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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Mar 2009 à 23:57
 
(source : Secours Rouge 24/03/09)

Le militant antifasciste José Ortín Martínez ‘Rafa’, prisonnier politique et membre du Parti Communiste Espagnol reconstitué et des Groupes de Résistance Antifasciste Premier Octobre, est mort ce samedi 21 mars vers 13h, alors qu’il était au parloir avec sa famille dans la prison de Fontcalent (Alicante). ‘Rafa’ avait 63 ans, il semble qu’il soit décédé suite à un infarctus.


Ce militant communiste, né à Madrid dans le quartier prolétaire de San Blas, a commencé à militer dans le PCE(r) en 1975. Arrêté en 1978, il a été torturé de manière barbare puis incarcéré. Après 11 années de prison, il a été remis en liberté en décembre 1989. Cependant, à cause de la constante présence de la police qui l’a soumis à divers épisodes de ‘guerre sale’, il est entré en clandestinité. Nouvellement arrêté en octobre 1995, il est condamné à 72 ans de prison. Au total, il a donc passé 25 ans en prison, toujours en régime de très haute sécurité, supportant toutes sortes de vexations et participant à plus de 10 grèves de la faim, certaines desquelles ont duré plusieurs mois. Tout ceci pourrait être à l’origine de son décès: les tortures, les heures infinies d’isolement, le cachot, les brimades continuelles auxquels sont soumis chaque prisonnier. José Ortín laisse 3 enfants et sa compagne Concha González Rodríguez, elle-même emprisonnée depuis 1995 à cause de son militantisme communiste.


Coordination Antifasciste de Madrid : Répression politique et médiatique, nouvelle tentative de démobiliser la jeunesse organisée

(source : Coordinadora Antifascista de Madrid 23/03/09, traduction Futur Rouge)

Au moment de parler de la répression politique et de la criminalisation par les médias il est important de distinguer les moyens qui exécutent la répression (juges, policiers, nazis, médias) de sont qui sont derrière, qui ordonnent l’application de cette répression. Derrière les nazis qui battent, la police qui arrête et torture, le juge qui instruit et condamne, les médias qui criminalisent… Il ya des hommes politiques.

C’est la raison pour laquelle certaines manifestations illégales sont permises et d’autres pas, ou certains qui accomplissent des activés sont réprimés ou mis dans l’illégalité. Les exemples de ceci sont aussi les procès politiques dont les médias se sont échos en servant des intérêts politiques et économiques, avec des traitements différents en fonction de l’actualité à chaque fois. Il ya une volonté politique qui fait de la répression une affaire d’Etat.

Et dans le cas de l’Etat espagnol il est crucial de souligner les graves insuffisances structurelles démocratiques, et dans le cadre de la continuité qui a vu la transition ces insuffisances et défauts sont aggravés par la crise: l’exploitation, le rôle de l’Eglise, la fascisation de la société, la promotion de l’Espagnol …Nouvelle phase de répression contre le mouvement anti-fasciste madrilène

 

Au cours des dernières années il ya eu des interdictions de manifester, des agression de la police et une campagne médiatique visant à criminaliser le mouvement antifasciste. Toutefois, il convient de souligner que les médias et la répression politique est une constante dans l’histoire du mouvement antifasciste madrilène. Depuis le début des années 90 se sont succédés les affrontements avec les groupes néo-nazis […], la police antiémeute a brutalement réprimées, des deux côtés et de façon inattendue les antifascistes en LXS Plaza Jacinto Benavente. Début de l’ère de l’ultradroite, Ansuátegui, délégué du gouvernement du Parti Populaire, qui a consacré toute sa législature à mettre à l’écart et affaiblir le mouvement antifasciste de Madrid, en attaquant les manifestations. Mais il Ansuátegui est parti et le mouvement est resté en place.

S’est un ouvert un processus de croissance ce la lutte et de renforcement de l’organisation, proche du mois de Novembre le même schéma se répétait : des attaques de l’extrême-droite (nazis, AVT, etc.), une criminalisation médiatique et une pression politique et institutionnelle.

Coïncidant avec la mort du camarade antifasciste Carlos Palomino et l’intensité de la réponse sociale articulé depuis lors, nous pouvons voir que de façon constante le pouvoir cherche à criminaliser, diviser et isoler les mouvements sociaux de Madrid. Cette campagne répressive a deux fronts:

Politique : interdiction des manifestations et des menaces d’interdiction.
Médias: la manipulation par les médias et division entre les «démocrates» et «violent».

En ce moment cela n’arrange pas le pouvoir de criminaliser la masse des mouvements sociaux, donc il criminalise les actes ou manifestations des collectifs antifascistes et antiracistes. De même, chaque fois que les médias parle du mouvement antifasciste ou antiraciste, c’est pour le criminaliser, […]

Avec la criminalisation ce que veut obtenir le pouvoir entre autre, est de créer un climat d’inquiétude pour justifier la répression de l’État. Il s’agit aussi de créer, pour l’opinion plus ou moins consciente, ou désinformée, une division entre « bons » antifascistes et « mauvais » antifascistes, entre les «démocrates» et les «violents». C’est ce que nous avons vu dans de nombreux débats et talk shows télévisés comme par exemple dans le « Diaro de..les extrêmes se touchent » dans lequel la présentatrice Mercedes Mila, s’autoconsacrait antifascisme elle-même. […]

Nous nous trouvons devant une nouvelle tentative d’étouffer le mouvement antifasciste à Madrid, à la différence que en cette période de crise économique, l’Etat est particulièrement préoccupé de démobiliser la classe ouvrière et les organisations de jeunesse.

 



Edité par T 34 - 29 Mar 2009 à 18:13
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Apr 2009 à 20:35
 
Un rapport réalisé par un groupe de médecins légistes à la demande de la Direction des Droits de l’Homme du Gouvernement Basque vient de mettre en évidence que la pratique de tortures et de mauvais traitements à l’encontre des détenus en relation avec le conflit basque n’est pas du tout sporadique. Des organismes internationaux tels que le Rapporteur de l’Onu, Amnesty International ou le Comité pour la prévention de la Torture avaient déjà dénoncé cette situation à plusieurs reprises, critiquant par ailleurs l’absence de volonté de la part de l’Espagne de mettre en place une véritable politique destinée à éviter ces pratiques. Mais le rapport qui vient d’être rendu offre une nouvelle perspective du problème, celle d’une étude scientifique-statistique. L’objectif des enquêteurs a été de vérifier si, comme le dit l’Etat espagnol, toutes les plaintes par tortures sont fausses. L’hypothèse de l’étude est que, comme le défendent les autorités espagnoles, les accusations de tortures relèvent d’un mot d’ordre lancé par l’ETA à ses militants.

À l’appui des informations du Ministère espagnol de l’Intérieur, les enquêteurs ont pu constater que, sur 1231 personnes détenues dans des affaires liées à l’ETA dans la période 2000-2008, 957 ont été mises en garde à vue isolée suivant la procédure de la législation anti-terroriste. Parmi ces personnes, 634 ont dénoncé avoir été l’objet de tortures ou de mauvais traitements, dont 446 ont déposé plainte. Pour cette étude, les enquêteurs ont analysé 289 témoignages écrits, les filtrant à travers une série de variables dont le sexe, le corps policier ayant mené l’arrestation (Police Nationale, Garde Civile et Ertzaintza), les différents types d’agressions physiques et psychologiques, etc Le croisement de tous les résultats révèle l’existence de beaucoup de concordances parmi les témoignages de personnes ayant été détenues par les mêmes corps policiers. C’est à dire que les mauvais traitements ou les tortures infligées par la Police Nationale, la Garde Civile et l’Ertzaintza diffèrent en méthode et en fréquence. Par exemple, selon ce rapport, lors des interrogatoires l’Ertzaintza emploierait notamment des agressions psychologiques, du bruit et des positions gênantes pour faire pression sur le détenu, alors que les deux autres corps emploieraient beaucoup plus les agressions physiques, bien qu’avec des méthodes différentes. La Garde Civile emploierait, toujours selon ce rapport, un « modèle (d’agissements) plus sévère ». Ces différences dans la pratique des tortures montrerait que l’hypothèse défendue par l’Etat espagnol ne tient pas, car « si tout n’était qu’une fabulation et le résultat d’un mot d’ordre de l’ETA, pourquoi alors les modèles et formes de torture varient selon le corps policier ? » s’interrogent les enquêteurs.Le rapport souligne par ailleurs le fait que des personnes qui ont été mises en liberté sans charges, « et donc qui ne sont pas des militants de l’ETA », ont également dénoncé avoir été l’objet de mauvais traitements ou des tortures pendant leur garde à vue isolée. Il faudrait ajouter à cela un autre constat : l’existence de personnes détenues, jugées et condamnées par leur appartenance à l’ETA, mais qui n’ont pas dénoncé de tortures « alors qu’il y aurait un mot d’ordre exhortant les militants à toujours dénoncer ces tortures ».
 
Isolement égal torture
 
L’une des conclusions de ce rapport scientifique-statistique est la relation existante entre les détentions en isolement et les tortures. « La durée de l’isolement est un facteur de risque essentiel pour l’existence de mauvais traitements ou de tortures. Au-delà des trois jours d’isolement, le risque augmente fortement ».Une deuxième conclusion affirme que l’application de protocoles contre la torture permet d’éviter ces pratiques. Depuis la mise en place d’un de ces protocoles par le Ministère basque de l’Intérieur et jusqu’à 2008, il n’y a pas eu de cas de torture dans les commissariats de la Communauté Autonome Basque. De même, l’application de protocoles de ce type par la 5e section de l’Audience Nationale espagnole confirme cette thèse. Sur la base de la globalité des données analysées, les enquêteurs font un « bilan positif sur la fiabilité de la globalité des témoignages ». C’est-à-dire que les dénonciations de tortures ne sont pas des fabulations, bien au contraire. Dans ce sens, les enquêteurs affirment que la levée de l’isolement lors de la garde à vue serait la première des mesures à prendre par les autorités espagnoles pour éviter ces pratiques contraires aux droits fondamentaux. Pour l’instant, silence radio.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Apr 2009 à 19:22
 
(source : Journal du Pays-Basque par Gari MUJIKA 22/04/09)
 
Une ordonnance interne du Gouvernement espagnol révélée le 15 avril dernier par le quotidien espagnol Publico officialise la pratique de l’espionnage des prisonniers basques. Le phénomène s’est répandu ces dernières années, comme le montrent les témoignages qui suivent et comme l’admettent les autorités espagnoles elles-mêmesQuiconque a rendu visite à un prisonnier basque dans n’importe quelle prison espagnole sait parfaitement que les propos échangés à cette occasion ont été contrôlés et enregistrés. Tout comme tout type de communication est intercepté par les gardiens de prison, cela depuis l’existence du Collectif des prisonniers politiques basques, qui compte aujourd’hui 740 personnes.

Aujourd’hui, dans la droite ligne du ministre espagnol de l’Intérieur Alfredo Perez Rubacaba, qui a reconnu il y a quelques mois les objectifs de la politique de dispersion, la pratique de l’espionnage est officiellement reconnue. Le journal Publico vient d’annoncer la création de groupes de gardiens de prison dédiés uniquement à l’espionnage des preso politiques basques, des prisonniers membres du GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre, ndrl) et des prisonniers islamistes.

Plusieurs personnes différentes, qui fréquentent assidûment les prisons espagnoles estiment qu’il n’y a là rien de nouveau, et qu’il s’agit de la reconnaissance publique d’une pratique courante. Elles ont confirmé que les visites aux Basques emprisonnés se déroulent toujours dans des locaux équipés pour les enregistrements. «Par exemple, je me souviens qu’à Valladollid, il y a quelques années, quelques minutes avant la visite, un fonctionnaire est entré, nous demandant de changer de cabine. Comme la cabine en question ne fonctionnait pas davantage que la première, on nous a installé un magnétophone pour toute la durée du parloir».

Utilisés pour interdire

 
La même chose s’est produite après la construction de la prison madrilène de Soto del Real, en 1995. «Elle venait d’être inaugurée, mais le câblage de surveillance des conversations n’était pas complètement terminé. Lors de notre première visite, à notre grande surprise, on nous a installé un magnétophone, parfaitement visible. Cela a duré plusieurs week-ends, puis un jour les magnétos et leurs cassettes ont disparu».

De fait, ces écoutes ont été utilisées pour appuyer des processus d’illégalisation de diverses formations politiques ou de regroupements électoraux. Sur la base d’une supposée conversation dans une prison espagnole, la plateforme électorale Aukera Guztiak a été interdite en mars 2005. Il est également de notoriété publique que les lettres qu’envoient ou reçoivent les prisonniers basques sont systématiquement ouvertes, et que leurs conversations téléphoniques sont écoutées. Ils sont informés que leurs tête à tête plus intimes sont surveillés.

Selon les informations publiées dans Publico, le ministère espagnol de l’Intérieur présente la pratique comme nouvelle. Ainsi, les documents classés «confidentiels» auxquels ils se réfèrent, portent le titre de «Protocole de création expérimentale des groupes de contrôle et de suivi des personnes incarcérées». Ce document de seize pages, daté du 31 juillet 2008, porte la signature du numéro deux du Secrétariat général des institutions pénitentiaires - qui dépend du ministère de l’Intérieur : Virgilio Valero Garcia.

Des gardiens «volontaires»

L’Exécutif n’ayant pas régi à l’information parue, il est aisé de conclure qu’il n’y est pas étranger, et qu’il a intérêt à ce que la mesure soit connue des preso et de leurs proches.

Selon Publico, le projet stipule que les groupes d’espionnage cités «agiront sous la direction et la coordination du directeur du centre pénitentiaire et du sous-directeur en charge de la sécurité». Ils seront formés par «un responsable», de préférence un chef de service et «deux ou trois fonctionnaires». Le texte indique que tous doivent être «volontaires».

Si l’organisation concerne toutes les prisons espagnoles, c’est le ministère de l’Intérieur qui est chargé de centraliser le résultat des écoutes et des fouilles au sein d’un groupe chargé de «centraliser, réceptionner, suivre et transmettre les informations collectées». Ce bureau central aura également pour tâche de s’occuper des «échanges d’informations» entre les policiers et les militaires espagnols. Cette «vigilance étroite» effectuée par Madrid sur les prisonniers politiques basques, islamistes et du GRAPO porte sur le contrôle de toutes leurs activités, depuis «leur participation aux activités culturelles, sportives, éducatives et religieuses» jusqu’à «leurs relations avec d’autres personnes incarcérées». Il est recommandé aux gardiens de prison d’élaborer des fiches sur les prisonniers espionnés. Ils devront y consigner le cas échéant les régimes qu’ils suivent, leurs changements d’aspect physique, leurs demandes de changement cellule, leurs relations familiales, leurs proches incarcérés, et une liste longue comme le bras, qui comprend également les livres et les publications qu’ils lisent, les vêtements qu’ils portent et les articles de toilette qu’ils utilisent.

C’est là la «nouveauté» de Madrid.



Edité par T 34 - 27 Apr 2009 à 19:23
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Apr 2009 à 19:43
 
(source : Toulouse Indymedia 29/04/09)
 
Des étudiants en lutte occupent une banque et les sièges de 2 partis politique au pouvoir
 
Plusieurs dizaines d’étudiants ont fait irruption dans les locaux de la banque Santander du paseo de Gracia à Barcelone où ils se sont assis en cercle à l’intérieur. Les manifestants ont accroché une pancarte disant “Vous colonisez la connaissance, nous occupons vos sièges”. Il s’agissait de dénoncer “la complicité entre les banques et les universités dans le processus de privatisation de ces dernières”. A l’extérieur où se sont regroupé une petite centaine de manifestants, les antiBologne ont accroché deux pancartes sur lesquelles on pouvait lire “Nous ne voulons pas d’entreprises à l’université” et “Coupable de privatiser l’université”. Pendant ce temps, un autre groupe de manifestants s’est retrouvé devant le siège du parti de gauche ERC, car disent-ils la banque Santander “est l’un des responsables de la privatisation de l’université qui agit avec la complicité de nos gouvernants”. A l’extérieur des bâtiments, des tags ont été écris : “Huguet démission”(*), “ERC coupables”, “Bologne s’applique à coup de matraques” pendant qu’une partie des étudiants présents sont entré dans le bâtiment et l’on occupé plusieurs heures, jusqu’à l’intervention de la police, vers 18h qui a dû briser les chaînes de 6 étudiants qui s’étaient enchaînés.

Action étudiants - travailleurs contre le siège du PS

Pendant ce temps, un troisième groupe s’est invité au siège du PSC (parti socialiste catalan), lui aussi au pouvoir en Catalogne (et à Madrid avec le PSOE). Mais, là, c’était une action conjointe d’étudiants et de travailleurs de TMB (Transports Metropolitans de Barcelona - Bus et métro). Les travailleurs se battent depuis des mois pour un nouvel accord d’entreprise visant à la création de 500 nouveaux postes de travail, la direction de l’entreprise, c’est-à-dire la gauche catalane au pouvoir à Barcelone, refusant de négocier quoi que ce soit sur cette question. Les manifestants sont restés devant le siège jusqu’à 13 heures. Par cette action communes, les manifestants ont voulu montrer qu’ils s’opposaient ensemble par des liens de solidarité à une même politique de privatisation des services publics, que ce soit l’enseignement ou les transports urbains. Une porte-parole de la Coordination des Assemblées étudiantes (CAE), Julia Vicente, a déclaré à la presse que ces actions coordonnées avaient pour but de dénoncer les coupable de la mise en place du Plan de Bologne dans les universités, notamment en participant aux conseils sociaux de l’Université de Barcelone (UB), de l’Université Autonome de Barcelone (UAB) et de Madrid (UAM), entre autres. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des mobilisations européennes contre le sommet des ministres de l’éducation prévue à Louvain en Belgique les 28 et 29 avril.

D’autres actions, rassemblements, manifestations se sont déroulées dans le reste de l’Etat espagnol. A Tarragone (Catalogne) une trentaine d’étudiants se sont enfermés dans le patio de l’Université locale. A Barcelone, d’autres locaux universitaires ont été occupés de nuit. Dans la soirée une manifestation de plus de mille étudiants s’est déroulée jusqu’au commissariat aux universités de la Catalogne dans la rue Laietana, où plusieurs étudiants étaient enchaînés à l’escalier de l’entrée du bâtiment depuis le matin.

(*) Josep Huguet, Ministre-Conseiller de l’Innovation, des Universités et de l’Entreprise du Gouvernement catalan.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 May 2009 à 20:44

Pour Martin Amis, l’ETA a aidé l’Espagne à sortir du franquisme

(source : http://www.actualitte.com/actualite/10338-Martin-Amis-ETA-Franco-attentat.htm)

 
L’écrivain britannique, invité d’un festival à Granade (Andalousie) est revenu sur l’attentat perpétré en 1973 par l’ETA contre la personne de Luis Carrero qui était à l’époque amiral et chef du gouvernement de Franco. En assassinant cette personnalité franquiste, pour Martin Amis, l’ETA a permis d’éviter une prolongation de la dictature espagnole.

Luis Carrero avait été victime, en décembre 1973, de l’explosion d’une bombe au passage de sa voiture alors qu’il était chef du gouvernement de Franco depuis six mois. Cet homme pouvait potentiellement remplacer Franco.

Ainsi, l’Espagne, après la mort de Franco en 1975, a pu passer, de façon pacifique, à une monarchie constitutionnelle. C’est le roi Juan Carlos * qui a repris le pouvoir à la suite de Franco pour ménager une transition vers la démocratie.

En 41 ans d’existence, l’ETA, organisation terroriste répertoriée comme telle par l’Union européenne, a tué 825 personnes à travers de multiples attentats.


* Vivement la chute de la monarchie.
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 May 2009 à 10:18

http://www.contre-informations.fr/

Les travailleurs des chantiers navals de Gijon (Asturies) résistent depuis plusieurs jours contre la fermeture programmée du site le 31 mai prochain. La tradition est celle du combat, de l’honneur de la classe ouvrière, avec notamment l’utilisation du gomeru (lance-pierre) ou encore du lance-fusée artisanal.

Retranchés à l’intérieur du site depuis plusieurs jours, ils font face au lock-out décidé par l’entreprise.

Le mercredi 20 mai, ils ont tenté de sortir en manifestation pour aller vers le centre-ville, mais la police anti-émeute est intervenue, bloquant toutes les sorties du chantier naval et pénétrant ensuite sur le site.

Les affrontements se sont déroulés toute la journée. Les salariés ont riposté à l’aide de frondes, lances à incendie, cocktails molotov, boulons… et des grues depuis lesquelles ils ont manœuvré des containers en feu sur les forces de police.

Les travailleurs revendiquent entre autres la reprise de l’effectif par la PYMAR, entreprise d’Etat qui dépend du ministère de l’Industrie et qui gère actuellement les chantier naval. Une lutte dans la tradition révolutionnaire authentique de la classe ouvrière, bien loin du syndicalisme et des associations à la française!

Quelques vidéos des affrontements: 1, 2, 3, 4.

http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2009 à 19:59
 
Construction d’ensembles résidentiels en plein désert, bétonisation accélérée des côtes : l’immobilier espagnol est saisi par les folies des grandeurs – ce qui n’empêche pas une crise du logement endémique. Alors que le marché s’effondre et que la course au bâti se révèle dramatiquement coûteuse en termes écologiques et économiques, l’Espagne est conduite à repenser son modèle de développement urbain. Coup de projecteur sur un aspect méconnu du « miracle économique » espagnol.
La périphérie des villes espagnoles présentait encore très récemment un paysage insolite en Europe. À perte de vue, on voyait des grues et des murs de briques en construction. En pleine meseta castillane, dans le désert qui entoure Madrid, des affiches au graphisme immédiatement identifiable montraient des familles saines et souriantes devant des maisons en bande ou de grands immeubles aérés entourés d’une végétation domestiquée. On avait du mal à croire qu’au milieu des cailloux et de l’herbe jaune sortirait bientôt de terre cette nouvelle résidence et, surtout, qu’elle serait effectivement habitée.

Les marques de cette expansion immobilière apparaissent jusque très loin des côtes et des grandes villes. Elles touchent les zones les moins dynamiques du pays. Ainsi le parc thématique « Le règne de Don Quichotte », à trois kilomètres de la ville de Ciudad Real (75 000 habitants), au beau milieu de la Manche, s’annonçait-il comme le « plus grand resort d’Europe », le Vegas européen. Il est programmé sur un terrain de 1 250 ha et doit compter, à terme, 8 900 logements. La ligne de l’AVE (l’équivalent du TGV) qui met Ciudad Real à cinquante minutes de Madrid doit suffire à intégrer la province entière dans le sillon du dynamisme de la capitale. Dans la rue, dans le métro, partout les gens ne parlaient que d’acheter un appartement ou un pavillon dans des localités nouvelles dont ils venaient de découvrir l’existence et le nom. De mois en mois, on voyait le plan du métro de Madrid s’enrichir de nouvelles lignes et celles-ci se doter de nouvelles stations, ouvertes parfois dans des zones encore inhabitées (Valdecarros par exemple).Pourtant, malgré cette explosion manifeste de l’offre, jamais le marché du logement n’a semblé si tendu. Les difficultés d’accès des jeunes ménages, exprimées notamment par l’âge tardif de décohabitation, étaient et sont toujours au cœur de l’actualité et au centre des discours et des programmes politiques.

Une folie immobilière
Aujourd’hui, le grand vacarme des grues s’est tu, les promoteurs bradent leurs produits. On a vu certains proposer deux appartements pour le prix d’un, d’autres offrir la voiture avec la maison. Les journalistes font des reportages sur des « villes fantômes ». Ainsi le « Residencial Francisco Hernando », construit dans la petite commune tolédane de Seseña (12 000 habitants), à 35 km de Madrid par la route, ne compte aujourd’hui que 750 habitants dans ses 2 536 logements déjà livrés [1]. Né de la mégalomanie d’un promoteur immobilier multimillionnaire et de la corruption d’élus locaux [2], le « Manhattan de Seseña », comme l’avaient baptisé les médias, aurait dû à terme compter 13 500 logements. Projeté sans infrastructures ni équipements, sans la garantie de ressources en eau suffisantes pour assurer la consommation des habitants, cet ensemble est un cas particulièrement frappant des mauvaises pratiques (ici de surcroît frauduleuses) auxquelles a donné lieu l’emballement de l’économie immobilière. Aujourd’hui, après avoir vu ses projets ralentis par le nouveau maire communiste qui a obtenu sa mise en examen, le promoteur est finalement emporté par la crise : cette fois-ci, Paco el Pocero (« l’égoutier »), comme l’ont surnommé les Espagnols en référence à son premier métier, a perdu sa mise.Les grandes sociétés immobilières déposent le bilan les unes après les autres et leurs directeurs, héros des success stories depuis les années 1960, appellent à l’aide les pouvoirs publics au nom de l’intérêt général. En juin 2008, une étude du ministère chiffrait à 500 000 le stock de logements neufs (construits depuis 2005) non vendus. D’après une estimation du journal Público, qui croise les données sur les transactions enregistrées au Registre de la propriété et les données ministérielles sur les logements construits, ce chiffre s’élevait à 780 000 à la fin du mois de septembre 2008. Ce n’est donc pas seulement à un retournement de conjoncture que l’on assiste, mais à une véritable crise de surproduction immobilière. Après une hausse des prix remarquable, dépassant le taux de 17 % durant deux années consécutives en 2003 et 2004 [3], et un volume de production qui atteint le record historique de 700 000 logements en 2006, le marché s’est effondré, la machine à produire de la valeur ne produit plus que des faillites, donnant raison à ceux qui, depuis le début des années 2000, voyaient dans l’expansion du bâtiment une bulle spéculative.Que s’est-il passé ? Il ne s’agit pas d’expliquer le retournement de la conjoncture, qui s’inscrit dans le contexte mondial, mais la folie constructive du cycle d’expansion qui vient de s’achever (1997-2006). Je voudrais rendre compte ici de quatre éléments spécifiques au cas espagnol, qui ont convergé vers une certaine forme de surproduction immobilière : une tendance historique à l’hypertrophie de l’immobilier en période d’expansion, la structure particulière du marché du logement espagnol, la dérégulation foncière et urbanistique depuis le milieu des années 1990 et la décentralisation des compétences en matière d’urbanisme.

Une économie dominée par le secteur immobilier
La singulière ampleur de ce dernier cycle immobilier en Espagne n’est pas historiquement nouvelle. On observe, dans l’histoire de ce pays, la répétition de périodes où l’immobilier prend un poids très important dans l’économie nationale. Ce poids se reflète dans la passion sociale pour les questions immobilières et, depuis les politiques franquistes d’accession à la propriété, pour le fait de devenir propriétaire d’un logement.On peut faire remonter cette particularité espagnole à la seconde moitié du XIXe siècle. Les politiques d’extension planifiée des villes (ensanche) du dernier tiers du XIXe siècle, qui délimitent de nouveaux territoires urbains, entraînèrent une flambée des prix du sol, alimentée par des transactions à caractère spéculatif. Historiens et géographes ont montré comment les bourgeoisies urbaines, notamment à Madrid, se construisaient en accumulant le patrimoine foncier [4]. Plus tard, dans la période dite de desarrollismo, de la fin des années 1950 au début des années 1970, caractérisée par l’ouverture aux capitaux étrangers, le développement de l’économie espagnole s’appuie sur le bâtiment et le tourisme – et l’économie du tourisme est aussi fondée sur le bâtiment. Les trois dernières périodes de forte expansion (1969-1974, 1986-1991 et 1998-2006), qui « convulsionnent » [5] l’économie espagnole, sont encore marquées par la prééminence du secteur immobilier, qui tire vers le haut les indicateurs nationaux. Inversement, durant les périodes de récession qui les suivent, ce secteur est l’un des plus sinistrés.Entre 1997 et 2005, la part du secteur immobilier passe ainsi de 11 % à 17 % du PIB et de 9 % à 14 % de l’emploi [6]. Il absorbe également une part croissante des liquidités, au détriment des autres secteurs de l’économie. Ainsi le crédit consenti aux promoteurs immobiliers a-t-il augmenté, durant la seule année 2005, de 40 %. Les investissements absorbés par le secteur immobilier (financement de la promotion, de la construction, de l’activité des intermédiaires et de l’acquisition de logement) représentaient alors 54 % des investissements dans le secteur privé contre 40 % en 1997 [7]. Cette place considérable occupée par l’immobilier, qui est une des clés du « miracle économique » espagnol, pourrait avoir des conséquences lourdes sur l’économie nationale. Sa tendance hégémonique pourrait être à moyen terme un obstacle au développement du pays [8]. Il s’agit en effet d’un secteur de faible productivité et à faible composante technologique.

Au titre des ressources ainsi captées par le bâtiment, il en est une non reproductible : le sol. L’expansion immobilière signifie aussi, outre la transformation des paysages et la destruction de milieux naturels, le recul d’usages concurrents. Ainsi l’agriculture ne résiste-elle pas à la pression foncière exercée par la construction résidentielle et l’industrie, parfois même les administrations publiques, se trouvent-elles progressivement expulsées des espaces urbains. Les changements dans la structure et la géographie de l’emploi et dans la logistique industrielle ainsi induits provoquent une augmentation des déplacements pendulaires, des infrastructures de transports, etc.

La structure particulière du marché du logement espagnol
À l’origine de la période d’expansion, dans les années 1990, on trouve une importante demande de logements, qui résulte à la fois de la hausse des salaires réels et d’évolutions socio-démographiques particulières. La taille moyenne des ménages a diminué. Le nombre de ménages monoparentaux et de ménages composés d’une seule personne a sensiblement progressé [9]. Enfin, depuis le milieu des années 1990, l’Espagne est devenue un pays d’immigration.

Cette réalité ne suffit toutefois pas à expliquer le volume de la construction dans ce dernier cycle. Entre 1997 et 2006, plus de 5,5 millions de logements neufs ont été mis en chantier, alors que ne se créaient sur la même période que 3,5 millions de nouveaux ménages [10]. Le nombre de logements par habitant a ainsi été multiplié par plus de deux durant cette décennie ; le taux espagnol de 568 logements pour 1000 habitants est aujourd’hui le plus élevé de l’Union européenne [11]. Pourtant, les prix n’ont cessé d’augmenter jusqu’en 2006 et les jeunes ménages, ceux qui se séparent et les nouveaux venus, ne parviennent pas à se loger.En Espagne, comme ailleurs, la baisse des taux d’intérêt a contribué à solvabiliser la demande. Les banques ont inventé de nouveaux produits, plus risqués. Les crédits hypothécaires se sont allongés : en 2007, le terme moyen était de vingt-sept ans et l’on a vu apparaître des prêts sur quarante ou cinquante ans. Les particuliers ont été autorisés à acquérir un logement sans apport personnel initial. L’écrasante majorité des crédits (98 %) sont, en outre, à taux variables. La dette résidentielle des Espagnols est ainsi passée de 23,9 % du PIB en 1998 à 61,6 % en 2007 [12]. Les prix se sont trouvés dopés par les liquidités mises à disposition. Entre 1997 et 2004, le prix des logements a ainsi cru de 88 % de plus que les loyers. Si ces données expliquent que l’Espagne soit durement touchée par la crise financière internationale, elles ne sont pas suffisantes pour rendre compte du phénomène insolite d’une surproduction immobilière.

La structure particulière du marché du logement espagnol contribue à éclairer le paradoxe. En effet, les résidences secondaires et touristiques représentent une part très importante et croissante de ce marché. Ainsi, en 2006, le taux espagnol de 349 résidences principales pour 1000 habitants est-il légèrement inférieur à la moyenne européenne (396), tandis que celui des résidences non principales (résidences secondaires, touristiques et inoccupées) est très au dessus de la moyenne européenne (160,4 ‰ contre 72 ‰) [13]. L’Espagne partage cette particularité avec la Grèce (168,6 ‰) et, dans une moindre mesure, le Portugal (143,1 ‰). Ailleurs en Europe, ce taux ne dépasse nulle part 90 ‰. En 2004, ces résidences non principales représentaient 35,7 % du stock total de logements (contre 32,3 % en 2001) [14]. Ce taux atteint 50 % dans certaines communautés autonomes côtières (la Communauté valencienne par exemple).

Dans ces régions, on a construit depuis 2001 plus de logements destinés à être des logements temporaires que des résidences principales, contribuant à y créer des situations de forte pression foncière qui pèsent sur l’accès au logement. Ces logements touristiques sont la propriété de résidents en Espagne, ainsi que de non résidents. Un peu moins d’un ménage sur cinq vivant en Espagne déclare ainsi posséder une résidence secondaire. En 2003, l’investissement extérieur dans des actifs immobiliers représentait 40 % des investissements directs étrangers (IDE) dans ce pays et 0,8 % de son PIB [15]. Parmi les propriétaires non résidents, on trouve des particuliers qui en font un usage personnel temporaire et des investisseurs (personnes physiques, entreprises, fonds d’investissement, fonds de pension, etc.). Les actifs immobiliers espagnols ont également attiré d’importantes sommes d’argent sale. Le démantèlement d’un réseau international de blanchiment d’argent basé à Marbella – commune dont les trois derniers maires ainsi que de nombreux élus et édiles municipaux ont déjà été condamnés pour des délits liés à l’urbanisme – a fait entrevoir le rôle de l’immobilier de la Costa del Sol dans cette activité.

La crise boursière du début des années 2000 a provoqué un transfert de capitaux vers les actifs immobiliers espagnols en pleine expansion, la hausse des valeurs immobilières étant alors plus fortes que celle des valeurs mobilières [16]. Du fait des anticipations de hausse de prix, c’est l’espoir de plus-value et non le rendement locatif qui a motivé les achats. L’importance des transactions à caractère spéculatif était manifeste : dans les quartiers périphériques qui sortaient de terre, les façades des immeubles se couvraient, dès leur livraison, de pancartes diverses affichant toutes le même message : « À vendre ». Une enquête inspirée par les théories du behavioural economics, menée par José García-Montalvo en 2005, a montré l’importance des espoirs de plus-value dans la motivation d’achat de logement. Dans un article intitulé « Déconstruire la bulle », publié en 2006, juste avant l’explosion de la bulle immobilière, il en concluait au caractère hautement spéculatif de la croissance de ce secteur [17].C’est ainsi que nombre d’individus et d’entreprises, qui se sont portés acquéreurs d’un logement dans une logique d’investissement, n’auraient pas donné leur bien à bail, du moins pas officiellement (la location au noir est très développée). On aurait ainsi placé de l’argent dans le logement, comme on garde de l’or au coffre, en attendant simplement sa valorisation, sans chercher à en obtenir un revenu régulier. Ceci expliquerait en partie les statistiques officielles étonnantes sur les logements vides. Selon les données élaborées par l’Institut national de statistiques à partir du recensement de 2001, il y avait alors trois millions de logements vides en Espagne, soit environ 15 % du parc (12 % du parc de la Communauté autonome de Madrid). Toutefois, la réalité disparate décrite par ce chiffre le rend faiblement significatif [18].

Une des explications de ce phénomène réside dans le caractère marginal du marché locatif en Espagne, où la part des propriétaires occupants est la plus élevée d’Europe (86 % en 2005 [19]). Celle-ci résulte des politiques d’aide à l’accession à la propriété, initialement mises en œuvre sous Franco et jamais remises en cause depuis. Ainsi la fiscalité est-elle restée défavorable à la location. Des déductions fiscales à hauteur de 15 % sont prévues pour les ménages qui acquièrent un logement ainsi que pour les titulaires d’un plan d’épargne pour l’achat d’un logement, à condition de se porter effectivement acheteur dans les quatre ans. Inversement, jusqu’aux réformes en cours, les locataires et les propriétaires bailleurs ne bénéficiaient d’aucune aide fiscale. En 2007, une des recommandations de l’OCDE à l’Espagne consistait précisément à établir la « neutralité fiscale » entre l’occupation locative et l’occupation en propriété des logements [20].Le cadre juridique est également jugé défavorable au développement du marché locatif. Environ 20 % des logements du parc locatif relèveraient encore de la « rente ancienne » gelée, comparable aux loyers régis en France par la loi de 1948. La loi de 1994, qui définit le cadre des contrats de location signés à partir de 1995, prévoit la prorogation obligatoire du contrat pour une durée minimale de cinq ans (sauf si le propriétaire entend faire un usage personnel de son bien). À échéance du contrat, le propriétaire est autorisé à reprendre son bien sans condition. Dans un contexte de très forte hausse des prix et dans un pays sans tradition récente d’investissement dans le logement locatif, la longue durée de l’engagement a ainsi pu jouer contre la cession à bail des logements acquis dans une logique de placement. La lenteur de la procédure d’expulsion des locataires pour impayés est également jugée décourageante [21]. L’avant-projet de réforme de la loi sur les baux immobiliers urbains en cours, élaboré par l’actuel gouvernement socialiste, prévoit précisément une procédure d’expulsion accélérée.Enfin, la croissance des prix a été plus forte dans le neuf que dans l’ancien (inversement, aujourd’hui, la baisse des prix affecte plus fortement le parc des logements neufs), la politique fiscale favorisant l’achat de logements neufs. Dès lors, le boom immobilier s’est surtout traduit par la construction de nouveaux logements, sans s’accompagner de la requalification du parc ancien. Dans certains quartiers paupérisés des grandes villes, le patrimoine construit sous Franco dans les années 1950 et 1960, aujourd’hui très dégradé et dévalorisé, se vide. Le paradoxe de difficultés d’accès au logement des ménages qu’une augmentation massive du stock de logements ne parvient pas à diminuer s’explique donc par ces divers éléments : l’importance du parc résidentiel touristique, une demande solvable d’actifs immobiliers comme biens de placement qui ne se traduit pas par le développement du secteur locatif privé, un cadre légal et une politique fiscale qui n’encouragent ni la location ni la rénovation.

La dérégulation urbanistique et foncière
Un des aspects les plus spectaculaires et les plus irréversibles du boom immobilier qui vient de s’achever réside dans l’extension de l’espace bâti. Sur la base d’observations photosatellitaires, l’Observatoire de la durabilité en Espagne évaluait la surface nouvellement « artificialisée » entre 1987 et 2000 à 30 % du territoire déjà « artificialisé » [22] en 1987. Cette progression est particulièrement forte dans les régions côtières, ainsi que dans celle de Madrid. Dans la Communauté autonome de Madrid, l’espace urbanisé a ainsi progressé de 50 % entre 1990 et 2000. En 2000, la côte méditerranéenne espagnole était déjà urbanisée à 34 % sur un kilomètre de profondeur. Or ces chiffres ne rendent pas compte de la construction depuis 2000. « Prestige de ciment », « tsunami urbanisateur » [23], les experts espagnols recourent aux métaphores les plus catastrophistes pour décrire ce phénomène, dont le bâti résidentiel n’est qu’un aspect (il compte aussi l’édification de centres commerciaux, de centres de loisirs et d’infrastructures, notamment de transport).

La construction massive qui a touché la périphérie des grandes villes, les côtes et leur hinterland, ainsi que certaines zones rurales, est en effet à la fois diffuse et peu dense, se traduisant par une très forte consommation foncière. Elle est caractéristique de ce qu’on dénonce aujourd’hui comme le contraire d’un développement durable. Elle est la conséquence d’une démission certaine de la puissance publique en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire depuis les années 1990. Celle-ci a pris la forme d’une dérégulation, ainsi que d’une généralisation de pratiques abusives. Elle contribue à expliquer, outre les formes du développement urbain récent, l’inflation du prix des logements.

Depuis la première « loi du sol » de 1956, qui établit le cadre contemporain de l’intervention publique dans la gestion foncière, la législation foncière et urbanistique espagnole postule un lien de cause à effet simple entre l’augmentation du volume foncier et la baisse des prix des logements. C’est sur cette idée que s’appuie la loi du sol de 1998 (en vigueur jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi du sol en 2007) visant à « libéraliser » l’offre foncière. Alors que la loi de 1975 distinguait, parmi le sol non encore urbanisé, le sol non-urbanisable (protégé), le sol urbanisable et le sol urbanisable non programmé, la loi de 1998 supprime cette dernière catégorie, retirant aux pouvoirs publics un outil fondamental de la planification. Désormais, tout le territoire national peut être qualifié pour l’urbanisation, à moins d’être expressément protégé. L’article 10 de la loi établit ainsi « la présomption générale favorable à la transformation urbanistique du sol, c’est-à-dire à sa classification comme urbanisable ». Les pouvoirs publics doivent motiver la protection d’un terrain et non sa qualification pour l’urbanisation.

Par ailleurs, cette loi établit officiellement l’unique référence au marché pour l’évaluation du prix du sol au moment de sa qualification pour l’urbanisation, donc avant son changement d’usage ; elle va ainsi contre un siècle de réflexion sur les moyens d’une répartition équitable des bénéfices du changement d’usage du sol. Dans tous les cas (y compris celui de l’expropriation par la puissance publique), il n’existe qu’un seul prix du sol, calculé sur la base de la valeur attendue de l’exploitation maximale du terrain en fonction de sa catégorie juridique ; celui-ci est appliqué avant la préparation effective du sol pour l’urbanisation.Cette disposition, outre son caractère clairement inflationniste, encourage la rétention foncière. Les récentes difficultés de certains promoteurs ont été l’occasion de découvrir la composition de leur portefeuille. Ainsi, l’entreprise Martínsa, responsable de la plus grande cessation de paiement de l’histoire de l’Espagne, possède-t-elle 27,6 millions de mètres carrés non construits, dont 35 % ne sont pas même qualifiés pour l’urbanisation, mais ne sont que du foncier agricole. Le compromis entre Martínsa et son principal créancier consiste ainsi à transformer le promoteur en une sorte de « grossiste de sol ». L’entreprise attend dans les années à venir entre deux et quatre fois plus de recettes de la vente de terrains que des logements. La faible taxation du foncier non construit rendait la rétention foncière très peu coûteuse dans le contexte financier de taux d’intérêt bas. Lors de la crise précédente, l’essentiel des actifs des sociétés immobilières adjudiquées à leurs créanciers étaient des bâtiments terminés ou en cours de construction ou des terrains urbains. Aujourd’hui, une part importante de l’encours hypothécaire finance du foncier en cours d’aménagement.La dérégulation en matière d’aménagement et d’urbanisme, le faible coût de la rétention foncière et les délais tolérés entre le moment de la qualification du sol et son urbanisation ont ainsi suscité d’importants espoirs de plus-value. Dans ce contexte, le postulat des politiques foncières depuis 1956 selon lequel l’augmentation de l’offre foncière endiguera la hausse des prix du logement est erroné. Au contraire, la dérégulation a provoqué des attentes inflationnistes. Parallèlement à la dérégulation de l’urbanisme, on a assisté à la baisse de la production de « logements de protection officielle » (VPO, ou logement social espagnol, majoritairement en accession à la propriété). Ainsi, entre 1993 et 1996, construisait-on autour de 100 000 VPO par an (selon les années, entre 35 % et 50 % du total de logements produits), alors qu’on n’en construisait plus que 35 000 en 2000, soit 7 % du total. Cet élément est venu s’ajouter aux difficultés croissantes d’accès au logement.

La décentralisation des compétences en matière d’urbanisme
La répartition des compétences en matière d’urbanisme est aussi un facteur défavorable à la planification en Espagne. Dans ce domaine, les communes sont autonomes et le pouvoir législatif a été transféré aux communautés autonomes. Celles-ci, pour la plupart, n’ont pas choisi de se donner les moyens légaux d’une véritable politique d’aménagement, quand elles n’ont pas encore augmenté la dérégulation, comme l’a fait la Communauté de Madrid. Il n’y a donc pas de limite à la toute-puissance des municipalités. Ce sont elles qui décident de la quantité de foncier qualifié pour l’urbanisation (les Communautés autonomes devant ratifier). Des petites municipalités de périphérie urbaine, autour de Madrid notamment, ont ainsi adopté des plans d’urbanisme qui multipliaient par trois ou plus leur population et leur espace urbanisé.Les communes souffrent d’un déficit chronique de ressources, qui est partiellement structurel, mais résulte aussi de l’usage qu’elles font du cadre juridique. Nombre d’entre elles ont ainsi utilisé l’urbanisme et la vente du patrimoine foncier public pour se financer. Les revenus municipaux dérivés de l’urbanisme sont divers. Deux impôts directs, liés à l’urbanisation, sont levés par les communes : l’impôt sur les biens immeubles (IBI) et l’impôt sur l’augmentation de la valeur des terrains de nature urbaine (IIVTNU), prélevé sur les plus-values. Surtout, divers impôts indirects et taxes sont prélevés sur les constructions, les installations, les travaux et les permis de construire. Les règlements d’urbanisme réservent également une part du foncier nouvellement urbanisé au patrimoine municipal (outre celle destinée à la voirie et aux équipements). Celle-ci est définie par les Communautés autonomes dans le cadre du plafond de 10 % fixé par la loi de 1998 (modifiée en 2007). Il s’agit en principe de permettre la constitution de réserves foncières et la mise en œuvre d’une politique de logement social et d’équipement urbain. En fait, les municipalités ont souvent utilisé la vente aux enchères de leur patrimoine foncier comme mode de financement ordinaire. Ces revenus dérivés de l’urbanisme représentaient ainsi 31,9 % des revenus municipaux non financiers en 2004 contre 22,8 % en 1992 [24].

En outre, le recours à des procédures de programmation exceptionnelle s’est généralisé depuis les années 1990. Des modifications ponctuelles ont été systématiquement apportées aux plans municipaux d’urbanisme, parfois pas même intégrées ultérieurement à ceux-ci. Le recours très fréquent à la convention d’urbanisme (convenio urbanístico, contrat entre des administrations publiques et des acteurs privés), procédure de planification ad hoc, a fait de la qualification ponctuelle du sol pour l’urbanisation, en marge de tout plan général, un sport national. Ce type de pratiques a encore encouragé la constitution d’importants patrimoines fonciers agricoles, comme celui de Martínsa, dans l’espoir d’en obtenir la qualification. La convention d’urbanisme a en outre la particularité d’éviter la mise en débat public des choix d’aménagement.

Dans un contexte de hausse des prix et de difficultés financières chroniques des municipalités, cette absence de transparence s’est accompagnée de la multiplication des délits liés à l’urbanisme. Les principaux sont la qualification pour l’urbanisation de sols non urbanisables, le non-respect des usages prévus par le régime de sol non urbanisable, la modification ponctuelle systématique des plans d’urbanisme (parfois pour régulariser a posteriori une opération illégale), le non-respect des procédures administratives pour l’adoption des plans d’urbanisme, le non-respect des règlements d’urbanisme et un usage irrégulier du Patrimoine foncier municipal (PMS) [25]. L’arrestation spectaculaire à Marbella, le 29 mars 2006, de vingt-trois personnes, dont la mairesse, l’adjointe au maire, le responsable de l’urbanisme municipal et divers conseillers et fonctionnaires municipaux, a marqué une étape dans la mise en évidence de l’importance de la corruption liée à l’urbanisme. La requalification de terrain, les permis de construire, l’organisation et l’issue d’enchères et de concours publics avaient ainsi été monnayés par la municipalité de Marbella pour un montant estimé à 2,4 milliards d’euros.

Le financement des communes par l’urbanisation, qui pèse à terme sur les administrés puisqu’il se répercute sur le prix du logement, a pu sembler électoralement opportun parce qu’il permet un allègement de la pression fiscale directe. Toutefois, il ne peut s’agir que d’une politique à courte vue, puisque l’urbanisation anarchique, discontinue et de faible densité qu’elle a permise est à terme très coûteuse pour la collectivité. Les dépenses municipales dérivées de l’urbanisme représentaient ainsi 35,9 % en 2004 contre 31,0 % en 1992 [26]. En outre, ces choix politiques très contestables se sont non seulement traduits par une urbanisation anarchique, mais ont aussi représenté de véritables occasions manquées de mener une politique urbaine et sociale forte.

Face à la crise, quelles réformes ?Le changement de majorité politique en 2004, puis le retournement de la conjoncture ont conduit à une première évolution de la politique urbaine et immobilière. La nouvelle loi du sol, adoptée en 2007, revient ainsi sur la dérégulation ouverte par la loi de 1998 et s’efforce de répondre aux principales aberrations des années d’expansion immobilière. Elle met fin au « tout urbanisable », donc au caractère résiduel du foncier agricole. Elle réforme l’évaluation du prix du sol, qui ne se fait plus en fonction de la valeur attendue de son nouvel usage, mais de sa valeur au moment de la transaction (avant la qualification). Par ailleurs, la loi constitue le cadre d’une politique sociale de logements aidés. Elle oblige en effet à réserver au moins 30 % de la surface nouvellement urbanisée consacrée à un usage résidentiel à la construction de logements « protégés » (aidés). Cette part peut être augmentée par les législations régionales. Enfin, la loi de 2007 contient des dispositifs visant à faire respecter la transparence des décisions en matière d’urbanisme et à promouvoir la participation des citoyens à l’élaboration des plans d’urbanisme.

En septembre 2007, le gouvernement Zapatero a lancé un « plan de soutien à l’émancipation et d’encouragement à la location ». Les principales mesures consistent en une aide au logement destinée aux jeunes ayant des revenus modestes et titulaires d’un contrat de location et une déduction du loyer des impôts qui peut aller jusqu’à 10 % pour les ménages aux revenus inférieurs à un certain plafond. Il est toutefois probable que ces aides auront également pour effet de nourrir la hausse des loyers. Celles-ci sont assorties de mesures visant à stimuler l’offre : l’accélération des procédures d’expulsion des locataires mauvais payeurs, un système de garantie par l’État contre les impayés et des aides à la construction de logements « protégés » destinés à la location.

La crise qui frappe actuellement l’Espagne et son secteur immobilier a conduit à l’adoption de mesures d’urgence. Elles suivent principalement deux axes : le développement du logement locatif et du logement aidé. Comme dans beaucoup de pays, l’État vient au secours des promoteurs. Le refinancement de leur dette (avec une ligne budgétaire spéciale de trois milliards d’euros) est soumise à la cession à bail des logements non vendus. Un cadre juridique, avec un régime fiscal favorable, a été créé pour des fonds d’investissement destinés à la location de biens immobiliers. Le gouvernement a enfin annoncé le rachat de foncier aux promoteurs dans les quatre ans à venir pour y construire entre 15 000 et 20 000 logements aidés. Comme au Royaume-Uni et en France, la construction de logement social suit ainsi une courbe contracyclique : après l’avoir laissé décélérer pendant la période d’expansion, celle-ci est relancée dans le cadre des politiques de sortie de crise.Au-delà de ces mesures, somme toute assez limitées, c’est l’ensemble du modèle de développement urbain que l’Espagne devra repenser. Le modèle productiviste (« développementiste », dans la terminologie espagnole), né sous Franco à la fin des années 1950 et remis en cause dans les années 1980, a trouvé une nouvelle expression dans les années 1990. Libéré cette fois de la tutelle de l’État, de la programmation et de la planification publiques, il reposait sur une initiative privée faiblement régulée par un cadre juridique lâche, sous-utilisé et souvent non respecté. Il a alors donné lieu à une urbanisation à la fois massive, diffuse et discontinue extrêmement coûteuse en termes écologiques et économiques pour la collectivité et il a permis une inflation spéculative qui pèse sur l’économie espagnole, sur le pouvoir d’achat des ménages et accentue les difficultés d’accès au logement des plus modestes. Ce modèle résulte largement d’un choix politique. Le réformer suppose une refonte des législations nationales et régionales en matière d’urbanisme, voire une réorganisation des pouvoirs aux différentes échelles territoriales, qui permettraient de proscrire les mauvaises pratiques généralisées durant la dernière décennie. « Il n’est pas nécessaire de renoncer à faire de la ville pour pouvoir nous loger à des prix raisonnables », déclarait l’architecte et urbaniste madrilène Ramón López de Lucio en 2002 [27]. Il est même probable que ce soit le contraire : en renonçant à faire de la ville, les pouvoirs publics ont participé d’un mouvement inflationniste.

Photo (cc) : Julikeishon
par Charlotte Vorms [12-05-2009]

Notes
[1] L’Urbanización Francisco Hernando, dans la commune de Seseña (province de Tolède), a défrayé la chronique. Voir par exemple Natalia Junquera, « Seseña, capital del fiasco inmobiliario », El País, 7 avril 2008.

[2] José Luis Martín Jiménez, ancien maire socialiste de Seseña de 1999 à 2003, est actuellement poursuivi pour prévarication, subornation et délits fiscaux.

[3] European Mortgage Fund, Hypostat 2007, novembre 2008.

[4] Ángel Bahamonde Magro, El horizonte económico de la burguesía isabelina, Madrid 1858-1868, Editorial de la Universidad Complutense de Madrid, 1981.

[5] C’est le terme utilisé par Julio Rodríguez López, « Los booms inmobiliarios en España. Un análisis de tres períodos », Papeles de Economía Española, nº 109, 2006, p. 76-90.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] C’est l’opinion de Julio Rodríguez.

[9] David Martínez, Tomas Riestra, Ignacio San Martín, « La demanda de vivienda, factores demográficos », Papeles de Economía Española, nº 109, 2006, p. 91-106.

[10] Chiffres du ministère du Logement.

[11] Lorena Mullor, « A Proposal for the Spanish Mortgage and Housing Market », Mortgage Info, nº 1, janvier 2009, p. 1-2.

[12] European Mortgage Fund, 2008, op. cit.

[13] David Martínez et al., 2006, op. cit.

[14] Julio Rodríguez, 2006, op. cit.

[15] Guillermo De la Dehesa, « Los efectos de la burbuja inmobiliaria », El País, 20 novembre 2004.

[16] Banco de España, Informe anual 2002, Madrid, 2003.

[17] José García-Montalvo, « Deconstruyendo la burbuja : expectativas de revalorización y precio de la vivienda en España », Papeles…, 2006, op. cit., p. 44-75.

[18] Jesús Leal Maldonado, « Viviendas vacías : un universo complejo », El Mundo. Suplemento Su vivienda, nº 369, 12 novembre 2004.

[19] European Mortgage Fund, 2008, op. cit.

[20] Études économiques de l’OCDE, n° 1, 2007.

[21] Il s’écoule en moyenne six mois à Barcelone et entre quinze et dix-huit à Madrid entre le lancement de la procédure par le propriétaire et la sentence d’expulsion (Lluís Pellicer, « La morosidad en los alquileres se mantiene baja, entre el 1 % y el 2 % », El País, 4 février 2007).

[22] Sont définies comme « superficies artificielles » les zones urbaines, industrielles, commerciales, de transport, d’extraction minière et les espaces verts artificiels non agricoles.

[23] Ramón Fernández Durán, El tsunami urbanizador, Barcelone, Virus, 2006.

[24] Urbanismo y democracia. Alternativas para evitar la corrupción, Fundación Alternativas, Madrid, 2007.

[25] Ibid.

[26] Ibid.

[27] Ramón López Lucio, « Los precios de la vivienda y el “problema del suelo”. ¿Debemos renunciar a hacer ciudad para poder alojarnos ? », http://www.clubdebatesurbanos.com/Textos/accesvivienda.pdf.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jun 2009 à 22:02
 
Le procureur du tribunal de police numéro deux de Burgos demande 50 jours de peine – amende à dix euros quotidiens ou 25 jours de la prison à sept jeunes, pour des slogans exprimés au cours de leur participation présumée dans une protestation en décembre dernier, contre l’assassinat d’un garçon de 15 ans par la police à Athènes.Le 6 décembre dernier a été assassiné de sang-froid, par la police, Alexandros Grigoropoulos dans le quartier d’Exarchia à Athènes. Ce fait a été la goutte qui a fait déborder le vase en déchaînant une insurrection populaire généralisée dans toute la Grèce avec de multiples manifestations de solidarité au niveau international, une révolte qui se poursuit encore aujourd’hui en montrant comme ennemis principaux l’état et le capital.

Dans beaucoup de villes de l’état espagnol il y a eu des protestations pour exprimer la rage contre cet assassinat. À Burgos l’après-midi du mercredi 10 décembre une protestation s’est déroulée sur la plaza roma traquée et poursuivie par un déploiement de policiers locaux, nationaux, les anti-émeutes et secrets sans précédents depuis les protestations de l’après-midi du 18 août 2005 contre la construction du parking d’Eladio Perlado. Bien que tous les accès de la place avaient été bouclés par la police et les anti-émeutes et des fourgonnettes et les nombreuses identifications à tout jeune qui passait par le lieu finalement ont réussi à se rassembler un groupe de personnes pour exprimer leur rage face à ce nouveau cas d’assassinat par les mains de la police.

À Madrid la répression a emprisonné sept jeunes pendant dix jours pour avoir participer aux protestations dans la capitale où il y a eu des dégradations contre un commissariat.

Devant cette révolte populaire en Grèce et son danger de contagion à d’autres pays, l’état espagnol comme tant d’autres a décidé de réprimer toute menace de protestation avec la police, en criminalisant avec les moyens de désinformation et en imposant des peines disproportionnées aux participants des protestations.

À Burgos cette machinerie répressive a clairement quelques objectifs.
L’un d’eux est de faire peur à tous les adolescents qui se sont présentés à cette manifestation ou ceux qui se promenaient seulement là-bas. Le tribunal pour enfants à ouvert un procès contre tous les jeunes qu’il a pu identifier sur la place et dans les environs, en envoyant la police aux domiciles et en faisant connaître aux parents le procès ouvert contre leurs enfants.

Un autre objectif, selon le procureur est de punir avec la plus forte amende possible ou par défaut avec de la prison les plus personnes plus âgées que la police considère plus actives.

Au-dessus de tout cela la priorité du pouvoir par le biais de ses mercenaires au pistolet est de réduire au maximum toute protestation dans la rue en ces temps de la misère qui nous secouent. Pour cette raison l’augmentation disproportionnée de la police depuis moins d’un an, avec ses comportements tout-puissants et son arrogance transformant la ville en état policier.

Les prévenus sont accusés pour les délits d’injures et de calomnies contre la police avec des slogans comme “la Police assassine” “La police torture et assassine” “la Police en dehors des quartiers”, des slogans entendus dans beaucoup de manifestations et pour lesquels jusqu’à présent personne n’a été inquiété.

Lundi dernier, 25 mai a eu lieu la plaidoirie dans laquelle est demandée 500 euros (50 jours à 10 euros) d’une amende et en cas d’un impayé 25 jours de prison pour chaque personne, ce qui fait un total de 3.500 euros. La sentence sera connue dans les jours suivants

Un jugement-théâtre de mauvaise qualité où le juge et le procureur ont manqué de respect constamment à Alexis après avoir essayé de punir avec le marteau de la loi tous ceux qui crient aux quatre vents la vérité : que la police a assassiné de sang-froid un jeune homme de 15 ans.

Nous ne devons pas nous étonner puisque les acteurs de la chaire sont de vieux inquisiteurs, le procureur, le même que nous avons pu voir dans le jugement contre les protestations du matin du 18 août, quand il a demandé un an et demie de prison contre un voisin impliqué dans la lutte contre le parking pour un coup de pied inexistant contre un policier puisqu’il travaillait, il s’est limité à appuyer la version policière malgré les multiples contradictions multiples et à demander la peine maximale contre les accusés.

Les questions aux inculpés n’étaient pas beaucoup éloignées de celles qu’un tribunal d’exception pourrait formuler, en demandant s’ils appartenaient à un groupe critique envers le pouvoir: est-ce que penser librement est constitutif d’un délit ?

L’un des faits qui ressort consiste en ce que plusieurs des inculpés n’ont pas été identifiés personne n’a montré de carte d’identité, et d’expliquer que c’est la police qui les avaient fichés, en reconnaissant de cette façon l’existence de fichiers de gens en désaccords avec le système en place et qui peuvent sembler dangereux par leurs idées politiques.

Nous devons transformer tout l’engagement que le système utilise pour taire toute protestation en plus de force pour continuer de lutter. S’ils veulent nous faire taire à coups d’amendes et de prison faisons des caisses de résistance, montrons la répression à la société, organisons-nous au travail, dans les écoles, dans la rue contre ceux qui nous exploitent, décident pour nous et qui vivent dans leurs chalets avec piscine […].

L’augmentation de la police dans la ville et son arrogance est une réalité qui ne doit pas nous effrayer, si il en est ainsi, c’est parce qu’ils ont peur que les gens en ces temps de misère prennent conscience de leur situation d’exploité, s’organisent et sortent dans la rue.

Maintenant c’est le moment de sortir dans la rue, d’ouvrir des espaces de réunion, de rencontre et de débat, maintenant est le moment de lutter contre ce qui nous transforme en esclaves.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jun 2009 à 18:25
6.840 € d'amende pour avoir dit que le roi était corrompu
 
 


Edité par T 34 - 07 Apr 2010 à 22:41
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Jun 2009 à 19:18
 
De durs affrontements durs au centre de Vigo. 6eme jour de grève

13.00h : Les grévistes métallurgistes prennent le centre de Vigo et répondent aux charges de la police avec des barricades de feu, des pierres, écrous et vis. En ce moment 1.500 travailleurs se retirent aux environs du chantier naval où les affrontements continuent.

Quatre grévistes et cinq policiers blessés dans les affrontements d’hier. Ils annoncent que la réponse à la violence policière sera aujourd’hui plus ferme.
Actualisation 13.00h : Depuis le début de la matinée les affrontements entre les travailleurs du secteur métallurgique à Vigo et la police se sont succédé dans le centre de la ville de Vigo. Les travailleurs se sont affrontés à la violence policière à une dureté particulière dans la zone de Bouzas.
L’un des premiers affrontements a été enregistré en plein centre, à la Porta do Soleil. Les grévistes provenant des chantiers navals de Teis à cet endroit à d’autres groupes de travailleurs; en profitant que cette zone est temporairement coupée au trafic de voitures par des travaux, ils ont monté une barricade avec les clôtures et tubes des travaux. Le trafic d’autobus urbains et de taxis (les seuls véhicules qui sont autorisés à passer par cette zone pendant les travaux) reste bloqué et plus d’une dizaine d’autobus se trouvent arrêter. Ils se sont retranchés derrière des barricades en plein centre de Vigo ils ont recommencé lancer des pierres et des boules de caoutchouc.

En même temps, un groupe de travailleurs ont essayé d’occuper le Concello de Vigo, bien que la police l’empêchât. Cependant, les travailleurs ont lancé des objets contre les fenêtres du siège municipal et la police a répondu en fermant les accès de peur que plus de grévistes se présentent aux environs.
Dans les parages du chantier naval Barreras ont commencé les plus graves affrontements. Depuis les hauts points de la ville on observe une énorme colonne de fumée provoquée par les barricades montées par les travailleurs qui se sont affrontés de nouveau aux antiémeutes en lançant des pierres et des vis. Cette fois le niveau des affrontements est encore plus grand et des pétards de foire ont été utilisés. Les antiémeutes du Corps National de Police essaient de déloger avec des balles en caoutchouc en ce moment le rassemblement de centaines de métallurgistes dans la zone viguesa de Beiramar, où est situé le chantier naval Barreras, bien que les grévistes continuent dans les zones adjacentes.

Les balles en caoutchouc ne freinent pas le sixième jour de grève des métallurgistes

Les affrontements entre des antiémeutes et les grévistes du secteur métallurgique, qui entament aujourd’hui leur sixième jour de grève par la convention collective, se sont soldés par un total quatre grévistes blessés, la majorité des cas à cause à l’impact de balles de en caoutchouc.
Les syndicats ont confirmé que, par suite des altercations, commencées à la suite de l’intervention policière quand les grévistes restaient pacifiquement rassemblés dans la zone de Praza de América et qui par la suite se sont déplacé aux environs du chantier naval Barreras, un total quatre grévistes ont été blessés, trois d’eux par des balles et l’autre, apparemment, par l’impact d’une massue.
Parmi ces cas, celui qui est d’une plus grande gravité est celui d’un délégué de CC.OO., auquel l’impact d’une balle pourrait avoir provoqué une fracture dans les côtes. Après les premiers soins reçus dans la zone des incidents, cette personne a été déplacée aux urgences de l’Hôpital Meixoeiro de Vigo, où il est toujours en ce moment.
Les travailleurs sont sortis au début de la matinée de leurs centres respectifs de travail – en provoquant à leur passage des arrêts du trafic – et se sont rassemblés à partir de 10.30 heures dans Praza de l’Espagne, d’où ils se sont présentés à Praza de España pour célébrer une assemblée dans laquelle ils ont annoncé la convocation d’une grève indéfinie.
Après les arrêts de trafic qui ont été enregistrées au début de la matinée, les travailleurs sont sortis pour une marche vers la Praza de América où ils sont restés rassemblés à partir d’à peu près l13.00 heures, et jusqu’à l’arrivée de plus d’une dizaine de fourgons policiers.
Ceux-ci ont occupé la rotonde de la place, dans laquelle jusqu’à ce moment se trouvaient les grévistes, qui se sont dispersés en courant vers le centre Commercial les Camélias et les trottoirs et les rues des environs. Ainsi, la situation a été tendue jusqu’à ce qu’il arrivât à y avoir des affrontements dans lesquels les forces de sécurité ont lancé les balles en caoutchouc, et qui se sont reproduites plus tard dans la zone de Biramar, où à été lancé des balles en caoutchouc des fumigènes.

D’avantage de force face à la violence des piquets du patron

Le porte-parole de la CIG, d’Antolín Alcántara, a considéré que le comportement de la Police “est un sujet plus petite” face à la défense de la convention collective; et il a assuré que demain (la journée dans laquelle il y aura aussi une grève) “on essaiera de donner une réponse proportionnelle” à ce qui s’est produit aujourd’hui, en signalant même que « la réponse sera plus grande ».


Amadeu arrête sa grève de la soif, mais la solidarité ne doit pas cesser !

Edité par T 34 - 06 Jun 2009 à 14:56
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jun 2009 à 19:51
Un patron jette un bras d'un travailleur bolivien blessé à la poubelle et continue la production comme si rien ne s'était passé
 
The%20bakery%20worker%20who%20lost%20his%20left%20arm%20in%20an%20accident%20at%20a%20Gandia%20factory%20-%20EFE
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le bolivien Franns Rilles qui travaillait sans contrat pour un salaire de 23€ pour 12 heures de travail dans une entreprise de fabrication de pain a eu son bras arraché par un pétrin le 28 mai dernier. Son chef l'a abandoné à 200 mètres de l'hôpital et a jeté son bras à la poubelle.
 


Edité par T 34 - 10 Jun 2009 à 19:53
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2009 à 18:55
Les syndicats ont annoncé hier une nouvelle grève indéfinie dans le secteur métallurgique de la province de Pontevedra à partir de lundi prochain et de jeudi, d’une manière indépendante et soutenue seulement par les syndicats nationalistes, il y aura une grève générale

En ce qui concerne la grève générale du secteur, prévue jeudi prochain, en principe non appuyée par les CCOO et UGT, un autre porte-parole de CIG Antolín Alcántara a montré son désir à ce que les deux autres syndicats participent de façon unitaire à cette nouvelle grève du secteur métallurgique.

Cette treizième journée de grève partielle a de nouveau fait sortir dans les rues de Vigo, des centaines de travailleurs qui, en deux groupes distincts, sont sorties des chantiers navals et après s’être réunis dans le centre de Vigo ont protesté à nouveau par différentes rues, en coupant le trafic

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Aug 2009 à 23:48

La théorie du complot de la droite espagnole

Madrid . Alors que la crise s’aggrave, le Parti populaire, éclaboussé par les affaires, accuse le gouvernement socialiste d’écoutes illégales.

Les accusations de la droite espagnole n’ont pas fait long feu. La majorité des groupes au Congrès a rejeté, hier, la demande du Parti populaire (PP) de faire comparaître, en urgence, la vice-présidente du gouvernement socialiste, Maria Teresa Fernandez de la Vega, le ministre de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, et le procureur général de l’État, Candido Conde-Pumpido, sommés d’expliquer la « persécution » politique dont s’estiment victimes les conservateurs.

Dans un entretien accordé récemment à l’agence EFE, la secrétaire générale du PP, Maria Dolores de Cospedal, avait donné le ton, en déclarant que des « hauts dirigeants du PP » faisaient l’objet « d’écoutes téléphoniques illégales ». Ce « PPgate » serait, à en croire la numéro 2 de la droite, l’oeuvre du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero et de son parti, le PSOE, qui chercheraient à « corrompre les institutions, le ministère public, la police judiciaire, les services du ministère de l’Intérieur ainsi que le service de renseignements » pour « en finir » avec eux. Mais sans avancer la moindre preuve.

« Inventions, embûches et mensonges », a rétorqué le porte-parole du PSOE au Congrès, José Antonio Alonso. « Délires », a-t-on pu entendre ces derniers jours sur les autres bancs des Cortes. Plus prudent mais tout aussi sceptique, le parti régionaliste Nabaï a néanmoins demandé des explications sur une éventuelle utilisation des services d’information, en rappelant que la pratique des écoutes téléphoniques a existé, par le passé, notamment pour surveiller les formations basques.

En évitant (pour l’instant) de porter l’affaire devant les tribunaux, comme l’y invitent les socialistes, les conservateurs alimentent une polémique contre-productive. Leur théorie du complot ressemble davantage à une échappatoire aux scandales qui les éclaboussent : espionnage interne entre barons, affaires de corruption financière et autres pots-de-vin…. Ce feuilleton judiciaire agite depuis des mois la vie politique, et singulièrement les colonnes d’El Pais (organe non officiel mais très affiché du PSOE), accusé d’ailleurs par le PP d’être de l’entreprise de déstabilisation pour avoir publié des « fuites » sur des dossiers en cours d’instruction.

Et pendant ce combat de boue, le pays continue sa plongée dans la crise avec plus de quatre millions de chômeurs et une récession inquiétante. À moins que ces agitations servent de diversion, aux uns et aux autres, faute de réponse à l’inquiétude des foyers espagnols.

Cathy Ceïbe


Un documentaire en espagnol en hommage a Carlos Javier Palomino, jeune antifasciste espagnol, on y voit comment le fascisme est toléré/soutenu en Espagne et l'antifascisme réprimé.
 


Edité par T 34 - 11 Sep 2009 à 15:14
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Sep 2009 à 15:41

L’avortement obtenu au forceps

Un projet de loi permettant la légalisation de l’IVG a été adopté.

Le Conseil des ministres espagnol a ouvert, samedi, la voie à la modification de la norme de 1985 qui régit les conditions d’avortement. Alors que celui-ci n’était que dépénalisé, le projet de loi présenté par le gouvernement et qui sera soumis au Parlement permettra une véritable légalisation du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). La droite, ainsi que l’Église, opposées à la sortie de l’avortement du Code pénal ont convoqué une manifestation pour le 17 octobre.

Selon le projet de loi, les femmes auront le choix de mettre fin à leur grossesse dans un délai de quatorze semaines. Cela concerne aussi les mineures de seize et dix-sept ans, qui pourront avorter sans autorisation parentale. De manière exceptionnelle, l’IVG sera autorisée jusqu’à vingt-deux semaines en cas de « risque pour la vie et la santé » de la mère ou « de graves anomalies du foetus ».

La dépénalisation de 1985 n’offrait pas de cadre juridique fiable. Ainsi, en 2007 et 2008, les opposants à l’avortement étaient parvenus à faire procéder à des arrestations. Certaines cliniques avaient été fermées temporairement, embarrassant un gouvernement pourtant favorable à l’IVG. Face à ce flou législatif, et devant les hésitations socialistes, Izquierda Unida (coalition écolo-communiste) avait présenté en ce début d’année la première proposition de loi sur les délais d’avortement, afin de reconnaître « le droit inaliénable de la femme à décider sur sa maternité ».

Gaël De Santis

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Oct 2009 à 17:12

Les « pro vida » mobilisés à Madrid

La campagne contre le projet de loi sur l’IVG débattu en novembre par le Parlement, organisée par la droite et l’épiscopat espagnol tourne au bras de fer politique

Soutenues par l’Église et la droite espagnole, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Madrid contre le projet de libéralisation de l’avortement du gouvernement socialiste Zapatero. Selon les organisateurs, une quarantaine d’organisations pro vida (en faveur de la vie), ils étaient plus d’un million à battre le pavé de la capitale, chiffre remis en cause par la presse dominicale. Les quotidiens El Mundo et El Pais affirmaient certes que cette marche était l’« une des plus importantes organisées pendant un mandat de José Luis Rodriguez Zapatero », mais qu’environ 250 000 personnes y participaient. Le projet de loi, approuvé le 26 septembre par le gouvernement et qui sera débattu en novembre par le Parlement, s’inspire de la législation en vigueur dans la plupart des pays européens. S’il est adopté, les femmes vivant en Espagne pourront avorter librement dans un délai de 14 semaines, et de manière exceptionnelle jusqu’à 22 semaines. Actuellement, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol, de malformation du foetus ou de « danger pour la santé physique ou psychique de la mère ». Dans la pratique, ce dernier risque est le motif invoqué par plus de 90 % des femmes. De quoi faire hurler tout ce que l’Espagne compte de réactionnaires dans la mouvance conservatrice alliée à l’épiscopat. L’ancien chef de gouvernement José Maria Aznar, et plusieurs élus de droite, dont la présidente de la région de Madrid, Esperanza Aguirre, étaient présents dans la manifestation. Derrière une grande pancarte proclamant « Chaque vie compte », on a vu défiler des personnes âgées, des familles avec enfants et poussettes, des groupes d’adolescents dont certains portaient des tee-shirts et des drapeaux rouges sur lesquels était écrit « Droit à la vie », mais aussi des religieux. La dépénalisation de 1985 n’offrait pas de cadre juridique fiable. Depuis la fin 2007, les groupes "pro vida" ont multiplié leurs attaques contre l’avortement, avec la complicité d’une partie de la police et de la justice. Ils sont parvenus à créer une insécurité juridique et à faire procéder à des arrestations. Certaines cliniques avaient été fermées temporairement. En dépit du projet, l’inquiétude reste cependant grande en Espagne parmi ceux qui se battent pour le libre choix des femmes. Pour eux, cette nouvelle loi est encore trop timide, car elle ne dit rien sur les conditions dans lesquelles elle pourra être appliquée. Notamment dans les hôpitaux publics où les médecins invoquent « l’objection de conscience » pour refuser de pratiquer l’IVG. Une conscience assez élastique puisque les interventions sont pratiquées à plus de 95 % dans cliniques privées.

DOMINIQUE BARI

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[ETAT ESPAGNOL] 852 prisonniers politiques, des dizaines de milliers de représailles

(source : Amnistiapresos.blogspot 01/12/09, traduction Futur Rouge)

Plus de détenus politiques que jamais

Il est nécessaire de remonter jusqu’à la dictature franquiste pour trouver un chiffre de détenus politiques supérieur à celui qui souffre actuellement d’une réclusion dans les prisons espagnoles et françaises. Après le dernier coup de filet ordonné par le juge de l’Audience Nationale Fernando Grande-Marlaska contre des jeunes indépendantistes basques, on compte 762 prisonniers du Collectif de détenus politiques basques, un chiffre seulement dépassé par les 860 fins 1969. Si nous ajoutons à ceux-ci les 40 détenus politiques appartenant au Collectif de militants pris du SRI, du PCE (r) et des GRAPO (130 en 1979), et les autres 50 détenus politiques anarchistes, djihadistes,, ouvriers, galegos, insoumis fiscaux, antifascistes… en décembre 2009 le chiffre de détenus politiques en Espagne (et en France sur less ordres de Madrid) est de 852 personnes.

La répression de l’État espagnol bat des records avec le plus grand raid le même jour, 34 détenus, et un déploiement supérieur a mille policiers et gendarmes qui ont participé à une opération dans laquelle ont été perquisitionnés des dizaines de logements, de locaux, squats, et cetera.

De plus, ces chiffres sont intimement liés au moment politique que traverse Euskal Herria, marqué sans doute par l’initiative que la gauche basque nationaliste s’est mise en marche dans Altsasu et qu’elle a déclenchée la répression de la part de l’État espagnol avec l’intention d’augmenter la pression sur le mouvement indépendantiste dans un moment clef. Un objectif que des porte-parole accrédités des nationalistes basques ont déjà annoncé qu’il est condamné à l’échec.

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Les Espagnols mobilisés en masse contre la crise et le chômage à Madrid

(source : Euronews 12/12/09)

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce samedi dans la capitale espagnole pour la défense de l’emploi, à l’appel des deux grands syndicats espagnols, l’UGT et la CCOO.
Cayo Lara est le leader de la Gauche Unifiée : “Zapatero doit se rendre compte que l’Espagne n’est pas un pays merveilleux, qu’il vit dans un pays qui a beaucoup de problèmes et qu’il n’a pas trouvé le bon moyen de sortir de la crise. Il doit prendre des mesures de gauche”. “Nous devons nous unir pour défendre nos droits, explique ce salarié de General Motors. Nous ne devons pas sortir perdants de cette crise, comme cela est arrivé tant de fois auparavant”. A l’heure où l’Espagne affiche un taux de chômage de près de 18%, le gouvernement a annoncé son intention de réformer le marché du travail en s’inspirant de la flexibilité du modèle allemand. Les grandes fédérations syndicales espagnoles veulent se trouver en position de force quand reprendra début 2010 le dialogue social avec les entreprises, avec pour objectif la conclusion en avril d’un accord pluriannuel.
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[ETAT ESPAGNOL] LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES COMMUNISTES ET ANTIFASCISTES

LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES COMMUNISTES, SOLIDAIRES ET ANTIFASCISTES à la date du 17 Décembre 2009

Prison/ Nom/ année de détention/voisin/E de:

PRISIÓN DE MADRID II (Meco)
28805 ALCALA DE HENARES (Madrid)
-Manuel Pérez Martínez 2000 1 noviembre Madrid

PRISION DE HERRERA DE LA MANCHA
a.c. 77, 13200 MANZANARES (Ciudad Real)
-Xurxo García Vidal 2007 8 enero Galiza
-Lucio García Blanco 2007 25 Octubre Asturies

PRISIÓN DE A LAMA, 36830 A LAMA (Pontevedra)
-Francisco Javier García Victoria 2007 9 marzo Madrid

PRISION DE VILLANUBLA, 47071 VILLANUBLA (Valladolid)
-Francisco Cela Seoane 2007 29 octubre Galiza

PRISIÓN de BOTAFUEGOS-ALGECIRAS, Ctra. Del Cobre, km. 4.5 11206 ALGECIRAS (Cádiz)
-Israel Clemente López 2007 26 febrero Asturies

PRISIÓN DE JAÉN, Ctra. Bailén-Motril, Km. 28 – 23071 JAÉN
-Santiago David Rodríguez Muñoz 2003 14 de junio León
-Mónica Refoxos Pérez 2003 6 junio Galiza

PRISIÓN DE TEXEIRO-CURTIS, Estrada de Paradelas s/n
15310 CURTIS (A Coruña)
-Jesús Merino del Viejo 2002 17 septiembre Badajoz
-Carmen López Anguita 2007 25 junio Madrid

PRISIÓN DE BRIEVA, a.c. 206 – 05194 AVILA
-María Jesús Romero Vega 1990 26 febrero Sevilla
-Isabel Aparicio Sánchez 2007 2 febrero Madrid
-Arantza Díaz Villar 2006 23 mayo Euskal Herria

PRISIÓN DE VALENCIA II, a.c. 1002 – 46225 PICASSENT (Valencia)
-Encarnación León Lara 1992 2 febrero Sevilla

PRISIÓN DE GRANADA, a.c. 2062 – 18220 ALBOLOTE (Granada)
-Olga Oliveira Alonso 1990 15 marzo Galiza
-Juan Carlos Matas Arroyo 2007 17 mayo Madrid

PRISIÓN DE BADAJOZ, Carretera Olivenza, km. 5 – 06008 Badajoz
-Jesús Cela Seoane 1990 13 diciembre Galiza

PRISIÓN DE FONTCALENT, a.c. 5050 – 03071 Alicante
-Concepción González Rodríguez 1995 14 noviembre Madrid
-Gemma Rodríguez Miguel 2002 11 enero Madrid
*José Ortín Martínez 1995 14 septiembre Madrid ¡¡EXTERMINADO!! (21/3/09)

PRISIÓN DE PUERTO DE SANTA MARÍA I, a.c. 555
11500 Puerto de Santa María (Cádiz)
-Laureano Ortega Ortega 1992 7 febrero Euskal Herria
-Juan García Martín 2006 13 octubre Andalucía
-Miguel Ángel Bergado Martínez 1981 – Burgos

PRISIÓN DE MADRID I (Meco Mujeres)
28805 ALCALA DE HENARES (Madrid)
-Victoria Gómez Méndez 2000 7 septiembre Galiza

PRISIÓN DE SEVILLA, Carretera Torreblanca Mairena del Alcor, km.3.
Apartado 7113/23 – 41071 Sevilla
-Xaime Simón Quintela 1985 22 junio Galiza
-Enrique Kuadra Etxeandia 1995 9 junio Euskal Herria

PRISIÓN MORÓN DE LA FRONTERA
Paraje las Mezquitillas. SE- 451 Km . 5,5
41530 Morón de la Frontera (Sevilla)
-Marcos Martín Ponce 2002 8 julio Madrid

C.P. LA MORALEJA, Crta Local P-120 – 34210 DUEÑAS (Palencia)
-David Garaboa Bonillo 2005 23 junio Galiza
-María José Baños Andujar 2002 11 noviembre Galiza

PRISIÓN DE VILLABONA, Finca Tabladillo Alto – 33271 Asturies
-Carmen Cayetano Navarro 2006 19 septiembre Galiza

PRISIÓN DE ZARAGOZA, Carretera Nacional 338, km . 539
50800 ZUERA (Zaragoza)
-Iolanda Fernández Caparrós 2002 7 diciembre Galiza

PRISIÓN DE ALICANTE II, Carretera Nacional 330 km . 66
03400 VILLENA (Alicante)
-Israel Torralba Blanco 2006 24 octubre Madrid
-Aurora Cayetano Navarro 2002 19 febrero Galiza

PRISIÓN DEL ACEBUCHE, Ctra. Cuevas de los Úbeda 04071 ALMERÍA
-María Ángeles Ruiz Villa 2002 25 febrero Madrid

PRISIÓN DE MANSILLA, Finca de Villahierro
24210 MANSILLA DE LAS MULAS (León)
-Ignacio Varela Gómez 2003 12 enero Galiza

PRISIÓN DE Madrid VI – Aranjuez.
Carretera Nacional 400, Kilómetro 28. A .c. 210 – 28300 ARANJUEZ (Madrid)
-Manuel Ramón Arango Riego 2007 12 diciembre León

PRISIÓN DE CÓRDOBA, a.c. 479 – 14007 Córdoba
-Carmen Muñoz Martínez 2002 20 enero Madrid
-Leoncio Calcerrada Fornielles 2002 9 octubre Madrid

Et EN “LIBERTE” PROVISOIRE
-Fernando Hierro Chomón
-José Luis Elipe López
-Fina García Aranburu
-Xoaquin Garrido González
-Isabel LLaquet Baldellou
-Carlos Cela Seoane
-Fernando Rodríguez Blanco
-Xoxe Luis Fernández González -enfermo crónico-
-Erlantz Cantabrana Berrio -enfermo crónico-
-Juan Manuel Olarieta Alberdi
-Antonio Lago Iglesias
-Iñaki Kuadra Etxeandia -enfermo muy grave-
-Mercedes Herranz Arcones -enferma muy grave-
-Juan Manuel Pérez Hernández –enfermo irrecuperable-

SOCORRO ROJO INTERNACIONAL: (Secours Rouge International)

-Madrid: Apdo. 15.220 MADRID – 28080
-Araba: Apdo. 3.205 VITORIA – 01080 sripresos@yahoo.es
-Bizkaia: ferro0@hotmail.com
-Pontevedra: Apdo. 3276 VIGO – 36080 srixxi@yahoo.es
-A Coruña: corunyasri@hotmail.com
-Córdoba: Apdo. 2125 CORDOBA – 14080 socorrorojointer@yahoo.es
-Sevilla: csrisev@yahoo.es
-Barcelona: Apdo. 9322 BARCELONA-08080 sricatalunya@yahoo.es
-León: Apdo. 173 PONFERRADA – 24400 sribierzo@hotmail.com
-Cáceres: sricaceres@hotmail.com
-Italia: socorrorojoitalia@hotmail.com
.

Socorro Rojo Internacional lutte pour:

- l’Amnistie totale pour tous les prisonniers politiques.
- Pour une République Populaire.
- Le Droit à l’autodétermination et l’indépendance des nations opprimées.
- L’abrogation de toutes les lois les fascistes et anti-ouvrières.
- Une véritable Mémoire Historique révolutionnaire.
- Le Boycott actif et politique de ceux qui s’autoproclament «démocrates», et répriment la démocratie populaire et ses réalisations dans la lutte..

Voir l’image en plus grand : http://4.bp.blogspot.com/_iVteuFnE5aE/SyqMZUcyReI/AAAAAAAABRA/7iAvHlHdDrI/s1600-h/CALENDARIO+P.P.+Morado+2010+A3+210×297mm.jpg

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Dec 2009 à 15:50
Un groupe de jeunes [….] a pris d’assaut samedi après-midi un supermarché de la plaza Llucmajor Barcelone en Nou Barris, et ont distribué de la nourriture parmi les habitants du quartiers. Cette action a été organisée par l’Assemblée des Chômeurs de Barcelone, et était destinée à protester contre la crise économique et l’insécurité de l’emploi.

Vers six heures, selon le quotidien “El Pais”, une dizaines de jeunes sont entrés dans le supermarché Caprabo-Eroski de la place Llucmajor et ont rempli une dizaine de charriots avec des produits de première necessité tels que du riz, saucisses, conserves et produits ménagers . Ils sont passés par la caisse et au moment de payer ils ont annoncé qu’ils ne le ferait pas.

La confusion a grandit quand les jeunes ont tout de suite répartie tout ce qu’ils avaient pris entre les voisins, précédemment appelée avec deux haut-parleurs dans la rue. Quelques personnes ont profité de cette situation pour sortir sans payer avec leurs achats.

L’arrivée de la police a mis fin à l’action, laisser aller les jeunes, et donc le supermarché a put revenir à la normale. Tous les faits ont été enregistrés par les caméras de sécurité de l’établissement.

“Exproprier un supermarché pour distribuer ce que nous produisons, entre tous, parce que nous sommes contre un système qui nous vole tous les jours avec des contrats précaires, des hypothèques, les prêts abusifs, etc», a expliqué les tracts distribués par le Conseil des Chômeurs de Barcelone-qui parmi d’autres actions a pris d’assaut la Bourse de Barcelone, par exemple – intitulé ‘Plein de paniers-cadeaux 2009 ».

Par la suite les jeunes sont allés dans le centre de Barcelone répéter l’action dans un autre supermarché, mais la présence de policiers en civil les à décourager.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jan 2010 à 19:01
 
(source : Amnistiaspresos.org 09/01/2010, traduction Futur Rouge)
 
Le doyen des juges de l’ Audiencia Nacional Ismael Moreno a refusé de se saisir de l’enqueête sur les groupes. Le juge n’a pas accepté le dessaisissement posés par un juge de Pampelune pour que l’Audencia Nacional se charge de la procédure ouverte à l’encontre de cinq nazis arrêtés en Navarre et Saragosse à la fin Octobre, qui et qui formait le groupe terroriste armé “Phalange et Tradition”.

Quelques semaines avant ces arrestations, le procureur en chef de l’Audiencia, Javier Zaragoza, a annoncé qu’il avait l’approbation du procureur général pour entreprendre ce type d’investigations. Zaragoza a considéré que les objectifs du groupe néo-nazis faisaient parties et devaient être poursuivies selon la loi anti-terroriste du Code pénal, qui prévoi et la compétence de l’Audiencia Nacional. Jusqu’à présent, c’étaient les tribunaux ordinaires qui étaient chargés de ces affaires.

La première occasion s’est présentée le 23 octobre, quand la police a arrêté dans l’opération Chimère cinq membres de la Falange y Tradición. Le groupe avait revendiqué dans un communiqué de nombreuses attaques et des menaces contre des nationalistes basques et des personnes associées à la mémoire nationaliste et historique, dont le placement d’engins incendiaires artisanaux qui avait endommager des bâtiments publics, et deux menaces de mort, écrites envoyées avec des balles.

Les terroristes fascistes qui sont en détention provisoire, sont accusés de complot, menaces, possession illégale d’armes ou d’objets interdits, de bande armée illicite….

(L’Audiencia Nacional avait interdit la récente manifestation en soutiens des prisonniers politiques basques.. Apparament cette cours est plus favorable à la « chasse » aux nationalistes basques qu’à celle des fascistes et des nazis…NDLR)

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