme une catégorie de l’exploitation »[8] et pas seulement comme un statut « précaire » ou une situation séparée de l’exploitation du salariat.

Au plan pratique, force est de constater que les organisations de défense des chômeurs et des pauvres saisissent trop souvent ces problèmes indépendamment du monde du travail. Pourtant c’est précisément cette séparation qui en fait tout l’intérêt pour réaliser des réformes très dures vis-à-vis des surnuméraires tout en s’épargnant une contestation sociale forte. Ce désintérêt – voire l’opinion parfois conservatrice dans la classe ouvrière – à l’égard des « assistés » est devenue l’un des enjeux centraux des mouvements sociaux des années à venir contre l’austérité. La capacité qu’auront les organisations politiques et syndicales à sensibiliser et lier les enjeux des « surnuméraires » à ceux de la classe ouvrière « stable » déterminera en grande partie la réussite ou non des luttes à venir. Aussi, dès le début de l’industrialisation, Marx remarquait qu’une étape décisive dans le développement de la lutte sociale réside notamment dans le moment ou les travailleurs « découvrent que l'intensité de la concurrence qu'ils se font les uns aux autres dépend entièrement de la pression exercée par les surnuméraires » afin de s’unir pour « organiser l'entente et l'action commune entre les occupés et les non-occupés » [9].

Notes

[1] http://www.lesoir.be/221184/article/actualite/monde/2013-04-07/david-cameron-vivre-des-aides-sociales-est-un-choix-vie
[2] Lire à ce propos Robert Castel, La montée des incertitudes, Seuil, Paris, 2009, p. 370-371
[3] Olivier Schartz, Le monde privé des ouvriers, PUF, Paris, 2002, p. 56
[4] Marine Le Pen, Pour que vive la France, Grancher, Paris, 2012, pp.18
[5] Xavier Vigna, Histoire des ouvriers en France au XXe siècle, Perrin, Paris, 2012, p. 282
[6] Karl Marx, Œuvres. Economie II, La Pléiade, Gallimard, Paris, 1968, p.255
[7] Fredric Jameson, Representing capital, Verso, London, 2011, p. 150
[8] Ibid, p. 151
[9] Karl Marx, Œuvres. Economie I, La Pléiade, Gallimard, Paris, 1965, p.1157

Source: http://www.michelcollon.info/Quand-on-utilise-les-chomeurs-pour.html?lang=fr
Date de parution de l'article original: 20/07/2013
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Aug 2013 à 01:26

84 % des Français doutent de l’inversion de la courbe du chômage.

François Hollande a beau marteler, dans ses multiples déplacements, son objectif de renverser la tendance du chômage d’ici à la fin de l’année, le message semble avoir du mal à passer. Selon un sondage Ifop pour Valeurs actuelles, 84 % des Français n’y croient pas. Évidemment, la proportion des sympathisants de l’UMP et du FN (respectivement 97 % et 96 %) estimant que l’objectif ne sera pas atteint contribue largement à ce résultat. Mais, tout de même, 65 % des sympathisants de gauche partagent cette opinion.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2013 à 22:46

La mauvaise partition du CUI

Par Anne Zanotelli, responsable associatif.

Un choc de simplification, qu’ils avaient dit, en présentant le contrat unique d’insertion – contrat d’accompagnement dans l’emploi dans le secteur non marchand (CUI-CAE) ! Alors nous, comme des imbéciles, on a trouvé que c’était bien de recruter un jeune déscolarisé pour notre école de musique associative. Mal nous en a pris. Tout d’abord, il faut savoir qu’avant même de recruter, il faut payer 100 euros pour obtenir une clé numérique afin d’accéder à la nébuleuse plate-forme du Sylaé, organisme de gestion et de paiement de ce type de contrat. Très bien, on banque les 100 euros au mois d’avril 2013. Là, on reçoit un papelard qui nous demande d’écrire une lettre de motivation à l’embauche. Avant, on croyait que c’était la personne qui cherchait du travail qui devait faire la lettre, mais maintenant c’est aussi l’employeur qui s’y colle. On fait la lettre.

La plate-forme Sylaé, c’est comme un clignotant : ça marche, ça ne marche pas. Donc, il y a des trucs qu’on doit faire en ligne et d’autres par courrier. Eux, ils font tout par courrier parce que leur plate-forme, qui a dû coûter une fortune à développer, nécessite un master en programmation informatique si on veut espérer pouvoir l’utiliser. Manifestement, ils n’ont pas formé leur personnel à s’en servir. Donc, après avoir préparé notre master d’informatique en accéléré pour faire fonctionner leur système, on rentre dans le vif du sujet.

Là, on est déjà fin mai. Notre jeune n’a toujours pas touché un kopeck, mais il s’accroche et nous aussi. Nous expédions le môme à nos frais faire un stage aux États-Unis pour parfaire sa formation de batteur. Il pense légitimement qu’il va pouvoir survivre là-bas grâce à son salaire. Pendant ce temps, on checke régulièrement notre compte Sylaé et toujours aucun versement à lui virer. On téléphone (hotline : 12 centimes d’euro la minute) une fois, dix fois, vingt fois. Juin et juillet passent et l’on nous dit : « Ne vous inquiétez pas, ça va tomber ! »

Pour tomber, c’est tombé. Premier versement : 1 000 euros. À ce stade, on leur doit de l’argent ! On téléphone et on nous explique que, en fait, on a une retenue sur un contrat aidé datant de 2008 (époque où les CUI n’existaient donc pas) qui, selon eux, n’est pas au pair. Nous vérifions. Tout est en règle. Nous le leur disons. Alors, ils nous demandent de leur fournir des justificatifs pour régulariser la situation. Comment fournir des documents qui n’existent pas ?

C’est très compliqué mais, sous le gouvernement Hollande, c’est possible. En fait, ils nous fournissent eux-mêmes les documents à remplir, et pour cause. Très bien, nous ­remplissons leurs foutus papiers que nous leur adressons en recommandé parce que, sinon, c’est curieux comme tout se perd quand on écrit à l’administration. On ne sait pas par quel tour de passe-passe, mais on est en août à présent, et on finit par recevoir le premier versement pour un contrat lancé officiellement le 10 juin 2013. Et de 1 000 euros dus pour les trois mois passés (autant dire que notre jeune va bouffer des ortolans farcis tous les jours, à ce compte), on ne perçoit plus que 300 euros ! Où est passé le pognon ? Mystère ! Il y a des retenues… c’est l’agent comptable qui le dit !

Même Kafka n’aurait pas réussi à imaginer une machination aussi sophistiquée. En résumé, pour embaucher un jeune, d’abord vous payez, après vous payez encore et, enfin, on vous prend de l’argent que vous n’avez jamais touché ! Un mâtin de Naples et un basset hound feraient mieux, je pense, s’ils étaient aux manettes ! CUI, CUI…

On arrive tous en fin de mandat, on a plein de projets pour la retraite ; on attend que les enfants soient morts pour les réaliser !

Anne Zanotelli

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2013 à 17:55

Toujours plus de chômeurs

Le taux de chômage progresse de 0,1 point au deuxième trimestre.

L’Insee a publié, hier, les chiffres du chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) pour le deuxième trimestre. La hausse s’établie à 0,1 point, après une progression de 0,3 point au premier trimestre, portant le nombre de chômeurs à 10,5 % des actifs et 10,9 %, en ajoutant les départements d’outre-mer. Le taux de chômage a augmenté de 0,7 point en 2013. Les 15-24 ans s’en sortent mieux. Pour le deuxième trimestre consécutif, le taux diminue (24,6 % contre 24,9 %) mais il progresse sur un an (1,5 %). Pour Michel Sapin, « l’inversion de la courbe du chômage des jeunes est d’ores et déjà engagée ». Le ministre du Travail se félicite de « l’amélioration progressive » de la situation. Le chômage atteint pourtant son niveau le plus élevé depuis plus de quinze ans. Le nombre de demandeurs d’emploi au sens du BIT dépasse pour la première fois les 3 millions de personnes. Selon l’Insee, il devrait grimper jusqu’à 10,7 % à la fin de l’année.

Yoann Boffo

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2013 à 22:20

Emplois d'avenir: pour la CGT, le compte n'y est pas

Les emplois d'avenir, de nouveaux emplois précaires pour les jeunes. C'est ce que dénonce la CGT ce lundi, demandant au gouvernement de durcir les conditions de subvention.

"Où sont les CDI ?" (...) Seuls 10% des jeunes sont recrutés en CDI" et "près de 45% des jeunes sont recrutés sur des CDD de moins de 3 ans, ce qui devait être l'exception tend à devenir la règle", a souligné le syndicat dans un communiqué.

Lancés en novembre 2012, les emplois d'avenir, des CDI ou CDD d'un an (renouvelable) à trois ans, visent à donner une première expérience professionnelle aux jeunes les moins qualifiés. Ils ouvrent droit pour l'employeur à une subvention (75% du Smic pour le secteur non-marchand, 35% pour les entreprises privées) pendant la durée du contrat (dans la limite de trois ans).

1 emploi d'avenir sur 10 est en CDI

Alors que le ministre du Travail présente dans l'après-midi un "bilan intermédiaire" du dispositif aux partenaires sociaux et aux régions, la CGT observe dans son propre bilan que "si les objectifs quantitatifs comme le ciblage des emplois d'avenir sur les jeunes les moins qualifiés sont respectés, les emplois d'avenir constituent par contre de nouveaux contrats précaires".

Au 5 septembre, plus de 54.000 contrats avaient été signés et selon le bilan du ministère du Travail fourni aux partenaires sociaux, dans plus de 86% des cas, les recrues n'ont pas le Bac et neuf fois sur dix, les postes sont des temps pleins. Seule une minorité de contrats (10,8%) sont des CDI (4,3% des contrats signés dans le secteur non-marchand, 65,1% dans le privé) et 45,5% des CDD de 3 ans. Les autres (43,7%) ont une durée inférieure.

"Pas dans la cible"

Pour "éviter que les emplois d'avenir ne soient un dispositif de traitement social du chômage", la CGT "exige" notamment que "les structures publiques" soient obligées "de recruter en CDD de 3 ans temps plein", les entreprises privées "en CDI temps plein". La CGT réclame aussi "l'obligation, en particulier pour les employeurs du secteur marchand, de garantir une formation qualifiante au jeune" alors qu'une formation qualifiante n'est proposée que par 40% des employeurs du secteur non-marchand et un peu plus de 25% des employeurs du privé.

Interrogé par l'AFP, le syndicat Force ouvrière estime que les emplois d'avenir "ne sont pas dans la cible", rappelant comme la CGT que "le CDD de trois ans devait être la norme".

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Sep 2013 à 20:53

Contrat de génération: les PME ne jouent pas le jeu

C'est le constat du ministère du Travail, alors que seulement 10.624 contrats de génération ont été signés. L'objectif du gouvernement est de 100.000 signatures en années pleine.

Le ministère du Travail a reconnu ce jeudi auprès de l'AFP que le dispositif souffre d'un "problème de notoriété". Pour le gouvernement, il s'agit d'une seconde mauvaise nouvelle après celle concernant les emplois d'avenir, autre mécanisme promis par le candidat Hollande lors de la présidentielle 2012 et censé lutter contre le chômage.

Opérationnel depuis six mois, le contrat de génération prévoit une aide financière (4.000 euros par an pendant trois ans) pour les entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent un jeune de moins de 26 ans en CDI, à condition de maintenir en emploi un salarié de plus de 57 ans. L'objectif est fixé à 100.000 signatures en année pleine. Le gouvernement espère ainsi 500.000 embauches de jeunes en CDI en cinq ans et autant de seniors maintenus dans l'emploi grâce à ce nouvel outil, ardemment défendu par François Hollande pendant sa campagne.

Le frein du Medef ?

Le ministre du Travail Michel Sapin "l'a dit, ça va trop lentement", admet-on au ministère du Travail, où l'on évoque "un problème de notoriété". Mais pas seulement. Les services de Michel Sapin visent les entreprises de 50 à 300 salariés. Représentants du patronat et des salariés ont introduit dans leur accord (transposé dans le projet de loi) l'obligation qu'il y ait soit un accord de branche, soit un accord d'entreprise (...). Nous, on imaginait quelque chose de plus simple. Les entreprises attendent donc massivement des accords de branche, et là on a un énorme problème, car il y a extrêmement peu d'accords de branche", déplore-t-on. "C'est quand même un comble que M. Gattaz (le président du Medef, ndlr) soit là à nous expliquer qu'on a un problème de coût du travail. Là on a un dispositif pas très compliqué (...), qui ouvre le droit à 12.000 euros sur trois ans, ça fait 32% du coût du travail au niveau du Smic pour le jeune embauché", "c'est un levier qui est sous estimé", estime-t-on au ministère.

Les TPE en pointe

Résultat: 96% des contrats signés l'ont été dans les entreprises de moins de 50 salariés, où le dispositif est le plus simple. Quant aux entreprises de 300 salariés et plus n'ont, elles, pas accès à l'aide de 4.000 euros. Elle seront a contrario soumises à une pénalité financière (allant jusqu'à 10% des allègements généraux de cotisations sur les bas salaires ou jusqu'à 1% de la masse salariale), si elles ne mettent pas en place de nouvelles mesures pour l'emploi des seniors et l'intégration des jeunes, sous la forme d'accords collectifs ou, à défaut, d'un plan unilatéral de la direction.

Michel Sapin a accordé le 12 septembre à ces grandes entreprises "quelques semaines" supplémentaires au-delà de la date butoir du 30 septembre, pour leur laisser le temps, dit-il, de terminer les négociations engagées. Selon le ministère, fin août, 124 accords et 24 plans d'actions (élaborés unilatéralement par les directions) avaient été enregistrés dans les entreprises de 300 salariés et plus.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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