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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 11:42

L’esprit Ku Klux Klan est toujours là

Louisiane, dans le sud des Etat-Unis, des relents de racisme et des symboles rappelant l’époque, les lynchages font leur réapparition. Enquête en ce mardi où l’on commémore Martin Luther King.

Jena (Louisiane), envoyé spécial.

C’est une bourgade comme il en existe des milliers aux États-Unis. Jena, dans le fin fond de la Louisiane, ne dépareille pas avec son église ou plutôt ses églises, ses commerces le long de la grande rue… Un patelin guère avenant en réalité, où le fait même d’être un étranger est déjà un mauvais point. Cette commune de 3 000 habitants, dont tout le monde ignorait jusqu’à l’existence, a pourtant fait la une des journaux télévisés à l’automne 2006. Une affaire qui a mis au jour le racisme et la ségrégation rampants. Là, comme dans le reste des États-Unis.

À Jena, 15 % de la population est noire. Elle est reléguée loin du centre-ville, de l’autre côté de l’autoroute. « Chacun chez soi et le monde ne s’en portera que mieux », semble être l’adage de la notabilité blanche. Pourtant, les jeunes Noirs de Jena ne semblent plus vouloir accepter cette façon de voir les choses. À la rentrée 2006, trois d’entre eux vont voir le proviseur du lycée pour lui demander s’ils peuvent s’asseoir sous un des arbres de la cour de récréation. Le proviseur leur dit qu’ils peuvent s’asseoir où ils veulent. Le lendemain, surprise, des noeuds coulants ont été accrochés aux branches. Un message limpide, emprunté au Ku Klux Klan (KKK), qui rappelle les sinistres années de lynchage des Noirs. Pourtant, malgré les demandes du proviseur, qui veut une sanction exemplaire et leur exclusion définitive, les responsables ne sont mis à pied que quelques jours. Tout va alors très vite dégénérer. Les accidents raciaux se multiplient. Dans une station-service de la ville, un Blanc menace des Noirs avec un fusil. Ils le désarment mais sont par la suite accusés d’avoir volé l’arme ! Dans une soirée en ville, un autre Noir se fait frapper sans qu’aucune poursuite ne soit intentée contre l’auteur des coups. Enfin, le 20 septembre 2006, six lycéens noirs tabassent un des Blancs qui auraient accroché les noeuds coulants. Ils sont arrêtés et inculpés pour tentative de meurtre. Le proviseur du lycée, lui, est muté.

La communauté africaine américaine se mobilise pour ces lycéens qu’on appelle très vite « les six de Jena », en référence aux « neuf de Scottsboro », une affaire politico-raciale qui avait défrayé la chronique dans les années trente. Une manifestation est organisée à Jena, à laquelle participent plus de 30 000 personnes venues des quatre coins des États-Unis. Notamment les leaders des droits civiques, Jesse Jackson, le révérend Al Shepard et même le fils de Martin Luther King. Pour Shepard, d’ailleurs, la lutte pour les « six de Jena » est « la bataille des droits civiques du XXIe siècle ».

À Jena, on n’aime pas toute cette publicité. La communauté blanche fait corps dans un élan de mauvaise foi, de paternalisme et de racisme. Le directeur du quotidien local, le Jena Times, est particulièrement peu aimable avec ses confrères venus d’outre-Atlantique. Il refuse purement et simplement de répondre aux questions qu’on lui pose. Lorsqu’on lit la chronologie des événements tels qu’ils sont relatés par ce journal, on comprend mieux cette attitude. Selon ce dernier, la demande des lycéens noirs n’était qu’une blague. Tout comme l’accrochage des noeuds coulants. Inutile, donc, de faire tant d’histoires. Une blague encore, le coiffeur de la ville qui explique tranquillement qu’il ne coupe pas les cheveux des Noirs ? Une visite chez le révérend Di Carlo s’impose. L’ecclésiastique nous reçoit dans son bureau décoré à la gloire de l’US Air Force, l’armée de l’air américaine : revues, affiches, casque de pilote. Tout y est. Il se dit « surpris de ce qui s’est passé » parce que ses enfants ne lui ont jamais parlé de problèmes au collège. Il ajoute immédiatement qu’il y a « deux aspects dans notre culture, celle des Afro-Américains et celle des Caucasiens (désignation anthropologique des Blancs - NDLR). Le noeud coulant n’a pas la même signification chez les Blancs que chez les Noirs. Cela fait partie de l’histoire américaine. On utilisait la corde. Quand quelqu’un faisait quelque chose de mal, on le pendait ». Que les Noirs vivent d’un côté et les Blancs de l’autre ne le gêne absolument pas. Dans le même ordre d’idée, l’accusation de tentative de meurtre contre les « six de Jena » ne le choque pas. Il comprend même : « Ils l’ont frappé à coups de pied. Les chaussures peuvent être considérées comme des armes, parce qu’on peut tuer quelqu’un avec. » C’est effectivement ce qu’a retenu la justice !

« Il n’y a pas d’égalité. Les Noirs reçoivent la peine la plus lourde prévue par la loi, tandis que les Blancs s’en tirent avec une tape sur les doigts. » Tina Jones, la mère d’un des « six de Jena », ne décolère pas. Elle dit, à sa manière, ce qu’exprime une étude réalisée en 2003. Elle montre que les jeunes Noirs de Louisiane risquent quatre fois plus d’être envoyés en prison pour mineurs que les Blancs ayant commis le même type de crime. La même Tina Jones dénonce « ceux qui disent que suspendre des noeuds coulants, c’est une blague. C’est une affaire raciste » ! John Jankins, l’un des pères, explique de son côté : « On sentait bien que les tensions étaient fortes. Nos enfants ont voulu réagir à la ségrégation. La nouvelle génération a décidé de se battre. » Pour Tina Jones, « nous aussi, on avait connu la ségrégation, mais les choses se sont aggravées ». Pour B.-L. Moran, président de la section locale du NAACP (association des Américains de couleur, incontournable et particulièrement influente dans le pays), « tout le monde est séparé. C’est comme ça qu’on a toujours été. C’est la ségrégation. Mais c’est devenu de pire en pire depuis dix ans. Avant, ils cachaient leur racisme. Maintenant, ils le laissent éclater publiquement. C’est vraiment sérieux ».

Il en veut pour preuve la multiplication d’accrochages de noeuds coulants et d’actes racistes, et pas seulement dans les États du Sud. À Jena, un jeune Blanc a été arrêté pour avoir accroché un de ces noeuds à sa camionnette. En septembre 2007, à l’université de Washington pour sourds-muets, des étudiants ont tatoué des insignes du KKK sur le corps d’un Noir. Ailleurs, c’est une femme noire de Virginie qui a été forcée de manger des excréments d’animaux par six Blancs (dont trois femmes), avant d’être violée et torturée. Un noeud coulant a même été trouvé dans un commissariat de New York. « Lorsque je vois ça, je pense à mes ancêtres, explique Alvin, activiste d’une association pour les droits des Noirs. Le noeud coulant, c’est la mort d’un homme par pendaison. Comment, en 2007, quelqu’un peut avoir l’audace de mettre ça dans un poste de police ? » Problème : à New York, peindre une croix gammée ou brûler une croix (ce que fait le KKK) est considéré comme un « crime de haine » (qui fait l’objet d’un article spécial dans le code pénal américain), mais pas les noeuds coulants. « C’est pour cela qu’on en voit de plus en plus, déplore B.-L. Moran, du NAACP de Jena. Ça devient de pire en pire, parce qu’en fait, les lois renforcent le racisme. Sans parler de la brutalité policière. Les flics ne sont jamais inquiétés. » Pour Al Sharpton, le gouvernement fédéral a combattu le racisme « mais ce gouvernement-là n’a rien fait pour les "six de Jena", ou pour empêcher cette montée de haine qui inclut une prolifération de noeuds coulants et de croix gammées ». Pour Barack Obama, « quand les noeuds coulants sont suspendus dans les lycées au XXIe siècle, c’est une tragédie. Cela montre combien nous avons encore de travail à accomplir pour panser nos tensions raciales. Ce n’est pas seulement l’affaire de Jena, c’est le problème de l’Amérique ».

Dans la presse bien-pensante, on ne parle pas des « Blacks » (Noirs), mais de la communauté afro-américaine. De même, on n’écrit jamais le mot « nègre », même dans une citation, on lui préfère le « N-word » (le mot N). C’est politiquement correct. Mais les groupes nationalistes, suprématistes et d’extrême droite ne s’embarrassent pas de ces considérations. Certains, comme dans le Missouri ou l’Illinois, distribuent des tracts invitant les gens (les Blancs) à être « fiers de leur race ». Plus subtils, d’autres utilisent la question de l’immigration. « Pensez racialement, agissez localement », disent-ils. Le conseil des citoyens conservateurs (SIC), qui s’était battu pour l’utilisation du drapeau sudiste dans la Caroline du Sud et le Mississippi, explique que les immigrants prennent le travail des Américains et poussent la nation vers un « statut de tiers-monde ». Cette même organisation vantait les mérites de Le Pen sur son site. Elle s’est, depuis, rabattue sur Sarkozy !

Si l’arbre de Jena a été coupé, le racisme et la ségrégation continuent à pousser au pays de l’Oncle Sam. Le cyclone Katrina et la dévastation des quartiers noirs (alors que les quartiers blancs, protégés, ont été épargnés) sont dans toutes les têtes, de même que le souvenir de l’élection présidentielle controversée de 2000 en Floride (qui a vu la victoire in extremis de Bush), où les obstructions juridiques et politiques ont principalement touché les Noirs. Professeur en sciences politiques à l’université Howard de Washington DC (créée à l’issue de la guerre de Sécession, pour les anciens esclaves et les soldats noirs), Lorenzo Morris estime que « l’écart racial est de plus en plus grand dans la vie sociale et politique. Le nombre de Noirs qui tombent dans la pauvreté ne cesse d’augmenter. Les jeunes sont victimes d’injustice, il n’y a pas de progrès dans leur scolarité et le manque d’emploi est flagrant. Il faut revenir à la direction donnée par la politique d’affirmative action, l’idée étant que ça aboutisse à un résultat égalitaire ». Dans le même temps, « les chances de mobilité sociale ayant tendance à disparaître pour les Blancs - ce qui provoque un malaise -, le racisme trouve là un terreau idéal ».

Pierre Barbancey, l'Humanité du 15 janvier 2007

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 11:44
En Louisiane, quand on est un jeune Noir, la prison fait partie du quotidien.

Envoyé spécial.

En septembre 2001, un drôle de cortège s’ébranle dans les rues de La Nouvelle-Orléans, sur le modèle des traditionnelles Mock Jazz Funerals. Il s’agit des funérailles « de la liberté et des rêves des enfants ». Direction le tribunal des mineurs, qui fait plus de ravages que les gangs. C’est l’acte de naissance de l’association FFLIC (les Familles et les amis des enfants incarcérés en Louisiane), créée pour faire face aux abus de la justice. Selon le Southern Poverty Law Center, qui a récolté des données sur la justice pour mineurs dans le Mississippi, les droits des adolescents sont bafoués, notamment parce que leurs avocats sont souvent commis d’office, quelques minutes seulement avant leur procès. D’autre part, de nombreux dossiers, auparavant résolus dans le bureau du proviseur du collège ou du lycée, comme désobéir à un professeur, ne pas porter l’uniforme de l’école ou se bagarrer, sont maintenant adressés à la justice.

Une politique qui touche en priorité les Noirs et les couches les plus défavorisées de la population. C’est ce qui est arrivé aux Six de Jena, inculpés de tentative de meurtre là où de jeunes Blancs l’auraient été, au pire, pour coups et blessures.

Grace Bauer est l’une des animatrices de FFLIC. Elle connaît bien le problème, elle dont le fils, blanc, est passé entre les fourches caudines de cette justice. Son constat est sans concession. « Injustice économique et raciale, c’est la loi de notre société, dit-elle. C’est seulement lorsqu’il y a un élément sensationnel comme les noeuds coulants qu’on en parle, mais la réalité est là, tout le temps. » Pour elle, « la question de race est ce qui fait que la société tient, ce qui fait que les Blancs, pauvres, ne se révoltent pas contre les riches ». Elle sait de quoi elle parle. Elle est en rupture de ban avec sa famille, qui, à propos des Six de Jena, dit : « Ce sont des nègres, donc ils sont coupables. » Grace insiste : « Il y a eu les droits civiques, mais, dans le fond, ça n’a pas changé la façon dont les Blancs regardent les Noirs et les gens de couleur. »

Classe et race ont toujours rimé. « En Louisiane, 68 % des habitants sont noirs ; 44 % des jeunes quittent l’école avant quatorze ans. Parmi eux, 90 % sont noirs », souligne Wilbert Lewis, du NAACP (association pour les Américains de couleur) de Lake Charles (Louisiane). « Aux États-Unis, 13 % de la population est noire. Mais plus de 40 % de la population carcérale est noire, et ces Noirs représentent 95 % des condamnés à mort. » Michaël Benjamin, maire d’un district dans le Bronx (New York), veut croire que « les Américains ne sont pas racistes », mais remarque qu’« ils ont peur économiquement et, donc, ils pointent du doigt les Noirs et les latinos comme responsables de cette situation ».

« Aux États-Unis, l’argent achète la justice, explique Grace Bauer. Car, si vous ne pouvez pas vous offrir les services d’un avocat, vous ne pouvez pas réduire la caution pour sortir votre enfant de prison. C’est un système judiciaire blanc, avec des juges blancs. » À Lake Charles, sur huit juges, seuls deux sont noirs. « Je n’ai jamais vu un gamin issu d’une famille noire ou d’une minorité pauvre qui n’a pas eu un problème avec la justice. Même s’ils n’ont pas été nécessairement en prison, cela fait partie de leur monde », conclut Grace.

P. B.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Jan 2008 à 11:48

enquête

Repères

Août 2006. Des lycéens noirs de Jena (Louisiane). demandent s’ils peuvent s’asseoir sous un arbre du collège. Le lendemain des noeuds coulants sont suspendus aux branches. Début des violences raciales. Des noirs sont menacés et l’un d’eux est battu.

Décembre 2006. Un lycéen blanc est tabassé par des lycéens noirs. Ils sont inculpés de tentative de meurtre. Ce sont les « Six de Jena ». La protestation commence. Une manifestation est organisée à Jena.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 12:07

Fantômes, sorcières et OVNIS au pays de l’Oncle Sam

Selon un sondage dont les résultats les plus marquants figurent dans Le Soir du 29/10/07:

34 % des Américains sont sûrs que les fantômes existent !
23 % d’entre eux prétendent même avoir rencontré un revenant.
19 %, soit quasi un Américain sur cinq a peur des sorcières et des mauvais sorts.
34 % des citoyens US sont persuadés que des engins extra-terrestres visitent de temps en temps notre planète.
 
Voilà qui en dit long sur la qualité du système d’enseignement de ce grand pays démocratique
 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 12:38

Les productions étasuniennes de divertissement participent depuis des décennies à cette faillite voulue de la raison (ce phénomène pourrait trouver une place dans le sujet consacré au suffrage universel).

 

Depuis l'entre deux-guerre ces « œuvres » contaminent à des rythmes différents la quasi-totalité des pays.

 

Concrètement, comment faire pour que mes enfants -et nos enfants-ne subissent pas un tel lavage de cerveau ?

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Fidelista allez vers le bas
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 13:45
Message posté par babeuf

Concrètement, comment faire pour que mes enfants -et nos enfants-ne subissent pas un tel lavage de cerveau ?

 
Ne plus en faire ?
Vu qu'on a perdu le contrôle....


Edité par Fidelista - 17 Jan 2008 à 13:45
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 13:52
"Ne plus en faire ?"
 
Je suis désolé, cette solution n'est plus valable pour moi : j'ai deux jumeaux de 5 ans !
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 14:11
Concrètement il faut simplement éduquer ses enfants. Ca ne veut pas dire les couper du monde, leur apprendre dogmatiquement le communisme ou à être fidèle à tel ou tel parti mais leur donner une base intellectuelle matérialiste et critique. Avec un peu de chance ils deviendront communistes ! Avoir conscience de sa condition, c'est déjà être à moitié libre. Wink 
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 17:58
La croyance aux superstitions a la même source que la religion.
C'est vraiment une question secondaire sur le plan politique.
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Enilast allez vers le bas
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2008 à 18:15
Message posté par babeuf

Les productions étasuniennes de divertissement participent depuis des

Concrètement, comment faire pour que mes enfants -et nos enfants-ne subissent pas un tel lavage de cerveau ?


Mets les devant Xfiles et demandent leur d'écouter uniquement Scully sa devrai suffire (sa a marché pour moi LOL).
Rassure toi ici on est en france, aux Etats Unis les croyances populaires et le folklore ont toujours eu plus d'importance qu'ici et sont amplifié par le cinéma et les extra terrestre sons légitimé par des lois (beaucoup d'état on voté des loi qu'il était interdit d'être en contact avec eux) , par des scientifique et surtout par des militaires (ils préfèrent que les gens croient aux extra terrestre plutot qu'ils se posent les vrais les questions)

Perso je suis plus inquiét pour les écoles américaines qui enseigne le créationisme qui est bien plus dangereux que des histoires de fantomes et de maisons construit sur un cymetière indien
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jan 2008 à 17:30

WASHINGTON (AFP) - Un des candidats républicains à la Maison Blanche a comparé jeudi l'homosexualité à la bestialité et l'avortement à l'esclavage en expliquant pourquoi, s'il était élu président, il demanderait d'amender la Constitution.

"Tout au long de l'histoire humaine, le mariage a signifié une relation d'un homme et d'une femme pour la vie. Si nous changeons cette définition, jusqu'où irons-nous?", a dit l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee dans un entretien pour le magazine religieux en ligne "Beliefnet".

"Ce n'est pas être extrémiste que de vouloir définir le mariage. Etre extrémiste ce serait de changer la définition du mariage qui pourrait être l'union de deux hommes, de deux femmes, d'un homme et trois femmes, d'un homme et un enfant, d'un homme et un animal", a ajouté ce pasteur baptiste. "La Bible n'a pas été écrite pour être amendée, la Constitution (des Etats-Unis) si", affirme-t-il.

M. Huckabee propose également d'amender la Constitution pour dire que la vie commence dès la conception et interdire l'avortement. "Même si la loi qui autorise l'avortement est abrogée, nous n'aurons pas gagné la bataille", fait-il remarquer car, souligne-t-il, en raison du système fédéral des Etats-Unis, l'avortement pourrait encore être permis dans certains Etats.

"C'est une logique de guerre civile. Ce serait comme si dire que l'esclavage est autorisé en Géorgie mais pas dans le Massachusetts. Cela n'a pas de sens. L'esclavage est mauvais, point. Ca ne peut pas être bien quelque part et mauvais autre part. Pour l'avortement, c'est pareil", a-t-il dit.

Il a précisé qu'il ne voulait pas amender la Constitution pour la mettre en conformité complète avec la Bible. "Ainsi, a-t-il dit, la Bible recommande de pratiquer l'aumône mais on ne va pas amender la Constitution pour dire que tout le monde doit pratiquer l'aumône".*

Vainqueur des caucus de l'Iowa, Mike Huckabee est un des favoris républicains des primaires de Caroline du Sud prévues samedi. M. Huckabee compte notamment sur les électeurs de la droite chrétienne pour faire la différence avec ses rivaux.

Dans l'entretien publié par Beliefnet, M. Huckabee explique qu'il lit la Bible tous les jours et qu'il en a toujours un exemplaire avec lui pour en lire des passages entre deux réunions électorales. "Cela m'aide vraiment beaucoup", dit-il. Il ajoute avoir plusieurs fois ressenti la "présence de Dieu" notamment lors des débats télévisés auxquels il a participé. "J'ai senti comment le Seigneur me donnait vraiment la sagesse" dans ces moments-là, a-t-il dit.

Interrogé pour savoir si les chrétiens conservateurs se sont détournés des questions concernant la pauvreté ou l'environnement pour se consacrer à des sujets comme l'avortement, M. Huckabee estime que combattre la pauvreté n'est pas l'affaire du gouvernement mais de "choix individuels".**

"Si la famille ou l'Eglise jouent bien leur rôle, il n'y a pas de raisons que le gouvernement s'en mêle. L'idéal serait qu'il ne s'en mêle pas", a-t-il affirmé.

* Deux poids, deux mesures. Je prends ce qui me convient, le reste je laisse...


** Au moins il est franc. C'est toujours mieux que ces hypocrites qui cachent leur politique derrière de beaux discours.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Jan 2008 à 17:51
Plus je vois les discours de ce genre de charognard christophile, plus je suis heureux de ne plus en être un
 
Il n'a aucune logique, si ce n'est son dogme n°1: il a toujours raison, tant qu'il met raison divine et Bible en épithète
 
Aucune discussion possible avec lui, quiconque le critique est d'office considéré comme un criminel
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  Citer Ares Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jan 2008 à 15:28
les usa ce n'est pas que le KKK !
ce sont des universités les plus performentes au monde
c'est un monde scientifique le plus développé au monde
ce sont des artistes, des créateurs d'une immense qualité
c'est un mouvement ouvrier combattif (mais sans aucune perspective politique)
c'est un des pays où le marxisme est en train de renaître avec force (dans les milieux inellectuels)
bref pas d'anti-américanisme puéril, mais un anti-impérialsme inflexible avec les anti-impérialistes étatsuniens.
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  Citer KGB Shpion Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jan 2008 à 18:16

Les autorités américaines ont fait 935 fausses déclarations sur l'Irak avant la guerre, selon une étude

WASHINGTON - Dans les deux années qui ont suivi les attentats terroristes de 2001 aux Etats-Unis, le président George W. Bush et de hauts responsables de l'administration américaine ont fait 935 fausses déclarations sur l'Irak et sur la menace supposé qu'il fait peser sur la sécurité des Etats-Unis, selon une nouvelle étude.

D'après cette étude réalisée par deux organisations -à but non lucratif- de journalistes aux Etats-Unis, ces déclarations "faisaient partie d'une campagne orchestrée qui a galvanisé efficacement l'opinion publique et, dans ce processus, a conduit la nation vers la guerre, incontestablement sous de faux prétextes".

L'étude a été diffusée mardi sur le site Internet du Centre pour l'intégrité publique, qui travaillait avec le Fonds pour l'indépendance en journalisme.

Scott Stanzel, porte-parole de la Maison Blanche, n'a pas fait de commentaires sur l'étude, mais il a répété la position de l'administration Bush selon laquelle la communauté internationale considérait le dirigeant irakien Saddam Hussein comme une menace. "Les actions prises en 2003 étaient basées sur le jugement collectif d'agences de renseignements du monde entier", a-t-il affirmé.

Les auteurs de l'étude ont relevé 935 fausses déclarations en deux ans. Ils notent que dans des discours, lors de briefings, d'interviews et lors d'autres manifestations, le président Bush et plusieurs dirigeants américains ont déclaré sans équivoque à au moins 532 occasions que l'Irak avait des armes de destruction massive ou essayait d'en fabriquer, de s'en procurer, ou/et avait des liens avec Al-Qaïda.

"Il n'est maintenant plus contesté que l'Irak ne possédait pas d'armes de destruction massive et n'avait pas de liens significatifs avec Al-Qaïda", selon Charles Lewis et Mark Reading-Smith, membres du Fonds pour l'indépendance en journalisme, qui ont travaillé sur l'étude. "En bref, l'administration Bush a mené la nation vers la guerre sur la base d'informations erronées qu'elle avait propagées méthodiquement, et cela s'est terminé par une action militaire contre l'Irak le 19 mars 2003".

En dehors du président Bush, l'étude cite plusieurs hauts responsables américains qui occupaient à l'époque des fonctions diverses: le vice-président Dick Cheney, la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice, aujourd'hui à la tête de la diplomatie américaine, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d'Etat Colin Powell, le vice-secrétaire à la Défense Paul Wolfowitz et les porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer et Scott McClellan.

Le président Bush arrive en tête avec 259 fausses déclarations, 231 concernant les armes de destruction massive en Irak et 28 sur les liens de l'Irak avec Al-Qaïda, selon l'étude. Pour Colin Powell, l'étude recense 244 fausses déclarations sur les armes de destruction massive en Irak et dix sur l'Iran et Al-Qaïda.

L'étude a été réalisée à partir d'une base de données intégrant des déclarations publiques dans les deux années qui ont suivi le 11-Septembre et des informations provenant de plus de 25 rapports gouvernementaux, livres, articles, discours et interviews.

"Certains journalistes, et même certains médias, ont depuis reconnu qu'il y avait eu trop de déférence et pas assez de critiques dans leur couverture pendant ces mois qui ont précédé la guerre", remarque l'étude. AP

Sur le Net:

Center For Public Integrity:

http://www.publicintegrity.org/default.aspx

Fund For Independence in Journalism:

http://www.tfij.org/



http://fr.news.yahoo.com/ap/20080123/twl-usa-bush-irak-mensonges-1def439_1.html

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Jan 2008 à 18:36
Inventer un mensonge , un gros si possible , puis répétez  le.

Edité par T 34 - 21 Feb 2008 à 19:43
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2008 à 14:39
Etranglée par la crise immobilière, Cleveland attaque les banques en justice
 
La ville américaine de Cleveland (Ohio, nord), étranglée par la crise immobilière, est partie en croisade contre les banques, auxquelles elle veut faire assumer le coût social et économique de l'éviction de leurs maisons de milliers de ses citoyens. Le maire Frank Jackson accuse 21 banques et organismes de prêts hypothécaires d'être à l'origine des difficultés actuelles de la ville, où le nombre de saisies de logement est passé de 120 en 2002 à 70.000 en 2007. "Le subprime a défiguré ma ville et perturbé l'ordre public. Il menace d'instabilité aujourd'hui des quartiers fragiles", argumente-t-il. "Ce modèle d'emprunt -- avec taux d'intérêt initial bas pour attirer le client et qui double ou triple ensuite -- était inapproprié pour les gens aux emplois précaires, comme c'est le cas ici. Mais les banques s'en foutaient, l'argent était trop bon.
 
Elles ont largement profité de notre misère. Il est temps qu'elles payent", tonne-t-il, dans un entretien à l'AFP. Ancienne ville industrielle située sur les rives du lac Erié, Cleveland a vu sa population fondre en quelques décennies de 950.000 à 450.000 habitants, au rythme des vagues de licenciements et de délocalisations.
 
Elle est devenu le symbole des dégâts causés par la crise du subprime, dans un pays où 2,1 millions d'emprunteurs ne sont pas à jour de leur remboursement immobilier. La municipalité demande aux banques une centaine de millions de dollars de dommages pour couvrir le coût des démolitions de bâtiments abandonnés, des travaux d'entretien des jardins, des frais engagés pour renforcer la sécurité autour des maisons vides, devenues le logis des trafiquants de drogue et des squatters, et pour combler le manque à gagner dû à la perte des taxes d'habitation.
 
La municipalité de Baltimore (Maryland, nord-est) a engagé une procédure analogue. "Ce sont eux (banques et organismes de prêt) qui nous ont mis dans cette situation désastreuse: montée de l'activité du crime organisé dans les quartiers désertés, perte de la valeur des biens. S'ils n'avaient pas utilisé ces prêts, tout ceci ne serait pas arrivé", s'emporte M. Jackson.
 
Contactées par l'AFP, certaines banques se disent prêtes à contester ces accusations (Citigroup), quand d'autres affirment les comprendre (JP Morgan). "C'est un peu le combat de David contre Goliath. Imaginez, une petite ville comme nous contre Wall Street", relève de son côté Michael Polensek, conseiller municipal, en soulignant ses propos de grands gestes.
 
S'ils soulignent la portée symbolique de l'action de la municipalité, juristes et associations sont sceptiques quant à son issue. "C'est ambitieux, mais elle ne va pas aboutir car les banques n'ont pas enfreint la loi. Ce qu'elles ont fait était tout à fait légal", explique Kathy Hessler, professeur de droit à la Case Western Reserve Law School de Cleveland. "Mais peut-être que là n'est pas le plus important", indique-t-elle. "Comment poursuivre des compagnies qui ont fait faillite, certaines n'existent même plus", sourit Mark Seifert de l'association d'aide aux victimes Esop. "Tout ceci est guidé par des visées politiques.
 
Ca fait deux ans que nous avons alerté le maire. Deux ans que nous essayons d'attirer son attention sur ce qui se passe, rien. Aujourd'hui, comme les conseillers municipaux sont en train de lui dire +regarde comment nos quartiers sont en train d'être décimés+, il feint de réagir", lance l'animateur social.
 


Edité par T 34 - 28 Jan 2008 à 14:40
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Jan 2008 à 19:45
Message posté par KGB Shpion


Les autorités américaines ont fait 935 fausses déclarations sur l'Irak avant la guerre, selon une étude

Les Etats-Unis sont déja en soi un "fake" de civilisation. Alors qu'attendre d'eux ?

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jan 2008 à 20:25
Le dernier discour de BU$H commenté par Fidel : tout simplement hilarant !
 
LOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOLLOL
 

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

 

L’ANTITHÈSE DE L’ÉTHIQUE

 

 

Alors que des centaines d’intellectuels provenant de tous les continents se réunissent à La Havane en vue de participer à la Conférence internationale sur l’équilibre du monde organisée à l’occasion d’un nouvel anniversaire de la naissance de José Martí, ce même jour, par un étrange hasard, le président des Etats-Unis a pris la parole : son dernier Message sur l’état de l’Union adressé au Congrès. Recourant au téléprompteur, Bush nous en dit plus par ses mimiques que par les mots que lui ont rédigés ses conseillers.

            Si, aux trois discours de lui que j’ai mentionnés dans mon allocution du 29 janvier 2003 aux délégués à la rencontre, on ajoute celui qu’il a prononcé hier, 28 janvier – accompagnés de sourcils arqués et de gestes bien à lui – traduit en espagnol par la CNN, enregistré et transcrit aussitôt par du personnel qualifié, on constate que celui-ci est le pire de tous par sa démagogie, ses mensonges et sa carence d’éthique absolue. Je parle des mots qu’il a peut-être ajoutés, du ton qu’il a employé et que j’ai observé personnellement. C’est à partir de là que je réfléchis.

            « Les Etats-Unis sont à la tête de la lutte contre la pauvreté mondiale grâce à de solides initiatives en matière d’éducation et d’aide humanitaire… Cet programme renforce la démocratie, la transparence et la primauté du droit dans les pays en développement, et je demande aux membres du ce Congrès de financer à fond cette importante initiative. »

            « Les Etats-Unis sont à la tête de la lutte contre la faim dans le monde. Ils fournissent plus de la moitié de l’aide alimentaire mondiale. Ce soir, je demande au Congrès d’appuyer une proposition innovatrice : prêter une aide alimentaire en achetant directement leurs récoltes aux agriculteurs du monde en développement afin que nous puissions développer leur agriculture locale et contribuer à briser le cycle de la famine. »

            Il parle au début de ce paragraphe d’engagements pris  jadis par les Etats-Unis envers la FAO et d’autres organismes internationaux, une goutte d’eau face aux besoins actuels angoissants de l’humanité.

            « Les Etats-Unis sont à la tête de la lutte contre les maladies. Grâce à votre aide, nous travaillons à réduire de moitié les décès par malaria dans quinze nations africaines, et notre plan d’urgence permet de soigner 1 400 000 sidéens. Nous pouvons élever cette aide bien plus. Je vous demande d’approuver 30 milliards de plus dans les cinq prochaines années. »

            « Les Etats-Unis sont une force d’espoir dans le monde, parce que nous sommes un peuple compatissant… »

            « Ces sept dernières années, nous avons élevé les fonds assignés aux anciens combattants de plus de 95 p. 100… ainsi que pour satisfaire les besoins d’une nouvelle guerre… afin d’améliorer le système de soins à nos guerriers blessés… »

            « Je vous demande de m’accompagner pour créer de nouveaux emplois destinés aux femmes et aux maris de nos militaires… »

            « Faisant confiance au peuple, des générations successives ont transformé notre jeune et fragile démocratie en la nation la plus puissante de la Terre… Notre liberté est assurée et l’état de notre nation restera solide. »

            Il l’affirme tout ça tranquillement, édifiant pierre après pierre, dès le début de son Message où il élude tous les problèmes épineux, les bases de cette prétendue liberté et prospérité,  sans faire la moindre référence aux militaires étasuniens qui sont morts à la guerre ou qui en sont revenus mutilés.

            Il avait ouvert son Message en signalant que « la plupart des Etasuniens pense que les impôts sont déjà trop lourds… » Il menace le Congrès : « Vous devez savoir que si un projet de loi portant une hausse des impôts arrive sur mon bureau, j’opposerai mon veto. »

            « Je vous enverrai la semaine prochaine un budget qui élimine ou réduit considérablement cent cinquante et un projets gaspilleurs ou gonflés, pour un total de 18 milliards. Le budget que je présenterai maintiendra les Etats-Unis en  marche vers un bénéfice en 2012. »

            Il a dû se tromper dans ses chiffres, parce que la récupération de 18 milliards ne signifie rien dans un budget de 2,8 billions de dollars.

            Le plus important en réalité est de faire la part entre le déficit budgétaire public, qui s’est monté à 163 milliards, et le déficit des comptes courants de la balance des paiements, qui s’est chiffré à 811 milliards en 2006, tandis que la dette publique est estimée à 9,1 billions. Les dépenses militaires des USA constituent plus de 60 p. 100 du total mondial. La once Troy a battu aujourd’hui, 29 janvier, un record : 933 dollars. Le désordre est dû à une émission de billets effrénée dans un pays dont la population dépense plus qu’elle n’épargne et dans un monde où le pouvoir d’achat de la monnaie étasunienne s’est extraordinairement réduit.

            La recette que prescrit d’ordinaire son gouvernement consiste à exprimer sa confiance et sa sécurité dans l’économie, à baisser les taux d’intérêt bancaire, à injecter toujours plus de billets en circulation, à aggraver le problème et à en ajourner les conséquences.

            Que signifient actuellement les cours du sucre, coté aujourd’hui à 12,27 centimes de dollars la livre anglaise ? Des dizaines de pays pauvres se consacrent à le produire et à l’exporter. Je ne mentionne cet exemple  que pour éclairer Bush qui s’emmêle et mélange tout délibérément.

            Le président des Etats-Unis poursuit ainsi son voyage olympien à travers les problèmes d’une planète à ses pieds.

            « Je vous demande d’adopter la loi pour réformer les programmes Fannie Mae et Freddie Mac, moderniser la Direction fédérale du logement et permettre aux agences immobilières publiques d’émettre des bons non imposables pour aider les propriétaires à refinancer leurs hypothèques… »

            « Nous avons un objectif commun : faire que les soins médicaux soient plus abordables et accessibles à tous les citoyens. » « Pour ce faire, la meilleure manière est d’élargir les choix des consommateurs, non le contrôle du gouvernement. »

            « Nous devons avoir confiance que les élèves apprendront si on leur en donne la chance, et si l’on donne aux parents plus de pouvoir pour exiger plus de résultats dans nos écoles… »

            « Les élèves afro-américains et latinos ont fini par avoir les meilleurs notes… Nous devons travailler ensemble maintenant pour plus de souplesse dans les Etats et les départements,  et pour réduire le nombre d’élèves qui abandonnent l’école avant la terminale… »

            « Grâce aux bourses que vous avez approuvées, plus de 2 600 enfants parmi les plus pauvres de la capitale ont découvert un nouvel espoir dans une école religieuse ou privée… Ces écoles, hélas, disparaissent à un rythme alarmant dans de nombreux quartiers déshérités des villes étasuniennes… Je vous demande donc votre appui à un nouveau programme de 300 millions de dollars… » 

            « Notre croissance économique dépend toujours plus de notre capacité à vendre des biens, des récoltes et des services au monde entier. Nous devons donc éliminer les obstacles au commerce et aux investissements… Nous voulons un cycle de Doha qui réussisse, et nous voulons aboutir à un accord cette année-ci. »

            « Je tiens à remercier le Congrès d’avoir adopter un bon accord avec le Pérou. Et je vous demande maintenant d’adopter les accords avec la Colombie, le Panama et la Corée du Sud. »

            « De nombreux produits de ces pays entrent ici sans droits ; or, beaucoup de nos produits se heurtent à des taxes élevées sur leurs marchés. Nous devons niveler la situation. Ceci nous donnera un meilleur accès à près de cent millions de clients et soutiendrait de bons emplois pour les meilleurs travailleurs du monde : ceux dont les produits disent “Made in  U.S.A.”. »

            « Ces accords favorisent aussi les intérêts stratégiques des Etats-Unis. »

            « Notre sécurité, notre prospérité,  notre environnement demandent que nous réduisions notre dépendance d’envers le pétrole. Cherchons de l’énergie à partir du charbon… »

            « Nous allons créer un fonds international de technologie propre pour réduire, voire inverser les émissions de gaz à effet de serre. »

 « Pour continuer de rester compétitifs à l’avenir, nous devons faire confiance à nos scientifiques et à nos techniciens et leur donner plus de pouvoir pour qu’ils fassent les découvertes de l’avenir. Je vous demande le soutien fédéral… afin que les Etats-Unis restent la nation la plus dynamique de la planète. »

Recourant toujours au chauvinisme, il poursuit son vol imaginaire vers d’autres thèmes :

« Aujourd’hui, sur la côte du Golfe, nous tenons à rendre hommage à la résistance des habitants de cette région ; nous voulons qu’ils puissent la reconstruire meilleure, plus forte qu’avant. Et je me réjouis d’annoncer que nous allons tenir le Sommet nord-américain des USA, du Mexique et du Canada dans la grande ville de la Nouvelle-Orléans. »

« L’immigration constitue un autre défi important. Les Etats-Unis ont besoin d’assurer leurs frontières et mon administration est en train de prendre avec votre aide des mesures dans ce sens, en renforçant le contrôle sur les lieux de travail, en installant des barrières et de nouvelles technologies pour empêcher les entrées illégales… Nous pensons cette année doubler le nombre d’agents de la Patrouille frontalière. » Il s’agit d’une des sources d’emplois bien rémunérés que cherche Bush.

Il se garde bien de rappeler que le Mexique s’est vu privé de plus de la moitié de son territoire à la suite d’une guerre de conquête, et il prétend que personne ne se rappelle que moins de personnes sont mortes en tâchant de franchir le mur de Berlin pour entrer dans le « monde libre » durant ses presque trente années d’existence qu’il ne meure d’ores et déjà de Latino-américains – non moins de cinq cents par an – en tentant de franchir la frontière en quête de travail, alors qu’aucune Loi d’ajustement ne les privilégie ni ne les stimule, comme c’est le cas pour les citoyens de Cuba. Les immigrants illégaux arrêtés et renvoyés d’une manière traumatisante se chiffrent tous les ans à des centaines de milliers.

Aussitôt après, le discours s’envole au Moyen-Orient d’où il vient de rentrer après un veni, vidi, vici diplomatique.

Apres avoir mentionné le Liban, l’Iraq, l’Afghanistan et le Pakistan, il affirme : « La sécurité des Etats-Unis et la paix du monde dépendent de notre capacité à y propager l’espoir de la liberté. En Afghanistan, les Etats-Unis, nos alliés de l’OTAN et quinze pays associés aident le peuple à défendre sa liberté et à relever le pays. »

Il ne signale absolument pas que c’est justement cela que voulut faire l’URSS en occupant le pays avec ses puissantes forces armées qui finirent par mordre la poussière après s’être heurtées à des coutumes, une religion et une culture différentes, indépendamment du fait que les soviétiques n’y allèrent pas pour conquérir des matières premières pour le grand capital et qu’une organisation socialiste qui n’avait jamais fait de mal aux Etats-Unis tenta de changer d’une manière révolutionnaire le cours de la nation.

Bush saute aussitôt en Iraq qui n’a rien eu à voir avec les attentats du 11 septembre 2001 et qui a été envahi pour le bon plaisir de Bush et de ses plus proches collaborateurs, alors que personne au monde ne doutait que l’objectif réel était d’occuper ses gisements de pétrole, tout ceci ayant coûté à ce peuple des centaines de milliers de morts et de millions de déplacés et d’émigrés.

« Le peuple iraquien s’est vite rendu compte que quelque chose de dramatique se passait. Ceux qui craignaient que les Etats-Unis ne soient disposés à les abandonner virent arriver des dizaines de milliers de soldats, virent nos forces se diriger dans les quartiers, déloger les terroristes et rester pour assurer que l’ennemi ne reviendrait pas… Nos soldats et nos civils en Iraq agissent avec courage et distinction, et peuvent compter sur la gratitude de tout le pays… »

« Cette dernière année,  nous avons capturé ou tué des milliers d’extrémistes en Iraq ; nos ennemis ont été durement touchés, mais ils n’ont pas encore été vaincus. Et nous pouvons nous attendre à des luttes encore plus difficiles. »

« Notre objectif pour cette année est de préserver nos acquis de 2007 et d’édifier à partir d’eux, en passant à la phase suivante de notre stratégie. Les troupes étasuniennes ont cessé de commander des opérations pour devenir les partenaires des forces iraquiennes et assurer finalement une mission de supervision.

« Ce qui veut dire que plus de vingt mille soldats sont en train de rentrer. »

« Tout réduction de troupes à l’avenir sera déterminée par les conditions en Iraq et par le recommandations de nos commandants. »

« Les progrès en province doit aller de pair avec les progrès à Bagad. »

« Il reste beaucoup à faire, mais, après des décennies de dictature et la douleur des violences sectaires, la réconciliation s’approfondit et les Iraquiens prennent en main leur avenir. »

« La mission en Iraq a été difficile, mais il est vital pour les intérêts des Etats-Unis que nous réussissions. »

« Nous nous heurtons aussi à des forces extrémistes en Terre sainte… Les Palestiniens ont élu un président qui reconnaît qu’il est essentiel de faire face au terrorisme pour obtenir un Etat où son peuple puisse vivre dignement et en paix avec Israël. »

Bush ne dit pas un traître mot des millions de Palestiniens privés ou expulsés de leurs terres, soumis à un système d’apartheid.

On connaît la formule de Bush : cinquante milliards de dollars en armements sortis du complexe militaro-industriel pour les Arabes et soixante milliards pour Israël en dix années. Il s’agit de dollars conservant censément une valeur réelle. Quelqu’un paie la facture : des centaines de millions de travailleurs fabriquant de leurs mains des marchandises bon marché et touchant des salaires minimaux, et d’autres centaines de millions de personnes sous-alimentées.

Mais le Message ne conclut pas là : « L’Iran fournit des fonds et un entraînement à des groupes de milices en Iraq, soutient les terroristes d’Hezbollah au Liban et appuient les efforts du Hamas pour saper la paix en Terre sainte. L’Iran met aussi au point des missiles balistiques à toujours plus grande portée et continue de développer ses capacités d’enrichissement de l’uranium, ce qui pourrait lui servir à mettre au point une arme nucléaire.

 « Notre message aux dirigeants iraniens est clair : suspendez l'enrichissement d'uranium, de sorte que les négociations puissent commencer. »

« Les Etats-Unis feront face à ceux qui menacent nos soldats, nous serons aux côtés de nos alliés et nous défendrons nos intérêts vitaux dans le Golfe. »

Il ne parle pas là du golfe du Mexique, mais du Golfe persique, d’eaux situées à tout juste douze milles de l’Iran.

Il est un fait historique : à l’époque du Shah, l’Iran était la puissance la mieux armée de la région. Quand la révolution dirigée par l’iman Khomeiny triompha dans ce pays, les Etats-Unis encouragèrent l’Iraq et le soutinrent durant son invasion. Ce qui se traduisit par un conflit qui coûta de centaines de millions et d’innombrables morts et mutilés, un conflit justifié aujourd’hui comme typique de la Guerre froide.

En fait, il est inutile que d’autres organes de presse informent du Message du président des Etats-Unis : il faut laisser parler Bush en personne. Pour un peuple qui sait lire, écrire, et qui pense, nul ne peut faire une critique plus éloquente de l’Empire que Bush lui-même. Je lui ai répondu à titre de pays mentionné.

J’ai travaillé dur.

J’espère avoir écrit en étant froidement impartial.

 

Fidel Castro Ruz

29 janvier 2008

19 h 35

http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/2008/fra/f290106f.html

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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Jan 2008 à 17:14
Témoignage d’un ex-US Marine de retour d’Irak
Jimmy Massey : « J’étais un assassin psychopathe »
par Rosa Miriam Elizalde
 
Pendant près de douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a participé à des atrocités, avant d’ouvrir les yeux et de lutter contre la politique belliciste de son pays. Il anime aujourd’hui l’association des vétérans d’Irak contre la guerre. Au Salon du livre de Caracas, où il a présenté son témoignage Cowboys del infierno, il a répondu aux questions de la journaliste cubaine Rosa Miriam Elizalde, de Cubadebate.

 


Deux photographies du soldat Jimmy Massey en Irak au début de l’invasion des Etats-Unis, en mars 2003.


 
« J’ai 32 ans et je suis un assassin psychopathe bien entraîné. Tout ce que je sais faire dans la vie, c’est vendre aux jeunes l’idée de s’enrôler dans les Marines et de tuer. Je suis incapable de conserver un travail. Pour moi, les civils sont des êtres méprisables, des arriérés mentaux, des faibles, un troupeau de brebis. Et moi, je suis le chien de berger. Le déprédateur. Dans l’Armée, on m’appelait « Jimmy le Requin ».

Ceci est le deuxième paragraphe du livre écrit il y a trois ans par Jimmy Massey avec l’aide de la journaliste Natasha Saulnier. Kill ! Kill ! Kill ! a été présenté au Salon du livre de Caracas ; il s’agit du témoignage le plus violent jamais écrit par un ex-membre du corps des marines, arrivé en Irak avec les troupes d’invasion en 2003. Il a décidé de raconter aussi souvent qu’il le faudra comment il a pu jouer pendant douze ans le rôle d’un Marine impitoyable et pourquoi cette guerre l’a changé.

Jimmy a participé au principal débat du Salon du livre, dont le titre était pour le moins polémique : « Une révolution est-elle possible aux États-Unis ? », et son témoignage est sans doute celui qui a le plus impressionné le public. Il a les cheveux courts (coupe militaire), des lunettes noires, une démarche martiale et les bras couverts de tatouages. Il a l’air, très exactement, de ce qu’il était : un Marine. Quand il parle, c’est autre chose : il est profondément marqué par une expérience hallucinante qu’il voudrait épargner à d’autres jeunes gens naïfs. Comme il le dit dans son livre, il n’est pas le seul à avoir tué en Irak : l’exercice était quotidien pour ses compagnons aussi. Quatre ans après avoir quitté le théâtre des opérations, ses cauchemars le poursuivent encore.

Rosa Miriam Elizalde : Que signifient tous ces tatouages ?

Jimmy Massey : J’en ai beaucoup. Je me les suis fait faire à l’armée. Sur la main (il montre la zone comprise entre le pouce et l’annulaire), le symbole de Blackwater, une armée de mercenaires qui s’est constituée là où je suis né, en Caroline du Nord. Je me le suis fait faire par esprit de contestation, parce qu’il est interdit aux Marines de se tatouer les poignets et les mains. Un jour, avec les membres de mon peloton, on s’est tous saoulés et on s’est tous fait faire le même tatouage : un cow-boy aux yeux injectés de sang sur plusieurs as, l’image de la mort. Oui, cela veut dire exactement ce que tu penses : « tu as tué quelqu’un ». Sur le bras droit, le symbole des marines, le drapeau des États-Unis et celui du Texas, où je me suis enrôlé. Sur la poitrine, du côté gauche, un dragon chinois qui déchire la peau et signifie que la douleur est la faiblesse qui s’échappe du corps. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts.



Couverture du livre Cowboys del infierno dans sa version espagnole, présenté au Salon du livre de Caracas (FILVEN 2007) en présence de Jimmy Massey. Vous pouvez acquérir cet ouvrage en vous adressant directement aux éditions Timeli (mail@timeli.ch). Une édition française est parue sous le titre : Kill, Kill, Kill. La version originale en anglais n’a toujours pas été publiée faute d’éditeur anglo-saxon prêt à en prendre le risque politique.


Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi dites-vous avoir trouvé chez les Marines les les pires individus que vous ayez jamais rencontrées ?

Jimmy Massey : Les États-Unis utilisent leurs Marines de deux façons : soit dans l’humanitaire, soit pour assassiner. J’ai passé douze ans dans le Corps des Marines des États-Unis et je ne suis jamais parti en mission humanitaire.

Rosa Miriam Elizalde : Avant de partir pour l’Irak, vous recrutiez des jeunes pour l’armée ? Qu’est-ce que cela représente d’être recruteur aux États-Unis ?

Jimmy Massey : Pour recruter il faut mentir. L’administration Bush a forcé la jeunesse étasunienne à s’enrôler dans l’armée. De quelle manière ? En usant d’un procédé qui était aussi le mien : des offres économiques. En trois ans, j’en ai recruté soixante-quatorze, aucun ne m’a dit qu’il voulait entrer dans l’armée pour défendre son pays, aucun n’avait de motivation d’ordre patriotique. Ils voulaient de l’argent pour entrer à l’Université ou pour avoir une couverture de santé. Je commençais par leur parler de tous ces avantages, et seulement à la fin, je leur faisais valoir qu’ils allaient servir la cause de la patrie. Jamais je n’ai pu recruter un seul fils de riche. Pour garder son travail quand on est recruteur, il ne faut pas s’embarrasser de scrupules.

Rosa Miriam Elizalde : Le Pentagone a revu à la baisse les conditions requises pour entrer dans l’armée. Qu’est-ce que cela signifie ?

Jimmy Massey : Les standards du recrutement ont beaucoup baissé, parce que presque personne ne veut s’enrôler. Avoir des problèmes de santé mentale ou un casier judiciaire ne constitue plus un obstacle. Des personnes ayant commis des actes qui leur ont valu plus d’un an de prison, des délits considérés comme sérieux, peuvent entrer dans l’armée, de même que des jeunes qui n’ont pas fini leurs études secondaires. S’ils réussissent le test mental, ils sont admis.

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez changé après la guerre, mais quels étaient vos sentiments avant ?

Jimmy Massey : J’étais un troufion quelconque, qui gobait tout ce qu’on lui disait. C’est quand je suis devenu recruteur que j’ai commencé à ressentir un malaise : il fallait tout le temps que je mente.

Rosa Miriam Elizalde : Pourtant, vous étiez convaincu que votre pays s’engageait dans une guerre juste contre l’Irak.

Jimmy Massey : Oui, les rapports que nous recevions indiquaient que Saddam possédait des armes de destruction massive. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que c’était pur mensonge.

Rosa Miriam Elizalde : Quand l’avez-vous appris ?

Jimmy Massey : En Irak, où je suis arrivé en mars 2003. Mon peloton a été envoyé sur les lieux qui avaient été ceux de l’armée irakienne, et nous y avons trouvé des milliers et des milliers de munitions dans des caisses étiquetées aux États-Unis : elles s’y trouvaient depuis que les États-Unis avaient décidé de soutenir le gouvernement de Saddam dans sa guerre contre l’Iran.
J’ai vu des caisses avec le drapeau nord-américain et même des chars nord-américains. Mes Marines —j’étais sergent de catégorie E6, un grade supérieur à celui de simple sergent, et je commandais 45 Marines—, mes hommes me demandaient pourquoi il y avait des munitions des États-Unis en Irak. Ils ne comprenaient pas. Les rapports de la CIA nous avaient convaincus que Salmon Pac était un camp de terroristes et que nous allions trouver des armes chimiques et biologiques. Or, nous n’avons rien trouvé de tout ça. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à soupçonner que le contenu de notre mission était le pétrole.

Rosa Miriam Elizalde : Les passages les plus terribles de votre livre sont ceux où vous reconnaissez que vous êtes alors un assassin psychopathe. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous le dites ?

Jimmy Massey : Je suis devenu un assassin psychopathe parce que j’ai été entraîné à tuer. Je ne suis pas né avec cette mentalité. C’est le Corps d’infanterie de Marine qui a fait de moi un gangster au service des grandes multinationales étasuniennes, un vulgaire délinquant. J’ai été entraîné pour exécuter aveuglément les ordres du président des États-Unis et rapporter au pays ce qu’il avait demandé, hors de toute espèce de considération morale. J’étais un psychopathe parce que j’ai appris à tirer d’abord et à interroger après, comme un malade et non comme un soldat professionnel qui ne doit affronter qu’un autre soldat. Or, s’il fallait tuer des femmes et des enfants, nous le faisions. Par conséquent nous n’étions plus des soldats, mais des mercenaires.

Rosa Miriam Elizalde : Comment êtes-vous parvenu à cette conclusion ?

Jimmy Massey : À la suite de plusieurs expériences. Notre travail consistait à entrer dans des quartiers urbains déterminés et à nous occuper de la sécurité des routes. Il y a eu un incident, parmi tant d’autres, qui m’a mis au bord du précipice : une voiture qui transportait des civils irakiens. Tous les rapports des services secrets qui nous tombaient entre les mains disaient que les voitures étaient chargées de bombes et d’explosifs. Nous ne recevions pas d’autre information. Les voitures arrivaient et nous tirions quelques salves d’avertissement ; si elles ne ralentissaient pas pour rouler à la vitesse que nous indiquions, nous tirions sans hésiter.

Rosa Miriam Elizalde : Avec des mitraillettes ?

Jimmy Massey : Oui, et nous attendions des explosions puisque les véhicules étaient criblés de balles. Il n’y a jamais eu d’explosion. Après, on ouvrait la voiture, et que trouvait-on ? Des morts et des blessés, mais pas une seule arme, aucune propagande d’Al Qaeda, rien. Des civils arrivés au mauvais endroit et au mauvais moment.

Rosa Miriam Elizalde : Vous racontez aussi que votre peloton a mitraillé une manifestation pacifique. Comment cela s’est-il passé ?

Jimmy Massey : C’était aux abords du complexe militaire de Rasheed, au sud de Bagdad, près du Tigre. Il y avait des manifestants au bout de la rue. C’étaient des jeunes, et ils n’avaient pas d’armes. Nous avons avancé et nous avons vu un char stationné sur un côté de la rue. Le conducteur du char nous a dit qu’il s’agissait de manifestants pacifiques. Si les Irakiens avaient voulu faire quelque chose, ils auraient pu faire sauter le char, mais ils ne l’ont pas fait. Nous étions tranquilles, nous pensions : « s ‘ils avaient eu envie de tirer, ils l’auraient déjà fait ». Ils étaient à environ deux cents mètres...

Rosa Miriam Elizalde : Et qui a donné l’ordre de mitrailler les manifestants ?

Jimmy Massey : Le haut commandement nous a indiqué de ne pas perdre de vue les civils, parce que pas mal de feddayins de la Garde républicaine retiraient leur uniforme et s’habillaient en civil pour lancer des attaques terroristes contre les soldats étasuniens. Les rapports de renseignement étaient connus de chacun des membres de la chaîne de commandement. Tous les Marines avaient une idée très claire de la structure de la chaîne de commandement organisée en Irak. Je crois que l’ordre de tirer provenait des hauts fonctionnaires de l’Administration, tant des centres de renseignement militaire que gouvernemental.

Rosa Miriam Elizalde : Qu’avez-vous fait ?

Jimmy Massey : J’ai regagné mon véhicule, un humvee (une jeep fortement équipée) et j’ai senti passer une balle au-dessus de ma tête. Les Marines ont commencé à tirer et moi aussi. Il n’y a pas eu de riposte de la part des manifestants. J’avais tiré douze fois, et pas une riposte… J’ai voulu m’assurer que nous avions tué selon les normes de combat de la Convention de Genève et les procédés réglementaires des opérations. J’ai essayé d’oublier leurs visages et je me suis mis à chercher leurs armes, mais il n’y en avait pas une seule.

Rosa Miriam Elizalde : Comment ont réagi vos supérieurs ?

Jimmy Massey : Ils m’ont dit : « Ça arrive de merder ».

Rosa Miriam Elizalde : Quand vos camarades ont appris qu’ils avaient été trompés, comment ont-ils réagi ?

Jimmy Massey : J’étais chef en second. Mes Marines me demandaient pourquoi on tuait tant de civils. « Tu ne peux pas parler au lieutenant ? » me disaient-ils. « Dis-leur qu’il nous faut un matériel adapté ». La réponse a été : « Non ! » Quand mes Marines se sont rendus compte qu’il s’agissait d’un grand mensonge, ils sont devenus comme fous.
Notre première mission en Irak n’avait pas pour objectif d’apporter une aide alimentaire, comme le disaient pourtant les médias, mais d’assurer le contrôle des exploitations pétrolières de Bassora. Dans la ville de Karbala nous avons utilisé notre artillerie vingt-quatre heures d’affilée. C’est la première ville que nous avons attaquée. Moi, je croyais que nous devions apporter de l’aide médicale et alimentaire à la population. Non. Nous avons suivi notre chemin jusqu’aux exploitations pétrolières. Avant l’Irak, nous étions allés au Koweït.

Nous sommes arrivés en janvier 2003. Nos véhicules étaient pleins de vivres et de médicaments. J’ai demandé au lieutenant ce que nous allions en faire, parce qu’avec tout ce matériel à bord il n’y avait presque plus de place pour nous. Il m’a répondu que son capitaine lui avait donné l’ordre de tout laisser au Koweït. Peu après, nous avons été chargés de tout brûler : toutes les vivres et tout le matériel médical humanitaire.

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez aussi dénoncé l’usage d’uranium appauvri...

Jimmy Massey : J’ai 35 ans et ma capacité pulmonaire a été réduite de 20 %. Selon les médecins, je souffre d’une maladie dégénérative de la colonne vertébrale qui s’accompagne de fatigue chronique et de douleurs dans les tendons. Autrefois, je courais tous les jours dix kilomètres pour le plaisir, et maintenant j’arrive tout juste à marcher sur cinq ou six kilomètres. J’ai même peur d’avoir des enfants. J’ai des inflammations du visage. Regarde cette photo (il me montre celle qui apparaît sur son badge du Salon du livre), elle a été prise peu après mon retour d’Irak. Je ressemble à une créature de Frankenstein et cela, je le dois à l’uranium appauvri. Imagine un peu ce que les Irakiens ont dû endurer...

Rosa Miriam Elizalde : Que s’est-il passé à votre retour aux États-Unis ?

Jimmy Massey : Je passais pour un fou, un lâche, un traître.

Rosa Miriam Elizalde : Vos supérieurs disent que tout ce que vous dites n’est que mensonge.

Jimmy Massey : Mais les preuves contre eux sont accablantes. L’armée nord-américaine est épuisée. Plus cette guerre durera, plus ma vérité aura de chances de se faire jour.

Rosa Miriam Elizalde : Le livre que vous avez présenté au Venezuela existe en espagnol et en français. Pourquoi n’a–t-il pas été publié aux États-Unis ?

Jimmy Massey : Les éditeurs ont exigé que les noms des personnes impliquées soient retirés et que la guerre en Irak soit présentée dans une sorte de brouillard, de manière moins crûe. Or, je n’y suis pas disposé. Des maisons d’édition comme New Press, censées être de gauche, ont refusé de me publier de crainte des poursuites judiciaires, les gens concernés par le livre pouvant porter plainte.



L’association de Jimmy Massey, l’IVAW « Vétérans d’Irak contre la guerre » (Iraq Veterans Against the War, IVAW), organise une manifestation aux États-Unis pour dénoncer cette invasion illégale.


Rosa Miriam Elizalde : Pourquoi des médias comme le New York Times et le Washington Post ne reproduisent-ils pas votre témoignage ?

Jimmy Massey : Je ne répétais pas l’histoire officielle, selon laquelle les troupes étaient en Irak pour aider le peuple, je ne disais pas non plus que les civils meurent accidentellement. Je refuse de le dire. Je n’ai jamais vu de tir accidentel contre des Irakiens et je refuse de mentir.

Rosa Miriam Elizalde : Cette attitude a-t-elle changé ?

Jimmy Massey : Non, ils ont ouvert leurs pages à l’objection de conscience : les opinions et les livres de personnes qui sont contre la guerre mais qui n’ont pas vécu ce genre d’expérience. Ils ne veulent toujours pas regarder la réalité en face.

Rosa Miriam Elizalde : Avez-vous des photographies ou d’autres documents qui prouvent ce que vous racontez ?

Jimmy Massey : Non. Tout ce qui m’appartenait m’a été retiré quand j’ai reçu l’ordre de rentrer aux États-Unis. Je suis revenu d’Irak avec deux armes : ma tête et un couteau.

Rosa Miriam Elizalde : Y a-t-il une issue à la guerre, à court terme ?

Jimmy Massey : Non, ce que je constate, c’est que républicains et démocrates sont d’accord sur cette politique. La guerre est une grande affaire pour les deux partis, qui dépendent du complexe militaro-industriel. Il nous faudrait un troisième parti.

Rosa Miriam Elizalde : Lequel ?

Jimmy Massey : Celui du socialisme.

Rosa Miriam Elizalde : Vous avez participé à un débat qui s’intitulait : « États-Unis : la révolution est possible ». Y croyez-vous vraiment ?

Jimmy Massey : Elle a commencé. Dans le Sud, où je suis né.

Rosa Miriam Elizalde : Mais le Sud est, traditionnellement, la région la plus conservatrice du pays.

Jimmy Massey : Après l’ouragan Katrina, les choses ont changé. La Nouvelle-Orléans ressemble à Bagdad. Les gens du Sud s’indignent et se demandent tous les jours comment il est possible qu’on investisse des fortunes dans une guerre inutile à Bagdad et qu’on ait pas un sou pour la Nouvelle Orléans. Rappelez-vous que c’est dans le Sud qu’a commencé la plus grande rébellion du pays

Rosa Miriam Elizalde : Iriez-vous à Cuba ?

Jimmy Massey : J’ai beaucoup d’admiration pour Fidel Castro et pour le peuple de Cuba. Si je suis invité, bien sûr que j’irai. Je me fiche de ce que dit mon gouvernement. Personne ne décide où je peux ou ne peux pas aller.

Rosa Miriam Elizalde : Savez-vous que le symbole du mépris impérial envers notre nation est une photographie de Marines en train d’uriner sur la statue de José Marti, le Héros de notre indépendance ?

Jimmy Massey : Bien sûr. Lorsque j’étais au Corps des Marines on nous parlait de Cuba comme s’il s’agissait d’une colonie des États-Unis et on nous enseignait un peu d’histoire. Un Marine est censé apprendre des choses sur le pays qu’il va envahir, comme dit la chanson…

Rosa Miriam Elizalde : La chanson des Marines ?

Jimmy Massey : (Il chante) « From the halls of Montezuma, to the shores of Tripoli… » (Depuis les salons de Montezuma jusqu’aux plages de Tripoli...)

Rosa Miriam Elizalde : Autrement dit, le monde entier...

Jimmy Massey : Le rêve est effectivement de dominer le monde... même si pour le réaliser nous devons tous devenir des assassins.

http://www.voltairenet.org/article153248.html


Edité par Fidelista - 31 Jan 2008 à 17:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Feb 2008 à 18:55
 

ÉDITORIAL DU NEW YORK TIMES
L’état de l’Union

• IL y a six ans, le président Bush entamait son discours sur l’état de l’Union par deux fortes sentences : « Au moment où nous nous trouvons réunis ce soir, notre nation est en guerre, notre économie est en récession et le monde civilisé affronte des périls sans précédents. Pourtant, l’état de notre Union n’a jamais été aussi fort. »

Lundi dernier, après six années de promesses non tenues et d’erreurs d’ampleur historique, les Etats-Unis sont aux prises avec deux guerres, l’économie frise la récession et le monde civilisé affronte encore des dangers effroyables.

La nation est divisée sur la guerre en Irak, déchirée par d’implacables querelles de partis, minée par la crainte sur le terrain économique et enlisée dans un débat qui porte sur pratiquement tous les problèmes confrontés par Bush en 2002. Et il n’a rien pu lui offrir d’autre qu’un appel au développement des capacités individuelles : une idée certes généreuse, mais entre les mains de M. Bush, qu’un simple prétexte pour éluder les responsabilités du gouvernement.

Le discours de lundi soir nous a fait penser combien les choses auraient été différentes si M. Bush avait misé sur l’unité qui a suivi les attaques du 11 Septembre pour consolider la nation et non pour s’arroger davantage de pouvoirs ni pour lancer sa funeste entreprise en Irak. Il en serait allé tout autrement si M. Bush avait opté pour ce que lui-même a dit du conservatisme compatissant ou même s’il avait suivi la discipline fiscale du conservatisme à l’ancienne. Il en serait allé tout autrement s’il avait fait un effort réel pour atteindre le bipartisme promis par lui en 2002 et tant de fois depuis cette date.

Dans cette hypothèse il aurait pu se flatter dans son discours d’hier soir d’avoir maintenu un équilibre financier où les impôts auraient suffi à couvrir les besoins réels de la nation, y compris les soins médicaux pour les enfants pauvres et la reconstruction de la Nouvelle Orléans. Au lieu de cela, M. Bush a exigé, une fois de plus, de pérenniser définitivement les réductions d'impôts et il a menacé d’opposer son veto à des lois impliquant des dépenses excessives de fonds publics en faveur des pauvres, une idée qui ne figurait pas à son agenda lorsque les républicains dominaient le Congrès.

Si M. Bush avait fait son travail correctement ces dernières semaines, il aurait utilisé ce discours pour célébrer un accord authentiquement bipartite sur un plan solide de stimulation économique. Outre les remboursements d’impôts déjà décidés entre la Maison Blanche et la Chambre, il aurait pu avancer des propositions sensibles pour étendre les indemnisations chômage et augmenter les montants des bons d’alimentation destinés aux citoyens les plus vulnérables.

Ces idées ne sont pas seulement démocratiques. Le Bureau budgétaire indépendant du Congrès juge ces politiques de stimulation beaucoup plus efficaces que les remboursements.

Si M. Bush avait choisi l’idéologie victorieuse de la compassion et du bon sens, il aurait pu utilisé son discours d’hier soir pour se féliciter de la généralisation des assurances santé au profit de dizaines de millions d’enfants de travailleurs. Or, Bush a opposé son veto à l’élargissement du programme S-chip (Programme d’Etat d’assurances santé enfantine) ; il n’était même pas d’accord pour payer les couvertures existantes, estimant que bon nombre de parents pourraient passer des assurances privées aux assurances publiques, avec une aide gouvernementale.

En 2003, le président a proposé les avantages de Medicare pour les médicaments vendus sur ordonnance, sa principale réussite en matière de réforme de la couverture médicale. C’est à peine s’il s’est fait entendre des républicains conservateurs du Congrès, et l’enthousiasme de M. Bush pour un système de santé ouvert et accessible à tous les Américains est parti en fumée.

Dans tous ses discours précédents sur l’état de la nation, M. Bush a appelé à une réforme migratoire. Mais il n’a jamais accompagné cette rhétorique de grandes idées ni même de passion. L’an dernier, une tentative de réforme intégrée a été battue en brèche par l’aile droite de son propre parti, qui continue de semer la haine à la faveur de la campagne électorale. Le président a formulé hier soir une brillante conclusion : « L’immigration illégale est compliquée ».

En 2002, Bush avait évoqué la coalition internationale qui avait envahi l’Afghanistan sur la base d’un consensus entre nations civilisées se voyant obligées de combattre le terrorisme ; il avait montré que les attaques du 11 Septembre avaient regroupé les pays sous le leadership des Etats-Unis. La bonne guerre de l’Afghanistan ne tarda pas à être assombrie, troquée à perte pour la folie irakienne de M. Bush. Six ans plus tard, les Etats-Unis et leurs alliés se battent encore et meurent en Afghanistan et le Taliban reprend le combat.

Il n’a même pas été capable d’assurer au peuple américain qu’il y avait une issue en vue pour la guerre d’Irak. Bien au contraire, il lui a fait la même promesse vide de contenu de tous les ans : quand les Irakiens seront en mesure de se défendre seuls, les troupes pourront rentrer. Le ministre de la Défense de l’Irak a déclaré récemment au New York Times que ses forces ne pourraient pas maintenir la paix et défendre le pays avant 2018.

L’augmentation des troupes a permis de stabiliser certains quartiers de Bagdad et de diminuer le nombre de pertes humaines. Mais l’année 2007 a été en Irak la plus violente depuis l’invasion de 2003 et, chose plus grave, M. Bush n’a guère de résultats à montrer en matière de réconciliation politique, la seule chose pouvant garantir une paix durable. En fait, il n’a pas véritablement recherché l’aide des voisins de l’Irak pour contribuer à la stabilisation de ce pays.

Au bout du compte, en ce qui concerne l’Irak, on se rappellera les discours annuels deM. Bush pour ses fausses promesses, son faux « axe du mal », ses tubes d’aluminium imaginaires, un uranium africain et des armes dangereuses qui n’existaient pas. N’importe quel président se passerait volontiers de cet héritage.

M. Bush n’a plus qu’une année devant lui, mais beaucoup d’énormes problèmes à traiter. Le moment est venu de laisser de côté l’esprit de parti, les fanfaronnades et la rhétorique vide. L’état de l’Union est inquiétant. La nation est en quête de leadership. •
 

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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