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Travail/Chômage, ben en fait c'est surtout chômage

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  Citer Franck Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2008 à 02:25
Camarade T34 (insomniaque ?),
 
Données trsè intéressantes !
 
Le coup des "catégories", je ne connaissais pas. La situation est donc bien ca-tas-tro-phique pour le prolétariat, et ce alors que Martin Hirsh vient de déclarer en substance qu'il voulait "simplement" réduire le nombre de pauvres (s'attaquer à la pauvreté, il n'y songe pas, évidemment) avec cette infamie qu'est le RSA. On notera au passage le silence ou les prises de position timorées sur cette question du PS, du PCF, de LO, etc.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Dec 2008 à 02:31
Je connaissais déjà l'éxistence de ces catégories et savait ce qu'était la catégorie 1. Maintenant je sais quel sont les différentes catégorie et leurs chiffre apporximatif. Il faut bien doubler le chiffre officiel du chomage.

Edité par T 34 - 11 Dec 2008 à 02:32
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Dec 2008 à 03:01
Je connaissais déjà les catégories, par contre les chiffres m'étaient relativement inconnus.

4 millions de chômeurs !! c'est énorme et ça montre bien (comme le dit Franck) à quel point la situation est désastreuse pour le prolétariat.
Il serait également intéressant de connaitre des statistiques sur les emplois précaires qui tendent à se généraliser de plus en plus.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Feb 2009 à 20:01

Les vrais chiffres du chômage

(source : http://eldiablo.over-blog.org/article-25536938.html)

A l’heure où le mensonge est monnaie courante, il n’est pas vain de faire le point sur une des principales cause de la crise, les chiffres catastrophiques du chômage.

 

Les vrais chiffres du chômage Source Ministère du Travail. octobre 2008

 

Demandeurs d’emploi de catégorie 1… 2 004 500

Demandeurs d’emploi de catégorie 2…    322 800

Demandeurs d’emploi de catégorie 3…    228 400

Demandeurs d’emploi de catégorie 4…    175 200

Demandeurs d’emploi de catégorie 5…    225 700

Demandeurs d’emploi de catégorie 6…    448 800

Demandeurs d’emploi de catégorie 7…      65 400

Demandeurs d’emploi de catégorie 8…      91 100

Demandeurs d’emplois de plus de 55 ans, dispensés de recherche d’emploi… 360 500

 

TOTAL… 3 922 400

 

Définition des catégories:

 

La catégorie 1 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDI à plein temps.

La catégorie 2 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un CDI à temps partiel.

La catégorie 3 regroupe les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDD, temporaire ou saisonnier, y compris de très courte durée.

La catégorie 4 regroupe les chômeurs non immédiatement disponibles (en arrêt maladie ou en formation).

La catégorie 5 regroupe les personnes en CES (Contrat emploi solidarité) ou CEC (Contrat emploi consolidé), à la recherche d’un emploi de meilleure qualité.

Les catégories 6, 7 et 8 regroupent les demandeurs d’emplois qui ne sont pas immédiatement disponibles (par exemple, les personnes effectuant un préavis suite à

un licenciement, ou les personnes ayant déjà un petit boulot mais cherchant un emploi de meilleure qualité).

La catégorie 6 regroupe les personnes à la recherche d’un CDI à plein temps (en n’étant pas immédiatement disponibles).

La catégorie 7, ceux qui cherchent un CDI à temps partiel et ne sont pas disponibles immédiatement.

La catégorie 8, les personnes à la recherche d’un CDD, d’une mission d’intérim ou d’un emploi saisonnier, y compris de très courte durée, qui ne sont pas immédiatement disponibles.

Et, si on voulait être complet, il faudrait ajouter la moitié des bénéficiaires du RMI. Martin HIRSCH admettait récemment : “un peu plus de la moitié des RMIstes sont au chômage mais ne sont pas comptabilisés comme chômeurs”. En intégrant une moitié des 1.100.000 RMIstes, on arrive à un nombre total de chômeurs qui dépasse 4.472.400 !

Et nous ne parlons pas des millions d’emplois précaires (12 heures par semaine, ..).


 
 
(source : L’Humanité 05/02/09)
 

Budget. Le gouvernement vient de supprimer l’allocation de fin de formation, empêchant des milliers de chômeurs de se reconvertir.

 
Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. Depuis le début de l’année, son blog, où il invite à témoigner sur la « Mobilité pour le travail », est inondé de messages de désarroi, de désespoir, de colère. Des quatre coins de la France, des dizaines de chômeurs racontent comment leur projet de reconversion, sur lequel ils travaillaient depuis des mois, vient d’être réduit à néant avec la suppression par le gouvernement de l’allocation de fin de formation, l’AFF.

La plupart sont trentenaires, la plupart s’apprêtaient à entrer en école d’infirmiers. Tombés au chômage après un début de carrière dans un autre secteur, ils avaient élaboré avec leur ANPE une reconversion dans ce métier difficile, confronté à une pénurie de vocations. Les 38 mois de formation excédant de beaucoup la durée de leur allocation chômage (23 mois), ils pouvaient prétendre à l’AFF, versée par l’État pour prendre le relais des Assedic jusqu’à la fin de la formation.

L’AFF n’existe plus

Pour les « métiers en tension », cette allocation était facilement accordée. Ils avaient donc eu le feu vert de l’ANPE pour préparer le concours d’entrée à l’école d’infirmiers. Début janvier, l’examen en poche, ces chômeurs retournent à l’ANPE, rebaptisée Pôle emploi, pour valider le projet. C’est alors qu’ils apprennent que l’AFF n’existe plus depuis le 1er janvier, en vertu d’un article discrètement glissé dans la loi de finances pour 2009 adoptée fin décembre. Pour économiser près de 200 millions d’euros par an, le gouvernement a mis fin à un dispositif dont bénéficiaient chaque mois 22 000 chômeurs. Afin d’éviter un effet rétroactif, il a pris garde de ne pas retirer l’allocation aux chômeurs engagés dans la formation avant le 31 décembre. Mais le couperet est tombé sur ceux qui s’apprêtaient à s’inscrire.

« Quand le conseiller de Pôle emploi m’a appris la nouvelle, j’ai d’abord cru mal entendre, puis défaillir », témoigne Xavier-Paul, chômeur d’Évreux, écœuré de cette décision d’un gouvernement « en pleine période de crise, après moult cadeaux aux entreprises, boucliers fiscaux et renflouement de banques ». « Je le vis comme une profonde injustice, appuie Véronique de Nantes. On n’arrête pas de parler des pénuries d’infirmiers et de la formation tout au long de la vie, mais on nous retire le coup de pouce dont on avait besoin. » « On était pourtant sûrs de trouver un boulot à l’issue de la formation », renchérit Romain, de Paris. Ces chômeurs se retrouvent devant un choix cornélien : ou bien abandonner un projet auquel ils tenaient, ou bien s’engager malgré tout dans la formation, sans savoir de quoi ils vivront après épuisement des Assedic. Le pari est risqué pour ces chargés de famille. « Mais je me suis trop investi pour renoncer », explique Benjamin de Dieppe, à qui il manque un an et demi d’allocation. « Mon père pourra me donner 500 euros par mois. Pour compléter, je travaillerai la nuit comme aide-soignant. »

 

 

« C’est d’un cynisme absolu »

De l’autre côté du guichet, Yann Venier, conseiller ANPE et militant CGT en Lorraine, confirme : « En 2008 on avait monté des plans de formation dans les secteurs de la restauration, de la métallurgie, des services à la personne. On a appris le 22 décembre que l’AFF était supprimée. On a dû rappeler les demandeurs d’emploi pour leur dire qu’il fallait revoir leur projet. Ils voulaient changer de domaine ou progresser dans leur métier. On va les maintenir de force dans leur état actuel. » Lors du débat budgétaire, le gouvernement avait argué que la suppression de l’AFF « inciterait » les chômeurs à entrer plus vite en formation. « C’est d’un cynisme absolu », conteste cet agent, témoignant du « parcours du combattant » des chômeurs pour obtenir une formation. Depuis plusieurs années, les Assedic et les régions ne financent plus que des formations sur les métiers « en tension », mais même dans ces secteurs « les budgets sont en diminution constante, le nombre de places est très limité ». Et de citer le délai d’attente de deux ans pour une formation en climatisation. « Dans mon agence, une chômeuse attend depuis huit mois une formation d’aide à domicile, appuie une conseillère Pôle emploi de Normandie. Tout ce qu’on peut proposer, c’est des ateliers de recherche d’emploi, histoire de noyer le poisson. »

Interrogé sur l’AFF, le 14 janvier dernier dans le quotidien les Échos, le secrétaire d’État à l’Emploi s’est voulu rassurant : « C’est une question de semaines pour caler les choses, il faut savoir qui finance quoi pour faire quoi », avait-il affirmé, allusion aux négociations en cours sur l’UNEDIC et sur la formation professionnelle. Mais celles-ci sont bouclées, sans aucune solution de financement pour l’AFF. Sollicité par l’Humanité sur les pistes prétendument envisagées, le cabinet de Laurent Wauquiez n’a pas tenu à répondre.

Fanny Doumayrou

 
Avec 45 800 chômeurs de plus en décembre dernier, nous avons franchi de nouveau un cap alarmant dans la progression des chiffres du chômage. Avec 2 114 300 chômeurs de catégorie 1, nous enregistrons en effet notre huitième mois consécutif de hausse du chômage. Une hausse qui affecte les salariés dans leur ensemble : hommes, femmes, jeunes, seniors, précaires, licenciés économiques. Toutes catégories confondues, le chômage affiche une hausse de 8,2 % sur un an. Au-delà de ces chiffres consternants qui reflètent la totale impuissance du gouvernement à trouver une solution à la crise qui frappe notre pays, la CGT veut également dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles l’ensemble des demandeurs d’emploi sont actuellement traités à l’heure actuelle.

La gestion calamiteuse de la mise en place de Pôle Emploi a en effet des conséquences immédiates catastrophiques pour les privés d’emploi : à l’heure actuelle des milliers de dossiers d’indemnisation sont en souffrance, une situation intenable qui génère à juste titre l’exaspération des demandeurs d’emploi. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas au bout de leur peine, la fusion Anpe-Assedic ayant sérieusement mis à mal le droit de recours dont ils disposaient afin de contester une décision notamment en matière d’indemnisation. Alors que tous les moyens devraient être mis au service des chômeurs afin de leur proposer un accompagnement de qualité et de leur assurer un retour vers un emploi durable, Pôle Emploi, entend pleinement jouer le rôle que lui a dévolu le gouvernement : pousser les chômeurs vers des emplois au rabais, grâce à la loi sur l’offre raisonnable d’emploi et les orienter vers les minima sociaux.

A l’heure où le gouvernement fait mine de faire de l’emploi une « priorité absolue » comme le déclare François Fillon, la CGT demande au gouvernement de prendre ses responsabilités et de mettre en place une véritable politique au service de l’emploi durable et de qualité. La lutte contre le chômage passe par une véritable politique en faveur de la relance du pouvoir d’achat et de la consommation.

Montreuil le 3 février 2009



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 15:41
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Mar 2009 à 17:21
 
(source Actuchômage 14/03/09)

C’est l’histoire d’un mec. Il veut obtenir un rendez-vous avec un conseiller Pôle Emploi, le mec, pour boucler son dossier d’inscription. Il est barge, ce mec ! Y’en a qui prennent leurs désirs pour des réalités !MARDI 10 MARS Tout commence par cinq tentatives 3949 infructueuses dans la journée. Ça finit par gonfler… l’exaspération et la facture : 0,55 € (hors surcoût de mon opérateur). Et tout ça pour ne rien obtenir ! Je recommence demain…MERCREDI 11 MARS Premier appel : Attente de 2 minutes, puis un «conseiller» me répond mais ne m’entend pas… et me raccroche au nez.

Deuxième tentative : Je patiente. Verdict : «Tous nos conseillers sont en ligne. Veuillez renouveler votre appel ultérieurement».

Troisième : À chaque fois, la même procédure. «Appuyez sur la touche étoile», me dit la voix – «Indiquez le numéro de votre département» - «Dites Infos» - Je dis «Infos» - «Saisissez votre numéro d’identifiant» - «Un conseiller va vous répondre»… Attente – «Veuillez patienter un conseiller va vous répondre» - J’attends (et m’occupe comme je peux sur les forums d’Actuchomage) - Je patiente… Plus de musique, plus rien à l’autre bout du fil… Je raccroche.

Quatrième tentative : «Cet appel passé depuis un poste fixe vous sera facturé 11 centimes d’euro. Attention : Un surcoût peut vous être facturé par votre opérateur mobile ou box» - «Veuillez patienter un conseiller va vous répondre». Je patiente… Musique… Musique… «Veuillez patienter un conseiller va vous répondre». Verdict : «Tous nos conseillers sont en ligne. Veuillez renouveler votre appel ultérieurement». Poil aux dents !

Toujours aucune réponse à la question que je veux poser depuis deux jours. Elle est simple, nette et précise : Je viens de me réinscrire (via www.pole-emploi.fr) comme demandeur d’emploi. Je souhaite obtenir un rendez-vous (que je n’ai pas obtenu par mail) pour déposer ma demande d’indemnisation et passer un premier entretien. 8 appels : Aucune réponse.

JEUDI 12 MARS (jour de relâche)

VENDREDI 13 MARS Aujourd’hui, c’est décidé, j’enfourche mon vélo pour me rendre à l’antenne Pôle Emploi dont je dépends pour prendre directement rendez-vous avec un conseiller, histoire de «contourner» le 3949. J’arrive sur les lieux. Accueil plutôt sympathique d’un jeune homme qui m’indique que je ne peux obtenir un rendez-vous… qu’à partir du 3949 !

Il y a vraiment quelque chose d’aberrant. T’es sur place, t’as un mec en face de toi, un humain, quoi, et tu ne peux pas prendre rendez-vous. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

De retour chez moi, je compose le 3949. Putain, j’y crois pas ! Je tombe direct sur quelqu’un ! Une femme me dit : «Veuillez patienter». Elle me reprend en ligne, me demande mon numéro d’identifiant et… et… me renvoie sur le message d’attente… qui finit par me dire : «Tous nos conseillers sont en ligne. Veuillez renouveler votre appel ultérieurement». Deuxième coup de fil : «Tous nos conseillers sont en ligne. Veuillez renouveler votre appel ultérieurement». Troisième : Je patiente en rédigeant le récit de mon aventure… Petite musique crispante… «Veuillez patienter un conseiller va vous répondre»… Petite musique crispante… «Tous nos conseillers sont en ligne. Veuillez renouveler votre appel ultérieurement».

Quatrième tentative : «Tous nos conseillers sont en ligne. Veuillez renouveler votre appel ultérieurement».

Je vais chercher une baguette de pain.

Cinquième ou sixième tentative, je ne sais plus, en toute fin de matinée. Je n’ai pas résisté. J’suis accro au 3949. Mon opérateur de téléphonie mobile aussi ! Tentative concluante ! Oui, vous m’avez bien lu : CONCLUANTE ! C’est énorme !

J’ai réussi à pécho une conseillère… pas très aimable je dois dire, alors que moi j’étais tellement heureux, tellement soulagé… que j’allais pas lui faire de reproche : «C’est seulement maintenant que tu décroches, Banane !»

Non, j’étais tout miel : «Bonjour Pôle Emploi», que je lui ai dit à la conseillère pas aimable. «J’aurais besoin d’un rendez-vous avec un agent pour étudier mes droits à l’assurance-chômage et fixer les objectifs de mon projet personnalisé d’accès à l’emploi». Genre le mec qui se la pète un max. Le chômeur moderne, quoi ! V’là qu’elle me répond : «Faut attendre la convocation qui va arriver par courrier».

«Ben, justement, j’ai reçu un semblant de convocation qui m’invite à me présenter à Pôle Emploi, sans me fixer ni jour ni horaire», que je lui dis.

Le «semblant» lui a visiblement déplu. Elle se fait plus sèche : «Ben, présentez-vous avec votre courrier. Au revoir !»

Ni une ni deux j’enfourche mon vélo, direction l’antenne Pôle Emploi… muni de mon courrier. Faut faire vite, ça ferme à midi le vendredi… Je retombe sur le jeune homme sympa.

«Bonjour, je souhaiterais obtenir un rendez-vous avec un conseiller pour boucler mon dossier». Et je lui soumets mon courrier. Dubitatif, il me répond : «Je vous l’ai déjà dit ce matin, monsieur. Pour ça, faut passer par le 3949».

Évidemment, tout est vrai. Ça ne serait pas drôle, sinon !

Bon, je laisse passer le week-end. Je téléphone demain à ma mère (pour recueillir ses précieux conseils), à ma grand-mère (qui aura bientôt 108 ans et qui m’a toujours soutenu dans les épreuves) et à ma fille de (bientôt) 9 ans, qui sera sans doute plus inspirée que je ne le suis. Sans déc’, qu’est-ce qu’il faut faire ? Car, en attendant, mes droits aux allocs ne sont pas étudiés, donc pas de ressources. Et le courrier de «convocation» merdique que j’ai reçu stipule : «Cet entretien est indispensable dans le cadre de votre projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE). En cas d’absence à cet entretien (qui n’est pas fixé), je serai contraint, conformément aux articles machin bidule, de procéder à votre radiation de la liste des demandeurs d’emploi».

À peine inscrit et déjà (presque) radié. En voilà un au moins (moi) qui ne viendra pas plomber les chiffres du chômage !

Un trait d’humour, ça ne fait pas de mal. Et puis, ça ne coûte rien (contrairement au 3949). Reste que la situation est kafkaïenne !

Un chômeur très ordinaire

PS : Un petit test conso qu’on aurait pu (du) intituler : «3949 : J’ai PESTÉ pour vous !»

(On appréciera encore la bureaucratie du Pôle Emploi, des employés du pôle emploi, qui sont plutôt la pour toucher leur salaire à la fin du mois qu’aider les chômeurs, bref l’ANPE à changer de nom, mais ça reste la même chose…un truc qui ne sert à rien ! à part faire du flicage social peut-être NDLR)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2009 à 18:09
 
(source : Les Echos 30/03/09)

A compter du 1er juillet, les cabinets de placement privés se verront confier, pour trois ans, l’accompagnement de 150.000 licenciés économiques et de 170.000 chômeurs en difficulté. Le coût s’élève à 100 millions cette année.


Expérimenté depuis 2005, le suivi des chômeurs par des opérateurs privés va être renouvelé à nettement plus grande échelle à compter du 1er juillet. Pôle emploi, qui accueille près de 80.000 chômeurs supplémentaires chaque mois, vient de publier un appel d’offres pour confier aux opérateurs privés le reclassement de 320.000 d’entre eux. C’est une aubaine pour les entreprises et associations (Adecco, Altedia, BPI, Ingeus, Apec, etc.) qui se partageaient jusqu’alors le suivi de 46.000 demandeurs d’emploi. Ils ont un mois pour préparer leur candidature, le partage des lots devant avoir lieu courant mai.

 

Obligation de résultat
Le projet est prévu pour une durée de trois ans, moyennant un coût de 100 millions cette année et de 200 millions les années suivantes. Cela permettra d’alléger la charge de travail des personnels de Pôle emploi, qui devrait par ailleurs obtenir 1.800 postes supplémentaires en équivalent temps plein.
Les cabinets sont soumis à une obligation de résultat : estimée à environ 3.500 euros par chômeur reclassé, la rémunération du prestataire est réglée en trois étapes jusqu’à présent. Dans le cas général, il perçoit un tiers lors de la prise en charge de l’allocataire, un tiers s’il signe un contrat en CDI ou en CDD de plus de six mois, et un tiers s’il a conservé son emploi les six mois suivants.

Contrairement au Royaume-Uni, l’intervention des opérateurs privés est ciblée : ils prendront la responsabilité de 150.000 licenciés économiques, bénéficiant dans la plupart des cas de la convention de reclassement personnalisé (9.853 bénéficiaires depuis début janvier), que l’amélioration de son indemnisation par les partenaires sociaux devrait doper à compter d’avril. Les 170.000 autres seront sélectionnés parmi les personnes qui, parce qu’elles travaillent dans des filières en déclin ou présentent des difficultés personnelles, sont les plus susceptibles de sombrer dans le chômage de longue durée (1 an et plus). Organisé par bassins d’emploi, et non au niveau national, l’appel d’offres devrait permettre de donner leur chance aux petites structures locales au détriment des plus grands cabinets. « Pôle emploi ne joue pas totalement le jeu de la concurrence », estime l’un d’entre eux.


(« Ma petite entreprise, ne connaît pas la crise » chantait Bashung. Encore une fois la misère des uns va profiter aux autres…. ! NDLR)


 
Mercredi 14 avril 09, nous nous sommes retrouvés une douzaine pour accompagner un allocataire au Pôle emploi de la porte d’Auteuil, dans le 16e. C’était auparavant l’ANPE “Carrières de l’immobilier”, qui encadrait le retour à l’emploi des ouvriers d’entretien, concierges mais aussi des agents immobiliers.
Ne s’étant pas rendu à une convocation envoyée au moment où il avait changé d’adresse, et alors qu’il travaillait en missions d’interim, l’allocataire a été radié 6 mois auparavant, en novembre 2008. Notre objectif : faire annuler cette radiation et récupérer les sommes non perçues ainsi qu’un “indu” de 500 euros prélevé sur ses droits à allocation.

Pôle emploi radie, Pôle emploi sucre des allocs, faisons ployer Pôle emploi !

À notre arrivée, nous sommes rapidement reçus par la directrice de l’agence, non sans faire le tour des bureaux et des chômeurs présents. Le groupe se réparti dans le hall d’entrée et dans le bureau où ont lieu les explications pour régler l’affaire, pendant qu’une partie des présents fait le tour des locaux pour informer les agents de Pôle emploi et les chômeurs convoqués pour des “réunions d’informations collectives” ou en entretien.

L’accueil des agents de Pôle emploi est loin d’être hostile : pas d’obstructions aux prises de paroles pour la défense des droits collectifs ou à la diffusion de tracts (voir le tract ci-dessous) et des propos plutôt favorables : des salariés du Pôle pointent leurs difficultés à éviter convocations et radiations face à une direction qui a “le doigt sur la couture” et cherche, lors des nombreuses reprises d’emploi précaires, à nettoyer les fichiers. Certains disent que sans la mobilisation des chômeurs ils auront plus de mal encore à s’opposer à l’organisation du travail et à ses objectifs ; l’un exprime le souhait que nous restions la journée, puisqu’on est là.

Dans le hall, nous rencontrons plusieurs personnes qui exposent leurs problèmes. Une femme au RMI qui fait des heures de ménages en chèque emploi service a ainsi terminé un CDI qu’elle effectuait par ailleurs dans des conditions fort peu avantageuses. Elle a travaillé 25 H durant une semaine, puis reçu un coup de fil lui demandant de venir chercher son chèque. Une fois dans les locaux de l’employeur, on lui dit que l’on met fin à sa période d’essai tout en lui demandant de rédiger une lettre de démission, ce qu’elle fait sous la pression alors quelle est seule et parle difficilement le français. Sans doute est-il préférable pour une boite de ne pas afficher de trop nombreuses fins de périodes d’essai, mais, du fait de cette “démission”, cette salariée perd le droit à la prime de 500 euros qui peut être obtenue sur demande auprès de Pôle emploi lorsque l’on a été licencié après le 1er avril, à condition d’avoir effectué entre 305 et 610 heures d’emploi sur les 28 derniers mois.

(sur cette prime, voir : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4411)

Elle est venue demander conseil car, alors qu’elle n’a ni touché son salaire, ni obtenu d’attestation d’emploi, elle craint d’autres ennuis en raison de cette “démission”… Isolée, elle attend le retour d’une amie étudiante pour l’épauler et compte sur la conseillère du Pôle qu’elle voit habituellement pour l’aider. Celle dernière étant absente, nous suggérons de repasser le lendemain pour qu’elles appellent ensemble l’employeur afin qu’il atteste de la fin de période d’essai, de la période de travail et la paye. Si cela ne suffit pas, menace d’inspection du travail à l’appui, elle tentera une visite à l’employeur en compagnie de son amie, puis, en cas d’échec, viendra à la permanence précarité envisager une suite plus collective.

Dans le bureau de la directrice, ça patine un tantinet, les explications sont longues. Le numéro de demandeur d’emploi ne fonctionne pas, impossible d’ouvrir le dossier suite à son transfert dans le 93. Notre interlocutrice consulte le dossier sur un logiciel nommé DUDE (dossier unique du demandeur d’emploi) disponible pour les administrations où la vie du demandeur est étalée mais pas suffisamment pour régler la situation. La fusion rend les employés de Pôle emploi, cadres compris, peu compétents : « nouveaux sigles », « nouvelles structures », nouvelles embrouilles.

Dans le couloir, l’un deux nous donnera d’ailleurs un article de Liaisons sociales qui circule dans l’antenne parce qu’il fait le point sur la crise aux aspects multiples qui traverse l’institution, touchant ainsi directement ses 45 000 salariés.

Cette fusion place les agents aux avants postes de contradictions explosives. Les volumes à traiter augmentent avec la hausse du chômage. Les cadences prescrites s’accélèrent (de la mise en oeuvre du SMP, suivi mensuel personnalisé, au projet de soumettre à un ou deux rdv hebdomadaires les RSAstes). Les procédures et les objectifs sont de plus en plus contraints. Comment les conseilleurs peuvent-ils être les payeurs ? L’administration de l’indemnisation c’est celle de ses aléas, c’est celle de la non-indemnisation, majoritaire. Concilier la restriction des droits à allocations, les radiations, les objectifs économiques et comptables dévolus à Pôle emploi, sa “productivité” et le conseil aux chômeurs est-il possible ?

Une crise de gestion, de management, de l’organisation du travail fragilise l’institution. On programme d’arriver à brefs délais à des Pôle emploi unifiés assurant sur tout le territoire des fonctions autrefois distinctes, mais qui commande dans les Pôles locaux ? Les managers sont mis en concurrence pour l’attribution en cours des postes de responsabilité, sans que l’on sache qui décide quoi, dans l’expectative ils “se regardent en chiens de faïence” (cf. Liaisons sociales). Comment unifier le traitement des dossiers, des entretiens, alors même que les salariés de l’Assedic ont obtenus provisoirement de maintenir d’anciens horaires qui ne cadrent pas avec les plages d’ouvertures des Pôles et que le Pôle fonctionne avec deux systèmes informatiques restés distincts ?

En attendant des “sites mixtes” qui peinent à voir le jour et dont le déploiement prévoit la fermeture de nombreuses antennes ex-ANPE, le Pôle dispense à ses salariés des formations expresses à l’indemnisation réglementaire ou à l’accueil. Aux uns il faudrait apprendre à recevoir et conseiller des chômeurs traditionnellement mis à distance et gérés sur un plan administratif par l’Assedic, aux autres, les complications innombrables de la réglementation Unedic ; on est encore bien loin de l’objectif proclamé du “référent unique”…. et de sa polyvalence nécessaire.

L’imposition du 39 49, payé au prix fort par tous ceux qui ne disposent que d’un portable, plate forme réglée pour interrompre la “mise en relation” après 6 minutes, est un héritage évidement désastreux de l’organisation administrative de l’ASSEDIC qui met à distance les personnes pour privilégier le traitement administratif (c’est depuis fort longtemps qu’il est difficile d’accéder à un agent au guichet pour traiter un dossier) ne colle pas avec le travail de “mise en relation” qui réglait jusqu’alors l’activité des salariés des ANPE.

Les salariés du Pôle semblent craindre aujourd’hui davantage ce qui vient de leur direction et de l’orientation de l’institution que l’intervention des ayants droits, vus pour partie comme des alliés potentiels, susceptibles de contribuer à un rapport de forces qui relayerait une mobilisation des agents (les grèves lors de la fusion, les pratiques de guichet attentives aux droits des demandeurs) qui à elle seule ne parvient à remettre en cause ni les conditions de travail, ni son contenu, et moins encore l’orientation de l’institution.

Le temps passé avec la directrice et les deux agents du Pôle qui la borde devant l’ordinateur s’allonge, un temps durant lequel les dires sont mis en doute, suspectés. L’explication dure encore, jusqu’à ce que la directrice comprenne que comme bon nombre d’inscrits ici, le demandeur d’emploi est également travailleur pauvre. Est-ce ce constat ou la magie de l’informatique qui a déclenché une recherche fructueuse sur l’écran ? Il n’empêche que le dossier a été retrouvé peu après. La date de radiation apparaît enfin.

La responsable pinaille encore sur quelques détails mais la solution se dégage. Elle écrit un courrier décrivant le cours des événements qui ordonne la réinscription rétroactive à dater de la radiation, le 12 novembre dernier, puis le faxe avec tous les documents au Pôle emploi dont dépend actuellement ce précaire et qui doit de ce fait restituer ses droits à l’allocataire. Une réclamation d’indu de 300e, un récupération d’indu de 500 e et 2 mois d’allocations à 800 euros sont ainsi supprimés.

La somme qui va être restituée reste tributaire de l’obscur calcul du cumul de l’allocation du chômeur “en activité à temps réduit” (nous sommes 700 000 à dépendre à la fois des allocations chômage et de salaire perçus) et des salaires reçus durant cette période. Le haut de la fourchette est dans ce cas de 2100 euros (en cas de chômage total), reste à voir quelle part de cette somme sera retranchée en raison des missions et CDD effectués.

L’un des résultats connexes de cette annulation de radiation est que ces droits au chômage, si peu évident à constituer, seront ainsi prolongés….

Des chômeurs, intermittents et précaires

———————–

Une radiation peut être annulée par une réinscription rétroactive, alors :

FACE AUX RADIATIONS SOYONS MOINS PRÉOCCUPÉS, OCCUPONS !

Vous êtes radié ? Regroupez quelques amis, voisins, collègues et allez à Pôle emploi rectifier le tir. C’est toujours utile d’avoir un tract pour le distribuer à tous les agents du Pôle, aux chômeurs, aux passants.

Le tract RADIATION ET MEPRIS, BIENVENUE A PÔLE EMPLOI ! peut vous faire de l’usage, vous le trouverez en pdf ici

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4418



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 15:51
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 May 2009 à 15:54
 

 
(source : La Voix du Nord 02/05/09)
 
Le nombre d’exclusions du chômage est de plus en plus important, il frappe de plein fouet des sans emploi de notre région qui est forcément inquiète et surtout indignée… Le CPAS de Comines-Warneton, la CSC (syndicat chrétien) et les Équipes Populaires ont souhaité exprimer jeudi dernier devant la presse leur colère et leurs critiques face à ce qu’ils appellent « la chasse aux sorcières » menée par l’ONEM (Office nationale de l’emploi).

La CSC du Hainaut occidental et les travailleurs sociaux du CPAS s’indignent du fait qu’ils sont de plus en plus confrontés aux missions de contrôle que leur impose l’État sur les chômeurs. Pour avoir droit au chômage, le demandeur doit obligatoirement « être disponible sur le marché du travail ne pas être responsable de son chômage ne pas être volontairement au chômage être honnête dans ses déclarations ».

Ce qui signifie que l’ONEM peut auditionner et sanctionner le demandeur d’emploi en cas de refus de l’emploi, démission d’un emploi ou d’un travail ALE, de l’abandon d’une formation professionnelle, de cumul d’allocations de chômage avec une autre rémunération ou indemnité, de non présentation suite à une convocation du Forem, et d’un licenciement pour faute grave.
 
En cas de « chômage volontaire », les sanctions prévues vont du simple avertissement à 52 semaines d’exclusion, et l’exclusion totale en cas de récidive.
 
Lors de la réunion qui s’est tenue au local du Cercle catholique de la rue de Wervicq à Comines, les représentants de la CSC ainsi que les délégués des Équipes Populaires sont unanimes : l’ONEM ne remplit pas son rôle dans le circuit de travail.
 
Quand à Jean Castrique (CPAS), il a souligné les conséquences souvent dramatiques des exclusions, qui ne sont que des transferts vers le CPAS. « On est débordé dans la gestion des dossiers, et concernant les sanctions et les conséquences qui en résultent. Il faut essayer de les régler par l’information, et chaque cas est différent. N’oubliez pas que depuis trois ans, les exclusions ont augmenté de 50 % dans l’entité cominoise… » • D. M.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 May 2009 à 20:56
 
(source : LePoint 04/05/09)
 
Le chômage inquiète une majorité croissante de Français, 79 % le citant parmi leurs principales préoccupations, contre 75 % il y a un mois, et 50 %, contre 47 %, comme leur première préoccupation, d’après le baromètre mensuel TNS Sofres* paru lundi dans La Croix. Au mois de mars, Pôle emploi a enregistré 63.400 demandeurs d’emplois supplémentaires en métropole pour atteindre 2,44 millions en catégorie A (sans activité). Le chiffre total des inscrits a atteint 3,48 millions (+ 77.000), en incluant ceux ayant une activité réduite. Le chômage ne cesse de grimper depuis avril 2008, où l’on dénombrait 1.897 000 chômeurs (catégorie A) en métropole.

C’est la première fois depuis le printemps 2006 que le chômage inquiète une telle proportion de français, dans ce baromètre. Invités à choisir le sujet qui les préoccupe “en premier”, 50 % des sondés (+ 3 points en un mois) citent “le chômage et l’emploi”, 10 % (+ 3) “le financement des retraites”, 7 % ( - 1) “l’évolution du pouvoir d’achat”, 7 % (stable) “les inégalités sociales” (stable), 26 % se répartissant entre une douzaine d’autres sujets. Quand les personnes interrogées peuvent choisir plusieurs sujets de préoccupation, le chômage apparaît dans 79 % des réponses (+ 4), la santé et la qualité des soins dans 58 % (+ 8), le pouvoir d’achat dans 56 % (+ 3) et le financement des retraites dans 45 % (stable).

*Sondage réalisé les 23 et 24 avril auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte de 1.000 personnes, interrogées en face-à-face à leur domicile.


 
(source : LaDepeche.fr 04/05/09)
 
Après 10 ans d’errance, il choisit une formation dans l’aéronautique. Il entre à la Socata. 3 mois après, son contrat n’est pas renouvelé. Sa formation n’est pas validée.

Roger (1) est dépité. Alors qu’il entrevoyait le bout du tunnel, après un passage de plusieurs années en association d’insertion, précédées d’une longue période d’errance, voilà que son avenir s’obscurcit brutalement avec un contrat de travail avec la Socata non renouvelé. Si cette nouvelle situation est la conséquence de la « crise », il y a des choses qu’il ne comprend pas. Et il se pose la question de savoir pourquoi l’entreprise Daher-Socata d’Ossun
[où il travaille en intérim et espérait rester un an pour valider sa formation, voire plus] ne lui renouvelle-t-elle pas son contrat après trois mois d’activité en raison « d’un manque de travail dû à la crise », alors qu’une convention a été signée le 9 mars entre l’entreprise Daher-Socata et le conseil général, « dont l’objectif est de mettre en œuvre un partenariat citoyen destiné à favoriser l’insertion professionnelle des personnes bénéficiaires du RMI-RSA » (2). Il témoigne.

 

STABILITE SOCIALE ET PROFESSIONNELLE

Originaire de Tarbes, âgé d’une quarantaine d’années, marié et père de deux enfants, Roger a connu une période difficile en vivant « dans la rue pendant dix ans ». Jusqu’au jour où il a envie de se « sortir de la m… ». Il intègre une association d’insertion « qui m’a permis de retrouver une stabilité sociale et professionnelle », où il restera une dizaine d’années. « Je suis parti dans l’aéronautique fortuitement. C’était mon premier poste », dit-il. Une mission de 18 mois qu’il aurait pu renouveler mais il opte pour une formation de trois mois, de septembre à décembre 2008, par l’intermédiaire d’une agence par intérim, et rentre en janvier dernier à la Socata, sous contrat de trois mois renouvelables. « Pour valider ma formation, il faut un an avec des évaluations régulières sur le poste de travail. Au bout d’un an, on retourne deux jours à la formation pour la validation », dit-il. Tout va bien jusqu’à fin mars où son contrat n’est pas renouvelé. La raison invoquée : « La crise, l e manque de travail… Je ne suis pas le seul dans ce cas ».

POUR EVOLUER PROFESSIONNELLEMENT

« J’ai quitté mon premier poste pour me former, avoir une expérience, évoluer professionnellement et financièrement, voilà que je me retrouve à la case départ. Faut-il que j’attende 2 à 3 ans, que je retourne dans le trou pour me retrouver au RMI et bénéficier ainsi de cette convention d’insertion signée entre l’entreprise et le conseil général pour retrouver un emploi », lance-t-il. Il ajoute : « ça me fout les tripes à l’envers de lire ça (2). Avec cette convention, l’entreprise bénéficie d’aides financières, 454,63€ par personne. ça veut dire qu’on met plein de mecs, car je ne suis pas le seul dans ce cas, sur le carreau, et qu’on se sert de la crise », constate-t-il. Aujourd’hui, il espère que d’autres comme lui oseront parler.
(1) Désirant garder l’anonymat, le prénom a été volontaire changé. (2) Repris dans « Hautes-Pyrénées 65 », magazine d’informations du conseil général.


 
(source : Actuchômage 18/05/09)

Telle est la définition, parfaitement honteuse mais livrée avec une franchise désarmante, du Revenu de solidarité active selon Martin Hirsch… et l’agence Euro RSCG C&Co qui lui a conçu, pour la modique somme de 250.000 €, les deux spots publicitaires qu’on commence à voir à la télé. Gros comme une maison, à elle toute seule, cette définition est un pur aveu de régression sociale érigée en norme. Mais qui va s’en rendre compte et même s’en indigner ?

 
«Je m’appelle Marc. Ce travail, j’ai mis du temps à le trouver, alors j’y tiens. Je suis au Smic. Mais on est quatre sur mon salaire, moi, ma femme et nos deux enfants. Alors, c’est pas facile. Le RSA justement, c’est quand on travaille et qu’on ne s’en sort pas. Ça va bien nous aider, c’est sûr.»Si le personnage de Marc est interprété par un comédien, ils sont, en France, au moins 7 millions de vrais «travailleurs pauvres» qui en chient toute l’année ET C’EST NORMAL. Oui, normal : tel est le message implicite dilué dans ce spot. Travailler et ne pas s’en sortir est un fait établi qui ne souffre aucune contestation. C’est rentré dans les mœurs et, pour bien enfoncer le clou dans la tête des derniers récalcitrants, on nous le martèle sous forme de pub TV.

Résignation et soumission, les deux règles d’or

Parce que «ce travail, j’ai mis du temps à le trouver, alors j’y tiens». T’as raison, faut s’accrocher aux branches ! Subir, à n’importe quel prix. Résigne-toi «au Smic», y’a rien d’autre : de nos jours, c’est ce que propose la majorité des employeurs. Eux aussi souffrent de “la crise”, tu comprends : on n’y peut rien, faut pas trop leur en demander, déjà qu’avec tout ce chômage il y en a qui te filent du boulot ! Contente-toi du minimum (et surtout pas syndical), hein, parce que c’est dur pour tout l’monde, faut se sacrifier un peu. Et puis “la crise”, t’en fais pas, elle va passer… Ceux qui te disent qu’elle est systémique et qu’il faut tout péter sont des mauvaises langues.

Plutôt un boulot qui ne permette pas de vivre qu’être désœuvré ! Car le chômage, c’est l’infamie. Vivre sans travailler c’est la honte et, d’ailleurs, quel sens donner à sa vie si on n’a pas de travail, hein ? Outre ceux qui ont peur de ne pas savoir comment occuper leur temps, on en voit même qui préfèrent aller bosser à perte en acceptant un poste dont le salaire est largement inférieur à leurs allocations, tout ça pour préserver leur «employabilité» ou alors… leur «dignité» (si si) !

Mais, soyons logique. Ce qui est normal, c’est d’être pauvre parce qu’on est au chômage, non ? Eh bien vous avez tort : maintenant, dans nos sociétés modernes, il est aussi normal de rester pauvre tout en travaillant. C’est même vivement conseillé ! «On est quatre sur mon salaire, moi, ma femme et nos deux enfants. Alors, c’est pas facile.» Mais la bonne volonté d’un homme enfin sorti des chiffres du chômage, le courage pathétique de l’exploité ainsi montrés en exemple à des millions de téléspectateurs compatissants — cette soumission/adhésion à l’inconcevable, cette idéologie sournoise de la régression sociale — mérite que Martin Hirsch leur consacre 2,2 millions d’€ d’espaces publicitaires.
.

«Ça va bien nous aider, c’est sûr»

Revenons à Marc dont on ne précise pas les compétences (ce n’est qu’une pub, on ne s’encombre pas de détails). On ne nous dit pas si leur niveau, supposé bas, justifie la pitance qu’il reçoit mais il nous semblait qu’à une époque pas si lointaine, un cariste valait nettement plus que le salaire minimum… Pour vous donner une idée du niveau des offres qu’on propose aux chômeurs, je vous laisse admirer celle-ci, un vrai cas d’école : pour le Smic, on demande un chargé de communication qui a tout du mouton à cinq pattes ! Mais ce n’est pas une émanation de l’agence Euro RSCG C&Co, non : dans la com’ pur sucre, en général, on préfère les stagiaires gratuits.

Sachez que ce type de proposition n’est pas du fait de “la crise” et pullule déjà depuis plusieurs années, côtoyant une majorité écrasante d’offres pour des emplois de plus en plus précaires. Mais désormais, grâce à Martin Hirsch, tous ces «bons pauvres» qui feront l’effort de se lever tôt pour aller gagner trois francs six sous en seront récompensés. Le «complément RSA» est censé «accroître» leurs ressources de… 100 € par mois en moyenne, soit nettement moins que les dispositifs auxquels il succède . C’est sûr, empocher 100 € contre la suppression de quelques droits connexes, faute de sortir ces gens de la dèche, ça va surtout aider… le gouvernement à apurer ses statistiques de la pauvreté, pardi !

Le RSA, ça sert à quoi ?

On dit que le travail émancipe. Normalement (je dis bien normalement, car une fois encore c’est plutôt l’inverse qu’on érige en généralité), la grande majorité des chômeurs ne demande qu’à travailler pour sortir de l’«assistanat» dans lequel on les accuse de se vautrer. Mais avec le RSA, non seulement c’est l’aumône mais c’est l’assistanat… à durée indéterminée. «Le RSA, ça sert à ça» : comme bientôt feu la PPE, comme les contrats aidés, comme les exonérations de «charges» patronales en dessous de 1,6 Smic, sous couvert d’aider les travailleurs pauvres et les chômeurs, sa véritable finalité consiste à permettre aux employeurs d’accroître la flexibilité et maintenir les rémunérations au plus bas.

Aujourd’hui (et ce, bien avant “la crise”), le travail ne paie plus. C’est même une volonté politique. Le téléspectateur sera-t-il sensible à cette évidence, pourtant criante dans le spot publicitaire ? Sera-t-il ému du salaire misérable consenti à ce père de famille ? Sera-t-il choqué par sa tranquille résignation ? Lui restera-t-il assez de cervelle pour s’en indigner et trouver anormal que l’Etat — donc, le contribuable — y aille de sa poche pour distribuer des miettes aux victimes de ce scandale économique et social alors que la meilleure chose à faire, c’est d’ AUGMENTER LES SALAIRES ?

Mais non, suis-je bête : augmenter les salaires en temps de “crise”, c’est impensable !
Cette “crise”, décidément, quelle aubaine.

SH

VOIR LA VIDEO : http://eco.rue89.com/2009/05/15/rsa-un-faux-temoignage-pour-la-bonne-cause



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 16:00
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2009 à 01:25

Les chômeurs en première ligne

(source : 20Minutes 14/05/09)

Les dossiers d’indemnisations s’accumulent au Pôle emploi.
 
Une situation que l’organisme, né du mariage de l’ANPE et des Assedic, peine à gérer selon le secrétaire général de l’Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d’emploi (ABCDE), Marc Desplats. « Certains touchent leurs indemnisations avec deux mois de retard car le traitement s’allonge. L’explication : la montée du chômage. Le nombre d’inscriptions est énorme et la fusion intervenue en pleine crise n’a rien arrangé. » Mais au-delà, l’association critique la fusion « dont on n’a pas prouvé l’utilité et qui surcharge les conseillers de nouvelles missions dont le contrôle des chômeurs », estime Marc Desplats. ABCDE dénonce aussi des dysfonctionnements du numéro 39 49 par lequel il faut passer pour s’inscrire au Pôle emploi. « Il est embouteillé rendant difficile l’obtention des rendez-vous. »

« Depuis une semaine, nous sommes revenus à une situation normale concernant le 39 49 », assure le directeur régional adjoint du Pôle emploi Alsace, Patrick Morat. Quant aux critiques d’ABCDE à propos du contrôle des chômeurs, il soutient que « la priorité est avant tout d’orienter les personnes vers l’emploi et non pas de les sanctionner. Nous faisons en sorte aussi de les indemniser le plus rapidement possible. » Hier, quelque 4 230 dossiers restaient à traiter en Alsace. « Un niveau élevé, reconnaît Patrick Morat, qui s’explique par la conjoncture. » En effet, les inscriptions augmentent en moyenne de 4 % par mois depuis le début de l’année selon le Pôle emploi qui précise que la fusion entamée le 19 décembre entraîne une réorganisation interne « mais que c’est véritablement la crise qui créé la hausse du nombre des dossiers. 80 % de ces derniers sont traités dans les quinze jours. Les paiements en retard restent marginaux et peuvent être liés par exemple à des documents manquants. » W

Ludovic Meignin

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 May 2009 à 15:00

Le Pôle Emploi au bord de l’implosion

(source : Le Républicain lorrain 29/05/09)

 
La fusion Assédic-ANPE, officielle depuis le 19 décembre, se réalise dans la douleur et au plus mauvais moment. Alors que la liste des inscrits ne cesse de s’allonger, les agents sont dépassés, les demandeurs d’emploi déboussolés et les syndicats demandent une suspension de la convergence pendant la crise.

« Ce qui est sûr, c’est que je n’attends rien de Pôle Emploi. » Le constat de Pascale Thomas, Messine de 53 ans, est implacable.

DOSSIER

Mais pas infondé à entendre cette assistante de direction au chômage depuis janvier 2008. Le référent et le lieu unique ? « Ce sont des plus. Mais fondamentalement, ça ne change rien. » Le suivi mensuel personnalisé et obligatoire ? « Je n’ai plus reçu de convocation depuis décembre 2008. » Le 39 49, numéro unique ? « Une plateforme impersonnelle. » Les offres ? « On m’y donne les mêmes que celles que je consulte depuis chez moi. Je vois parfois passer des CDD de deux jours, ou d’un mois à raison d’une heure hebdomadaire ! Comme l’ANPE avant, le Pôle Emploi fait face à un vrai problème de crédibilité auprès des chefs d’entreprises, qui préfèrent mettre leurs offres ailleurs. »

Les formations ? « On nous dit de profiter du contexte difficile pour renforcer nos compétences. Je voudrais faire une licence professionnelle de management des organisations mais je n’arrive pas à obtenir le financement. » L’accueil ? « Un conseiller m’a dit qu’on ne recontrait que de la souffrance au Pôle Emploi, y compris chez les employés. Ils n’ont plus le temps d’aller démarcher les entreprises. On a rassemblé des gens qui ont un statut et une philosophie de travail différents et on ne leur donne pas de moyens. Je ne veux pas les accabler car leur restructuration est dure à gérer, et qu’en plus elle survient au plus mauvais moment. »

Chercher ailleurs

Résultat : Pascale apprend à ne compter que sur elle-même. Tous les matins, son premier geste est de se brancher sur internet. Les sites cadremploi.fr, apec.fr, carriereonline.com ou monster.fr, n’ont plus de secret pour elle. Mais les rares propositions susceptibles de faire l’affaire restent souvent lettre morte. Son dernier entretien remonte à juillet 2008. La faute à la crise bien sûr.

Mais pas seulement : « Il y a aussi le problème de l’âge. Aujourd’hui, une candidature senior est souvent classée directement à la poubelle. Je ne comprends pas pourquoi. Je n’ai pas moins d’énergie qu’un jeune », explique cette dynamique quinquagénaire avant de dresser un inventaire à la Prévert de ce qu’elle appelle son atout senior : « Un vrai savoir-faire, des savoirs discrets, une expérience et une maturité me permettant de faire face à tout type de situation, une capacité d’apprentissage égale à celle des jeunes, des valeurs plus trop répandues en entreprise, comme la générosité, la collaboration inventive. »

Cette femme, qui a travaillé pendant près de trente ans, pour différentes entreprises en France, au Luxembourg, en Suisse ou à l’international, est pourtant prête à concéder de nombreux sacrifices : « J’ai postulé jusqu’à Caen ou Avignon. Je demande un salaire de 2 000 € brut, alors qu’avant, je les avais largement en net. » Mais rien n’y fait. « J’ai déjà vécu cette situation à six ou sept reprises. D’habitude, je mettais trois semaines pour retrouver du travail. Là, pour la première fois de ma vie, je suis inquiète pour l’avenir. Si dans dix-huit mois je n’ai toujours rien, je n’aurais plus que l’allocation spécifique de solidarité pour vivre, soit 350 € par mois », finit-elle par confier, le regard dans le vide.

Philippe MARQUE.

(Pôle Emploi, c’est comme l’ANPE avant un truc qui ne sert à rien..Changement de nom, mais pas d’incompétence du personnel plus préocuppé de faire le miniimun d’horaires, d’avoir sa paye en fin de mois que de s’occuper des chômeurs/seuses..Pôle Emploi n’est pas une association caritative avec des gens dévoués corps et âmes au sort de leurs semblables (encore qu’il faille être un semblable d’un employé de Pôle Emploi)..Pôle Emploi c’est un truc qui ne sert à rien, dans lequel sont engoufrés des milliers d’euros, non pour les chômeurs, mais pour assuré un salaire à des gens qui n’en ont rien à faire des chômeurs et qui eux (ayant la sécurité de l’emploi) finiront bien leur carrière à 35h voir moins…NDLR)

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Emploi des handicapés: une amende de 18 millions d’euros pour Rachida Dati !

(source : http://nicalap.over-blog.com/article-31996915.html 29/05/09)

 
Deux années de suite, le ministère de la Justice a oublié de verser une contribution pour les employés handicapés, cumulant ainsi 18 millions d’euros de dette ! Un croc-en-jambe pour Dati…

Alors que le remaniement approche et que les ego s’échauffent, le successeur de Rachida Dati pourrait bien tomber sur un os en soulevant de vieux dossiers du ministère de la Justice : une contribution, majorée d’un an de retard, de 18 millions d’euros à régler au ministère du Budget ! En l’occurrence, la contribution pour emploi insuffisant de personnes handicapées alimentant le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (Fiphfp) .

La loi pour l’égalité des chances du 11 février 2005 établissant un seuil minimum de 6% de handicapés employés dans chaque administration, chaque poste manquant donne lieu à une contribution versée à cet organisme d’insertion. Une compensation s’élevant à 7,8 millions d’euros pour la Chancellerie en 2008… et qui reste impayée, comme l’ont révélé nos confrères du Canard enchaîné. Or, selon nos informations, elle n’a pas été inscrite au budget pour 2009 alors que la date de règlement a été fixée au 29 mai 2009 !

Peau de banane pour Dati

«A la base, c’est un sujet d’ordre purement budgétaire, mais avec le contexte, il devient très politique !», confie-t-on au ministère. Peu de chances que Rachida Dati détaille ligne par ligne le budget de la place Vendôme mais c’est elle qui sera montrée du doigt une fois le fait connu. Et c’est exactement l’objectif de ceux qui ont négligé de payer la facture.

Il faut dire que des ennemis, la ministre en a plus d’un dans son cabinet. A commencer par son secrétaire général : Gilbert d’Azibert, ancien directeur de l’Ecole Nationale de la Magistrature. Pour assister la Chancellerie, c’était le «candidat des conseillers de Sarkozy», raconte-t-on, et pas le genre à vouloir épargner la Garde des Sceaux à qui il tend des chausses-trappes à la moindre occasion. A la veille des européennes, ce piège-là était bien gros.

Au cabinet, on désamorce comme on peut : «nous n’avons pas versé la contribution au titre de 2007 car nous disposions d’un abattement forfaitaire du même montant, explique Guillaume Didier, directeur du cabinet, à Marianne2.fr. Pour 2008, nous n’avons pas intégré le montant dans la construction budgétaire pour la même raison. Mais nous allons tout prendre en charge et régler ce malentendu.» A 18 millions d’euros le malentendu, le ministère de la Justice a des goûts de luxe !

Le sale exemple de la Justice

«Ça fait six mois qu’on nous dit que l’affaire est sur le point d’être réglée, tempête une syndicaliste à la Chancellerie. Cette affaire révèle une inefficacité crasse du fonctionnement de cette administration : bonjour l’image de la Justice !» Au Fiphfp, le rattrapage est très attendu, la Justice étant l’un des plus gros employeurs de l’Etat et un contributeur symboliquement fort : «quand les personnes handicapées ont des problèmes, c’est vers la Justice qu’elles se tournent», déplore une employée du fonds.

Plus gênant encore, plusieurs petites administrations en manque de moyens sont tentées de prendre prétexte sur le mauvais élève pour s’exonérer du versement : lors des deux derniers conseils nationaux où l’affaire a été évoquée, certains employeurs se demandaient pourquoi ils auraient à se vider les poches quand madame Dati ne le fait pas…

La ministre aurait piqué une vive colère en apprenant l’erreur. Pas vraiment ce dont elle avait besoin avant d’aller à Strasbourg où on l’accuse, par avance, d’incompétence.

Le 27 mai 2009

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Une usine à gaz pour saupoudrer des allocations

Pauvreté. Entré en vigueur, le dispositif complexe du RSA remplace le RMI sans l’augmenter et institue une subvention aux bas salaires.« C’est un truc qui est fait pour perturber », jubile Martin Hirsch, « l’inventeur » du RSA.


Le haut-commissaire aux Solidarités actives pourra sans doute déposer un brevet pour sa conception de l’usine à gaz appelée revenu de solidarité active (RSA), entrée en vigueur hier. Alors qu’elle avait notamment pour but de « simplifier le système d’aide », cette prestation sociale, qui va concerner des milliers de chômeurs, de travailleurs pauvres mais aussi l’ensemble des institutions travaillant sur l’emploi et le social, se révèle d’une complexité inouïe. Sans que ses objectifs principaux, le recul de la pauvreté et le retour à l’emploi des érémistes, ne soient pour autant atteints. Tentons de nous frayer un chemin dans sa tuyauterie.

1. Un ou des RSA ?

Derrière l’étiquette unique « RSA » se cachent en fait deux prestations de nature différente.
Le RSA « de base » est un minimum social qui remplace les actuels revenu minimum d’insertion (RMI) et allocation parent isolé (API), sans hélas augmenter d’un pouce leurs montants. Les ex-érémistes (1,1 million de personnes) continueront de toucher 450 euros par mois, les ex-API (200 000 personnes), 755 euros pour une femme seule avec un enfant.

Le RSA dans sa version « chapeau » est une allocation versée de façon pérenne aux travailleurs à bas salaires. Plus le salaire est élevé, plus le montant du RSA est faible. La limite de revenus au-delà de laquelle on ne touche plus de RSA est de 1 050 euros net pour une personne seule, 1 500 euros pour un couple et 1 820 euros pour un couple avec deux enfants. Mais le calcul est complexe car les caisses d’allocations familiales (CAF) tiendront compte de l’ensemble des revenus (salaires, allocations diverses) de toutes les personnes du ménage, et il est revu tous les trois mois pour tenir compte au plus près des variations de ressources. D’après le gouvernement, près de 2 millions de foyers seraient concernés par ce RSA chapeau.

2. Sortir les RMIstes du chômage ?

« Au revoir le RMI et le maintien dans l’assistanat et bonjour le RSA et l’incitation à travailler », s’est réjouit hier Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP. Pour Martin Hirsch, l’objectif prioritaire du RSA est d’inciter les allocataires de minima sociaux à prendre des emplois. L’idée est qu’en sortant du RSA « de base », ils touchent leur salaire complété d’un RSA « chapeau », afin de compenser les frais de retour à l’emploi et la perte de certaines prestations sociales qui pourraient les freiner.

Cette visée repose sur le postulat contestable que le chômage provient uniquement d’une trop faible incitation financière à travailler. Exit la pénurie d’emplois, de crèches, de transports gratuits. Mais même en adoptant ce point de vue étriqué, le RSA risque de décevoir. Car il existait déjà un système d’intéressement à la reprise du travail pour les allocataires du RMI, systématiquement occulté par la « com’ » de Hirsch. Et dans de nombreux cas, il s’avérait même plus intéressant que le RSA. D’où, probablement, le faible écart constaté lors des expérimentations du nouveau système : 3,1 % des allocataires reprennent un emploi avec le RMI, 3,38 % avec le RSA, et cette très faible amélioration se réduit comme peau de chagrin ces derniers mois du fait de la crise.

Point choquant, sous couvert d’égalité, la mise en place du RSA prévoit la suppression de certains droits qui étaient liés au « statut » de érémiste, comme l’exonération de taxe d’habitation et de redevance, qui seront maintenant liés aux ressources.

3. Faire reculer la pauvreté ?

L’autre grande ambition de l’ex-président d’Emmaüs est de faire reculer la pauvreté grâce au RSA. Mais pour les travailleurs pauvres, le RSA ne constituera pas non plus un tournant car il remplace la prime pour l’emploi (PPE). Le gouvernement estime que le montant moyen du RSA sera d’une centaine d’euros par foyer par mois, mais une partie de cette somme correspond à l’ancienne PPE, qui subsiste si elle est plus favorable. Si la pauvreté recule, ce sera d’un pas de fourmi. En revanche, les économistes critiques soulignent que le RSA risque de favoriser la multiplication des emplois à très faible durée, les employeurs misant sur le fait que leurs salariés pourront compter sur un RSA complémentaire. La CGT dénonce « un dispositif pérenne d’assistance généralisée aux entreprises », un « véritable encouragement pour les employeurs à développer le temps partiel, les bas salaires et à ne pas reconnaître le travail par sa juste rémunération », notamment dans le secteur des services à la personne, très friands de contrats à faible nombre d’heures. Le bilan des expérimentations du RSA souligne lui-même une augmentation de 15 % des emplois à temps très partiels.

4. Une population sous contrôle ?

Avec le RSA, le système d’accompagnement des pauvres est à la fois refondu et élargi, avec pour leitmotiv le principe des droits et devoirs. Alors que le RMI était un revenu de droit, le RSA est versé sous condition que l’allocataire entre dans une logique d’obligations, sous peine de suspension ou de suppression de la prestation. Concrètement, les allocataires du RSA « de base » et ceux du « chapeau » touchant moins de 500 euros par mois, seront orientés soit vers un accompagnement à l’emploi, soit vers un suivi social, assurés par les institutions choisies par le conseil général.

La nouveauté pour les RMIstes est que, dans le cas d’un accompagnement à l’emploi, ils seront obligés de s’inscrire à Pôle emploi et seront soumis au régime de sanctions de l’offre raisonnable d’emploi. Nouveauté encore plus grande pour les allocataires de l’API, des femmes seules avec enfants, qui autrefois percevaient la prestation (jusqu’aux 3 ans de l’enfant) sans contrepartie, et qui maintenant vont devoir rendre des comptes, sans que soient prévues des aides concrètes pour la garde des enfants.

Le suivi « social » est lui aussi plus contraignant puisqu’il est conçu, contrat à l’appui, comme un sursis de six ou douze mois pendant lequel la personne doit régler ses problèmes « sociaux » (logement, santé), avant d’être réorientée vers l’emploi. Cette machine suscite l’inquiétude des travailleurs sociaux, tout comme le fait que les informations financières et sociales sur les allocataires feront l’objet d’un énorme fichier consultable par un grand nombre d’intervenants.

Fanny Doumayrou

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jun 2009 à 22:34
Vendredi, 05 Juin 2009C’est le cauchemar de la plupart des chômeurs qui, pour améliorer leur ordinaire et ne pas perdre en «employabilité», exercent, s’ils en ont l’occasion, une «activité réduite» (fin avril, ils étaient 1,6 million). En matière de déclaration mensuelle, si Pôle Emploi peut sembler tolérant sur certaines pratiques, l’addition finale n’en sera que plus salée.

Vous avez effectué une courte mission d’intérim et vous serez payé le 15 du mois suivant. C’est inévitable : à la fin du mois, il vous manque des éléments pour actualiser votre situation, geste qu’il vous faut accomplir avant le 4 pour ne pas être radié. Un véritable casse-tête !

Comme beaucoup, afin de ne pas faire de déclaration «au pif» et, surtout, ne pas perdre le bénéfice de vos allocations, ce qui briserait le fragile équilibre de votre maigre compte en banque, vous reportez au mois suivant la déclaration exacte et adressez vos justificatifs au centre informatique d’Evreux (en espérant qu’on ne perdra pas vos documents…).

Ça passe. En fait vous ne grugez pas, c’est une simple question de bon sens : on ne peut déclarer des informations qu’on n’a pas ! Nombreux sont ceux et celles qui procèdent de cette manière, tributaires des règles imposées par les saigneurs du travail temporaire. Ainsi, par truchement, Pôle Emploi «finance» la trésorerie des boîtes d’intérim et, plus généralement, des employeurs qui ne rémunèrent pas leurs salariés dans des délais raisonnables.

Le revers de la médaille

Hélas, si ça passe sur le coup, ça ne passe plus ensuite quand, après avoir enchaîné les petits boulots et totalisé un nombre d’heures suffisant pour rouvrir de nouveaux droits, Pôle Emploi vous recale avec pour motif qu’il ne peut pas tenir compte des heures… qui n’ont pas été déclarées en bonne et due forme. Car, selon son règlement, «seules sont prises en considération les activités qui ont été déclarées chaque mois à terme échu». «Sont considérées comme régulièrement déclarées à terme échu, les activités déclarées sur le document de situation mensuelle et attestées ultérieurement par l’envoi de bulletin(s) de salaire.» Donc, toute période travaillée et non déclarée à terme échu «n’est pas prise en compte pour la recherche de l’affiliation en vue d’une réadmission».

Telle est la mésaventure que nous signale un intervenant sur notre forum.

Comme d’habitude, c’est la double peine pour les précaires, pris en étau entre les lois de Pôle Emploi et celles de leurs banquiers tandis que leurs exploiteurs, eux, ont tout loisir de continuer à les payer et à leur fournir les documents obligatoires quand bon leur semble !

———
contre les radiations et les indus, face à Pôle emploi, l’action collective est le meilleur moyen de commencer à refuser concrètement l’atomisation en poussière et souvent la seule façon d’obtenir ses droits voir :
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4418

———

Argenteuil , RSA : la machine à précariser s’accélère, l’extrême droite de Dieudonné tente de faire diverSion
http://www.collectif-rto.org/spip.php?article787

Paris RSA, jour 1 : chaos à la CAF de Paris
http://www.collectif-rto.org/spip.php?article785

Paris RSA : la solidarité active, c’est t’enfoncer la tête sous l’eau quand tu perds pied.
http://www.collectif-rto.org/spip.php?article784 

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2009 à 18:40
 
Nous, l’assemblée contre la précarisation, collectif d’individus excédé par la politique actuelle de contrôle et d’exploitation sociale, occupons ce jour le pôle emploi de Colbert (Marseille centre) pour exiger l’arrêt des radiations et des objectifs inavoués, hypocrites et dégueulasses du Pôle Emploi.

Leur pôle emploi et le RSA ne fonctionnent que pour :

- multiplier les radiations
- faire baisser les statistiques du chômage
- nous faire accepter des emplois à n’importe quel prix (les fameuses “Offres Raisonnables d’Emploi”)
- baisser les salaires de toutes et tous.
- généraliser les emplois précaires
- nous tenir à distance (numéro de téléphone payant – le 3949)
- augmenter le contrôle policier sur nos vies
- traquer les sans papiers
- exploiter la misère

Nous appelons tous les précaires, chômeurs, intermittents de l’emploi, ceux et celles qui savent que l’emploi ne permet pas de subsister, que le chômage nous concerne tous, à envahir les agences du Pôle emploi et les CAF pour se défendre, se rencontrer et agir :

Manifestons, bloquons, occupons !

Pôle Emploi = Zone de radiations

Nous dénonçons en particulier aujourd’hui l’illégalité des radiations effectuées par le Pôle EMploi et invitons toutes les personnes concernées à recourir cette décision :
“Jugement du Tribunal Administratif de Marseille le 10 mars 2009 (Dossier 0805233-1)”
Il est illégal de radier un demandeur d’emploi qui ne se rend pas à une convocation. En effet, le pôle emploi ne peut prouver que le courrier a bien été envoyé. D’autre part, la date de radiation ne peut-être antérieure à la date de la décision du pôle emploi.

* Cette décision nous concerne tou(te)s et elle n’est pas appliquée !
* La justice et les lois ne protègent que les patrons !
* Exigeons son application !
* Exigeons l’annulation de toutes les radiations et le versements des indemnités correspondantes !
* Nous n’aurons que ce que nous prendrons !
* Nous ne voulons pas de leurs miettes qu’ils s’étouffent avec
L’assemblée contre la précarisation – Marseille

contact@assembleecontrelaprecarisation.marsnet.org

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jun 2009 à 19:39
 
http://www.actuchomage.org/modules.php? op=modload&name=News&file=article&sid=4676&mode=thread&order=0&thold=0
Mercredi, 10 Juin 2009

Choqués, plusieurs de nos lecteurs «ex-RMIstes» nous alertent sur la teneur douteuse du document de six pages à remplir afin de prétendre au Revenu de solidarité active qui, non seulement, fait montre d’un contrôle social hautement intensifié, mais scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale dont pourraient bénéficier les allocataires.

=> Voir le formulaire en PDF
http://actionsociale.weka.fr/media/file/1521_formulaire_rsa.pdf

Plus que jamais, la situation familiale (célibat ou vie commune, divorce ou séparation, enfants…) et les ressources (tous types de revenus, allocations, indemnités y compris Sécu, pensions, rentes, biens immobiliers, épargne disponible, aides financières de la famille ou autres…) sont passés au crible à travers un questionnaire hyper poussé, limite indiscret qui, par sa précision et sa densité, surpasse de très loin la traditionnelle déclaration aux impôts.

On est en plein dans l’examen du «train de vie» des RMIstes…
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=3339  désormais élargi aux ex-allocataires de l’API et aux «travailleurs pauvres» !!! Sans compter que ces informations financières et sociales — qui doivent être réitérées tous les 3 mois afin que la CAF puisse tenir compte au plus près des «variations de ressources» ! — feront l’objet d’un énorme fichier consultable par un grand nombre d’intervenants parmi les administrations sociales et fiscales.

Le RMI était un revenu de droit : mais pas le RSA. Au nom des «droits et devoirs» de tous ces «assistés», on monte d’un cran dans le flicage et dans l’atteinte aux libertés individuelles.

Côté logement, la CAF semble plus évasive car elle connaît déjà la situation de ses allocataires, soit parce qu’elle ampute chaque mois leur RSA flambant neuf d’un «forfait logement» (53 € pour une personne seule, 106 € pour une personne seule avec enfant ou un couple sans enfant, etc) s’ils sont logés gratuitement ou bien propriétaires ne remboursant plus d’emprunt, soit parce qu’elle leur verse une APL. Mais avec toutes ces questions particulièrement inquisitoires autour des revenus, il est évident que, par exemple pour le chômeur dont le montant du loyer est supérieur ou égal à ses allocations — ce qui n’est pas rare, hélas —, la CAF n’aura aucune peine à deviner qu’il bénéficie soit de la solidarité familiale, soit qu’il pompe dans ses économies. Ce formulaire vise donc à lever le voile sur le montant et/ou la provenance de ces petits «à-côtés» qui lui permettent de survivre et de ne pas finir à la rue…

Le RSA rétablit… l’obligation alimentaire !

Un détail des plus étranges nous a aussi interpelés. Jusqu’à présent, on parlait de «pension alimentaire» au sujet de parents séparés dans le cadre de la charge des enfants mineurs, ou bien majeurs mais poursuivant leurs études. Or figurez-vous qu’avec le RSA, même les «enfants» de plus de 25 ans — puisqu’il est interdit aux jeunes — et non scolarisés sont concernés !
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=4470

Voyez en bas de la page 2, dans la rubrique “Vos droits à pension alimentaire”. Pour les célibataires vivant seul(e)s, on lit : «Percevez-vous une pension alimentaire ? OUI – NON
Si non, vous êtes susceptible d’engager une action envers vos parents pour obtenir une pension alimentaire. Si vous souhaitez être dispensé de cette démarche, précisez le motif (logé gratuitement par les parents, aide financière versée par eux…)»

Ce questionnaire informe clairement qu’un célibataire très majeur, vivant seul mais n’étant pas en mesure d’assurer sa subsistance, peut engager une action en justice envers ses ascendants (s’ils ne l’aident pas spontanément) afin d’obtenir une pension, comme prévu par la loi. Hormis une «dispense» qu’il doit motiver, le candidat au RSA est-il, effectivement, obligé d’entamer «cette démarche» ? Que signifie le terme «susceptible», ici employé ?

Mieux. Page 3, à “Pensions alimentaires reçues”, on demande : «Précisez qui vous verse cette pension (parents, amis, ex-conjoint…)» !!! Outre les parents, même les «amis» sont dans le collimateur, dites donc ! Faut-il, eux aussi, les assigner au tribunal ? (On plaisante…)
Toujours à la page 3, à “Aides et secours financiers réguliers”, on demande : «Précisez qui vous verse cette aide (parents, amis, ex-conjoint, associations…)». Visiblement, un SDF abonné au Secours Populaire doit aussi le déclarer !

En clair : considérant que si les proches peuvent — doivent ? — vous soutenir ou si vous êtes secouru régulièrement par les Restos du Cœur, ces aides viendront en déduction du RSA versé, Martin Hirsch et le gouvernement montrent ainsi leur intention de substituer au maximum la solidarité nationale à toute autre forme de solidarité, privée ou associative.

Pire ! Lentement mais sûrement, on se rapproche du système Hartz IV instauré en Allemagne où tout chômeur recevant un cadeau ou une aide de sa famille, si cela est détecté sur son compte en banque, se voit suspendre son allocation à hauteur du montant perçu (on rappelle que là-bas, la surveillance bancaire des Hartzi est autorisée de longue date. Pour contourner cette ignominie, les dons en espèces sont donc conseillés).

Nous allons, par conséquent et dans un premier temps, saisir la CNIL sur le bien-fondé de ce questionnaire. Puis nous aviserons pour la suite et ne manquerons pas de vous tenir informés.

RSA : une population sous contrôle ?

Avec le RSA, le système d’accompagnement des pauvres est à la fois refondu et élargi, avec pour leitmotiv le principe des «droits et devoirs».

Alors que le RMI était un revenu de droit, le RSA est versé sous condition que l’allocataire entre dans une logique d’obligations, sous peine de suspension ou de suppression de la prestation.

Concrètement, les allocataires du RSA «de base» et ceux du RSA «complément» touchant moins de 500 € par mois seront orientés soit vers un accompagnement à l’emploi, soit vers un suivi social, assurés par les institutions choisies par le Conseil général.

La nouveauté pour les RMIstes est que, dans le cas d’un accompagnement à l’emploi, ils seront obligés de s’inscrire à Pôle Emploi et seront soumis au régime de sanctions de l’«offre raisonnable». Nouveauté encore plus grande pour les allocataires de l’API, des femmes seules avec enfants qui autrefois percevaient la prestation (jusqu’aux 3 ans de l’enfant) sans contrepartie et qui, maintenant, vont devoir rendre des comptes sans que soient prévues des aides concrètes pour la garde des enfants !

Le suivi «social» est, lui aussi, plus contraignant puisqu’il est conçu, contrat à l’appui, comme un sursis de 6 ou 12 mois pendant lequel la personne doit régler ses problèmes «sociaux» (logement, santé…) avant d’être réorientée vers l’emploi. Cette machine suscite l’inquiétude des travailleurs sociaux, tout comme le fait que les informations financières et sociales sur les allocataires feront l’objet d’un énorme fichier consultable par un grand nombre d’intervenants.

=> LIRE TOUT L’ARTICLE…
http://www.humanite.fr/2009-06-02_Politique_Le-RSA-une-usine-a-gaz-pour-saupoudrer-des-allocations

Et maintenant, les entrepreneurs au RSA !

Ça vient de sortir : désormais, l’auto-entrepreneur pourra toucher le RSA. Vive la France qui gagne !

C’est à peu près la seule «bonne nouvelle» depuis le début de l’année et les journalistes économiques, distraits ou dociles, n’ont pas manqué de «tartiner» sur le sujet : la France a enfin attrapé le virus de l’entreprise. Chaque semaine ou presque on célébrait le chiffre magique : 20.000, 50.000, 100.000, 200.000 auto-entrepreneurs, la France qui entreprend s’agrandit chaque jour.

Et puis, aujourd’hui, on se frotte les yeux en découvrant, en page 9 cette nouvelle du Parisien :
EMPLOI, LES AUTO-ENTREPRENEURS POURRONT TOUCHER LE RSA.

L’idée est de l’excellent Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au commerce : «L’intérêt de ce double statut ? Les futurs allocataires du RSA pourront créer leur activité sans craindre de perdre leur droit à une nouvelle allocation».

Accessoirement, la mesure nous apprend plusieurs choses :

1) Le double statut devrait permettre sous peu à un balayeur de facturer ses prestations de service, au risque de creuser un peu plus le trou de la Sécu. On comprend mieux pourquoi, un peu partout en France, les artisans protestent contre la concurrence déloyale de ce nouveau dispositif.

2) Contrairement à ce que suggèrent tous les communiqués triomphalistes du Secrétariat d’état au commerce, l’explosion du nombre d’auto-entrepreneurs n’a pas grand chose à voir avec le développement de l’esprit d’entreprise. On aimerait d’ailleurs lire davantage d’informations sur les auto-entrepreneurs : Combien de chômeurs de plus de 50 ans ? Combien de fonctionnaires qui trouvent là une bonne occasion de blanchir le travail au noir ? Combien de cadres liés à une entreprise qui facturent le travail qu’ils effectuaient hier comme salariés——————————————
cip-idf est la liste de débat de la Coordination des Intermittents et Précaires d’ile de france.
http://www.cip-idf.org

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jun 2009 à 22:52

Le RSA va “accroître la précarité” de certains allocataires

(source : Le Monde 12/06/09)

 
Le RSA va renforcer la précarité des allocataires les plus démunis, en particulier les ex-RMistes, en leur imposant les mêmes devoirs qu’à tous les demandeurs d’emploi, a déclaré vendredi 12 juin le MNCP (Mouvement national des chômeurs et précaires).

“La loi sur le RSA [revenu de solidarité active] peut paraître positive pour tous ceux qui ont des gains salariaux réduits mais supérieurs à 500 euros” par mois en leur offrant un complément de revenu, estime le président du mouvement, Marc Desplats. Mais pour les autres, la loi sur le RSA “met en place un système beaucoup plus répressif que l’ancien”, en imposant des “devoirs” renforcés aux allocataires du RSA, explique le MNCP, l’une des principales associations de chômeurs.

En effet, la plupart des allocataires du RSA vont être tenus de s’inscrire au Pôle emploi dans les mêmes conditions que tous les demandeurs d’emploi, ou d’entreprendre les actions nécessaires à leur insertion sociale et professionnelle (formation, etc.) alors qu’ils sont dans une situation très précaire.

Ils seront notamment amenés à signer le Projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) qui oblige à accepter les “offres raisonnables d’emploi”. Ils seront donc soumis aux mêmes devoirs que les autres chômeurs, au risque de se voir radiés des listes en cas de manquement. “Nous entrons dans un système [...] qui ne fera qu’accroître la précarité”, explique M. Desplats.

L’UMP intensifie le contrôle social auprès des plus fragiles

(source : Actuchômage 12/06/09)

Malades, privés d’emploi, «modestes» ou pauvres… : telles sont les catégories de population que ce gouvernement, ami des plus riches, choisit de stigmatiser chaque jour davantage en leur imposant un contrôle social accru.

Depuis belle lurette, les chômeurs en connaissent un rayon. De tous temps accusés d’être responsables de leur situation, la suspicion et la coercition à leur encontre est montée d’un cran avec l’élection de Nicolas Sarkozy — qui leur voue une haine viscérale — et sa loi du 1er août 2008 relative aux «droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi» instaurant les dispositifs «PPAE» et «ORE», très strict
s. Partout y fleurit la menace de sanction ou de radiation. Au lieu de lutter contre les causes du chômage (qui est en réalité un outil précieux pour le patronat et le libéralisme économique en général), on lutte contre les chômeurs.

Les plus pauvres aussi. Voyez un peu le formulaire de demande de RSA adressé par la CAF aux ex-allocataires du RMI, de l’API, et aux «travailleurs pauvres» qui pourront percevoir un vague complément de ressources, faute d’un salaire décent qui leur permette de vivre. Outre un subventionnement généralisé de la précarité qui profitera aux employeurs toujours plus soucieux de réduire le coût du travail, on atteint des sommets inédits d’inquisition et de fichage ! Cette population est également mise sous contrôle, sur le sacro-saint principe des «droits et devoirs». Au lieu de lutter contre les causes de la pauvreté et des inégalités, on lutte contre les miséreux.

Plus généralement, chômeurs et pauvres sont constamment suspectés de fraude : ainsi, le sinistre du Budget et des comptes publics Eric Woerth a créé l’année dernière une délégation spéciale (la DNLF) et développé le croisement de fichiers afin de lutter essentiellement contre la fraude sociale (prestations et cotisations : 5 à 8 milliards d’euros par an)… laissant de côté la fraude fiscale
(entre 40 et 50 milliards de manque à gagner par an pour les caisses de l’Etat), visiblement moins prioritaire. Que voulez-vous : avec l’UMP, la lutte contre la fraude est inversement proportionnelle aux montants qui sont en jeu : plus les pertes sont volumineuses, moins la lutte est vigoureuse; plus les sommes sont modestes, plus l’arsenal répressif est choyé.

Autres boucs-émissaires : les salariés

Quant aux salariés qui tombent malades, sur la base d’un bilan aussi superficiel que contestable, au lieu de lutter contre les causes des déficits de notre protection sociale — recul constant de la masse salariale, allègements de «charges» à répétition, assiettes de cotisations inadaptées… —, au lieu de lutter contre les causes de l’absentéisme — stress, mauvaises conditions de travail, harcèlement… — et faisant fi des conséquences du présentéisme, le ministre du Budget Eric Woerth souhaite aller vers une généralisation des contrôles et étendre sur tout le territoire l’expérimentation permettant de suspendre les indemnités journalières de salariés en arrêt maladie en cas d’abus relevé par un médecin… mandaté par l’employeur !

«On n’a pas besoin d’une intervention d’un médecin de la Sécurité sociale», a-t-il indiqué lors de l’émission “Face aux chrétiens” (RCF-Radio Notre Dame-La Croix). Ainsi allons-nous vers une sous-traitance et une privatisation du contrôle : les contrôleurs assermentés sont supplantés par des sociétés privées «spécialisées» qui emploient des médecins libéraux dont certains sont à la retraite, et offrent leurs services aux entreprises suspectant leurs salariés de paresse.

«Ce n’est qu’un problème de justice. Plus on est dans un pays où il y a des droits, plus il y a des contrôles, c’est normal», a-t-il ajouté. Nous ne partageons pas l’avis de M. Woerth : nous constatons, au contraire, que pour une part grandissante de la population connaissant des difficultés, qu’elles soient physiques, morales ou financières, nous sommes dans un pays où il y a de moins en moins de droits mais de plus en plus de devoirs, de plus en plus de contrôle social et de répression !

Des employeurs tout-puissants

L’assurance maladie avait lancé en 2008 une expérimentation permettant de suspendre les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale sur la base de l’avis négatif donné par un médecin choisi par l’employeur. Elle était limitée à quelques régions affichant des dépenses particulièrement élevées en la matière (notamment Amiens, Avignon, Vannes, Evreux, Reims, Nîmes, Carcassonne). Or cette expérimentation, qui avait provoqué la colère des médecins, eux aussi suspectés de bâcler leur travail, révélait des abus de la part des employeurs. Ces contre-visites plutôt zélées, aux décisions souvent néfastes pour la santé des contrôlés, induisent une hausse des procédures de contestation à la Sécu. De plus, on peut s’interroger sur leur légitimité : quand on est mandaté par une entreprise qui vous emploie pour la satisfaire, que deviennent l’indépendance et l’objectivité ?

Qu’à cela ne tienne ! M. Woerth veut désormais étendre la mesure à tout le territoire, une mesure qui s’inscrira dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010. Le ministre souhaite aussi que la mesure s’applique à ces fainéants de fonctionnaires. «Le médecin sera payé par la collectivité locale quand c’est un fonctionnaire d’une collectivité locale qui est concerné», a-t-il précisé.

Parallèlement, quand elle ne les subventionne pas, l’UMP fiche la paix aux nantis, qu’ils soient patrons, spéculateurs ou rentiers. Ainsi va le libéralisme triomphant en temps de crise.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jun 2009 à 17:12
 
Bernard Gensane

Lorsque Sarkozy a dévoyé quelques personnalités prétendument de gauche au titre de l’ouverture (en fait des hommes qui sont tombés du côté où ils penchaient depuis un bon moment), on nous a dit : « avec Martin Hirsch, vous allez voir ce que vous allez voir : cet ancien responsable d’Emmaüs est un vrai homme de gauche ! ».

D’abord, Emmaüs n’a jamais été une organisation de gauche, la charité, aussi louable soit-elle, relevant d’une démarche de droite, comme l’était son fondateur, l’abbé Pierre, curé de droite. Hirsch vient de toucher le fond en imaginant de suggérer aux demandeurs du RSA d’intenter des actions en justice contre leurs parents pour, justement, éviter d’avoir recours au RSA.

Sarkozy et son aréopage d’humanistes en sont donc à inciter des enfants dans la misère à attaquer en justice leurs parents, eux-mêmes dans la misère, pour les voler légalement.

Et si nous en revenions aux temps de Spartacus : on mettrait tous ces rebuts de la société dans des arènes en les incitant à se battre jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il y aurait bien quelques chaînes de télévision pour parrainer ces spectacles, qui seraient alors gratuits pour les spectateurs bourgeois…

Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 09:47

Le privé plus cher, moins efficace, moins humain

En 2008, un rapport du CREST constatait la plus grande efficacité de l’ANPE par rapport aux opérateurs privés « testés » par l’UNEDIC.

Sur le plan humain, le fait de confier le suivi des chômeurs à des opérateurs privés n’est pas défendable : ces sociétés étant rémunérées par Pôle emploi au résultat, et leurs salariés touchant des primes en fonction du nombre de placements, les pressions sur les chômeurs pour un retour rapide vers n’importe quel emploi sont forcément plus fortes. « Ces cabinets privés payent le café aux chômeurs mais ils sont intransigeants. Quand il y a un travail, il faut y aller coûte que coûte », rapporte une employée de Pôle emploi à Rouen, à propos d’Ingeus. L’arrivée des boîtes d’intérim inspire des craintes encore plus fortes. « Leur métier est de rendre un service payant aux entreprises, et je ne peux pas croire qu’ils vont apprendre le vrai métier d’accompagnement au service des chômeurs », estime Anne Bérard, du SNU.

Mais sur le plan de l’« efficacité », la sous-traitance au privé n’est pas non plus défendable, si l’on en croit le rapport du CREST (INSEE) et de l’École d’économie de Paris remis en juin 2008 au gouvernement, tirant un premier bilan des expérimentations menées en comparant le travail d’opérateurs privés et d’agents ANPE. Le constat est sans appel : l’ANPE fait mieux, et de loin. Pour le privé, le rapport note « un effet positif sur les sorties vers l’emploi à l’horizon de neuf mois » de 5,7 %, jugé « trop faible pour être statistiquement significatif ». Côté ANPE, l’effet est de 16,9 %, « positif et statistiquement significatif ». À l’époque, les opérateurs demandaient 3 500 euros par chômeur, contre 700 euros environ pour l’ANPE.

F. D.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jul 2009 à 20:11
 
Jean-Michel Arberet

Le chômage a enregistré un léger recul en juin, la nouvelle est répétée en boucle par les médias.

Cette information pose une vraie question. Le discours officiel annonce en effet un recul, même léger, du chômage, mais la sensation est plutôt inverse. Les journaux annoncent tous les jours de nouvelles suppressions d’emplois et nous sommes quasiment tous aujourd’hui confrontés au chômage soit à titre individuel soit avec un proche en recherche d’emploi. Certes si l’on regarde plus près les chiffres officiels, l’on peut constater que cette baisse du chômage ne concerne que les chômeurs inscrits en catégorie A, sans aucune activité, tandis que le nombre de chômeurs en catégorie B et C, exerçant une activité réduite, a progressé. En outre cette baisse est aussi liée à un nombre important de "cessations d’inscription pour défaut d’actualisation" au pôle emploi. Mais ces précisions n’empêchent pas de titrer "Baisse surprise du nombre de chômeurs en juin" le Figaro ; "La bonne surprise des chiffres du chômage" le Parisien… Nous sommes là encore une fois confrontés à un décalage entre le discours officiel et la réalité. Ce décalage nous l’avons déjà rencontré concernant l’inflation. Le discours officiel annonce un taux d’inflation faible, mais l’augmentation du coût de l’énergie visible à la pompe ou sur la facture d’électricité et des produits alimentaires contredit au quotidien ce discours officiel. Cela ne remet pas en cause la fiabilité des données de l’INSEE, mais remet en cause la manière de regarder le réel, comme pour les chiffres du chômage. Les prix de l’informatique, de la téléphonie ont baissé, tirant vers le bas les indices des prix, mais ce ne sont pas les produits de consommation courante pour lesquels une inflation est ressentie à juste titre.

Ce décalage entre le discours et la réalité a une conséquence immédiate, il rend non crédible le discours politique puisque ce discours parle d’une réalité qui n’est pas celle que l’on peut vivre au quotidien. Il accroit encore ainsi le décalage entre la population et la "classe politique". Ce décalage est tel que l’on peut se demander aujourd’hui si l’objectif de la politique est de modifier le réel ou de modifier le réel décrit.

Le 28 juillet 2009

Jean-Michel Arberet Conseiller municipal d’Arcueil Partenaire du groupe communiste jm-arberet.over-blog.com


29/08/2009

Un an après, 20 % de chômeurs en plus

La « mobilisation » sarkozyste pour l’emploi s’est soldée par une avalanche d’aides, sans véritables contreparties, aux entreprises.

Dans les 13 pages du discours présidentiel de Toulon, la question de l’emploi n’occupait pas plus de deux phrases. Une première pour prévoir que la crise « aura des conséquences » sur le chômage. Une deuxième pour défendre la vieille recette de la baisse du coût du travail : « Réduire les exonérations de charges sur les salaires, ce ne serait pas reprendre un cadeau fait aux entreprises, ce serait contribuer à détruire de l’emploi », proclamait le chef de l’État. Un an après, le bilan est accablant. Le nombre de demandeurs d’emploi a bondi de près de 20 % en douze mois, pour atteindre, toutes catégories confondues, 3,6 millions fin juillet.

Comme annoncé, la politique d’exonération de cotisations sociales a été poursuivie et intensifiée, pour atteindre 32,6 milliards d’euros cette année. Toujours sans impact avéré sur l’emploi. Au nom de la crise, le secteur de l’automobile, le plus riche en emplois et le plus menacé, a été copieusement arrosé : 6 milliards d’euros, dont 4 milliards pour les constructeurs, en contrepartie, officiellement, de la promesse de ne pas licencier. En réalité, Renault et PSA ont empoché les aides sans renoncer à l’exécution de leur plan : 4 000 « départs volontaires » chez Renault, 6 000 suppressions de postes chez Peugeot… Sans rappel à l’ordre du chef de l’État.

Des méthodes mises en oeuvre bien au-delà du secteur automobile et qui commencent d’ailleurs à provoquer des réactions citoyennes, à l’image des plaintes déposées récemment par plus d’un millier de contribuables de la région d’Ay, pour utilisation frauduleuse de fonds publics par le groupe Trèves, qui a décidé de fermer un site après avoir touché 55 millions d’euros. Il est toutefois un domaine où la « mobilisation » du gouvernement peut être créditée d’une efficacité certaine : la baisse artificielle des statistiques du chômage du fait de la multiplication des dispositifs dits « de reclassement », ou « de transition » (CRP, CTP, etc.), ayant pour effet de retarder l’inscription des licenciés à Pôle emploi.

Yves Housson



Edité par T 34 - 27 Sep 2010 à 16:14
Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Sep 2009 à 16:39

L’abus de stages devant la justice

Précarité . Les prud’hommes de Paris examinaient, vendredi, le cas d’un ancien stagiaire du Crédit lyonnais, remercié après quatorze mois de stages et six mois de période d’essai.

Quand les grandes écoles leur apportent sur un plateau des stagiaires à pied d’oeuvre, les entreprises savent en profiter. Mais elles tombent parfois sur un os, comme le montre le cas de David. Soutenu par le collectif Génération précaire, ce jeune homme de vingt-neuf ans demandait, vendredi, aux prud’hommes de Paris, la requalification de ses quatorze mois de stages au Crédit lyonnais en contrat de travail, deux ans de rappel de salaire et des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

À vingt-neuf ans, l’ancien stagiaire s’est recyclé, toujours précaire, dans les cours à domicile : il avoue être « un peu écoeuré » par le secteur bancaire. Il faut dire que son parcours prometteur au « Lyonnais » a connu une fin des plus brutales. En avril 2006, David entame son premier stage, de six mois, dans une agence parisienne du Crédit lyonnais.

« Supérieur aux attentes »

Après une licence en sciences, l’étudiant vient d’intégrer l’École de commerce Negocia à Paris, directement en deuxième année. Le cursus prévoit ce stage de six mois, qui se déroule parfaitement, à ce détail près, qu’en fait de formation, il s’agit très vite de remplacements de salariés absents, en tant que conseiller bancaire pour les professionnels. Et que David touche seulement une « gratifi- cation » de 400 euros net. « Je faisais exactement le même travail qu’un salarié en poste, se souvient-il. J’avais le même accès au réseau informatique, je faisais des opérations sur les comptes, je délivrais des crédits. »

La tutrice de David ne manque pas de souligner ses qualités, et notamment sa « capacité d’adaptation », cite Me Zerbib, l’avocat du stagiaire. La banque le reprend en stage, de novembre 2006 à mars 2007, puis de juin à fin septembre 2007, portant sa gratification à 800 euros, toujours pour effectuer des remplacements au pied levé. Un mois après le dernier stage, LCL décide de l’embaucher, mais avec une période d’essai de trois mois, « renouvelable une fois d’un commun accord ». Après trois mois, l’appréciation est toujours bonne, mais la banque n’en demande pas moins à David de signer le renouvellement de l’essai jusqu’au 4 mai 2008. Quelques jours avant cette date, David est convoqué, et s’entend dire que, finalement, il ne fait pas l’affaire. Lui qui était jusqu’alors noté « conforme » ou « supérieur aux attentes », sur les cinq critères d’évaluation de LCL, devient, du jour au lendemain, « inférieur aux attentes » sur tous les points.

« c’est la Mort des stages »

« Six mois de période d’essai après quatorze mois de stages, on est déjà au-delà du raisonnable », souligne Me Zerbib, qui demande la requalification en CDI à partir d’avril 2006. « L’emploi d’un stagiaire sans formation, sur un poste permanent de l’entreprise, avec un lien de subordination et des horaires imposés, entraîne la requalification », plaide-t-il, citant un arrêt de la Cour de cassation d’octobre 1993. En face, l’avocate du Crédit lyonnais, Me Tuffal, noie son manque d’arguments dans une mise en garde plutôt vaseuse : « Ce sont les partenaires sociaux qui doivent mener une réflexion sur les stages », lance-t-elle, en déplorant le « dévoiement de l’affaire par Génération précaire ». Si le tribunal donne raison au stagiaire, « c’est la mort des stages », menace-t-elle. Sur le fond, l’avocate tente de prouver que les stages de David étaient certes des « mises en situation contribuant à la formation », mais jamais en responsabilité totale. Ce qui expliquerait qu’après l’embauche, l’ex-stagiaire, désormais en situation réelle, se soit « senti un peu perdu, refusant d’écouter les conseils ». À en croire Me Tuffal, LCL aurait eu la clémence de renouveler sa période d’essai, avant de devoir s’en séparer, plaide l’avocate. Loin de LCL l’idée d’exploiter les stagiaires, puisque la banque a une « politique de recrutement des jeunes au top », argue-t-elle. Pour Christine Debril, élue CFDT à LCL, venue assister à l’audience, il est, au contraire, « tout à fait plausible » que le Crédit lyonnais ait utilisé de façon préméditée la période d’essai « pour couvrir un poste pendant six mois ». Le délibéré sera rendu le 13 octobre.

Fanny Doumayrou http://www.humanite.fr/2009-09-07_Politique-_-Social-Economie_L-abus-de-stages-devant-la-justice

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