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Etats-Unis

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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Dec 2013 à 00:02
Les États-Unis : une menace pour la paix et les peuples libres





Alors que les guerres d'agression, les attaques de drones et un véritable réseau mondial de bases militaires sont les aspects les plus visibles de la puissance hégémonique étasunienne, la politique américaine d’assistance, de formation et d’aide militaire étrangère est un aspect souvent négligé. Bien que ces accords relèvent en grande partie des secrets bien gardés, ils ont pour finalité un contrôle hégémonique du monde tendant à son assujettissement, constituant de facto une menace pour les peuples libres.

La formation des armées étrangères pour servir les intérêts de l'État américain remonte au temps de la guerre froide. Une époque pas si lointaine où on utilisait l'argent du contribuable pour subventionner des gouvernements et des guérillas farouchement anticommunistes, et qu’importe si la réalité était placée sous le sceau de l’horreur et de la brutalité… Il suffisait qu’un régime autoritaire taxe ses adversaires de communistes et l’Oncle Sam rappliquait sur le champ.

Sur presque tous les continents, les États-Unis nous ont beaucoup appris sur la manière de prodiguer les meilleurs conseils en matière de répression, d’emprisonnements et de tortures des opposants politiques, le tout grâce la plupart du temps à des escadrons de la mort et avec la bénédiction (et à leur plus grand bonheur) des sociétés américaines. Plus économiques et beaucoup plus discrets qu’une invasion en bonne et due forme, le poing des dictateurs fantoches et le renversement des gouvernements en froid avec la nouvelle politique étasunienne ont été les meilleur moyens de mettre en œuvre cette dernière.

La chute de l’Union soviétique en 1991 a laissé bien peu de raisons aux États-Unis de continuer ainsi. Pourtant, la nouvelle puissance impériale a continué de plus belle. En 2010, le président Obama et le Pentagone ont commencé à mettre en œuvre une nouvelle stratégie mettant davantage l’accent sur les opérations de combat et la coordination militaire. Les forces spéciales étasuniennes sont déjà opérationnelles dans (au moins) soixante-quinze pays pour porter la bonne parole à ces gouvernements pour subjuguer leurs populations et servir les intérêts de l’Empire.

La Syrie est l’exemple le plus récent de ce modus operandi. Bien qu'il soit soutenu publiquement que les États-Unis ont aidé à la construction d’écoles et d’hôpitaux en Syrie, Associated Press et le New York Times nous apprennent qu’ils sont surtout en train d’armer et de former les rebelles syriens qui s’opposent au régime de Bachar Al-Assad. Avec l'aide de la Turquie, de l'Arabie saoudite et du Qatar, la plupart des armes sont destinées aux djihadistes islamiques partisans d’une ligne dure. Il est curieux de constater que nombre d’entre eux appartiennent à des groupes qui, il y a quelques années seulement, tuaient des Marines en Irak.

Le président Obama, en catimini et sans le consentement du Congrès, a envoyé en 2012 plus de cent-cinquante militaires des forces spéciales en Jordanie pour former des combattants anti-Assad et les entraîner à l'utilisation d’armes anti-aériennes sophistiquées.

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que les rebelles ont probablement déjà utilisé du gaz chimique tout en ayant la réputation de décapiter les prisonniers. Les États-Unis et leurs valets (France, Grande-Bretagne, Italie, etc.) sont indirectement en train de prolonger le conflit dans la région. Les raisons de cette intervention à distance sont complexes et multiformes, mais derrière la Syrie se profile l’Iran que l’Occident souhaite déstabiliser depuis plus de trente ans.

La Syrie pourrait être l’exemple le plus parlant de la nouvelle politique étasunienne en matière d’assistance militaire, mais ce n’est malheureusement pas le seul. Au Mali, avec la construction d’une nouvelle base pour drones, l’ancien directeur général de l’AFRICOM, Carter Ham, avait admis « passer outre l’éthique ». Prendre pour cibles les dissidents sur la base de l’appartenance ethnique et programmer leur exécution sont les points clés du gouvernement malien entraîné par les États-Unis.

En Indonésie, l’administration Obama chapeaute de nouveau une unité d’élite dont les membres ont été reconnus coupables de violations massives des droits humains au Timor oriental. Au Guatemala, des forces entraînées par l’Oncle Sam entretiennent des liens très étroits avec des cartels de la drogue réputés parmi les plus violents. Des méthodes qu’elles ont d’ailleurs parfaitement mises en œuvre en réprimant brutalement les citoyens guatémaltèques durant la guerre civile.

Un rapport du Washington office on latin America détaille la politique étasunienne (appelée Merida Initiative) conçue pour aider les forces armées du continent à assumer leurs propres missions de sécurité intérieure. Et c’est tout naturellement que la police étasunienne supervise la formation des polices locales. Bien que le président Obama ait publiquement dénoncé le coup d’état militaire au Honduras en 2009, l’affaire Wikileaks a révélé que l’administration Obama avait fait rencontrer des membres du département d’État avec le nouveau président illégitime hondurien dans le but de mettre en œuvre cette fameuse directive.

La politique qui consiste à armer et subventionner les gouvernements étrangers, en particulier ceux bien connus en matière de violation des droits humains, semble être la clé de voûte de la politique étrangère de l’administration Obama. Mais cette politique contribue à la propagation des dictatures, aux crises humanitaires et à l’instabilité, tout en générant de probables ressentiments. Le retour de flamme n’en sera probablement que plus violent…

Il est de plus en plus clair que l’interventionnisme étasunien est une menace pour la paix et la sécurité internationale. La superpuissance est incontestablement sur le déclin. Mais le niveau de barbarie qu’elle a atteint n’a d’égal que les souffrances qu’elle inflige aux peuples libres.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-etats-unis-une-menace-pour-la-paix-et-les-peuples-libres-121485914.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Apr 2014 à 19:43




Le New-York Times a ébruité l’affaire il y a quelques jours : quelque 37.000 travailleurs, pour la plupart originaires d’Inde, du Népal, des Philippines et de l’Ouganda, sont employés par l’armée américaine pour des tâches de soutien (préparation des repas, triage des déchets, lessives, etc.). Ils travaillent beaucoup (jusqu’à douze heures par jour), bénéficient de très peu de jours de congé et sont rétribués une misère (150 à 500 dollars mensuels). Dans le même temps et pour des tâches similaires, les employés étasuniens relevant du département de la défense sont payés jusqu’à 67.000 dollars par an pour les meilleurs avec des journées n’excédant pas dix heures de travail.

L’armée a depuis longtemps eu recours au recrutement d’étrangers dans ses missions de soutien pour des raisons économiques évidentes. Ces pratiques qui peuvent ressembler à un trafic d’êtres humains ont littéralement éclaté lors de la guerre en Irak, lorsque les affaires entre les principales entreprises d’ingénierie (parmi lesquelles Fluor Corporation et KBR) et le département de la défense des États-Unis battaient leur plein. Nombre de scandales ont éclaté, et l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union) a d’ailleurs publié en 2012 un rapport intitulé « les Victimes de complaisance » répertoriant tous les abus que pouvaient subir les travailleurs migrants sur les bases militaires étasuniennes.

Le président Obama a depuis pris des dispositions renforçant la protection contre la traite des personnes, mais force est de constater qu’elles n’ont pas vraiment été appliquées comme le rapporte la chaîne al-Jazeera dans son documentaire « America’s War Workers », diffusé le 12 mars 2014.

De nombreuses associations de défense des droits humains ont pris depuis le relais pour demander que la loi soit scrupuleusement respectée et que de sévères amendes soient infligées aux employeurs qui ne la respecteraient pas. Il y a malheureusement tout lieu d’être pessimiste car il y a dans cette affaire beaucoup trop d’argent à se faire. Et l’État américain pourrait être d’autant plus enclin à fermer les yeux que ces affaires se déroulent traditionnellement sur les lignes de conflit, à des milliers de kilomètres de Washington.

Une célèbre affiche de propagande de l’US Army nous montre l’Oncle Sam affirmant crânement que la défense de la liberté est l’affaire de tous. Les recruteurs se gardent bien de dire que le prix à gagner sera l’exploitation éhontée des peuples néo-colonisés.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-travailleurs-du-tiers-monde-esclaves-de-l-oncle-sam-123230009.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jul 2014 à 00:45
Comment le FBI fabrique les terroristes…





Une étude de 175 pages réalisée par le projet Salam passe au crible le cas de 399 personnes ayant figuré dans les fichiers du ministère de la justice des États-Unis entre 2001 et 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les méthodes pour identifier et poursuivre les présumés terroristes s’en trouvent fortement critiquées.

La plupart des arrestations qui s’en sont suivies sont survenues dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme lancée après le 11 Septembre. Selon le rapport intitulé « Inventing terrorists : the lawfare of preemptive persecution », nombre de citoyens étasuniens de confession musulmane ont été injustement ciblés. Ce document est le premier document du genre à aborder de manière aussi nette la question des « accusations préventives ».

Ses auteurs donnent une définition de ce tout nouveau concept juridique et l’inscrivent dans la stratégie de mise en œuvre des lois postérieures aux attentats pour identifier et poursuivre des personnes ou des organisations dont les idées, les croyances ou les affiliations religieuses soulèvent des préoccupations pour le gouvernement en matière de sécurité. Seuls 25 % des cas (99 personnes sur 399) portent sur des allégations de soutien matériel au terrorisme. 30 % d’entre eux font l’objet d’accusations de complot. Un peu plus de 17 % (71 personnes sur 399) ont été impliqués dans des opérations d’infiltration du territoire. Enfin, 16% concernent de fausses déclarations ou des allégations de parjure, alors que les délits liés aux lois migratoires n’impliquent que 6 % des cas.

Toujours selon ce même rapport, onze cas à peine peuvent être réellement définis comme une menace potentiellement importante pour les États-Unis. Et les menaces n’étaient réellement fondées que dans trois cas seulement : pour les frères Tsarnaïev et Nidal Malik Hasan.

L’une des stratégies du FBI est d’utiliser des agents provocateurs pour inciter les supposés terroristes à franchir le Rubicon. « Le gouvernement a ciblé les personnes exprimant de idées non-conformes  et leur a fait parvenir, par le biais d’agents fédéraux utilisés à dessein, de faux missiles, des armes, des fusils d’assaut et de l’argent ». Ce n’est pas tout. « Les agents ont également adressé à ces personnes des encouragements, se liant même parfois d’amitié avec elles. Ils les aidaient dans la planification technique et stratégique pour savoir si elles pouvaient être manipulées et commettre des actions violentes ou criminelles », indique le rapport.

Le gouvernement étasunien pouvait également mettre en avant des « délits techniques mineurs », comme des erreurs administratives sur des documents relatifs à l’émigration, de présumées fausses déclarations à un agent public ou de simples problèmes liés au fisc pour poursuivre quelqu’un qui aurait eu le malheur de déplaire. « Le but évidemment est de faire croire au commun des mortels qu’il vit sous la menace constante d’attentats terroristes. Les États-Unis sont très impliqués dans la surveillance de tout un chacun, et cette surveillance leur est précieuse », explique Steven Downs, un avocat membre du projet Salam qui a publié le rapport. « La justification légale de ces actions découle de l’existence de la guerre contre le terrorisme. Rien n’aurait été possible sans cette dernière. C’est pourquoi ils (les agents fédéraux, NDLR)  doivent continuer à arrêter des personnes et les incarcérer pour invoquer la menace du risque terroriste et donner une justification au maintien des mesures d’exception ».

Au moment où le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe se trouve aux États-Unis, rien d’étonnant à ce que certains observateurs internationaux respectés définissent l’État qui se considère comme un exemple de liberté et de démocratie comme une « dictature démocratique ».

L’économiste canadien Michel Chossudovsky énonce quant à lui une évidence douloureuse quand il écrit qu’aux États-Unis s’accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ». Autrement dit, l’Oncle Sam ne veut la démocratie qu’à l’unique condition qu’il puisse la contrôler. La démocratie étasunienne, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce qu’on vous dit.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-comment-le-fbi-fabrique-les-terroristes-124124112.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Oct 2014 à 20:11




Les États-Unis, mieux qu’aucun autre pays, sont passés maîtres dans l’art d’entretenir les mythes liés à leur histoire. Le rêve américain est un concept qui remonte à l’arrivée des pèlerins, au XVIIème siècle. Aujourd’hui, il repose sur trois éléments majeurs : l’espoir d’une vie prospère, l’égalité comme valeur fondamentale et le sentiment d’appartenance à une Nation à nulle autre pareille.  Les discours du président Obama évoquent ces thèmes de mérite personnel et de possibilité de mobilité sociale pour l’ensemble de la population.

Pourtant, tout ce qui brille n’est pas forcément de l’or et deux mandats successifs d’un président noir ne suffisent pas à effacer les blessures indélébiles d’un passé violent, expansionniste et profondément raciste. Cinquante ans à peine se sont écoulés depuis la signature par Lyndon Johnson du Civil Rights Act déclarant de fait illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. Cinquante ans qui n’ont guère faire bouger les lignes. Le pays reste plus que jamais divisé sur une base ethnique en ce qui concerne le revenu, l’instruction, la santé et la possibilité d’ester ou de se défendre en justice. Récemment, l’actrice noire américaine Danielle Watts, qui a campé le rôle d’une esclave dans Django unchained, a vécu une interpellation de plus humiliantes. Alors qu’elle se trouvait avec son mari dans leur voiture dans un quartier chic de Los Angeles, des policiers sont intervenus pour les interpeller pendant qu’ils s’embrassaient. Les forces de l’ordre ont expliqué avoir reçu l’appel d’un résident qui dénonçait une « exhibition indécente d’un homme et d’une femme à l’intérieur d’une Mercedes avec une porte ouverte ». Les policiers n’ont pas reconnu l’actrice et ont pensé que la jeune femme était une prostituée noire qui embrassait son client blanc. Ces choses sont fréquentes dans la très démocratique Amérique ; elles finissent souvent très mal lorsqu’il s’agit non pas de personnes publiques mais de pauvres hères.

Cet été, un jeune noir américain, Michael Brown, était arrêté à Ferguson parce qu’il marchait sur la route et non pas sur le trottoir. Il rentrait de faire ses courses, accompagné par un de ses copains. Il est alors abattu par un policier. Pour défendre Darren Wilson, l’agent blanc qui a tiré, le chef de la police locale invoque l’agressivité dont aurait fait preuve la victime. Mais Brown n’était pas armé, et son copain affirme que le policier a fait feu alors qu’il avait les mains en l’air. L’autopsie pratiquée à la demande de la famille du jeune homme montre qu’il a été touché par six impacts de balle, dont deux à la tête. Les résultats montrent que la balle responsable de la mort laisse supposer que la victime se tenait tête baissée, un signe de reddition au moment du coup de feu. La flambée de colère qui a suivi  serait incompréhensible si l’on se bornait à l’expliquer à travers les seules circonstances de la tragédie.

« Si l’attitude de la police fut l’étincelle qui a déclenché l’explosion de Ferguson, la pauvreté et le désespoir en sont les causes essentielles », révèle le journaliste du Saint-Louis Post-Dispatch, David Nicklaus. Dans le quartier où Brown a été abattu, habité à plus de 70 % par des Noirs, le revenu annuel moyen ne dépasse pas 27.000 dollars (21.500 euros). Et si l’on observe l’évolution des salaires perçus, les chiffres ne sont pas beaucoup plus folichons. Selon les statistiques officielles, les revenus des habitants ont chuté de 30 % depuis l’an 2000. Au même moment s’affiche une insolente richesse dans les quartiers huppés de Saint-Louis habités quant à eux par des Blancs.

Les États-Unis ne sont donc pas ce pays libre et tolérant que les scénarios de films hollywoodiens voudraient nous faire croire. Le racisme de l’époque de l’esclavage a persisté même après son abolition. Si les Noirs américains représentent 12 % de la population américaine, ils forment 42 % du fameux couloir de la mort. Le déséquilibre est encore plus frappant si l’on considère l’origine des victimes : un Noir qui a tué un Blanc a beaucoup plus de chance d’être exécuté qu’un Blanc qui a tué un Noir. Au niveau national, la majorité des victimes ne sont pas blanches. Pourtant, 80 % des sentences sont prononcées à l’égard des meurtriers d’Américains blancs. Par ce constat, on remarque d’une part que la peine de mort est un dispositif majoritairement au service des personnes de couleur blanche et d’autre part, que la vie n’a pas le même prix selon la couleur de la peau ou les capacités financières de chacun.

Le fossé entre Noirs et Blancs s’exprime aussi sur le terrain social. Entre 1984 et 2007, l’écart entre les uns et les autres a été multiplié par quatre, les foyers blancs à moyens revenus étant bien plus riches que les foyers noirs qui sont au plus haut de l’échelle. « Même lorsqu’ils font tout ce qu’il faut - c’est-à-dire étudient, travaillent dur, ont une bonne paie – les Afro-Américains ne peuvent atteindre le niveau de richesse de leurs collègues blancs, et cela se traduit par une grande différence de chances dans la vie », écrit dans un communiqué Thomas Shapiro, coauteur d’une étude publiée en 2010 par l’université de Brandeis (Massachusetts).

De même que les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du monde arabe sont témoins de la brutalité des États-Unis en dehors de ses frontières, ces mêmes communautés sont confrontées à l’exploitation raciste et coloniale à l’intérieur de ses frontières. Ces deux phénomènes sont inextricablement liés. L’Empire s’est construit sur le dos des esclaves noirs et le génocide des Noirs ainsi que sur la colonisation et le génocide des peuples indigènes. Ceux qui pensent que le destin des peuples aux États-Unis est lié aux partis de la classe dirigeante (les Républicains et les Démocrates) vivent dans l’illusion. La défaite de l’Empire américain n’arrivera que par la lutte et par l’organisation du peuple émergeant à travers les soulèvements et la colère des communautés contre l’injustice.


Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-etats-unis-une-societe-structurellement-raciste-124771256.html
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Dec 2014 à 22:08
États-Unis. Le drame des enfants sans domicile fixe





Aux États-Unis, un enfant sur trente est sans-abri. Ce sont les données qui ressortent du récent rapport publié mi-novembre par le National Center of Family Homelessness (centre national de la famille sans-abri). On apprendra en le lisant que la pauvreté y a fait un bond de 8 % entre 2012 et 2013 et que plus de 2,5 millions d’enfants sont aujourd’hui sans domicile fixe. La rue, les voitures, les campings, les espaces confinés où règne la promiscuité font partie pour eux d’un quotidien qui les oblige à jongler avec les situations précaires.

Le rapport met en avant les effets potentiellement dévastateurs à long terme de la pauvreté et de l’itinérance des enfants. Près de 25 % d’entre eux souffrent ainsi à l’âge préscolaire de troubles de santé mentale… un pourcentage qui atteint jusqu’à 40 % chez les enfants scolarisés. La compilation des données rassemblées sur le terrain montre que ces enfants sans-abri sont plus exposés à la maladie et beaucoup plus susceptibles de rencontrer des problèmes émotionnels ou cognitifs.

« Dans une Nation qui ne manque ni de richesse, ni d’opportunités, cette situation est intolérable ». Carmela J. DeCandia, directrice du centre, n’y va pas par quatre chemins. « Nous n’avons pas été assez attentifs, et il faut impérativement mettre un frein à cette situation avant qu’elle ne nous échappe ». Des raisons multiples et complexes expliquent une précarisation accrue de ces enfants. En effet, les situations de détresse augmentent de façon générale et notamment chez les personnes connaissant des ruptures dans leurs trajectoires, parmi lesquelles on trouve de nombreuses femmes élevant seules leurs enfants. Ce sont avant tout des événements liés à la vie familiale ou à l’emploi qui influent sur l’entrée dans la pauvreté. Les foyers monoparentaux sont ainsi plus fréquemment concernés par la pauvreté persistante. 39,9 % des familles monoparentales formées par la mère étaient en 2013 sous le seuil de pauvreté, contre 7,6 % des ménages composés d’un couple marié.

On remarquera aussi qu’aux États-Unis, l’origine raciale influence grandement les destins : le taux de chômage des Noirs est systématiquement au moins deux fois supérieur à celui des Blancs, indique l’Economic Policy Institute. En 2013, près d’un travailleur noir sur cinq s’est ainsi retrouvé au chômage. Et les Hispaniques ne sont guère mieux lotis. Des difficultés qui se répercutent concomitamment sur les jeunes générations. Quelque 50 % des enfants blancs nés aux États-Unis depuis 1980 passeront une partie de leur enfance dans une famille monoparentale ; la proportion s’élève aux alentours de 80 % pour les enfants noirs… une différence due surtout au nombre croissant des enfants noirs nés hors mariage. Cela s’explique par le fait que les pressions économiques ont pesé plus durement sur les Noirs. En 1955, la différence des taux de chômage chez les hommes jeunes noirs et blancs était à peu près négligeable.

Le United States Department of Housing and Urban Development (département du logement et du développement urbain des États-Unis) avait estimé en janvier 2013 à 610.042 le nombre de sans-abris. La plupart d’entre eux (65 %) vivaient dans des logements d’urgence, le reste (35 %) étant voué aux quatre vents. Près d’un quart de ces sans domicile fixe (23 %, soit 138.149) sont des enfants âgés de moins de dix-huit ans et 10 % (soit 61.141) avaient entre 18 et 24 ans. Des chiffres bien inférieurs à ceux du United States Department of Education (département de l’éducation) qui englobe les familles sans-abri séjournant épisodiquement dans des motels, en famille ou chez des amis.

Quel que soit le chiffre exact de ces jeunes livrés à eux-mêmes, il est clair, pour les associations d’éducation et d’aide aux démunis, que les jeunes les plus touchés durant la crise sont loin de sortir la tête de l’eau. Le mode de vie à l’américaine constituait jusqu’ici une promesse d’abondance, celle d’une consommation de masse marquée par la profusion et le renouvellement permanent des marchandises… jusqu’à l’overdose. Le moins que l’on puisse dire est que le mythe est désormais sérieusement écorné.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-etats-unis-le-drame-des-enfants-sans-domicile-fixe-125292231.html
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Mar 2015 à 19:27

Les Etats-Unis : la nation la plus belliqueuse de l’histoire de l’humanité ?

 
L'article en musique.
 

Si l’on ne prend en compte que la guerre menée par les États-Unis en Irak – où, rappelons-le, le pays de la Liberté recherche des armes de destruction massives qu’il ne va pas tarder à trouver – ce conflit à sens unique a occasionné la mort violente d’1 450 000 Irakiens, de 4 800 Étasuniens et a coûté 1 606 344 129 539 dollars. La violence et le cynisme avec lesquels cette guerre fut menée amenèrent la Secrétaire d’État de l’époque, Madleine Albright, à déclarer que “ Tuer 500 000 enfants irakiens est un prix qui en valait le coup ”. Plus qu’à Hiroshima.

Cette guerre, avec celle de l’Afghanistan (3 485 morts chez les “ alliés ”) vient en bout de ligne d’une histoire extraordinairement belliqueuse où il apparaît qu’en 239 ans d’existence le pays de la liberté a été en guerre pendant 229 ans. La seule raison, me semble-t-il, pour laquelle ses citoyens ont supporté cet état de fait, c’est que le pays n’a jamais été envahi et qu’il n’a subi qu’une seule réelle agression (un peu plus de 2 000 morts) lors de l’attaque aérienne menée par Al Qaida en 2001. Et puis, ce qui a certainement aidé à faire passer la pilule, c’est que le pays s’est considérablement enrichi grâce aux guerres, en devenant (et en demeurant) – ce qui n’est pas rien – la première puissance mondiale, après 1918.

Toujours, l’idéologie étasunienne a reporté sur l’Autre sa propre responsabilité, en inversant les rôles. Les Indiens, présents depuis environ 40 000 ans, furent exterminés car ce peuple de “ sauvages ”, selon le président John Quincey Adams, représentait une grave menace pour les colons blancs. Ce quasi génocide dura 150 ans. Attaquer avant d’être attaqué car on risque d’être attaqué. Le Mexique fut envahi car ses habitants étaient de “ dangereux bandits qui terrorisaient les gens ”. Aujourd’hui, les WASPS de droite (Blancs, anglo-saxons protestants) se demandent pourquoi “ il y a tant de Mexicains ” dans leur pays ! Le seul moment où le pays connut la paix en continu fut l’avant Deuxième Guerre mondiale (1935-1940) car, à cause de la “ Grande Dépression ”, il pratiqua une politique très isolationniste.

En tout état de cause, il n’y eut pas une seule décennie sans conflit. Toutes les guerres dans lesquelles les États-Unis furent impliqués depuis 1945 eurent lieu à leur initiative. La menace soviétique n’existant plus, le pays s’est trouvé un nouvel ennemi largement fantasmatique : l’islamo-fascisme, ou ce qu’il dénomme comme tel. Pour se protéger contre ce danger qu’il a lui-même créé, il a installé des dizaines de bases militaires en Asie et en Europe et a bombardé, depuis vingt ans, treize pays de cette région du monde (voir carte en fin d’article).

Le “ destin manifeste ” des États-Unis est d’avancer toujours, de manière irrésistible et meurtrière.

Je reproduis ici une étude de Danios, du site washingtonblog. Cet étude laisse de côté les menées clandestines, à l’étranger, d’agences comme la CIA, qui peuvent être considérées comme des actes de guerre.

1776 – American Revolutionary War, Chickamagua Wars, Second Cherokee War, Pennamite-Yankee War
1777 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Second Cherokee War, Pennamite-Yankee War
1778 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War
1779 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War
1780 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War
1781 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War
1782 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War
1783 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War
1784 – Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War, Oconee War
1785 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1786 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1787 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1788 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1789 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1790 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1791 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1792 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1793 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1794 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War
1795 – Northwest Indian War
1796 – No major war
1797 – No major war
1798 – Quasi-War
1799 – Quasi-War
1800 – Quasi-War
1801 – First Barbary War
1802 – First Barbary War
1803 – First Barbary War
1804 – First Barbary War
1805 – First Barbary War
1806 – Sabine Expedition
1807 – No major war
1808 – No major war
1809 – No major war
1810 – U.S. occupies Spanish-held West Florida
1811 – Tecumseh’s War
1812 – War of 1812, Tecumseh’s War, Seminole Wars, U.S. occupies Spanish-held Amelia Island and other parts of East Florida
1813 – War of 1812, Tecumseh’s War, Peoria War, Creek War, U.S. expands its territory in West Florida
1814 – War of 1812, Creek War, U.S. expands its territory in Florida, Anti-piracy war
1815 – War of 1812, Second Barbary War, Anti-piracy war
1816 – First Seminole War, Anti-piracy war
1817 – First Seminole War, Anti-piracy war
1818 – First Seminole War, Anti-piracy war
1819 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war
1820 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war
1821 – Anti-piracy war (see note above)
1822 – Anti-piracy war (see note above)
1823 – Anti-piracy war, Arikara War
1824 – Anti-piracy war
1825 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war
1826 – No major war
1827 – Winnebago War
1828 – No major war
1829 – No major war
1830 – No major war
1831 – Sac and Fox Indian War
1832 – Black Hawk War
1833 – Cherokee Indian War
1834 – Cherokee Indian War, Pawnee Indian Territory Campaign
1835 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War
1836 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War, Missouri-Iowa Border War
1837 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War, Osage Indian War, Buckshot War
1838 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Buckshot War, Heatherly Indian War
1839 – Cherokee Indian War, Seminole Wars
1840 – Seminole Wars, U.S. naval forces invade Fiji Islands
1841 – Seminole Wars, U.S. naval forces invade McKean Island, Gilbert Islands, and Samoa
1842 – Seminole Wars
1843 – U.S. forces clash with Chinese, U.S. troops invade African coast
1844 – Texas-Indian Wars
1845 – Texas-Indian Wars
1846 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars
1847 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars
1848 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars, Cayuse War
1849 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians
1850 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, California Indian Wars, Pitt River Expedition
1851 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, California Indian Wars
1852 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, California Indian Wars
1853 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, Walker War, California Indian Wars
1854 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians
1855 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Yakima War, Winnas Expedition, Klickitat War, Puget Sound War, Rogue River Wars, U.S. forces invade Fiji Islands and Uruguay
1856 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Puget Sound War, Rogue River Wars, Tintic War
1857 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Utah War, Conflict in Nicaragua
1858 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Mohave War, California Indian Wars, Spokane-Coeur d’Alene-Paloos War, Utah War, U.S. forces invade Fiji Islands and Uruguay
1859 Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Pecos Expedition, Antelope Hills Expedition, Bear River Expedition, John Brown’s raid, U.S. forces launch attack against Paraguay, U.S. forces invade Mexico
1860 – Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Paiute War, Kiowa-Comanche War
1861 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign
1862 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Dakota War of 1862,
1863 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Colorado War, Goshute War
1864 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Colorado War, Snake War
1865 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Colorado War, Snake War, Utah’s Black Hawk War
1866 – Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Franklin County War, U.S. invades Mexico, Conflict with China
1867 – Texas-Indian Wars, Long Walk of the Navajo, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Comanche Wars, Franklin County War, U.S. troops occupy Nicaragua and attack Taiwan
1868 – Texas-Indian Wars, Long Walk of the Navajo, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Comanche Wars, Battle of Washita River, Franklin County War
1869 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War
1870 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War
1871 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War, Kingsley Cave Massacre, U.S. forces invade Korea
1872 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Modoc War, Franklin County War
1873 – Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Modoc War, Apache Wars, Cypress Hills Massacre, U.S. forces invade Mexico
1874 – Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Red River War, Mason County War, U.S. forces invade Mexico
1875 – Conflict in Mexico, Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Eastern Nevada, Mason County War, Colfax County War, U.S. forces invade Mexico
1876 – Texas-Indian Wars, Black Hills War, Mason County War, U.S. forces invade Mexico
1877 – Texas-Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Black Hills War, Nez Perce War, Mason County War, Lincoln County War, San Elizario Salt War, U.S. forces invade Mexico
1878 – Paiute Indian conflict, Bannock War, Cheyenne War, Lincoln County War, U.S. forces invade Mexico
1879 – Cheyenne War, Sheepeater Indian War, White River War, U.S. forces invade Mexico
1880 – U.S. forces invade Mexico
1881 – U.S. forces invade Mexico
1882 – U.S. forces invade Mexico
1883 – U.S. forces invade Mexico
1884 – U.S. forces invade Mexico
1885 – Apache Wars, Eastern Nevada Expedition, U.S. forces invade Mexico
1886 – Apache Wars, Pleasant Valley War, U.S. forces invade Mexico
1887 – U.S. forces invade Mexico
1888 – U.S. show of force against Haiti, U.S. forces invade Mexico
1889 – U.S. forces invade Mexico
1890 – Sioux Indian War, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Ghost Dance War, Wounded Knee, U.S. forces invade Mexico
1891 – Sioux Indian War, Ghost Dance War, U.S. forces invade Mexico
1892 – Johnson County War, U.S. forces invade Mexico
1893 – U.S. forces invade Mexico and Hawaii
1894 – U.S. forces invade Mexico
1895 – U.S. forces invade Mexico, Bannock Indian Disturbances
1896 – U.S. forces invade Mexico
1897 – No major war
1898 – Spanish-American War, Battle of Leech Lake, Chippewa Indian Disturbances
1899 – Philippine-American War, Banana Wars
1900 – Philippine-American War, Banana Wars
1901 – Philippine-American War, Banana Wars
1902 – Philippine-American War, Banana Wars
1903 – Philippine-American War, Banana Wars
1904 – Philippine-American War, Banana Wars
1905 – Philippine-American War, Banana Wars
1906 – Philippine-American War, Banana Wars
1907 – Philippine-American War, Banana Wars
1908 – Philippine-American War, Banana Wars
1909 – Philippine-American War, Banana Wars
1910 – Philippine-American War, Banana Wars
1911 – Philippine-American War, Banana Wars
1912 – Philippine-American War, Banana Wars
1913 – Philippine-American War, Banana Wars, New Mexico Navajo War
1914 – Banana Wars, U.S. invades Mexico
1915 – Banana Wars, U.S. invades Mexico, Colorado Paiute War
1916 – Banana Wars, U.S. invades Mexico
1917 – Banana Wars, World War I, U.S. invades Mexico
1918 – Banana Wars, World War I, U.S invades Mexico
1919 – Banana Wars, U.S. invades Mexico
1920 – Banana Wars
1921 – Banana Wars
1922 – Banana Wars
1923 – Banana Wars, Posey War
1924 – Banana Wars
1925 – Banana Wars
1926 – Banana Wars
1927 – Banana Wars
1928 – Banana Wars
1930 – Banana Wars
1931 – Banana Wars
1932 – Banana Wars
1933 – Banana Wars
1934 – Banana Wars
1935 – No major war
1936 – No major war
1937 – No major war
1938 – No major war
1939 – No major war
1940 – No major war
1941 – World War II
1942 – World War II
1943 – Wold War II
1944 – World War II
1945 – World War II
1946 – Cold War (U.S. occupies the Philippines and South Korea)
1947 – Cold War (U.S. occupies South Korea, U.S. forces land in Greece to fight Communists)
1948 – Cold War (U.S. forces aid Chinese Nationalist Party against Communists)
1949 – Cold War (U.S. forces aid Chinese Nationalist Party against Communists)
1950 – Korean War, Jayuga Uprising
1951 – Korean War
1952 – Korean War
1953 – Korean War
1954 – Covert War in Guatemala
1955 – Vietnam War
1956 – Vietnam War
1957 – Vietnam War
1958 – Vietnam War
1959 – Vietnam War, Conflict in Haiti
1960 – Vietam War
1961 – Vietnam War
1962 – Vietnam War, Cold War (Cuban Missile Crisis ; U.S. marines fight Communists in Thailand)
1963 – Vietnam War
1964 – Vietnam War
1965 – Vietnam War, U.S. occupation of Dominican Republic
1966 – Vietnam War, U.S. occupation of Dominican Republic
1967 – Vietnam War
1968 – Vietnam War
1969 – Vietnam War
1970 – Vietnam War
1971 – Vietnam War
1972 – Vietnam War
1973 – Vietnam War, U.S. aids Israel in Yom Kippur War
1974 – Vietnam War
1975 – Vietnam War
1976 – No major war
1977 – No major war
1978 – No major war
1979 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan)
1980 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan)
1981 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), First Gulf of Sidra Incident
1982 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Lebanon
1983 – Cold War (Invasion of Grenada, CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Lebanon
1984 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Persian Gulf
1985 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua)
1986 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua)
1987 – Conflict in Persian Gulf
1988 – Conflict in Persian Gulf, U.S. occupation of Panama
1989 – Second Gulf of Sidra Incident, U.S. occupation of Panama, Conflict in Philippines
1990 – First Gulf War, U.S. occupation of Panama
1991 – First Gulf War
1992 – Conflict in Iraq
1993 – Conflict in Iraq
1994 – Conflict in Iraq, U.S. invades Haiti
1995 – Conflict in Iraq, U.S. invades Haiti, NATO bombing of Bosnia and Herzegovina
1996 – Conflict in Iraq
1997 – No major war
1998 – Bombing of Iraq, Missile strikes against Afghanistan and Sudan
1999 – Kosovo War
2000 – No major war
2001 – War on Terror in Afghanistan
2002 – War on Terror in Afghanistan and Yemen
2003 – War on Terror in Afghanistan, and Iraq
2004 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen
2005 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen
2006 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen
2007 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, Somalia, and Yemen
2008 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen
2009 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen
2010 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen
2011 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, Somalia, and Yemen ; Conflict in Libya (Libyan Civil War)

Cet article a été rédigé en 2011. Depuis, la politique belliciste du pays n’a pas cessé :

2012 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen
2013 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen
2014 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen ; Civil War in Ukraine
2015 – War on Terror in Somalia, Somalia, Syria and Yemen ; Civil War in Ukraine

On pourrait compléter cette liste par l’“ incident ” suivant.

Patria socialismo o muerte

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  Citer Rogue Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Mar 2015 à 22:39
Ce document est excellent.

Pour récapituler, les États-Unis, depuis leur existence, n'ont connu que 21 années sans guerres sur presque 250 ans d'histoire... pas mal !


Edité par Rogue - 07 Mar 2015 à 22:39
"La citatiomanie est notre plus grande ennemie" - Lénine :-)
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