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Allemagne

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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Feb 2009 à 23:02
"Le SPD laminé en Hesse" : Ce n'est pas la première fois que la droite progresse en Allemagne après que les social-démocrates aient refusé une alliance à gauche.



Edité par Vladimir - 25 Feb 2009 à 23:07
Ce n'est pas bien de lire le profil des autres ! Pas bien du tout !! C'est mieux de créer un autre forum dissident comme un hypocrite.
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Feb 2009 à 16:08
ALLEMAGNE •  Le combat perdu de Gerson Liebl
Ce petit-fils d'un médecin allemand établi dans une colonie au Togo s'est vu refuser la nationalité allemande. Il vient d'être expulsé du territoire après dix-huit ans de procédures administratives. Die Tageszeitung, qui consacre sa une à cette affaire, dénonce une décision "raciste".
la une de Die Tageszeitung du 19 février 2009
En matière d'honnêteté et d'impartialité, Fritz Liebl et son beau-père auraient pu donner des leçons à bien des hommes. Il y a cent un ans, le jeune médecin colonial, originaire de Straubing, épouse une autochtone, Kokoé Edith Ajavon, à Aného, dans l'actuel Togo. Le père de la jeune fille, un chef de clan local, donne son consentement et célèbre le mariage selon les coutumes ancestrales. De cette union naîtra un fils.

Il y a quelques jours, le petit-fils de Fritz et Kokoé, Gerson Liebl, a été expulsé d'Allemagne* après y avoir passé dix-huit années de sa vie. Comment ne pas voir la nature raciste de cette décision ? Gerson Liebl laisse derrière lui une femme et un enfant de 8 ans, né en Bavière. L'Etat a exploité toutes les procédures juridiques les plus mesquines pour refuser la nationalité allemande à Gerson. Si celui-ci avait été le fils d'une famille "allemande" installée sur les bords de la Volga depuis le XVIIIe siècle, sa demande de naturalisation n'aurait pas posé le moindre problème. Il en va tout autrement quand on a le teint basané. Les autorités allemandes ont manifestement tout fait pour éviter de créer un précédent de crainte que quelques centaines d'Africains ne demandent ensuite le même traitement. Mon dieu, vous imaginez…

Pendant dix-huit ans, Gerson Liebl s'est battu pour son droit à obtenir la citoyenneté allemande. Il ne voulait toutefois pas seulement régler son propre cas, mais également celui de tous les descendants africains de familles allemandes dans les colonies. C'est pour cela qu'il a refusé certaines offres qui lui auraient au moins permis d'obtenir un droit de séjour. C'était une erreur.

Reste qu'il est toujours aussi scandaleux de voir qu'en matière d'immigration le système fonctionne toujours selon deux poids, deux mesures. Le cas de Gerson Liebl n'est pas le premier à révéler ainsi un fonds de pensée raciste en Allemagne. Les étrangers blancs, de préférence européens, sont les bienvenus, les autres peuvent aller se faire voir.

Philipp Gessler
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Mar 2009 à 11:26

Die Linke en ordre de bataille

Le parti de gauche a adopté son programme et sa liste de candidats pour les européennes.

Réuni en congrès à Essen, le week-end dernier, Die Linke a adopté sa plate-forme électorale et la liste de ses candidats au scrutin européen du 6 juin prochain. « Ensemble pour le changement en Europe. Tel est le signal lancé depuis Essen par Die Linke », a souligné Lothar Bisky, coprésident du parti, à l’issue des assises. Les combats pour une Europe « sociale et juste », contre « la militarisation de l’UE » en liaison avec son intégration à l’OTAN, et contre le traité de Lisbonne constituent les chapitres saillants du programme de la formation.

Le débat autour du traité européen a donné lieu aux échanges les plus vigoureux parmi les 562 délégués. « Ce traité cherche à inscrire dans le marbre un ordre économique qui a lamentablement échoué », s’est exclamé Oskar Lafontaine, l’autre coprésident du parti. Une autre ligne, minoritaire mais relativement influente, en particulier dans les Länder de l’est, plaidait, à l’inverse, pour une approche, au moins, plus conciliante à l’égard du traité européen, au nom du « rejet de l’euroscepticisme ». Les délégués ont - finalement tranché sans - am- biguïté, refusant même de ratifier la candidature de deux eurodéputés sortants qui s’étaient exprimés, eux, en faveur du traité de Lisbonne. Sylvia Yvonne Kauffmann (tête de liste du PDS au scrutin de 2004) et André Brie ne figurent ainsi pas in fine sur la liste des candidats retenus.

« Nous visons un score de 10 % et plus », a déclaré Lothar Bisky, qui a été désigné pour sa part comme tête de liste par quelque 93,4 % des délégués.

Bruno Odent

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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Mar 2009 à 09:42

Les archives de Cologne s'écroulent

Un immeuble de cinq étages abritant les archives de la ville de Cologne, dans l'ouest de l'Allemagne, s'est complètement effondré mardi. Alertés par des bruits inquiétants, la plupart des occupants ont pu sortir à temps, mais les secours recherchaient trois personnes sensées se trouver dans des bâtiments voisins endommagés.

L'effondrement, survenu vers 14h, a en effet fait s'écrouler une partie des immeubles contigus. Dans un premier temps, les autorités ont dit rechercher neuf personnes qui se trouvaient dans l'un de ces bâtiments, qui abritait des appartements et une salle de jeux. Toutes ont été retrouvées saines et sauves, sauf trois qui sont encore portées disparues.

Aucun blessé n'a été signalé dans l'immédiat, selon le directeur des pompiers, Stephan Neuoff.

La cause de l'accident n'est pas déterminée mais des travaux étaient menés sur une ligne de métro passant sous la rue des archives, a déclaré le porte-parole des pompiers, Daniel Leupold.

L'immeuble inauguré en 1971 n'est plus qu'un tas de gravats éparpillés sur 70 mètres à la ronde, a constaté le porte-parole de la police Wolfgang Baldes. Il abritait des manuscrits de Karl Marx et de Friedrich Engels.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/03/01011-20090303FILWWW00572-les-archives-de-cologne-s-ecroulent.php

NOOOOOOON!!!

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Apr 2009 à 12:24

Référendum à Berlin: l'"éthique" restera obligatoire pour tous à l'école

BERLIN (AFP) — Les Berlinois ont rejeté dimanche lors d'un référendum local une revalorisation des cours de religion dans les écoles de la capitale allemande, qui continueront donc à organiser des leçons d'"éthique" obligatoires pour tous les élèves, quelles que soient leurs origines.

51,3% des votants ont rejeté une réforme qui prévoyait que les élèves aient le choix entre ce cours d'éthique et un cours portant sur la religion de leur choix, selon des résultats définitifs communiqués à 19h00 GMT.

Ces résultats montrent un très net clivage entre l'ancien Berlin-Est communiste, très peu religieux, et les quartiers plus bourgeois et conservateurs de l'ancien Berlin-Ouest.

Ainsi, le "oui" a recueilli 66,3% des voix dans le quartier de Steglitz-Zehlendorf ou 69,2% à Spandau, dans l'ouest de la capitale. A l'inverse, le "non" s'est imposé à plus de 77% à Marzahn ou à Lichtenberg, dans l'ancien Berlin-Est.

Du fait d'une participation très faible (29,2%), les partisans de la réforme auraient de toute façon échoué, même si le "oui" l'avait emporté de justesse, car le texte devait être approuvé par au moins 25% des 2,4 millions d'électeurs inscrits. Or, seuls 14,2% des inscrits ont finalement voté "oui".

Soutenue par des partis politiques de droite, par les Eglises catholiques et protestantes, par la communauté juive et par une partie de la communauté musulmane, l'association "Pro Reli", à l'origine de ce scrutin, espérait imposer cette réforme à la municipalité de gauche, qui n'en voulait pas.

(…)

Ce débat complexe ne portait pas sur la place de la foi dans l'espace public - l'Allemagne ne connaît pas la notion de laïcité - mais plutôt sur la manière de transmettre des valeurs dans une ville multiculturelle et de moins en moins religieuse, notamment dans l'ancien Berlin-Est.

Après un sanglant crime dit "d'honneur" au sein de la communauté turque, qui avait ému tout le pays, la mairie avait imposé en 2006 un cours d'éthique obligatoire pour tous, avec l'idée affichée de rassembler dans une même classe les élèves de toutes origines et de toutes confessions.

Le cours de religion, lui, reste une option, que les élèves peuvent suivre, s'ils le souhaitent, en plus de l'éthique. C'est justement ce que contestaient les membres de "Pro Reli": ils voulaient que les élèves aient le choix entre l'éthique et la religion, comme c'est le cas dans la plupart des autres Etats régionaux (Länder) d'Allemagne.

(…)

Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gEj6yD9RpNIcJ8N8dGjRg41iiKfA

 

Le rejet d’une trop grande influence de la religion dans la sphère publique ne dépend pas seulement du régime politique…

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 May 2009 à 21:17
 
La Fête du Travail s’est ouverte en Allemagne par des violences entre force de l’ordre et manifestants. 29 policiers ont été blessés et 49 casseurs interpellés.  De violents incidents se sont produits aux premières heures de la journée du vendredi 1er mai à Berlin et à Hambourg à l’occasion de la Fête du Travail, a-t-on appris de source policière.
A Berlin, 29 policiers anti-émeutes ont été légèrement blessés et une cinquantaine de personnes ont été interpellées à l’issue d’échauffourées entre des “autonomes” et la police dans la nuit du 30 avril. “Notre bilan fait état de 49 interpellations”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police.

 

Slogans anticapitalistes

Peu après minuit dans le quartier de Friedrichshain, environ 200 jeunes protestataires scandant des propos anticapitalistes ont lancé des bouteilles et des pierres contre des policiers, sur des tramways et des voitures.
A Hambourg, la police fait état de trois blessés dans ses rangs lors d’affrontements similaires avec les manifestants.
Le 1er mai allemand est marqué depuis des décennies par des affrontements plus ou moins violents entre protestataires et policiers. Depuis 1987, les manifestations de la Fête du travail ont souvent dégénéré dans Berlin entre forces de l’ordre et casseurs.

 

Démonstration de force pour l’extrême gauche

Ces dernières années, la police berlinoise avait modifié sa stratégie, optant avec succès pour une approche en “désescalade” et de non-confrontation. Néanmoins, après trois années de relative tranquillité, Berlin se préparait à une résurgence des violences du fait de la crise économique et des tensions sociales qu’elle engendre.
L’extrême gauche allemande a déclaré vouloir faire une démonstration de force de ce 1er mai 2009, en pleine récession économique. La police a porté ses effectifs à quelque 5.000 hommes à Berlin.
Par ailleurs, le parti d’extrême droite NPD organise une manifestation ce 1er mai à Berlin qui risque fortement de déboucher sur des affrontements avec les militants d’extrême gauche.

(NouvelObs.com avec Reuters et AFP)


1er mai : un demi-million de manifestants en Allemagne, heurts à Dortmund
(source : AFP 01/05/09)

Un demi-million de personnes se sont rassemblées vendredi en Allemagne pour les défilés du 1er mai, exprimant leur “ras-le-bol” dans un pays qui connaîtra cette année sa plus sévère récession depuis l’après-guerre, et des heurts ont eu lieu à Dortmund (ouest).

 

Au moins 484.000 personnes ont participé à quelque 400 manifestations organisées dans le pays, a annoncé la Confédération des syndicats (DGB).

A Dortmund (ouest), les participants au cortège de la DGB ont été attaqués par environ 200 militants d’extrême droite, en partie cagoulés et qui ont notamment jeté des pierres. Des membres des forces de l’ordre ont ensuite eux aussi été pris pour cibles, a indiqué la police.

Les policiers sont venus à bout des assaillants à coup de matraques, mais plusieurs ont été blessés. Environ 150 militants d’extrême droite, dont certains étaient cagoulés, ont été interpellés, a précisé la police de Dortmund.

A Brême (nord), où se déroulait la principale manifestation de la DGB, son président Michael Sommer a dressé un sombre bilan de la situation économique.

“La crise est plus profonde que personne n’aurait pu l’imaginer”, a-t-il souligné devant des milliers de personnes. “Et nous ne voyons aucune lumière au bout du tunnel”.

“Personne ne sait où va s’arrêter” cette crise, a poursuivi le dirigeant syndical, le gouvernement allemand ayant de son côté fortement révisé à la baisse ses prévisions pour cette année, tablant désormais sur une contraction de 6% du produit intérieur brut.

“Ca ne peut pas continuer comme ça”, a affirmé le numéro deux du puissant syndicat IG Metall, Detlef Wetzel, au cours d’un rassemblement à Zwickau, dans l’ex-RDA. “Il faut un ordre économique dont l’objectif est le bien-être des gens et non pas qui serve aux riches à devenir plus riches”, a-t-il martelé.

L’Allemagne, où les plans sociaux se multiplient dans l’industrie, s’inquiète tout particulièrement de l’avenir du constructeur automobile historique Opel, qui emploie environ 26.000 personnes.

La filiale du géant américain General Motors se cherche en effet un investisseur pour se séparer partiellement de sa maison-mère en déroute.

Tandis que des élections législatives se profilent pur la fin septembre, les manifestants arboraient des pancartes appelant à “la lutte des classes et non au combat électoral” ou réclamant “une Europe sociale”.

A Berlin, le parti néo-nazi NPD a aussi profité de son rassemblement du 1er mai pour dénoncer la crise économique. Environ 300 de ses membres et sympathisants étaient rassemblés au siège national du parti à Köpenick, dans la banlieue berlinoise, a constaté une journaliste de l’AFP. Un millier de personnes ont défilé dans la ville pour protester contre ce rassemblement, et 28 ont été interpellées, selon la police.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, 49 personnes avaient été interpellées à Berlin après des affrontements entre sympathisants d’extrême gauche et la police, traditionnels le 1er mai.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2009 à 00:56
 
(source : Observatoire des Inégalités 12/05/09)


Les 10 % des Allemands les plus aisés possèdent 61,1 % des biens privés du pays, tandis que 70 % des personnes les moins aisées ne disposent que de 9 % du patrimoine.

 
Les inégalités de patrimoine se sont accrues entre 2002 et 2007 selon une étude du Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung (DIW, Institut allemand pour des recherches économiques) basée sur le panel socio économique (SOEP). Le décile le plus aisé de la population possède 61,1 % des biens privés, contre 57,8 % en 2002, tandis que 70 % des personnes moins aisées ne disposent que d’environ 9 %. Alors que les riches sont devenus plus riches, les moins bien lotis sont devenus plus pauvres ces dernières années en Allemagne.

Les raisons de cette évolution sont au moins en partie imputables à la réforme des droits de succession et de l’impôt sur le revenu du capital, qui favorise les plus aisés. En Allemagne, pour être allocataire du nouveau Arbeitslosengeld II (équivalent du RMI français), il faut avoir liquidé son épargne au préalable, une réforme qui est au détriment notamment des personnes âgées dans les nouveaux Länder, selon les chercheurs du DIW.

En chiffres absolus moyens, chaque citoyen disposait de 88 000 euros en 2007, contre 80 000 euros en 2002. Or, tandis que la fortune du décile le plus aisé a augmenté de 208 000 euros en 2002 à 222 000 euros en 2007, celui des catégories sociales moins favorisées est relativement stable avec 46 000 euros, contre 44 000 euros en 2002, et celle des ouvriers non qualifiés a diminué de 36 000 à 34 500 euros dans cette période. La situation s’avère particulièrement difficile en Allemagne de l’Est, où la moyenne a baissé de 34 000 à 31 000 euros dans la période étudiée, tandis que la moyenne dans les anciens Länder a connu une hausse de 91 000 à 101 000 euros. Cet écart est dû à la chute des prix de l’immobilier et au taux de chômage beaucoup plus élevé dans ces régions, dont la plupart sont économiquement faibles.

Cette augmentation des inégalités est confirmée par le coefficient Gini*, qui a connu une hausse de 0,765 à 0,785 en Allemagne de l’Ouest et de 0,792 à 0,813 en Allemagne de l’Est.

* Définition : le coefficient de Gini compare l’état de la répartition des revenus à une situation théorique d’égalité parfaite. Plus il est proche de zéro, plus on s’approche de l’égalité (tous les individus ont le même revenu). Plus il est proche de un, plus on est proche de l’inégalité totale (un seul individu reçoit tous les revenus).

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  Citer Gremlin Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2009 à 10:20

"Les 10 % des Allemands les plus aisés possèdent 61,1 % des biens privés du pays, tandis que 70 % des personnes les moins aisées ne disposent que de 9 % du patrimoine."


Et  après il y'auras encore des gens pour dire que l'esclavage est aboli ...

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jun 2009 à 17:36

L’Allemagne de l’Ouest, Etat de droit, a triomphé ! Cette nation généreuse s’occupe même de la reconversion d’ancien agent de la Stasi dans le besoin…LOL

 

« (…) Depuis des mois, les affaires d’espionnage de salariés défraient la chronique outre-Rhin. En toute illégalité, de grands groupes ont recours aux services de sociétés spécialisées, lesquelles embauchent en général d’anciens membres de la police, de l’armée, voire de la Stasi, la police politique de l’ex-RDA. Deutsche Telekom a ainsi fait espionner par écoutes téléphoniques les membres de son conseil de surveillance. La justice mène par ailleurs une enquête sur l’espionnage de comptes en banque de salariés par Deutsche Telekom. La Deutsche Bahn a surveillé pendant des années la quasi-totalité de ses salariés pour traquer d’éventuels actes de corruption. Des directeurs de la Deutsche Bank ont été espionnés, et le discounter textile Kik a collecté des informations sur la santé financière de ses caissières pour savoir quelles employées pourraient être tentées de voler…

Iceberg. Deux salariés sur cinq estiment être surveillés par leur patron sur leur lieu de travail. Du contrôle de l’usage du téléphone ou d’Internet à l’espionnage de la vie privée, tout semble possible. «Les cas qui sont sortis au grand jour concernent de grands groupes, où syndicats et comités d’entreprise sont actifs, constate Peter Wedde. Ils intéressent l’opinion qui réagit de façon bien plus sensible que ce ne serait sans doute le cas en Grande-Bretagne où ce genre d’affaires n’intéresserait personne.» Mais c’est sans doute la partie émergée de l’iceberg. (…) »

Source : http://www.liberation.fr/economie/0101572142-en-allemand-big-brother-se-prononce-deutsche-telekom

 

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Jun 2009 à 18:22
 
C’est la première fois de sa vie que Linda fait grève. D’ailleurs, confie-t-elle, les yeux masqués par de grosses lunettes de soleil, elle ne se sent pas vraiment l’âme d’une “rebelle”. Mais la jeune fille de 23 ans n’a pas hésité longtemps avant de se joindre au vaste cortège d’étudiants et lycéens qui défilent dans les rues de Berlin, mercredi 17 juin. Elle s’enthousiasme à l’idée que des manifestations aient lieu simultanément dans près de 70 villes allemandes. Une initiative plutôt inhabituelle, l’éducation étant, outre-Rhin, l’affaire des Etats régionaux.

“Qu’on ait réussi à tous s’organiser au niveau national, c’est bien la preuve que rien ne va plus”, décrète-t-elle. Etudiante en troisième année d’espagnol-anglais, elle s’inquiète des réformes auxquelles est soumis l’enseignement supérieur depuis qu’elle a passé son Abitur (baccalauréat), il y a quatre ans : introduction de frais universitaires, “standardisation” avec l’instauration des cursus Bachelor (licence)-Master, processus de sélection plus sévères… “Maintenant, tout est fondé sur la rentabilité économique”, affirme-t-elle.

Plusieurs dizaines de milliers de jeunes – 240 000 selon les organisateurs – ont participé aux manifestations, mercredi. La journée était le temps fort d’une semaine de protestation destinée à attirer l’attention sur les “failles” du système éducatif. Le mouvement avait été soigneusement préparé, avec peu de place pour l’imprévu : dès lundi 22, tout rentrera dans l’ordre. Les blocages d’amphithéâtres cesseront et les cours reprendront.

“USINE À FORMER”

A Berlin, les slogans entonnés par les étudiants massés devant l’hôtel de ville ont un petit air de déjà-vu : “Education pour tous”, “plus de professeurs”, “fin à l’élitisme”. Mais laissant de côté les formules convenues, beaucoup expriment surtout leur nostalgie de l’université allemande traditionnelle. Un système forcé de se réformer sous l’effet de pressions financières et de l’harmonisation européenne des diplômes dans le cadre du processus de Bologne.

Autrefois, les étudiants allemands restaient en moyenne jusqu’à 29 ans sur les bancs de la fac. Ils multipliaient les expériences à l’étranger et modulaient librement leur cursus au gré de leurs envies. Rien de tel avec le Bachelor qu’ils doivent décrocher en trois ans pour espérer ensuite une place en Master. “On nous oblige à bachoter. Il n’y a plus de temps pour le savoir gratuit, plus de liberté”, soupire Mirka, 23 ans, en licence de sciences sociales. Son visage sage s’empourpre quand elle évoque “l’obligation d’assister aux séminaires”, une contrainte que n’ont pas connue ses aînés.

Un peu plus loin, un jeune garçon brandit un panneau indiquant : “Humboldt serait déçu”. Le réformateur prussien, fondateur de la célèbre faculté berlinoise qui porte son nom, avait défini en son temps l’université idéale comme un lieu réunissant toutes les disciplines de la culture générale. “Et surtout pas une usine à former pour le marché du travail”, assène Lukas, 26 ans.

Marie de Vergès

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2009 à 17:53

La gauche radicale allemande à la peine

 

L’essentiel était de retrouver un semblant d'unité. Les dirigeants du parti de la gauche radicale allemande, Die Linke, sont parvenus à apaiser leurs troupes, réunies en congrès à Berlin samedi 20 et dimanche 21 juin pour adopter leur programme électoral.  

Depuis plusieurs semaines, ce parti, qui a obtenu un résultat décevant aux élections européennes du 7 juin, était en proie à des querelles internes : départs fracassants de personnalités, luttes entre les courants pragmatiques et fondamentalistes, critique croissante à l'encontre de leur chef Oskar Lafontaine, ancien patron des sociaux-démocrates (SPD).

Deux ans après la fusion entre le WASG, qui regroupait des syndicalistes déçus du SPD et altermondialistes, et du PDS, héritier de l'ancien Parti communiste est-allemand, la gauche radicale n'est pas au mieux de sa forme pour se lancer dans la bataille des élections législatives du 27 septembre.

"C'est en nous battant côte à côte que nous pourrons réussir", a lancé M. Lafontaine aux 562 délégués réunis. Gregor Gysi, chef du groupe parlementaire Die Linke au Bundestag et ancien dirigeant du PDS, a été plus direct : "Je voudrais que nous touchions les électeurs, et non pas que nous nous occupions de nous." Son appel a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements.

CONFLITS INTERNES

Le patron de la gauche radicale, qui espère être élu ministre président de la Sarre après les régionales du 30 août, a préféré jouer la carte du consensus. Il a énoncé les thèmes habituels du parti, "contre le montant actuel des indemnités de chômage longue durée, contre la retraite à 67 ans", les entrecoupant de messages électoraux - "les profiteurs du capitalisme doivent payer pour la crise" - et d'attaques à l'encontre de tous les partis.

De nombreux élus, notamment de l'est de Allemagne, où Die Linke réalise souvent de très bons scores, réclament davantage de réalisme pour ne pas barrer la route à d'éventuelles coalitions avec le SPD. A l'image d'Angelika Gramkow, maire de la ville de Schwerin, en ex-RDA : "Le pragmatisme n'est pas toujours apprécié dans certains courants de notre parti", a-t-elle déploré. A l'opposé, d'autres courants tels que la plateforme communiste dirigée par la députée européenne Sahra Wagenknecht, refusent de faire le moindre compromis, quitte à rester un parti d'opposition.

Ces conflits internes ont porté préjudice à Die Linke lors des européennes. Le parti avait espéré au moins 10 % des voix, il n'a recueilli que 7,5 % des suffrages. De plus, il doit constater que la récession n'alimente pas forcément son discours. "Il nous faut être concrets, et pas seulement se contenter de condamner le capitalisme, surtout quand on sait que la majorité de la population n'a pas une attitude anticapitaliste", explique Klaus Ernst, vice-président du parti et ancien membre fondateur du WASG.

Depuis plusieurs mois, Die Linke stagne, baisse dans les sondages. Elle est créditée de 8 % à 11 % des intentions de vote alors qu'il y a un an, les enquêtes d'opinion lui attribuaient jusqu'à 15 % des voix. Pour le 27 septembre, le parti table sur 10 % et plus.

Pour mieux faire entendre sa voix, Die Linke a adopté un programme électoral qui radicalise son discours. Parmi les propositions : un salaire horaire minimum de 10 euros (alors qu'elle n'évoquait que 8 euros en 2008), une indemnité de chômage longue durée qui atteigne 500 euros, un impôt sur les millionnaires et un plan d'investissements de 100 milliards d'euros pour l'éducation, le climat, les transports et la santé. Le parti souhaite également créer de nouvelles formes de protestation politique, et modifier la législation de manière à permettre l'organisation de grèves générales sur le modèle de la France.

Cécile Calla

Article paru dans l'édition du Monde du 23.06.09.

C’est pas gagné…



Edité par babeuf - 22 Jun 2009 à 17:53
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jun 2009 à 18:05
Bon, il est clair que l'unité pour l'unité, ça ne suffit pas comme programme politique. Mais j'ai envie de relativiser un peu cette lecture sortie de Monde, il n'y a qu'à voir ce qu'ils écrivent sur la France...
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Jul 2009 à 21:03

Meurtre xénophobe en Allemagne

(source : Le Monde Diplomatique 09/07/09)

 
Sa photo circule désormais sur le Net, des vidéos ont été postées sur le site de partage YouTube, des groupes de soutien se sont créés sur le réseau Facebook pour dénoncer un « crime raciste », voire pour évoquer une « martyre du foulard ». La semaine dernière, en plein tribunal de Dresde, dans l’ex-Allemagne de l’Est, Marwa El Sherbini, Egyptienne de 31 ans, a été tuée de dix-huit coups de couteau par un Allemand de 28 ans.

Depuis, la colère monte au sein de la communauté musulmane en Allemagne et surtout en Egypte, où les obsèques de la jeune femme, le 6 juillet à Alexandrie, ont rassemblé plus de mille personnes, et où l’Europe est accusée de passer sous silence un meurtre raciste (1). La mort de Marwa El Sherbini ne fait en effet pas les gros titres de la presse. Si certains journaux en parlent outre-Rhin, les radios et télévisions restent plutôt muettes, les responsables politiques en retrait. Le gouvernement de la chancelière conservatrice Angela Merkel a attendu mercredi pour réagir, et encore, par la voix de son porte-parole. « Il s’agit d’un acte horrible, qui nous a bouleversés », a-t-il dit, justifiant la retenue des autorités par le manque de détails.

Les mots du procureur de Dresde sont pourtant sans appel. « Il s’agit d’un meurtre xénophobe, commis par un xénophobe fanatique », assène M. Christian Avenarius. Mercredi 1er juillet, Alex W., manutentionnaire au chômage d’origine russe, était convoqué par le tribunal pour avoir proféré des injures racistes à l’encontre de Marwa El Sherbini. A l’été 2008, les deux jeunes gens, qui vivent dans le même quartier de la ville, se disputent sur un terrain de jeux pour une histoire de balançoire. Elle, voilée, est avec son fils et réclame qu’il libère la place. Lui l’insulte : « terroriste », « salope », « islamiste ». Marwa, pharmacienne à Dresde, où elle s’est installée pour suivre son mari, doctorant au réputé Institut Max-Planck de recherche en biologie moléculaire et génétique, décide de porter plainte. Alex W. est condamné en novembre dernier à une amende de 780 euros. Une peine insuffisante de l’avis du parquet, effaré par les propos racistes tenus au cours de l’audience. Le jeune homme a notamment déclaré que « ces gens-là » ne pouvaient pas être diffamés, puisqu’ils ne sont pas « de véritables êtres humains », rapporte M. Avenarius.

Au cours de l’audience d’appel, la semaine dernière, vers 10 heures 20, Marwa El Sherbini, enceinte de trois mois, vient de finir de témoigner quand Alex W. se jette sur elle et lui assène dix-huit coups de couteau en l’espace de quelques minutes. Le juge actionne l’alarme ; deux policiers interviennent, mais trop tard. Ils se trompent d’agresseur et l’un d’eux tire sur le mari de Marwa. Celle-ci meurt peu après, victime de ses blessures. Lui est sorti en début de semaine du coma mais reste hospitalisé ; ses jours ne sont pas en danger. Leur fils de trois ans a assisté à toute la scène.

Depuis, Alex W. a été incarcéré pour meurtre. Selon le procureur, le jeune homme était inconnu des services de police. Impossible aussi pour l’instant de déterminer s’il était membre d’un groupe néonazi. Seules certitudes : né à Perm, en Russie, il est arrivé en Allemagne en 2003 et vit des aides sociales, dites « Hartz IV », dans une ville où le taux de chômage est près de deux fois plus élevé que dans le reste du pays et dans une région, la Saxe, où le parti d’extrême droite NPD (Parti national démocrate) réalise l’un de ses plus gros scores.

Ce meurtre s’inscrit dans le contexte d’une montée de l’islamophobie en Allemagne, estime Peter Widmann, chercheur au centre sur l’antisémitisme de l’Université technique de Berlin. Ces derniers mois, les projets de construction de mosquées, par exemple, ont suscité de très vives polémiques, notamment à Cologne, où un mouvement intitulé « Pro-Köln » (« Pour Cologne ») est allé jusqu’à organiser un « congrès anti-islamisation » rassemblant des partis d’extrême droite de plusieurs pays européens, comme le Vlaams Belang belge ou le FPÖ autrichien. « Ces mouvements sont principalement dirigés contre la religion musulmane, et s’attaquent à des symboles comme le voile ou les mosquées. Pour eux, l’islam est une religion qui veut envahir l’Europe. Et cela ne concerne pas que les franges radicales. Sous une forme moins marquante, ces idées se diffusent loin dans la société, et des fragments se retrouvent dans la presse établie », constate le chercheur. En 2007, par exemple, le prestigieux hebdomadaire Der Spiegel avait fait sa une sur « La Mecque Allemagne – l’islamisation silencieuse », avec un croissant dominant la Porte de Brandebourg à Berlin, rappelle-t-il.

Les violences racistes sont répandues en Allemagne. Les néonazis, qui sévissent notamment sur le Net, restent très actifs, avec environ 4 800 membres déclarés. Selon le dernier rapport annuel du ministère de l’Intérieur, publié fin mai, les délits liés à l’extrême droite ont bondi de 16% en 2008 par rapport à l’année précédente. Parmi eux, les actes de violence ont augmenté de 6%. « L’augmentation constatée en 2008 de la violence d’extrême droite est inquiétante », avait alors concédé le ministère.

Pour l’instant, les plus vives condamnations du meurtre de Marwa El Sherbini sont venues des communautés juive et musulmane. Ensemble, les secrétaires généraux des conseils juif et musulman se sont rendus au chevet de son mari en début de semaine. « Nous voulons donner un signe clair contre l’islamophobie », a alors déclaré M. Stephan Kramer, du Conseil central juif. « Beaucoup de musulmans ont peur et nous n’avons pas le droit de l’ignorer », a-t-il ajouté, dénonçant le manque de réactions. « Il y a peu d’intérêt pour la xénophobie anti-musulmane. On doit la prendre plus au sérieux », abonde M. Widmann. Une manifestation est prévue samedi à Dresde.

CLARA DUPUIS

(1) Voir « Une femme égyptienne tuée dans un tribunal allemand à cause de son voile », Global Voices,

6 juillet 2009.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jul 2009 à 12:16

La gauche radicale allemande lance sa bataille pour les législatives

De Audrey KAUFFMANN – 20 juin 2009

BERLIN (AFP) — Trublion de la politique allemande, le parti de gauche Die Linke a lancé ce week-end sa bataille pour les législatives de septembre avec un programme radical qui vise à obtenir au moins 10% des voix, largement aux dépens des sociaux-démocrates (SPD).

Devant les 562 délégués réunis en congrès à Berlin, le chef des Linke et transfuge du SPD Oskar Lafontaine a exhorté ses troupes à se battre "courageusement" pour "une Allemagne plus sociale", sans exclure une coopération avec le SPD au niveau fédéral.

"C'est seulement en nous battant courageusement et côte à côte que nous pouvons gagner", a-t-il dit devant une salle toute décorée de rouge.

"Nous ne refusons pas une coopération de gouvernement et une majorité de gauche au Bundestag", c'est le SPD qui refuse, "une décision stupide", a-t-il ajouté, en réponse aux critiques internes qui l'accusent de radicaliser le parti et de dynamiter les ponts avec le SPD.

Die Linke, qui réunit depuis 2007 les héritiers du communisme de l'ex-RDA (PDS) et les déçus de la social-démocratie, est actuellement crédité de 8 à 11% des intentions de vote aux législatives du 27 septembre.

La chancelière conservatrice Angela Merkel espère décrocher lors de ce scrutin un deuxième mandat en constituant un gouvernement avec les Libéraux (FDP) et non plus avec le SPD.

Les Linke n'ont certes plus le vent en poupe comme il y a un an, où les sondages les plaçaient à 14% des voix. A l'heure de la plus grave récession qu'ait connue l'Allemagne depuis la guerre, moins d'électeurs leur font confiance, selon les politologues.

Mais le parti continue de profiter du vote protestataire et d'affaiblir les sociaux-démocrates, au plus mal dans les sondages avec 21 à 25% des intentions de vote pour septembre.

Aux élections européennes du 7 juin, Die Linke a recueilli 7,5% des suffrages, moins qu'espéré mais mieux qu'en 2004. Le SPD a lui enregistré son pire score européen (20,8%).

Désormais ancré dans tout le pays, le parti de la gauche radicale a bouleversé le jeu des alliances entre CDU-CSU, SPD, Libéraux et Verts: l'Allemagne a aujourd'hui un système durable à cinq partis, juge le politologue Richard Stöss.

Pour les législatives, le parti s'est doté d'un programme qui prône notamment un salaire horaire minimum à 10 euros (le SPD prône 7,5 euros), une baisse des impôts pour les revenus faibles et une hausse pour les plus riches, ainsi que l'introduction d'un "impôt des millionnaires" qui, selon Oskar Lafontaine, "rapporterait 90 milliards d'euros par an" à l'Etat.

Die Linke dénonce "le capitalisme de casino", qui a "détruit la démocratie", et "le racket des travailleurs". Il prône des nationalisations et la gratuité des crèches, en promettant 100 milliards d'investissements par an dans l'éducation, le climat, la santé et les transports.

En politique étrangère, le parti exige le retrait militaire d'Afghanistan et la dissolution de l'OTAN, à rebours des autres partis.

A la tribune samedi, plusieurs délégués ont récusé l'idée que Die Linke défendrait des vues "trop radicales", "irréalistes" ou "populistes".

Le parti connaît des dissensions internes entre sa frange la plus à gauche et les pragmatiques, prêts à des compromis pour gouverner avec le SPD. Il a encaissé récemment une série de démissions de personnalités défendant une politique réaliste.

Mais au congrès samedi, les délégués affichaient leur confiance de franchir la barre des 10% en septembre. "Nous proposons tout ce dont l'Allemagne a besoin en ce moment", estimait un délégué, Michael Wünsch. Pour lui "12%, c'est possible".

Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gph6ZLL-FRPnDLh6XDN4o36KU4wQ

 

Comme quoi, il n’y a pas grand chose à faire pour être classé chez les « radicaux »…

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jul 2009 à 17:42
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Jul 2009 à 16:11

Un article plus sympathique :

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/50-000-personnes-pour-la-16eme-fete-du-Parti-Communiste-Allemand-DKP_a3007.html

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Aug 2009 à 14:33
 
PRCF

Les communistes français du PRCF sont solidaires des communistes allemands qui défendent le Mémorial Ernst Thälmann menacé de destruction

Sans même avoir le courage politique d’assumer cet acte de négationnisme historique, le pouvoir CDU-SPD orchestre en sous main la destruction du Mémorial Ernst Thälmann érigé en hommage au secrétaire général du KPD, organisateur de la résistance à la prise du pouvoir par les nazis, jeté par eux en 1933 au secret à la prison de Bautzen, puis transféré au camp de Buchenwald et assassiné sur ordre de Hitler, qui fit livrer aux chiens sa dépouille mortelle le 17 août 1944 à la veille de la Libération de son pays.

Le prétexte grossier de cette destruction est le sacro-saint droit de propriété du maître actuel des lieux, qui veut faire détruire l’édifice consacré à Thälmann. En réalité nul ne peut être dupe : il s’agit d’un nouvel acte d’exterminisme anticommuniste qui s’ajoute à la série infinie des attentats contre la mémoire communiste allemande, que ce soit celle du KPD, force déterminante de la Résistance antifasciste allemande ou de la RDA dont l’histoire et les réalisations sont saccagées. En vain d’ailleurs puisque un nombre croissant d’ « Ostie » (57%) déclare regretter la RDA, récusant ainsi la politique revancharde de répression anticommuniste et de misère de la « Grande Allemagne » impérialiste, réunifiée à la hussarde.

Le PRCF informé par le Comité Internationaliste de Solidarité de Classe, se déclare solidaire des camarades allemands qui manifesteront le 23 août à Ziegenhals au Brandebourg.

Il appelle les communistes français, malgré la scandaleuse indifférence des dirigeants du PC/PGE, les antifascistes, les démocrates à soutenir cette action, d’autant plus utile que les revanchards du « parlement européen » et la commission de Bruxelles, veulent instituer le 23 août une journée annuelle de diabolisation de l’histoire du communisme en osant mettre sur le même plan, le Troisième Reich nazi exterminateur, émanation du grand capital impérialiste et l’Union Soviétique des ouvriers et des paysans sans les immences sacrifices de laquelle la victoire sur le fascisme était loin d’être assurée.

Plus que jamais le PRCF appelle les démocrates, les patriotes, les internationalistes à mesurer la signification véritable de l’Union Européenne du capital, à mesurer l’impossibilité de « réorienter dans un sens progressiste » cette Europe contre-révolutionnaire et fascisante qui criminalise et agresse communistes et anticapitalistes, tout en encourageant l’extrême droite et les revanchards nazis dans tous les pays qui la composent.

Pour le PRCF

Léon LANDINI ancien FTP/MOI, officier de la Légion d’Honneur (au titre de la Résistance intérieure française) Président du PRCF

Jean Pierre HEMMEN fils de résistant fusillé par les nazis. Président du Comité Politique National du PRCF

Georges GASTAUD fils de résistant. Secrétaire National du PRCF

Pierre PRANCHERE ancien FTPF des Maquis de corrèze, ancien membre du CC du PCF, ancien député européen

Vincent FLAMENT Rédacteur en Chef d’ « Initiative Communiste »

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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Aug 2009 à 21:48

Le parti d'Oskar Lafontaine bouscule le SPD

LE MONDE | 31.08.09 | 15h23  •  Mis à jour le 31.08.09 | 19h42

Berlin, correspondante

Triomphal Oskar Lafontaine ! Le chef de file de la gauche radicale allemande Die Linke ("La Gauche") et ancien patron des sociaux-démocrates (SPD) avait plus d'une raison de se réjouir, dimanche soir 30 août. En Thuringe et en Saxe, deux Länder de l'ex-RDA, son parti s'est imposé comme deuxième force politique. Derrière la CDU d'Angela Merkel et loin, très loin, devant le SPD.

Mais c'est surtout vers la Sarre que M. Lafontaine avait le regard tourné. Dans cette petite région sise à la frontière française où il était lui-même candidat, et qu'il avait présidée entre 1985 et 1998 sous les couleurs du SPD, Die Linke a engrangé 21,3 % des voix. Bien au-delà de ce que prédisaient les sondages. Le résultat est inédit à l'ouest de l'Allemagne : il y a cinq ans, le PDS, ancêtre du Linkspartei, n'avait recueilli que 2,3 %.

"Die Linke a le vent en poupe", a proclamé le tribun devant ses troupes, en liesse à l'annonce des résultats. Assurément, la gauche radicale est la grande gagnante de ces scrutins qui ont égratigné aussi bien la CDU que le SPD. "Nous sommes aujourd'hui l'un des trois grands", pavoise Dietmar Bartsch, le secrétaire général du parti.

A un mois des élections générales, les scores obtenus par Die Linke ne sont, bien sûr, pas transposables au niveau fédéral. En ex-Allemagne de l'Est, ce parti, qui rassemble les déçus de la social-démocratie et les anciens communistes de RDA, jouit d'un statut particulier. Dans ces régions frappées par un taux de chômage jusqu'à deux fois supérieur à la moyenne de l'Ouest, le vote pour La Gauche est surtout identitaire. Les résultats en Thuringe (27,4 %) et en Saxe (20,6 %) ont de nouveau prouvé son ancrage.

En Sarre, la situation est toute autre. Ancien ministre-président et ancien maire de Sarrebruck, Oskar Lafontaine jouit toujours d'un capital de sympathie très élevé dans son Land natal. C'est sa personne - le "Napoléon de la Sarre" - et moins son parti que les électeurs ont plébiscité.

Les sondages pour le 27 septembre esquissent d'ailleurs des perspectives très différentes : Die Linke y est crédité de 9 % des voix. Prudent, l'état-major du parti s'est fixé comme objectif "10 % et plus".

FRÈRES ENNEMIS

Il n'empêche. Un peu plus de deux ans après sa création, Die Linke démontre une nouvelle fois sa capacité à bouleverser le jeu traditionnel des coalitions. Dimanche soir, une grande question préoccupait commentateurs, analystes et personnalités politiques réunis sur les plateaux de télévision : le SPD, en Sarre, va-t-il s'allier aux Verts et surtout à la gauche radicale, une première dans l'ouest de l'Allemagne, pour mettre fin à un gouvernement dominé par les chrétiens-démocrates ? Pour l'heure, le flou demeure et les négociations s'annoncent longues.

En Thuringe aussi, Die Linke pose un cas de conscience aux sociaux-démocrates qu'elle dépasse de près de dix points. Ensemble, les deux frères ennemis pourraient renverser le ministre-président sortant, le conservateur Dieter Althaus. Des coalitions dites "rouge-rouge" ne sont pas un tabou dans les Länder de l'ex-RDA. Mais voilà, les Linke exigent de pouvoir nommer eux-mêmes le nouveau chef du gouvernement. Un camouflet pour le SPD.

A 66 ans, le charismatique Lafontaine tient sa revanche sur ses anciens camarades : il titille sur sa gauche ce parti devenu trop centriste à son goût. Dimanche, il s'est même offert le luxe d'exclure une coalition avec les sociaux-démocrates au niveau fédéral, arguant des trop grandes différences idéologiques entre les deux partis.

Marie de Vergès
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Sep 2009 à 11:14

Vorl. amtl. Endergebnis

SAARLAND

SACHSEN

THÜRINGEN

Stimmen %

 

 

 

CDU

34,5

40,2

31,2

DIE LINKE

21,3

20,6

27,4

SPD

24,5

10,4

18,5

FDP

9,2

10,0

7,6

GRÜNE

5,9

6,4

6,2

ANDERE

4,6

12,4

9,0

 

Source : http://die-linke.de/

 

 

« Berlin

Résultat sensationnel pour la gauche italienne qui triomphe lors des élections régionales qui ont eu lieu en Saxe, en Thuringe et en Sarre en gagnant en moyenne 19,5% des suffrages.

En revanche la CDU de la chancelière Merkel, en fort recul,  perd dans les trois Lander pendant que le SPD reste plus ou moins sur ses positions.

Mais regardons ce qui s’est passé dans le détail.
(…) D’après la première chaîne publique, ARD, en Thuringe la CDU obtient 32,5% des voix (-10,5%) ; Die Linke est confirmé comme deuxième parti avec 26% (-0,1%), en troisième on trouve le SPD, avec 18,5% (+4%); suivi par les libéraux du FDP avec 8% (+4,4%) et les Verts, avec 5,5% (+1%).

En revanche, en Sarre la CDU tombe à 34,5% (-13%), pendant que le SPD descend à 25% (-5,8%). Exploit de Die Linke, qui, entrainée par son candidat gouverneur Oskar Lafontaine, monte à 21% (+18,7%). Les libéraux (FDP) sont donnés à 9,5% (+4,3%), les Verts à 5,5% (-0,1%).

Enfin, en Saxe, la CDU réussi à limiter ses pertes en obtenant 41% des préférences (-0,1%), Die Linke est le deuxième parti avec 20,5%  -3,1%), le SPD est à 10% (+0,2%), les libéraux (FDP) (..) ont 10,5% (+4,6%), alors que les Verts sont donnés à 6% (+0,9%).

(…)

Maintenant pour la CDU la question est de savoir si le fait de perdre la majorité dans la Sarre entrainera la formation d’une coalition avec le FDP. Autrement, l’alternative pourrait être une coalition rouge-rouge verte entre Die Linke, le SPD et les Verts.

 

Source : traduction personnelle d’un message sur un site de communistes (à poil dur)Wink italiens….

 

 

 

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Sep 2009 à 23:59

La social-démocratie paie sa part de la casse sociale

Allemagne . Éreinté par son passage au pouvoir où il a multiplié les décisions libérales, le SPD est en mauvaise posture. Autopsie d’un parti épuisé.

Envoyé spécial.

Dans les couloirs du Bundestag, l’Assemblée législative allemande, c’est la panique. Les assistants parlementaires de députés SPD (les sociaux-démocrates) se demandent à quelle sauce ils seront mangés après les élections de dimanche. Quant au slogan de campagne de leur heureux élu, encore en poste, bien souvent, il se résume peu ou proue à un simple « tout faire pour empêcher la coalition rouge-noir ». Les rouges, c’est la SPD, les noirs, la CDU (les chrétiens-démocrates, conservateurs). Bref, dans les rangs du SPD, c’est l’angoisse pour les uns, la déroute annoncée pour les autres, la déconvenue pour tout le monde.

Et pour cause ! Depuis qu’ils gouvernent le pays au sein d’une « grande coalition » depuis 2005, les sondages placent les sociaux-démocrates à des scores historiquement bas, plafonnant à 26 % quand leurs alliés, principaux concurrents dans l’arène politique, caracolent en tête avec des moyennes de 35 % des intentions de vote.

Ce malaise est, en réalité, ancien. Lorsqu’en 1998, - Gerhard Schröder remporte les élections, il constitue avec les Grünen, les Verts, une coalition dite « rouge-verte ». Les mesures prises sont, pour certains sociaux-démocrates, en plus parfaite contradiction avec les orientations traditionnelles de leur parti. Envoi de troupes de la Bundeswehr en Afghanistan, réforme de l’assurance sociale avec les lois Harz-IV, allongement de l’âge de la retraite et du temps de travail : telles sont quelques-unes des décisions votées lors des deux législatures « rouge-verte ». Deux, ou presque… car face à une contestation sociale sans précédent, le chancelier SPD, Gerhard Schröder a dû convoquer, en 2005, des élections législatives anticipées. Le SPD, récoltant 222 sièges, y arrivait derrière la droite conservatrice (226 sièges) et trois autres partis recueillaient assez de voix pour entrer au Bundestag : les libéraux du FDP (61), la gauche de Die Linke (54) et les Verts appelés Die Grünen (51). La seule alliance qui aboutit, à l’issue de plusieurs semaines de tractation, fut celle entre la CDU et le SPD. Au cours de la législature, qui s’achève sur une crise économique et sociale sans précédent, les principales mesures prises touchent les retraites (âge reculé de 65 à 67 ans), l’aide aux banques (500 milliards débloqués pour soutenir les banques en difficulté, 80 milliards pour l’« économie réelle » et 5 milliards pour la « prime à la casse ») ou encore une hausse de 16 % à 19 % de la TVA.

Dans un pays où le nombre de travailleurs intérimaires est passé de 121 400 en 1993 à 731 000 en 2007, où, entre 2002 et 2005, les revenus bruts des salariés ont baissé de 4,8 % et où, en 2009, la récession devrait atteindre 5 % à 6 %, le SPD n’a, aux yeux des électeurs, pas contribué à améliorer leur sort. Au contraire. Il est, par certains, jugé comme un des acteurs de la casse sociale.

Quel est, alors, l’avenir de ce parti de masse ? Il a subi, en 2005, une première scission lorsque Oskar Lafontaine le quitte, en claquant la porte pour fonder, deux ans plus tard, Die Linke. Ce parti, qui regroupe d’une part le PDS et la WASG, deux composantes de la gauche radicale, conteste de plus en plus sa suprématie au SPD. Pour autant, ils sont nombreux à refuser toute alliance avec lui. Ainsi Wolfgang Thierse, ancien président SPD du Bundestag, explique qu’« il y a des kilomètres entre leurs positions et les nôtres », laissant entendre qu’il préfère soit une alliance avec la CDU pour la prochaine législature, soit rejoindre les bancs de l’opposition. Et la SPD a poussé la caricature à l’extrême en se divisant, à l’échelle régionale, en Hesse, sur une alliance pour un gouvernement régional avec Die Linke.

Divisée, hésitant entre une orientation libérale et un virage à gauche, la social-démocratie est, en tout cas, en mauvaise posture pour les élections de dimanche.

À lire dans l’Humanité Dimanche nº 179 un dossier sur les élections allemandes avec, notamment, un carnet de campagne de Günter Grass, prix Nobel de littérature, et un entretien avec Jan Korte, député Die Linke.

Fabien Perrier

Die Linke « Le SPD a fait le contraire de ce qu’il exige aujourd’hui »

Elmar Altvater, politologue, est professeur à l’Otto-Suhr Institut de Berlin.

Le professeur d’économie politique Elmar Altvater, membre fondateur d’ATTAC Allemagne, ancien membre des Grünen (les Verts), milite maintenant pour Die Linke, et livre à l’Humanité son regard sur ces élections.

L’Allemagne, modèle de « l’économie sociale de marché », s’enfonce dans la crise. Le mot « social » n’a-t-il pas été oublié ?

Elmar Altvater. Le modèle « économie sociale de marché » a toujours été une idéologie depuis que, dans les années 1950, le concept a été développé. Certes, ce modèle semblait couronné de succès, mais, dans tous les pays, il y eut le miracle économique et une répartition des richesses qui s’améliorait au profit du travail. Et ce aussi parce que le « socialisme réel » représentait une alternative politique qui obligeait les pays capitalistes de l’Ouest à fournir des efforts sociaux. Depuis 1989, le socialisme a disparu, et certes, en cette période de crise, on parle beaucoup d’économie sociale de marché mais les conséquences - à savoir une juste répartition des revenus - ne sont pas tirées. Et le combat contre la crise suit complètement la logique des baisses de revenus qui n’ont été que de mauvais calculs, qui sont nées de la spéculation. Tous les pays vivent, avec la crise, cette expérience. Le chômage augmente, les revenus stagnent, voire diminuent, et l’écart entre les riches et les pauvres augmente.

Certains partis comme le SPD ou Die Linke proposent un salaire minimum et l’impôt sur la fortune. L’application de ces propositions contribuerait-elle à sortir de la crise ?

Elmar Altvater. Oui. Pour améliorer la situation de ceux dont la vie dépend du travail mais qui, dans la situation actuelle, n’en ont pas, la seule solution serait d’appliquer un salaire minimum et une allocation universelle. Sinon, la spirale des salaires sera tirée vers le bas. D’ailleurs, la plupart des pays européens ont des salaires minimaux légaux. En Allemagne, on ne les a que pour quelques branches. Mais il faut absolument appliquer, aussi, une allocation universelle. Sur ces sujets existent de grosses différences entre la social-démocratie et Die Linke. Le SPD ne veut pas, par exemple, d’impôt sur la fortune qu’il a toujours refusé.

Pourtant, une alliance entre le SPD et Die Linke semble aujourd’hui exclue. Les propositions sociales pourront-elles donc être appliquées ?

Elmar Altvater. Il le faudra bien. Le SPD a commis une erreur historique, aux élections précédentes. Aujourd’hui, il exclut une alliance avec Die Linke, mais ce parti est celui qui a le mieux développé un concept social pour l’Allemagne. Le SPD a abandonné ses idéaux sociaux. Il a contribué à la libéralisation des marchés financiers, et cela dès qu’elle a été au pouvoir avec la coalition rouge-verte, puis dans la grande coalition. Le SPD a fait le contraire de ce qu’il exige aujourd’hui, en réclamant plus de justice sociale et un retour à l’économie sociale de marché. Plus personne ne les croit.

Entretien réalisé par Fabien Perrier



Edité par T 34 - 25 Sep 2009 à 00:03
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