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Allemagne

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jul 2013 à 04:25

Allemagne: perquisitions chez des néonazis soupçonnés de terrorisme

Des perquisitions ont été effectuées mercredi par la police en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse au domicile et dans les bureaux de plusieurs néonazis soupçonnés d'avoir préparé des attentats en vue de renverser le régime politique en Allemagne, a annoncé le site d'information Spiegel Online.

Selon le parquet, six suspects, membres de l'organisation néonazie Werewolf, font l'objet de l'enquête. La police a également perquisitionné des cellules de prison en Suisse. Personne n'a été interpellé, les policiers n'ayant pas découvert de preuves confirmant les desseins criminels de l'organisation.

L'enquête sur les activités de Werewolf dure depuis plusieurs mois. Ces perquisitions ont été opérées au lendemain de l'arrestation par la police française du néonazi norvégien Varg (Kristian) Vikernes, alias "Burzum", dont la "dangerosité potentielle" a été reconnue par le parquet antiterroriste de Paris.

Selon les enquêteurs parisiens, Varg Vikernes est "susceptible de préparer un acte terroriste d'envergure".

 


Edité par T 34 - 22 Jul 2013 à 00:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2013 à 22:27

Editorial Par Maurice Ulrich

Embrassades

Ce n’est pas le salaire minimum qui crée le chômage mais c’est bien la concurrence déloyale de l’Allemagne qui 
y contribue.

Par Maurice Ulrich

Avec des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis. La formule pourrait s’appliquer au couple franco-allemand dont on ne cesse de nous vanter les mérites de moteur et d’âme de l’Europe. Derrière les embrassades et les sourires officiels des sommets, les coups de poignard dans le dos et les bagues à poison. Ou, plus précisément, le dumping social. L’absence de salaire minimum qui fait de l’Allemagne l’un des pays d’Europe, avec les nouveaux entrants, comptant le plus de travailleurs pauvres, soit plus de six millions payés moins de sept euros de l’heure, l’emploi systématique et massif de travailleurs migrants des pays de l’Est, pour lesquels les mots acquis sociaux sont quasiment vides de sens, sont des armes économiques qui torpillent l’agroalimentaire français. Pas seulement français, d’ailleurs.

On comprend bien de ce point de vue les déclarations d’Angela Merkel, selon lesquelles ce serait l’existence d’un salaire minimum chez eux qui expliquerait « que de nombreux pays d’Europe ont un taux de chômage bien plus élevé que chez nous ». C’est en quelque sorte l’incendiaire de la maison des voisins qui les rend responsables du feu, ou pour le dire autrement, c’est une manière habile, si ce n’est cynique, d’inverser les effets et les causes. 
Ce n’est pas le salaire minimum qui crée le chômage mais c’est bien la concurrence déloyale de l’Allemagne qui y contribue. On regarde beaucoup, de ce point de vue et à juste titre, vers la Chine, mais on peut aussi bien regarder de l’autre côté du Rhin.

On comprend tout autant  le Figaro qui hier, dans son éditorial, vantait la réussite de l’Allemagne et de sa chancelière qui a su combiner « modération salariale, flexibilité et extrême rigueur budgétaire » tout en reconnaissant que « la croissance a flanché l’hiver dernier » et que « les petits boulots et les travailleurs pauvres sont nombreux ». Mais qu’est-ce que cela fait, au Figaro, les travailleurs pauvres si les dividendes servent les plus riches ? Car la politique d’Angela Merkel, c’est bien celle que souhaite le journal d’Olivier Dassault, celle que souhaite la droite et, on le craint, celle que souhaite une part du PS que François Hollande avait semblé incarner lorsqu’il avait évoqué, au congrès du SPD, les réformes mises en place par Gerhard Schröder dont Angela Merkel n’a eu, si l’on peut dire, qu’à cueillir les fruits. Alors soyons clairs. Quand François Hollande parle-t-il vrai ? Quand il encense Schröder ou quand il fait des phrases sur la relance d’une croissance en Europe qu’on ne voit pas plus venir que sœur Anne.

On mesure mieux de ce point de vue les dangers des négociations de libre-échange en cours avec les États-Unis. On les mesure d’autant mieux que l’Europe est loin de présenter un front uni face aux ambitions américaines puisque l’un de ses pays les plus puissants lui-même ne joue pas le jeu. Entre le grand frère américain qui entend édicter les règles qui lui seront les plus favorables et le faux frère jumeau allemand avec ses embrassades de boa constrictor, c’est une capitulation économique et sociale qui est en jeu si les forces démocratiques, dans tous les pays membres, dont la France et l’Allemagne, ne parviennent à s’y opposer.

Maurice Ulrich

Le dumping social allemand sur le banc des accusés

Les abattoirs d’outre-Rhin détournent massivement la directive sur les travailleurs détachés pour accentuer leur compétitivité.

L’Allemagne pointée du doigt dans la crise de l’agroalimentaire. Le dumping social exercé outre-Rhin est considéré comme un des problèmes majeurs par les professionnels du secteur. En effet, la directive européenne de 1996, relative aux travailleurs détachés, permettant de faire appel temporairement à du personnel européen pour des missions précises, est détournée par le pays. Souhaitant monter en puissance dans l’agroalimentaire, l’Allemagne s’est engouffrée dans la brèche au début des années 2000. Résultat, dans un millier d’abattoirs, 80 à 90 % des ouvriers viennent de Roumanie, de Pologne ou même d’Ukraine. L’absence de salaire minimum outre-Rhin, combiné au rattachement des travailleurs au régime social de leur pays d’origine, fait baisser l’addition. Ainsi, le coût du travail est trois fois inférieur en Allemagne, soit de 6 à 7 euros contre 20 ou 21 euros dans les abattoirs bretons.

Pour Pierre Halliez, président du Syndicat national des industriels des viandes (Sniv), « c’est de l’intérim déguisé et non pas de la prestation de services. Différentes enquêtes ont montré que les conditions de vie et de travail de ces ouvriers étaient très précaires, voire proches de l’esclavage moderne ». Un rapport d’information parlementaire sur la directive relative aux travailleurs détachés, remis en juin dernier par les députés Michel Piron (UDI), Gilles Savary et Chantal Guittet (PS), confirme ces dérives. « L’Allemagne est en effet en train de prendre tout le marché européen de l’abattage, au détriment des abattoirs belges, danois, hollandais et bretons, en utilisant dans ses abattoirs des travailleurs détachés des ex-pays de l’Est payés à des coûts bien inférieurs à ceux des autres pays présents sur ce marché. »

Dans ces industries demandant beaucoup de main-d’œuvre, le différentiel de coût avec l’Allemagne pèse lourd dans la balance. Il est de 5 centimes d’euro au kilo sur le porc, « soit cinq fois la marge nette d’une entreprise performante d’abattage et de découpe », selon le rapport parlementaire. Comme le souligne Pierre Halliez : « C’est le détournement de cette directive qui a, entre autres, permis à des grands groupes allemands de monter à l’export jusqu’à faire du pays le leader européen du porc et de la volaille. » Pour Jean-Luc Bindel, secrétaire général de la Fédération nationale de l’agroalimentaire et forestière (Fnaf-CGT), « c’est un vrai problème, mais il ne faut pas occulter la financiarisation accrue du secteur, le coût du capital est plus élevé en France qu’en Allemagne ». Face aux dérives, la Commission européenne a présenté, en mars 2012, un projet de modification minimale de la directive de 1996. De son côté, le Sniv a porté plainte pour « défaut d’État » en janvier 2011 auprès de la Commission européenne. La Belgique lui a emboîté le pas en mars 2013. Pour mettre un frein à ce phénomène, le rapport parlementaire conseille à l’Europe d’introduire la notion de salaire minimum de référence.



Edité par T 34 - 02 Aug 2013 à 23:24
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Aug 2013 à 23:00

Allemagne : Gysi en faveur  d’une coalition électorale Die Linke.

À sept semaines des législatives en Allemagne, Gregor Gysi, président du groupe Die Linke (La Gauche), plaide pour une alliance électorale avec les sociaux-démocrates du SPD et les Verts. « Je ne vois pas ce qui empêcherait Die Linke de faire partie un jour d’un gouvernement en Allemagne », a-t-il déclaré hier au Bild am Sonntag. Selon lui, cette coalition permettrait de faire barrage aux conservateurs crédités de 45 % et assurés de l’emporter le 23 septembre, alors qu’une alliance SPD-Verts-Die Linke rassemblerait 46 % des intentions de vote.
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Aug 2013 à 17:49

hartziv.jpg 

En Allemagne, on conseille aux chômeurs ... de ne pas manger de viande ou de mettre des pierres dans leur chasse d'eau pour économiser!

Article publié par Avante, organe du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ne pas manger de viande, mettre des pierres dans les toilettes pour économiser de l'eau, voilà les conseils que l'on trouve dans un livret pour les chômeurs édité en Allemagne, qui suscite la polémique dans le pays.

Le livret, distribué par le Centre pour l'emploi du district de Pinneberg, dans l’État fédéré de Schleswig-Holstein, s'adresse aux familles qui reçoivent l'aide Hartz IV, destinée aux chômeurs qui ne reçoivent plus les allocations-chômage.

Les conseils sont donnés sous la forme d'une bande dessinée, comprenant les « astuces de la famille Fischer », composée de quatre membres.

Parmi les propositions, on trouve le fait de renoncer à la consommation de viandes pendant une semaine : « De toute façon, je veux être végétarienne », affirme Lara la fille de la famille imaginaire.

Plus tard, la famille décide de vendre sur Internet des meubles anciens, réussissant ainsi à récolter 350 euros, et commence à boire l'eau du robinet pour ne pas gaspiller de l'argent avec de l'eau en bouteille.

Le livret comprend même d'autres conseils : mettre des pierres dans la chasse d'eau pour économiser sur la facture d'eau ; éviter que la température de la maison ne dépasse les 20 degrés ou ne pas faire d'achats au super-marché sans une liste et avec l'estomac vide.

Le Centre pour l'emploi de Pinneberg recommande également de faire le shopping dans des boutiques du temps des soldes et des liquidations : « les articles de la saison dernière peuvent aussi être intéressants ».

L'initiative pourrait être considérée comme une idée malheureuse de ce centre du Nord de l'Allemagne. Toutefois, elle a pris de l'importance quand le sous-directeur de l'Agence nationale pour l'Emploi, Heinrich Alt, a exprimé son enthousiasme, qualifiant le livret de « guide extraordinaire ».

Les aides Hartz IV sont une sorte de revenu minimum garanti qui comprend le paiement d'un loyer et un petit montant de subsistance de 350 €. Les bénéficiaires peuvent faire de petits boulots qui leur permettent de gagner jusqu'à 100 € de plus.

Pour accéder à ces aides, le candidat ne peut pas avoir d'actifs ou d'économies. Si il possède une maison, des bijoux ou d'autres articles de valeur, il doit les vendre. Il ne peut pas également recevoir d'aide de ses proches ou ses amis, et pour contrôler son niveau de vie, l'agence pour l'emploi a le droit d'envoyer un inspecteur à la maison pour vérifier si il existe des objets considérés comme « inappropriés ».

Selon des informations qui ont filtré dans la presse, le contrôle va jusqu'à surveiller les courses au super-marché, et même les boîtes aux lettres.

Le mobilier est une des rares choses qu'ils peuvent garder ou vendre, leur permettant de conserver l'argent ainsi récolté.

Contre ce système humiliant, se sont élevées des voix qui le considèrent inconstitutionnel, vu que la Loi fondamentale garantit dans son premier article le droit de chaque personne à la dignité.

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Aug 2013 à 17:57

La disparition de Lothar Bisky

Cofondateur du Parti du socialisme démocratique d’Allemagne puis de Die Linke, l’ancien recteur de l’université du cinéma en RDA est entré dans le combat politique lors de la chute du mur de Berlin. Une figure de la gauche européenne.

Lothar Bisky, qui est décédé mardi à Leipzig, avait vu, à l’automne 1989, sa vie prendre un cours inattendu. Recteur de l’université du cinéma à Potsdam, il n’avait pas prévu son entrée dans les tumultes du combat politique au moment où la République démocratique allemande vivait ses derniers moments. Mais Lothar Bisky, qui n’occupait aucune fonction politique dans l’appareil du parti au pouvoir, le SED (Parti socialiste unifié) ou aucun mandat d’élu, ne confondait pas l’idéal socialiste et communiste qui l’animait avec l’autoritarisme d’un système qui s’effondrait faute d’avoir su se réformer. Au moment de la chute du mur de Berlin, des personnalités, des militants entreprirent de transformer le SED, l’ancien parti d’État, en une formation de gauche démocratique de transformation sociale.

Au côté de l’avocat Gregor Gysi, Lothar Bisky fut l’un des premiers artisans de la création du PDS, (Parti du socialisme démocratique), en décembre 1989. Rares étaient alors les observateurs de la politique allemande qui auraient parié sur l’avenir de ce parti. L’avenir ne tardera pas à opposer un démenti à tous ceux qui voyaient dans cette nouvelle formation un « parti résiduel ».

Né en 1941 dans un village de Poméranie, sur le territoire polonais, le jeune garçon arrive en 1945 avec ses parents, petits paysans, dans le nord de la future Allemagne de l’Ouest. Ce sera par conviction que plus tard, adolescent, Lothar Bisky décidera de vivre à l’Est, dans cette partie de l’Allemagne où les dirigeants proclament vouloir construire une société plus juste.

Élu député au Bundestag en 1990, Lothar Bisky succède à Gregor Gysi en 1993 à la tête du Linkspartei/PDS. En 2007, il préside à la fusion de son parti avec la WASG, qui regroupe autour d’Oskar Lafontaine une partie de la gauche du SPD et des syndicalistes. Donnant naissance à Die Linke (la Gauche).

En 2007, il devient président du Parti de la gauche européenne ; Pierre Laurent lui succédera en 2010. Il est élu député européen en 2009 et préside le groupe de la Gauche unitaire (GUE) jusqu’à ces derniers mois. De nombreux témoignages d’émotion et de sympathie en Allemagne et en France, notamment, saluent la mémoire de Lothar Bisky, en premier lieu ceux de ses camarades, Gregor Gysi et Oskar Lafontaine, de Pierre Laurent et de Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et député européen, mais aussi de Martin Schultz, président du Parlement européen. Tous soulignent chacun à sa façon la fidélité dans ses convictions, la courtoisie, la grande culture, l’esprit d’ouverture d’un homme qui sut conserver sans les altérer ses rêves de jeunesse.

Jean-Paul Pierot

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L’État allemand tire profit de la crise de la zone euro : 41 milliards d'euros d'économies sur les intérêts de la dette

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L’État allemand tire profit de la crise de la zone euro : 41 milliards d'euros d'économies sur les intérêts de la dette

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

La nouvelle est passée relativement inaperçue dans les médias français, elle est pourtant éclairante : l’État allemand tire des profits financiers substantiels des malheurs des autres pays de la zone euro.

D'après les chiffres publiés par le Ministère des Finances allemand, la crise de la zone euro aura des effets budgétaires plus que positifs pour l'Allemagne : une économie de 41 milliards d'euros dans le paiement des intérêts de la dette, entre 2010 et 2014.

Dans le même temps, selon ce que prétend le Ministère, la crise de la zone euro aurait coûté à l'Allemagne un peu moins de 600 millions d'euros.

La raison de ces gains est simple. Avec la perte de confiance des investisseurs dans les pays de la zone euro touchés par la crise, ces derniers préfèrent s'orienter vers des « valeurs refuges », même beaucoup moins rémunératrices.

Depuis 2000, les taux d'intérêts sur les obligations allemandes ont chuté de 1%, avec un taux à la moitié de l'année 2013 de 1,8% contre 4,4% pour les obligations espagnoles, et 10,1% pour celles grecques.

En 2012, l'Allemagne avait même réussi à emprunter à taux négatif sur des emprunts de courte durée. Une situation paradoxale qui permettait à l'Allemagne de gagner de l'argent sur les prêts qu'elle sollicitait.

Le symbole est fort, il est une preuve éclatante de la domination du capital financier sur l'Union européenne actuelle, avec le rôle que joue l'Euro dans cette hégémonie, cassant les appareils productifs des pays voisins (surtout du Sud) et compressant le « coût du travail », c'est-à-dire les salaires et les droits sociaux, au Nord et surtout en Allemagne.

Des chiffres se passent de commentaires.

L'Allemagne est le seul pays à avoir connu un excédent budgétaire en 2012 : 4 milliards d'euros en 2012, soit 0,2% du PIB. A titre de comparaison, le déficit public s'élève à 4,8% du PIB en France, 10% en Grèce et en Espagne.

Ensuite, l'Allemagne est le seul pays à enregistrer des records d'excédents commerciaux : 188 milliards d'euros en 2012, le deuxième chiffre le plus élevé … depuis 1950.

L'Allemagne a même dépassé pour la première fois en 2011 la barre des 1 000 milliards d'exportations, avec une hausse de 3,7% de leur montant par rapport à l'année précédente.

Il ne convient pourtant pas, comme certains populistes, d'opposer l'Allemagne comme un bloc aux nouvelles « nations prolétaires » du Sud de l'Europe mais bien d'identifier les fractures dans chacun des pays.

En Allemagne, plusieurs millions de travailleurs subissent des formes extrêmes de précarité, celles instituées par les lois « Hartz IV », avec son cortège de « mini-jobs » et autres « jobs à 1 euro », qui ne permettent pas de vivre avec moins de 400 € par mois et maintiennent dans l'indignité sociale.

De quoi rappeler que si la crise profite au capital et à l’État allemand qui le sert, elle n'est certainement pas à l'avantage des travailleurs allemands qui en payent la facture !

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Sep 2013 à 21:23

Paradoxe du scrutin allemand : le social a envahi la campagne

Si Angela Merkel fait la course en tête dans les sondages, un profond malaise social transpire à travers des débats 
où salaire minimum, misère des retraités, hausse des loyers ou du prix de l’électricité prennent une place majeure.

L’insatisfaction sociale, l’inquiétude du lendemain et à l’égard d’une société de plus en plus inégalitaire auront marqué la campagne électorale en Allemagne. La chancelière sortante, avec son parti chrétien-démocrate qui reste très largement en tête dans les sondages, ne semblent pourtant guère en pâtir. Le paradoxe est éclatant sachant que sous d’autres cieux européens le mécontentement social se traduit le plus souvent par une sanction à l’égard des sortants. Angela Merkel semble invulnérable au malaise ambiant. Même si la coalition de droite sortante apparaît, elle, menacée compte tenu du recul annoncé du parti libéral FDP. Et même si le désarroi populaire risque de faire monter l’abstention vers de nouveaux records.

Les inégalités et les injustices sociales et fiscales étaient samedi 14 septembre au cœur d’une journée d’action à l’appel d’un collectif d’associations, de syndicats et de partis de gauche, dont Die Linke, interpellant la société à la veille du scrutin sur les inégalités croissantes qui minent les rapports sociaux. Avec un slogan, « Um fair Teilen », en forme de jeu de mots, ils exigent une redistribution juste des richesses. « Les branches du ciseau entre les revenus des plus riches et des plus pauvres ne cessent de s’écarter en Allemagne », relevait Özlem Alev Demirel, l’une des responsables du mouvement à Bochum, dans la Ruhr, où avait lieu l’un des plus impressionnants rassemblements de la journée. Le dirigeant du syndicat Ver.di des services, Frank Bsirske, avait fait le déplacement en personne. « Des domaines importants comme la formation ou la santé sont sous-financés, a-t-il lancé, c’est pourquoi nous avons un besoin urgent d’investissements dans les services publics pour assurer l’avenir social de l’Allemagne. »

Le besoin d’instaurer un salaire minimum légal dans un pays où il n’existe toujours pas figure très haut dans le hit-parade des thèmes abordés dans les joutes électorales. D’autant que les profondes dérégulations de la dernière décennie ont provoqué l’irruption d’un très vaste secteur de salariés précarisés. Au point qu’il n’est pas rare de trouver dans certaines branches des rémunérations horaires inférieures à 6 euros. Die Linke, qui revendique la mise en place d’un Smic horaire national à 10,50 euros, fut jusqu’au tournant de la décennie la seule formation politique à porter cette exigence de salaire minimum. Elle est maintenant rejointe par le Parti social-démocrate (SPD), dans l’opposition depuis 2009, qui plaide, lui, pour un Smic horaire à 8,50 euros (environ 900 euros net par mois). Les Verts sont sur la même longueur d’onde. Et même Angela Merkel a dû annoncer des mesures en faveur des bas salaires en limitant toutefois leur portée à la définition légale de minima de branches. Tant est fort le ras-le-bol populaire à l’égard du « descendeur » social de ces dernières années.

L’angoisse à l’égard des retraites est devenue le sujet le plus sensible du moment. Toute une société est ébranlée en effet par l’apparition d’un phénomène massif de misère des seniors, conséquence des réformes des années 2001 et 2005 qui ont partiellement privatisé le système et introduit un facteur dit de durabilité (comprenez d’indexation sur les évolutions démographiques) dans le calcul du montant des pensions. Une enquête officielle récente montre que plus d’un retraité sur deux touche désormais une pension inférieure à 800 euros, qui l’oblige – en l’absence de l’appoint du revenu d’un conjoint – à prendre le chemin du bureau d’aide sociale.

La préoccupation générale à l’égard du pouvoir d’achat est d’autant plus forte que le prix des loyers, longtemps contenu, est en train de grimper en flèche dans les grandes agglomérations et le « tournant énergétique », placé entièrement sous la coupe du privé, prend des dimensions chaotiques qui débouchent sur une hausse vertigineuse du prix du kilowatt/heure facturé aux particuliers (plus du double du prix français).

Si Angela Merkel réussit à 
tirer son épingle du jeu sur ces terrains glissants, c’est surtout par défaut. Elle joue sur le manque de crédibilité de ses principaux adversaires, SPD et Verts, qui continuent de porter comme un boulet la paternité des réformes inscrites au fameux agenda 2010 de l’ex-chancelier Schröder. Et elle s’efforce de personnaliser au maximum le débat, afin d’apparaître comme une figure maternelle protectrice, garante des intérêts nationaux et d’un moindre mal social, qui aurait finalement permis à ses concitoyens d’échapper au pire de la crise.

Bruno Odent

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Élections législatives en Allemagne : nouveau recul pour un pâle « Die Linke », dans un pays plus à droite que jamais

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Élections législatives en Allemagne : nouveau recul pour un pâle « Die Linke », dans un pays plus à droite que jamais

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Plus à droite que jamais. L'Allemagne sortie des législatives du 22 septembre l'est avec une CDU au plus haut depuis 1990, un SPD qui continue sa dérive droitière et « Die Linke », empêtré dans une stratégie euro et SPD-compatible, encore en recul.

 

Le fait majeur de ce scrutin, c'est le triomphe de la CDU d'Angela Merkel. Avec plus de 43% des voix, le parti démocrate-chrétien a écrasé le scrutin. La seule incertitude reste sa capacité ou non à obtenir la majorité absolue.

 

Dans une campagne résolument conservatrice, axée sur la stabilité et la continuité, elle a fait le plein dans l'électorat de droite et du centre, sur fond d'un nationalisme (« L'Allemagne forte »), qui trouve sa pleine expression dans un européisme intéressé et prudent.

 

Merkel n'a pas hésité à récupérer l'héritage de l’œuvre de l'ex-chancelier social-démocrate Gerhard Schroder, dont les réformes (« Hartz IV »), au début des années 2000, ont plongé des millions d'Allemands dans l'enfer de la précarité et des bas salaires.

 

Plus subtilement, elle s'est distinguée de son prédécesseur social-libéral par des inflexionsen politique étrangère, moins suiviste vis-à-vis de l'OTAN, et jusqu'en politique intérieure, avec quelques mesures sur le salaire minimum limitées à certaines branches bien précises.

 

A droite, Merkel occupe tout l'espace et écrase ses partenaires-concurrents : le FDP est balayé sur ses fondamentaux, libéralisme et européisme (4,5%) tandis que le parti populiste anti-euro, « Alternative fur Deutschland », échoue aux portes du Bundestag (4,8%).

 

Mais la droitisation du pays se manifeste aussi à la faillite des partis dits de « gauche ». Les Verts, en recul avec 8 % des voix (- 2,7 points) et surtout du SPD qui avec 26 % des voix réalise un score décevant, bien qu'en progression par rapport au fiasco de 2009 (+ 3 points).

 

Parti dans un premier temps sur des propositions identitaires « de gauche » offrant un vernis de radicalité (salaire minimum, impôts progressifs), le SPD a fini par accentuer sa dérive vers la droite, aidé en cela par la figure idoine, Peer Steinbruck.

 

Représentant émérite de la « gauche caviar » allemande, Steinbruck a été le ministre des Finances de Merkel sous la « Grande coalition » de 2005 à 2009, maître d’œuvre du plan de renflouement des banques, et de l'austérité dans et hors des frontières allemandes.

 

Se revendiquant de l'héritage des réformes Schroder, défendant le recul de l'âge de départ à la retraite à 67 ans qu'il a fait passer, Steinbruck ne s'est finalement distingué de Merkel que par sa défense plus obstinée de l'austérité budgétaire et du fédéralisme européen.

 

Pris dans cette vague droitière, « Die Linke » l'a aussi alimentée.Dans la lignée des derniers scrutins régionaux, « Die Linke » s'effritte. Avec 8,4% des voix, elle pourrait rester troisième force du pays, mais en net recul par rapport aux scores de 2009, où elle avait obtenu 11,9 %.

 

Au-delà de son résultat, ce sont ces axes de campagne qui ont nourri la droitisation du pays : l'approfondissement de l'intégration européenne et la recherche d'une alliance avec la social-démocratie.

 

Approfondissement de l'intégration européenne, alliance avec le SPD : virage droitier ou continuité pour Die Linke ?

 

Die Linke s'est distinguée d'abord dans la campagne par son zèle dans la défense et l'approfondissement de l'intégration européenne.

 

On se souvient en mai de l'intervention du fondateur de « Linke », l'ancien ministre de l'Economie de Gerhard Schroder, Oskar Lafontaine se prononçant pour la sortie de l'Euro afin de pouvoir mettre en place une véritable « politique de relance » de gauche, toute keynésienne et social-démocrate.

 

La levée de boucliers a été instantanée chez les dirigeants de Linke, proclamant leur attachement politique à la construction européenne.

 

Ainsi, Bernd Riexinger, représentant les ex-sociaux-démocrates de RFA et co-président, répondit : « Certains disent Non à l'Euro et oui à l'Austérité (l'AfD/Alternative fur Deutschland), nous, nous disons non à l'austérité et oui à l'Euro. Ils sont de droite, nous sommes de gauche ! »

 

Katia Kipping, représentant l'ex-PDS de l'Est, elle aussi co-présidente, avait alors répondu dans un article dans Neues Deutschland au titre fort : « Nous disons oui à l'Euro ».

 

Le programme adopté par Die Linke lors de sa Conférence à Dresde en juin insiste sur la nécessité de lutter ... contre la fin de l'Euro en promouvant une réforme de l'Union économique et monétaire, notamment des missions de la Banque centrale européenne (BCE).

 

Un européisme zélé parfaitement compatible avec la position ultra-fédéraliste du SPD.Le deuxième point marquant étant la recherche obstinée pendant la campagne de convergences avec le parti social-démocrate, en vue d'un gouvernement de gauche plurielle « rouge-rouge-vert ».

 

Les dirigeants de Linke, en premier lieu les présidents Tanja Kipping et Bernd Reixinger, n'ont cessé de modérer leur discours, insistant sur leur disponibilité pour des accords avec le SPD.

 

Une position défendue par le dirigeant historique de l'ex-PDS d'Allemagne de l'Est, désormais représentant de l' « aile modérée » ou « pragmatique » du parti, Gregor Gysi, qui rêve désormais de moins en moins secrètement d'un poste aux Affaires étrangères.

 

Gregor Gysi a tenu à insister sur le fait que « le SPD ne ferait pas de chancelier sans nous », et qu'il était disposé à s'entendre sur un programme minimal de gouvernement, rappelant les « points de convergence »entre les deux formations.

 

Un programme minimal dans lequel il a renoncé progressivement à tous les points de friction avec le SPD :l'abandon de la lutte contre le recul de l'âge à la retraite à 67 ans, de la suppression des lois Hartz IV oudu retrait des troupes d'Afghanistan.

 

Die Linke se contentait en fin de compte de déclarations incantatoires sur la « justice sociale » et la « paix » et de mesures compatibles avec les propositions du SPD. C'est le cas pour la mise en place d'un salaire minimum à 10 € quand le SPD … le proposait à 8,50 €.

 

Gysi a affirmé que « lorsque Die Linkeest plus forte, c'est l'Allemagne qui est plus pacifique et sociale ». Die Linke a atteint un score historique en 2009, l'Allemagne n'est pas pour autant devenue plus « pacifique et sociale » … si ce n'est pour la paix sociale dans le pays, peut-être ?

 

Anecdote révélatrice de la position conservatrice du parti, Die Linke a choisi pendant la campagne de présenter une affiche avec le mot « Revolution ? » … suivie de la réponse : « Nein ! ».

 

Si Linke ne cesse de mettre en avant son rôle pour tirer le SPD à gauche, le SPD suit de son côté la campagne anti-communiste alimentée par la CDU, et refuse toute coalition « rouge-rouge », laissant toujours entre-ouverte la porte d'une « grande coalition » avec la CDU.

 

Cela n'a pas empêché Gregor Gysi, triomphaliste à l'annonce des résultats, de déclarer le soir même sa « disponibilité pour des entrevues » dans la perspective d'un accord gouvernemental.

 

La dérive droitière de « Die Linke » avait atteint son paroxysme lors des dernières élections présidentielles de mars 2012 où le parti « de gauche » avait soutenu une femme ouvertement de droite, amie de Nicolas Sarkozy, sioniste invétérée : Beate Klarsfeld.

 

Chez un personnage comme Gregor Gysi, elle s'est manifestée notamment par des sorties en faveur du sionisme(« l'anti-sionisme n'est plus une position défendable pour Die Linke », disait-il lors de la commémoration des 60 ans d'Israel en 2008), y compris pour condamner ceux dans les rangs de Linke qui avaient participé à la « Flotille de la liberté » pour Gaza.

 

Ou encore, selon la fuite de Wikileaks, par cet entretien avec l'ambassadeur américain en 2010 tenant à le rassurer du caractère inoffensif du mot d'ordre de « dissolution de l'OTAN » par rapport à celui du « retrait de l'Allemagne de l'OTAN ».

 

Gysi et le parti « Die Linke » est le cœur et la tête du parti européen dit « Parti de la gauche européenne » (PGE) qui, sur le modèle allemand, tend à transformer les partis communistes en « partis (parlementaires) de gauche », pro-européens et sociaux-démocrates de gauche.

 

Après ces élections, le cœur de l'Europe penche plus que jamais à droite, renforcé dans son consensus libéral et européiste. La ligne adoptée par les dirigeants de « Die Linke », orientée vers la défense de l'UE et d'une alliance avec le SPD, n'a fait qu'alimenter cette dérive.

 

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Nov 2013 à 17:06

Nous voulons de nouveau le mur

 
 
 
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  Citer babeuf Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Feb 2014 à 16:37

L'Allemagne, championne d'Europe des inégalités !

Le Point.fr - Publié le - Modifié le

Une étude montre qu'un Allemand de "l'Ouest" possède en moyenne un patrimoine de 94 000 euros contre à peine 41 000 euros pour un "Ossi".

Par , à Munich

 

Le pays de la zone euro où les inégalités sont les plus fortes est... l'Allemagne. Une étude de l'Institut allemand pour la recherche économique (DIW) montre que le fossé qui sépare outre-Rhin les riches et les plus démunis ne parvient pas réellement à se combler au fil des ans. Les Länder de l'ancienne RDA ont également du mal à rattraper leur retard malgré les 12 milliards d'euros qu'ils reçoivent chaque année de l'impôt de solidarité que doit verser l'ensemble des entreprises et des citoyens. Un Allemand de "l'Ouest" possède ainsi en moyenne un patrimoine de 94 000 euros, contre à peine 41 000 euros pour un "Ossi". L'égalité entre les sexes n'est pas non plus pour demain, puisque les hommes ont 27 000 euros de plus que les femmes comme "poire pour la soif" (pour calculer la fortune personnelle d'un particulier, l'étude prend en compte l'épargne, les assurances, les bijoux et les propriétés immobilières détenus par les particuliers, mais pas leurs voitures ni leurs liquidités).

Faire des enfants n'aide pas à économiser !

Si les riches ne cessent de s'enrichir (les Allemands qui ont la chance de faire partie de la portion de la population la plus aisée possèdent aujourd'hui 817 000 euros, contre à peine 787 000 euros il y a cinq ans), les chômeurs ont vu leur patrimoine chuter pratiquement de moitié en une décennie pour atteindre tout juste 18 000 euros. Faire des enfants n'aide pas non plus à économiser. Un couple seul dispose ainsi en moyenne de 216 000 euros contre à peine 62 500 euros pour une famille avec un enfant et 44 000 euros pour un foyer de cinq personnes. Et près de 20 % de la population ne possède aucun patrimoine, une proportion qui monte à deux tiers chez les chômeurs. Environ un tiers des Allemands sont endettés et le nombre des surendettés est même croissant.

Les experts du DIW ont calculé que notre voisin atteignait le chiffre élevé de 0,78 du coefficient de Gini, une mesure statistique de l'inégalité des revenus qui varie de 0, quand l'égalité est parfaite, à 1, quand les inégalités sont totales. Si ce chiffre a très légèrement diminué depuis 2007 (0,799), il reste encore bien plus élevé que dans les autres pays européens. Une réforme politique pourrait toutefois changer la donne dans un avenir proche. En décidant d'instaurer un salaire minimum de 8,50 euros de l'heure, le gouvernement fédéral d'Angela Merkel va accroître les revenus d'environ 17 % de la population active. Mieux payés, ces salariés pourront davantage économiser. Les critiques jugent, au contraire, que cette loi risque de provoquer la disparition d'environ 1 million d'emplois, ce qui augmenterait dès lors automatiquement les inégalités. L'avenir le dira...

Source : http://www.lepoint.fr/economie/l-allemagne-championne-d-europe-des-inegalites-28-02-2014-1796520_28.php

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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Oct 2015 à 19:37
Volkswagen : d’où vient la triche ?






Selon les médias (ici 20 minutes), la triche de Volkswagen aurait pour origine quelques développeurs informatiques qui ont bricolé, sans rien dire à personne, ce logiciel tricheur qui aurait été installé sur des millions de véhicules. Un peu difficile à croire, mais pas pour Le Monde, qui a une drôle d’explication : la direction de Volkswagen ne savait rien, parce que personne ne lui avait rien dit en raison de la terreur qu’elle inspire (comme en Corée du Nord, selon Le Monde, qui n’est pas à une petite perfidie près).

Pourtant, il y a bien eu un bureau d’études de Volkswagen qui a imaginé un bon moteur ! Ces concepteurs l’ont conçu, testé, éprouvé, et comme les plans sont parvenus jusqu’aux ingénieurs de fabrication, ils devaient en être plutôt contents !

Des chaînes de montage ont ainsi été mises en place pour la production du moteur en question. La maîtrise a mis au travail les ouvriers de Volkswagen pour le montage, et en bout de chaîne, le moteur a été essayé et testé ! Et, de l’avis général, c’est un très bon moteur.

Bien sûr, les émissions de ce moteur dépassent toutes les normes des pays où les voitures seront vendues. Mais où est le problème selon Volkswagen ? Depuis quand des gouvernements vont imposer leurs normes à un groupe industriel qui fait de si bonnes automobiles ?

Cela rappelle l’AMI, l’Accord multilatéral sur l’investissement. Son but était d’indemniser les groupes industriels par les États si les lois sociales ou environnementales de ces derniers faisaient baisser la rentabilité de leur investissement. À l’époque, l’affaire avait capoté, personne ne voulant assumer le fait que des lois sociales pouvaient être conçues par des groupes industriels et non par des États. Cependant, le capital a toujours a l’esprit ce projet et l’affaire Volkswagen en est un exemple concret.

Le message de l’entreprise allemande aux États est en réalité très simple : « vous avez vos normes, nous avons les nôtres. Et vous pouvez toujours venir contrôler nos bagnoles, vous ne trouverez rien ! »

D’où ce petit logiciel qui détectait à quel moment la voiture passait un test d’émission. Le système se basait sur la position des roues, la vitesse du véhicule, les régimes moteur et la pression barométrique. Il comparaît ces données à des mesures spécifiques, propres aux tests d’émissions et connues de tous. Si les informations corroboraient, le module de contrôle électronique du véhicule (ECM) basculait sur un mode « clean », pour flouer les tests des agences environnementales.

Cela montre le mépris profond du constructeur à l’égard de la légalité. En Corée du Nord, des dirigeants industriels qui auraient si peu de respect pour la légalité iraient au-devant de gros soucis !

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/archives/2841
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