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Role joué par l'Armée Rouge contre le nazisme

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Role joué par l'Armée Rouge contre le nazisme
    Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:37

 
1) Quelques connaissances indispensables concernant la deuxième guerre mondiale :

-C'est devant Moscou, durant l'hiver 41-42, que l'armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.

-C'est à Stalingrad, durant l'hiver 42-43, qu'elle a subi sa plus lourde défaite historique.

-C'est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu -- les divisions de Pantzers -- a été définitivement brisé (500.000 tués et 1000 chars détruits en dix jours de combat !).

-Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain.

-Lorsqu'enfin l'Allemagne est vaincue, que les soviétiques foncent vers l'Oder, que la Résistance -- souvent communiste -- engage des révoltes insurrectionnelles un peu partout en Europe, la bannière étoilée débarque soudain en Normandie...

-L'Armée Rouge a écrasé à elle seule 85 % des effectifs de l'armée allemande.

2) Quelques paroles ne laissant planer aucun doute sur le role principal joué par l'Armée Rouge dans la victoire sur le nazisme :

-Franklin Roosevelt, Président des USA :

"Il m'est difficile d'ignorer ce simple fait que les Russes tuent plus de soldats ennemis et détruisent plus d'armement ennemi que tous les autres 25 États des Nations Unies pris ensemble !"

-Winston Churchill, premier ministre britannique :

"... C'est l'armée russe qui a brisé la machine de guerre allemande..."

-Le général Charles De Gaulle :

"Les Français savent ce qu'a fait la Russie soviétique et ils savent que c'est elle qui a joué le rôle principal dans leur libération !"

-Dwight Eisenhower, commandant en chef des armées alliées en Afrique du Nord et en Europe :

"Les campagnes effectuées par l'Armée Rouge ont joué un rôle décisif dans la défaite de l'Allemagne."

-Bernard Montgomery, maréchal de Grande-Bretagne :

"La Russie a accompli un grand exploit militaire... Livrant un combat singulier, presque un contre un contre les armées hitlériennes passées à l'offensive, la Russie a supporté toute la force de l'agression allemande et a su tenir bon. Nous, les Anglais, nous n'oublierons jamais l'exploit de la Russie."

-Ernest Hemingway, écrivain :

"Chaque être humain qui aime la liberté doit plus de remerciements à l'Armée Rouge qu'il ne puisse payer durant toute une vie !"



Edité par T 34 - 02 Oct 2012 à 16:15
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:38
A propos du fameux pacte germano-soviétique, il était une alliance stratégique et non idéologique conclue par l'URSS dans le but de gagner du temps avant son entrée en guerre et ainsi de renforcer la production d'armement. Staline savait très bien qu'il ne pouvait pas éviter la guerre et qu'il pouvait qu'au mieux la retarder, comme le montre sa décision d'avoir transféré les usines d'armement à l'Est de l'Oural.
En comparaison, les accords de Munich, signés en 1938 entre les bourgeoisies françaises, anglaises et allemandes (alors que l'URSS avait essayé à plusieurs reprises de se rapprocher de la France et de l'Angleterre pour lutter contre le nazisme mais ces pays ont toujours refusé) étaient une alliance tant idéologique que stratégique qui avait pour but de lutter contre l'ennemi commun : le bolchévisme.



A propos de l'aide américaine à l'URSS, elle ne représentait que 4 % de l'armement total soviétique. C'est essentiellement la politique d'industrialisation et de collectivisation menée dans les années 30 qui a permis à l'URSS de faire face à l'agression nazie.
Dans ses mémoires, publiées en 1970, Joukov souligne à juste titre face aux mensonges de Kroutchev que la véritable politique de défense a commencé avec la décision de Staline de lancer l'industrialisation en 1928 "Il était possible de remettre de 5 ou 7 ans le développement accéléré de l'industrie lourde, afin de donner au peuple des objets de consommation courante plus tot et en plus grande quantité."(c'est surement ce qu'aurait fait Trotsky, qui disait que l'industrialisation soviétique était impossible).
Staline a préparé la défense de l'URSS en construisant plus de 9000 entreprises industrielles entre 1928 et 1941 et en prennant la décision stratégique d'implanter à l'est du pays une puissante base industrielle toute nouvelle. A propos de la politique d'industrialisation, Joukov rend hommage à la sagesse et à la clairvoyance de Staline, qui ont été sanctionnés d'une manière définitive par le jugement suprème de l'histoire au cours de la guerre.
En 1921, dans presque tous les domaines de la production militaire, il a fallu commencer à zéro. Pendant les années du premier et du deuxième plan quinquennal, le Parti avait prévu pour les industries de guerre un taux de croissance supérieur à celui des autres branches de l'industrie.
La production annuelle des chars était de 740 unités en 1930. Elle avait monté à 2271 unités en 1938. Pour la même période, la construction d'avions avait augmenté de 860 à 5500 unités par an.
Au cours du troisième plan quinquennal, entre 1938 et 1940, la production de l'industrie a augmenté de 13 % par an mais la production de l'industrie de la défense de 39 %
A propos de ces réalisations, comme pour exprimer son mépris pour les accusations honteuses du clown Kroutchev, Joukov dit ceci : "Je dois dire que Iossif Staline fournissait un travail considérable en s'occupant lui-même des entreprises travaillant pour la défense. Il connaissait bien des dizaines de directeurs d'usine, d'organisateurs du parti, d'ingénieurs principaux, les voyait souvent et obtenait, par la persévérance qui le caractérisait, l'exécution des plans prévus."
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:42
Le pacte germano-soviétique a préparé les conditions de la victoire de l'Armée rouge contre les nazis, que l'URSS a bien renforcé ses défenses avec une augmentation de la production dans l'industrie de la défense de 39 % par an entre 1938 et 1940, que les pertes de départ face au rouleau compresseur nazi qui avait jusque là tout écrasé sur son passage étaient en grande partie inévitables, que beaucoup d'informations sur le jour de l'attaque allemande n'étaient que pure intoxication émanant des britanniques et des américains qui voulaient détourner les loups fascistes contre l'URSS et que l'URSS doit sa survie, avec l'anéantissement de 80 % de l'armée allemande à elle seule, à la politique d'industrialisation et de collectivisation menée dans les années 30.

Sur le comportement des communistes français durant cette guerre, disons simplement qu'ils étaient à la tête de la quasi-totalité des centres de résistance. Dés juin 1940, les communistes se lancent dans la Résistance, pas toujours complètement ordonnés mais cela tenait à l'illégalité du parti et à son manque de préparation à l'illégalité. Néammoins, Thorez, Duclos, Tillon lancent des appels à la Résistance dés juin 1940.

Les Etats-Unis n'ont pas combattu l'idéologie nazie mais sont intervenus essentiellement pour éviter que l'ensemble du continent devienne communiste.




Edité par 1917 - 27 Sep 2007 à 14:50
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:51
Deux ou trois petites choses pour Valière...

Tout d'abord, à propos de tes attaques (concordant une fois de plus avec celles de l'UMP et donc, somme toute de la bourgeoisie) contre le PCF.
Effectivement, en juin-juillet 1940, il y a une tentative de faire reparaître légalement l'Huma, tentative - menée par Duclos - qui échoue rapidement devant les prétentions des occupants. Effectivement, cette tentative a été une erreur, qui intervient dans le cadre de la lutte de ligne au sein du PCF pour saisir les nouvelles tâches et le nouveau contexte: entre autre sur la clandestinité (ou la légalité) et sur l'ampleur de la Résistance (en particulier actions armées). Mais tu pourrais en profiter pour rappeller que depuis 1939, le PCF est interdit, que certains de ses militants/dirigeants sont emprisonnés (par exemple Pierre Sémard, qui sera livré aux nazis)... Celà te permettrait de rappeler le rôle du PCF dans la critiqsue des accords de Munich... Mais non, celà, tu le passes à la trappe... Au lieu de parler de cette erreur de Duclos, tu pourrais rappeller le rôle de la bourgeoisie français, qui au nom du "mieux vaut Hitler que le Front populaire" a préféré "perdre" la guerre...
Tu pourrais rappeler le courage de Duclos ("l'infâme" selon tes mots), qui bien que n°2 ou 3 du PCF (et n°1 pour ceux restés en France) est resté pendant toute l'occupation en France, à coordonner et diriger l'action du PCF!
En aucune façon on ne peux dire que le PCF ou ses dirigeant ont collaborés avec les nazis. C'est purement dégeulasse de dire ça. Il y aurait bien plus à dire sur les années de non Resistance des trotskistes (sous pretexte que les soldats occupants pouvaient être des "ouvriers en uniforme" que sur ces quelques heures ou Duclos tentra de faire reparaître légalement l'Huma.... Les appels à la défense de Paris en mai, puis en juin-juillet, les appels Guigouin, Thorez-Duclos, et Tillon sont là pour prouver la volonté de Resistance du PCF.
Quant à sebast: Le PCF, ses militants, ses jeunes, mènent déjà des actions dès la débacles (appel pour défendre Paris, ramassage des armes abandonnées par la Résistance etc...) dès le début de l'occupation (et bien avant le 22.6.41 - par exemple le Front National de la Resistance est crée avant l'attaque nazie contre l'URSS)... Les forces d'occupations et Vichy reconnaissent dès le départ que la Resistance c'est surtout des communistes et pas des gaullistes. Le BCRA mettra bien plus de batons dans les roues de la Resistance, voir la sabotera qu'il ne l'aidera... Les communsites, les FTPF meneront la lutte armée, quand les gaullistes (du moins l'Etat Major (fictif) de Londres) proneront l'attente et l'attentisme. lire Charles Tillon "les FTP".

Concernant la Pologne, pourquoi, Valière, ne rappelle tu pas la nature réelle du régime? Que le régime de Beck avait profité de Munich pour manger un peu de Lituanie et de Tchécoslovaquie? Que cette Pologne s'était batie sur le dépessage de la jeune URSS englobant de vaste territoires à population bielorusses ou ukrainiennes? (lire André Marty, lettre à Léon Blum, disponible sur le site: http://www.lescommunistes.net/~lajeunegarde/

Concernant l'Etat Major, de jeunes généraux ont aussi vu le jour... de qualité, et conprenant la guerre moderne et les armes modernes!


Un petit mot sur ce qu'a dit bolch:
"L'idée de patriotisme est étrangère au communisme : "Chaque ouvrier doit en finir dans un premier temps avec sa propre bourgeoisie". Karl Marx. "
Il ne faut pas non plus tomber dans l'analyse trotskiste qui nie la nation. Je te rapellerai que la Commune a commencé entre autre en refusant la défaite contre la Prusse, et que Thiers s'est appuyé sur les troupes prussiennes contre les communards.
Que partout à travers l'Europe les PC ont menés les Resistances, non pas seulement parceque l'occupant était fasciste (somme toute, en 39-40, la France est déjà fasciste) mais aussi pour défendre l'indépendance nationale. Indépendance nationale que la bourgeoisie (la grande bourgeoisie impérialiste en particulier) est parfois capable de laisser tomber pour protéger ses intérêts de classe (en juin 40, par exemple, De Gaulle est envoyé à Londres pour négocier une union totale de la France et de l'Angleterre; d'un autre coté, l'immense majorité de la bourgeoisie française s'allie avec l'Allemagne).
En Urss on parlait de "grande guerre patriotique", en France, les références à Valmy ont aussi été utilisées massivement dans la Résistance... Il s'agit juste de ne pas confondre nation et chauvinisme.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:53
Même dans le cadre de l'iniative de Duclos (initiative, qui lui vaudra entre autre de se voir seconder par Frachon pour la direction) il ne s'agit pas d'accepter l'occupation. Il s'agit de faire publier légalement l'Huma interdite depuis près d'un an. C'est justement entre autre parceque les occupants exigeront que cette Huma "légale" ne dise rien contre l'occupation que l'opération capotera.

Jamais le PCF n'a applaudi Munich! C'est un mensonge de dire ça! Si tu relis le "cahier du bolchévisme" de la fin 39-début 40 la ligne c'est continuer à critique Munich. Pierre George (le futur colonel Fabien) et d'autres se feront arrêter pendant la drôle de guerre. Si tu veux dire que le PCF a soutenu le pacte germano-soviétique, c'est vrai, mais confondre la nature de Munich (qui donne la Tchécoslovaquie aux nazis, avec ses ressources, Tchécoslovaquie que les nazis étaient incapable de gagner militairement - cf. Procès de Nuremberg) avec le pacte germano-soviétique c'est une fumisterie aussi! Munich c'est l'alliance, l'inclinaison des bourgeoisie impérialistes françaises et anglaises devant l'impérialisme allemand, pour le laisser aller manger la république soviétique. Vieux rêve de reconstituer les alliances de 18-20... (déjà revue en 27, je crois, avec Foch qui appelle à la "croisade des nations" contre l'URSS). Le pacte permet à l'URSS de gagner du temps pour se préparer, de repousser de quelques centaines de kilomètres le front, et de forcer les impérialistes à se diviser et ainsi à faire échouer leurs plans (jouer sur les contradictions inter-impérialistes). Je te rappellerais que même pendant la drôle de guerre l'Etat Major français préfère aller attaquer en Norvège (dans le cadre de la guerre fino-soviétique) ou imaginer des plans en Syrie (Weygand) pour attaquer le Caucase plutôt que d'attaquer la ligne Siegfried!

[sur le sujet de la politique extérieure soviétique, je te renvoie au texte de D. Ramez sur le site "la jeune garde" (dans "documents du présent) : ]

Lesquels de dirigeants du PCF ont été "assassinés" par la "politique secrète stalienne" (trop de James Bond!)? Des noms! Ceux que je connais ont été tués par Vichy ou par les nazis.

Il n'empêche de toute façon. Quelques uns ont quittés le PCF après le pacte germano-soviétique. Peut être que d'autres ont quitté le PCF après la tentative de Duclos (quoique j'en doute fort). [remarque qu'en 1923 Frossard quitte le PCF, et c'est pas pour autant qu'il avait raison] Mais à la sortie de la guerre, malgrès 9 morts dans le CC, malgrè encore plus de morts dans les organisations de jeunesses, le PCF est plus fort que jamais. Malgrè ces "crimes" le PCF a reçu un soutien massif, a pu diriger la Resistance, et a pu assurer la survie de son organisation. Le mieux est parfois l'ennemi du bien. Le PCF pendant la Resistance a largement rempli ses objectifs.
Pour prendre une image sportive, en 1998, on aurait pu rêver d'une équipe de France pratiquant un football champagne. Certains spécialistes, sur le papier auraient gagné tout les matchs 8-0. N'empêche. Aimé Jacquet a largement tenu son rôle. Les objectifs ont été remplis.
Oui sur la papier il aurait été possible de "faire mieux". Mais il ne faudrait pas oublier l'essentiel: les résultats. Et ils sont probants. Le PCF a mené la Résistance, il a lancé la lutte armée, l'a dirigée dans des conditions difficiles, a su se rallier les masses et lutter contre l'influence de ceux du BCRA. Si tu veux trouver des crimes et des erreurs cherche plutôt dans la ligne du PCF dans les années 50-60 et en particulier après 64.

Qu'un trotskiste vienne donner des leçons de Resistance, alors que pour ces personnes (que ce soit LO ou le PT - pour leurs ancêtres) resister c'est juste distribuer des tracts à l'occupant (ce sont des ouvriers en uniforme voyons!) c'est un peu fort de café! Un des grands mots contre le PCF dans la Résistance, c'est le detournement par les trotskistes du sens du slogan "à chacun son boche"... slogan lancé par Tillon...! C'est tout le problème avec les trotks, quand ils parlent du PCF. Tillon passe d'opposant à celui qui lance le slogan (soit disant chauvin) de "à chacun son boche". Marty passe de "boucher d'Albacete" [et secrétaire de l'IC "stalinienne"] à victime et tenant d'une ligne juste...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:56
Propos de l'historien bourgeois Ian Grey :
"Les déconvenues massives et la menace immédiate contre Moscou auraient décontenancé la plupart des hommes, mais, sur Staline, cela eut comme impact de renforcver sa sombre détermination à combattre. Aucun autre facteur ne fut plus déterminant, à l'époque, pour sauver la nation de la désintégration.
Au véritable sens du terme, ce fut sa victoire ( à Staline). Elle n'aurait pu être remportée sans sa campagne d'industrialisation et, particulièrement, le développement intensif de l'industrie au-dela de la Volga. La collectivisation avait contribué à la victoire en mettant le gouvernement en mesure de stocker de la nourriture et des matières premières en vue d'empêcher la paralysie de l'industrie et la famine dans les villes. Mais la collectivisation, elle aussi, avec ses ateliers de machines et de tracteurs, avait donné aux paysans leur première formation à l'usage de tracteurs et d'autres machines.
Ce fut sa victoire, ausi, parce qu'il avait dirigé et controlé chaque branche des opérations russes tout au long de la guerre. L'ampleur et le fardeau de ses responsabilités étaient extraordinaires, mais, jour aprés jour, sans la moindre interruption durant les quatre années de la guerre, il exerca le commandement direct des forces russes et du controle des fournitures, des industries de guerre et de la politique gouvernementale, y compris les affaires étrangères.
Ce fut sa victoire, par dessus tout, parce qu'elle avait été remportée par son génie et son travail, de dimensions héroiques. Le peuple russe avait requis sa direction et il ne lui avait pas fait faux bond. Ses discours du 3 juillet et du 6 novembre 1941, qui avaient galvanisé le peuple pour les épreuves de la guerre, et sa présence à Moscou durant la grande bataille autour de la ville, avaient prouvé sa volonté de victoire. Il l'inspira et lui donna une direction positive. Il avait la capacité de s'interesser aux détails tout en gardant à l'esprit une perspective large et, alors qu'il se souvenait du passé et qu'il s'immergeait dans le présent, il regardait en permanence vers l'avenir."


Staline, l'homme de la victoire sur le nazisme. Nous ne l'oublierons jamais.........
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:57
on peu lire l'excellent livre de Tchouev, "conversation avec Molotov" aux éditions Albin Michel.

Molotov y réfute toutes les attaques de la bougeoisie sur la conduite de la seconde guerre mondiale par Staline.

L’URSS dans la seconde guerre mondiale. Page 27 du tome 1.



L'Europe de Munich sous
le signe de la croix gammée

1939, l'année cruciale, fut dominée par les crises et les

contradictions nées de la Conférence de Munich (28f30 septembre 1938). Et le 27 février 1939, tandis que Madrid républicaine combattait encore, l'Angleterre et la France reconnaissaient officiellement le gouvernement de Franco comme gouvernement légitime de l'Espagne, sanctionnant par leur trahison définitive envers la République, leur politique de "non-intervention" qui se traduisait par un soutien direct apporté aux généraux fascistes.


La crise européenne atteignait son point culminant. Devant les prétentions d'Hitler sur la Tchécoslovaquie, les démocraties occidentales s'étaient inclinées à la Conférence de Munich. Le 15 mars 1939, le Führer entre dans Prague et proclame le protectorat de Bohême-Moravie. Sept jours plus tard, c'est-à-dire le 22 mars, Hitler contraint la Lituanie à lui céder Memel et son territoire; le 3 avril, le général Keitel reçoit l'ordre de mettre au point pour le 10 septembre, un plan d'invasion de la Pologne. Dans le sillage de l'offensive militaire et diplomatique d'Hitler visant à la conquête de points stratégiques pour sa "marche vers l'Est", Mussolini, le 7 avril 1939, occupe militairement l'Albanie et l'annexe au Royaume d'Italie. Devant l'agressivité du national-socialisme, les démocraties occidentales qui avaient accepté la liquidation de l'Espagne, l'occupation de l'Autriche et de la Tchécoslovaquie, lancent leur contradictoire offensive diplomatique, visant d'une part à détourner l'assaut allemand sur l'Union Soviétique et à se garder, de l'autre, d'une possible extension du conflit jusqu'à elles. Au cours de cette période, le Kremlin, sur le plan diplomatique, tente la voie de la négociation et d'une garantie réciproque avec les puissances occidentales. En présence des réticences et du double jeu anglo-français, l'URSS met en mouvement son système de défense qui l'orientera vers le traité germano-russe, et le déplacement, à l'Ouest, de ses frontières, en Pologne, en Finlande et dans les Pays baltes. Cet ensemble touffu de manœuvres diplomatiques, en apparence seulement divergentes, marque toute l'année 1939, l'année de la grande crise et du début de la seconde guerre mondiale: aboutissement inévitable des contradictions apparues
entre le fascisme européen et les démocraties occidentales et, en même temps, de la faillite des plans anglofrançais de détourner contre l'URSS, le cours de l'aggression nationale-socialiste. En 1939, les démocraties occidentales européennes et l'Amérique se trouvèrent dans l'obligation de faire face à l'assaut du fascisme après avoir tenté, pendant de longues années, d'utiliser l'Allemagne comme "bastion" contre l'URSS. Dans le cadre de cette politique d'intervention armée contre l'URSS, tout d'abord, puis du "cordon sanitaire" anti-soviétique ensuite, il faut voir l'encouragement donné pendant de longues années à la renaissance de l'Allemagne. Du le* novembre 1924 au mois d'août 1931, l'Allemagne reçut des banques américaines et de celles de plusieurs pays européens, à commencer par l'Angleterre, pour vingt-cinq milliards et demi de marks de prêts à bref ou long terme. Les Américains se montrèrent particulièrement généreux: leurs investissements constituèrent 70% environ des prêts à long terme, tandis que l'Allemagne consacrait aux crédits militaires des sommes plus élevées d'année en année! C'est ainsi que de 1925 à 1928, les dépenses pour l'armée et la flotte doublèrent, ou presque, passant de 490,9 à 827 millions de marks.
Les colossaux investissements étrangers contribuèrent rapidement à développer le potentiel économique et militaire du pays. Bien vite, le rythme d'accroissement de production allemande de fonte et d'acier dépassa celui de l'Angleterre et de la France.
De 1923 à 1929, la production de fonte augmenta en Angleterre de 2%, de 90% en France et de 168% en Allemagne. Durant cette même période, la production d'acier s'accrut en Angleterre de 14%, en France de 83% et de 158% en Allemagne...
Grâce à l'appui des occidentaux, l'Allemagne parvint à reconstituer son industrie lourde et à créer une puissante industrie de guerre capable de produire en quantité colossale les armements les plus modernes. Le revers de la médaille apparut bien vite. En favorisant la renaissance de la puissance économique et militaire de l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Angleterre et la France alimentèrent ses aspirations à la "revanche".
Grâce à ces prêts, « une vaste base scientifique et économique
fut créée pour la reprise du travail et les besoins de l'armée dès que le besoin s'en fit sentir, sans la moindre perte de temps » comme put le dire Krupp lui-même. La crise économique mondiale des années 1929-1933 creusa fortement le fossé entre les différents pays occidentaux et précipita la désagrégation de l'ensemble des rapports établis par le Traité de Versailles. Pendant ce temps, la lutte pour la conquête des marchés et des sources de matières premières se fit toujours plus serrée et mit la guerre à l'ordre du jour comme un bon instrument pour un nouveau partage du monde et des zones d'influence.
Arrivé au pouvoir en 1933, Hitler fit alors de la théorie de "l'espace vital" la doctrine du IIIe Reich et entreprit immédiatement de le transformer en un vaste camp militaire. Dès le mois d'avril 1933, le gouvernement national-socialiste élabora un plan de militarisation de toute l'industrie, constituant, dans ce dessein, un "Conseil de Défense" chargé de préparer en secret l'économie et la population du pays à la guerre. Les vieilles usines furent rapidement modernisées et l'on en construisit de nouvelles.
Tout en mettant leur économie sur pied de guerre, les nazis prirent soin d'accroître leurs effectifs militaires et d'entraîner une armée de millions et de millions d'hommes. Les mythes nationaux-socialistes apparurent, on entretint un climat de psychose de guerre, on développa, contre les juifs, les démocraties et le communisme, le sentiment de la "race supérieure".
« Je libère l'homme, disait Hitler, de cette chimère déprimante qui porte le nom de conscience. La conscience comme l'instruction, fait de l'homme un infirme. J'ai l'avantage de ne tenir compte d'aucune considération d'ordre doctrinal ou moral... L'homme, depuis sa naissance, est un pécheur, et ne peut être gouverné que par la force. A son endroit, tous les moyens sont bons. Quand les circonstances politiques l'exigent, il est nécessaire de mentir, de trahir, voire de tuer ».
Le 11 juin 1935, le journal libéral anglais Manchester Guardian publiait les instructions secrètes données par Goëbbels aux représentants de la presse allemande à l'étranger: « Le jeu de la politique allemande, disait le document, consiste à don
ner au monde l'impression que l'Allemagne veut la paix et est prête à signer des traités internationaux. L'Allemagne est isolée et risque de se trouver encerclée. Elle doit pouvoir s'armer en toute liberté. Une Allemagne puissante sera un pôle d'attraction pour les autres pays. Pour y parvenir, il est utile d'exploiter le sentiment d'une croisade contre le bolchevisme». Il ne s'agissait pas que de mots. Au début de l'année 1935, le gouvernement national-socialiste promulga un décret sur la conscription obligatoire et sur la reconstitution des forces armées. Ses effectifs furent portés à douze Corps d'Armée comprenant trente-six divisions. Elle en comptait déjà trente (24 d'infanterie, une de chasseurs alpins, trois divisions blindées, deux de cavalerie plus une brigade de cavalerie) réunies en onze Corps d'Armée, quand ce décret fut publié. Douze autres divisions, de surcroît, étaient en voie de constitution.
Malgré les propos agressifs de l'Allemagne clairement exprimés et qui suscitaient à la fois alarme et indignation dans de vastes couches de l'opinion publique, l'Angleterre, le 18 juin 1935, n'en conclut pas moins un accord naval avec elle, accord qui, pratiquement, éliminait tout obstacle à l'accroissement de sa marine de guerre; la passivité de la France qui ne voulut rien entreprendre contre cet accord, laissa les mains entièrement libres aux fascistes allemands. Le IIIe Reich effectua alors sa première opération de force sur le plan international: le 7 mars 1936, sur l'ordre d'Hitler, les troupes allemandes occupaient la zone démilitarisée de la Rhénanie. Cette opération avait surtout pour but de sonder l'opinion des occidentaux devant ce qui constituait, pratiquement, la liquidation des Traités de Versailles et de Locarno. Ce dernier en effet - conclu le 16 septembre 1925 entre la France, la Belgique, l'Angleterre et l'Allemagne - bien que dirigé contre l'URSS, par le fait même qu'il ne prévoyait aucune garantie des frontières orientales de l'Allemagne en lui laissant les mains libres à l'Est, avait confirmé à nouveau ce qui avait déjà été préalablement établi à Versailles sur l'interdiction de la reconstitution d'une armée allemande et sur le relèvement des fortifications en Rhénanie.


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:58
p28

si la France avait répondu par une mobilisation ou en envoyant des troupes en Rhénanie, les troupes allemandes auraient dû se retirer immédiatement sans livrer combat. A la grande surprise du Führer, cependant, tout alla pour le mieux, le gouvernement français se contentant de protester par voie diplomatique. Les résultats de l'opération dépassèrent les espérances d'Hitler. L'occupation de la Rhénanie démontra clairement que les gouvernements anglais et français étaient incapables de s'opposer aux agressions de l'Allemagne fasciste: ce qui, bien naturellement, stimula les nazis pour entreprendre ouvertement les préparatifs en vue d'une nouvelle guerre de conquête. A la fin de 1936, l'armée régulière nationale-socialiste comptait déjà 7.800.000 hommes, pas moins de 1500 chars d'assaut et 4500 avions. En outre, on travaillait hâtivement à la création d'une puissante marine de guerre dont le programme était soigneusement établi.
Hitler tout en se préparant à la guerre, ne négligeait pas le côté politique d'une agression sur une vaste échelle. Au mois de novembre 1936, il stipula le "Pacte antikomintern" avec le Japon qui, après avoir occupé la Mandchourie, essayait, depuis quatre ans, de conquérir la Chine. L'Italie fasciste adhéra au "Pacte" en 1937. Sous l'autorité de l'Allemagne, le fameux "triangle" Berlin-RomeTokyo fut ainsi constitué. Dès le- commencement de 1938, l'économie, en Allemagne, en Italie, au Japon, fut militarisée. En Allemagne et au Japon en particulier, des réserves colossales de matériel furent constituées et la plupart des entreprises civiles commencèrent à produire pour la guerre. A ce moment, trois cents nouvelles industries de guerre environ avaient vu le jour en Allemagne, dont cent quarante construisaient des avions et des pièces d'artillerie. Le secteur militaire occupait deux millions et demi d'ouvriers, tandis que, chaque année, l'Allemagne dépensait pour ses préparatifs de guerre 70% environ de ses rentrées. Au lieu de diminuer, l'aide financière américaine augmentait: de 1933 à 1939, les Américains investirent dans l'économie allemande plus de quatre-vingt dix milliards de marks!
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 14:59
p29

La standart Oil et la Dupont de Nemours, la Chase National Bank qui avaient des rapports très étroits avec les banques, les consortiums de l'industrie lourde et de l'industrie de guerre contribuèrent largement à leur développement et à la création de réserves considérables de matériel en vue d'un prochain conflit.
Les premières victimes du fascisme en Europe et en Asie
Le spectaculaire accroissement de la puissance militaire de l'Allemagne et sa politique ouvertement agressive, ne trouvèrent aucun obstacle dans les pays d'Europe occidentale. Fidèles à leur politique traditionnelle anti-soviétique, l'Angleterre, la France et les Etats-Unis repoussèrent à la Société des Nations toutes les propositions de l'URSS, pour une politique de garantie collective, selon la formule de Litvinov. Bien plus, toute leur stratégie se résuma à conjuguer leurs efforts, en vue d'une illusoire «'pacification" de l'Allemagne, en accédant à ses revendications dans l'espoir de détourner sur l'Union Soviétique l'agressivité hitlérienne.
Le choix de cette ligne politique détermina non seulement la crise permanente de la Société des Nations mais favorisa encore la relance de la politique de force nationale-socialiste. Tandis que les propositions de Litvinov aux occidentaux pour renforcer la sécurité collective étaient continuellement repoussées à la Société des Nations, Hitler commençait à mettre en application son programme. Comme premier terrain de ses exploits, il choisit l'Autriche, qu'il annexa, afin d'en faire un solide bastion, propre à faciliter l'attaque de la Tchécoslovaquie et son avance en Europe sud-orientale et dans les Balkans. Le 12 mars 1938, les divisions motorisées allemandes pénétraient en Autriche et le lendemain 13 mars, un "acte législatif" incluait l'Autriche dans le III" Reich. Son annexion ne suscita pas plus de complications que l'occupation de la Rhénanie. L'Italie mobilisa "pro forma" quelques divisions et Mussolini accueillit la veuve du chancelier Dollfuss assassiné au cours du "putsch" national-socialiste. Le gouvernement conservateur anglais présidé par Chamberlain se limita à "blâmer" l'entreprise allemande et le gouvernement français à promettre à la Tchécoslovaquie de l'aider, le cas échéant. Seul le gouvernement soviétique qui voyait
clairement quelle menace la politique allemande faisait peser sur l'Europe tout entière demanda que l'on mît un terme' aux manœuvres de l'agresseur et proposa - en vain - au: puissances occidentales de prendre les mesures que la situation exigeait. Comme il fallait s'y attendre Hitler ne tarda pas à se tourner du côté de la Tchécoslovaquie. Précédé par une "cinquième colonne" particulière ment active, appuyé par un intense campagne de propagande, Hitler imposa au gouverne ment de Prague de remettre l'Allemagne la région des Sudètes. Ses prétentions devaient être justifiées par le fait qu la plus grande partie de la population de cette région était allemande. En réalité, l'Allemagne fasciste aspirait à s'emparer des territoires riches d'importantes fortifications qui protégeaient la Tchécoslovaquie de l'Allemagne. Ainsi commencèrent les jours les plus dramatiques de la crise de 1936 Confiant dans l'appui de La France et de l'Angleterre, garantes de la sécurité du pays le "Premier" tchèque, Benès repoussa les prétentions nationales-socialistes. L'intense activité diplomatique autour de 1a question des Sudètes aboutit ; la fameuse Conférence de Munich où, les 29 et 30 septembre 1938, se réunirent les chefs de, gouvernement de l'Allemagne de l'Italie, de l'Angleterre et de, la France. Aucun représentant de la Tchécoslovaquie ne fut admis, qui était pourtant le, pays le plus intéressé. Munich sanctionna la fin de 1a Tchécoslovaquie, la capitulation de Chamberlain et de Daladier devant les prétention d'Hitler et de Mussolini. La: Conférence fut la conclusion d'un honteux compromis établi à l'avance et qui donna entière satisfaction au Führer comme au Duce. Chamberlain et Daladier remirent à l'Allemagne une importante partie de la Tchécoslovaquie en échange d'uni promesse de faire la guerre à l'URSS. Les assurances donnée: précédemment à Benès furent foulées aux pieds d'une manière ignoble, sans exemple dans l'histoire des rapports internationaux. Cet acte permit en suite à Hitler d'attaquer, sans, rencontrer d'opposition, les autres pays d'Europe orientale et sud-orientale.
Au mois de mars 1939, le: troupes hitlériennes occupèrent tout le territoire tchécoslovaque. Comme il fallait s'y attendre, la France ne respecta pas les engagements qui lui incombaient.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:00
Il faut aussi se rappeler par exemple que pendant la guerre d'Indochine, il y eu des membres du PCF envoyé dans les maquis et qui combattirent les français (ce fut par exemple le cas de Boudarel).

Il y a un film-documentaire sur ce sujet qui vient de sortir " Le silence des rizières " de Fleur Albert. Ce film est disponible en K7 ou DVD sur
http://www.tvfrance-intl.com/tvfi/direct_societe.php?idsoc=420&langue=Fr

voici la présentation :"« Je voudrais chevaucher le grand vent, fouler les vagues féroces, décapiter les requins de l’océan, chasser l’ennemi du pays pour sauver notre peuple de l’esclavage » Trieu Thi Trinh

Maï est née en Indochine, le 3 avril 1954, quelque part dans la jungle Vietbac, en plein maquis Vietminh. Pourtant, sur ses papiers d’identité, Maï a vu le jour officiellement à Prague…
Sa mère est Vietnamienne, actrice et officier Vietminh. Son père, “André ”, est Français, et fut Résistant pendant la seconde guerre mondiale. Comme cadre du Parti Communiste Français, il est envoyé en Indochine en janvier 1951 par le Comité Central, pour lutter aux côtés d’Ho-Chi Minh contre l’armée française : il sera responsable de la propagande à destination des prisonniers du corps expéditionnaire français. Il y rencontrera sa femme, et Ho-Chi Minh sera le parrain de Maï.
A la fin de la guerre, « André » et sa famille sont exfiltrés vers l’Est, vivent sept ans dans la clandestinité, et rentrent en France en 1958. Maï n’apprendra que tardivement les origines de son histoire et la nature de l’engagement de son père.
Maï ressasse inlassablement le récit que son père, encore vivant, lui raconte par bribe, et s’interroge sur cet engagement en Indochine. Ce récit est peuplé de légendes, tissé de non-dits, source de polémique, et figé par le culte du secret. Le film propose d’interroger les conséquences intimes d’un épisode de l’Histoire à travers le portrait de cette femme. Le film sera structuré autour de cette quête où Maï va à la rencontre des témoins de son histoire.
"

Finimore
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:03
Critique du Quid. Dans l'exemplaire de 2001 que je possède, aucune mention n'est faite des archives ouvertes en 1991 dans le chapitre sur la Russie-URSS. En revanche, un encadré intitulé "victimes" (dans la partie URSS), classe en vrac les morts de la guerre civile, famine-épidémie de 1921, années 30 et seconde guerre mondiale, et citer "plus de 40 millions de morts selon le démographe Maksudov (60 selon d'autres auteurs)" ce qui est une manière de réintroduire en douce les propos de Soljenitsyne (qui avait déliré jusqu'à parler de 66 millions de morts...).

Le régime soviétique est-il responsable de l'agression nazie???
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:03
P30


L'Angleterre ne bougea pas davantage devant l'immense tragédie qui venait de se jouer; bien plus: Paris et Londres reconnurent le fait accompli. seule l'Union Soviétique se déclara prête à aider militairement la Tchécoslovaquie. Mais le gouvernement de Prague, en opposition foncière avec la volonté du peuple, préféra capituler devant l'Allemagne fasciste plutôt que d'accepter l'assistance militaire soviétique. dans une note adressée aux puissances occidentales et à 'Allemagne, Moscou définit l'intervention de celle-ci comme un acte d'arbitraire, de violence et d'agression et déclara ne pas reconnaître l'annexion de la Tchécoslovaquie à l'Allemagne (Cfr. document 1).
Pendant ce temps, le feu se propageait hors d'Europe. En Extrême-Orient, le Japon mettant à profit la complaisance dont les puissances occidentales faisaient preuve vis-à-vis de l'agresseur en Europe, avaient déchaîné la guerre en Chine. Après la conquête de la Mandchourie en 1937, les troupes du Tenno occupèrent Pékin, avancèrent en Chine centrale, s'installèrent à Tien-Tsin et à Shanghaï. Quant aux gouvernements de Londres et de Washington, ils continuèrent à pratiquer la ''politique de Munich", et devant l'agression fasciste en Extrême-Orient ils ne prirent aucune mesure pour combattre ce nouveau foyer de guerre dans cette partie du monde. En tolérant l'agression japonaise, Londres, aussi bien que Washington, entendaient sans aucun doute faire éclater la guerre dans un avenir plus ou moins proche entre le Japon et l'Union Soviétique; et en gardant le silence sur l'expansion nippone en Extrême-orient, sauvegarder leurs intérêts en Chine.
Les contradictions de la politique de Munich, cependant, apparurent rapidement et alarmèrent les occidentaux eux-mêmes qui en avaient été les protagonistes.
En effet, la conquête de la Tchécoslovaquie par l'Allemagne modifia brutalement l'équilibre européen. La Tchécoslovaquie disposant d'une armée bien organisée, pouvait se révéler un sérieux obstacle en cas d'une attaque allemande Contre la Pologne ou contre la France. En l'occupant, le fascisme allemand l'éliminait définitivement en renforçant d'autant ses positions. Hitler s'empara
immédiatement de tout l'équipement des trente divisions tchécoslovaques et de tous les chars d'assaut des trois divisions blindées de l'armée. Avec l'annexion de l'Autriche et l'institution du "Protectorat", l'Allemagne augmenta sa puissance militaire et améliora ses positions en Europe. Sur le plan économique, on assista à un profond changement. Les indices économiques montrèrent alors que la supériorité de l'Allemagne nationale-socialiste sur l'Angleterre et sur la France était évidente, ce qui devait amener rapidement un durcissement des rapports entre Berlin et les capitales occidentales. Et pourtant, même en présence d'une situation qui se détériorait toujours plus, Londres et Paris continuaient encore à chercher une solution à la crise européenne au détriment de l'Union Soviétique.
Les efforts
de l'Union Soviétique en faveur de la paix

Au mois de mars 1939, après l'entrée d'Hitler à Prague, les gouvernements de Paris et de Londres entreprirent de négocier sur deux voies différentes. Ils prirent contact avec le gouvernement de Moscou en vue de conclure un pacte tripartite d'assistance mutuelle, mais il apparut nettement au cours des négociations que la diplomatie anglo-française s'efforçait surtout de les faire échouer afin de mettre en évidence aux yeux de l'Allemagne fasciste l'isolement de l'URSS. Dans ce dessein, les diplomates anglais et français posaient l'une après l'autre des conditions de toute évidence inacceptables: n'allaient-ils pas jusqu'à demander à Moscou une aide militaire contre l'agresseur non seulement pour eux-mêmes, pour la Pologne et pour la Roumanie mais encore pour la Suisse et pour la Hollande avec lesquelles, au cours de ces années, l'URSS n'entretenait même pas de relations diplomatiques? En revanche, ni l'Angleterre ni la France ne voulaient donner de garantie aux Etats baltes en cas d'agression hitlérienne.
De telles clauses ne mettaient pas seulement l'URSS dans des conditions d'infériorité inacceptables pour un Etat indépendant, mais elles offraient encore à l'Allemagne la possibilité de l'attaquer sans rencontrer d'obstacles en passant par le Pays baltes. En ce cas, en effet, l'Angleterre et la France déclarèrent qu'elles reste
raient neutres. Le gouvernement soviétique rejeta les conditions posées par les représentants de la France et de l'Angleterre et proposa d'examiner ensemble les mesures concrètes à prendre en cas d'une éventuelle agression. Au cours de l'été 1939, deux missions militaires arrivèrent de Paris et de Londres à Moscou afin de négocier les conditions d'une collaboration militaire. Pourtant, il apparut dès le début, de la composition de l'une et de l'autre mission, que ni Paris, ni Londres, ne se préparaient réellement à conclure un accord efficace. Elles étaient composées de personnalités de second plan; aucune faculté de conclure traités et accords ne leur avait été donnée par leurs gouvernements. En outre, au cours des négociations, il apparut qu'en cas de conflit les Anglais n'auraient lancé contre l'agresseur que cinq divisions d'infanterie et une autre division motorisée, alors que l'Union Soviétique se déclarait prête à en jeter cent trente-six dans le combat! Dans de telles conditions, les négociations militaires furent aussi stériles que les négociations politiques. (Cfr. Document 3). Il faut ajouter qu'à la faillite de ces négociations, le fait que le gouvernement polonais d'alors était dominé par des militaires d'extrême droite, foncièrement anti-soviétiques et franchement hostiles à toute alliance militaire avec Moscou, contribua pour une large part. Et non seulement l'Angleterre et la France ne firent rien pour amener la Pologne à revoir ses positions, mais l'encouragèrent, bien au contraire, à demeurer ferme sur celles-ci. La faillite de ces entretiens ne fut donc pas l'objet d'un hasard. Les puissances occidentales, effectivement, avaient adopté le système du double jeu. Tandis que les britanniques sabotaient les négociations de Moscou, ils en établissaient secrètement avec l'Allemagne hitlérienne à laquelle ils attachaient une importance infiniment supérieure. Au cours de ces négociations qui se déroulèrent au mois de juillet 1939, le gouvernement de Londres proposa à celui de Berlin un accord en vue de se partager, purement et simplement, le monde. Sur la base de cet accord, l'empire britannique et toutes les sphères d'influence anglaise, devaient être parfaitement garantis. L'Allemagne,
en échange, acquérrait une influence prépondérante en Europe de l'Est et du Sud-Est.

La conclusion d'un pacte anglo-allemand de non-agression et de non-intervention au cours de l'occupation des respectives zones d'influence, fut même discutée. Le double-jeu des dirigeants anglais et français prouvait amplement que non seulement ils ne voulaient rien entreprendre pour empêcher Hitler de déchaîner la guerre mais qu'ils faisaient au contraire tout ce qui était en leur pouvoir pour pousser l'Allemagne, grâce à des accords secrets et des compromis de toutes sortes, contre l'Union Soviétique.
Les échos de ce double-jeu ne tardèrent pas à être publics Entre le 18 et le 21 juillet, une mission économique, dirigée par le docteur Wohlthat, était reçue à Londres. Le 24 juillet, devant le scandale provoqué par cette nouvelle, Chamberlain fut contraint de démentir l'offre anglaise d'un "prêt" de sept milliards de livres à l'Allemagne.
C'est pour répondre à cette manœuvre anglo-française évidente d'isoler l'URSS et de lancer contre elle l'armée allemande, que naquit l'idée du célèbre "pacte" germano-russe du mois d'août 1939. Dès que la volonté de la France et de l'Angleterre apparut clairement de faire échouer les négociations de Moscou, le gouvernement soviétique, désireux d'éviter un conflit immédiat avec l'Allemagne étant donné la situation défavorable alors de l'URSS, accueillit la proposition allemande de conclure un pacte de non-agression qui fut signé à Moscou le 23 août 1939 (Cfr. Document 2). Les motifs qui amenèrent l'URSS, à s'y résoudre étaient dictés par des raisons qui se révélèrent par la suite parfaitement fondées. Toutes les démarches du gouvernement soviétique pour établir un accord avec les Etats d'Europe occidentale contre les agresseurs, avaient échoué; il faut ajouter ceci que Moscou se trouvait isolé du fait de la politique hostile de l'Angleterre et de la France. En 1939, le gouvernement soviétique se trouva donc dans la situation de devoir choisir entre l'acceptation de la proposition allemande de
conclure un pacte de non-agression (qui, en assurant la paix pendant un certain temps aurait donné à l'URSS la possibilité de mieux se préparer à une agression éventuelle) ou son rejet, et de courir le risque
d'être entraîné immédiatement dans un conflit, dans une situation, comme nous l'avons dit.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:04
défavorable, sans avoir obtenu des Anglais, des Français et des Polonais les garanties nécessaires pour résister à une attaque.
Tout naturellement, le gouvernement soviétique choisit la première alternative. Si la Pologne, alliée de l'Angleterre et de la France avait pu conclure, en 1934, un pacte de non-agression et si l'Angleterre et la France, en 1938, avaient pu signer ensemble avec les Allemands, une déclaration sur la non-agression, pourquoi l'Union Soviétique aurait-elle dû repousser un accord qui devait assurer au pays un an et demi de paix et la possibilité de se préparer pour résister à l'ennemi?
Au demeurant l'accord germano-russe du mois d'août 1939 ne se traduisit pas, comme l'écrivirent alors certains propagandistes anti-soviétiques, par une "alliance". Le plan de "marche vers l'Est" cher à Hitler, ne cessa de se préciser après sa signature. Ses effets n'en furent pas moins, dans une certaine mesure, contenus. La première victime du "plan" hitlérien fut la Pologne. En l'attaquant, le Führer avait un double objectif: priver l'Angleterre et la France de leur unique allié en Europe et se trouver en position sur la frontière soviétique.
Le ter septembre 1939, en passant la frontière polonaise, l'Allemagne fasciste déchaîna la seconde guerre mondiale. Deux jours plus tard, le 3 septembre, les gouvernements français et anglais, qui avaient donné des assurance à Varsovie, déclarèrent la guerre à l'Allemagne. Il s'agit, toutefois, d'une mesure "sui generis": ni la France ni l'Angleterre n'entreprirent d'action contre l'Allemagne et, pratiquement, n'apportèrent aucune aide à la Pologne. Abandonnée par ses partenaires, celle-ci ne put résister, et dix-huit jours après le début des hostilités, l'Etat polonais avait cessé d'être.
Après les premiers heurts qui suivirent l'entrée des Allemands en Pologne, le gouvernement et le Commandement suprême, pris de panique, abandonnèrent l'armée et le peuple polonais et cherchèrent refuge à l'étranger en emportant les réserves d'or du pays. Livrée à elle-même, l'armée polonaise fut rapidement écrasée par l'ennemi, et les actes individuels d'héroïsme se révélèrent parfaitement inutiles.
Pourtant, les hitlériens ne parvinrent pas à atteindre les frontières de l'URSS. Par dis
position du gouvernement soviétique, les troupes de l'URSS, au mois de septembre de la même année, assumèrent la mission de libérer les régions occidentales de la Biélorussie et de l'Ukraine, séparées depuis 1920 de la mère-patrie. A la fin de 1939 après avoir écrasé la Pologne, Hitler décida d'étendre le conflit en attaquant et en occupant la Norvège, le Danemark, la Hollande et la Belgique. Le sentiment que le sort de la guerre dépendait de la sûreté de la Ruhr détermina cette offensive. « Nous avons dans la Ruhr un véritable talon d'Achille », dit un jour Hitler au cours d'une conférence militaire. « Le succès de la guerre dépend d'elle. Si, par la Belgique et la Hollande, les Français et les Anglais s'emparent de la Ruhr, un énorme danger, capable de paralyser la force de résistance allemande pèsera sur nous ». La défaite de ses adversaires occidentaux était pour Hitler le prélude à son agression contre l'URSS, pour laquelle, au Nord comme au Sud, la Norvège et la péninsule balkanique lui semblèrent d'excellents tremplins. Dans ces conditions, Anglais et Français, au lieu de se préparer à combattre sérieusement l'armée allemande, continuèrent à entretenir l'illusion de pouvoir détourner sur l'Union Soviétique l'attaque de l'Allemagne avec laquelle ils étaient officiellement en guerre. L'attitude des occidentaux, devant le conflit russo-finlandais, fut d'ailleurs particulièrement significative.
Mettant à profit la guerre provoquée par les Finlandais pro-nazis contre l'Union Soviétique au mois de novembre 1939, les gouvernements des pays occidentaux ne ménagèrent pas leurs efforts pour amplifier le conflit qui leur fournissait encore l'occasion d'entreprendre une nouvelle croisade anti-soviétique. Et tandis que les armées anglo-françaises qui se trouvaient sur la frontière allemande pour affronter un adversaire puissant comme l'était l'armée nationale-socialiste manquaient d'armes et de munitions, Paris et Londres, pendant la guerre contre l'URSS, fournirent à la Finlande 276 avions, plus de 700 pièces d'artillerie, plus de 500 mitrailleuses et un million d'obus. Ce n'est pas tout: il se constitua rapidement un corps expéditionnaire de 150.000 hommes qui, à travers la Finlande, se proposait d'attaquer Leningrad tandis que, partant de certains pays du Proche-Orient, des troupes blindées et des forces aériennes devaient se lancer contre Bakou et Batoum. Cependant, la victoire de l'Armée Rouge en Finlande et la rapide conclusion du traité de paix, déjouèrent les plans des interventionnistes. Après


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11. Sokolov-Skalia:
le national-socialisme fait la conquête de l'Europe
12. Moscou 1939.
V. Molotov signe le pacte germano-russe de non-agression par lequel le gouvernement de l'URSS espérait déjouer les plans de la politique occidentale visant à isoler l'Union Soviétique et à diriger contre elle l'agressivité allemande
Au second plan: Von Ribbentrop et Joseph Staline
13. Pologne 1939. Le Führer entouré de ses généraux au cours de la campagne polonaise
avoir fourni des arMes en quantité importante aux
14. 1939. Isthme de Carelie: Fusiliers soviétiques

15. France 1940.
Le moyen de transport
le plus répandu en première ligne: une schlitte traînée par des chiens

16. Des patriotes français fusillés par les Allemands

17. Hitler, Goëring et plusieurs personnalités nationales-socialistes arrivent en forêt de Compiègne pour signer l'acte
de capitulation de la France dans le même wagon où les représentants français reçurent la capitulation de l'Allemagne en 1918
Finlandais et donné aux EtatsMajors les instructions en vue de préparer la guerre contre l'URSS, l'Angleterre et la France se retrouvèrent avec une armée insuffisamment préparée pour repousser l'offensive hitlérienne qui se préparait activement.


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:06
p33


Mettant à profit le calme qui régnait sur la frontière occidentale, le commandement allemand, au printemps de 1940, avait doublé, ou presque, ses effectifs militaires, et au mois d'avril de cette même année, les opérations reprirent en Europe. Avant d'attaquer la France, les nazis accomplirent une série d'opérations stratégiques. Ils occupèrent le Danemark, pénétrèrent en Norvège, rapprochant ainsi leurs bases maritimes et aériennes de l'Angleterre septentrionale et se donnant par là même la possibilité de contrôler la navigation près des côtes norvégiennes et dans la mer de Barents. Cette opération qui entrait dans le cadre des préparatifs de la prochaine guerre contre l'URSS, était particulièrement importante. Et, de surcroît, puisqu'à travers la Norvège, les troupes nationales-socialistes pouvaient atteindre les régions septentrionales de la Finlande, il était possible aux Allemands d'entrer en contact avec l'armée finlandaise. Pour sa part, le gouvernement réactionnaire d'Helsinki était fort enclin à mettre son territoire et son armée à la disposition de l'Allemagne pour l'aider dans sa croisade anti-soviétique. Les fascistes allemands, d'ailleurs, ne manquèrent pas d'en profiter par la suite.
Ainsi, au début du mois de mai 1940, tous les préparatifs de l'Allemagne étaient au point pour attaquer la France où l'Etat-Major se berçait encore de l'illusion de contenir l'ennemi grâce à la "ligne Maginot". L'offensive des troupes allemandes qui pénétrèrent sur un large Front en Belgique, en Hollande et dans le Luxembourg, commença le 10 mai. Le coup le plus meurtrier était porté dans les Ardennes par le groupe d'armée "A" placé sous les ordres du général de Corps d'Armée Von Rundstedt qui, par le Luxembourg, atteignit la zone située entre Dinant et Sedan, près de la frontière franco-belge. Il comprenait, entre autres, quarante-trois divisions motorisées et d'infanterie, et neuf divisions blindées. Le groupe d'assaut était constitué par l'effectif volant du général Kleist, comprenant cinq divisions blindées et cinq autres motorisées. La Hollande capitula cinq jours après le début de l'offensive. Le 15 mai, les troupes allemandes du groupe "A", après avoir défait la IXe Armée française entre Namur et Sedan sur un Front de quatre-vingt-dix kilomètres entrèrent en France.

P34
France et pointèrent, en plusieurs détachements, vers la Manche d'une part et vers Paris de l'autre.
Le 21 mai, les troupes allemandes s'emparèrent de Boulogne, le 23 de Calais. Quarante-neuf divisions alliées furent encerclées et se replièrent vers la mer dans la zone de Dunkerque et dans le Sud-Ouest de la Belgique. Le 28 mai, l'armée belge capitula. Neuf divisions anglaises et dix-huit françaises furent alors menacées d'une destruction complète. Les troupes nazies avaient effectivement la possibilité d'anéantir ces vingt-sept divisions alliées. Toutefois, sur l'ordre d'Hitler, les formations mobiles de Kleist et de Guderian, auxquelles cette tâche incombait, durent s'arrêter et il leur fut interdit de s'approcher à plus de dix kilomètres de Dunkerque. Von Rundstedt écrivit plus tard: « Il me fut interdit de m'approcher à plus de dix kilomètres de Dunkerque. Je me tins à cette distance, observant les Anglais qui partaient tandis que mes chars d'assaut et mes fantassins étaient immobilisés ».
L'offensive allemande reprit seulement le 26 mai, après que l'évacuation des divisions anglaises et de quelques divisions françaises, eût pris fin. En renonçant à éliminer l'armée britannique encerclée et en n'opposant pas le moindre obstacle à son évacuation, Hitler tentait d'accroître les possibilités d'une entente avec cette partie de l'opinion publique et politique anglaise qui le soutenait encore. Le calcul était cependant erroné. Après Dunkerque, tout désir de négocier avec le Führer s'évanouit en Angleterre et l'arrivée de Churchill au pouvoir marqua le début de la résistance et de la contre-offensive anglaise.
Le 14 mai, Londres décide de retirer ses troupes. Le gouvernement français, en pleine crise, ne fit aucun effort sérieux pour organiser la résistance et sanctionna la défaite. Les milieux réactionnaires français éloignèrent immédiatement du gouvernement les ministres qui insistaient pour la défense de la République et rejetèrent la proposition du Parti Communiste consistant à armer le peuple. Le 5 juin 1940, les troupes nationales-socialistes reprirent l'offensive et détruisirent l'armée française. Paris tomba et, le 10 juin, l'Italie entra en guerre aux côtés de l'Allemagne.
Après la capitulation de la France, l'Europe occidentale
tout entière, à l'exception des Iles Britanniques, se trouvait donc au pouvoir d'Hitler. Certains pays, comme l'Italie et l'Espagne, étaient devenus les fidèles alliés de l'Allemagne; d'autres, comme la France, la Belgique, le Danemark, étaient occupés. L'Angleterre, bloquée sur la mer et attaquée de façon ininterrompue dans les airs, se trouvait en difficulté. La Suède et la Suisse demeurées "neutres" aidaient l'Allemagne à se procurer le matériel et les armements dont elle avait besoin aux Etats-Unis et même en Angleterre. Neutres également, les Etats-Unis apportaient un certain secours à l'Angleterre.
Profitant d'une situation internationale favorable, l'Etat-Major allemand, au mois d'août 1940, commença à préparer la guerre contre l'URSS. Le 18 décembre 1940, par la note secrète numéro 21 qui portait le nom conventionnel de "Plan Barberousse", Hitler donna ordre au commandement suprême de pourvoir à tout en vue d'une prochaine attaque contre l'Union Soviétique. Pour l'établissement des plans et la préparation des troupes, il fixa un délai de six mois: tout devait être prêt le 15 mai 1941. La note secrète insistait encore sur le fait que tout devait se dérouler dans le plus rigoureux secret, afin que l'attaque fît l'effet d'une surprise.
Tandis que ces préparatifs de guerre contre la Russie étaient en cours, Hitler se lança à la conquête de la Péninsule balkanique. Pour isoler l'Union Soviétique, contrôler le point de jonction de l'Europe et de l'Asie, exercer une pression suffisante sur les pays du Proche-Orient (Turquie et Iran) afin de les entraîner dans la guerre contre l'URSS, il lui fallait coûte que coûte, atteindre les côtes de la Méditerranée et de la Mer Noire. Profitant du fait que la Roumanie et la Hongrie avaient des gouvernements fascistes, Hitler conclut avec eux un pacte tripartite anti-soviétique.
Pendant ce temps, l'Italie, alliée de l'Allemagne, était aux prises avec une situation difficile. Au mois d'avril 1939, les troupes italiennes avaient envahi l'Albanie, mais les tentatives faites pour occuper la Grèce entre le mois d'octobre 1940 et le mois de mars 1941, avaient échoué. L'armée grecque avait repoussé l'assaut des troupes italiennes et continuait à les faire reculer toujours plus en Albanie. En Afrique du Nord également, à la fin de
1940 et au début de 1941, les Anglais avaient infligé une sérieuse défaite et de lourdes pertes aux armées mussoliniennes qui se voyaient rejetées de la frontière égyptienne au cœur de la Cyrénaïque. Pour aider Mussolini à s'emparer des ports de la Méditerranée orientale et des Balkans, Hitler, au début de 1941, dut envoyer une division blindée en Afrique du Nord; en même temps, il lança une offensive dans la péninsule balkanique. Au mois d'avril 1941, les troupes allemandes attaquaient la Yougoslavie tout d'abord et la Grèce ensuite.
A la grande surprise des envahisseurs cependant, la petite armée yougoslave opposa une résistance héroïque qui dura près d'un mois. Pourtant, la supériorité écrasante des agresseurs fit que le pays fut bientôt occupé. Le peuple yougoslave, toutefois, ne se laissa pas abattre. Sous la conduite des communistes, la résistance armée à l'occupant qui dura pendant toute la guerre et immobilisa en Serbie, en Croatie et au Monténégro d'importantes forces allemandes et italiennes, s'organisa. Après s'être emparés de la Yougoslavie, Allemands et Italiens défirent l'armée grecque mais les patriotes n'en déposèrent pas leurs armes pour autant: dans les montagnes, pendant des années, ils continuèrent à combattre contre les occupants. Ainsi, au début du mois de mai 1941, les troupes nationale-socialistes avaient envahi et contrôlaient à peu près entièrement l'Europe orientale. Immédiatement, les nazis instaurèrent leur fameux "ordre nouveau" qui se traduisit par la liquidation définitive de toute liberté démocratico-bourgeoise, une brutale répression policière, un racisme effréné, des camps de concentration, des exécutions massives d'otages, le génocide; des millions et des millions d'hommes libres furent transformés en esclaves du Troisième Reich!
La formation
du "front oriental" contre l'agression fasciste
Dès la fin de l'automne 1939, Moscou avait conclu avec la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie des pactes d'assistance mutuelle, et au mois d'août 1940, par la volonté du peuple, ces trois Etats firent partie de l'URSS, comme républiques, avec égalité de droits. «Que serait-il advenu,» est-il
dit dans une note historique du Ministère des affaires étrangères, « si, avant l'attaque allemande, l'URSS, , n'avait pas constitué "front oriental"? Que serait-il advenu si ce Front, au lieu passer par Viborg, Kau Bialistok, Brest, et Lvov, était passé par la vieille frontière Léningrad, Narva, Minsk Kiev? Ceci aurait donné aux troupes d'Hitler la possibilité de gagner un terrain considérable, rapprochant de deux cents à trois cents kilomètres le Front allemand de Léningrad, Moscou, Minsk et Kiev; ce aurait accéléré très sensible ment l'avance allemande sur territoire soviétique, précipitant la chute de Kiev et de l'Ukraine, provoqué la conquête de Moscou par les Allemands et celle de Léningrad par les forces allemandes et finlandaises réu nies, et permis aux armés hitlériennes de retirer du front oriental une cinquantaine de divisions pour le débarquement dans les Iles Britanniques et intensifier le rythme des opérations italo-allemandes dans 1a zone égyptienne. Le gouvernement anglais aurait dû très probablement se replier sur 1e Canada tandis qu'Hitler se serait emparé de l'Egypte et du canal de Suez. Mais il y aurait eu davantage encore: l'Union Soviétique aurait dû envoyer sur le "Front oriental" la plus grande patrie de ses troupe disposées le long de la frontière mandchoue, donnant aux Japonais la possibilité de libérer trente divisions stationnées en Mandchourie pour les lancer contre la Chine, les Philippine toute l'Asie du Sud-Est et enfin contre les forces armées américaines en Extrême-Orient. Dans le secteur politique l'URSS était intervenue afin de résister à la contre-attaque; pourtant, dans le domaine de la préparation militaire, on se trouva en présence de certaines lacunes qui ne furent pas sans influencer le cours de la guerre. L'expérience finlandaise avait montré que la préparation des troupes russes et certaines méthodes sur la conduite des hostilités, n'étaient pas sans faiblesses. Au lendemain de la guerre russo-finlandaise, des mesures furent prise pour y remédier, mais au mois de juin 1941, lorsque I'Allemagne fasciste se lança à l'attaque elles étaient bien loin d'être entièrement au point.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:07
Mais ceux qui disent que Staline avait mal préparé l'URSS contre l'agression nazie sont des pseudo-marxistes.

Pour avoir des armes, il fallait industrialiser le pays.

Schématiquement, ça donne :

1921-1927 : relèvement de l'industrie
1er plan quinquennal (1928-1932) : Base de l'industrie lourde capable de fournir les tracteurs pour la collectivisation des campagnes)
2ème plan quinquennal (1933-1937) : électrification du pays (grands ouvrages) et diversification de l'industrie lourde.
3ème plan quinquennal (1938-1942) : augmentation importante de la part de l'industrie de la défense.

L'augmenter avant aurait freiné le développement industriel du pays (production des moyens de production).
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:09
"L'URSS dans la seconde guerre mondiale"

Les auteurs:

-sept maréchaux de L'URSS
-quinze experts militaires
-vingt et un témoins.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:11
La signature de ce pacte a permis a l'URSS de beaucoups mieux se préparer à l'attaque allemande

L'URSS savait très bien que les nazis allaient l'attaquer... Depuis le début des années 30, elle exhortait les pays occidentaux de créer avec elle un cordon sanitaire pour prévenir le danger fasciste

Les occidentaux sont restés sourds a ces appels et affirmaient que l'attitude de l'URSS étaient belliqueuses (et puis, a la signature du pactes, ils crient a la collaboration!...; mais que n'auraient-ils dis si Staline avait refusé ce pacte!)

Pire, ils sont allé jusqu'a signer les accords de munich qui poussaient l'URSS dans les bras de l'Allemagne.

En signant ce pacte, Staline a surprit tout le monde et a ainsi préparé les condition de la victoire sur le nazisme

La seule chose qui a surpris l'Union Soviétique c'est l'imminence de l'attaque allemande. Ils croyaient que les nazis n'attaqueraient pas si tôt... Mais il faut dire qu'il y avait une désinformation totale et volontaire venant des nazis quant au jour de l'attaque.

Bref, si l'Union Soviétique avait refusé cette signature, les allemands auraient bourrés dedant tout de suite avec de forte chance d'en sortir gagnante.
*******************************

http://www.radiofrance.fr/rf/evenements/memoire/index.php?rid=55000064&aid=55000120&formtype=dossier

et http://www.radiofrance.fr/rf/evenements/memoire/index.php?rid=55000064&aid=55000126&formtype=dossier


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:13
Je conseille à ceux qui la conteste la lecture du livre de paul marie de la gorce un gaulliste honnete "39 45 UNE GUERRE INCONNUE"chez flammarion.

Il y a bien mieux que ce livre Gaulliste, c'est un livre du PCF intitulé :"LA VERITE SUR 1939
La politique de l'U.R.S.S. d'octobre 1938 à juin 1941"

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION - page 7

CHAPITRE PREMIER. -Impérialisme contre socialisme (Novembre 1917. Octobre 1938) - page 11
I. -Sur le mystère des origines de la seconde guerre mondiale - page 11
Une contradiction - page 11
Du nouveau dans le monde avec la Révolution socialiste - page 13
II. -Les contradictions des diplomaties bourgeoises - page 14
Le trio fasciste affirme sa volonté d'hégémonie mondiale - page 14
L'apaisement de non.intervention 16 La conspiration permanente contre le pays du so-
cialisme 20
III. -Munich contre les peuples, contre la France, contre la paix - page 24
L'Europe capitaliste contre les peuples et l'U. R. S. S. - page 24
Le bluff hitérien - page 26
La diplomatie soviétique pour une paix juste. - page 27

CHAPITRE II. -Au lendemain de Munich: Chamberlain- Bonnet - Ribbentrop, ou la grande amitié contre l'U.R.S.S. (Octobre 1938 -15 mars 1939) - page 41
I. -Perspectives munichoises intérieures et extérieures de l'automne 1938 - page 41
Le Parti de Maurice Thorez a vu clair - page 42
L'unité de la politique bourgeoise -page 42
II. -L'idylle occidentale antisoviétique de l'hiver 1938 - 1939 - page 44
Permanence des rivalités économiques inter-impérialistes - page 44
Les combinaisons diplomatiques d'octobre et de décembre 1938 : Londres et Paris font entendre à Hitler que l'U.R.S.S. est un marché facile à saisir - page 45
III. -L'avertissement de Staline du 10 mars 1939 et la technique du mensonge dans l'histoire bourgeoise - page 58

CHAPITRE III. -La double face de la diplomatie anglo-française du printemps 1939 : la diplomatie de devant le rideau (15 Mars -fin Juillet 1939) - page 65
I. -Les répercussions immédiates de l'agression allemande contre la Tchécoslovaquie (15 mars 1939) - page 65
L'importance de l'acte du 15 mars -page 66
La fin de la légende fabuleuse; l'apaisement ne meurt pas, après le 15 mars 1939 : il se camoufle - page 67
II. -Ce que les diplomates bourgeois anglo-français entendent par " discussions " avec le pays du socialisme: l'exemple des conversations politiques du printemps 1939. De quel côté est la
bonne foi ? - page 72
Les caractéristiques générales des diverses attitudes diplomatiques - page 72
Les discussions Londres - Paris - Moscou, de mars à la fin juillet 1939 - page 77

CHAPITRE IV. -La double face de la diplomatie anglo-française du printemps 1939 (suite). La diplomatie de derrière le rideau et ses développements intérieurs (15 Mars -fin Juillet 1939) - page 91
I. -Les Anglo-Français proposent à l'Allemagne un second Munich - page 92
Le Doktor Wohltat vient discuter " baleines " à Londres en juillet 1939 - page 92
Quand un industriel suédois se fait entremetteur - page 99
II. -Un coup d'oeil à l'intérieur des démocraties bourgeoises au printemps 1939 - page 103
Le cas Churchill (et autres) - page 103
La lutte des forces de paix en France - page 112

CHAPITRE V. -Les négociations militaires anglo-franco-soviétiques d'août 1939 - page 119
I. -Sur les origines des pourparlers militaires - page 119
II. -Les discussions militaires de Moscou - page 121
La brutalité des faits - page 121
Autres témoins difficiles à réfuter - page 128
III. -A propos des " ultimes efforts français "des 21-25 août 1939 - page 132

CHAPITRE VI. -Le pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939 - page 139
I. -Les avertissements avaient-ils manqué - page 140
II. -La vérité sur les contacts germano-soviétiques de l'été 1939 - page 142
Qui a commencé ? - page 143
Le contexte historique dans lequel se place le dialogue germano-soviétique - page 145
Les faits principaux des contrats germano-soviétiques en 1939 - page 148
III. -Analyse du pacte de non-agression du 23 août - page 156
Une étude du pacte - page 161
Les témoignages et jugements des mauvaises consciences de la bourgeoisie - page 171
IV. -Après le pacte, répète alors le Parti communiste français, il est possible d'arrêter le déclenchement de la guerre. Mais il faudrait changer du tout au tout la politique française - page 177

CHAPITRE VII. -Août 1939- .Juin 1941. Les Soviétiques ont eu raison - page 185
I. -Partout l'U.R.S.S. grâce à ses territoires recouvrés, prépare les conditions de la victoire de mai 1945 - page 185
La diplomatie britannique du 23 août au 1er septembre 1939 : l'échec du " Munich polonais " - page 185
Le prétendu partage de la Pologne: 17 septembre 1939 - page 195
Les pays baltes, la Bessarabie et la Bukovine, terres soviétiques (automne 1939 - été 1940) - page 206
Quand le pays socialiste menait à la frontière finlandaise une guerre défensive (novembre 1939- mars 1940) - page 211
Le front Est créé en 1939-1940 par l'Armée rouge, a bien une double signification: stratégique et politique - page 219
II. -Analyse de la drôle de guerre - page 221
Le compromis contre la démocratie - page 223
Le compromis contre l'U.R.S.S. - page 228
La " drôle de guerre " masque le juste combat des peuples contre le fascisme - page 240
III. -Apparences et réalités: les rapports germano-soviétiques de l'été 1939 au printemps 1941. - page 243
Des sentiments soviétiques à l'égard de l'Allemagne nazie et de la véritable nature des rapports germano-soviétiques - page 245
Qui a tiré profit des relations commerciales germano-soviétiques en 1939-1941 ? - page 247
Juin 1941 - page 251

CHAPITRE VIII. -Hier et aujourd'hui. La diplomatie américaine passe de la coulisse à l'avant-scène ; sa responsabilité dans le déclenchement de l'agression hitlérienne - page 257
I. -Les monopoles internationaux, et en particulier américains, leurs responsabilités, leur politique - page 257
Le gouvernement polonais n'est par le seul responsable - page 258
Les Munich des financiers - page 262
L'internationale de l'or; centre: Wall Street - page 266
II. -"Le Parti Communiste est le parti de la Paix" (Maurice Thorez, le 8 juin 1939) - page 280
III. -Impérialisme contre socialisme; l'histoire ne se répète jamais de la même façon - page 285
ANNEXES.
I- A propos d'un ouvrage récent - page 299
II. -Le discours de Staline du 10 mars 1939 - page 309

--
Cet ouvrage fut édité en 1953 aux Editions Sociales.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:18
Mettons les choses au point :

- Un pacte de non agression est un engagement à ne pas commettre le moindre acte d’ingérence militaire ou de la moindre tentative d’attaque envers le pays dont le pacte est signé ; ce qui veut dire

L’Allemagne et l’URSS se sont engagées à ne pas se tirer dessus, mais ce n’est pas un engagement pour attaquer conjointement d’autres nations

Ensuite, si les démocraties parlementaires estiment que Staline a mit fin à l’effort de stopper Hitler, que Paris et Londres se rassurent : elles ont bien commencé ce travail :

- en laissant l’Espagne s’enferré dans la guerre civile, laissant les fascistes s’emparer de Madrid, alors que les soviétiques leurs envoyèrent 3000 hommes, 600 chars, 700 avions et plus de cent agents du NKVD (service secret)

- en laissant Hitler s’emparer de la Tchéquie, alors que l’URSS promettait à Prague de lancer 10 divisions d’infanteries, 2 divisons blindées et 3 divisions aériennes.

Mais la mesquinerie, aujourd’hui, va jusque affirmer que les armées des USA ont à elles seuls remporter la lutte.

C’EST UN MENSONGE.

Rien qu’a voir les chiffres des pertes humaines

URSS : 21 millions (9 millions de civils et 12 millions de militaires-

USA : 300 000 militaires

La vérité du sacrifice apparaît.

Le chiffre le plus significatif est à mon sens le suivant : L'Armée Rouge a écrasé à elle seule 85 % des effectifs de l'armée allemande. Rien qu'avec ça, tout est dit, pas la peine d'argumenter pendant des heures.

autre chiffre significatif:

75% des divisons de l'Axe =

Allemagne
Italie
Japon
Finlande
Bulgarie
Roumanie
Slovaquie
Hongrie


ont été détruite ou capturée par l'Armée rouge


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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 15:23
Je vois que le camarade douni ne se gène pas pour reprendre les calomnies révisionnistes de l'histoire "officielle", qui est prête à raconter n'importe quoi pour justifier les crimes des fascistes US. Ils avaient bien été capables de faire passer la boucherie que fut la première guerre du Golfe pour un acte de libération donc je ne m'etonne plus de rien.

Churchill écrivait, dès 1948, dans son livre : La Deuxième guerre mondiale (Volume VI) :
"Il serait faux de supposer que le sort du Japon fut décidé par la bombe atomique."

Et l'amiral américain William A. Leahy, dans son livre I Was There confirme :
"A mon avis, l'emploi de cette arme barbare à Hiroshima et Nagasaki n'a pas été d'une grande aide dans la guerre contre le Japon."

Bref, les bombes atomiques sur le Japon étaient inutiles car Hiro Hito était disposé à capituler, le Japon n'avait plus accés au pétrole, l'armée japonaise était décimée.........Le but de ces bombes : les tester en live et faire peur à l'URSS.

*********************
Le 22 janvier 2005, cet article d’Alexandre Zinoviev a été traduit et placé dans la liste de Staline par le prof Grover Furr de l'Université d'Etat Montclair.

Selon le prof Furr "Zinoviev était un dissident Soviétique bien connu et a détesté Staline quand ce dernier était vivant," Zinoviev prétend même qu'il a comploté pour tuer Staline. Il est retourné en Russie après l’écroulement de l'URSS (ou juste avant), ayant été en exil en France dans les années 70.

Mais maintenant il est une sorte de nationaliste pro-soviétique et dit que le communisme doit être la vague de l'avenir. Un type intéressant, très embarrassant pour les anticommunistes, puisqu'il était un dissident d'exil très féroce et anticommuniste lui-même pour si longtemps. Il est un admirateur réel de Staline."


L'article, comme prof Furr signale "n'est pas Marxiste du tout, mais intéressant. Le ver commence à se tourner ' en Russie et dans les ex pays soviétiques et c'est seulement un parmi plusieurs signes." Comme il dit, Zinoviev "est très lointain du Marxisme (il est un sociologue). Ainsi cela signifie qu’il est une sorte de mélange de cosmopolites (pas pro-prolétariat, mais avec une perspective internationale) et nationaliste. Mais il est pro communiste."

(article de Zinoviev)



Le Jour de Victoire de l'Union soviétique sur l'Allemagne dans la guerre de 1941-1945 est officiellement déclaré pour être la fête nationale la plus importante de la Russie.

À première vue, cela doit être accueilli. Mais comment cette victoire est-elle interprétée et comment concrètement cette identification et célébration sont-elles effectuées? Car de cette guerre et de notre victoire les choses les plus importantes sont, en effet, émasculées, à savoir – leur essence sociale et les faits concrets de notre histoire, qui les caractérisent.

Des cercles officiels et les mass-médias parlent seulement d’une Russie abstraite et pas de la Russie Soviétique, pas de l'Union soviétique. Et si quelque chose est dit à cet égard, il est dit comme quelque chose de mineur ou même de négatif.

Le nom de la personne sans qui cette victoire dans la guerre la plus grande dans l'histoire est inconcevable – le nom de Staline ou n'est pas mentionné du tout, ou est cité comme si nous avons gagné malgré lui, comme s'il est simplement intervenu, fait des erreurs et commis des crimes. Ils parlent comme si quelque peuple abstrait avait gagné la victoire.


Oui, le peuple a conduit et a prévalu dans la guerre. Mais non juste un "peuple " quelconque abstrait, mais le peuple Soviétique. Je souligne: Soviétique!

Le peuple Soviétique – le peuple qui en 1917 a effectué la révolution sociale la plus grande de l'histoire de l'humanité.

Le peuple, qui est devenu le pionnier d'un nouveau chemin de l'évolution sociale qualitativement différent de tout ce que l'histoire mondiale connaissait auparavant, a construit une structure sociale communiste qui a influencé le cours de toute l'histoire mondiale.

. Un peuple dirigé par le parti communiste ayant Staline à sa tête. Ceux-ci sont les faits de l'histoire. Les ignorer c’est commettre une falsification historique délibérée.

Sans doute, un complexe de facteurs historiques a joué un rôle dans cette victoire, y compris la capacité du peuple Russe à supporter les conditions les plus difficiles de vie, le patriotisme, l'aide de l'Ouest, et cetera.

Cependant le facteur principal, décisif de la victoire fut la formation sociale Soviétique (communiste) et la direction du pays, y compris la direction militaire, dirigée par Staline.

Indépendamment des imperfections réelles et indépendamment des imperfections qui peuvent être attribuées par des anticommunistes et les forces antisoviétiques, la guerre a été gagnée tout d'abord par des communistes Soviétiques d dirigés par Staline.

Pendant la guerre et dans les années de l'après-guerre même les anticommunistes les plus féroces et les forces antisoviétiques n'ont pas discuté ce fait historique.

C'est autant un fait historique comme le fait que la guerre a été perdue tout d'abord par les Socialistes Nationaux allemands menés par Hitler.

Ignorer ou déformer ce fait est un mensonge d’une propagande idéologique honteuse, une tentative de faire des imbéciles des masses de la population russe pour plaire à ces catégories de Russes qui ont effectué une révolution anticommuniste dans notre pays et en ont bénéficiée et, à ces forces de l'Ouest qui, immédiatement après notre victoire, ont commencé une nouvelle étape de guerre contre notre pays – guerre qui a reçu le nom "Guerre froide".

Et l'Ouest concède généralement à notre pays seulement un rôle de soutien dans la victoire sur l'Allemagne hitlérienne, s’appropriant presque complètement, ou au moins dans le principal, les mérites de victoire.

Bien sûr les pays de l'Ouest ont fait leur contribution à la victoire sur l'Allemagne. En faisant ainsi ils ont aidé notre pays à résister et écraser l'agresseur.

Mais ils ne l'ont pas fait par amour pour le communisme russe. Ils ont fait la guerre contre notre pays des les premiers jours de son existence comme le pays qui construisait le communisme.

Ils ont fait des efforts titanesques pour inciter l'expansion hitlérienne contre l'Union soviétique. Des circonstances historiques, y compris des conflits internes dans le monde Occidental, les ont contraints à devenir les alliés des Soviétiques.

Mais le facteur déterminant dans leur ouverture "du deuxième front" contre l'Allemagne fut les victoires de l'armée Soviétique, qui n'a laissé aucun espoir à l'Ouest pour une défaite Soviétique.

De plus la crainte que l'armée Soviétique, même sans la participation des alliés Occidentaux, vaincrait l'Allemagne et occuperait toute l'Europe occidentale, a aussi joué un rôle. En ouvrant le deuxième front les Alliés se sont sauvés de la menace de la victoire du communisme partout dans toute l'Europe.

Et il doit être admis que telles craintes avaient une base sérieuse en ces années.

En un mot, la victoire dans la plus grande de l'histoire humaine a été volée de ceux qui ont en réalité pris sur eux tous les fardeaux de guerre, qui ont subi les pertes les plus grandes, qui ont démontré la patience la plus grande et le courage, qui ont contribué à l'affaire de la victoire l'intellect le plus grand et le plus flexible.

Selon le concept russe officiel, la guerre de 1941-1945 contre l'Allemagne était émancipatrice et patriotique; les Russes ont lutté pour leur patrie. Approuvé. Mais la question est: pour quelle patrie se sont-ils battus?

Pendant les années de la guerre personne dans le monde (avec des exceptions rares) n'avait aucun doute sur ce compte: la majorité écrasante du peuple Soviétique s'est battue pour leur – je souligne: patrie Soviétique!

Au temps du début de la guerre la formation sociale (communiste) Soviétique était devenue un mode de vie habituel pour la majorité des citoyens de l'Union soviétique.

Et séparer cela des masses de la population était pratiquement impossible. Si le peuple l'a aimé ou pas, toute la défense par eux d’eux-mêmes et du pays signifiait la défense de la nouvelle formation sociale. La Russie et le communisme ont existé non côte à côte avec l'un l'autre, mais dans l'unité.

La majorité écrasante des citoyens travaillant activement s'est identifiée tout d'abord comme peule Soviétique. Pour eux, la défaite du communisme en Russie était équivalente à une défaite de la Russie elle-même.

Au cours de la guerre cette conscience est devenue plus forte comme une des composantes fondamentales de l’idéologie des travailleurs. Même ceux qui ont compris les imperfections de la formation sociale Soviétique et qui étaient critiques – de temps en temps, même hostiles – à cela, ont apprécié ses accomplissements et ont compris que les agresseurs menaçaient la perte de ces accomplissements.

Donc le mot "le patriotisme" ne reflète pas ici adéquatement l'attitude mentale du peuple soviétique.

La victoire de l'Union soviétique Staliniste – Oui, Staliniste – contre l’Allemagne Hitlérienne – oui, Hitlérienne- en 1945 a signifié la victoire de la ligne communiste de l'évolution sociale humaine sur la ligne capitaliste ou "Occidentale".

Elle a scellé la première étape de l’époque de la guerre sociale (!) de l'Ouest contre le communisme. Immédiatement après a commencé la deuxième étape, appelée la Guerre froide.

Cela a fini à la fin du vingtième siècle avec la capitulation de l'Union soviétique devant l'Ouest.

Dans la complexité des facteurs qui ont défini cette défaite, le rôle principal a été jouée par la défaite de la formation sociale (communiste) Soviétique.

L'Ouest a pris la vengeance de sa défaite en 1945.

Les gagnants dans la guerre "froide" ont entrepris une falsification totale de l'histoire Soviétique, ayant volé de ceux qui dans la Grande Guerre Patriotique de 1941-1945 ont gagné, la victoire la plus grande dans l'histoire de guerres "chaudes".

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