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Reporters Sans Frontières : Grand valet des USA

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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2008 à 01:10
Hum... Je pense que "ami" a un sens très différent quand Fidelista l'utilise. 
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2008 à 01:35
Je pense aussi, par contre la nuance n'est pas toujours facilement perceptible sur internet.

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  Citer maarnaden Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2008 à 09:43
Pas sûr qu'il arrête de faire ch... le Ménard... Il va trouver une autre organisation pour commettre ses méfaits. A surveiller.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2008 à 12:10
Message posté par maarnaden

Pas sûr qu'il arrête de faire ch... le Ménard... Il va trouver une autre organisation pour commettre ses méfaits. A surveiller.
 
Je ne crois pas, Ménard s'est salement grillé avec ses conneries sur la Chine, non seulement les chinois ont été révulsé de voir des zozos s'en prendre à une athlète handicapé, mais ses propres sponsors se sont fait boycotter, je parle de ceux la, tout en bas de la page :
 
La Fnac, Carrefour, Casino, Monoprix, Cora
 
Lorsqu'on connait l'ampleur du marché chinois, ça n'a pas du les faire rire.
 
Rappelez vous qu'il aura fallu pas moins d'un avion de parlementaire pour les excuses du peuple, et le président du sénat (le n°2 de l'état) pour les excuses du gouvernement, ainsi que la présence de Sarko à la cérémonie d'ouverture. Sans parler de la renégociation des contrats en cours. Le départ de Ménard est une exigence politique et économique, encore que cela ne soit peut-être pas suffisant pour rattraper le coup.
 
Cette mise à l'écard forcé démontre s'il le fallait, l'inanité et le ciblage des combats de RSF. Sa dernière cible fut celle de trop.
 
A force d'obéir aux moindres toussotements de ses maitres nord-américains, cela lui aura couté sa place. Sans Ménard, RSF est amené à avoir un rôle de second plan, cette structure étant faite sur-mesure pour lui.
L'un des Fondateurs, Rony Braumann l'avait très vite compris et a quitté rapidement l'association.
 
Avec un peu de chance, Philippe Val va proposer un boulot à Ménard.
 
Commentaire vu sur LGS :
 

"Après avoir vécu des subsides, tant celles des immondes capitalistes dénoncés par Sarkozy, que celles de la CIA, je propose qu’il connaisse les affres de la pauvreté et de la solidarité. Pour ce faire, c’est simple, il suffira de recouvrir son "livre" par celui d’a coté, sur les rayonnages ou sera exposé son ultime convulsion. Partout ou il sera en vente.

Personnellement, je me ferais un plaisir de déplacer un exemplaire, mis en évidence au milieu du papier toilette"

 Excellente idée !



Edité par Fidelista - 28 Sep 2008 à 12:14
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Sep 2008 à 13:47
VIVAS Maxime
Coup de théâtre dans le Landernau médiatique, vendredi 26 septembre 2008 : Robert Ménard, parti pour être big chief à vie de l’association RSF la quitte précipitamment avant mardi. On dirait un licenciement de cadre ou de présentateur de la télé : "T’es viré, rend l’ordinateur et le badge de parking, tu vides ton bureau lundi et mardi t’es plus là".
Les explications zigzagantes de cette chute démontrent leur improvisation. On a d'abord parlé de problèmes de santé, puis de lassitude avant que l'intéressé ne démente. Donc, alors qu'il est en pleine forme, qu'il se félicite publiquement de voir l'association bourrée d'euros et de dollars et très médiatisée dans le monde entier, Ménard saute par la fenêtre sans préavis. Et sans parachute (doré ? Voir plus loin). « Cela fait deux ans que j'y pensais » affirme-t-il. On sait ce que vaut une affirmation ménardienne. Les innombrables journalistes qui l'interviewaient sans désemparer, à qui il racontait sa vie, son œuvre, sa famille, ses espoirs tombent des nues. Démissionnaire, il perd des indemnités, lui, qui aime l'argent. Payé plus de 5000 Euros par mois sans compter les (...) Lire la suite »
Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Sep 2008 à 14:07
Je découvre la bonne nouvelle avec vos messages. La raison du "départ" doit tenir un peu de toutes les hypothèses du grand soir (qu'il faut une fois de plus remercier). Perso je n'en priviligerais aucune, il peut aussi y en avoir d'autres... ?
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Oct 2008 à 08:55
Dans la série "mais que fait RSF ?"

 

Les autorités US empêchent deux journalistes cubains de reprendre leur travail au siège de l’ONU

La Havane, 30.09.08 (acn) Deux journalistes cubains, Mme Ilsa Rodriguez et M. Tomas Granados, ont fait savoir à l’Association des correspondants accrédités auprès de l’ONU (UNCA) que le gouvernement des États-Unis leur refuse le visa US dont ils ont besoin pour reprendre leur travail au siège des Nations Unies, à New York.


 

 

Une déclaration émise à La Havane par la direction générale de l’agence Prensa Latina confirme que ces deux journalistes cubains, accrédités depuis 3 ans au siège new-yorkais de l’ONU, se sont vus refuser le visa US dont ils avaient besoin pour reprendre leur travail à New York au terme de leurs vacances à Cuba.

« Cette action contre nos journalistes constitue une violation grossière de leurs droits en tant que représentants d’une agence internationale de presse qui a couvert depuis près d’un demi siècle l’activité de l’ONU et de ses organes spécialisés », indique la déclaration de l’agence Prensa Latina.

Prensa Latina signale que cette violation flagrante des droits des deux journalistes cubains prouve « le mépris des États-Unis pour l’exercice du journalisme et pour le droit d’informer et d’être informé ».

Cette agence de presse souligne ensuite que les autorités des États-Unis ignorent également les obligations que leur pays avait contractées quand il a accueilli le principal siège des Nations Unies.

Depuis Mexico, la Fédération latino-américaine des Journalistes (FELAP, sigles en espagnol) a condamné l’attitude des autorités états-uniennes vis-à-vis des deux journalistes cubains.

« Nous condamnons cet acte infâme qui va à l’encontre des droits les plus élémentaires des travailleurs de la presse et du droit à l’information », indique la FELAP dans un communiqué.

Dans leur lettre de protestation, les journalistes cubains Ilsa Rodriguez et Tomas Granados rappellent à l’Association des correspondants accrédités auprès de l’ONU que leur accréditation officielle en tant que correspondants de l’agence Prensa Latina au siège new-yorkais de l’ONU est valable jusqu'à février 2009.

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Oct 2008 à 13:18
 
Alors que son organisation, Reporters sans Frontières, se trouve sous la loupe du Government Accountability Office (GAO), à Washington, pour être un des principaux bénéficiaires du Center for a Free Cuba impliqué dans une fraude gigantesque, Robert Ménard annonce à Paris qu’il abandonne son poste de secrétaire général parce qu’il a « envie de faire autre chose ».
 

« Je vais trouver une autre façon de continuer le combat que je mène pour les droits de l’Homme », déclare Ménard dans une dépêche complaisante de l’AFP.

Le collaborateur assidu du renseignement américain ajoute avoir préféré partir « une fois la campagne sur la Chine terminée » – une référence aux campagnes qu’il a menée au cours des derniers mois pour le compte du gouvernement de Taiwan.

Ménard laisse son poste quelques semaines à peine après que le Congrès nord-américain ait ordonné à l’Agence de développement international (USAID) de congeler les fonds du Center for a Free Cuba, une créature de Freedom House, gérée par l’agent CIA Frank Calzón. Cette situation sera maintenue jusqu’à la fin de l’audit des opérations de son Programme Cuba.

USAID dispose cette année d’un budget de 45 millions de dollars pour effectuer son travail de propagande et d’espionnage, par le biais d’un réseau de prétendues ONG, toutes liées d’une façon ou d’une autre au dispositif anti-cubain des services spéciaux étasuniens.

Depuis la publication en 2004 du Plan Bush d’annexion de Cuba, RSF (identifiée dans le document) n’a eu d’autre choix que de reconnaître sa collaboration avec le Département d’État, fortement rémunérée non seulement par l’intermédiaire de Calzón mais également par le National Endowment for Democracy (NED), et par un de ses subsidiaires, l’International Republican Institute (IRI).

Le lien économique considérable entre RSF et le gouvernement nord-américain a été l’objet d’un travail de recherche important de la journaliste californienne Diana Barahona qui a obtenu des autorités, grâce à la loi sur l’accès à l’information (FOIA), des preuves irréfutables de cette confabulation jusqu’à ce que les organismes fédéraux cités refusent illégalement leur collaboration.

Il est intéressant d’observer qu’au cours des dernières années, c’est le nouveau patron de RSF désigné par Ménard, Jean-François Julliard, qui s’est consacré au nom de l’organisation (avec des lettres ouvertes et des déclarations scandalisées) de nier catégoriquement de tels liens entre le groupe parisien et les fonds gouvernementaux nord-américains mis à la disposition d’opérations de la CIA.

DE CELA, LA PRESSE FRANÇAISE NE DIT PAS UN MOT

La fraude à la USAID a provoqué la démission du chef de cet organisme pour l’Amérique latine, le fonctionnaire mafieux Adolfo Franco, et de Felipe Sixto, le principal collaborateur du patron du Center for a Free Cuba, qui a confessé avoir détourné un demi million de dollar.

Curieusement, Ménard a aussi perdu il y a quelques mois son bras droit, Régis Bourgeat, qui a géré de façon très particulière les opérations de RSF contre Cuba, au point d’accompagner son maître à Miami durant une visite aux cabecillas de la mafia cubano-américaine. Un voyage dont n’a jamais parlé la presse française, très compromise avec les principaux parrains parisiens de Ménard, plusieurs d’entre eux impliqués dans le monde de l’édition et de la publicité.

Dans le cas de Calzón, l’audit non seulement du GAO mais aussi des inspecteurs assignés par la loi à la USAID pourrait provoquer un scandale majeur dans lequel RSF pourrait être tenu de révéler sa comptabilité secrète, pour laquelle Ménard dispose d’un cabinet comptable et d’un compte bancaire en Virginie, à quelques kilomètres du QG de la CIA.

Si Julliard et son chef ont finalement dû confesser en 2006 les revenus illégitimes qu’ils ont perçu des Etats-Unis par le biais du Center for a Free Cuba et de l’International Republican Institute, ils n’ont pas parlé jusqu’à maintenant de leur connexion avec Freedom House, un autre mécanisme secret d’aide économique pour les collabos de l’empire.

Freedom House ne se soumet pas à la loi FOIA pour être techniquement une organisation privée, bien qu’elle reçoive 75% de son budget du Département d’État et seulement 25% de contributions privées.

Cette organisation répète dans ses rapports qu’elle distribue ses fonds aux « journalistes, activistes des droits de l’homme, et autres associations ». RSF s’insère totalement dans ces prétentions.

Mais la USAID et la NED sont des organisations de l’état et ont, d’une façon ou d’une autre, l’obligation légale de rendre des comptes au sujet de l’argent du contribuable, bien qu’elles ne s’y conforment pas à moins d’y être contraintes.

L’HOMME À LA MERCEDES D’OR

Chose certaine, la dernière campagne de Ménard contre la Chine n’aura pas été déficitaire : il y a quelques mois, le gouvernement de Taiwan, férocement anticommuniste, annonçait qu’il lui faisait cadeau de 100 000 dollars. Le 28 janvier 2007, Ménard a voyagé jusqu’au pays de Tchiang Kai-shek pour recevoir son prix des mains du président taiwanais Chen Shui-bian.

Le 8 septembre dernier, les services d’information de Taiwan annonçaient cette fois que Ménard avait signé un appel à l’intention de l’ONU pour que l’on accrédite des journalistes taiwanais à l’organisation internationale.

Les dernières nouvelles au sujet de Ménard, qui prétend vouloir se consacrer désormais « à autre chose », révèlent qu’il a accepté un poste de chef du « Doha Centre for Media Freedom » dans les émirats arabes. Au début du mois, il a effectué une visite au Bahrain où il a eu des conversations cordiales avec le ministre de l’Information Jehad Bu Kamal.

Le modeste activiste des droits de l’homme, louangé par la presse de droite mondiale, n’a jamais dissimulé son faible pour l’argent.

Il y a quelques années, il a tenu un encan très couru dans la grande salle dorée de l’un des hôtels de Paris réservés aux privilégiés de la planète, où on a fait le tirage d’une Mercedes dernier modèle couverte de feuilles d’or.

On suppose que l’active collaboration de Ménard avec l’empire lui aura laissé, l’essentiel pour jouir d’un niveau de vie correspondant à son zèle, quelque soit le sort de l’organisation qu’il a géré, dont le véritable objectif, tôt ou tard, sera connu du public qu’il a trompé.

 

EN COMPLEMENT
La USAID révèle ses plans pour la subversion à Cuba
http://www.legrandsoir.info/spip.php ?article6729


Article très documenté.

Ménard est effectivement le directeur du centre « Doha Centre for Media Freedom » qu’il a co-fondé avec la favorite de l’émir du Qatar.

Ce donneur de leçon planétaire en matière de démocratie travaille pour une dictature monarchique polygame ou la violence contre les femmes n’est pas illégale, où la presse est malmenée, les travailleurs traités comme des esclaves, tandis que perdurent la flagellation, la torture et la peine de mort.

Jean-Guy Allard (Lire « Le dossier Ménard. Pourquoi RSF s’acharne sur Cuba » écrit avec Marie-Dominique Bertuccioli) a été un des premiers, avec Diana Barahona, à écrire sur le financement de RSF par le Center for a Free Cuba, longtemps été caché par l’ONG.

J’ai obtenu confirmation par RSF de leurs informations en m’appuyant sur les lois qui font obligation aux associations reconnues d’utilité publique de fournir leurs chiffres. Les montants que je livre, année par année et au dollar, près dans mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone. » ne sont donc aujourd’hui contestés par personne.

J’ajoute l’arrivée d’un autre sponsor US lié à la CIA : « The Overbrook Foundation », créée par Frank Altschul, un des promoteurs de Radio Free Europe au temps de l’URSS.

Frank Altschul a également travaillé aux USA au sein d’une officine d’intoxication médiatique qui visait à préparer l’opinion à la guerre, avec William J. Donovan, fondateur de l’OSS, ancêtre de la CIA dont un directeur William Casey, persuada en 1980 le président Reagan de fonder la NED (National Endowment for Democracy).

La NED,écran de la CIA, de l’aveu même de son premier président, finance RSF : « Cela ne nous pose aucun problème », dixit Ménard).

Maxime Vivas


Edité par Fidelista - 09 Oct 2008 à 13:19
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Oct 2008 à 16:24
Reporters Sans Frontières
ONG et variations sur la peine de mort.
 
VIVAS Maxime
 
Journée mondiale contre la peine de mort : l’urgence d’une abolition concerne aussi la presse. Tel est le titre d’un communiqué de l’ONG Reporters sans Ménard

Lisons : «  A l’occasion de la 6e journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2008, Reporters sans frontières souhaite mettre en lumière un aspect toujours d’actualité de ce scandale politique et humain que représente une sanction aussi archaïque : son utilisation contre les journalistes ou les défenseurs de la liberté d’expression ». On objectera que l’archaïsme n’est pas plus grand quand la peine de mort frappe des non journalistes. Passons, l’essentiel n’est pas là.

Le communiqué de RSF cite des cas emblématiques : En Afghanistan, en Iran, en Ethiopie.

On dira que la liste des pays n’est pas exhaustive. Il en manque, hélas ! Entre autres, le Qatar où Robert Ménard a choisi d’aller diriger un centre pour journalistes avec la favorite de l’Emir.

Mais, le plus surprenant (et franchement positif) dans le communiqué de RSF est ce qui suit

«  Enfin, le cas du journaliste de radio et militant des Black Panthers Mumia Abu-Jamal, aux Etats-Unis, vient également rappeler que la peine capitale n’a toujours pas été abolie par la première puissance mondiale. Condamné à la peine capitale en 1982 pour l’assassinat, dont il a toujours nié être l’auteur, du policier Daniel Faulkner, Mumia Abu Jamal a passé 26 ans dans le "couloir de la mort". En mars 2008, la cour d’appel fédérale de Philadelphie a commué à une voix près cette condamnation en réclusion criminelle à perpétuité, décision encore susceptible de recours par l’accusation. »

A comparer avec ce dialogue de Robert Ménard avec un internaute lors du forum en ligne organisé par le Nouvel Observateur le 22 octobre 2004 :

Internaute : « Un journaliste noir Américain, Mumia Abu-Jamal est en prison au USA depuis plus de 20 ans pour un crime dont il est innocent. Pouvez-vous préciser l’action que RSF a menée pour sa libération ? »

Robert Ménard : « Nous n’avons rien fait et nous ne ferons rien. Il ne s’agit pas d’une affaire de liberté de la presse. »

A comparer aussi avec cette approbation de la torture jusqu’au bout par l’ancien patron de RSF qui a déclaré sur France Culture le 16 août 2007 :

« ...moi, si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la torture. »

RSF serait-elle en passe de devenir une vraie ONG qui défend tous les journalistes ?

Il est trop tôt pour le dire et peut-être fou de l’espérer.

Mais il n’est pas interdit de penser qu’elle devient plus intelligente.

Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2008 à 22:39
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RSF, proxénète de l’information

 

 

 

Robert Ménard, fondateur de Reporters Sans Frontières, président et UNIQUE adhérent de cette « Ong » depuis sa création il y a 23 ans, vient d’en « démissionner ». Comme la diffusion d’un journal est, en principe, proportionnelle à sa qualité et à sa crédibilité, RSF a voulu gagner en sympathie en adoptant la même démarche que ce vieillard de Kabylie : à la djemaâ (assemblée du village) on évoquait régulièrement tel ou tel villageois pour ses faits d’armes, pour sa générosité, sa serviabilité, en bref pour des qualités. Seul l’un des participants à l’assemblée ne fut jamais cité. Il imagina donc un stratagème pour faire parler de lui : faire caca dans l’unique fontaine du village. Le lendemain et les jours qui suivirent, on ne parlait que de lui. C’est cela Robert Ménard.

Cette « démission » est l’occasion pour nous de faire un flash-back sur cette « Ong » dont même les professionnels de la presse ignorent la composition de l’exécutif, les critères véritables de fonctionnement…et les humeurs.

 

Par Djamal Benmerad

Courriel: djamalbenmerad@ymail.fr
Site : http://dbenmerad.free.fr/
Blog : http://euromed.skyblog.com

 

Une fois de plus, Ménard prend la vedette et ne cache pas sa fascination pour les objectifs des caméras et réussit là où Hollywood aurait calé : mettre en scène sa « démission ». Cependant, cette mise en scène est loin d’être gratuite : elle sert les plans du metteur en scène, en l’occurrence Robert Ménard, qui dit vouloir désormais « faire autre chose ». Cet « autre chose » veut dire pour nous « servir ses maîtres sous une autre couverture », celle de RSF étant usée jusqu’à la corde.

Revenons  donc en arrière en arrière pour retrouver son chemin et ignorer en passant l’absence de protestation de cette « ONG » à l’occasion, il y a quelques jours, du passage à tabac de Nabil Al Mazzawi, caméraman d’Al Jazeera, par des soldats Israéliens alors qu’il filmait une manifestation contre le Mur.  Il fut arrêté et son matériel confisqué. Il est vrai que cela pourrait constituer un « point de détail » (Le Pen) à coté de cette mise au rebut de RSF  par la famille du caméraman espagnol José Couso assassiné à Baghdad. Voilà ce qu’en écrit à ce propos Jean Guy Allard le 26 janvier 2004 : « A la suite de la publication, le 15 janvier dernier, d’un « rapport » dans lequel RSF absout les militaires qui se sont avoués responsables de l’assassinat du caméraman José Couso, la famille du reporter {…} a publié une note de presse, ce 16 janvier à Madrid, où elle rejette la prétendue enquête et demande à RSF de se retirer immédiatement du dossier. La famille poursuit devant les tribunaux 3 soldats US impliqués dans le bombardement de l’Hôtel Palestine qui a provoqué la mort de Couso {...} Pour la famille, les conclusions de RSF sont appropriées pour défendre des accusés mais non pas pour soutenir l’accusation » (http://vdedaj.club.fr).

 

Pour le gourou de la secte RSF qui distribue les bons et les mauvais points en matière de liberté de la presse,  il est des Etats qui en sont dispensés. Cette cécité sélective  poussera RSF à regarder ailleurs quand il s’agira du mystérieux  empoisonnement mortel de notre consœur Russe Anna Politkovskaia, journaliste à Novia Gazeta, l’une des publications les plus critiques envers le pouvoir et du décès de son collègue Iouri Chtchecotchikhine, mort des suites étranges d’une maladie inconnue. Signalons que Iouri Chtchecotchikhine était également député et membre de la commission d’enquête sur les attentats de 1999 qui occasionnèrent la mort de 300 civiles, attentats attribués aux islamo-terroristes tchétchènes (Le Monde du 4/ 9/ 2004). Mais notre gueulard  de la liberté de la presse sait se situer du bon coté du manche lorsque, quelques mois auparavant (avril 1999), les avions de l’Otan bombardent le siège de la radio serbe, tuant  seize personnes. Nous étions quelques dizaines de journalistes à publier l’information qui nous était donnée le lendemain des faits par Jamee Shea lui-même, à l’époque porte-parole de l’Otan. Robert Ménard devait être en congé sabbatique car son silence fit presque autant de bruit que celui des bombardiers de l’Otan.

Le jeudi 24 avril 2003 « tombe » sur les écrans d’ordinateurs une dépêche d’Associated Press : « Plusieurs enquêtes sont ouvertes à l’encontre des journalistes et des soldats américains pour des vols en Irak. » Le bon sens voudrait que l’instruction sur les soldats inculpés soit faite par la justice militaire et que RSF entreprenne une enquête morale qui aurait conduit à un verdict moral concernant ces journalistes qui ont attenté à l’honneur de la profession. Que nenni ! Nous attendrons en vain que RSf s’en mêle si l’on ne garde pas en mémoire les cyniques propos tenus par Ménard : « Il m’est arrivé de demander à des journalistes de ne pas trop parler de tel ou tel dérapage de tel ou tel confrère. La plupart des journalistes tiendront compte de mes remarques. » (http://homme-moderne.org). Tous les journalistes au garde-à-vous ! Le boss de RSF ne se contente pas de taire la question des journalistes voleurs, il « ordonnera » à leurs confrères d’en faire autant. Dans de tels cas, il faut dire que l’à-plat-ventrisme de RSF fait des émules.

 

Nous goûtons enfin à la cerise sur le gâteau en parcourant une fois de plus « essawra » : « Dans son rapport annuel, qui couvre 170 pays, RSF situe les violations de la liberté de la presse et le traitement des journalistes par Israël à un niveau comparable à la situation prévalant aux Etats Unis. L’Autorité palestinienne, quant à elle, reçoit un carton rouge de la part du proxénète de l’info. Ce classement a provoqué la surprise de Joannes Wahlstrom, un chercheur israélo-suédois en matière de médias et cofondateur de l’International Middle East Media Center (IMEMC) : « Il semble que ce soit l’Autorité palestinienne, et non plus Israël, qui doive être tenue responsable des violations de la liberté de la presse et des agressions contre les journalistes dans les territoires occupés. On dirait que RSF ne reconnaît plus la réalité de l’occupation. Ce changement soudain, pense M. Wahlstrom, est dû à des pressions sur RSF qui y aurait cédé. »

C’est tellement « propre » que ça pue

Mais ces atermoiements et ces aphasies conjoncturelles seraient incompréhensibles si l’on ne gratte point là où ça fait mal : l’argent.

Dans le livre « Dissidents ou mercenaires ?» (éd. EPO 1998) deux de nos amis journalistes, la Belge Katlijn Declercq et le Colombien Hernando Calvo Ospina, ont innocemment interrogé Robert Ménard sur les ONG financées par les Etats Unis. Indignation feinte de Ménard : « Notre argent est totalement propre ! » Dans le forum du Nouvel Observateur d’avril 2005, un internaute pose une question : « Dans un article publié par Northern California Media, la journaliste Diana Barahona prétend que vous recevez des fonds gouvernementaux américains via la NED, pouvez-vous confirmer mes propos ? » 

Réponse de Robert Ménard : « Absolument, nous recevons de l’argent de la NED. Et cela ne nous pose aucun problème ». Voilà l’arrogance du proxo qui vient prendre sa comptée.

Qui est la NED ? La National Endowment for Democraty est une institution supervisée par un officier d’Opérations Spéciales de la CIA. L’ancien agent de cette même CIA, Philip Agee, a révélé que la NED est une des nombreuses organisations écrans dont la CIA se sert pour intervenir dans les affaires intérieures des pays : « Le Congrès donne des millions de dollars  à la NED qui passe ensuite l’argent à ce qu’ils nomment les fondations noyaux. » La journaliste Diana Barahona, spécialiste de l’Amérique latine au journal Long Beach, s’est livrée à une enquête qu’elle dit « d’intérêt public puisque plusieurs médias se réfèrent à RSF comme source. » Elle déplore que « plusieurs médias (…) utilisent RSF comme source sans rien connaître ou sans rien dire au public du conflit d’intérêt (où se place) RSF en recevant des subsides gouvernementaux.» (http://vdedaj.club.fr/cuba/npa_agee_venezuela.html)  Lors d’un entretien accordé à La Presse de Montréal publié le 30 avril dernier, M. Ménard indiquait que l’argent reçu de la NED et l’USAID (US Agency  for international developement) représentait la somme de 5 millions de dollars. Avec cynisme, le gourou de la secte RSF ajoute : « Ce serait stupide de refuser cette somme ! » (http://vdedaj.club.fr/cuba/rsf/html)  Par ailleurs, la représentante de RSF à Washington reconnaîtra que cette ONG a reçu 125.000 dollars de Cuba Solidarity Center, une des organisations crées par la CIA (qui ne s’en cache pas) pour renverser le régime castriste. (http://resistance.chiffonrouge.org/)

C’est seulement une goutte d’eau dans la mer à coté des 70 % du budget que lui accorde annuellement la Commission européenne. Certains ministères français y vont aussi de leur générosité : Premier ministre, ministère de la Culture et de la Communication, ministère des Affaires étrangères, Agence intergouvernementale de la Francophonie…

Les autres parrains sonnants de RSF, tous vigilants protecteurs du droit sacré à l’information, ne ménagent pas leurs dons à RSF : Sanofi-Synthelabo, Beaume et Mercier, le Bon Marché, Fujifilm, les éditions ATLAS, la Caisse des Dépôts,Vivendi international, Publicis, FNAC, CFAO, Hewlett Packard, Hachette, et autres « mécènes » de la liberté de la presse. La vente de l’album pour la liberté de la presse rapporte annuellement plus de 3 millions d’euros. Cependant le journaliste Thierry Meyssan affirme que « l’activité concrète de RSF est très éloignée de ce que les donateurs croient financer.  Les fonds d’assistance aux journalistes opprimés, c’est-à-dire le paiement des honoraires des avocats des journalistes emprisonnés, le soutien matériel à leurs familles (…), tout cela qui représente le cœur de l’activité officielle de RSF ne reçoit de cette dernière que…7% du budget général. Vous avez bien lu : pour 1 euro donné pour les journalistes opprimés, seuls 7 centimes arrivent à destination. » (http://www.homme-moderne.org) Le reste passe dans des campagnes politiques contre des Etats soigneusement choisis.

Et c’est là qu’apparaît la « subtilité » de Ménard : la dénonciation ponctuelle et/ou la campagne politique permanente contre les Etats progressistes, particulièrement communistes.

C’est là aussi que RSF accorde le régime préférentiel à Cuba.

                                                                                                                                         Dj. B.

Edit T 34 : sujet fusioné


Edité par T 34 - 16 Oct 2008 à 14:33
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Oct 2008 à 23:02
Azul !!!!

sa fait vraiment plaisir et c'est vraiment inattendu (j'en reviens toujours pas) de vous voir parmis nous !!!! Je pense qu'un tour dans la partie présentation s'impose pour que les camardes qui ne vous connaissent pas encore puisse en savoir un peu plus.

de la part d'un enfant d'immigré algérien Wink

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Dec 2008 à 18:49
 
VIVAS Maxime
 
Voici venir les fêtes. Voici que se déverse le sirop compatissant de la charité pour les pauvres, de l’espoir que le papa Noël n’oubliera les petits souliers de personne, ne serait-ce que pour y déposer une mandarine ou un bonhomme en chocolat au lait enrobé dans du papier alu.
Par un réjouissant renversement de la situation, un pauvre, légèrement en avance sur le calendrier, a tenu à offrir, sous l'œil des caméras, son cadeau à l'homme le plus puissant du monde. George W.Bush a voulu faire un dernier voyage à Bagdad. Il s'y est rendu précautionneusement, en catimini, sans tambour ni trompette (militaires). Sa visite surprise n'avait pas été annoncée, un faux programme avait même été diffusé sur ses activités du week-end à Washington. Son traîneau personnel, l'avion présidentiel Air Force One s'est envolé de la base aérienne d'Andrews à la faveur de la nuit de samedi. Quelques journalistes triés sur le volet et informés à la dernière minute étaient du voyage. Or, il s'est trouvé un journaliste de Bagdad, tellement tourneboulé par le sort fait à son (...) Lire la suite »
 
Le lancer de souliers de Bagdad : RSF refuse de condamner les mauvais traitements infligés à Al-Zaidi
 
Jean-Guy Allard
 
Avec son habituelle complaisance envers les Etats-Unis qui assurent une bonne partie de son financement, la pseudo ONG française Reporters sans Frontières, non seulement refuse de condamner l’extrême violence avec laquelle il a été procédé à l’arrestation du journaliste Mountazer Al-Zaidi qui a jeté ses souliers sur le président nord-américain George W. Bush, mais « elle regrette que le journaliste ait eu recours à un tel procédé ».
 
Selon son frère, Al-Zaidi est prisonnier à l’hôpital Ibn Sina de Bagdad où il est soigné pour la fracture d’un bras et pour plusieurs côtes cassées en plus de ses blessures à un œil et à une jambe. D’autres sources affirment qu’il souffre d’un traumatisme crânien.

Plus subtil, le porte-parole du Département d’Etat, Robert Word, a déclaré qu’il condamnerait l’usage de la violence qui serait exercée à l’encontre du journaliste par les forces de l’ordre.

Cependant, RSF consent finalement à « demander aux services de sécurité irakiens de garantir l’intégrité physique du journaliste » et elle reconnaît que, « visiblement il a été blessé durant sa rétention ».

Mais elle insiste : « Nous n’approuvons pas cette forme de comportement comme moyen pour exprimer une opinion ».

Mountazer Al-Zaidi a jeté ses souliers sur le président nord-américain George W. Bush dans un geste de mépris envers celui qui a dévasté son pays et tué des dizaines de milliers de ses compatriotes.

L’organisation française qui a organisé un si grand nombre de campagnes, financées par Washington, contre Cuba et le Venezuela finit en se mettant à genoux devant le maître de la Maison Blanche pour que son agresseur n’aille pas rendre une petite visite au camp de concentration de Guantánamo.

Textuellement, Benoit Hervieu, l’auteur de ce communiqué inepte, écrit : « La décontraction avec laquelle George W. Bush a commenté l’incident doit, a fortiori, inciter les autorités irakiennes à la clémence » a déclaré l’organisation.

Dans une conversation - apparemment tout-à-fait aimable - avec Reporters sans Frontières, Abdel Karim Khalaf, « responsable d’opérations au Ministère de l’Intérieur irakien, a déclaré que Mountazer Al-Zaidi a été arrêté en flagrant délit et qu’il est inculpé en vertu des articles 223, 225 et 227 du code pénal irakien ».

Le journaliste encourt une peine de « 7 années d’emprisonnement pour offense envers un Chef d’Etat étranger » a précisé ce sbire de service en s’adressant à la si peu prestigieuse organisation parisienne qui prétend défendre les journalistes.

Mountazer Al-Zaidi est un héros dans son pays et dans tout le monde arabe à la suite de l’incident survenu le 14 décembre lorsqu’il a jeté ses souliers sur George W. Bush au cours d’une conférence de presse organisée dans un bunker militaire de Bagdad à la suite d’une visite surprise du président nord-américain.

Ces dernières années, Reporters sans Frontières s’est rendue célèbre à cause de sa négligence criminelle face à la cruelle détention, à Guantánamo, du journaliste soudanais Sami Al-Haj. Cette pseudo ONG a aussi été clouée au pilori suite à un rapport scandaleusement pro-nord-américain dans lequel elle niait une quelconque responsabilité de l’US Army dans la mort du cameraman espagnol José Couso.

Elle a de même fait preuve d’une singulière lâcheté dans l’affaire du reporter ukrainien Taras Protsyuk, assassiné par l’armée des Etats-Unis en Irak.

Le fondateur de Reporters sans Frontières, Robert Menard, a démissionné il y a quelques semaines de son poste à la tête de l’organisation lorsqu’a éclaté, à Washington, un scandale dans lequel il fut révélé qu’un lieutenant de Frank Calzón, son bienfaiteur de la CIA, avait détourné cinq cent mille dollars des fonds payés par les contribuables.

Traduction par Manuel Colinas pour Investigaction.
 


Edité par T 34 - 18 Dec 2008 à 20:37
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Apr 2009 à 18:15
 
Maxime VIVAS
 
Reporters sans frontières a publié son classement de la liberté de la presse 2008. Une bouffonnerie dans la pure tradition de l’époque ménardienne.

Les pays d’Amérique latine qui prétendent sans ambages s’émanciper de l’empire et récupérer leurs richesses pour leur peuple connaissent une sévère dégringolade : Bolivie N° 115 (68 en 2007), Equateur N° 75 (56 en 2007), Nicaragua N° 59 (47 en 2007).

Avec le N° 169, Cuba se trouve placé loin derrière des pays qui tuent des journalistes comme la Colombie (N° 126), le Mexique (N°140), les USA (N°36). L’île des caraïbes recule d’une place et se voit épinglée dès le premier paragraphe du rapport où RSF regrette le manque d’efficacité de la communauté internationale à son encontre. Plus états-unienne qu’Obama, l’ONG (sic) déplore ainsi de facto les assouplissements de la politique anti-cubaine de Bush.

Quant au Venezuela (N°113), il gagne une place, mais le rapport nous met en garde : « la personnalité et les oukazes du président Hugo Chavez sont parfois écrasants ». Le Venezuela était classé 77 en 2002, l’année du putsch fasciste à l’occasion duquel RSF publia servilement des informations mensongères émises par les militaires qui suspendirent toutes les libertés y compris celle de la presse avant que le peuple ne rétablisse la légalité.

Le Qatar (N° 74) améliore sa position. Il est vrai que l’ancien patron de RSF est désormais salarié de cette dictature où la presse n’a pas le droit d’émettre des critiques contre l’émir, ses femmes, sa famille et son gouvernement.

Ah, ne laissez jamais dire devant vous que RSF est une organisation de défense de la liberté de la presse !

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2009 à 10:02

Comment RSF et Ménard nous enfument avec le Qatar

Par Maxime VIVAS
 
Avec Ménard, la vérité est toujours ailleurs. Comme souvent, il nous enfume. Comptons sur les médias pour l’y aider. Grâce à eux, pour qui l’information est de donner toujours la parole à Ménard et jamais à ses détracteurs qui percent à vif ses mensonges, l’opinion sera bientôt persuadée qu’un Chevalier Blanc a claqué la porte d’une dictature, mais elle ne s’étonnera jamais qu’il y soit entré. Et nul journaliste ne lui demandera ce qu’il était allé faire dans cette galère, combien il était payé et pourquoi il lui a fallu plus d’un an et demi pour découvrir sur le Qatar ce qu’il aurait appris par la simple consultation de Wikipédia ou du Guide du Routard, ce support publicitaire de RSF.

Robert Ménard n’est plus patron de RSF depuis septembre 2008. Officiellement, il a démissionné. Son successeur, Jean-François Julliard, a chaussé ses pantoufles après quelques ajustements nécessaires pour la diversion.

De quels ajustements s’agit-il ? D’abord, RSF ne s’interdit plus de dire un mot sur l’état des médias en France. Un mot prudent qui n’est cependant pas suivi d’effet : aucun combat d’envergure n’est prévu pour dénoncer la mainmise des puissances d’argent sur les médias et sur la mise sous tutelle des télés par le président Sarkozy.

Ensuite, RSF s’autorise de petites impertinences envers son grand ami états-unien. Par exemple, elle vient enfin de demander la libération du journaliste Mumia Abu-Jamal.

Relisons ce dialogue de Robert Ménard avec un internaute lors du forum en ligne organisé par le Nouvel Observateur le 22 octobre 2004 :

« Internaute : « Un journaliste noir Américain, Mumia Abu-Jamal est en prison au USA depuis plus de 20 ans pour un crime dont il est innocent. Pouvez-vous préciser l’action que RSF a menée pour sa libération ? »

Robert Ménard : « Nous n’avons rien fait et nous ne ferons rien. Il ne s’agit pas d’une affaire de liberté de la presse. »

Aujourd’hui, RSF s’intéresse à ce journaliste encagé aux USA. Mais avec 20 ans de retard ! Le sort de ce prisonnier a ému l’opinion internationale qui a su empêcher par deux fois son exécution, en 1995 et en 1999 quand RSF se taisait ! On peut s’attendre à voir cette fausse ONG s’agiter à présent sur cette affaire, en taisant son silence coupable quand la mort rôdait autour de la cellule d’un innocent. Attendons-nous aussi à ne pas entendre les journalistes reprocher à RSF sa longue désertion d’un combat planétaire.

Pour le reste, les têtes de Turc de RSF restent les mêmes, en premier lieu Cuba et le Venezuela.

Qu’est devenu Robert Ménard ?

D’abord, il a été décoré de la Légion d’Honneur sur proposition de Bernard Kouchner, un ponte du PS passé chez Nicolas Sarkozy et époux de Christine Ockrent, membre du conseil d’Administration de RSF. Puis, il a été promu au rang de président d’honneur de RSF.

L’homme serait donc doublement « honorable » ? Voyons cela.

Après son départ de RSF, il a caressé un moment l’espoir de se lancer en politique (européennes ou mairie de Béziers). Mais, sur intervention de la plus influente des épouses de l’émir du Qatar, il est parti travailler pour ce dernier avec mission, grassement payée, de diriger un centre d’accueil pour journalistes à Doha.

L’aventure ne durera que quelques mois. En juin 2009, la fébrilité s’abat dans les salles de rédaction avec une pluie de communiqués : Robert Ménard quitte le Qatar à cause de la censure.

« Le 1er mai, le Centre de Doha avait déclaré que les médias au Qatar et dans la région étaient censurés et soumis à des lois restrictives".

Ménard ne le savait pas avant ? Moi, je l’avais écrit dès qu’il a annoncé qu’il allait être salarié de cette dictature. Il ignorait que la loi qatarie (découlant de la charia) interdit, entre autres, de critiquer le monarque ?

Et qui croira qu’il a eu des ennuis pour être passé outre cet oukase.

Quand a-t-il critiqué sa dictature d’accueil ? Quelle est la teneur exacte de ses supposées critiques ? Ménard a-t-il dit ou écrit que le Qatar est une monarchie polygame, misogyne, où se pratiquent la torture, la flagellation, la peine de mort, un quasi-esclavagisme des travailleurs immigrés ? Que nenni !

La muselière d’argent.

D’ailleurs, par quel miracle Ménard aurait-il fait là-bas ce qu’un principe intangible l’a toujours empêché de faire ici ? Relisons son livre « Ces journalistes que l’on veut faire taire » (Albin Michel, mars 2001) : « Nous avons décidé de dénoncer les atteintes à la liberté de la presse en Bosnie et au Gabon et les ambiguïtés des médias algériens ou tunisiens…mais de ne pas nous occuper des dérives françaises ».

Et aussi : «  Pour défendre les journalistes dans le monde, nous avons besoin du soutien consensuel de la profession, tandis que la réflexion critique sur le métier de journaliste prête par définition à polémique. Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration de la presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un événement ? »

Toujours Ménard, le 10 avril 2008, lors de l’émission « Arrêt sur Images » de Daniel Schneidermann sur France 2 : «  Comme patron de RSF, je m’abstiendrai d’écrire ce que je pense des médias français ».

Il n’est pas difficile de traduire le credo taillé dans le granit : Ménard veut bien défendre les journalistes, mais uniquement hors du pays qui le sponsorise. C’est cette doctrine qu’il a appliquée au Qatar, jusqu’à ce que son échec dans l’obtention du pouvoir personnel sur le Centre échoue et le pousse à partir en invoquant (les démocrates ont failli attendre) la liberté.

Le prétexte est consternant en ce qu’il contredit tout ce que répète depuis 23 ans RSF sur son rôle ou plutôt son absence de rôle en France (voir plus haut) :

La défaite de Ménard Iznogoud.

«  Mais certains responsables qataris n’ont jamais voulu d’un Centre […] libre de critiquer le Qatar lui-même : or, comment être crédible si l’on passe sous silence les problèmes dans le pays qui vous accueille ? »

Et le nouveau chef de RSF, digne émule de Ménard qui l’a mis en place, de surenchérir : « Robert Ménard et son équipe ont été pris à partie dès lors qu’ils ont dénoncé les manquements à la liberté de la presse au Qatar. C’était pourtant le préalable à la crédibilité de ce centre. »

N’existe-t-il pas le même « préalable à la crédibilité » de RSF en France ?

La vérité sur la fuite du Qatar est dans le fiasco de la tentative ménardienne de devenir calife à la place du calife, c’est-à-dire dictateur dans ce Centre de Doha comme il le fut à RSF (selon le qualificatif que lui décerna Rony Brauman). L’obstacle, difficile à phagocyter, fut le patron d’Al Jazeera, parent de l’émir et membre du C.A. du Centre. L’autre vérité est qu’il y a eu des problèmes de gros sous, le budget annoncé n’était pas entièrement versé et Ménard n’était pas libre de son usage. Lisons ce qu’il dit : « J’étais prêt à des compromis tant que l’essentiel -les aides distribuées, nos prises de position- était sauf. Ce n’est plus le cas ». « L’essentiel » : l’argent d’abord, puis les coudées franches.

Le Centre de Doha (où les hommes sont séparés des femmes) a été créé en décembre 2007. Sans attendre que Ménard y prenne ses fonctions en avril 2008, l’Emirat a aussitôt commencé à subventionner RSF à hauteur de dix mille dollars par mois. Entre la date de la création officielle de ce Centre et le jour où il est apparu que le représentant de l’Emir lui disputait son autorité tandis que l’arrivée des dollars se faisait attendre et que leur utilisation était contrôlée, Ménard s’accommodait de l’absence de démocratie dans ce pays. Mieux, il tenait des propos flatteurs sur le « seul pays arabe où l’on peut créer un tel Centre pour la liberté ».

Il a commencé à protester quand il a compris qu’il ne serait jamais le seul maître à bord, à la tête d’un budget annuel de 3 millions de dollars.

Ce ne sont donc ni les intérêts des journalistes, ni leur liberté qui motivent ce coup d’éclat, mais l’ambition contrariée de Ménard. L’homme ne tolère ni contestation, ni partage du pouvoir, ni transparence financière ainsi qu’il nous le montra à la tête de RSF en dissimulant aussi longtemps que possible des ressources financières provenant de paravents de la CIA et en organisant l’opacité dans ses comptes publics.


(Une partie des informations de cet article sont puisées dans mon livre-enquête : « La face cachée de reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone ». Ed Aden).

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Aug 2009 à 14:10
Reporters Sans Frontières

Questions pour un félon.

 

Maxime VIVAS

« La patrie de Bolívar, dont on sait le rôle historique qu’elle a joué dans les guerres d’indépendance des peuples américains, est aujourd’hui le pays qui inquiète le plus l’Empire ». Fidel Castro, 5 août 2009.

Tel qui inquiète l’Empire excite RSF. Laquelle parie sur notre amnésie. Démonstration rapide par la comparaison de trois communiqués :

1- RSF, le 31 mai 2007 : « Après la fermeture de RCTV, Hugo Chávez s’attaque à Globovisión, seule chaîne privée d’opposition… »

2- RSF, le 5 juin 2007 : « Fermeture de Radio Caracas Televisión : la consolidation d’une hégémonie médiatique. Le 27 mai 2007 à minuit, Radio Caracas Televisión (RCTV), la chaîne la plus regardée du Venezuela, a cessé d’émettre après cinquante-trois ans d’existence ».

3- RSF, le 21 juillet 2009 : « Si la concession venait à lui être retirée, Globovisión pourrait néanmoins poursuivre sa programmation sur le câble, tout comme Radio Caracas Televisión (RCTV) dont la fréquence hertzienne n’a pas été renouvelée en mai 2007. »

RSF avoue ainsi en 2009 ce que nous disions en 2007 : RCTV n´a jamais été fermée par les autorités, elle a pu continuer à transmettre sa programmation habituelle.

Alors, pourquoi Robert Ménard essaya-t-il de faire voter une motion anti-Chavez par le Parlement européen en mai 2007 ? Pourquoi dénonça-t-il la « Fermeture de la chaîne » ? Pourquoi coordonna-t-il une tournée européenne des dirigeants de RCTV ? Pourquoi donna-t-il depuis l’hôtel Hilton de Caracas, le 28 mai 2007, une conférence de presse où il dénonça « l’atteinte à la liberté d´expression de la part du gouvernement Chávez » ? Pourquoi Jean-François Julliard, nouveau patron de RSF, ne pratique-t-il aucun « droit d’inventaire » sur un proche passé épicé de mensonges ? Pourquoi son organisation s’acharne-t-elle plus sur le Venezuela que sur les pays voisins (Colombie…) où les journalistes sont assassinées ? Combien d’années faudra-t-il à RSF avant de démentir son affirmation d’aujourd’hui : « Globovisión, seule chaîne privée d’opposition … » ?

En cette période estivale, une réponse peut être suggéré dans le ton ludique de l’émission « Questions pour un champion » : « Je suis un rectangle de papier de couleur verte utilisé pour les transactions internationales, je parviens en France dans les caisses d’une épicerie compassionnelle déguisée en ONG, via des organisations dont l’une, nommée National Endowment for Democracy (NED) est un paravent de la CIA, je suis, je suis… OUIIII : le dollar ! (qui rime avec Ménard) ».

Autre question amusante : « Je suis un petit pays gorgé de pétrole et de gaz, immensément riche, où se pratiquent la polygamie, la misogynie, la torture, la peine de mort, où les travailleurs étrangers sont traités comme des esclaves, où les médias n’ont pas le droit de critiquer l’émir, ses épouses, son clan, sa politique. Le Chevalier Blanc de la liberté de la presse, le metteur en scène des spectacles médiatiques, l’alpiniste de Notre-Dame de Paris, a prétendu créer là-bas un centre pour la liberté de la presse arabe. Couvert d’honneurs et d’argent, il entendait gérer seul le centre et son budget. Un proche parent de l’émir, président d’Al Jazeera et membre du Conseil d’Administration du centre s’y est opposé. Robert Ménard s’est alors soudainement aperçu que ce pays n’était pas une démocratie et il est parti. Quelques médias ont salué cette sortie sans avoir regretté son entrée. Je suis, je suis, OUIII : le Qatar ! (qui rime avec dollar) ».

Une dernière pour la route (des vacances) ? « Je suis une succession de chiffres dont la loi oblige la publication. Pour l’exercice 2007 j’ai été rendue publique en juin 2008. Pour l’exercice 2008, je continue à rester secrète à la date du 7 août 2009. Je suis connue pour ne pas avoir été sincère dans le passé. Je suis, je suis, OUIII : la comptabilité de Reporters sans frontières (qui rime avec bannière*) ».

Maxime Vivas

(*) Etoilée, of course.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2009 à 14:11

Comment la CIA pénètre nos médias.

 

Maxime VIVAS

Est-il permis, sans se voir clouer au pilori des « conspirationnistes », de dire que les consommateurs de la « grande » presse française devraient réfléchir à ce qu’ils vont lire ici ?

Que sait-on (de sources sûres) de l’infiltration de nos médias par la CIA ?

Prenons le cas d’une richissime ONG que j’ai étudiée de près depuis quelques années et qui inonde les médias français d’un millier de communiqués par an, informations qui seront reprises, souvent sous forme de coupé-collé. Ainsi va se façonner l’opinion française, rendue méfiante à l’égard des pays dont les choix politico-économiques dérangent l’Oncle Sam.

Mais d’abord, laissons la parole à des témoins peu suspects d’imprégnation marxiste :

« La CIA contrôle tous ceux qui ont une importance dans les principaux médias. »
William Colby, ancien directeur de la CIA.

« On trouvait des journalistes pour moins cher qu’une bonne call-girl, pour deux cents dollars par mois. »
Un agent de la CIA, sur le recours aux journalistes pour propager des articles de la CIA.
« Katherine The Great », de Deborah Davis, Sheridan Square Press, 1991.

« Les Etats-Unis et l´Union européenne contrôlent 90% de l´information de la planète ; sur les 300 principales agences de presse, 144 ont leur siège aux Etats-Unis, 80 en Europe, et 49 au Japon. Les pays pauvres, où vit 75% de l´humanité, possèdent 30% des journaux du monde. »
Ana Delicado (journaliste), « Les médias racontent un seul monde, sans le Sud ». In : Agence internationale d’informations Argos, 28 novembre 2004.

Et enfin un mot du journaliste New Yorkais John Swinton qui, le 25 septembre 1880, refusa de porter un toast à la liberté de la presse et s’en expliqua ainsi :

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! » (Cité dans : « Labor’s Untold Story », de Richard O. Boyer and Herbert M.Morais, NY, 1955/1979).

L’ONG que j’ai étudiée s’appelle Reporters sans frontières. Peut-on mesurer son indépendance à l’égard des USA et des entreprises états-uniennes chargées d’intoxiquer l’opinion mondiale ? Voici quelques éléments qui conduisent à répondre par l’affirmative.

Au moment où cet article est rédigé (30 août 2009), les comptes de RSF pour l’année 2008 ne sont toujours pas connus, en violation de la loi relative aux organisations reconnues d’utilité publique. Cependant, deux rubriques du site Internet de RSF sont intéressantes. L’une est intitulée « Comptes 2007 » et la seconde « Agir avec nous ».

Dans la première, nous lisons : « Les entreprises qui aident Reporters sans frontières sont principalement Sanofi aventis et la CFAO, tandis que la liste des fondations privées contient la Fondation Soros, le Center for a Free Cuba, la National Endowment for Democracy, le Sigrid Rausing Trust, la Overbrook Foundation et la Fondation de France ».

Dans la seconde, à la sous-rubrique : « Les entreprises partenaires des actions et des campagnes de Reporters sans frontières » et dans le chapitre « Les Fondations », nous trouvons : La Fondation Ford, la National Endowment for Democracy (NED), l’Open Society Institute et enfin Sigrid Rausing Trust sur laquelle on est mal renseignés (appel aux lecteurs futés !) mais dont RSF nous dit qu’elle « soutient les activités de Reporters sans frontières pour défendre la liberté de la presse et faire reculer la censure au Maghreb, au Moyen-Orient et en Iran ». Pas en Colombie, au Mexique ou au Pérou, les potes des USA, donc.

Regardons ensemble ce que sont les sponsors étrangers de RSF :

La fondation Soros,
Le Center for a free Cuba (CFC),
L’Open Society Institute (de Soros, cité plus haut),
L’overbrook Foundation,
La National Endowment for democracy (NED),
La Fondation Ford.

Pour faire court, je renvoie le lecteur au livre « Les Etats-Unis de mal empire » (Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj, Maxime Vivas) et à mon livre « La face cachée de reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone » (les deux sont publiés par Aden Editions) pour ce qui est de la NED et du CFC. Les liens quasi-directs de la NED avec la CIA y sont irréfutablement démontrés, voire confessés par des responsables de ce sponsor. Le CFC a pour mission de renverser le gouvernement cubain.

Voyons les autres, dont on a peu parlé à ce jour :

Soros et son Open Society Institute.

George Soros est partenaire du célèbre Carlyle Group, nid de Républicains et d’anciens membres de la CIA, dont l’un, Frank Carlucci, en fut le sous-directeur. Soros a sauvé George W. Bush de la faillite quand ce dernier dirigeait une société de prospection pétrolière. On ne compte plus les pays où l’Open Society Institute est intervenue (avec succès), en Amérique latine et en Europe de l’Est, pour favoriser la mise en place des dirigeants pro-états-uniens.

L’overbrook Foundation

Pendant la guerre froide, pour contenir l’influence des Soviétiques, la CIA avait créé Radio Free Europe qui émettait en direction des pays de l’Est.

Parmi les promoteurs de cette radio, on trouvait un certain Frank Altschul.

Parallèlement, afin de préparer son opinion publique à une éventuelle intervention contre le bloc socialiste européen, l’Administration états-unienne avait organisé une opération d’intoxication médiatique sur son propre territoire. Une organisation prétendument formée de citoyens apolitiques (The Committee on the Present Danger) fut créée à cet effet.

Parmi ses principaux animateurs, figuraient Frank Altschul et William J. Donovan.

Qui est William J. Donovan ? Un officier états-unien qui, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, avait fondé l’OSS (Office of Strategic Services) l’ancêtre de la CIA (Central Intelligence Agency). Pendant la guerre, il dirigea les services secrets US.

L’OSS forma les futurs directeurs de la CIA. Parmi eux : William Casey. C’est sur recommandation de ce William Casey que la NED a été fondée par l’Administration Reagan au début des années 1980.

Mais revenons un instant sur ce Frank Altschul qui travailla à Radio Free Europe pour la CIA avec William Donovan, futur chef des services secrets US et fondateur de l’OSS, l’ancêtre de cette CIA dont un directeur fut William Casey, instigateur de la NED, paravent de la CIA. Frank Altschul est aussi le fondateur d’« Overbrook Fondation », ce nouveau sponsor de RSF.

La Fondation Ford.

Le 20, puis le 25 août 2006, j’adressai à Robert Ménard, deux mails dans lesquels je l’invitais à souscrire à ses obligations légales en répondant à un certain nombre de mes questions. Par exemple, je demandais si, outre la NED dont les subventions sont affichées et le CFC (dont les subventions ont été cachées plusieurs années) RSF avait d’autres sponsors US. Ménard me fit répondre par Jean-François Julliard, aujourd’hui patron de RSF : « … nous avons fait une demande auprès de la Fondation Ford qui a été refusée. Par ailleurs, nous avons reçu pour l’année 2006 une dotation de 30 000 dollars de la Fondation Overbrook (première dotation). Et en 2003 de la Fondation Real Networks (26 000 euros, dotation qui n’a pas été renouvelée). C’est tout pour les Etats-Unis ».

On voit aujourd’hui que la demande à la Fondation Ford a été renouvelée avec succès et ce, après la publication de mon livre, lu attentivement à RSF (Robert Ménard le critique à trois reprises dans son livre « Des libertés et autres chinoiseries » (Robert Laffont)). Or, que révélais-je dans mon livre ? Ceci que j’ai cueilli sous la plume d’Alain-Gérard Slama dans le mensuel « Lire » de mai 1995 : «  Raymond Aron raconte, dans ses Mémoires, son embarras lorsqu’il découvrit, à la fin des années 60, que le Congrès pour la liberté de la culture, officiellement financé par la fondation Ford et par quelques crédits européens, et dont il était un des phares, était soutenu, en coulisse, par la CIA. Pour un mouvement international censé réunir, en totale indépendance, la fleur de l’intelligence occidentale contre le stalinisme, et dont les revues Liberté de l’esprit et surtout Preuves, furent, en France, le bras séculier, on se serait passé de la caution. »

Presque cinquante ans plus tard, et alors qu’il n’est plus possible d’être trompé, RSF recherche à deux reprises cette caution et finit par l’obtenir.

Le 6 avril 2006, en réponse à une interview que j’avais donnée la veille au quotidien Métro, RSF nia toutes les subventions états-uniennes (qui étaient pourtant affichées sur son site) et me menaça d’un procès. Pourquoi le fit-elle si ces sponsors étaient avouables ?

Mon lecteur en aurait-il une petite idée ?

Maxime Vivas.

PS. Les informations ci-dessus (dûment vérifiées) sont en partie puisées dans les deux ouvrages cités publiés par Aden Editions.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Sep 2009 à 12:08

Les 114 000 liens entre la CIA et une ONG française.

 

Maxime VIVAS
 
Bonne nouvelle pour : tous les allergiques aux manigances de la CIA, les contribuables français qui veulent savoir où passent leurs impôts, les journalistes, les reporters sur les champs de bataille, les amoureux de la-presse-libre-de-dire-la-vérité, les syndicats de journalistes, les consommateurs de médias et, globalement, tous les braves gens fatigués d’être enfumés par une fausse ONG qui lape dans les abreuvoirs de l’Oncle Sam.

Dans la première semaine de septembre 2009, RSF a (enfin !) publié ses comptes 2008. Et les indicateurs sont au rouge.

En effet, malgré le renfort financier de deux nouveaux sponsors US dont le pâle vernis laisse transparaître le sigle CIA, c’est le recul, voire la dégringolade.

Seule la vente de tee-shirts anti-chinois a permis d’éviter un méchant déficit. Mais RSF peut-elle décemment réclamer une organisation annuelle des J.O. à Beijing ? Les Chinois accepteraient-ils d’offrir tous les ans à la meute chauffée à blanc par Robert Ménard une jeune handicapée protégeant la flamme olympique ? (1) Et cela, pour que RSF puisse continuer à financer ses luxueux locaux parisiens, pourvoir à son ruineux fonctionnement et au train de vie de ses cadres ?

On peut en douter.

D’où l’on conclura que les comptes 2008 de RSF amorcent ce qui n’est que le début d’une déconfiture due à ce que fut RSF de Robert Ménard. Compte tenu de ce qu’elle est (de terriblement ressemblant) avec son nouveau patron, Jean-François Julliard, la décrue ne pourra que se poursuivre.

L’heure de payer l’addition est arrivée.

Dans son livre « Des libertés et autres chinoiseries » (2008, Robert Laffont) Ménard se plaint : « Si vous tapez sur Google : « Robert Ménard + CIA », le site de recherche vous propose … 114 000 liens ».Vérification faite ce jour (toujours vérifier ce que dit Ménard, c’est la règle N° 1 du chasseur de mensonges), le chiffre est inférieur, mais très élevé cependant).

Ce déferlement qui aurait dû alerter RSF avant d’atteindre un tel niveau ne saurait tarir. En effet, depuis ce constat, dans une folle fuite en avant visant à compenser les défections nationales, RSF est passée de quatre à six entreprises financées par des officines liées à la CIA, parfois en osmose fusionnelle puisqu’on a vu certains des dirigeants de ces paravents ajourés diriger directement la fameuse agence de renseignement états-unienne que personne ne peut qualifier de philanthropique.

Quelques chiffres du budget de 2008.

• Le total des recettes qui était, en 2007, de 5 842 326 euros, chute en 2008 à 4 874 443 euros, soit près d’un million de moins (967 883 euros exactement), soit moins 16,55 %.

• L’engouement du public pour les calendriers et les trois albums de RSF a faibli. Les chiffres totaux des ventes tombent à 160 000 exemplaires contre 225 000 en 2007. Perte de recette : 24 %.

• Les recettes publicitaires des albums ont chuté de 30%.

• Le mécénat a diminué du fait de « l’absence de recettes non récurrentes » (sic). Du coup, les rentrées à ce poste-là sont passées de 20 % à 10%.

• La part de nos impôts que RSF a reçue et qu’elle appelle « financements publics » (ministères et Office français pour la francophonie) a baissé d’un tiers en passant de 9% de son budget à 6 %.

• Quant à la part de cotisations par ses maigres troupes adhérentes (moins de 1500), elle est si faible que RSF ne la fait pas apparaître dans ses bilans.

Des locaux luxueux à payer.

Or, RSF doit payer l’acquisition en 2007 de son superbe siège social à Paris, ce qui a impacté cette année son budget « à hauteur de 285 K€ » (285 000 euros, mais RSF écrit 285 K€, c’est mieux pour minimiser) avec prévision du même coût pour les années à venir.

Par bonheur, « la vente de milliers de tee-shirts » et la redevance de la licence de RSF ( ?) sont venues abonder de 41% les recettes propres de RSF.

Quoi qu’il en soit, si les gogos ont acheté des tee-shirts, les « décideurs » n’ont pas aimé cette agitation. En terme d’image de marque, cette campagne anti-chinoise a donc été coûteuse pour RSF et on ne fait que commencer à en voir les effets.

L’un d’eux est que Robert Ménard a été démissionné, prié de l’annoncer un vendredi, de vider son bureau le lundi et de se tenir au large. Auparavant, et en quelques mois, il avait créé un schisme profond entre la France et la Chine (pour la plus grande joie de Bush qui se pavana près d’une semaine à Pékin pendant les J.O.), il avait dénoncé la « lâcheté » de l’UNESCO, regretté que cette organisation internationale se soit « déculottée », remarqué que le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, est un « lâche et un salopard » et accusé Nicolas Sarkozy, pour qui il dit avoir voté, de participer à une « coalition de lâches » dans laquelle nul n’a remarqué qu’il incluait le locataire de la Maison Blanche d’alors, bourreau de l’Irak et de l’Afghanistan, chef des tortionnaires de Guantanamo.

Sur ces mâles paroles, il a filé vendre sa force de travail humaniste au Qatar, une dictature où la presse n’a pas le droit de critiquer le monarque, ses femmes, sa famille, sa politique, les pratiques de la flagellation et de la torture, le quasi-esclavage des immigrés, etc.

Là-bas, grassement payé de son propre aveu, il s’est trouvé à la tête d’un budget de 3, puis 4 millions de dollars pour faire fonctionner un prétendu Centre d’hébergement de journalistes exilés. Dans ce havre de liberté, qui resta d’ailleurs quasiment vide, il était interdit aux hommes et aux femmes de se rencontrer, ce qui obligea à créer en vérité deux lieux distincts.

Le caractère autoritaire de Ménard (« dictatorial », dit Rony Brauman) et sa prétention à gérer seul l’argent offert par l’émir firent monter la tension. Le monarque qatarie prétendait qu’un de ses parents, membre du conseil d’administration du Centre ménardo-misogyne devait aussi regarder où passait l’argent. Echouant à devenir là-bas ce qu’il avait été à Paris, c’est-à-dire le seul maître à bord, Ménard s’est tardivement aperçu que le Qatar n’était pas une démocratie et que la presse était brimée.

Il est alors parti en fustigeant les défauts liberticides de son ex-maître et en oubliant (et tous nos médias avec) les propos flatteurs qu’il tenait quelques mois auparavant sur le « seul pays arabe où l’on peut créer un tel Centre pour la liberté ».

La presse courbée en a fait ses titres virils : « Robert Ménard claque la porte du Qatar ». Sur les raisons qui le poussèrent à aller offrir ses services à cette dictature liberticide où les journalistes ont intérêt à la fermer, nos médias eurent la discrète élégance de ne pas questionner le planétaire donneur de leçon. Ce qui laisse à la grande âme qui a caressé un moment l’espoir de devenir député européen sur une liste du MODEM (Bayrou, alerté par ses conseillers, l’a éconduit) du temps pour préparer le point de chute dont il rêve tous les matins en se rasant : la mairie de Béziers.

Mais partout, le doute est né sur RSF et son co-fondateur.

Qui finance ou aide encore RSF en France ?

Qui finance ? Nous tous, que cela nous plaise ou non, par une partie de nos impôts et de l’argent que nous donnons à des entreprises privées en faisant nos achats. Le tout va renflouer RSF et ralentir son nécessaire déclin.

On a vu que les sponsors privés de RSF deviennent plus pingres. Toujours adepte du camouflage, RSF écrit dans sa rubrique « Comptes 208 » : « Les entreprises qui ont aidé Reporters sans frontières en 2008 sont principalement ... ». Le « principalement » indique qu’elles ne sont pas toutes listées là où nous les cherchons. Tiens, pourquoi ?

Les entreprises françaises dont le nom est présent dans le bilan comptable sont : la Fnac, Carrefour, Casino, Monoprix, Cora, les sites Internet alapage.com, fnac.com, amazon.fr, A2Presse et plus de 300 librairies qui continuent à proposer la camelote de l’épicerie compassionnelle à leurs clients.

Un complément à la liste des entreprises et partenaires qui ne figurent pas dans la rubrique « Qui sommes-nous ? » sous rubrique « Comptes 2008 » est discrètement entreposé dans la rubrique « Agir avec nous », sous-rubrique « Etre partenaire ».

Rubrique « Agir avec nous. Etre partenaire ».

1. Entreprises qui aident à renflouer les caisse de RSF avec les albums de photographies : les NMPP, le SNDP, l’UNDP, Relay, la Maison de la presse, Mag Presse, Intermarché, Auchan, la Fnac, CFAO, France Loisirs, A2Presse, Métrobus, AAP, PROMAP, SEDDIF et Interforum Editis qui diffuse gracieusement les albums à la Fnac, chez Virgin, Cultura, Carrefour, Casino, Monoprix, Intermarché et Auchan, sur une quarantaine d’e-librairies dont Amazon.fr, Fnac.com, Chapitre.com et Cultura.com et « dans près de 600 librairies » (ce dernier chiffre s’envole d’une page à l’autre chez RSF : dans la rubrique « Comptes 2008 » elles étaient « plus de 300 ». Ô Rigueur comptable !

2. Entreprises partenaires des campagnes politiques de RSF : AFP, Air France, American Express, Arte, Baume & Mercier, Veronica Magazine, la Caisse des dépôts et consignations, Digit Access, Soleil Production, Oxford (Société Lecas), le Cabinet d’avocat Jean Martin, Datapresse, Leica Camera, Radio France, Sanyo, Solidaripresse.

Et Saatchi & Saatchi, une agence basée aux USA. Elle compte 7 000 employés et 138 bureaux dans 82 pays. Elle travaille pour 60 des 100 plus importants annonceurs du monde. Jusqu’en octobre 2004 (forum du Nouvel-Observateur), RSF a prétendu que RSF payait ses prestations. Nous lisons aujourd’hui sur le site RSF : « Depuis 2002, Saatchi & Saatchi réalise gracieusement toutes les campagnes de communication de Reporters sans frontières »). Ô, amour du vrai !

3. Ville et festival : la ville de Bayeux, le festival Visa pour image.

4. Fondations (sic) : la Fondation EDF Diversiterre, la Fondation Ford, National Endowment for Democracy, Open Society Institute, Sigrid Rausing Trust. Ici RSF oublie le Center for a free Cuba et la Overbrook Foundation, cachés ailleurs.

5. Partenaires qui distribuent nos impôts à RSF : le ministère français des Affaires étrangères, l’Organisation internationale de la Francophonie, le Premier ministre français.

6. Autre : l’UNESCO, qu’on est surpris de voir là. On se rappelle en effet que les formes de la campagne anti-chinoise de RSF au printemps 2008 ont conduit l’UNESCO à une rupture spectaculaire avec RSF. Des sources diplomatiques de l’UNESCO avaient alors informé l’agence de presse Prensa Latina que « la décision avait été prise en raison des fautes réitérées d’éthique commises par RSF dans le seul but de discréditer un certain nombre de pays ».

« Les agissements de RSF ne répondent ni aux critères ni aux objectifs de l’UNESCO et montrent une fois de plus qu’il ne poursuit que le sensationnalisme en voulant s’ériger en grand inquisiteur des nations en voie de développement, relèvent les médias consultés » ajoutait l’agence de presse avant de conclure : « Pour cette raison et d’autres antécédents, l’UNESCO a choisi de rompre ses relations avec RSF et de l’exclure de toute forme de coopération dans l’avenir ».

Qui finance RSF de l’étranger ?

Rubrique « Comptes 2008 ».

« Les entreprises qui ont aidé Reporters sans frontières en 2008 sont principalement Sanofi Aventis et le CFAO, tandis que la liste des fondations privées contient le Center for a Free Cuba, la National Endowment for Democracy, le Sigrid Rausing Trust, la Overbrook Foundation ». Ici, ce sont l’Open Society Institute et la Fondation Ford qui ont été oubliés mais que nous avons remarqués plus haut, ce qui permet de faire un total.

Sous le règne de Robert Ménard, c’étaient quatre sociétés écrans de la CIA qui mêlaient leur argent aux entreprises françaises. Sous le règne de son successeur, elles sont six. Le nouveau patron de RSF, J.F Julliard, fonctionne donc comme son ancien patron, mais en pire. Ce qu’on croyait impossible.

Examinons les six mécènes qui camouflent (si mal !) la CIA.

1 - Le Center for a free Cuba (CFC). Pendant des années, RSF a touché de l’argent du CFC sans le faire apparaître dans ses comptes. Motus et comptes cousus (de fil blanc). Le CFC a pour unique mission d’aider à la réalisation du vieux rêve du gouvernement états-unien et de la maffia cubano-états-unienne de Miami : renverser le gouvernement cubain, reprendre tous les biens qui étaient les leurs avant la révolution (en gros : l’essentiel des terres, usines, minerais, logements, hôtels, commerces, etc.).

2 - La National Endowment for democracy (NED), omiprésente partout où l’on peut écarter du pouvoir ceux qui servent leur pays et non les intérêts de l’Empire. Au Venezuela, son budget a été multiplié par quatre à la veille du coup d’Etat d’avril 2002. Un rédacteur de ses statuts, un de ses vice-présidents, le New York Times, ont avoué que la NED était un paravent de la CIA (1). Plusieurs dirigeants de la CIA ont d’ailleurs siégé au CA de la NED.

3 - L’Open Society Institute de George Soros, partenaire du célèbre Carlyle Group, nid de Républicains et d’anciens membres de la CIA, dont l’un, Frank Carlucci, en fut le sous-directeur. Soros a sauvé George W. Bush de la faillite quand ce dernier dirigeait une société de prospection pétrolière. On ne compte plus les pays où l’Open Society Institute est intervenu en Amérique latine et en Europe de l’Est, pour favoriser la mise en place des dirigeants pro-états-uniens.

4 - Sigrid Rausing Trust (nouveau sponsor) : Société de lobbying. Dans son conseil d’administration, on remarque la journaliste Christine Ockrent, membre du conseil d’Administration de RSF et épouse de Bernard Kouchner qui est à l’origine de la honteuse décoration de Robert Ménard (Légion d’Honneur). Décoration dont Ménard avoue naïvement qu’elle ne lui fut pas accordée sans réticence : "... C’est Bernard Kouchner qui a proposé mon nom. Il a même dû insister me racontera-t-il." (« Des liberté et autres chinoiseries »).

Sigrid Rausing Trust est associée au financement d’organismes comme International Crisis Group, une ONG fondée en 1994 par… George Soros.

5 - L’Overbrook Foundation : son fondateur, Frank Altschul travailla à Radio Free Europe pour la CIA avec William Donovan, fondateur de l’OSS, l’ancêtre de cette CIA dont un directeur fut William Casey, instigateur de la NED, ce sponsor de RSF et paravent de la CIA.

6 - La Fondation Ford (nouveau sponsor). Raymond Aron, le philosophe ennemi intime de Jean-Paul Sartre, a écrit dans ses mémoires qu’il a découvert à la fin des années 60, que le « Congrès pour la liberté de la culture » qu’il animait, était financé par la CIA via la fondation Ford. Qui s’étonnera encore des milliers de liens Internet qui relient RSF à la CIA ?

Où va l’argent ?

A la rubrique « Consultation des comptes : comptes annuels au 31/12/2008 », le lien « Utilisation des fonds » renvoie à « Aide financière de Reporters sans frontières aux journalistes et médias en danger ».

Et là, RSF enfume les citoyens de belle manière. L’épicerie de luxe se livre à une lourdingue diversion par une longue énumération des aides dont le détail, non chiffré, est destiné à masquer la maigreur.

Pitoyable astuce ! Après avoir fait traîner la publication de ses comptes 2008 jusqu’en septembre 2009, l’organisation nous livre ses aides aux journalistes pour l’année 2008 ET pour 2009 (de janvier à mai). Au passage, notons que la date d’arrêt des comptes de RSF est ainsi indiquée (mai 2009). On se demande pourquoi ils n’ont été publiés qu’en septembre au lieu de juin, comme l’année précédente. Il semblerait que quatre mois ont été nécessaires pour les rendre présentables au public. Présentables étant ici synonyme d’opaques. C’est-à-dire, aussi globaux que possibles.

En 2009 (janvier à mai). RSF a dépensé notre argent ainsi (pas de chiffres donnés par RSF pour cette énumération) : attributions de bourses à des journalistes, aide à la scolarisation d’enfants de journalistes, aide à un jeune blogueur, soutiens financiers, bourses d’assistances, accueil à Paris de journalistes, aide financière et administrative, prise en charge de frais d’avocat, achat de matériel informatique pour un journal, aide financière aux familles de journalistes en prison.

En 2008, outre le même type de prestations (toujours non chiffrée), RSF a aidé des journalistes à obtenir des logements en France, financé un rapatriement, versé une allocation pour aider à l’enregistrement d’un concert commémoratif de l’assassinat de journalistes, aidé un journaliste à retrouver sa famille, contribué à la préparation d’une conférence au Maghreb, payé les frais d’hospitalisation à Damas d’une journaliste, contribué aux frais d’hospitalisation d’un journaliste à Dubaï.

Camouflage et poudre aux yeux.

Le gogo dira : c’est beaucoup. Le lecteur attentif rétorquera : attrape-nigaud, tour de passe-passe, mystification.

En effet, si l’on n’oublie pas que, en 2008, des organismes publics et privés ont alloué à RSF (ou aidé RSF à recueillir) presque cinq millions d’euros pour secourir des journalistes, on est atterré par le faible montant des sommes qui sont reversées et par l’affligeante tentative de le dissimuler.

Voici comment RSF cache que seules des miettes de son budget vont aux journalistes :

1- Le montant total des sommes versées aux journalistes en 2008 n’est pas divulgué (on va comprendre pourquoi).

2- la longue énumération des aides 2008, gonflée par celle de 2009, masque une réalité : la plupart de ces aides ne dépassent pas quelques dizaines d’euros.

3- Chaque fois que le montant dépasse 100 euros (et dans ces cas-là seulement) RSF donne fièrement le chiffre, pariant sur le phénomène dit « effet de halo » qui incitera le lecteur à déduire que les dépenses non chiffrées sont de la même hauteur que celles qui le sont.

Voyons donc les quelques chiffres divulgués :

En 2009 (janvier à mai), Reporters sans frontières a octroyé une bourse de 500 euros, à un journaliste et poète azerbaïdjanais, 500 euros à un jeune blogueur égyptien, 400 euros à un journaliste iranien.

Si l’on fait le total des sommes annoncées (les plus grosses, donc) on obtient 1400 euros.

En 2008, 400 euros ont été versés à un journaliste iranien, 600 euros à un journaliste éthiopien, 1000 euros à une fondation, 1500 euros aux familles de journalistes géorgiens, 600 euros à une journaliste russe, 700 euros à un caricaturiste bangladeshi, 1000 euros à l’épouse d’un journaliste en prison au Niger, 600 euros à un journaliste colombien, 4000 euros aux journalistes et à leurs familles affectés par un cyclone en Birmanie, 2000 au Working Group on Press Freedom and Free Expression (WGFENA), organisateur d’une conférence, 1000 euros à un journaliste chinois, 1200 euros pour la parution d’un journal au Tchad.

Le total affiché est de 14 600 euros.

En pourcentage du budget de RSF, le montant total avoué des sommes reversées aux journalistes en 2008 stagne à moins de 0,3% du budget (14000 euros sur 4 874 443). Pour espérer faire grimper à 1% du budget de RSF le chiffre des sommes reversés aux journalistes, il faudrait y ajouter la cinquantaine de versements minimes dont le montant n’est pas révélé. Or, à regarder la nature des contributions ou aides dans des pays du tiers monde où les salaires mensuels dépassent rarement les quelques dizaines d’euros, on comprend le timide silence de RSF qui ne peut décemment pas écrire : « Nous avons versé 20 ou 50 euros à tel journaliste du tiers monde et il est bien content : avec ça, il vit un mois en famille, ou il paie son avocat, ou il scolarise son fils ou tout ça à la fois… ».

Les braves gens qui croient aider les journalistes en finançant RSF ignorent que les frais de fonctionnement de cette boutique se montent à 33% de son budget (ils varient entre 5 et 10% pour d’autres ONG).

En 2003, 93 % du budget de RSF étaient absorbés par les frais de fonctionnement, de propagande et les salaires, ne laissant que 7% pour accomplir la mission première : l’aide directe aux journalistes. Les restitutions ultérieures des comptes ne donnent plus ce « détail ». On imagine donc que le pourcentage versé aux journalistes a encore baissé. Les extrapolations ci-dessus accréditent cette hypothèse, sans pour autant la confirmer irréfutablement. Il appartient donc à RSF de la démentir, chiffres à l’appui, si elle le peut.

L’obsession de l’argent.

Cette répugnance à laisser sortir de l’argent hors du circuit de RSF va de pair avec l’obsession d’en faire entrer par tous les moyens.

En quelques clics sur la première page du site de RSF vous saurez comment faire un don, vous abonner à leurs revues, acheter des albums, B.D., calendriers, sacs à appareils photos, Tee-shirts, comment verser une cotisation, leur offrir votre assurance-vie faire une donation et même un « legs universel » par lequel vous donnez à RSF la totalité de vos biens, comme à une secte dont le gourou vous aurait subjugué.

Gageons que quelques pauvres hères s’y laisseront prendre encore quelque temps. Mais en faisant connaître autour de nous la face cachée de Reporters sans frontières, nous pouvons sonner le glas de l’imposture.

Maxime Vivas

PS. RSF est une « organisation reconnue d’utilité publique » qui reçoit à ce titre des subsides publics. En contrepartie, elle est tenue de fournir à qui les demande les informations sur, par exemple, le détail des sommes reçues des USA, le détail des sommes versées aux journalistes, le détail des frais de fonctionnement, la composition de son conseil d’administration, le coût de son siège, les salaires, etc. Le lecteur curieux pourra donc se renseigner par mail ou courrier.

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C U B A

La Havane. 19 Novembre 2009

La misère intellectuelle de
Human Rights Watch

Juan Diego Nusa Peñalver

Une fois de plus, Human Rights Watch (HRW) recharge ses batteries pointées conte la Révolution cubaine, dans une vaine tentative de discréditer l’œuvre accomplie ici en faveur de la dignité de plus de onze millions de Cubains et des véritables droits de l’homme.


Cuba protège le droit de ses enfants et de toute la population.

HRW ne se lasse pas de réitérer ses messages anticubains. L’ONG vient d’accuser l’île de ne pas avoir amélioré son «comportement» en matière de droits de l’homme. Selon elle – on n’en est pas à un mensonge près --, la situation aurait même empiré dans certains cas.

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir… Or, cela saute aux yeux: HRW s’efforce de lancer une bouée de sauvetage à une contre-révolution interne à bout de souffle, discréditée et pourtant grassement payée par le lobby anticubain du gouvernement des Etats-Unis, en particulier par la mafia de Miami qui, d’année en année, s’essouffle elle aussi et dépend de plus en plus des fonds fournis, bien malgré lui, par le contribuable étasunien.

Sous son éternel déguisement d’organisation non gouvernementale, HRW se lance dans la science-fiction: elle vient de publier un long «rapport» qui accuse une fois de plus le gouvernement cubain de se livrer à une répression systématique et de créer un climat de terreur, un peu comme si nos rues étaient prises d’assaut par des forces militaires et que nos citoyens étaient en butte à tous les abus sans qu’aucun droit ne les protège.

Ces plumitifs manquent d’imagination: depuis cinquante ans, ils ne cessent d’écrire et de réécrire le même scénario dans le seul but malsain de justifier le blocus économique, commercial et financier imposé à notre pays par les Etats-Unis, une politique de génocide, vouée à un éternel échec et condamnée pour la dix-huitième fois consécutive par l’Assemblée générale de l’ONU à la fin du mois d’octobre dernier, par une écrasante majorité de 187 votes.

Par la voix de José Miguel Vivanco, ennemi juré de tout ce qui ressemble, de près ou de loin, à une volonté d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis (ce peut être aussi bien Cuba que le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur ou le Nicaragua), HRW et la mafia de Miami expérimentent le désespoir et la frustration face à un pays qui s’affirme de plus en plus, malgré le blocus et les ouragans, et dont le prestige ne cesse de croître sur la scène internationale. Au point d’ailleurs qu’une nouvelle tendance se manifeste parmi l’opinion publique étasunienne, qui souhaite un changement de politique vis-à-vis de Cuba. Ainsi, une initiative bipartite a été présentée au Congrès par le représentant de l’Indiana, Richard Lugar, dans le but d’éliminer l’interdiction de voyager à Cuba faite aux citoyens étasuniens.

HRW affiche une telle subordination à la politique yankee qu’elle ignore que le 5 février dernier, Cuba a présenté son rapport au mécanisme d’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, où elle a été chaleureusement applaudie pour ses réalisations humanitaires et sociales. Naturellement, tout se passe autrement à Genève où, dans le contexte d’un exercice de participation universelle et d’objectivité, les Etats-Unis ne peuvent ni exercer de pressions ni acheter les volontés, ni même s’appuyer sur la collaboration complice d’organisations telles que HRW. A Genève, la vérité s’est fait jour : un groupe de 60 délégations, sur 104 inscrites, a fait usage de la parole dans le dialogue interactif organisé pour l’occasion, et 51 d’entre elles ont reconnu les efforts et les résultats de notre pays en matière de promotion et de défense des droits de l’homme.

Les succès remportés par Cuba dans le domaine des droits économiques, sociaux et culturels, de même que la couverture universelle, gratuite et performante de tous les besoins de sa population en matière de santé et d’éducation ont suscité l’admiration générale.

Au-delà de sa dépendance manifeste à l’égard de la politique impériale yankee, HRW sait parfaitement que Cuba a une riche et digne histoire derrière elle en matière de coopération avec tous les mécanismes de défense des droits de l’homme. Notre pays est signataire de 41 des traités les plus importants qui régissent cette sphère à l’échelle internationale, sur des bases excluant la discrimination.

Le «chef pour les Amériques» de HRW, le Chilien José Miguel Vivanco, qui réside à Washington, n’a trouvé d’autre prétexte pour justifier sa servilité que de se faire passer pour une victime: il se serait senti attaqué par les gouvernements latino-américains membres de l’ALBA, qui ont la saine habitude de répondre aux critiques.

Vivanco fait appel à ces obscures arguties parce que le linge sale s’accumule de son côté. Comme l’a révélé le collègue Jean-Guy Allard, il entretient des relations plus que douteuses avec la faune du Capitole liée à la CIA yankee, aux «yankee-maniaques» vénézuéliens les plus récalcitrants et à la mafia cubano-américaine, pour ne pas parler de son étroite collaboration avec Reporters sans frontières et d’autres organisations dites «internationales» mais au service de la CIA.

Ce ne sont pas des attaques, mais la vérité, celle dont on dit qu’il n’y a qu’elle qui blesse…



Edité par T 34 - 20 Nov 2009 à 14:36
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Mar 2010 à 15:25
 
Jacqueline Roussie

Monsieur le Secrétaire de RSF,

Selon que vous serez Cubain ou…

Je viens de lire l’article de Reporters Sans Frontières, « Cuba / Orlando Zapata : un mort et après ? », daté du 24 février dernier, et signé de vous-même et de Benoît Hervieu.

Cet article a été écrit après le regrettable décès du prisonnier Cubain Orlando Zapata.

Votre mauvaise foi est évidente.

Dès la première ligne, la nature de la détention du cubain est incomplète. Il est en effet écrit, avec raison :

Membre d’une organisation civique illégale - le Directoire démocratique cubain -, il avait été arrêté en 2003 et condamné pour « désordre public ».

C’est cependant très incomplet, car en fait, Zapata a toujours été considéré comme un détenu de droit commun. Son casier judiciaire ne comporte aucun délit d’ordre politique. Son passé judiciaire est lourd puisque dès juin 1990, il avait été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour « troubles à l’ordre public, dégradations, rébellion à agent de la force publique, escroquerie, exhibitionnisme, voies de fait et détention illégale d’armes de 6° catégorie ».

En 2000, il avait fracturé le crâne du citoyen Leonardo Simón d’un coup de machette.

Ce n’est que plus tard qu’Orlando Zapata a rejoint (ou été récupéré par ?) la dissidence qui ne l’a pas encouragé, d’ailleurs, à cesser sa grève de la faim alors qu’il mettait sa vie en danger.

En continuant la lecture de l’article, j’ai été particulièrement scandalisée en lisant :

Tandis que les autorités de La Havane mobilisent à tout va pour cinq de leurs fonctionnaires détenus aux Etats-Unis, après les avoir oubliés pendant neuf ans. Les bras m’en sont tombés ! Je suis allée pour la première fois à Cuba en avril 2003, il y a donc sept ans si je sais encore compter, et c’est là-bas que j’ai appris l’histoire des cinq Cubains emprisonnés aux Etats-Unis. Leurs portraits étaient affichés partout dans le pays, et c’est d’ailleurs ce qui m’a amenée à m’intéresser à leur sort.

Reporters Sans frontières n’a, à ma connaissance, jamais levé le petit doigt pour défendre ces cinq Cubains qui croupissent depuis presque douze ans dans des prisons des Etats-Unis alors qu’ils infiltraient les groupes mafieux qui multipliaient les attentats et sabotages contre leur pays. L’un des Cinq, Gerardo Hernandez était pourtant un caricaturiste qui publiait dans la presse cubaine. Leur procès a été une parodie de justice, et le 27 mai 2005, le Groupe de Travail de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sur les Détentions Arbitraires a déclaré « arbitraire et illégale » leur détention « car le procès n’a pas eu lieu dans le climat d’objectivité et d’impartialité requis par l’article 14 de la convention internationale des droits civiques et politiques ».

En continuant la lecture de l’article de RSF, il est écrit à propos des prisonniers enfermés à Cuba : les prisonniers de l’île attendent… ou meurent.

Les prisonniers Cubains attendent ou meurent !!!!Quelle image noire de Cuba inspire cette phrase horrible… et il ne s’agit pas de ceux de Guantanamo ! Il serait intéressant que RSF fasse une étude comparée, sérieuse pour une fois, des conditions de détention des prisonniers de France et de Cuba ! Pour 2010, nous en sommes déjà à 26 suicides dans nos prisons françaises, et en 2009 ce nombre a largement dépassé la centaine.

Je vis dans les Pyrénées Atlantiques, et je connais un peu l’histoire des prisonniers Basques. Ils s’estiment pour la plupart prisonniers politiques, et ne font pourtant pas la une des articles de reporters sans Frontières. Cette association ne s’est pas émue lorsque Lorentxa Guimon a fait quarante jours de grève de la faim, et a mis sa santé en péril, elle aussi pour ses conditions de détention.

Le reste de l’article est une diatribe contre Cuba, ce qui ne nous étonne guère de la part de cette association qui n’en est pas à son coup d’essai.

Il est plus facile pour reporters Sans Frontières de voir la paille dans l’œil de Cuba que de voir la poutre dans le sien !

Veuillez croire, Monsieur le Secrétaire, en mes sentiments humanistes les plus sincères.

Jacqueline Roussie xxxx

Le 21 mars 2010

Jean-François Julliard,
Secrétaire de Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris - France

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Mar 2010 à 17:17
 

Dans l’émission « Contre expertise » sur France Culture, le 16 août 2007 a été évoqué le cas de familles de preneurs d’otages torturées par la police pakistanaise. Ecoutons le patron d’une ONG française : « Je ne dis pas, je ne dirai pas qu’ils ont eu tort de le faire » et encore : « ...moi, si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la sortir de là. » Chacun aura reconnu Robert Ménard de RSF.

Dimanche 21 mars, dans l’émission C’est demain la veille sur France Inter, le même humaniste qui a (été) démissionné depuis de son ONG chérie des médias, s’est exprimé sur le cas de Hank Skinner (dont l’épouse est française) condamné à mort au Texas, Etat qui détient tous les records en matière d’exécutions aux Etats-Unis. Le condamné, réclame des tests ADN pour prouver son innocence.

A quelques dizaines d’heures de la date prévue pour l’exécution, alors que des protestations montaient du monde entier, que disait notre grand défenseur des Droits de l’Homme : « On profite de ce qui semble être une erreur judiciaire pour nous fourguer le problème de la peine de mort. Je pense que ce sont deux débats différents. On peut très bien penser que pour cette affaire-là il faut faire un test ADN et être partisan de la peine de mort. Et être partisan de la peine de mort, ça ne fait pas de vous un monstre qui serait exclu de l’humanité bien pensante, convenable et tout ». Et : « Moi je pense que sur un certain nombre d’affaires, l’affaire Dutroux et tout, je ne suis pas sûr, et je me suis battu 25 ans pour les droits de l’Homme, (LOLLOLLOLLOL) que je mettrais beaucoup d’énergie pour éviter qu’à Dutroux, on lui coupe le cou ». Une voix lui demanda gentiment : « Tu es pour la peine de mort, en fait ? » (rires dans le studio). Le sage désinvolte répondit : « La peine de mort, ce n’est pas un problème ».

Le lendemain, dans le Figaro.fr, le même bateleur surmédiatisé se justifiait : « Il va de soi que cette solution radicale n’est valable que si on est sûr à 100% que les gens sont coupables ». Et : « Ce que j’ai voulu dire, c’est que j’ai mieux à faire que de défendre des gens comme Dutroux, c’est peut-être parce que je suis père de famille ».

Cette nuit, dans le pénitencier de Huntsville, à une heure de l’injection létale, Hank Skinner a appris qu’il bénéficiait d’un sursis. Depuis le rétablissement de la peine de mort aux Etats-Unis en 1976, 451 condamnés ont quitté ce monde au Texas par mise en oeuvre de ce que la pensée ménardienne qualifie de non-problème.

Demandez-moi pourquoi RSF est moins aimée ici que par ses pourvoyeurs de fonds yankees et par les journalistes de nos radios publiques qui pouffent quand Robert Ménard tient des propos qu’ils ne tolèreraient pas de Le Pen.

Théophraste.



Edité par T 34 - 25 Mar 2010 à 17:19
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