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Faut-il un Québec indépendant ?

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Faut-il un Québec indépendant ?
    Envoyé : 21 Feb 2008 à 18:06

Cet article du Monde diplomatique  arrive à point nommé pour montrer l’utilité et le caractère progressiste que pourrait avoir l’indépendance du Québec.

En tout cas, je suis content de créer ce sujet !Smile

 

Quand le Québec s’interroge

Un projet toujours vivant : la souveraineté

Lors des dernières élections législatives au Québec, au printemps 2007, le Parti québécois (PQ) a subi une grave défaite, n’obtenant qu’un peu moins de 30 % des voix et devenant le deuxième parti d’opposition à l’Assemblée nationale. Faut-il en conclure que le grand débat qui agite la province depuis quarante ans à propos de son avenir politique est clos ? Un regard attentif sur la situation québécoise permet au contraire de croire que ce débat est seulement suspendu pour un temps, et qu’il reviendra rapidement à l’avant-scène.

Les résultats électoraux de mars 2007 ont produit le premier gouvernement minoritaire de l’histoire du Québec. Les trois principaux partis politiques – le Parti libéral du Québec (PLQ), le PQ et l’Action démocratique du Québec (ADQ) – ont obtenu sensiblement le même nombre de suffrages. Cette situation inédite démontre bien que les Québécois s’interrogent profondément sur la direction à suivre, qu’ils n’ont pas tranché dans un sens ou dans l’autre, et que demeure au sein de la population un fort désir d’autonomie politique.

L’objectif du PQ, en effet, est toujours de faire accéder le Québec à la souveraineté. Pour sa part, l’application du programme de l’ADQ, qui revendique des compétences actuellement détenues par Ottawa, bouleverserait l’ordre constitutionnel canadien. Par ailleurs, il faut compter avec la création récente de Québec solidaire, parti de gauche souverainiste qui a recueilli près de 4 % des voix à son premier rendez-vous électoral (1). Plus de 60 % des Québécois ont donc voté pour des réformes radicales de leur statut politique. Seul le PLQ, dans les faits, se contente du statu quo.

Quelle pérennité
en Amérique ?

C’est ainsi que la majorité des partis s’accordent pour affirmer que, dans sa forme actuelle, le fédéralisme canadien ne leur convient pas. Chacun d’entre eux tente de trouver une réponse adéquate au questionnement identitaire des Québécois : comment assurer leur pérennité en Amérique en tant que nation francophone ? Pour deux d’entre eux (le PQ et Québec solidaire), la seule solution demeure l’accession à l’indépendance. La problématique identitaire trouve son fondement dans une insécurité linguistique et culturelle justifiée : ils forment un îlot de sept millions de citoyens majoritairement francophones dans un océan nord-américain de plus de trois cent vingt millions d’anglophones (2).

Les gouvernements successifs ont agi pour préserver le caractère français du Québec. C’est un gouvernement libéral qui, en 1974, a fait du français la seule langue officielle de la province. Et l’on doit au PQ l’adoption, en 1977, de la Charte de la langue française, dite « loi 101 », pièce maîtresse de la promotion du français dans tous les secteurs et sur tout le territoire. Non seulement elle intégrait le caractère officiel du français dans toutes les institutions publiques, mais elle identifiait aussi trois domaines centraux pour le défendre : l’éducation, le travail et l’affichage.

Plusieurs jugements de la Cour suprême du Canada ont restreint les dispositions initiales de ce texte, mais il n’en reste pas moins que la loi 101 a sauvé le français au Québec, et qu’elle est chérie par une très grande majorité de ses citoyens. La charte a aussi contribué à une vaste opération de « désethnisation » de la langue : les francophones ne sont plus uniquement des Tremblay, des Carron, des Arsenault, mais aussi des Mouawad, des Micone, des Mpambara, ce qui n’était pas le cas auparavant. Le français est ainsi largement devenu le lieu privilégié de la rencontre interculturelle.

La charte n’a cependant pas résolu tous les problèmes, loin s’en faut : le français est toujours dans une situation précaire. Les « transferts linguistiques », en effet, sont insuffisants pour assurer le renouvellement nécessaire de la génération des nouveaux francophones. Certes, aujourd’hui, beaucoup plus d’immigrés que jadis adoptent le français comme langue d’usage à la maison, mais 49 % choisissent encore l’anglais, ce qui, trente ans après l’adoption de la charte, est extrêmement préoccupant. Les statistiques du recensement de 2006, rendues publiques récemment, envoient un signal plus grave encore : pour la première fois depuis 1931, moins de 80 % des Québécois sont de langue maternelle française ; pis, sur l’île de Montréal, site de la seule grande métropole francophone des Amériques, le taux est passé sous la barre des 50 %. Même le français comme langue d’usage à la maison est en recul. Dans le reste du Canada, l’accélération de l’assimilation des francophones fait qu’ils ne représentent plus que 4 % de la population.

Impasse linguistique

Aujourd’hui, le Québec se trouve dans une impasse linguistique. Il lui faut s’atteler à une vigoureuse francisation d’une immigration accrue, et adopter rapidement des amendements à la charte, particulièrement en ce qui concerne le milieu de travail, afin que, malgré la mondialisation, le français demeure la langue dans laquelle on puisse gagner sa vie et faire carrière. Agir dans ces deux secteurs se heurtera inévitablement à de multiples obstacles dressés par Ottawa, et que seule l’indépendance politique éliminerait.

Comme de nombreux Etats occidentaux, le Québec est confronté au défi démographique : que ce soit du point de vue du simple renouvellement de sa force de travail ou bien de sa vitalité linguistique, il a un besoin criant d’immigrés. Depuis les années 1980, son gouvernement dispose de réels outils à cet égard. Un accord bilatéral conclu avec Ottawa lui permet de sélectionner une grande partie de ses immigrants. En revanche, dans la mesure où il constitue seulement une subdivision d’un Etat fédéral, il ne projette qu’en partie son propre caractère particulier à l’étranger. Les immigrés deviennent au Québec des citoyens canadiens, non pas québécois. Pour la plupart d’entre eux, c’est au Canada qu’ils souhaitent émigrer. Si le Québec était un Etat souverain de plein droit, cette problématique disparaîtrait. Ceux qui opteraient pour le Québec dans leur nouvelle vie le feraient en toute connaissance de cause : un pays où la langue commune ne peut être que le français.

Il est aussi beaucoup question au Québec du mariage, parfois difficile, entre les valeurs dominantes des sociétés occidentales démocratiques et l’intégration de personnes provenant de cultures très différentes. Depuis plus d’un an s’est engagé un grand débat public centré sur ce que l’on désigne comme les « accommodements raisonnables » en faveur de minorités religieuses fondamentalistes. Ce débat est devenu aigu depuis que la Cour suprême du Canada a donné raison à un sikh traditionaliste, établi au Québec, qui revendiquait pour son enfant le droit de porter à l’école le poignard rituel (kirpan), alors que les autres élèves se font saisir des couteaux de même dimension, et que cette arme est évidemment interdite, par exemple, dans les cours de justice. Il se présente aussi des situations où l’égalité homme-femme est mise en échec pour des motifs religieux. Le malaise provoqué par les « accommodements raisonnables » est exacerbé par une quête de laïcité, unique sur le continent américain, dans une société trop longtemps soumise à l’Eglise catholique.

Le Canada et le Québec ont adopté depuis bientôt trente ans deux systèmes différents d’intégration. La politique fédérale de multiculturalisme, calquée sur le modèle britannique, fait la promotion d’un mode de diversité culturelle fondé sur l’ethnicité et renvoyant chacun à sa communauté d’origine. Le Québec a plutôt opté pour un modèle fondé sur l’interculturalisme, c’est-à-dire sur l’échange culturel dans le cadre des valeurs communes d’une nation plurielle majoritairement francophone. La contradiction entre ces deux visions est flagrante et insurmontable.

Inexorablement, le Québec est inscrit dans un processus de minorisation au sein de la fédération, puisque la population du reste du Canada croît plus rapidement. Ce phénomène se répercute sur la représentation du Québec au Parlement fédéral, proportionnellement en décroissance. Ce processus est irréversible.

Au-delà de ces raisons fondamentales, il faut ajouter bien modestement que le monde bénéficierait d’un Québec devenu indépendant. En dépit des obstacles mis sur son chemin par le gouvernement d’Ottawa, il a réussi, en partenariat avec la France, et grâce à l’implication de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), à être l’un des moteurs du nouveau traité international sur la diversité des expressions culturelles (3). Ce traité vise à permettre les interventions des Etats en faveur des expressions et des produits culturels nationaux, et à les exclure du champ de compétence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Une initiative similaire pour la protection de la diversité linguistique est tout aussi urgente, et le Québec doit s’en faire le promoteur sur la scène internationale, malgré son statut de nation non souveraine.

Face à l’omniprésence anglophone, un nouvel Etat souverain francophone serait un atout non négligeable dans les multiples instances auxquelles le Québec n’a pas accès pour mener à bien ce projet. Par ailleurs, si le Québec était indépendant, une voix nord-américaine dissidente sur le changement climatique pourrait s’exprimer pleinement. La vassalisation du Canada par rapport aux Etats-Unis s’est en effet accélérée depuis que le gouvernement américain a décidé de faire de son voisin du Nord son premier fournisseur énergétique : gaz, et surtout pétrole issu des gigantesques gisements des sables bitumineux de l’Ouest canadien, dont l’exploitation est une catastrophe écologique de dimension planétaire.

Dans une Amérique du Nord pour l’instant résolument conservatrice, les Québécois demeurent attachés à des valeurs internationales de justice et d’équité. Ils souhaitent que la francophonie soit un réel contrepoids à une mondialisation beaucoup trop souvent soumise aux impératifs néolibéraux. Les Québécois, se démarquant profondément des autres Canadiens, sont descendus dans la rue massivement en 2003 contre l’intervention américaine en Irak, et leur attitude a été décisive dans le refus du premier ministre de l’époque, M. Jean Chrétien, de céder aux exhortations de M. George W. Bush. Ils sont profondément troublés par la mission de combat canadienne en Afghanistan.

Le mouvement souverainiste au Québec a toujours fait siennes les valeurs de justice sociale, qui sont au cœur des préoccupations de la nation québécoise. Au Parlement fédéral, le Bloc québécois, parti souverainiste qui a toujours obtenu une majorité des sièges de la province depuis sa première participation aux élections législatives en 1993, se fait lui aussi le promoteur d’un projet de société résolument progressiste. L’apparition de Québec solidaire rappelle que souveraineté politique et progressisme social sont indissociables. Le PQ vient de se donner une nouvelle présidente, Mme Pauline Marois. Prenant acte des résultats des dernières élections, elle a entrepris une rénovation des orientations du parti, sans renoncer à son objectif principal. Elle propose de réintégrer dans le projet souverainiste la part de rêve trop longtemps oubliée, et elle souhaite démontrer aux Québécois la nécessité d’une indépendance qui est aussi un appel à tous les nouveaux arrivants à partager leur destin en Amérique.

Louise Beaudoin.

(1) Lire Gilles Bourque, « Naissance d’un parti de gauche au Québec », Le Monde diplomatique, mars 2007.

(2) Lire Manière de voir, n° 97, « La bataille des langues », février-mars 2008.

(3) Lire Armand Mattelart, « Bataille à l’Unesco sur la diversité culturelle », Le Monde diplomatique, octobre 2005.

 

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Mar 2008 à 17:25
Le Quebec pourrait rejoindre la communauté des états latino-américains !
J'espère qu'un état quebecois accorderait de larges droits à la communauté amérindienne.
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  Citer Jim Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 May 2009 à 22:24
Message posté par Jef.

<FONT face="Arial, Helvetica, sans-serif" color=#ffcc66 size=3>Le Quebec pourrait rejoindre la communauté des états latino-américains !

J'espère qu'un état quebecois accorderait de larges droits à la communauté amérindienne.


En 1837, dans notre déclaration d'indépendance que nos patriotes avaient fait en fuyant vers le Vermont, ils avaient dit ( et ils ont été les premiers au monde à le faire) que les autochtones sont égaux en droits au blancs dans l'éphémère République du Bas-Canada.

donc je ne crois pas qu'il y aura de problèmes.

Moi je crois qu'il faut abolir les réserves et le statu d'autochtone.

Premièrement, le statut d'autochtone se résume à celui d'un mineur. Ils ont donc entre autres pas le droit d'emprunter à la banque ce qui a pour conséquence d'empêcher la création d'entreprises sur les réserves et donc ils se tournent vers le crime (contrebande d'armes (parfois très lourdes) en provenance des states, contrebande de cigarette non-taxées, traffic de drogue, alcoolisme, suicide etc).

Les réserves sont des endroits définits où ils ont droit de vivre sans presque qu'un seul "blanc" ait le droit d'y aller. Ça devait protéger leur autonomie et leurs traditions. Cet isolement n'a finit qu'à créer que du mal pour ces gens (voir plus haut). À quelques centaines de kilomètres de Montréal, des gens vivent comme en Afrique dans les pires réserves (mais avec des -40 l'hiver...).
Il y a peu d'universitaires amérindiens car s'ils sortent de leur réserve, ils sont souvent mal accueillis à leur retour alors ils doivent savoir qu'aller faire des études supérieur amène à devoir abandonner ses parents, ses amis et sa famille pour longtemps.

Les autochtones coûtent aussi très cher au gouvernement avec des tonnes de subventions. C'est pires que des assistés sociaux.
Parfois, ils ont droit à ce que le gouvernement leur donne des moto-neiges gratuitement et (c'est une légende urbaine ce qui suit) quand elle n'a plus d'essence, au lieu de faire le plein, certains en commandent une neuve au gouvernement.

Bref, vivement qu'on en fasse des citoyens comme tout le monde. Ça les sortira de leur pauvreté extrême.
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  Citer Jim Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 May 2009 à 22:49
On peut pas éditer nos posts ici? Je ne trouve pas le bouton.


Sinon, je trouve que ton texte résume très bien la politique 2007-2008.

Ahh cet époque... mon initiation à la vraie politique

Je me souviens, c'était André Boisclair le chef du Parti Québécois. C'était un jeune homosexuel ce qui ne l'a pas aidé non plus. L'aveux de sa consomation de cocaïne à l'époque qu'il était mininistre de l'environnement l'a aussie entaché.
Il avait de très bonnes idées et voulait investir massivement en éducation et en environnement.

Malheureusement, il était aussi le seul politicien opposé au dégel des frais de scolarité universitaire. Malheureusement, beaucoup de vieilles personnes en campagne voient l'éducation supérieure comme un luxe personnel et non un avantage pour le pays...

J'aimais aussi sa façon de voir l'indépendance. Il voulait inclure davantage les immigrants dans le projet. C'est une chose que je supporte énormément car sinon, le mouvement finira par s'éteindre à cause de la natalité.
Ça mettrait aussi fin à la désinformation que font les fédéralistes en disant que les séparatistes sont des racistes.

Heureusement, Pauline Marois, une ancienne sous ministre qui a cumulé plusieurs postes dans les précédents gouvernements du Parti Québécois a fait remonter la pente au parti.

Les résultats en gros

Parti Libéral :
Réélu avec 66 députés (+17)

Parti Québécois :
Redevient l'Opposition Officielle avec 51 députés (+15)

Action Démocratique du Québec :
Redevient la troisième opposition avec 7 députés (-32)

Québec Solidaire :
Élu son premier député donc : 1 député (+1).
Amir Khadir a été élu dans une circonscription du quartier du Plateau-Mont-Royal à Montréal. Un secteur d'artistes, d'hippies, d'activistes etc. Avant c'était le PQ qui avait cette circonscription.
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jun 2009 à 22:22
Bof, moi je ne nie pas la question nationale québécoise, mais sur la même ligne que le PCR canadien, je ne vois pas l'intérêt de créer un pays impérialiste de plus.

Autant dans les pays du Sud je soutiens toutes les luttes de libération nationale, autant en Europe il y a des luttes que je soutiens (basques, corses, nord-irlandais etc.) mais en souhaitant une rupture claire avec la bourgeoisie nationale (ce qu'ont fait les basques), autant je penses que le "souverainisme" québécois est aux mains de bourgeois grands capitalistes qui veulent les coudées plus franches vis à vis du Canada, en s'appuyant pour cela sur une classe moyenne qui jouit d'un standard "européen" et d'acquis sociaux inconnus ailleurs en Amérique du Nord.

A vrai dire, je pense que les bourgeois souverainistes sont ceux qui ont les moyens d'une politique impérialiste "séparée" (quitte à s'appuyer un peu sur la France, l'UE...) alors que les fédéralistes sont ceux qui ont encore besoin du capital anglophone et états-unien.
D'ailleurs le parti fasciste (le fascisme est toujours organiquement lié à un projet impérialiste) est souverainiste, pas fédéraliste.

Par contre je soutiendrais sans hésiter la question nationale amérindienne et les minorités (colonies intérieures) noire, latino etc...
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Pedro Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jun 2009 à 17:01
Ici quelques éléments : http://www.pcr-rcp.ca/fr/programme/7/
http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/3/fuc_faceboock1.pdf
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Jun 2009 à 17:06
Le PCR : 100 % maoïste ! Wink
 
il y a aussi le PCC-ML http://www.cpcml.ca/francais/
 
le PCC (canal historique) http://www.communist-party.ca/
 
 


Edité par Jef. - 03 Jun 2009 à 17:17
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Jun 2009 à 14:26
Sans prendre parti dans ce débat, j'aimerais attirer votre attention sur la complexité de la question.
 
Naturellement ma sympathie va vers celles et ceux qui veulent se libérer d'un état fédéral dans lequel ils ne se reconnaissent plus.
J'ai rencontré ces indépendantistes ou souverainistes tant dans la banlieue de Montréal qu'a Tadoussac. Leurs arguments sont ceux de tous les peuples, ou s'identifiant en tant que tel. Leur indépendance d'un état  fédéral anglophone et québecquofobe semble une posture soutenable et justifié, surtout pour nous qui d'une manière générale soutenons l'émancipation et la responsabilisation des populations.
 
Mais il y a un autre son de cloche que j'ai entendu de la part de québecquois qui avaient poussé plus avant la réflexion de l'indépendance. Et après ?
Leur raisonnement incorporant les facteurs économiques inhérents à la division géographique de la fédération. Il suffit de regarder une carte géographique du Canada pour constater que l'indépendance du Québec divisera profondément le Canada, et détruira toute continuité territoriale.
Selon eux, l'affaiblissement de la fédération permettra aux intèrêts US de s'arrimer encore plus profondément dans l'économie et d'imposer leur système, avec son cortège d'inégalité. Déja, plusieurs états veulent faire sécession et se rapprocher des USA, notamment le plus riche, l'Alberta ainsi que les états de l'extrème est.
Il faut également prendre en compte que les francophones et les anglophones ne peuvent pas se supporter. Les premiers prenant les anglophones pour des laquais Etats-uniens, et les autres voient les francophones comme con, sale et buveur.
Il est évident que les anglophones auraient - en cas d'indépendance du QC - beau jeu d'étrangler l'actuelle "belle province".
 
Alors l'indépendance ? Oui ? Non ? A quel prix ?
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Laurent allez vers le bas
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  Citer Laurent Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Aug 2009 à 17:00
Salut,
 
je trouve que la question a le mérite d'être posée. Je ne connais pas bien le Canada.
Cependant, je voudrais énoncer une position de principe : la question du nationalisme est une question importante. Elle se pose dans tous les pays, mais pas de la même manière, à savoir;
 
* les communistes soutiennent la libération des peuples du tiers-monde, parce que leur libération est source de progrès social, parce que la conscience populaire grandit au sin du mouvement national et favorise l'émergence du socialisme. En ce sens, la libération et l'indépendance réelle de la Nouvelle-Calédonie, de la Guyane ou de la Palestine sont autant de mouvements que je soutiens en tant que communiste;
 
* les communistes considèrent que la question nationale dans les pays à gouvernance bourgeoise est une question bourgeoise et ne regarde pas ou plus les communistes. Par exemple, le nationalisme des pays d'Europe de l'Est est une question profondémment de droite et favorise l'émergence des mouvements de droite. Tous les partis "socialistes" en Europe de l'Est qui se sont laissés entraînés dans ce jeu-là se sont eux-même rendus oupables de politiques plus que suspectes, comme ce fût le cas dans les républiques de l'ex-Yougoslavie;
 
* enfin, les communistes considèrent que la question nationale dans les pays impérialistes est une question réactionnaire - au sens propre du terme. Elle favorise la Réaction dans son ensemble et plus particulièrement dans l'aliénation des masses populaires pour la détourner de son émancipation. Le nationalisme américain est certainement un excellent exemple, mais je préfère évoquer le cas en Europe occidentale. Le nationalisme en Allemagne pousse la conscience des masses à accepter la main mise du Capital allemand sur les industries tchèques ou roumaines. Le nationalisme en France, incanré par l'UMP, le PS et l'immense majorité de tous les partis politiques ont éclipsé toute idée de solidarité avec les opprimés: personne ou presque ne proteste et n'agit contre les interventions de l'Armée Française en Afrique qui bombarde des pays (des protectorats??), des populations dans l'ignorance médiatique.
 
Dans cet ordre d'idée, je m'oppose à toute idée d'indépendance du Québec. Je suis surpris que des camarades puissent parler d'oppression du FMI contre les Canadiens, quand on sait que le Canada fait partie du G8. Oui, il y a des opprimés au Canada, que ce soit dans la classe ouvrière, parmi les autochtones indiens ou dans l'immigration. Mais elle se passe dans le cadre de l'économie impérialiste. L'idée de particper au mouvement national québécquois me fait frémir.
 
Salutations
L.
 
 
 
 
 
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Aug 2009 à 21:14
C'est quoi le rapport entre le communisme et l'indépendance de la Guyane ? Et l'indépendance de la Bretagne, de l'Occitanie et de la Corse, tu en fais quoi ? Tes "positions de principe" te mènent à des absurdités. Les communistes ne disent pas "nationalisme pour le tiers-monde, anti-nationalisme pour le Nord." Chaque situation a ses spécificités. Les communistes soutiennent le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ça c'est une vraie position de principe. 
Ce n'est pas bien de lire le profil des autres ! Pas bien du tout !! C'est mieux de créer un autre forum dissident comme un hypocrite.
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Laurent allez vers le bas
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Depuis le: 08 Dec 2008
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  Citer Laurent Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Aug 2009 à 06:44
Bonjour Vladimir,
 
je respecte les camarades qui luttent pour une cause à laquelle ils croient. Je ne veux en aucun cas les heurter, "ni faire la leçon" - loin de là. Je voudrais uniquement exprimer une opinion.
 
1. L’idéologie nationale est bourgeoise
 
La nation est fondamentalement une construction de la bourgeoisie. Elle est formée lors de la création de l’Etat capitaliste sur une base nationale. Pour appuyer et justifier cette constitution historique, la bourgeoisie crée une idéologie: le nationalisme. Le nationalisme oppose l’Etat national au concept de l’Etat féodal ou tributaire dont la base était davantage la tribu ou l’ethnie. Mais le nationalisme s’oppose aussi formellement à la ‘division de la société en classes’ à l’intérieur de la nation. La nation est une et indivisible dans sa conception bourgeoise. C’est l’ensemble des personnes habitant un même territoire, peu importe qu’ils soient travailleurs ou patrons, riches ou pauvres. La nation institue l’égalité, au moins formelle, des citoyens entre eux. De ce fait, cette idée masque la contradiction de la société en classes.

La nation délimite les frontières par rapport aux autres bourgeoisies qui contrôlent d’autres marchés intérieurs. La nation s’oppose donc à d’autres nations. Ainsi, si elle représente l’égalité formelle des citoyens, elle fonde en même temps l’égalité formelle des nations entre elles, selon l’idéologie nationaliste. Chaque bourgeoisie a le droit de former sa nation et ses droits sont égaux entre eux. Les pays ont donc des relations, théoriquement, égalitaires.

En fait, le nationalisme est avec le libéralisme l’idéologie fondamentale de la bourgeoisie. A travers le libéralisme, les capitalistes justifient la division de la société en individus ‘égaux’ entre eux qui gèrent leurs affaires économiques sur une base privée en fonction de leurs intérêts personnels. Le marché devient forcément l’organe régulateur de l’économie par excellence. Il faut laisser faire les lois du marché. Par le nationalisme, la bourgeoisie déclare que la base de l’organisation de la société, que ce soit sur le plan économique ou politique, est la nation.

Les deux idéologies sont étroitement liées. Ainsi, l’économiste écossais Adam Smith, considéré comme le père de la science économique, a expliqué les raisons du libéralisme économique dans son livre Recherches sur la nature et les causes de la richesses des nations, écrit en 1776: 'Chacun suit son intérêt individuel; la satisfaction de l’intérêt général ne pourra pas être mieux rempli si chacun agit de la sorte; il faut supprimer les entraves à l’importation des marchandises; cela doit être le libre-échange.' A sa suite, les économistes, principalement anglais, ont repris ces thèses.

Friedrich List, un économiste allemand qui exerça (après sa mort en 1846) une très grande influence sur les politiques économiques des Etats-Unis, de l’Allemagne et du Japon, répliqua que le libre-échange était la politique de la nation dominante, à l’époque l’Angleterre. Quand celle-ci n’était pas encore au faîte de sa puissance, la stratégie fondamentale était le protectionnisme. Maintenant qu’elle a acquis la meilleure compétitivité sur la plupart des marchandises, expliqua List, elle prône l’ouverture des marchés, parce que c’est cette politique qui lui permet d’écouler ses produits à l’étranger. Mais ce n’est pas de l’intérêt des autres nations de tomber dans ce piège. Et certainement pas celle de l’Allemagne. List justifie sa critique des thèses et de l’école d’Adam Smith de la façon suivante: 'La théorie régnante (…) est exclusivement préoccupée par les exigences cosmopolites de l’avenir, de l’avenir même le plus éloigné. L’association universelle et la liberté absolue des échanges internationaux, ces idées peut-être réalisables après des siècles, elle les considère comme réalisables dès aujourd’hui. Méconnaissant les nécessités du présent et l’idée de nationalité, elle ignore l’existence de la nation et par suite le principe de l’éducation de la nation en vue de l’indépendance.'

2. La position des révolutionnaires face à la question nationale

Marx et Engels développent un point de vue fondamentalement internationaliste: ‘Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas.’ Cette position n’est cependant pas cosmopolite dans la mesure où elle ne nie pas l’existence des nations. Ainsi, ils ajoutent: 'Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe nationale, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot.'

A l'époque de Lénine, la menace la plus importante qui se profilait était l’impérialisme. Le capitalisme de libre concurrence avait engendré une concentration très importante dans chacune des nations développées. Des monopoles dirigeaient l’économie et nouaient avec l’appareil d’Etat des relations privilégiées. Protéger et étendre le marché intérieur était devenu après 1870: conquérir de nouveaux territoires, en faire des colonies dans lesquelles les capitalistes nationaux pourraient écouler leurs produits à l’abri de la concurrence étrangère. Le monde sera très vite partagé entre l’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis, le Japon, … Les dangers de guerre internationale se concrétisèrent dès qu’un pays impérialiste qui voulait accroître ses marchés et donc ses colonies, devait les arracher à d’autres. C’était inéluctable étant donné le développement inégal des pays capitalistes eux-mêmes. Et la Première Guerre mondiale éclata, opposant principalement les impérialistes français et anglais aux allemands. L’enjeu: la possession du plus grand nombre de colonies.

Dans ces conditions et pour définir la position des révolutionnaires face à la question nationale, Lénine établit un classement des pays en trois catégories, en fonction de leur position par rapport à l’impérialisme. Il écrit: 'Premièrement, les capitalistes avancés de l’Europe occidentale et les Etats-Unis. Les mouvements nationaux progressistes bourgeois y ont depuis longtemps pris fin. Chacune de ces grandes nations opprime d’autres nations dans les colonies et à l’intérieur de ses frontières. Les tâches du prolétariat des nations dominantes y sont précisément celles du prolétariat de l’Angleterre, au XIXe siècle, à l’égard de l’Irlande.'

'Deuxièmement, l’Est de l’Europe: l’Autriche, les Balkans et surtout la Russie. C’est au XXe siècle que s’y sont particulièrement développés les mouvements nationaux démocratiques bourgeois et que la lutte nationale y a pris un caractère aigu. Dans ces pays, les tâches du prolétariat, tant pour achever la transformation démocratique bourgeoise que pour aider la révolution socialiste dans les autres pays, ne peuvent pas être menées à bien s’il n’y défend pas le droit des nations à disposer d’elles-mêmes. Particulièrement difficile et particulièrement importante y est la tâche consistant à fusionner la lutte de classe des ouvriers des nations oppressives et des ouvriers des nations opprimées.'

'Troisièmement, les pays semi-coloniaux comme la Chine, la Perse, la Turquie, et toutes les colonies totalisent environ un milliard d’habitants. Là, les mouvements démocratiques bourgeois ou bien commencent à peine, ou bien sont loin d’être à leur terme. Les socialistes ne doivent pas seulement revendiquer la libération immédiate, sans condition et sans rachat, des colonies (et cette revendication, dans son expression politique, n’est pas autre chose que la reconnaissance du droit des nations à disposer d’elles-mêmes); les socialistes doivent soutenir de la façon la plus résolue les éléments les plus révolutionnaires des mouvements démocratiques bourgeois de libération nationale de ces pays et aider à leur insurrection (ou le cas échéant, à leur guerre révolutionnaire) contre les puissances impérialistes qui les oppriment.' (Lénine, 'La révolution socialiste et le droit des nations à disposer d’elles-mêmes', dans Œuvres complètes, Tome 22, Editions sociales, Paris, 1960, p.162-164.)

En clair, en Europe occidentale, aux Etats-Unis, dans les pays industrialisés, le nationalisme est devenu réactionnaire. Dans un autre texte, Lénine écrit: 'Dans ces pays, le mouvement national remonte à un passé à jamais révolu, et le faire renaître serait une absurde utopie réactionnaire.' Dans les régions colonisées, en revanche, l’objectif est d’acquérir l’indépendance politique. C’est la possibilité de créer un Etat national comme condition et étape pour aller vers le socialisme. Enfin, il y a des pays 'intermédiaires' où l’existence des nations n’est pas encore fixée très clairement.

Comme Marx et Engels, Lénine insiste sur l’importance de la liaison internationale des luttes: dans les pays impérialistes, ce n’est pas la question nationale qui doit mobiliser les travailleurs, mais la révolution socialiste; en revanche, dans les pays dépendants, dans les colonies, la tâche des révolutionnaires est de mener à bien la révolution nationale et démocratique, pour se libérer partiellement de l’emprise de la domination impérialiste. Les ouvriers des métropoles doivent donc soutenir les aspirations nationales des travailleurs des colonies. Ces derniers, pour leur part, doivent appuyer les revendications des salariés dans les pays capitalistes développés. Seule l’union de ces combats pourra affaiblir l’impérialisme et permettre d’obtenir des victoires décisives.

Salutations
L.
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ray allez vers le bas
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  Citer ray Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Dec 2009 à 13:26
À quel point le PCR est-il implanté au canada? Quel est son poid réel? Est-il présent principalement au Quebec ou également partout au Canada? Est-il lié au PCR étasunien? Lutte t-il dans les mouvements d'émancipations des amérindiens? Z'avez des infos les gens dessus? 
http://fse.lyon.free.fr/spip/
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  Citer Rakovsky Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2010 à 00:32
Quels sont les intérêts de la classe ouvrière canadienne? québécoise? Y a-t-il oppression des québécois? J'ai parfois l'impression qu'il y a des relents de nationalisme français d'après tout ça. Enfin j'ai l'impression que les québécois ne veulent pas être indépendants au vu des nombreux référendums...
SR
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  Citer gayraud de mazars Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Apr 2010 à 03:00
Si les quebecois veulent l'indépendance qu'ils la prennent, mais seule une société socialiste, débarrassé des aliénations sera la véritable liberté du prolétairiat du Québec, alors que dire une révolution socialiste au Québec, oui, mais cela n'a pas de sens , la révolution sera mondiale ou ne sera pas, comme marxiste je suis internationlisrte et anti impérialiste, anti  colonialiste, ce combat est nécessaire, et le Québec n'y est pas étranger...
Alors vive le Quebec soiciliste dans un monde fraternel...
Le Socialisme, nous les communistes en sommes des partisans, des résistants, de cette "hardie bande de camarades", les prolétaires du monde "n'ont à y perdre que leurs chaines" ! nous sommes l'Iskra !
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  Citer Thé Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Apr 2010 à 05:22

Aujourd'hui j'apprends que le premier ministre Harper souhaite établir une trentaine de sièges dans l'Ouest. Des francophones en moins dans la proportion des députés dans la chambre des communes.   

Il y a longtemps, on établissait la Proclamation Royale ou les francophones n'avaient presque plus de droits. Maintenant la situation a changée et de loin. Aujourd'hui je suis partagé, devrait-on se séparer du reste du Canada? En vaut-il la peine? Les Québécois sont distincts du reste du Canada, mais nous sommes loin d'être opprimés, nous n'avons aucun privilège mais nous sommes bien représenté. Nous avons des députés québécois à la chambre des communes, nous avons notre gouvernement provincial, nous sommes indépendants sur les domaines essentiels.

Je suis très partagé. Mais si on devrait se séparer: LOL. Pas avec nos leaders actuels.



Edité par Thé - 21 Apr 2010 à 05:23
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  Citer AllXS Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Apr 2010 à 06:01
salut.

je n'ai jamais compris ce débat sur l'indépendance du Québec. Il serait peut-être intéressant de mettre le point de vue du PCC (ML)

1- une souveraineté : mais sur quelles bases politiques ? Si le critère retenu n'est que "culturel", c'est purement chauvin et même arbitraire (ex: sur la valorisation de la langue française par l'administration québecoise, alors que le français est répandu sur toute la côte-est : Nouveau-Brunswick bilingue, Ontario bilingue quasi-officiel) ... c'est donc une question purement administrative (et non politique) et de relation Etat fédéral/provinces, surtout quand on sait que le Québec a toujours eu les plus grandes concentrations d'irlandais de la côte-est Américaine on voit un peu l'absurdité de l'argument "culturaliste". Quels sont donc les arguments politiques ?

2- en quoi le projet d'indépendance nationale et culturelle est-il lié aux mouvements ouvriers et salariés ?

3- Les autres provinces n'ont-elles pas les mêmes problèmes vis-à-vis des politiques de l'Etat fédéral ?
«Il est impossible d'en finir avec le capitalisme sans en avoir fini avec la social-démocratie dans le mouvement ouvrier.» (J. Staline : les Questions du léninisme, 1950)

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  Citer Thé Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Apr 2010 à 18:39

Il faut savoir 2 choses: Au niveau provincial le mouvement de souveraineté est mené par le Parti Québécois (PQ). Un parti qui ne sait pas vraiment ou aller, ce parti vit seulement en contredisant sans cesse le parti libéral, mais le PQ n'a pas les pieds sur terre. Son chef est une grosse bourgeoise riche et bornée qui vit dans un manoir. Ok j'irais pas plus loin, mais pour rester objectif, le PQ est un parti de droite maintenant, même s'il se dit de "centre" ou de gauche, c'est un parti aligné vers la droite.  

Autrement nous avons le parti Bloc Québécois au fédéral. Ce parti est spécial, il n'a aucun député dans les provinces autres que le Québec. En fait il consiste à "représenter" les Québécois et à bloquer, oui, en votant massivement pour eux on empêche un parti de d'être majorité à la chambre des communes. Personnellement j'envisagerais de voter NPD au lieu du Bloc car ce dernier ne sert strictement à rien, bon j'vais me faire taper dessus par les souverainistes.

Pour répondre à tes questions:

1-Oui je crois que l'argument est plutôt culturel au final, les partis souverainistes répètent «On veux diriger chez nous, on ne veux pas se faire diriger par des anglais.» En gros c'est ça et je reste bien partagé sur ça, parce que moi je n'ai aucune haine envers les anglophones, on peut très bien cohabiter. Comme je l'ai dit, la situation n'est pas pareil à avant. Mais la question culturelle est loin d'être absurdes, nous sommes majoritairement francophones , nous sommes une nations distincte.

2- Il n'est lié en rien.

3- Je ne sais pas, peut-être les provinces maritimes mais moins qu'au Québec ça c'est sûr.



Edité par Thé - 21 Apr 2010 à 22:53
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Emile allez vers le bas
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  Citer Emile Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Apr 2010 à 13:06
C'est une haine envers les anglophones ou les Anglais (enfin les rejetons anglais) ?
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  Citer Thé Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Apr 2010 à 00:32

Oui et non. Pour certains c'est une haine mais j'crois pas que ce soit la majorité.

C'est surtout dû à une frustration d'être dirigé par des anglais, à en entendre certains parler on dirait qu'on est une colonie.


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Emile allez vers le bas
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  Citer Emile Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Apr 2010 à 22:25
En fait ma question n'était pas si c'était de la haine, mais si elle se portait contre les anglophones (anglais, us) ou bien contre les Anglais ?
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