Forum Unité Communiste Page d'accueil
  Sujets actifs Sujets actifs
  FAQ FAQ  Rechercher dans le Forum   Calendrier   Inscription Inscription  Connexion Connexion
Accueil Forum Accueil Forum > Pour s'informer, notre sélection d'articles > International

Espagne

 Répondre Répondre Page  <1 22232425>
Auteur
Message
  Sujet Recherche Sujet Recherche  Options des sujets Options des sujets
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Jun 2013 à 19:57

Lionel Messi mis en examen pour soupçon de fraude fiscale

Le quadruple Ballon d'or et footballeur prodige du FC Barcelone a été mis en examen par la justice espagnole, il est soupconné, avec son père, de fraude fiscale à hauteur de 4 millions d'euros de 2007 à 2009.

Le parquet provincial de Barcelone a annoncé ce jeudi la mis en examen de l'attaquant vedette de FC Barcelone et de l'équipe nationale argentine, soupconné avec celui qui gère ses affaires, son père Jorge, d'avoir détourné plus de quatre millions d'euros. Le footballeur argentin est accusé, selon le fisc espagnol d'avoir, "simulé la cession de ses droits d'image à des sociétés écrans basées dans des paradis fiscaux". Lionel Messi et son père devront comparaître devant le tribunal le 17 septembre prochain pour répondre à ces accusations. 

Cette convocation fait suite à la procédure engagée le 12 juin par le pôle financier du parquet de Barcelone contre Messi et son père, Jorge Horacio Messi, devant le tribunal de Gava, ville proche de Barcelone, dans le nord-est de l'Espagne, où vit le joueur. "La juge a accepté aujourd'hui de donner suite à cette plainte et a convoqué Messi et son père pour le 17 septembre", a déclaré jeudi à l'AFP José Miguel Company, le porte-parole du parquet provincial. "Ils sont à présent mis en examen", a-t-il ajouté.

Le parquet avait expliqué dans sa plainte qu'il soupçonnait les deux hommes de "trois délits présumés contre le fisc (...) concernant les impôts sur le revenu des exercices 2007, 2008 et 2009" à hauteur respectivement de 1,06 million, 1,58 million et 1,53 million d'euros. Lionel Messi est le 10e sportif le mieux payé de la planète, selon un récent classement: à 25 ans, il touche en effet un peu plus de 30 millions d’euros annuels, dont la moitié sur des contrats pub.

En 1957 Life titrai : Le candidat de Franco au trône d'Espagne.
 
 

 


Edité par T 34 - 20 Jun 2013 à 22:23
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jun 2013 à 19:47

Espagne : l’austérité tue l’éducation

La prestigieuse université Complutense de Madrid (UCM) est aux abois. Comme tous les établissements d’enseignement en Espagne soumis depuis quatre ans aux plans d’ajustements structurels, les décriés « recortes ». Dans son édition datée du 17 juin, le quotidien El Pais dresse un constat accablant : près de 30 000 étudiants pourraient être exclus de leurs universités pour impayés de frais d’inscription. « Des milliers d’étudiants se sont retrouvés hors circuit en raison de la hausse des droits d’inscription, qui peut atteindre, pour certaines filières, 50 % », explique Jon, étudiant en lettres et civilisation arabe à l’UCM, tandis que le nombre d’allocataires de bourses a été réduit (un sur cinq). Salarié, comme la plupart de ses voisins d’amphithéâtre, Jon a dû débourser cette année 1 500 euros, contre 700 euros l’an passé. Et les enseignants sont soumis au même régime. « Après une baisse de 15 % des salaires, les directions des universités font pression pour que nous acceptions de nouvelles diminutions », déclare Carmen Rodriguez, salariée de la prestigieuse université madrilène. « La situation d’asphyxie budgétaire pousse les rectorats à faire appel aux entreprises privées. On le sait, l’éducation était la dernière corde rentable qui manquait à leur arc », affirme-t-elle. Comme si le désengagement financier de l’État ne suffisait pas, le ministre de l’Éducation, José Ignacio Wert, le plus impopulaire des ministres, a pondu une très controversée réforme qui a conduit les lycées, les LEP et les facs à se déclarer en grève. « Cette réforme vise à restructurer le système éducatif afin de servir les objectifs et les intérêts des entreprises privées », précise Jon. Elle remet en cause le bilinguisme, réimpose la religion, supprime l’équivalent du bac. Désormais, chaque université pourra créer ses « standards d’admission », remettant en cause l’universalité d’accès à l’éducation.

30 000 étudiants sont menacés d’exclusion en raison de l’augmentation des frais d’inscription.

Cathy Ceïbe



Edité par T 34 - 24 Jun 2013 à 20:49
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Jun 2013 à 22:44

En Espagne, l’exigence d’une régénération démocratique grandit

Par Jean Ortiz, professeur à l’université de Pau.

L’Espagne est pillée, vampirisée par la troïka. La brutalité de cette violence de classe FMI, BCE, CE fait le malheur de tout un peuple, et le bonheur du capital (la part des revenus du travail dans le produit intérieur brut du pays a diminué en 2012 de 5,2 %, et celle du capital a augmenté de 3,6 %). Nous rentrons d’Andalousie (37 % de chômage). La « contre-révolution » menée par le néofranquiste Parti populaire à coups de « recortes » (amputations budgétaires, salariales, etc.) provoque une véritable involution de civilisation. 57 % des jeunes au chômage, 6 millions de chômeurs au total, soit 30 % de la population active, 415 117 « desahucios » (saisies-expulsions de leur logement, par les banques, de familles prises à la gorge par l’éclatement de la « bulle immobilière »), 
5 000 000 de logements vides… Cette crise totale secoue toutes les institutions, le système électoral, le pacte de la « transition », et la monarchie elle-même ; les médias internationaux et nationaux s’inquiètent désormais de la dégradation de l’image de la maison royale à la suite des nombreux scandales qui l’impliquent. Un secteur de la droite suggère l’abdication du monarque… Des voix de plus en plus nombreuses exigent que la transparence soit appliquée aux comptes et au fonctionnement de la maison royale. Le 8 avril, M. Rajoy a adressé un message de soutien au roi, et le PSOE reste, quant à lui, le parti le plus monarchiste ! L’Espagne se « républicanise », entend-on. Le débat monarchie ou république est ouvert.

Dans les rues de Madrid et de la plupart des grandes villes, des « marées » de toutes les couleurs envahissent les artères principales, sans refluer depuis des mois. Le 12 mai, la « marée verte » des personnels de l’enseignement a paralysé par une grève générale tout l’enseignement (72 % de grévistes). Le mouvement social s’exprime par une multitude de « plates-formes », de réseaux sociaux, coordinations, collectifs, actions syndicales… Le dimanche 12 mai, le mouvement des Indignés (M-15), le plus important mouvement social depuis la transition, a fêté dans les rues son deuxième anniversaire. Il est devenu moins massif, plus éclaté en fronts différents, mais il a gagné en maturité et en prise avec la réalité. Souterrainement, il a essaimé et porte aujourd’hui des slogans comme : « Oui, c’est possible ! », « Escrache au système » (les « escraches » sont des actions de répudiation contre les banquiers, les politiciens libéraux, menées par les victimes des expulsions, entre autres). Tous les groupes s’accordent sur la critique et le refus du système, mais restent sectorialisés, divisés quant aux solutions.

Le Parti socialiste, de plus en plus discrédité, n’affronte pas véritablement le gouvernement (mais peut-il le faire alors qu’il en partage les orientations principales ?) et envisage même un pacte « antichômage » avec le gouvernement, que le roi appelle de ses vœux. La coalition Izquierda Unida (IU) est donnée dans les sondages à 18 %, talonnant presque désormais le PSOE. L’ancien leader communiste d’IU, Julio Anguita, dans le livre Conversations sur la IIIe République, considère que, malgré l’atomisation des groupes, ceux-ci « peuvent se transformer en la référence mobilisatrice de la majorité sociale ». Julio Anguita travaille à la constitution du « front civique. Nous sommes la majorité » (Somos mayoría), et appelle à la « désobéissance civile intégrale ». Ce front cherche à réduire les divergences et se veut catalyseur d’un contre-pouvoir qui devienne « alternative éthique et légale » de l’État. Des leaders issus du mouvement des Indignés (Público.es 12 mai 2013) constatent que les manifestations de rue ne suffisent pas, même si elles écrivent de nouvelles règles du jeu et participent d’un « processus dé-constituant ». L’exigence d’une régénération démocratique par un processus constituant, qui s’appuie sur un programme élaboré « en bas » par le peuple, ne cesse de grandir. La Constitution actuelle est en déphasage total avec les besoins du pays et les aspirations du mouvement social. Par exemple, l’article 135 garantit le paiement de la dette bancaire privée sur fonds publics ; l’article 8 attribue à l’armée la défense de « l’unité nationale », dans un pays plurinational ; l’article 38 sacralise la « libre entreprise »…

Ce bouillonnement protestataire et alternatif porte en lui des contradictions, des tensions, des affrontements, mais la méfiance par rapport à la « politique » a reculé, les militants communistes et d’IU, très impliqués, sont mieux acceptés, et nombreux sont ceux qui réclament la création d’espaces de convergence, de construction commune, et la nécessité de traduire la colère de façon plus politique. 
Le mouvement Alternatives d’en bas a organisé le 11 juin une Journée de convergence et de réflexion, à Madrid. Cette rencontre a rassemblé des dizaines de collectifs, d’associations et d’organisations politiques, qui œuvrent à un « changement de modèle politique, social et économique ». Les participants ont envisagé la possibilité de constituer un « front électoral ». La question de la participation aux élections n’est désormais plus un tabou au sein du mouvement des Indignés. L’un des ateliers a réfléchi sur la confluence entre les partis politiques et les mouvements sociaux. Les participants ont convenus de se retrouver en octobre.

Jean Ortiz



Edité par T 34 - 26 Jun 2013 à 01:05
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2013 à 11:17
Pire que la CFDT
 

fidalgo-633x458-1-300x217.jpg 

En Espagne, un représentant des Commissions ouvrières (CC.OO) vote la Réforme des retraites de la droite !



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

(Légende de la photo: une conférence du think tank du PP où l'ancien premier ministre José Maria Aznar accueille l'ancien secrétairre-général des Commissions ouvrières José Maria Fidalgo)

Jusqu'où iront les Commissions ouvrières (CC.OO) dans sa dérive vers la « concertation sociale », autrement dit la collaboration dans les contre-réformes de casse du système de Sécurité sociale et du Code du Travail, promus tantôt par la droite tantôt par le PS ?

La nouvelle a produit le désarroi dans les bases syndicales des CC.OO, le syndicat historiquement sur des positions de classe, proche des communistes : son représentant dans le « Conseil des sages » destiné à préparer la nouvelle Réforme des retraites a voté pour le projet de droite.

Parmi les dix votes positifs de ce « Conseil des sages », neuf correspondent à des experts appointés par les banques et les assurances privées, ajouté à Migel Angel Garcia, professeur d'économie à l'Université de Madrid et directeur du Cabinet d'études économiques des CC.OO.

Le malaise, c'est que deux voix ont exprimé une position critique : M.José Luis Tortuero, spécialiste du droit du travail, membre du PSOE, s'est abstenu, tandis que M.Santos Ruesga, représentant de l'UGT, le syndicat réformiste proche du PSOE, s'est opposé.

Car la Réforme des retraites, préparée par la droite, s'attaque au point le plus sensible pour les retraités espagnols, jusqu'ici moins touchés que les salariés : la baisse directe du montant des retraites.

Le projet du gouvernement de droite : baisser le montant des retraites en les désindexant des prix

Deux ans après la réforme des retraites du PSOE, qui a notamment fait passer avec les syndicats l'âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans, le Parti populaire (droite) s'attaque désormais au montant même des pensions, actuelles et futures.

Au nom de la dite « durabilité » des pensions, le gouvernement avance, sur proposition de l'Union européenne, l'allongement de la durée de cotisations (de 35 à 37 ans), du calcul des années pour le montant de la pension (25 ans).

Enfin, surtout le gouvernement prévoit la désindexation des retraites sur les prix, qui permet jusqu'à présent – tout du moins officiellement, au vu de la sous-estimation du taux d'inflation – de limiter la perte de pouvoir d'achat.

Or, la réforme prévoirait la ré-évaluation des retraites en fonction de la conjoncture économique, des rentrées du système ainsi que d'un « taux d'équité inter-générationnelle » qui indexerait, à la baisse, le montant des retraites sur la hausse supposée de l'espérance de vie.

L' « aile-droite » économiste du syndicat pousse pour la Réforme de la droite, la direction s'accroche … à la contre-réforme socialiste de 2011 !

Dans le syndicat des CC.OO, l' « aile-droite » organisée autour des économistes du syndicat pousse désormais ouvertement en faveur des contre-réformes proposées par la droite, le Parti populaire (PP).

Un courant organisé autour de l'ancien secrétaire-général des Commissions ouvrières, de 2000 à 2008, José Maria Fidalgo, lui-même très proche de la droite, ami d'Aznar et participant régulier aux conférences du think tank libéral proche du PP, « Fondations pour l'analyse et les études sociales ».

Fidalgo a continué la dérive réformiste déjà entamée par Antonio Gutierrez dès la fin des années 1980, la transformation du syndicat de classe en un syndicat de collaboration sociale, au nom du « dialogue social » et de l'intégration européenne. Les CC.OO adhèrent à la CES en 1988.

Dans les années 2000, sous la direction de Fidalgo, les CC.OO ont avalé toutes les couleuvres des réformes libérales, d'Aznar à Zapatero : contre-réforme des retraites mais aussi casse du Code du travai, privatisation des services régionalisés ou remise en cause des allocations sociales.

L'existence de ce courant droitier, lié au Parti populaire, n'a pas de mal à faire passer la direction actuelle, et le secrétaire-général Ignacio Fernandez Toxo comme plus « à gauche ».

Or, ce courant « centriste » est lui aussi partisan du dialogue social et tout aussi engagé dans le soutien critique aux réformes promues par les gouvernements, plutôt « socialistes ».

Ainsi, Ignacio Fernandez Toxo, sommé de clarifier la position du syndicat, a déclaré qu'à titre personnel « il n'était pas forcément favorable à une nouvelle réforme », se déclarant « satisfait de l'accord conclu en 2011 avec le gouvernement socialiste ».

Le Monsieur Retraite des CC.OO, Carlos Bravo, a déclaré que « la Réforme des retraites doit être le fruit du dialogue social », proposant une Réforme différente mais convergente de celle du pouvoir, refusant toute bataille revendicative autour de l'indexation des retraites sur les prix, ou sur le maintien de la durée de cotisations.

Il convient de rappeler qu'en 2011, les Commissions ouvrières avaient accepté la Réforme de Zapatero, reculant l'âge de départ à 67 ans, en échange d'une maigre compensation : retraite à taux plein à 65 ans pour ceux qui ont cotisé 38 années et demi … soit 4 ans de plus que la durée légale !

Colère des bases syndicales, opposition du « Courant critique »

Un tel alignement sur une contre-réforme de la droite a suscité une vague d'opposition très forte dans les bases du syndicat, contraignant certaines directions fédérales à désavouer la décision du représentant des CC.OO dans le Comité des experts.

De la même façon, le Courant critique (Sector critico) des Commissions ouvrières, représentant l'aile-gauche du syndicat, organisé historiquement depuis les années 1990 pour s'opposer à la dérive réformiste et à la rupture du lien entre Parti communiste et syndicat, a aussi condamné cette décision.

Dans le communiqué publié par le « Secteur critique », il est souligné que le vote positif du représentant des CC.OO« porte un nouveau coup à l'image et à la crédibilité de notre syndicat, face à une position qui n'a été débattue ni rendue publique dans notre organisation ».

Le courant de classe du syndicat appelle « à une position claire et une dénonciation à plus haut niveau du contenu du rapport » ainsi qu'à la « disqualification publique du représentant des CC.OO dans le Comité, si jamais il avait pris cette décision à titre personnel, exigeant que les mesures adéquates soient prises à son égard ».

La direction des Commissions ouvrières (CC.OO) est actuellement un des fers de lance de la Confédération européenne des syndicats, dont Ignacio Fernandez Toxo est le président, organe central de coordination des syndicats sur une ligne réformiste et pro-européenne.

Ces derniers jours, les Commissions ouvrières (CC.OO) ont également apporté tout leur soutien à l' « Alter-sommet » d'Athènes, qui réunit non seulement certains partis, associations de « gauche » aux profils très divers mais surtout une bonne partie des syndicats de la CES, dont la plupart – IG Metall, le TUC anglais, la CGIL italienne – collaborent, directement ou indirectement, à la politique de casse sociale.

Les bouches s’ouvrent dans le syndicat, comme dans le parti en Espagne. Plus que jamais est nécessaire en Espagne la reconquête du syndicat de classe, mais surtout la reconstruction d'un Parti communiste fort, et sur des positions de classe, en mesure d'éviter l'inexorable dérive réformiste du syndicat.



 
Foto:%20Abel%20Echevarría.
 


Edité par T 34 - 29 Jun 2013 à 01:32
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jun 2013 à 16:23

Chomage et football

 

Evolution du chomage et du succès de l'équipe espagnole de foot.
 
 


 


Edité par T 34 - 04 Jul 2013 à 00:39
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jul 2013 à 17:18

La préoccupation en Espagne pour la corruption politique

Madrid, 6 juillet (RHC-PL)-Le Centre de Recherches Sociologiques a révélé à Madrid, la capitale de l'Espagne,que la corruption de la classe politique dans ce pays est revenue en juin à être la seconde plus grande préoccupation pour les Espagnols, dépassée seulement par le chômage.

Dans la liste de problèmes auxquels font face les Espagnols on trouve aussi la situation alarmante en ce qui concerne les coupes sombres effectuées par le gouvernement dans la santé et l'éducation ainsi qu'en matière d'emploi.

 

 


Edité par T 34 - 07 Jul 2013 à 22:07
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jul 2013 à 22:12
Les secrets des fonds suisses de l’ex-trésorier du Parti Populaire espagnol
 
Le parquet genevois a ouvert une enquête sur les fonds détenus en Suisse par Luis Bárcenas, ancien trésorier du Parti Populaire espagnol (PP), soupçonné de corruption. Des documents auxquels a eu accès la RTS montrent que le politicien a pu déposer d’importantes sommes en liquides et administrer une structure offshore depuis Genève.

Luis Bárcenas, ancien sénateur de la région de Cantabrie et ex-trésorier du Parti Populaire espagnol (PP), se trouve actuellement au centre de l'attention médiatique et judiciaire en Espagne, soupçonné d'avoir géré une caisse noire du parti conservateur actuellement au pouvoir en Espagne.

Aux plus hauts de la bourse, en 2007, le politicien espagnol a détenu plus de 30 millions d'euros sur des comptes genevois, respectivement chez Dresdner Bank (intégrée depuis par LGT Bank) et Lombard Odier.

Nombreux dépôts en liquide

Entre 2002 et 2005, Luis Bárcenas a déposé près de 2,5 millions d'euros (3 millions de francs) en liquide sur son compte ouvert chez Dresdner, en quinze visites à Genève et Lugano.

Selon les documents internes de l'établissement, l'ex-trésorier du PP justifiait ces entrées comprises entre 100'000 et 250'000 euros par "des ventes d'art" et "des affaires immobilières", sans produire de justificatifs prouvant la provenance des fonds. (Voir les documents)

En 2005, alors que Luis Bárcenas est récemment élu sénateur de Cantabrie, ses fonds, aussi bien chez Dresdner que chez Lombard Odier, passent subitement sous contrôle d'une fondation panaméenne: Sinequanon.

Fondation offshore administrée depuis Genève

Les documents en mains de la RTS montrent qu'une fiduciaire genevoise, Favona SA, s'est occupée de l’administration de la fondation offshore. A l'origine, Favona SA était la fiduciaire de Darrier Hentsch, établissement qui a fusionné avec Lombard Odier en 2002.

Selon les données du registre du commerce, parmi les quatre membres du conseil d'administration de Favona, trois sont également habilités à signer pour Lombard Odier.

La fondation panaméenne Sinequanon se trouvait elle-même sous contrôle d’une société domiciliée aux Bermudes - Impala Limited - où l'on retrouve comme administrateurs des employés de succursales de Lombard Odier.

Interrogé par un juge espagnol au sujet des raisons de ce montage financier, Ivan Yañez, prête-nom de Luis Bárcenas, a assuré que l'idée venait de l'établissement genevois. "Lombard m'a fait remarquer que la banque aurait été plus tranquille si, avec son nouveau statut de sénateur, il (Luis Bárcenas, ndlr) disposait d'une fondation au lieu de comptes personnels", a-t-il affirmé lors d'une audition dont l'enregistrement a fuité.

Enquête ouverte à Genève

Le parquet genevois a confirmé l'ouverture d'une enquête nationale. "Nous avons la juridiction sur d’éventuels actes de blanchiment d’argent, si les accusations portées contre lui en Espagne s’avèrent fondées", a affirmé le procureur Jean-Bernard Schmid.

"Je conduis mon enquête, pour l’instant j’essaye de déterminer l’étendue des opérations qui ont pu être conduites ici à Genève. Il s’agit de déterminer l’origine des fonds et le pourquoi de certaines opérations", a-t-il rajouté.

Marc Renfer (collaboration Yves Steiner)

 

Financement occulte et corruption

Luis Bárcenas est au coeur d'un scandale qui a jeté le soupçon sur les plus hauts dirigeants du Parti populaire, dont l'actuel chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Fin janvier, une enquête sur la possible existence d'une comptabilité occulte au sein de cette formation a été ouverte.

L'ancien trésorier a été d'autre part inculpé en 2009 dans le cadre de "l'affaire Gürtel", un scandale de corruption qui empoisonne la droite espagnole. Il est poursuivi pour évasion fiscale et interdit de sortie de son pays. 
 

Bárcenas salpica a Rajoy


60% des travailleurs espagnols gagnent moins de 1000 euros.
 
 

El Roto, El País

 


Edité par T 34 - 11 Jul 2013 à 23:44
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Jul 2013 à 17:34

C'est un scandale!

Diego Cañamero Valle, l’insoumis andalou

Le leader du Syndicat andalou des travailleurs a été arrêté pour avoir occupé une propriété terrienne inexploitée.

C’est un Robin des bois. Un vrai justicier des temps modernes. Sa forêt à lui s’appelle l’Andalousie. Diego Cañamero Valle n’est pas un voleur de grands chemins. Cet anti-malandrin est journalier. Avec le Syndicat andalou des travailleurs (SAT) qu’il dirige, il s’attaque aux grandes propriétés terriennes inexploitées. Hier, le tribunal suprême d’Andalousie l’a finalement libéré après dix-huit heures de détention. Diego n’a pas parlé. Il refuse de s’exprimer. Il se considère d’ailleurs comme un insoumis face une justice qui l’a condamné d’avance. Avant même de l’avoir jugé parce qu’il a osé occuper, en 2012, une propriété, las Turquillas, appartenant au ministère de la Défense. Avant, il s’en était pris à celle de Somonte. Avec des centaines d’ouvriers agricoles, Diego Cañamero crie rage comme un chanteur de flamenco. L’Andalousie est la dernière région où le latifundio reste encore la norme, à l’exception des pays de l’Est où l’on privatise la terre à tour de bras. Le paysan est condamné à être un serf. La duchesse d’Alba possède quelque 30 000 hectares et reçoit pour ce signe ostentatoire de richesse la bagatelle de 3 millions d’euros par an de l’Union européenne. Un autre exemple encore : 60 % des terres cultivables sont concentrées entre les mains de 3 % de propriétaires. « Nous revendiquons la terre pour la travailler. Elle a un but social : nous sortirons du sous-développement », rappelle Manolo Rodriguez, du SAT, alors que le chômage bat des records en Andalousie. « L’agriculture a été démantelée au profit de l’agrobusiness, poursuit-il. Les monocultures des multinationales sont un désastre. » Les hommes et les femmes de la région sont condamnés à être des esclaves sans terre à la merci des terratenientes, ces seigneurs possesseurs. « Nous ne voulons pas les titres de propriété des terres, rajoute le syndicaliste. Nous revendiquons la terre pour pouvoir vivre. » Comme Diego, enfermé dans son mutisme. Les intimidations n’ont pas prise sur lui, qui fut détenu par les tricornes de la garde civile au sortir du franquisme en 1977. En 1986, il avait déjà été condamné à un mois et un jour de prison pour avoir participé à une occupation. Dix ans plus tard, il était dénoncé pour injures pour avoir affirmé que la duchesse d’Alba employait illégalement des travailleurs. En 2012 encore, avec Juan Manuel Sanchez Gordillo, le parlementaire andalou d’Izquierda Unida (Gauche unie), il avait procédé à « l’expropriation forcée d’aliments » de la chaîne de supermarchés Mercadona pour dénoncer la folle spéculation des prix des produits de première nécessité. Diego Cañamero est un homme droit et honnête qui découpe les barbelés des grandes propriétés : à « desalambrar » !

Cathy Ceïbe


Une agriculture sans paysans

 
 

L’Union européenne semble s’acharner à faire disparaître la petite paysannerie. C’est ce qu’on peut conclure de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) adopté avant-hier à Bruxelles. Des mesures qui bénéficient, une fois de plus, aux grands propriétaires terriens et à l’agro-industrie au détriment de ceux qui travaillent et protègent la terre.

Un seul chiffre : malgré le fait que, dans l’Etat espagnol, seulement 350.000 personnes sont officiellement recensées comme ayant une activité professionnelle agricole, il y a 910.000 personnes perçoivent des aides agricoles. Qui sont donc ces 560.000 bénéficiaires de subventions qui, n’étant pas paysans, reçoivent tout de même ces sommes ? Le rapport, « Une Politique Agraire Commune pour les 1% », de Vétérinaires Sans Frontières, l’indique clairement. Il s’agit d’entreprises de l’agro-industrie, de grands viticulteurs, des supermarchés et des gros propriétaires. Leurs noms : Pastas Gallo, Nutrexpa, Osborne, Nestlé, Campofrío, Mercadona, la Maison d’Alba, pour ne citer que les plus grands bénéficiaires.

Certes, avec la « nouvelle PAC », des aéroports, des chemins de fer et des terrains de golfe ne recevront plus d’aides « agricoles ». J’imagine que le vol, ou le détournement de fonds, devenait par trop scandaleux. Mais d’autres amis d’Arias Cañete (ministre de l’Agriculture espagnol du gouvernement PP, NdT) continueront à recevoir de fortes subventions. Sa propre épouse, par exemple, Micaela Domecq, propriétaire terrienne andalouse et propriétaire des « Vins Domecq ». On connaît la chanson : ceux qui partagent le gâteau prennent le plus gros morceau.

Comme l’affirme le syndicat agricole COAG dans son analyse et évaluation de la réforme de la PAC : « on cours le risque d’un démantèlement d’un secteur agricole stratégique pour notre économie ». Ce qui n’est pas nouveau, mais avec les mesures actuelles, cela ne fait qu’accélérer les choses. Aujourd’hui, moins de 5% de la population active dans l’Etat espagnol travaille dans l’agriculture, et une partie très significative sont des personnes âgées. Sans doute devrions-nous commencer à nous demander avec quels paramètres se définissent ces deux concepts.

L’agriculture paysanne est une activité en extinction. Chaque année, des milliers de fermes cessent leurs activités. Survivre à la campagne et travailler la terre n’est pas chose facile. Et ce sont ceux les plus grands perdants du modèle actuel de production, de distribution et de consommation des aliments alors qu’ils sont, précisément, ceux qui produisent la nourriture. Selon la COAG, les revenus agraires se situaient en 2007 à 65% des revenus moyens. Leur appauvrissement est clair.

Nous allons vers une agriculture sans paysans. Et si ces derniers disparaissent, aux mains de qui restera notre alimentation ? Je crois que la réponse est claire : aux mains d’une poignée d’entreprises de l’agro-industrie et de la distribution qui contrôlent chacun des maillons de la chaîne alimentaire, des semences jusqu’au produit final. Cargill, Monsanto, Syngenta, Dupont, Procter & Gamble, Nestlé, Kraft, Mercadona, Eroski, Carrefour, Alcampo, El Corte Inglés… sont ceux qui, au final, nous donnent à manger.

Esther Vivas

Source :
http://blogs.publico.es/esther-vivas/2013/06/28/una-agricultura-sin-campesinos/

Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera. http://www.avanti4.be/actualite/article/une-agriculture-sans-paysans

+info : http://esthervivas.com/francais



Edité par T 34 - 15 Jul 2013 à 00:13
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Jul 2013 à 23:58

C'est un scandale!

Les oripeaux du franquisme font honte à l’Espagne

La justice espagnole veut détruire un monument érigé à la mémoire des Brigades internationales.

La justice espagnole est injuste. Ce n’est pas une redondance, c’est un fait. Francisco Franco de Bahamonde, le dictateur, adepte du garrot et chantre de l’assassinat de la République, est mort depuis 1975. Mais il est toujours là. Dans chacune des institutions chargées de ­régir la péninsule, il veille au grain. Et les oripeaux s’y attachent. Le sort du juge Baltasar Garzon, démis de ses fonctions pour avoir justement voulu juger les crimes franquistes et déterrer les 100 000 cadavres qui peuplent encore les paysages de ce pays frère, en est la flagrante démonstration. Mais voyons de plus près.

Depuis 2011, les robes noires du Tribunal suprême de justice de Madrid s’agitent. Non pas contre un système bancaire véreux, ni une spéculation immobilière pourrie qui jette à la rue des centaines de milliers de familles. Pas de sanctions ni de guerre contre les noms de rues et autres places à la gloire des bourreaux tortionnaires à la solde du tyran. Non, ces hommes de loi s’acharnent sur un monument en hommage aux Brigades internationales. Ces 30 000 femmes et hommes, internationalistes jusque dans leurs entrailles, dont près de 10 000 Français, qui, en 1936, ont écrit l’une des plus belles pages de la solidarité internationale. Un précédent fait d’abnégation, eux, ces volontaires de la paix et de la justice, qui ont renoncé aux leurs pour défendre la jeune République et le Front populaire ibère, conscients que le fascisme se déroutait aux portes des oliviers. Qu’importe le mépris, il faut détruire le symbole. Sur le campus de l’université Complutense de Madrid, on peut encore voir les stigmates de la guerre, les impacts de balles, la violence de l’affrontement qui se jouait dans la capitale espagnole. C’est là que son recteur, José Carrillo, a inauguré, il y a deux ans, un monument à leur mémoire, à l’actualité de leur combat. « Contraire au droit », dit la prétendue justice. Le monument a été vandalisé. Et ils pourront même le détruire. Mais la censure ne taira rien. « Nous voulons que l’héritage des Brigades internationales soit transmis aux nouvelles générations », insistait, en 2011 José Carrillo, fils du dirigeant historique du Parti communiste. « Les idéaux des Brigades internationales ne seront jamais oubliés, comme les souffrances du peuple espagnol, même s’il a perdu ladite guerre civile. Le monde démocratique sait que la Seconde Guerre mondiale en était la continuation. » Sur la stèle du monument, le message est fécond : « Vous êtes l’exemple héroïque de la solidarité et de l’universalité de la démocratie. » Dans une adresse au ministre français des ­Affaires étrangères, la sénatrice communiste du Nord Michelle Demessine demande à la République française « d’intercéder auprès du gouvernement espagnol pour que ce monument ne soit pas détruit ». Il ne s’agit pas d’histoire, ni de mémoire, mais de démocratie. Universelle.

Cathy Ceïbe



Edité par T 34 - 15 Jul 2013 à 00:29
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jul 2013 à 19:01

Ça sent le roussi pour Rajoy

Le scandale politico-financier qui entoure l’ex-trésorier du Parti populaire, entendu ce lundi par les juges, se rapproche un peu plus de Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. Alors que l’opposition réclame sa démission, Rajoy a déclaré qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.

La pression monte autour de Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol. Luis Bárcenas, l’ancien trésorier du Parti populaire (PP, droite conservatrice), le parti de Rajoy, a été entendu à huis clos une bonne partie de la journée par le juge Pablo Ruz dans le scandale du financement occulte du PP. Et les informations qu’il détient font trembler toute la droite espagnole. Le quotidien espagnol El Mundo titrait ce matin : « Bárcenas va révéler aujourd’hui au juge Ruz 19 années de comptabilité du PP ». De nombreux membres du PP auraient reçu des compléments de salaire, avec de l’argent issu de la corruption. Selon les agences de presse espagnoles EFE et Europa Press, Bárcenas aurait déclaré au juge avoir remis, en 2010, 25 000 euros en billets de 500 euros à Mariano Rajoy, au pouvoir depuis décembre 2011, et à María Dolores de Cospedal, la secrétaire générale du PP depuis 2008, sans toutefois pouvoir en apporter de preuve.

Démission

Une affaire de fonds secrets qui suscite l’ire des Espagnols, alors que le taux de chômage frôle les 27 % (voire plus de 56 % chez les jeunes) et que les expulsions locatives se multiplient. Alfredo Pérez Rubalcaba, le secrétaire général du PSOE, le parti socialiste espagnol, a réclamé hier la démission de Mariano Rajoy, comme il l’avait déjà fait en février 2013. Mais cette fois, le PSOE a annoncé aussi « rompre toutes relations avec le PP » et a appelé à « une concertation entre les partis d’opposition pour définir une stratégie commune contre le président. » Rubalcaba aurait ainsi rencontré Josep Antoni Duran i Lleida, le porte-parole de CiU, une fédération de partis politiques catalans de centre-droit.

Il en faut plus pour déstabiliser Mariano Rajoy, habile dans l’art de la passe. Droit dans ses bottes, le président du gouvernement espagnol a refusé toute démission. « L’État de droit ne se soumet pas au chantage. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Donald Tusk, son homologue polonais en visite en Espagne. Avant d’ajouter qu’il irait jusqu’au bout de son mandat.

S’il dispose d’une large majorité aux Cortes Generales (le parlement espagnol), le PP souffre d’un soutien désastreux de la part de la population, étranglée par les mesures d’austérité et échaudée par les scandales de corruption. En décembre 2011, le PP bénéficiait de 44 % d’opinions positives avant de s’effondrer à 25 % aujourd’hui.

Échanges de sms

La position de Rajoy reste compliquée à défendre, surtout que le président du gouvernement aurait cherché à étouffer l’affaire. El Mundo a publié dimanche des échanges de sms entre Rajoy et Bárcenas prouvant que les deux hommes sont restés « en contact direct et permanent » depuis le début de l’affaire, en janvier dernier. L’ex-secrétaire général du PP aurait demandé à son trésorier de « nier l’existence de la comptabilité occulte et [des] compléments de salaire ».

Pots-de-vin et corruption

L’audition de Bárcenas, qui a détenu pendant 18 ans les clés du coffre du PP marque un nouveau rebondissement dans une affaire entamée en 2009. Depuis 2009, Luis Bárcenas est le personnage central de l’affaire Gürtel, un scandale politico-financier de grande ampleur : l’ex-trésorier du PP aurait mis en place un système de financement occulte du parti à grands coups de pots-de-vin et de commissions grâce à la bulle immobilière. En 2010, il est contraint à démissionner de son poste de trésorier, qu’il occupait depuis 2008, et de celui de sénateur.

Mais début janvier 2013, le quotidien El Mundo, pourtant proche du PP, révèle que les huiles du PP auraient bénéficié de compléments aux salaires officiels, sans toutefois mouiller Mariano Rajoy. Nouveau coup de semonce fin janvier. El Pais, l’autre grand quotidien espagnol, publie des extraits des « notes de Bárcenas », la comptabilité complète du PP entre 1990 et 2008. Notes qui accusent Rajoy d’avoir perçu des paiements de plus de 25 000 euros par an. Informations que semble avoir confirmé aujourd’hui Luis Bárcenas.

  • Lire aussi :

La droite espagnole contre ses truands en cols blancs

Espagne : le nom de Rajoy au fond de petites « enveloppes »

Le gouvernement Rajoy cherche encore à faire les poches des Espagnols

Benjamin Bultel



Edité par T 34 - 17 Jul 2013 à 00:29
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jul 2013 à 01:00
Corruption et débordements mafieux en Espagne, Rajoy visé
 
 
€L PPadrino - La mafia de España
 
MADRID, lundi 15 juillet 2013 - "Si tu parles, ta femme ira en prison; si tu te tais, [le ministre de la Justice Alberto Ruiz] Gallardon tombera et on annulera le procès"... Ce titre qui barre ce lundi 15 juillet la une d'El Mundo relèverait, selon cet influent quotidien de centre droit, d'un chantage exercé au nom du chef du gouvernement et de la droite, Mariano Rajoy, sur l'ex-trésorier de son Parti Populaire (PP), Luis Barcenas, en prison préventive à Madrid depuis le 27 juin.

M. Barcenas, dont la justice a découvert qu'il aurait eu jusqu'à 48 millions d'euros sur des comptes en Suisse, est poursuivi pour son implication présumée dans une vaste affaire de corruption, baptisée "Gürtel", qui empoisonne la droite depuis 2009. Mais l'ancien trésorier est surtout au centre d'une autre enquête, ouverte fin janvier, sur la possible existence d'une comptabilité occulte au sein du PP, dont auraient profité financièrement plusieurs de ses hauts responsables, dont Mariano Rajoy. Ce dernier avait catégoriquement démenti en février avoir reçu des sommes illégales, malgré la publication par les quotidiens El Mundo et El Pais d'extraits de la comptabilité parallèle le mentionnant.

"Luis Barcenas m'a expliqué que durant au moins ces vingt dernières années, le PP s'est financé de manière illégale, en recevant des donations en espèces de constructeurs et autres chefs d'entreprise qui, à leur tour, obtenaient des adjudications et des contrats des administrations gouvernées par le Parti Populaire", écrivait le 7 juillet le directeur d'El Mundo, Pedro J. Ramirez, dans un compte-rendu de quatre heures d'entretien avec M. Barcenas peu avant son emprisonnement. N'entendant pas tomber seul, l'ex-trésorier serait donc décidé à impliquer un parti et un gouvernement qui l'auraient lâché. Aussi sa comparution ce lundi devant le juge d'instruction, auquel il pourrait remettre de nombreux documents compromettants, est-elle très attendue.

C'est dans ce contexte trouble que, selon El Mundo de ce 15 juillet, deux avocats, Javier Iglesias Redondo au nom du PP et Miguel Duran au nom de Mariano Rajoy, auraient proposé en prison à Luis Barcenas un pacte du silence incluant le chantage "Si tu parles, ta femme ira en prison; si tu te tais, Gallardon tombera et on annulera le procès". Une relève du ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardon viserait à contrôler le ministère public, qui n'a pas freiné les enquêtes en cours. Le supposé pacte garantirait en outre à Luis Barcenas "le respect" du quart de ses avoirs à l'étranger et des garanties quant à la sécurité de son fils.

Si ces révélations d'El Mundo étaient confirmées, cela signifierait que la corruption au plus haut niveau politique en Espagne s'accompagnerait désormais de débordements mafieux.

"Qui a été le Parrain ?"

Le scandale de corruption éclaboussant le Parti populaire au pouvoir en Espagne avait déjà rebondi dimanche avec la publication, toujours par le redouté El Mundo, de conversations par SMS prouvant, selon les socialistes, la "connivence" entre le chef du gouvernement Mariano Rajoy, dont ils ont exigé la démission, et l'ex-trésorier du PP incarcéré.

D'une authenticité reconnue implicitement par le PP, ces messages SMS conservés sur téléphone portable et dont El Mundo a publié des photographies datent de mai 2011 à mars 2013. Ils montrent, selon le journal de centre droit, que "Mariano Rajoy a maintenu un contact direct et permanent" avec Luis Barcenas, "et lui a demandé qu'il nie l'existence de la comptabilité occulte" et les compléments illégaux de salaire octroyés aux dirigeants du PP.

Aux cris de "Voleurs" et "Ici, c'est la caverne d'Ali Baba", plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dimanche soir devant le siège madrilène du PP, relève l'AFP.

"Face à la situation politique insoutenable que traverse l'Espagne, le Parti socialiste se voit obligé d'exiger la démission immédiate du chef du gouvernement Mariano Rajoy", a réagi le secrétaire général des socialistes, Alfredo Perez Rubalcaba, au cours d'une conférence de presse à Madrid, ajoutant que son parti rompait en conséquence "toutes les relations" avec le PP.

Le parti conservateur, qui dispose de la majorité absolue au Congrès des députés depuis les élections de novembre 2011, a jugé, par la voix de son vice-secrétaire Carlos Floriano, "lamentable que Rubalcaba, dans son désespoir, demande des démissions à cause des mensonges d'un délinquant présumé".

"Les SMS publiés sont la preuve matérielle d'une tentative de chantage privé dont Barcenas n'a rien obtenu", a-t-il ajouté. "C'est pour cela qu'il se trouve aujourd'hui en détention provisoire: parce qu'il est soupçonné de certains délits et que personne ne l'a protégé".

Il n'empêche que les révélations à répétition dans les médias sur cette affaire et d'autres cas de corruption accroissent le profond malaise politique et moral d'un pays frappé par un chômage record (27%) et une austérité ultralibérale censée conjurer la crise. "Dans ce film triste, qui a été le Parrain ?" se demandait dimanche Pedro J. Ramirez en réponse au PP qui avait déjà accusé les socialistes de "parrainer un délinquant" en utilisant les révélations de Luis Barcenas.

Selon le dernier sondage de l'institut Metroscopia, paru le 7 juillet dans le journal El Pais, 86 % des Espagnols n'ont pas ou n'ont plus confiance en Mariano Rajoy.
 
 

Rajoy éclaboussé par le scandale

El Mundo révèle sa « connivence » avec Barcenas, l’ex-trésorier de droite emprisonné.

Le quotidien de centre droit, El Mundo, a dévoilé ­dimanche des preuves de la « connivence » entre ­Mariano Rajoy, chef du gouvernement conservateur espagnol, et Luis Barcenas, ex-trésorier du Parti populaire (PP), en détention provisoire pour corruption. Les deux hommes de la formation au pouvoir auraient gardé « un contact direct et permanent », rapporte El Mundo, qui a publié certains de ces SMS. Rajoy « lui a demandé de nier la comptabilité obscure et les primes », indique le journal. « Luis, je comprends. Sois fort. Je t’appelle demain. Je t’embrasse », écrit le chef du gouvernement dans un message daté du 18 janvier 2013, jour où le quotidien avait révélé le scandale des salaires non déclarés. L’argent en question provient d’entreprises privées qui auraient ainsi financé les dirigeants du PP pendant vingt ans. La femme de Barcenas, Rosalia Iglesias, aurait également tenu un rôle dans cette affaire. Selon le journal, l’avocat du PP, Javier Iglesias Redondo, aurait glissé à Barcenas : « Si tu parles, ta femme ira en prison. » Hier, l’ex-trésorier, entendu par les juges, a avoué être l’auteur des manuscrits prouvant l’existence d’une double comptabilité au sein du PP. Sur fond de crise économique et de chômage record, le scandale passe mal. L’opposition de gauche demande la démission immédiate de Rajoy.

Jeanne Froment


Un blog sur l'actualité espagnole avec des playmobil.
 
 

 

La%20Justicia%20es%20ciega%20playmobil
 

Ilove%20Huelga%20General%20playmobil%20iloveclicks

Ilove%20Elefantes%20Juan%20Carlos%20playmobil%20iloveclicks

Ilove%20#12M%20#15M%20playmobil%20iloveclicks

Ilove%20Gordillo%20playmobil%20iloveclicks

Ilove%20Cafetería%20Prado%20playmobil%20iloveclicks

Ilove%20Familia%20Real%20playmobil%20iloveclicks

 
 
 
La mafia : Et pour une petite commission nous vous protégerons de vos ennemi
 
Mais je n'ai pas d'ennemi
 
Croyez moi si vous ne payez pas la commission vous en aurez.
 
Le PP : Nous volons que votre entreprise paye une petite commission au PP pour chaque contrat de travaux publics que vous obtiendrez.
 
Mais je n'ai pas de contrats de travaux publics
 
Si vous payez la commission vous en aurez.

Foto:%20Cristóbal%20Manuel/El%20País.

 


Edité par T 34 - 25 Jul 2013 à 15:36
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jul 2013 à 19:32

La Commission Européenne exige à l'Espagne de faire face au taux élevé de chômage

Bruxelles, 25 juillet, (RHC).- La Commission Européenne a exigé de l'Espagne qu'elle fasse face au taux élevé de chômage dans ce pays, comme conséquence d'une réforme du marché du travail qui a entraîné le licenciement de plus d'un million de personnes.

Le vice président de la Commission Européenne chargé des affaires économiques et monétaires, Olli Rhen a assuré à Bruxelles que pour résoudre cette situation, le gouvernement espagnol doit terminer, avant la fin de ce mois-ci, l'analyse des changements sur le marché du travail réalisés en 2012.

Il a assuré que Madrid doit prêter attention aux jeunes au chômage, aux travailleurs les moins qualifiés, aux personnes âgées et aux travailleurs qui sont au chômage depuis longtemps.



Edité par T 34 - 27 Jul 2013 à 23:34
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jul 2013 à 16:02

L’Espagne endeuillée cherche à comprendre

Au moins 80 personnes ont été tuées, mercredi soir, dans le déraillement d’un train près de Saint-Jacques-de-Compostelle. L’enquête privilégie la thèse d’une vitesse excessive.

Un véritable carnage. Si l’on excepte les attentats terroristes du 11 mars 2004 de Madrid, qui avaient fait plus de 200 morts dans des trains de banlieue, l’Espagne a connu, mercredi soir, sa pire catastrophe ferroviaire depuis 1944.

Selon un bilan encore provisoire, le déraillement d’un train à grande vitesse à proximité de la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle a fait au moins 80 morts et 178 blessés, dont 36 sont dans un état grave. Quasiment aucun passager n’en est sorti indemne.

Le train à grande vitesse Alvia, en provenance de Madrid et à destination de Ferrol (Galice), a raté un virage dangereux en épingle à cheveu, à 20 h 42. Tous les wagons ont quitté la voie. L’un d’eux a même été expulsé à plus de 15 mètres de hauteur avant de retomber sur une butte.

Vingt-quatre heures après le drame, la presse se concentrait sur la responsabilité de l’un des deux conducteurs de train. Le quotidien El Pais a publié une communication radio dans laquelle le conducteur dit rouler à 190 kilomètres/heure, au lieu de 80. « Grande vitesse mortelle », a titré, de son côté, le journal El Mundo, selon lequel « l’excès de vitesse est une des hypothèses qui prédominent ».

Une enquête judiciaire a d’ores et déjà été ouverte contre l’un des conducteurs dont l’identité n’a pas été dévoilée. « Nous ne sommes que des hommes ! Nous ne sommes que des hommes ! J’espère qu’il n’y aura pas de morts parce que je les aurais sur la conscience », aurait déclaré l’un de ces conducteurs, tandis que l’autre aurait dit : « J’ai déraillé, qu’est-ce je peux faire ? qu’est-ce que je peux faire ? » Ils devront expliquer pourquoi ils roulaient aussi vite.

Le président de la compagnie ferroviaire publique Renfe, Julio Gomez-Pomar Rodriguez, s’est très rapidement dédouané. Selon lui, le train « n’a eu aucun problème opérationnel ». Il venait même de passer une révision technique, le matin de la catastrophe. Mais il n’est pas dit qu’il n’aura pas, lui aussi, des comptes à rendre. La sécurité était loin d’être optimale. « Le système de sécurité ERTMS, quatre kilomètres avant Saint-Jacques, n’est pas installé, malheureusement », a indiqué Juan Jesus Garcia Fraile, secrétaire général du syndicat espagnol des conducteurs de trains. ERTMS (European Rail Traffic Management System) est un système de contrôle automatique de la vitesse. C’est le système Asfa qui fonctionnait. Celui-ci repose sur des signaux de signalisation, ce qui en fait « un système de sécurité un peu plus dépendant du facteur humain », selon le syndicaliste.

Par ailleurs, le virage où s’est produit le déraillement avait été signalé comme « difficile » par des techniciens de Renfe, lors de l’inauguration de cette voie, en décembre 2011. Il est situé à la fin d’une longue ligne droite sur laquelle les trains circulent à plus de 200 kilomètres par heure. L’un des conducteurs, aujourd’hui mis en cause, aurait alerté en vain et à plusieurs reprises la Renfe de la dangerosité de cette courbe. L’examen de la boîte noire du train permettra d’en savoir plus. En attendant, trois jours de deuil national ont été décrétés.

Damien Roustel

L’Espagne dans le deuil et l’incompréhension

La catastrophe ferroviaire de mercredi aurait fait 79 morts, selon un dernier bilan. 
Le conducteur du train a été inculpé hier pour « homicide par imprudence ».

Une cérémonie à Saint-Jacques-de-Compostelle rendra hommage aux victimes de la catastrophe ferroviaire, ce soir, après la fin du deuil national de trois jours. Le déraillement d’un train mercredi dernier, à 20 h 42, à 3 km de Saint-Jacques-de-Compostelle, a ôté la vie à 79 personnes, toutes identifiées désormais, dont un Français vivant à Madrid. Sur 70 blessés encore hospitalisés hier, 30 se trouvaient toujours dans un état grave.

Deux enquêtes, l’une judiciaire et l’autre administrative, sont en cours pour déterminer les causes de l’accident. Les accusations se portent pour le moment sur l’un des deux conducteurs du train, Francisco José Garzon, qui aurait abordé un virage dangereux à 190 km/h au lieu des 80 indiqués. Soupçonné d’« homicide par imprudence », le cheminot de cinquante-deux ans, employé de la compagnie publique des chemins de fer, la Renfe, a été présenté hier à un juge. Plusieurs éléments corroborent en effet l’« erreur humaine ». Ainsi, la retranscription d’une communication radio par le quotidien El Pais révèle que l’employé admettait circuler à 190 km/h au lieu de 80. Gonzalo Ferre, le président du réseau Adif, gestionnaire de toutes les infrastructures ferroviaires nationales, accuse à son tour : « Déjà, quatre kilomètres avant le lieu de l’accident, il (le conducteur) s’est vu notifier de commencer à ralentir. » D’autre part, des sources proches ont affirmé au journal espagnol El Mundo que Francisco José Garzon conversait au téléphone portable au moment de l’accident. Enfin, le profil Facebook du présumé coupable joue en sa défaveur. Il y figure notamment une photographie où le chauffeur se vantait d’avoir atteint la vitesse de 200 km/h.

Mais des voix s’élèvent pour défendre le cheminot, pris pour cible depuis plusieurs jours et dont le visage ensanglanté à la sortie du train illustre les unes de la presse. À Monforte de Lemos, petite ville galicienne dont il est originaire, Antonio Rodriguez insiste sur l’expérience de son collègue, qui avait emprunté la ligne une soixantaine de fois déjà : « C’est un excellent professionnel. Il n’a jamais commis la moindre faute. » Pour certains, l’hypothèse d’une défaillance technique reste donc à envisager. Si le train lui-même avait apparemment subi un contrôle de maintenance technique le matin même, Juan Jesus Garcia Fraile, secrétaire général du syndicat de conducteurs de train Semaf, dénonce l’insécurité de la voie : elle n’est pas équipée d’un système de freinage automatique si le train excède la vitesse autorisée. Juste avant le virage, réputé périlleux, le conducteur doit passer de 220 km/h à 80 km/h.

Caroline Chauvet


 

Mariano se relame ante el botín del que están apropiándose los suyos
 
 
 
 
 


Edité par T 34 - 30 Jul 2013 à 18:22
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Aug 2013 à 17:52

santiagocompostela.jpg

L'Espagne lance la libéralisation du transport intérieur de voyageurs, malgré la dernière catastrophe ferroviaire

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Silence, on privatise ! La nouvelle n'a pas fait la une des médias espagnols comme français, une semaine après l'accident dramatique de St-Jacques de Compostelle mais ce 31 juillet s'est ouverte la première phase de la libéralisation du transport de voyageurs en Espagne

Cela faisait partie des « réformes structurelles » adoptées en juillet 2012 par le gouvernement de droite de Rajoy, en conformité avec le quatrième paquet ferroviaire européen de libéralisation du rail : la libéralisation du transport de voyageurs intérieur.

Un projet précisé et délimité pour l'instant, d'après le décret d'application de mars, aux seuls transports de voyageurs intérieurs à finalité touristique.

Une étape dans la libéralisation totale du secteur, au calendrier encore indéterminé, pour les AVE (TGV), les trains à moyenne distance et les trains de banlieue, les gros morceaux de la « RENFE », la SNCF espagnole.

La casse du monopole public de la « RENFE », la SNCF espagnole, en jeu

Cette mesure marque une nouvelle étape de la casse dy monopole public de la « RENFE ». Le fret avait été ouvert à la concurrence en 2003, le transport international de voyageurs en 2010.

Le démantèlement avait déjà commencé en 2005 avec la division, imposée par Bruxelles, entre le gestionnaire de l'infrastructure, l'ALDIF, et l'opérateur RENFE Operadora.

En septembre, c'est l'éclatement de la « RENFE » qui est programmé avec le découpage en quatre entités distinctes : voyageurs, fret, maintenance et gestion du matériel roulant.

Austérité et Coupes dans le chemin de fer : une menace pour le service public …

Le prétexte invoqué pour les coupes dans le secteur est comme en France, la dette du rail public : 20 milliards d'euros. Une dette inéluctable dans un secteur économique structurellement déficitaire, et avec les missions de service public que doit assurer la « RENFE ».

La dette est un prétexte tout d'abord pour fermer des lignes : 48 sont menacées d'ici la fin de l'année tout comme 172 gares. C'est une offre réduite de 32%, et 1,6 millions d'usagers qui seront touchés.

En réalité, les dessertes pour Madrid et les liaisons longue distance en TGV, rentables, seront privilégiées. Par contre, les trains régionaux et les liaisons à moyenne distance dans les régions déshéritées et dans les zones rurales, pas viables, vont être progressivement démantelés.

Le gouvernement et la direction RENFE prétendent que les liaisons seront assurés par les « trajets longue distance » sauf que les fréquences comme les prix ne sont pas comparables. En Galice, par exemple, la différence sera au moins de 1 à 2 entre un train régional et un TGV.

Dans le même temps, des coupes dans le personnel de la RENFE sont prévues : de 1 500 à 2 000 travailleurs cette année. Il faut rappeler que l'Espagne est le pays d'Europe qui compte le moins de cheminots par habitants et par km de rail en Europe.

Moins de service public pour les couches populaires ... et plus cher. Le 1er mai 2012, la RENFE a augmenté les billets de banlieue et de moyenne distance de 11 et 12 % respectivement. Ce qui fait une augmentation de 30% des tarifs du rail depuis cinq ans.

et la sécurité après l'accident de Saint-Jacques de Compostelle ?

La sécurité aussi est en danger. Les causes, multiples sans doute, de l'accident de St-Jacques de Compostelle, qui a fait au moins 80 morts, n'ont pas encore été élucidées. Mais les directions de la RENFE et de l'ADIF se sont empressés de rejeter la faute sur le seul conducteur.

Or, les premiers éléments de l'enquête montrent un faisceau de raisons dans lesquelles on trouve le manque d'investissements dans le matériel roulant, les infrastructures ainsi que le manque de cohérence des systèmes de signalisation et de sécurité.

En février dernier, l'UGT, les Commissions ouvrières ainsi que la CGT ont rejeté le « Plan de sécurité » pour l'année 2013 de l'ADIF qui prévoyait des coupes dans les budgets affectés à la sécurité des infrastructures et à la surveillance du réseau.

En Grande-Bretagne, laboratoire de la libéralisation puis de la privatisation des chemins de fer dans les années 1990, la casse du monopole public avait été suivi par une série d'accidents meurtriers qui avaient fait plusieurs centaines de morts.

Les derniers événements dramatiques en Espagne – comme le bilan de la privatisation en Grande-Bretagne – sont instructifs pour notre lutte en France, au moment où la « réforme ferroviaire » entame le processus de casse du monopole public de la SNCF.

 

Mafia
 

Espagne : Rajoy reconnait s’être "trompé" dans l'affaire Barcenas

 

 

Mêlé depuis des mois à un scandale politico-financier, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, entendu ce jeudi au parlement, nie toujours son implication. Il rejette la faute sur l'ex-trésorier de son parti, Luis Barcenas, assurant qu’il «s’est trompé» en lui faisant confiance. Pas convaincue, l’opposition réclame toujours sa démission.

Rajoy nie en bloc et en détails. Devant la Chambre basse du Parlement, le chef du gouvernement espagnol a joué la carte de la transparence. «Je me présente devant les députés pour fournir les clarifications nécessaires sur la situation que nous vivons», a-t-il affirmé. Déterminé, il a prévenu qu’il entendait démentir les «mensonges et manipulations» le concernant, tout en excluant de démissionner. Pas franchement convaincue, l'opposition a rapidement rétorqué. «Monsieur Rajoy, vous n’avez pas dit la vérité aux Espagnols. Vous portez préjudice à l’Espagne. Pour cela, je vous demande de partir», lui a en effet répondu le chef du Parti socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba.

Acculé, le premier ministre ibérique articule désormais sa stratégie de défense autour de la défausse. «Je me suis trompé en faisant confiance à quelqu’un qui ne le méritait pas» rabâche-t-il inlassablement, citant sans vergogne le nom de Luis Barcenas, l’homme qui a tenu les finances du Parti populaire pendant une vingtaine d’années, et qui aurait versé de l’argent à plusieurs de ses dirigeants, dont le chef du gouvernement lui-même. Luis Barcenas- connu pour son train de vie quasi-princier-, était pourtant un proche de Rajoy. Il est en prison depuis le 27 juin pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, dans le cadre d’une affaire de corruption. "C'est le fusible parfait !" ironise-t-on dans une partie de la presse ibérique. La justice a en effet découvert qu’il avait détenu deux comptes en Suisse dotés au total de 47 millions d’euros.

Des notes compromettantes

Cédant ainsi aux demandes pressantes de l’opposition de gauche, Mariano Rajoy s’est présenté devant les députés pour donner sa version du scandale. Pendant une heure, il a répondu à chacun des groupes parlementaires. L’exercice était compliqué pour le chef du gouvernement. Malgré une majorité absolue au Parlement, il est dans une posture quasi-inextricable. Aux prises avec ces soupçons de corruption qui plus est en pleine crise économique, sa crédibilité est sérieusement entamée.

Le scandale, du nom de Luis Barcenas, intendant puis trésorier de 1990 à 2009 du PP, présidé par Mariano Rajoy depuis 2004, avait éclaté en janvier avec la publication dans la presse de documents révélant une présumée comptabilité parallèle au sein du parti. Le nom de Mariano Rajoy apparaissait pour la première fois le 31 janvier dans des notes publiées par El Pais, devenues célèbres sous le nom des «notes de Barcenas». Selon ces documents, le chef du gouvernement aurait perçu, entre 1997 et 2008, «des paiements pour un montant total de 25.200 euros par an» provenant de dons de chefs d’entreprises privées. Le journal El Mundo a calculé que c’est une somme totale de «343.700 euros» que l’ex-trésorier aurait destinée à Mariano Rajoy durant une vingtaine d’années. Le Premier ministre a reconnu jeudi que le parti avait versé des «rémunérations complémentaires» à certains de ses dirigeants «pour leur travail». Ces sommes «ont été payées pour un travail, légalement, et ont été inclues dans la comptabilité. Déclarer ces revenus au fisc est une responsabilité individuelle», a-t-il ajouté.

Embellie économique en échange de l'accalmie politique ?

Jeudi, Mariano Rajoy a également invoqué un argument assez décalé pour sa défense : l'amorce d’embellie pour l’économie espagnole. Le chômage a en effet baissé au deuxième trimestre, passant de 27,16% à 26,26%. «Il s’agit de freiner l’érosion de l’image de l’Espagne que certains encouragent», a ainsi crânement lancé Rajoy, soulignant que le pays «était sur le point de sortir de la récession». «Le retour de la confiance se fonde principalement sur la garantie de stabilité que donne le gouvernement, qui a tracé une feuille de route combinant austérité et réformes», a-t-il dit, sous-entendant qu'il ne fallait pas (trop) le déstabiliser. Mariano Rajoy, s'était, jusqu’à présent, borné à nier avoir touché de l’argent. Mais face aux soupçons qui se sont installés, au mécontentement d’une partie de l’opinion publique, aux pressions politiques et aux révélations qui se sont multipliées, sa stratégie a donc changé.

Le 14 juillet, le journal El Mundo publiait le contenu de plusieurs échanges de SMS attribués à Mariano Rajoy et Luis Barcenas, montrant, d’après le quotidien, que le Premier ministre «a maintenu un contact direct et permanent» avec l’ex-trésorier au moins jusqu’en mars 2013, alors que le scandale avait déjà éclaté. Le lendemain, Luis Barcenas était entendu par le juge Pablo Ruz: il confirmait l’existence d’une comptabilité B et citait Mariano Rajoy parmi ses bénéficiaires.La prochaine étape sera l’audition comme témoin, le 14 août, de Maria Dolores de Cospedal, la numéro deux du PP.

A lire aussi :

Samir Hamma

 


Fin de la cita
 
Au parlement alors qu'il s'expliquait Rajoy a lu un discours qu'on lui avait écrit sans se soucier de son contenu et a dit pour cela plusieurs fois fin de la citation.
 
 


Edité par T 34 - 02 Aug 2013 à 23:52
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Aug 2013 à 18:46

La majorité des Espagnols considèrent que le chef de gouvernement, Mariano Rajoy, doit démissionner

Madrid, 3 août (RHC-NTX)- 60% des Espagnols considèrent que Marianao Rajoy doit démissionner de son poste de président du gouvernement espagnol, suite au scandale de corruption au sein du Parti Populaire au gouvernement.

Un sondage publié par le quotidien Le Monde révèle que plus de 70% des personnes interrogées croit que Rajoy n'a pas dit la vérité quand il a déclaré au parlement qu'il n'avait aucun lien avec les accusations qui lui sont imputées.

Le 15 juillet dernier, l'ex trésorier du parti Populaire, Luis Bárcenas, a confirmé à l'Audience Nationale l'existence d'une comptabilité secrète dans le parti, avec des dons irréguliers d'entreprises et des gratifications non déclarées à des dirigeants, dont Rajoy.

Fidel Castro, Juan Carlos et le Guide du routard

 
 
Grâce à deux brèves citations, je voudrais montrer comment le Guide du routard « ne fait pas de politique ».

Dans un ouvrage consacré à la Galice, on peut lire ceci, à quelques pages de distance :

« Est galicien celui qui aime sa province d’origine. Ainsi Fidel Castro ne peut pas prétendre faire partie du club (là, c’est pratique, non ?). »

« S’il existe un homme unanimement aimé des Espagnols, c’est bien Juan Carlos. Les Madrilènes aperçoivent de temps a autres ce jeune et sympathique roi se promenant à moto ou au volant de sa Mercedes sur les larges avenues de la capitale. Les jeunes l’apprécient pour sa décontraction et son ouverture d’esprit et les adolescentes l’adorent (à moins qu’elles ne préfèrent son fiston Felipe). Nous aussi ! »

Fils d’émigré galicien, Fidel ne peut pas « faire partie du club », selon le Guide. Mais Picasso, né à Malaga, peut se revendiquer de la Galice car il organisa dans cette région sa première exposition à l’âge de 13 ans.

Au volant de sa Mercedes ou pas, le roi Juan Carlos n’a jamais fait l’unanimité. L’extrême droite lui reprocha d’avoir trahi Franco, la gauche d’avoir cautionné l’assassinat de la République et les grenouilles de bénitier d’avoir collectionné les maîtresses.

Le guide du routard, Espagne du Nord-Ouest, 2007-2008.
Publié en 2007.

Théophraste R., le marcheur impénitent de la rédaction du Grand Soir".


Comisión Europea pide a España recortes salariales de hasta un 10%
 
 
 


Rubalcaba llama Rosalia Mera
 



Edité par T 34 - 03 Sep 2013 à 22:20
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Aug 2013 à 20:55

Diego Cañamero Valle, portrait d'un révolutionnaire andalou

Il est le leader historique des dizaines de milliers d'ouvriers agricoles andalous, sans terre. Diego Cañamero Valle a fondé en 1977 le Syndicat des Ouvriers Agricoles (SOC en espagnol), qui s'est battu bec et ongles pour exiger une réforme agraire, qui reste toujours à faire Aujourd'hui, Diego dirige le Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT). Jean Ortiz et Dominique Gautier lui ont consacré un film cet été.

 

En Andalousie, 3% des propriétaires possèdent plus de50% des terres cultivables. Diego Cañamero Valle a fondé en 1977 le Syndicat des Ouvriers Agricoles (SOC en espagnol), qui s'est battu bec et ongles pour exiger une réforme agraire, qui reste toujours à faire Aujourd'hui, Diego dirige le Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT). Il a été emprisonné sous tous les régimes : dictature franquiste, gouvernements socialistes du PSOE et de droite du Parti Populaire. Il a été arrêté une cinquantaine de fois, souvent tabassé, et traduit en justice à une soixantaine de reprises. Devant la répression qui frappe le Syndicat et les ouvriers agricoles, il s'est déclaré en 2010 "insoumis judiciaire". Pour avoir occupé une propriété agricole improductive du Ministère de la Défense, Las Turquillas, et organisé une opération coup de poing dans des supermarchés pour attirer l'attention sur la pauvreté grandissante en Espagne, il risque d'être condamné à 4 ans de prison. L'homme est un roc, un militant de ceux qui n'abdiquent jamais, un résistant.

Nous exigeons l'annulation des poursuites à son encontre. SOLIDARITÉ avec Diego et ses camarades! La terre est un bien commun.

  • Voir également Marinaleda, l'ardente impatience
    Comment Marinaleda, enclave anticapitaliste en Andalousie où règne la démocratie directe depuis la fin de l'ère franquiste, résiste-t-elle à la crise ? Rencontres. Un documentaire de Dominique Gautier et Jean Ortiz.

Jean Ortiz



Edité par T 34 - 30 Aug 2013 à 23:17
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Sep 2013 à 20:43

Salut à toi, l’étudiant espagnol !

Jérémy Roggy, 21 ans, étudiant, 
Poitiers (Vienne).

Une éducation publique accessible à tous, qui permette l’émancipation des jeunes, et ne pas faire de la précarité l’unique horizon forcé. Cela n’est pas l’objectif de José Ignacio Wert, ministre espagnol de l’Éducation. Dans un pays subissant de plein fouet la crise économique, la jeunesse espagnole n’avait pas du tout besoin de la Lomce. Cette loi scélérate entend améliorer la qualité de l’éducation dans un seul but : l’efficience économique. Le système éducatif doit, selon Wert, favoriser « les meilleurs ». Cela passe par la rationalisation des parcours, la détection précoce des talents, la réduction des bourses, le tout sanctionné par des évaluations nationales plus fréquentes. Les bourses, conditionnées au mérite, ont encore été diminuées pour cette année, de 200 à 1 500 euros, selon la situation familiale, avec des suppléments de 1 500 euros, selon des critères stricts de mérite et de mobilité. Du lycée à l’université, la réussite des étudiants issus des classes populaires risque de devenir une illusion. Si l’enseignement secondaire est obligatoire en Espagne de douze à seize ans, ça n’est pas le cas des deux années de « bachillerato » qui, si elles sont réussies, permettent de poursuivre des études à l’université. La Lomce va accentuer la distinction entre ceux destinés à une formation professionnelle et ceux accédant au bachillerato dès la troisième année obligatoire de lycée, alors que la dernière année de lycée sera toujours plus généraliste. En bref, la prétendue « rationalisation » de l’offre éducative voulue par Wert ouvre la voie à la privatisation du système éducatif espagnol, le recours aux cours particuliers hors de prix étant à terme nécessaire pour permettre à l’étudiant de réussir. Les sciences humaines, les arts et les langues régionales seront également relégués au rang d’options facultatives ; le dernier point provoquant l’ire de certaines régions. Il s’agit aussi de promouvoir l’autonomie des établissements de la maternelle à l’université, le tout dans un contexte d’austérité drastique pour les régions, les financements étant soumis au taux de réussite des élèves. Dans un pays où le taux de chômage des jeunes dépasse les 55 % et où une énième casse du droit du travail a actuellement lieu, la Lomce va condamner toujours plus de jeunes Espagnols au travail précaire, voire au chômage de longue durée. Mais, pour Wert, il faut à tout prix atteindre les objectifs du processus européen de Bologne. Face à cela, la jeunesse n’est qu’une simple variable d’ajustement pour lui et le Partido (poco) Popular…



Edité par T 34 - 06 Sep 2013 à 23:02
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Sep 2013 à 22:08

De Cordoue à Bruxelles, 2 600 kilomètres à pied contre les expulsions

 

Partis de Cordoue (Andalousie), le 1er juillet dernier, sept militants espagnols du collectif Stop aux expulsions se rendent à Bruxelles pour demander une directive européenne contre les expulsions locatives et défendre les 400 000 Espagnols jetés à la rue par les banques. Ils feront une halte, ce week-end, à la Fête de l’Humanité.

 Il est de ceux qui ne baissent jamais la tête. « Hors de question de subir », dit, droit dans les yeux, Antonio Jurado. Menacé d’être expulsé à tout moment, cet Andalou fera tout pour ne pas se retrouver à la rue. Hors de question d’avoir honte, et de dormir sans rien dire au pied des distributeurs de billets. Les antichambres vitrées des banques sont bien souvent « le seul endroit où trouvent refuge des centaines de travailleurs, des pères de famille comme vous et moi, que vous croisez sur les trottoirs à 2 ou 3 heures du matin, raconte Antonio. Parfois, ils dorment dans des distributeurs qui appartiennent aux banques responsables de leur propre expulsion ! »

Après avoir multiplié les grèves de la faim, dont une devant la Casa Real, le palais de Juan Carlos, Antonio se décide à marcher une nouvelle fois, vers Madrid. « Pourquoi ne pas aller directement à Bruxelles, pour demander une interdiction des expulsions en Europe ? » l’interroge alors Richard, membre comme lui du collectif andalou Stop aux expulsions, qui appartient au mouvement national de la Plataforma de los afectados por la hipoteca (PAH).

Voilà comment la Marche pour la dignité est partie, le 1er juillet, d’un faubourg de Cordoue. Ils étaient sept au départ. Ils ont vite été des milliers. « Dans chaque village que nous avons traversé, un comité de la PAH nous accueillait et nous accompagnait jusqu’à la prochaine étape. » Partout, la loi hypothécaire fait des ravages. À cause d’elle, les banques ont expulsé plus de 400 000 Espagnols de leurs logements depuis le début de la crise économique, en 2007. Ce texte, en vigueur depuis 1909, bien avant l’adoption de la Constitution espagnole, autorise la saisie du bien en cas de non-remboursement de crédit. Si cette opération ne permet pas de couvrir la dette, les emprunteurs devront, en plus d’être expulsés, continuer de payer le crédit, auxquels s’ajoutent les intérêts et les indemnités de retard. Une « estafa » (escroquerie), disent les Espagnols.

Et le mot est faible. Dans un pays ravagé par l’explosion de la bulle immobilière, où une écrasante majorité de la population est propriétaire de son logement, avec des crédits à taux variables, la loi hypothécaire est devenue le nouveau garrot moderne. Le frère de Juani, une des « sept de Cordoue », s’est suicidé sous la pression des banques. « Barakaldo, Grenade, Cadiz, Calvia, Alicante… il y a eu des centaines d’autres cas », complète Antonio Raya, militant de Tarragone. Leonor Infante n’en revient pas, elle, « la señora de cinquante-quatre ans », d’avoir fait tout ce chemin : 30 kilomètres par jour, à traverser des décors de western espagnol, sous un thermomètre dépassant les 45 degrés. Richard, l’un des marcheurs, a dû bénéficier d’une transfusion pour continuer son périple. Une folie digne de celle de Don Quichotte. « La folie suprême, disait le célèbre hidalgo, n’est-elle pas de voir la vie telle qu’elle est, et non telle qu’elle devrait être ? »

« C’est la solidarité, le fait aussi de rencontrer toutes ces personnes dans des situations parfois pires que les nôtres, qui nous poussent à ne pas abandonner », confie Leonor, rue de Valenciennes, à Paris, dans l’immeuble réquisitionné par le DAL et Jeudi noir. Elle ne cesse de penser à ces immigrés qui occupent un squat à Gérone (Catalogne). « Comme ils n’ont pas de famille en Espagne, les Sud-Américains ou les Marocains ont souvent contracté des prêts à plusieurs, quand ils ne se sont pas portés garants pour d’autres membres de leur communauté, explique Antonio Raya. Parfois, ce sont trois familles qui sont touchées à la fois. » L’immeuble de Gérone risque à son tour d’être évacué, mettant une deuxième fois à la rue des familles avec enfants, alors que l’on estime à 3,4 millions le nombre de logements vides de l’autre côté des Pyrénées.

Dans tout le pays, la Plataformea de los afectados por la hipoteca organise la résistance. Elle occupe régulièrement la BBVA, la Caja azul, les sièges des plus grandes banques pour renégocier les échéances bancaires. Les directeurs d’agence se voient contraints de négocier devant des dizaines de victimes criant « Si, c’est possible ! » La solidarité a déjà permis au collectif d’empêcher 725 expulsions, et aidé 634 personnes délogées à retrouver un toit. « Dans certains villages, ce sont les pompiers qui s’interposent devant les policiers, qui exécutent les expulsions avec une grande brutalité », explique Leonor. « Nous aidons aussi les familles à occuper leur appartement saisi par les financiers, mais qui restent vides, reprend Antonio Raya. Le droit au logement et le droit des familles à pouvoir rester chez elles doit s’imposer au droit de propriété. » Une loi d’initiative populaire, portée par la PAH, a déjà recueilli près de 1,5 million de signatures. Elle prévoit de reconnaître le droit aux familles saisies de rester dans leurs maisons contre le paiement d’un loyer à caractère social, ainsi que la résiliation du crédit en cas de saisie du bien. Cette initiative présentée à neuf reprises aux Cortes, le Parlement espagnol, a systématiquement été rejetée par le Parti socialiste et le Parti populaire. Seule Izquierda Unida, le Front de gauche ibérique, a soutenu ce texte. Sous la pression, les banques ont simplement consenti à un moratoire des expulsions « pour les cas les plus graves ». Quant au pouvoir, il « fait tout pour nous faire taire, afin d’éviter toute révolte ou contestation sociale », dénonce le militant catalan. N’hésitant pas, souvent, à user de la répression. « Quand nous sommes arrivés à Madrid, les gardes mobiles, casqués, nous ont donné trois minutes pour dégager de la Plaza del Sol », raconte Antonio Jurado.

Forts d’une première victoire en avril, quand la justice européenne avait estimé que la loi hypothécaire espagnole était « contraire au droit de l’Union », la PAH et les Sept de Cordoue souhaitent désormais se rendre au Parlement européen pour réclamer une directive européenne contre les expulsions. « Partout en Europe, le droit au logement passe trop souvent derrière le droit de propriété. Or, il n’y a pas qu’en Espagne que les banques et la troïka font des drames humains. Les expulsions font aussi des ravages en France, en Grèce ou en Italie… » justifient Antonio et les siens, qui espèrent rencontrer le maximum de députés européens pour changer la donne. « Si, se puede ! » (oui, c’est possible !), rappelle leur tee-shirt.

Les sept de Cordoue seront à la Fête ! Si leur marche a été fortement soutenue, en Espagne, leur arrivée en France a été moins médiatisée. « Heureusement, il y a eu des solidarités en chemin », raconte Antonio Raya, militant traducteur. À Chirac, dans l’Aveyron, un paysan leur a donné 20 euros pour les soutenir. À Millau, Inaki, un patron de bar militant, leur a conseillé de s’arrêter à la Fête de l’Humanité et les a mis en contact avec la Confédération paysanne. Dans l’Aude, des militants du Front de gauche ont filé un coup de main. La CNT les a accueillis à Clermont-Ferrand, et ils ont été pris en charge, à Paris, par le DAL. « Nous comptons sur la Fête de l’Humanité pour organiser la suite de notre voyage et porter le message des expulsés d’Espagne », explique Antonio. Ils seront présents pendant les trois jours sur la Fête, où ils rencontreront Patrick Le Hyaric, et devraient participer au débat sur l’Europe (samedi, 14 heures), au village du monde.

Pierre Duquesne

Juani, Antonio et Leonor, frappés au coeur par l’explosion des crédits

La première a perdu son frère, poussé au suicide par les banques. Le second, harcelé lui aussi, multiplie les grèves de la faim. La troisième a hérité du crédit de sa fille et de ses petits-enfants. Portrait de trois marcheurs « révoltés ».

« Les banques  ont assassiné mon frère » Juani Lema, dit « Nani » trente-neuf ans, de Villafranca-de-Cordoba.  Il n y a pas de preuves, juste une évidence pour Juani. Les banques, avec la complicité de la justice et de l‘État espagnol, ont tué son frère. « C est un assassinat », ne cesse de répéter cette femme, au bord des larmes. Comment ne pas la comprendre   Visé par la loi hypothécaire, son frère a fait l’objet d’une procédure d’expulsion, il y a un peu plus d un an. Acculé par la pression, « il s’est rendu dans son agence bancaire et, devant le directeur, s’est tranché la gorge, raconte Juani. Ils ont réussi à le sauver, après quatre jours de coma. Malgré cela, quelque temps après, la banque a augmenté les mensualités du crédit »  Finalement expulsé, il reçoit un courrier, le 8 février dernier. « La Hacienda, le ministère de l’Économie et des Finances espagnol, lui demandait de payer des impôts sur les soi-disant plus-values de son logement, dont la valeur a été revue à la hausse au moment de la saisie. » L’austérité a fait office de circonstance aggravante des pires agissements des banques. « Quand il a ouvert le courrier, sa femme accompagnait sa fille à l école. Il a sauté par la fenêtre. Il est mort. » Les 22 000 euros d’impôts, ajoutés aux quelque 30 000 euros restant de la dette du fils, sont maintenant à la charge de son père, garant de l emprunt. En plus d’avoir perdu son fils, il risque de perdre à son tour sa maison. Il a aussi perdu la moitié de sa pension de retraite avec la dernière réforme du gouvernement Rajoy. « Sa retraite est passée de 700 à 300 euros », explique Juani. Qui vit pourtant de l’aide de son père. Elle est au chômage, comme un tiers de la population.

« À tout moment,  ma famille est menacée »  Antonio Jurado, quarante ans, soudeur au chômage, CordobaAprès soixante-six jours de marche, Antonio Jurado a fait un détour par la tour Eiffel. Ce soudeur de métier n a pas admiré la dame de fer très longtemps. À 21 heures passées, son portable sonne. En ligne, la banque, qui lui demande de rembourser la totalité de son crédit immobilier. 72 000 euros, ou c est l expulsion, à grand renfort de gardes civils. Vertiges. « Ils appellent 24 heures sur 24, et même parfois à 3 heures du matin. Ce sont des prestataires, payés par les banques, pour mettre la pression. Certaines victimes de la loi hypothécaire se sont vues entendre dire qu ils risquent de perdre la garde des enfants en cas d expulsion », rapporte Antonio. Deux jours avant, à Clermont-Ferrand, il avait déjà été harcelé par ce qui devait être une travailleuse précaire d un vulgaire centre d appels. « Si vous êtes en France, c est que vous avez de l argent ! » lui a-t-elle lancé. L argent, il a disparu depuis longtemps. Employé du bâtiment, Antonio a été licencié dès l explosion de la bulle espagnole, en 2008. Crise oblige, les taux variables de son crédit immobilier ont doublé en trois ans, de 250 euros à 426 euros. Quatre mois d impayés lui seront fatals. Parfois, les banques lancent la procédure d expulsion dès la première irrégularité. « Aujourd’hui, ma femme et mes trois enfants peuvent être expulsés à tout moment », enrage Antonio. En 2009, craignant de perdre sa maison, il est allé devant celle du roi. « À la Casa Real, j ai fait quatre jours de grève de la faim. On m’a d abord envoyé des médecins pour vérifier que j’avais bien jeûné. Puis j’ai reçu une lettre du roi, Juan-Carlos, où il promettait de m’aider. Au final, j’ai eu cinq mois de CDD. » Il se remet en grève de la faim à trois reprises. Il obtiendra des contrats de deux mois. Insuffisant, toutefois, pour renouveler ses droits au chômage. Dans les prochains jours, il va perdre ses dernières allocations. Il touchait jusqu’ici 400 euros par mois, qu’il refusait de donner aux banques. « La priorité, c’est de faire manger mes enfants. »

« Les enfants, premières victimes des expulsions » Leonor Infante, cinquante-quatre ans, CordobaC est une de ces nombreuses victimes collatérales de la crise des subprimes, version ibérique. Leonor Infante a le malheur d’avoir aidé sa fille, et de s’être portée garante pour l’acquisition de son appartement, acheté 120 000 euros en 2006. La banque lui demande aujourd’hui de rembourser 240 000 euros. En deux ans, les mensualités du crédit, à taux variable, ont doublé. Impossible à soutenir. « Expulsée, elle a dû partir aux îles Canaries pour trouver du travail, et m’a laissé ses deux enfants, âgés de deux et six ans. » L’éclatement des familles est la première conséquence des expulsions à la chaîne dans un pays où les solidarités familiales sont particulièrement fortes. Assise à ses côtés, Nazareth, dix-huit ans, peut le confirmer. Sous la pression des banques, ses parents se sont séparés, mais son père ne peut plus verser la pension alimentaire, empêchant cette jeune bachelière de payer les droits d’inscription pour l’université. Leonor, elle, n’a pas simplement hérité de ses petits-enfants. C’est à elle que la BBVA demande de verser des mensualités exorbitantes  jusqu’en 2041. « Nous avons réussi à verser 1 500 euros pendant huit mois. Toutes mes économies y sont passées. Mais maintenant   Le plus dur, c est de voir les réactions de mes petits-enfants, qui sont traumatisés. Récemment, ils m’ont interrogé pour savoir si j’allais être moi aussi expulsée. Le pire, ce fut quand ils m’ont demandé : « Mamie, tu arrives encore à manger    »

Pierre Duquesne



Edité par T 34 - 15 Sep 2013 à 22:24
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Sep 2013 à 19:27

Espagne. Le sombre avenir que nous réserve le FMI : Dette, chômage et pauvreté

 
Jérôme Duval, Fátima Fafatale

Espagne 2018. Ce n’est pas le titre d’un film de science fiction apocalyptique. C’est le sombre avenir que nous réserve le Fonds monétaire international (FMI) dans son récent rapport annuel relatif à l’Espagne. Après plusieurs coupes budgétaires brutales qui ont appauvris massivement la population, une réforme du travail et une autre des retraites sous sa houlette, cette institution recommande encore plus d’austérité. Le résultat, selon ses propres prévisions, sera plus de dette, de chômage et une augmentation de la pauvreté.

Le rapport du FMI rendu public début août 2013 s’attaque à nouveau à l’Etat providence, déjà fort malmené par les précédentes mesures. Il recommande ainsi fermement la réforme du système des retraites, « la révision des dépenses de services clefs comme l’éducation et la santé », l’augmentation de la TVA et des impôts spéciaux ainsi que la réduction des personnels de l’Etat, des collectivités territoriales et des organes de Sécurité sociale. De plus, dans un pays dont le taux de chômage officiel se monte à 26,3 % de la population active dans un contexte de pauvreté croissante, il propose de baisser les salaires des travailleurs-ses de 10 % en deux ans. La mesure permettrait, selon le Fonds, de réduire le chômage entre six et sept points de pourcentage d’ici à 2016, de diminuer le déficit et d’augmenter le PIB. Même si les prévisions du FMI étaient atteintes– ce qui n’arrive pratiquement jamais, vu qu’il révise périodiquement ses propres prévisions antérieures jusqu’à se tromper à nouveau –on atteindrait un taux chômage de 20 %, ce qui est loin d’être une perspective enthousiasmante.

Ce que nous venons de mentionner serait le scénario le plus optimiste que le FMI peut nous offrir, à condition d’accélérer ses recettes de misère. En effet, le FMI reconnait le désastre qui nous attend après l’application servile de ses recettes sous un gouvernement conservateur d’un Partido popular corrompu disposé quoi qu’il arrive à mener les ajustements jusqu’à ses ultimes conséquences. Les estimations jusqu’en 2018 du FMI pour l’Espagne montrent un panorama de « faiblesse prolongée » avec un taux de chômage estimé à 27 % en 2014 et qui serait encore au dessus des 25 % en 2018 ; une dette publique qui s’envole à 106 % du PIB sans que la dette privée ne baisse en dessous des 236 % du PIB au cours des cinq prochaines années. Dans le même temps, il admet qu’un scénario à la baisse pourrait avoir lieu avec une « spirale macro-financière négative » qui nous amènerait à des niveaux élevés de dette publique et privée, un PIB en recul jusqu’en 2017 et un chômage estimé dans un « futur prévisible » à plus de 27%. En plus de grandes contradictions, le FMI fausse par ailleurs les données, en omettant de comptabiliser l’impact des sauvetages bancaires - que le rapport chiffre à 246,4 milliards d’euros - dans l’estimation prévisionnelle du déficit budgétaire.

Olli Rehn avise : « le mois qui vient nous évaluerons en détail la réforme du travail de 2012 ».

La proposition de baisser les salaires de 10 % a reçu l’aval de la Commission européenne (CE) par la voix de son vice-président en charge des matières économiques, Olli Rehn, qui touche 22 963 euros par mois. Pour une fois, le gouvernement, les partis politiques et syndicats - dont certains avaient pourtant approuvé la réforme du travail exigée par le FMI - ont affirmé leur opposition à cette proposition. Olli Rehn a alors volé au secours du FMI et écrit sans honte le 6 août, que « ceux qui rejettent instantanément [la proposition de baisser les salaires] porteront sur leurs épaules l’énorme responsabilité du coût social et humain » |1|. Cependant, beaucoup pensent que la faute de l’énorme « coût social et humain » repose en premier lieu sur son institution, la Commission européenne, le FMI et le gouvernement qui leur est soumis.

Les commandements du FMI, piliers du capitalisme sans frontières

Chaque année, en application de l’article IV de ses statuts, une mission du Fonds visite les autorités des pays membres et distribue ses recommandations, ce qui permet de suivre de près les politiques économiques appliquées par les gouvernements respectifs et d’exercer son influence. Ses recommandations, qui constituent des conditions à ses prêts ou assistance, visent à affaiblir le fragile Etat providence, détruire la souveraineté du pays pour le soumettre aux riches créanciers et laisser la liberté de mouvement maximale aux entreprises privées.

Quelle est la légitimité d’une organisation qui demande de couper dans les salaires quand sa directrice, Christine Lagarde, s’octroie 11 % d’augmentation à son arrivée à la tête du FMI ? Son salaire annuel se monte à 323 000 euros annuels (441 980 dollars), plus un supplément pour frais de représentation de 58 000 euros (83 760 dollars annuels), exonérés d’impôts en vertu de son statut de fonctionnaire internationale.

Il est grand temps de mettre fin à l’impunité dont jouissent les hauts fonctionnaires du FMI. Cette institution néfaste doit être abolie et ses responsables jugés. Elle doit être remplacée par un organisme international réellement démocratique, qui respecte le droit international et qui travaille pour une stabilité financière au service des peuples.

Jérôme Duval, Fátima Fafatale

Notes

|1| Spanish Sketches A.D. 2013 : Can Spain achieve what Ireland and Latvia did ? 6 août 2013 http://blogs.ec.europa.eu/rehn/spanish-sketches-a-d-2013-can-spain-ach...



Edité par T 34 - 20 Sep 2013 à 02:07
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
T 34 allez vers le bas
Administrateur
Administrateur
Avatar

Depuis le: 26 Sep 2007
Pays: France
Status actuel: Inactif
Messages: 34611
  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Sep 2013 à 02:09
Argentine : plainte dans l'affaire des bébés volés du franquisme
 

Une plainte sera déposée lundi 2 septembre devant la justice argentine dans l'affaire de bébés d'opposants enlevés à leurs parents pendant le franquisme (1939-1975), a annoncé jeudi l'Association des enfants volés en Espagne. Cette plainte complètera l'instruction ouverte en 2010 de la juge argentine Maria Servini de Cubria, qui enquête sur une série des crimes commis en Espagne sous la dictature du général Francisco Franco.

 

"Nous prétendons démontrer devant la justice que les vols d'enfants étaient nombreux, selon les mêmes critères sur tout le territoire espagnol", a déclaré la représentante de l'Association des enfants volés en Espagne Soledad Luque Delgado, qui va présenter plusieurs dizaines de plaintes à la justice argentine. Pour elle, il s'agit d'un crime contre l'humanité. Des milliers de plaintes ont été déposées depuis que le scandale a éclaté en 2010. Des associations se sont constituées et ont écrit au pape fin mai pour qu'il ouvre les archives de l'Eglise.

 

"JURIDICTION UNIVERSELLE"

 

Les bébés étaient enlevés à leurs mères républicaines en vertu d'un décret de 1940 qui permettait au régime de s'emparer des nouveaux-nés s'il estimait que leur future "éducation morale" était en danger. Dans les premières années de la démocratie, le trafic d'enfants s'est poursuivi, dont la vente de bébés, parfois dans des cliniques gérées par des institutions catholiques. De nombreux plaignants se sont tournés vers l'Argentine, où les procès pour les crimes de la dictature militaire (1976-1983) se multiplient, l'Espagne ayant voté en 1977 une loi d'amnistie pour ces crimes, deux ans après la mort du dictateur Francisco Franco.

 

L'Argentine reconnaît le principe de "juridiction universelle", adoptée par certains pays, qui autorise à poursuivre les auteurs de crimes contre l'humanité partout dans le monde. La première et la seule personne à avoir été poursuivie à ce jour dans le vaste scandale des bébés enlevés, la religieuse espagnole Soeur Maria Gomez Valbuena, est décédée en janvier dernier à l'âge de 87 ans avant sa deuxième audition par la justice espagnole.

 
ARGENTINE La justice enquête sur le régime de Franco
 
 
La justice argentine a demandé l'arrêt de quatre anciens policiers espagnols accusés de tortures pendant le régime de Franco (1939-1977), dans le cadre de "la première enquête mondiale sur les crimes commis pendant la dictature du général espagnol", explique le quotidien argentin.

Le titre choisi en une, "Justice universelle", renvoie au principe du droit international selon lequel les responsables de crimes contre l'humanité peuvent être poursuivis dans les tribunaux de n'importe quel pays. "Les victimes de la dictature argentine (1976-1983) avaient eu recours aux tribunaux espagnols et européens quand la justice leur avait été refusée dans leur propre pays. [En 2005, la Cour constitutionnelle a abrogé les décrets d'amnistie de 1986 et 1987.] Maintenant, c'est la situation inverse qui se produit", écrit Página 12.

Les quatre accusés vivant encore en Espagne, c'est le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy qui doit maintenant dire s'il accepte ou non leur extradition. La justice espagnole ne peut se saisir des crimes de la dictature franquiste, le Parlement ayant voté une loi d'amnistie dès 1977.
 


Edité par T 34 - 20 Sep 2013 à 02:47
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
Haut de la page
 Répondre Répondre Page  <1 22232425>

Aller au Forum Permissions du forum allez vers le bas

Powered by Flex Design® version v8m6r15
Copyright © 2001-2011 Flex Design

Cette page a été affichée en 6,971 secondes.