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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2013 à 20:33

Un expert révèle que les États Unis sont les leaders du trafic sexuel des enfants

Washington, 2er août (RHC- Telesur)- Le défenseur des droits des enfants aux États Unis, John Walsh, a déclaré que ce pays est le délinquant numéro un dans l'exploitation sexuelle des enfants dans le monde.

John Walsh a fait ces déclarations après que le Bureau Fédéral des Enquêtes de ce pays ait annoncé avoir sauvé 105 enfants et adolescents enrôlés dans des réseaux de trafic de mineurs.

John Walsh a signalé que la police ne dispose pas de ressources pour lutter contre ce phénomène. Il a dénoncé le fait qu'annuellement, 500 000 enfants fuient leurs maisons après avoir été victimes d'abus physiques ou sexuels dans leurs foyers.



Edité par T 34 - 03 Aug 2013 à 18:23
Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Aug 2013 à 18:26
Le F.B.I. utiliserait les smartphones Android et ordinateurs pour espionner le public
 

Selon le Wall Street Journal, le F.B.I. serait en mesure d’espionner les conversations du public en introduisant un malware sur le smartphone de leurs cibles.

L’information publiée par le prestigieux journal américain rajoute un peu d’huile sur le feu, à l’heure où le F.B.I. et les organisations gouvernementales américaines sont déjà accusées d’enregistrer certaines conversations téléphoniques.

Selon le journal, le F.B.I. serait en mesure d’activer à distance le micro de Smartphones Android et de certains ordinateurs pour espionner des personnes ciblées.

Selon plusieurs sources anonymes, le F.B.I. aurait même créé une division spéciale chargée d’hacker les ordinateurs et Smartphones de certains gangsters pour obtenir des informations très précises à leur sujet.

Pour réussir à collecter de telles informations, le F.B.I. userait à la fois de méthodes classiques, comme l’utilisation d’un port USB pour injecter un malware dans un ordinateur et pouvoir ensuite accéder à distance aux ordinateurs de personnes surveillées, mais aussi des techniques moins conventionnelles, comme le spam. En ouvrant un document ou un lien contaminé, la victime laisserait inconsciemment le F.B.I. pénétrer sa vie privée et collecter des données privées allant de conversations à des photos en passant par des documents et une localisation.

D’après le Wall Street Journal, de telles mesures seraient devenues communes chez le F.B.I., qui peut très bien évoquer le secret d’état pour lancer une procédure contre l’une de ses cibles, et ne rendre ainsi de compte à personne. La source du journal indique cependant que le F.B.I. ne collecte pas pour autant toutes les données mais uniquement celles susceptibles d’être utilisées dans une enquête.

 


Edité par T 34 - 04 Aug 2013 à 22:01
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Aug 2013 à 18:58

Les maladies mentales aux Etats-Unis

 
 
photo : la plus célèbre asile des Etats-Unis

Le déclin mondial relatif des Etats-Unis est devenu un sujet fréquent dans les débats de ces dernières années. Les partisans du point de vue post-américain mettent en avant la crise financière de 2008, la récession prolongée qui en a résulté et la montée en puissance constante de la Chine.

La plupart sont des experts en relations internationales, qui envisagent la géopolitique à travers le filtre de la compétitivité économique, et qui imaginent l’ordre mondial comme une balançoire à bascule, dans lequel montée en puissance d’un joueur implique nécessairement la chute d’un autre.

Mais la focalisation exclusive sur les indicateurs économiques a empêché l’examen des implications géopolitiques d’une tendance nationale des Etats-Unis tout aussi souvent débattue, mais par un autre groupe d’experts : les taux toujours croissants de maladie mentale grave aux Etats-Unis (qui sont déjà très forts depuis longtemps).

L’affirmation selon laquelle la propagation de la maladie mentale sévère a atteint des proportions « épidémiques » a été si souvent entendue que, comme tout poncif, elle a perdu son effet choquant. Mais les répercussions sur la politique internationale des conditions invalidantes diagnostiquées comme pathologies maniaco-dépressives (y compris la dépression majeure de type unipolaire) et la schizophrénie ne sauraient être plus graves.

Il s’est avéré impossible de distinguer, selon des critères biologiques ou symptomatiques, différentes variétés de ces états, qui constituent donc un continuum très probablement de complexité plutôt que de gravité.

En effet, la plus courante de ces maladies, la dépression unipolaire, est la moins complexe selon ses symptômes, mais aussi la plus mortelle : on estime que 20% des patients dépressifs font une tentative de suicide.

La maladie maniaco-dépressive et la schizophrénie sont des états psychotiques caractérisés par une perte de contrôle de la part du patient sur ses actions et ses pensées, un état récurrent dans lequel il (elle) ne peut pas être considéré (e) comme un agent doué d’une volonté libre.

Des pensées suicidaires obsessionnelles et un manque de motivation paralysant autorisent aussi à classer les patients atteints de dépression parmi les psychotiques.

Ces états s’accompagnent souvent d’illusions raffinées : des images de la réalité qui confondent l’information produite dans l’esprit avec celle fournie par l’environnement extérieur. Souvent la distinction entre les symboles et leurs référents se perd et les patients commencent à percevoir les personnes uniquement comme les représentations d’une force imaginaire. Le jugement de ces personnes n’est pas fiable, pour employer un euphémisme.

Une étude statistique exhaustive réalisée de 2001 à 2003 par le US National Institute of Mental Health (NIMH), a estimé à plus de 16% la prévalence au cours de la vie de la dépression majeure chez les Américains adultes (de 18 à 54 ans). La prévalence au cours de la vie de la schizophrénie a été estimée à 1,7%. Il n’existe aucun remède connu pour traiter ces maladies chroniques : après leur commencement (souvent avant l’âge de 18 ans), elles sont susceptibles de durer jusqu’à la fin de la vie du patient.

Des enquêtes auprès d’étudiants américains ont évalué que 20% des personnes répondent à des critères de dépression et d’anxiété en 2010 et que près de 25% correspondent à ces critères en 2012. D’autres études ont montré de manière systématique une augmentation des taux de prévalence pour chaque génération successive, et l’on fait valoir que si les statistiques plus anciennes sont erronées, elles le sont par leur sous-estimation de la propagation de la maladie mentale.

Tout cela suggère que jusqu’à 20% des adultes américains pourraient souffrir de maladie mentale grave. En raison de controverses sur la signification des données disponibles, supposons que seulement 10% des adultes américains souffrent de maladie mentale grave. Comme ces états sont censés se répartir uniformément au sein de la population, ils doivent affliger une part importante des décideurs, des dirigeants d’entreprises, des éducateurs et des militaires de tous grades, ce qui les classe de façon récurrente parmi les psychotiques, les délirants et les personnes dénuées de discernement.

S’il peut sembler racoleur de juger terrifiante cette situation, on peut ajouter qu’une plus large partie de la population (estimée à près de 50% d’après l’étude NIMH) est affectée par des formes moins sévères de maladie mentale, qui perturbent leur fonctions de manière seulement occasionnelle.

Les épidémiologistes comparatifs ont à plusieurs reprises noté quelque chose de remarquable à propos de ces maladies : seuls les pays occidentaux ou, plus précisément, les sociétés de tradition monothéiste, particulièrement prospères dans les pays occidentaux, sont frappées de taux de prévalence de cette ampleur. Les pays d’Asie du Sud-Est semblent être particulièrement prémunis contre la peste de la maladie mentale grave.

Dans d’autres régions, la pauvreté ou le manque de développement semblent apporter une barrière protectrice.

Comme je le soutiens dans mon dernier livre Mind, Modernity, Madness, la raison de ces concentrations élevées de troubles mentaux graves dans l’Occident développé réside dans la nature des sociétés occidentales.

Le « virus » de la dépression et de la schizophrénie, y compris dans leurs formes moins graves, est d’origine culturelle : l’embarras du choix que ces sociétés offrent en termes de définition de soi et d’identité personnelle, laisse une grande partie des individus désorientés et à la dérive.

Les États-Unis offrent le choix le plus étendu en termes définition de soi : ils sont aussi les premiers au monde à être touchés par des pathologies portant atteinte au jugement. A moins que la prévalence croissante de la psychopathologie grave ne soit prise au sérieux et traitée efficacement, elle est susceptible de devenir le seul indicateur du leadership américain. La montée en puissance de la Chine n’a aucun rapport avec ce phénomène.

Liah Greenfeld

Liah Greenfeld est professeure de sociologie, de science politique et d’anthropologie à l’Université de Boston. Elle est également professeure associée à l’Université Lingnan de Hong Kong.



Edité par T 34 - 12 Aug 2013 à 18:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 Aug 2013 à 19:10

La police de l'état du Texas fait subir des fouilles des cavités corporelles à deux femmes en bordure de route

Par emcee le mardi 6 août 2013, 01:58 - Femmes, Féminisme - Lien permanent

(traduction partielle)
Ecrit par Leslie Salzillo dans Daily Kos

Ce qui me sidère dans cette histoire, c'est que, non seulement, cette fouille policière sexuelle est illégale, mais cela s'est passé au bord d'une route fréquentée, à la vue des autres automobilistes. Ces deux femmes avaient dû s'arrêter sur le bas-côté, soupçonnées d'avoir jeté une cigarette par la vitre. Et la police leur a imposé une fouille des cavités corporelles.
Les gants n'ont pas été changés pour les fouilles anales et vaginales et ce sont les mêmes qui ont encore servi pour fouiller la seconde femme.
Voir la video ici (Attention, c'est choquant, NDT)
Selon le code pénal du Texas, cet acte est considéré comme une agression sexuelle ou un viol. Le texte concernant l'agression sexuelle indique:

Une personne commet un délit si, intentionnellement ou en toute connaissance de cause, elle provoque la pénétration de l'anus ou de l'organe sexuel d'une autre personne, de quelque façon que ce soit, sans le consentement de cette personne.

Et finalement, aucune contravention n'a été dressée. Cet incident s'est produit en décembre dernier et les deux femmes portent plainte maintenant.
Ce n'est pas la première fois que se produit une fouille de ce genre, qu'elle est signalée et médiatisée.
Voici la vidéo d'un autre incident où deux femmes subissent une fouille des cavités corporelles au bord de la route. Une des femmes hurle de douleur quand la policière la pénètre avec la main. A côté de cela, les policiers n'ont même cherché à leur faire enlever leurs chaussettes et leurs chaussures.
Video #2
Dans les deux vidéos, les deux femmes ont l'air de rire un peu pendant la fouille. Je pense que la plupart d'entre nous comprenons que ces femmes ne trouvent pas ça drôle – et que ces rires nerveux sont des réactions à l'humiliation et au choc qu'elles subissent. Je les admire d'avoir eu le courage de raconter leur histoire.
Ce qui se passe au Texas, et en particulier pour les femmes, me dépasse. Je ne veux pas dire que cela ne se passe pas ailleurs dans le pays, car ça existe aussi.

(…) 

Note

Fouilles corporelles en droit français

Petite précision: les policiers ont effectué cette fouille parce que, ont-ils prétendu, ils pensaient qu'elle fumait de la marijuana.
Au Texas (et ailleurs), on peut avoir des armes à feu dans les voitures: c'est parfaitement légal. Mais la possession de marijuana est un crime qui exige une fouille corporelle poussée sur le bord de la route.
Une bande de tarés psychopathes.
Ces affaires s'ajoutent à toutes les humiliations et les violations que font subir aux femmes tous ceux qui détiennent un pouvoir.


La ciudad de los vientos en números rojos

Edité par T 34 - 07 Aug 2013 à 23:07
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Aug 2013 à 23:11

Gaz de schiste : des enfants américains réduits au silence

Boca%20tapada

 
Une entreprise a accordé 750.000$ à une famille américaine qui la poursuivait pour des problèmes de santé. Un geste qui aurait un prix : celui de son silence sur la question de la fracturation hydraulique, enfants compris. Au lendemain de la révélation de cette information, l'entreprise conteste une partie des faits.
 

L'industrie du gaz de schiste achète-t-elle le silence des enfants américains? Un accord à l'amiable sanctionné par la justice entre une compagnie exploitant le précieux gaz en Pennsylvanie et un couple qui la poursuivait pour des problèmes de santé, interdit au couple et à leurs deux enfants d'évoquer cette industrie en public, révèle le journal Pittsburgh Post Gazette.

La famille Hallowich réside dans l'est des États-Unis, dans l'État de Pennsylvanie. Plus précisément dans la région du «Marcellus Shale», du nom d'un des principaux gisements de gaz de schiste américains.

Une véritable mine d'or qui attire depuis des années les entreprises d'une industrie en pleine expansion. Un cauchemar pour les Hallowich. Car ces derniers vivent désormais à proximité de quatre forages, de stations de compression de gaz naturel et d'un système de bassins d'eaux d'égout. Un dispositif nécessaire pour la fracturation hydraulique, technique controversée d'exploitation du gaz de schiste et jugée hautement polluante par les associations écologistes.

Brûlure aux yeux, maux de tête, douleurs à la gorge… Les Hallowich craignent pour la santé de leurs enfants. Le couple attaque alors la compagnie pétrolière Range Resources, affirmant que les produits chimiques utilisés pour le forage de puits près de leur ferme ont eu des conséquences sur leur santé. Mais, comme souvent aux États-Unis, le contentieux débouche sur un accord amiable: la famille Hallowich cède à la compagnie son domicile contre la somme de 750.000$. De quoi acheter un nouveau logement et démarrer une nouvelle vie.

Les enfants réduits au silence jusqu'à la fin de leurs jours

Mais cet accord, signé en 2011, a un prix: celui du silence. L'accord contient un «gag order», littéralement une «injonction de bâillonnement». Jusqu'à la fin de leur vie, il sera ainsi interdit aux parents d'évoquer publiquement la fracturation hydraulique ou le «Marcellus Shale». Jusque-là, rien d'anormal: ce type de clause est fréquent dans ce genre de litige.

Problème, l'accord s'applique également aux deux enfants du couple, âgés de 7 et 10 ans: une exigence de la compagnie Range Resources qui étonne l'avocat de la famille Hallowich: «En 30 ans de pratique, je n'ai jamais vu une telle requête», a assuré Peter Villari au juge chargé de valider l'accord.

Les parents, qui représentent légalement leurs enfants mineurs, ont donc été contraints de sacrifier leur liberté d'expression, garantie par le sacro-saint premier amendement de la Constitution américaine. «Pour la sécurité et la santé de nos enfants, nous devions les retirer de cet endroit», se justifie leur mère. Reste désormais à s'assurer que les enfants sauront tenir leur langue. Pas facile, alors que la famille vit toujours en Pennsylvanie, région reine du gaz de schiste, qui génère de nombreux emplois. «Nous pouvons les prévenir de ce qu'ils peuvent dire ou ne pas dire. Mais lorsqu'ils sont dans la cour de récréation…», s'inquiète déjà leur père, Chris Hallowich.

Devant le tollé provoqué par l'affaire, l‘entreprise Range Resources a démenti les informations du Pittsburgh Post Gazette, pourtant basées sur un compte-rendu d'audience du tribunal de Washington: «Il n'a jamais été question d'appliquer l'accord aux enfants, mais seulement aux parents. Il n'est pas fait mention des parents dans l'accord, a déclaré son porte-parole, Matt Pitzarella.

Des déclarations accueillies avec méfiance par l'avocat de la famille Hallowich: «C'est peut-être leur position aujourd'hui, à cause des répercussions dans la presse. Mais ce n'était pas leur position face au juge durant l'audience, tel que formulée par leur avocat M. Swetz».

Ce culte du secret qui entoure le gaz de schiste est dénoncé par les associations écologistes. À leurs yeux, il témoigne d'une volonté des compagnies de cacher les preuves des problèmes de l'impact écologique de son exploitation.

 

EE.UU.: Petroleras silencian a niños para ocultar fechorías



Edité par T 34 - 07 Aug 2013 à 23:12
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Aug 2013 à 20:29

La Réforme migratoire aux États-Unis : la militarisation de la frontière avec le Mexique

Par María Josefina Arce

La réforme migratoire tant attendue par des millions d'immigrants sans papiers qui vivent aux États-Unis, qui était l'une des promesses électorales du président Barack Obama, est malheureusement conditionnée à la sécurité dans la frontière avec le Mexique et continue de criminaliser ces personnes.

Un amendement à la réforme migratoire, lié à la sécurité dans la frontière entre les États-Unis et le Mexique, qui a été promu par les Républicains et adopté par le Sénat, prône en faveur du renforcement de la surveillance dans la frontière, comme si les immigrants étaient un danger pour la société étasunienne, oubliant leur contribution très précieuse à l'économie de ce pays.

Les États-Unis vont augmenter jusqu'à 40 000 les agents déployés dans la frontière, ce qui va leur coûter quelque 50 milliards de dollars, ils vont également construire un mur et acquérir des équipement sophistiqués comme des hélicoptères, des radars et y compris des drones, bien connus car ils ont causé d'innombrables victimes parmi la population civile durant leurs incursions en Afghanistan et au Pakistan.

Il est réellement préoccupant que des milliards de dollars soient destinés à renforcer la présence militaire dans la zone, une mesure qui a provoqué le rejet dans des milieux politiques et intellectuels au Mexique.

Des organisations civiles mexicaines ont signalé que militariser la frontière avec le Mexique n'est pas la solution, au contraire, la migration est inévitable et ces mesures ne feront qu'augmenter les violations des droits humains des sans papiers.

Le Bureau des Douanes et de Protection Frontalière a fait savoir que durant l'année fiscale 2012, plus de 124 631 immigrants illégaux ont été détenus et qu'un total de 186 sans papiers sont morts dans la frontière entre l'Arizona et le Mexique, où plus de 5 000 agents armés opèrent.

Cette initiative très controversée a d'autres angles. Elle bénéfice des hommes politiques et des dizaines de compagnies privées qui y voient une opportunité de gagner des millions de dollars, surtout maintenant que leurs affaires sont en chute libre en Irak et Afghanistan.

Au moins 7 d'une douzaine d'entreprises dédiées à l'entraînement et au développement de technologies militaires, ont adapté leurs tactiques et équipements, créés dans un début pour la guerre en Irak et en Afghanistan, à la sécurité frontalière et elles sont en train de les offrir.

Ces produits vont dès avions non pilotés jusqu'à des ordinateurs et des uniformes. Tout est une opportunité pour ces firmes là ou il y aura des milliards de dollars en jeu.

Comme l'a signalé la Coalition des immigrants de la Floride, formée de plus de 30 organisations, l'amendement à la réforme migratoire sur la sécurité frontalière causera des dommages irréparables dans des communautés limitrophes alors qu'il bénéficiera des hommes politiques et les grands producteurs d'armes aux États-Unis.



Edité par T 34 - 12 Aug 2013 à 19:24
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La grève de la faim de prisonniers en Californie entre dans son second mois

Washington, 12 août, (RHC).- Quelque 400 prisonniers font depuis plus de 30 jours, une grève de la faim dans l'état de Californie pour protester contre l'enfermement en solitaire indéfiniment. La grève a commencé le 8 juillet dernier.

Des organisations internationales ont dénoncé le fait que plusieurs des grévistes ont du être hospitalisés et que l'un d'entre eux est mort. Il n'a pas été dit s'il est mort d'inanition.

Le Centre des Droits Constitutionnels a porté plainte contre l'état de la Californie. Il se base sur des conventions internationales signées par les États-Unis qui reconnaissent que le châtiment en solitaire au-delà de 15 jours est une violation des droits humains.

Prism : Barack Obama manœuvre en recul

Sur la défensive face à l’émotion suscitée par l’étendue de la mise sous surveillance des citoyens du monde, le président des États-Unis promet, une fois encore, un aménagement flou du patriot act.

L’affaire Snowden place la Maison-Blanche sur la défensive. Au point qu’Obama a dû y consacrer l’essentiel d’une intervention, le 9 août, face à la presse, avant d’aller se mettre au vert. Les révélations sur l’ampleur de l’espionnage de l’Agence de sécurité nationale (NSA) ont suscité des réactions hostiles des opinions publiques jusqu’aux États-Unis mêmes. L’Association de défense des droits civiques (Aclu) dénonce des programmes d’écoute « bien au-delà de ce que le président et le Congrès n’ont jamais admis ».

Protestations démocrates

Sur le reculoir, Obama ne s’est pas montré particulièrement convaincant quant à la panoplie de mesures qu’il envisage pour empêcher les services secrets de continuer de placer, de fait, les citoyens du monde en liberté surveillée. Sont envisagés la désignation d’un représentant « indépendant » au sein de la cour de surveillance du renseignement étranger (Fisc), d’un « officier chargé du respect de la vie privée » à la NSA et d’un « groupe d’experts externes » pour évaluer l’action des services de surveillance, sachant que ces spécialistes-là devront être « au fait des évolutions technologiques », déclare sans rire le président. Comme cette précision malencontreuse, ces manœuvres sur le reculoir illustrent, à leur manière, l’ampleur du malaise suscité par les révélations sur le système Prism. Les membres de l’Aclu tout comme les élus de la gauche du Parti démocrate dénoncent « la faiblesse » des propositions présidentielles. Celles-ci sont présentées comme un aménagement du patriot act de George W. Bush. Mais le flou du propos n’est pas de taille à en renforcer la crédibilité. D’autant qu’à son arrivée à la Maison-Blanche, il y a cinq ans, Obama avait déjà juré qu’il allait s’attaquer au patriot act. Toujours en place aujourd’hui. Sur le plan diplomatique, le président a confirmé le coup de froid avec Vladimir Poutine, coupable d’avoir accordé l’asile politique à Snowden. « Nous avons des divergences, et nous allons continuer de le dire clairement », a-t-il déclaré, au risque de figer durablement les négociations internationales sur les situations de crise.

Bruno Odent



Edité par T 34 - 15 Aug 2013 à 01:28
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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 14 Aug 2013 à 00:42



« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment ». Derrière cette maxime se cache le modus operandi des États-Unis d’Amérique. Maîtres dans l’art de travestir  les faits, ils se font les chantres d’un ensemble de valeurs malheureusement fort éloignées de la réalité étasunienne. Barack Obama est en quelque sorte le « chef d’orchestre » de ce modus operandi : c’est un président noir, apparemment respectueux des libertés individuelles. Son accession à la Maison blanche, en 2008, a été l’occasion de montrer aux yeux du monde entier que le système démocratique étasunien était décidément merveilleux. Obama peut désormais dire et faire ce qu’il veut : le monde entier ne pourra que boire les paroles du locataire de la Maison blanche.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis sa première mandature. Barack Obama se voulait un président du renouveau. Sa politique devait s’inscrire en rupture par rapport à celle de son prédécesseur Georges Bush, champion en matière de politique antiterroriste. Tout devait changer. Voyons…

Barack Obama a tenu le 9 août une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé la réforme du Patriot act et de son article 215, qui autorise les agents du bureau fédéral d’investigations (FBI) à saisir, sans motif ou preuves valables, des archives contenant des renseignements personnels dans les hôpitaux, les banques, les universités et même les entreprises, ce qui inclut de facto des opérations de profilage à partir de certains critères tels la religion, l’appartenance ethnique ou les sites Internet qu’une personne visite. Le président étasunien a dit sa volonté de « travailler avec le Congrès pour mettre en place des réformes appropriées », promettant « davantage de supervision, davantage de transparence et de garde-fous ». Il a également insisté sur le fait que « l’Amérique n’a aucun intérêt à espionner les gens ordinaires », démentant tout abus dans les programmes de surveillance de la NSA. Inutile de dire qu’Edward Snowden a démontré le contraire en montrant au monde entier comment les États-Unis s’étaient permis d’écouter les communications téléphoniques de millions de citoyens… et pas seulement étasuniens.

Le locataire de la Maison blanche a bien évidemment évoqué l’ancien employé de la CIA et de la NSA qui affirmait, dans un entretien diffusé sur le site du Guardian, que son « seul but est d’informer le public sur ce qui a été fait en son nom et ce qui est fait contre lui ». Barack Obama  a concédé que ses déclarations avaient clairement accéléré le processus de refonte du Patriot act, tout en approuvant les trois chefs d’accusation (espionnage, vol et utilisation illégale de  biens gouvernementaux) pour lesquels Snowden était inculpé.

On fera naturellement le parallèle avec Bradley Manning, ce soldat étasunien accusé d’avoir transmis des documents militaires classés secret défense dont les révélations avaient fortement participé au retrait des forces américaines en Irak. Mais Obama, conscient de son rôle de leader d’opinion à travers le monde, est allé encore plus loin en critiquant violemment la Russie, coupable à ses yeux de vouloir traiter d’égale à égale avec la Maison blanche. Une outrecuidance qu’il ne peut tolérer.

D’une manière pathétique, Obama a voulu tirer les oreilles de Poutine, regrettant secrètement son prédécesseur Medvedev et sa propension à répondre aux diktats de l’Empire. Il a notamment accusé le président de la fédération de Russie d’attiser la rhétorique anti-américaine. La relation entre les deux pays est marquée aussi par des intérêts conflictuels sur certaines questions clés comme le bouclier anti-missiles et la Syrie. Concernant ce conflit, sont naturellement mise en causes par le Kremlin les livraisons d’armes aux rebelles syriens pour déstabiliser le gouvernement souverain d’Assad, accusé par les États-Unis d’être pro-russe et pro-iranien.

Il va de soi que tous ceux qui ne s’inscrivent pas dans la droite ligne de la Maison blanche sont des adversaires acharnés des droits de l’homme. Des droits qu’Obama met en avant quand il s’agit de dénoncer les pressions faites sur les homosexuels en Russie… alors qu’il y a aujourd’hui aux États-Unis plus de Noirs en prison qu’il n’y avait d’esclaves en 1850. La référence récurrente à Al-Qaïda pour justifier la lutte contre le terrorisme apparaît dans ce contexte, ridicule. Combattue ici ou là, la mouvance islamiste a été soutenue hier en Libye et aujourd’hui en Syrie. Vous comprendrez aisément pourquoi on n’arrivera décidément pas à nous faire aimer cette Amérique-là. Nous sommes avec Manning et avec Snowden, pas avec ceux qui parlent de droits civils et font des affaires avec l’Arabie saoudite.

Capitaine Martin.

http://www.resistance-politique.fr/article-les-beaux-discours-d-obama-ne-bercent-plus-personne-119528049.html
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Miami: Qui sera la prochaine victime?

Par Nicanor León Cotayo

Tiré de Cubasi

Nouveau grand malheur à Miami. La raison? La police a assassiné mardi de la semaine dernière un jeune artiste colombien, Israel Hernández, car il a peint des graffitis, sur un local abandonné.

Ce cas a rappelé celui de l'adolescent noir Trayvon Martin, du même âge, abattu en juin par l'agent George Zimmerman, tout simplement parce qu'il lui a paru et je cite « une mauvaise personne”.

Le policier qui a tué le jeune colombien a utilisé un pistolet Taser à impulsion électrique. La famille du jeune exige que le gouvernement colombien se prononce sur ce crime.

Le chef de la police de Miami Beach, Raymond Martínez, a déclaré qu'Israël Hernández a été capturé en train de peindre des graffitis, selon lui il aurait pris la fuite et lorsqu'il a été attrapé il souffrait de “compulsions médicales”, il a été amené dans un hôpital où il est mort.

La version des amis du jeune est totalement différente. Ils ont écrit avec des craies, dans le même bâtiment où les militaires ont commencé à poursuivre Israël : « Ça suffit la brutalité policière » et ils ont demandé que cet appareil répressif soit l'objet d'une enquête.

L'avocat de la famille, Todd McPharlin, a annoncé que les proches du jeune exigent l'ouverture d'une investigation indépendante sur cette affaire.

L'agent qui a tiré sur Israël, Jorge Mercado, ayant une expérience de 13 ans dans la police a été licencié mais il a droit à recevoir son salaire.

Des analystes de Miami sont d'avis qu'il s'agit d'un nouveau cas d'homicide à Miami et qu'il y a peu de probabilités que justice soit faite.

Comme le mécontentement grandit, le dit Département d'accomplissement de la loi dans la Floride a promis d'ouvrir une enquête.

Cela fait un peu plus de deux mois, l'auteur du roman El ocaso, « le coucher du soleil », Andrés Hernández Alende, l'un des candidats au Concours International de roman, Contacto Latino, a déclaré que Miami, sa ville, “inspire à écrire un roman noir”.

Andrés Hernandez Alende, un Cubain, qui est journaliste a signalé que son intention a été d'exposer des maux présents dans la localité où il vit, comme la «  corruption et l'ambition démesurée».

Nombreux sont ceux qui ont remémoré la célèbre série de télévision Miami Vice,  (Miami-corruption) et sa version cinématographique, qui reflètent l'atmosphère du monde de la maffia.

La revue Forces a elle aussi contribué à enlever le maquillage à cette ville de la Floride.

La publication, très familière parmi les couches riches des États-Unis a réalisé une longue enquête dans 200 villes métropolitaines de ce pays et a divulgué les résultats en février 2012.

Elle était arrivée à la conclusion que Miami est la localité la plus difficile pour vivre dans ce pays. Pour ce faire elle a pris en compte, entre autres, les délits violents qui y sont commis, le taux de chômage et la corruption politique.

Il y a peu, un journaliste du Nuevo Herald, Daniel Shoer Roth, a pu le constater. Il a écrit que la façon d'agir de la police de cette ville est une imitation des cow-boys du Western sauvage”.

Les proches et les amis de ce jeune artiste colombien assassiné brutalement par un délinquant qui portait un uniforme et qui a tâché de sang son œuvre, sont là pour en témoigner.

Le bourreau a un nom: Jorge Mercado, qui a 13 ans de sombres services aux rangs de cette police. Le fait qu'il ait été licencié avec le droit de toucher son salaire enlève tout doute à ce sujet.



Edité par T 34 - 15 Aug 2013 à 01:07
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Les évêques catholiques des États Unis dénoncent l'inégalité croissante entre les travailleurs

Washington, 15 août (RHC-EFE)- Les évêques catholiques aux États- Unis ont dénoncé, dans une déclaration diffusée à la veille de la Journée du Travail qui est célébrée dans ce pays le premier lundi de septembre, les différences croissantes dans les salaires des travailleurs.

Le texte lance un appel à réduire les inégalités économiques moyennant des emplois qui paient un salaire suffisant pour vivre et maintenir leurs familles.

L'honneur et le respect des millions de travailleurs sont bafoués par le chômage, le sous emploi, le vol de salaires, les abus et l'exploitation ajoute la déclaration.

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The Washington Post: La liberté de la presse?

Par Nicanor León Cotayo

Tiré de Cubasi

Après avoir investi des tonnes de papier et un océan d'heures de radio, de télévision et de sites dans la question de la liberté de la presse, maintenant The Washington Post y fait un apport en or.

Des informations diffusées dans la capitale des États-Unis font état de la vente de la division de presse du conglomérat de médias auquel donne nom le célèbre journal de la ville.

Selon des observateurs, cela vient confirmer la nécessité urgente du secteur d'obtenir de nouveaux appuis économiques lui permettant de survivre à la transition rapide de l'affaire du papier à l'internet.

Qui va acheter le groupe du Post? Le président de la firme Amazón, Jeff Bezos, qui va investir 250 millions de dollars dans son nouveau négoce, qui va s'ajouter aux publications The Express et El Tiempo Latino, Le temps Latino “entre autres produits”.

La nouvelle a surpris car il n'y a pas de signes sur les facilités et les intentions qui se cachent derrière le transfert d'une corporation dont les recettes et les abonnements sont en chute libre.

L'explication est sortie des lèvres du président directeur du journal, Donald Graham: “Le talent de Bezos pour les affaires, fait de lui, la personne indiquée pour être le propriétaire du Post”.

Jeff Bezos a 40 ans et une fortune estimée à 25 milliards 200 millions de dollars. La revue Forbes le place à la 19è position de sa liste des riches.

Le nouveau propriétaire de cette publication a dit avoir conscience de ce qu'il a qualifié de «  rôle crucial que celle-ci joue dans la capitale et le pays.

Et pour ne pas laisser le moindre doute sur le présent et l'avenir de la publication, il prétend avoir découvert la Méditerranée en assurant: « les valeurs du Post ne vont pas changer”.

La nouvelle intervient quelques jours après l'annonce faite par un autre colosse de la presse des États-Unis, The New York Times, à savoir qu'il a vendu le Boston Globe pour 70 millions de dollars au propriétaire de l'équipe de Base-ball las Medias Rojas de Boston.

Toutes ces ventes ont lieu alors que l'on assiste aux États-Unis à une gigantesque fusion de capitaux et que leur crise économique profonde a protégé avant tout des poches multimillionnaires.

Il est d'autant plus intéressant que les vieilles consignes de la propagande étasunienne concernant la liberté de la presse, tant martelées circulent encore à l'échelle nationale.

Nul n'ignore que les idées qu'ils injectent plus ou moins subtilement aux citoyens étasuniens chaque jour de leur vie, aident à modeler leur façon de penser.

Cependant, la violente secousse d'une crise comme celle qu'ils traversent et des cas aussi choquants que celui de la vente du Washington Post, éveillent davantage de doutes dans de vastes secteurs de la société.



Edité par T 34 - 20 Aug 2013 à 22:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Aug 2013 à 18:58

Les beaux discours d’Obama ne bercent plus personne

 

« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment ». Derrière cette maxime se cache le modus operandi des États-Unis d’Amérique.

Maîtres dans l’art de travestir les faits, ils se font les chantres d’un ensemble de valeurs malheureusement fort éloignées de la réalité étasunienne. Barack Obama est en quelque sorte le « chef d’orchestre » de ce modus operandi : c’est un président noir, apparemment respectueux des libertés individuelles. Son accession à la Maison blanche, en 2008, a été l’occasion de montrer aux yeux du monde entier que le système démocratique étasunien était décidément merveilleux. Obama peut désormais dire et faire ce qu’il veut : le monde entier ne pourra que boire les paroles du locataire de la Maison blanche.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis sa première mandature. Barack Obama se voulait un président du renouveau. Sa politique devait s’inscrire en rupture par rapport à celle de son prédécesseur Georges Bush, champion en matière de politique antiterroriste. Tout devait changer. Voyons…

Barack Obama a tenu le 9 août une conférence de presse au cours de laquelle il a abordé la réforme du Patriot act et de son article 215, qui autorise les agents du bureau fédéral d’investigations (FBI) à saisir, sans motif ou preuves valables, des archives contenant des renseignements personnels dans les hôpitaux, les banques, les universités et même les entreprises, ce qui inclut de facto des opérations de profilage à partir de certains critères tels la religion, l’appartenance ethnique ou les sites Internet qu’une personne visite. Le président étasunien a dit sa volonté de « travailler avec le Congrès pour mettre en place des réformes appropriées », promettant « davantage de supervision, davantage de transparence et de garde-fous ». Il a également insisté sur le fait que « l’Amérique n’a aucun intérêt à espionner les gens ordinaires », démentant tout abus dans les programmes de surveillance de la NSA. Inutile de dire qu’Edward Snowden a démontré le contraire en montrant au monde entier comment les États-Unis s’étaient permis d’écouter les communications téléphoniques de millions de citoyens… et pas seulement étasuniens.

Le locataire de la Maison blanche a bien évidemment évoqué l’ancien employé de la CIA et de la NSA qui affirmait, dans un entretien diffusé sur le site du Guardian, que son « seul but est d’informer le public sur ce qui a été fait en son nom et ce qui est fait contre lui ». Barack Obama a concédé que ses déclarations avaient clairement accéléré le processus de refonte du Patriot act, tout en approuvant les trois chefs d’accusation (espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux) pour lesquels Snowden était inculpé.

On fera naturellement le parallèle avec Bradley Manning, ce soldat étasunien accusé d’avoir transmis des documents militaires classés secret défense dont les révélations avaient fortement participé au retrait des forces américaines en Irak. Mais Obama, conscient de son rôle de leader d’opinion à travers le monde, est allé encore plus loin en critiquant violemment la Russie, coupable à ses yeux de vouloir traiter d’égale à égale avec la Maison blanche. Une outrecuidance qu’il ne peut tolérer.

D’une manière pathétique, Obama a voulu tirer les oreilles de Poutine, regrettant secrètement son prédécesseur Medvedev et sa propension à répondre aux diktats de l’Empire. Il a notamment accusé le président de la fédération de Russie d’attiser la rhétorique anti-américaine. La relation entre les deux pays est marquée aussi par des intérêts conflictuels sur certaines questions clés comme le bouclier anti-missiles et la Syrie. Concernant ce conflit, sont naturellement mise en causes par le Kremlin les livraisons d’armes aux rebelles syriens pour déstabiliser le gouvernement souverain d’Assad, accusé par les États-Unis d’être pro-russe et pro-iranien.

Il va de soi que tous ceux qui ne s’inscrivent pas dans la droite ligne de la Maison blanche sont des adversaires acharnés des droits de l’homme. Des droits qu’Obama met en avant quand il s’agit de dénoncer les pressions faites sur les homosexuels en Russie… alors qu’il y a aujourd’hui aux États-Unis plus de Noirs en prison qu’il n’y avait d’esclaves en 1850. La référence récurrente à Al-Qaïda pour justifier la lutte contre le terrorisme apparaît dans ce contexte, ridicule. Combattue ici ou là, la mouvance islamiste a été soutenue hier en Libye et aujourd’hui en Syrie. Vous comprendrez aisément pourquoi on n’arrivera décidément pas à nous faire aimer cette Amérique-là. Nous sommes avec Manning et avec Snowden, pas avec ceux qui parlent de droits civils et font des affaires avec l’Arabie saoudite.

Capitaine Martin.

La NSA a violé les règles de confidentialité des milliers de fois par an, constate un audit (The Washington Post)

 
 

La National Security Agency (NSA) a enfreint les règles de confidentialité ou outrepassé son autorité légale des milliers de fois chaque année depuis que le Congrès a accordé à l’agence de nouveaux pouvoirs élargis en 2008, selon un audit interne et d’autres documents top-secret.

La plupart des infractions concernent une surveillance non autorisée d’Étasuniens ou de cibles de renseignements étrangers aux États-Unis, celle-ci étant limitée par la loi et les règles de l’exécutif. Elles vont de violations importantes du droit, à des erreurs typographiques qui ont abouti à l’interception non recherchée d’e-mails et d’appels téléphoniques aux États-Unis.

Les documents fournis plus tôt cet été au Washington Post par l’ancien agent de la NSA Edward Snowden, incluent notamment un niveau de détails et d’analyses qui ne sont pas systématiquement partagés avec le Congrès ou le tribunal spécial qui supervise la surveillance. Dans un des documents, des personnels de l’agence sont chargés de supprimer des détails et de les remplacer par un langage plus générique dans les rapports au ministère de la Justice et à l’office du Directeur du Renseignement national.

Dans un cas, la NSA a décidé qu’il n’était pas nécessaire de déclarer la surveillance involontaire d’Étasuniens. Un exemple notable en 2008, a été l’interception d’un "grand nombre" d’appels en provenance de Washington à la suite d’une erreur de programmation confondant l’indicatif régional 202 des États-Unis avec le 20, l’indicatif international de l’Égypte, selon une enquête de "contrôle de qualité" qui n’a pas été distribuée aux organismes de surveillance de la NSA.

Dans une autre affaire, la Foreign Intelligence Surveillance Court, qui a autorité sur certaines opérations de la NSA, n’a pas eu connaissance d’une nouvelle méthode de collecte jusqu’à ce qu’elle ait été en opération depuis plusieurs mois. Le tribunal a statué que c’était inconstitutionnel.

Un juge de la FISA : L’aptitude au contrôle du programme d’espionnage étasunien est limitée

L’administration Obama n’a fourni presque aucune information publique sur le dossier de conformité de la NSA. En Juin, après avoir promis d’expliquer le fonctionnement de la NSA "d’une manière aussi transparente que possible", le sous-procureur général James Cole a décrit des garanties étendues de surveillance qui maintiennent l’agence sous contrôle. "De temps en temps, il peut y avoir une erreur", a-t-il déclaré devant le Congrès.

L’audit de la NSA obtenu par Le Washington Post, daté de mai 2012 recense 2 776 incidents au cours des 12 mois précédents de collecte, de stockage, d’accès ou de transmission non autorisés de communications protégées par la loi. La plupart étaient involontaires. Beaucoup impliquent des manquements à l’application requise ou des violations de procédure d’exploitation standard. Les incidents les plus graves incluent une violation d’une ordonnance de la cour et une utilisation non autorisée de données sur plus de 3 000 Étasuniens et de détenteurs de carte verte.

Dans une déclaration en réponse aux questions de cet article, la NSA déclare qu’elle tente d’identifier les problèmes "le plus tôt possible, de mettre en œuvre des mesures d’atténuation dans la mesure du possible, et de réduire le nombre d’anomalies." Le gouvernement a été informé de l’intention du Washington Post de publier les documents qui accompagnent cet article en ligne.

"Nous sommes un organisme conduit par des êtres humains opérant dans un environnement complexe, avec un certain nombre de régimes réglementaires différents, de sorte que parfois nous nous trouvons sur le mauvais côté de la ligne," déclare un haut fonctionnaire de la NSA dans une interview, s’exprimant avec l’autorisation de la Maison Blanche sous condition d’anonymat.

"Vous pouvez le voir comme un pourcentage de notre activité totale qui se déroule chaque jour", dit-il. "Vous voyez un nombre qui en valeur absolue est assez important, et quand vous le regardez en termes relatifs, il est un peu différent."

Il n’existe aucun moyen fiable pour calculer dans le nombre de problèmes de conformité enregistrés combien d’Étasuniens ont eu leurs communications indûment collectées, stockées ou communiquées à des tiers par la NSA.

Les causes et la gravité des infractions de la NSA varient largement. Un incident sur 10 est attribuable à une erreur typographique dans laquelle un analyste entre une requête incorrecte et récupère les données sur des appels téléphoniques ou des e-mails aux États-Unis.

Mais les manquements les plus graves incluent l’accès non autorisé aux communications interceptées, la distribution à des tiers de contenus protégés et l’utilisation de systèmes automatisés sans garanties intégrées pour prévenir une surveillance illégale.

Lire le suite °°° (en anglais)

Barton Gellman – (The Washington Post)
Le 16 août 2013.



Edité par T 34 - 26 Aug 2013 à 02:08
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Le fournisseur de messagerie de Snowden se saborde pour ne pas céder aux pressions du gouvernement US. (Green Left Weekly)

 
 

Un nouveau donneur d’alerte est apparu avec une nouvelle révélation effrayante concernant la surveillance de Washington de ses citoyens. Mais il n’est pas autorisé à donner l’alerte sous peine de prison.

Tout ce que le dénonciateur pouvait faire était d’annoncer son acte de résistance et l’existence d’une menace contre lui. Il l’a fait dans l’émission de la chaîne de télévision progressiste aux Etats-Unis, Democracy Now !, le 13 Août.

Ladar Levison est le propriétaire de la société Lavabit, un fournisseur de messagerie qui offre aux utilisateurs un service sécurisé que le gouvernement ne peut pas pénétrer facilement. Il utilise un cryptage sophistiqué pour crypter les messages des utilisateurs dans un code difficile à craquer.

Il a récemment préféré fermer Lavabit plutôt que de remettre aux barbouzes du gouvernement certains des 410.000 fichiers de ses utilisateurs. En exprimant sa tristesse d’avoir à abandonner 10 ans de travail acharné dans la construction de Lavabit, il a comparé sa décision à celle « d’abréger la vie d’un animal de compagnie bien-aimé... devant le choix de le regarder souffrir ou de l’endormir tranquillement. »

« J’ai senti que je devais choisir entre le moindre mal et que la fermeture du service, si elle n’était plus sûre, était la meilleure option. »

Lavabit était le service de messageraie d’Edward Snowden. Snowden a déclaré que la décision de Levison était « une inspiration ».

Democracy Now ! a rapporté que Glenn Greenwald, le journaliste qui a été chargé de fournir à la presse les révélations de Snowden, a déclaré : « Ce qui est particulièrement effrayant à propos de l’auto-sabordage de Lavabit est que la société est bâillonnée par la loi et ne peut même pas discuter des problèmes juridiques qu’elle rencontre ni de la procédure judiciaire qu’elle a engagée. ».

« Autrement dit, le propriétaire américain de l’entreprise estime que ses droits constitutionnels et ceux de ses clients sont violés par le gouvernement américain, mais il n’est pas autorisé à en parler. »

Greenwald a ajouté : « Comme pour les personnes qui ont reçu des lettres de Sécurité Nationale en vertu du Patriot Act, Lavabit a été informée qu’elle risquait des sanctions pénales graves si elle discutait publiquement de ce qu’elle subissait. »

Levison a déclaré : « Pour simplement ajouter une chose aux commentaires de Greenwald, il y des informations que je ne peux même pas partager avec mon avocat, et encore moins avec le public américain. Donc, si nous parlons de secret, nous sommes dans un cas des plus extrêmes. »

« Et je pense vraiment qu’il est utilisé par l’administration actuelle pour couvrir des actions dont elle pourrait avoir honte. »

Présent aux côtés de Levison durant le programme se trouvait son avocat, Jesse Binnall.

L’échange suivant est instructif. Levison a déclaré : « J’ai toujours respecté la loi. C’est juste que dans ce cas, j’ai senti que le respect de la loi ... »

Binnall l’a interrompu : « Il doit faire attention à ce stade. Mais je pense qu’il peut s’exprimer sur le plan philosophique sur le... sa philosophie derrière la société Lavabit et pourquoi elle l’a amené à prendre la décision d’arrêter. »

En réponse à une question sur ce que Levison peut ou ne peut pas dire, Binnall a déclaré : « Ladar est dans une situation où il doit faire attention à chaque mot qu’il prononce devant la presse, de peur d’être emprisonné. Et nous ne pouvons même pas dire quelles sont les contraintes légales qui font en sorte qu’il est obligé de faire attention. »

« Mais le simple fait est qu’en réalité je suis ici à ses côtés parce qu’il y a des lignes très minces qu’il ne peut pas franchir, par crainte de se retrouver emmené avec des menottes. Et ce sont à peu près ces mêmes craintes qui ont conduit les pères fondateurs (des Etats-Unis – NdT) à nous donner le Premier Amendement. »

Amy Goodman de Democracy Now ! a ensuite indiqué que peu de temps après la fermeture de Lavabit, un autre fournisseur de messagerie crypté appelé Silent Circle avait lui-aussi fermé. Le fondateur et PDG Mike Janke a déclaré : « Il n’y a pas eu de préavis de 12 heures pour [mes clients]. Si nous l’avions annoncé à l’avance, cela aurait donné aux autorités le temps de déposer une lettre de Sécurité Nationale. »

« Nous avons décidé de détruire [Silent Circle] avant qu’on nous demande de remettre les données. Nous devions pratiquer la politique de la terre brûlée. »

En réponse, Levison a déclaré : « Je peux certainement comprendre sa position . Si le gouvernement avait appris que j’étais en train de fermer mon service – est-ce que je dire ça ? »

Binnall (son avocat) a répondu : « Je pense qu’il est préférable d’éviter ce sujet, malheureusement ... »

Levison a repris : « Oui, mais je vais dire que je ne crois pas avoir eu d’autre choix que de fermer sans préavis ... Je laisse à vos auditeurs le soin de comprendre pourquoi. »

Goodman a également demandé à Levison s’il pouvait dire oui ou non qu’il avait reçu une lettre de Sécurité Nationale. Levison a dit : « Non ». Binnall a ajouté : « Malheureusement, il ne peut pas. »

Democracy Now ! a ensuite diffusé un enregistrement de Barack Obama de 2005, lorsqu’il était sénateur et opposé à la loi autorisant les lettres de Sécurité Nationale.

Dans ce document, Obama déclarait : « C’est une loi qui met notre propre Ministère de la Justice au-dessus de la loi. Lorsque les lettres de sécurité nationale sont émises, elles permettent aux agents fédéraux de mener une recherche sur n’importe quel Américain, peu importe l’ampleur, peu importe l’étendue, sans jamais aller devant un juge pour prouver que la recherche est nécessaire. »

« Tout ce qui est nécessaire est la signature d’un agent du FBI local. C’est tout. Une fois qu’une entreprise ou une personne a reçu la notification qu’ils font l’objet de recherches, il leur est interdit de parler à quiconque à ce sujet .. »

« Et si quelqu’un veut savoir pourquoi leur gouvernement a décidé d’aller à la pêche aux informations dans tous les documents personnels ou privés, dans les livres de bibliothèque que vous avez lus, les coups de fil que vous avez passés, les courriers électroniques que vous avez échangés, cette loi n’accorde aucun droit de faire appel devant un tribunal. »

« Aucun juge n’examinera votre appel, aucun jury n’entendra votre cas. »

Levison a apporté une correction aux propos de M. Obama : « On peut recevoir un de ces ordres signé par un tribunal. Vous savez, nous avons le tribunal de la FISA, qui est de fait un tribunal secret, parfois appelé un tribunal fantoche parce qu’il n’y a pas d’opposition ... »

Au cours des audiences secrètes de la FISA, seul le gouvernement présente son cas. Les personnes visées ne sont même pas au courant de la procédure.

Ca, c’était Obama en 2005. A présent, nous avons Obama, président de l’Etat de Sécurité Nationale d’Amérique, qui défend le contraire.

Le fait même que Levison se soit présenté pour s’exprimer est une indication que malgré les énormes campagnes menées par le gouvernement, l’armée et les médias contre les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, les qualifiant de traîtres pour avoir révélé au peuple des États-Unis les crimes de ce qui est censé être « leur » gouvernement, la vérité a commencé à percer.

Autre signe qu’un nombre croissant de simples citoyens aux États-Unis commencent à s’inquiéter suite à ces révélations a été un vote à la Chambre des Représentants qui a failli supprimer le financement de certains des pires aspects du programme criminel de la NSA.

Ce projet de loi, rejeté par sept voix seulement, aurait empêché la collecte massive de données qui ne sont pas explicitement liées à des activités d’espionnage à l’étranger, le terrorisme ou les opérations de renseignement clandestines.

Bien sûr, les exonérations étaient suffisamment larges pour laisser passer un paquebot. Mais la collecte massive de données de chaque communication - comme révélée par Snowden – n’aurait plus été financée.

Que l’amendement ait failli être adopté à la Chambre des Représentants, connu et méprisé pour sa vénalité, indique l’ampleur du malaise populaire.

Le New York Times a récemment titré : « Les fuites de la NSA rendent improbables le Plan de cyberdéfense . » L’article racontait comment la super agence d’espionnage avait l’intention de « déployer l’équivalent d’une défense ’Guerre des Etoiles’ ... conçue pour intercepter les cyberattaques avant qu’elles ne paralysent des centrales électriques, des banques ou des marchés financiers. »

« Mais les responsables de l’administration disent que le plan, défendu par le général Keith B. Alexander, le directeur de la NSA et chef de la Cyber ​​Commande du Pentagone, n’avait pratiquement aucune chance d’aller de l’avant compte tenu des réactions contre la NSA après les dernières révélations sur son programme de surveillance .... »

« Le peu de confiance qui perdurait a disparu » a ajouté un officiel [supérieur du renseignement]. « Qui croira la NSA lorsqu’elle insiste qu’elle bloque les attaques chinoises mais n’utilise pas la même technologie pour lire vos courriers électroniques ? »

Une autre indication est un discours prononcé par Obama après ce vote. Dans ce discours, il a reconnu que beaucoup d’Américains ne font pas confiance au gouvernement sur ce plan.

Obama a promis des réformes pour introduire plus de « garanties » et de « transparence ». Cette réforme du vaste appareil d’espionnage sera proposée par l’appareil lui-même, dirigé par le Général Alexander. Nous pouvons tous dormir tranquille, nous a-t-il rassurés.

Barry Sheppard

http://www.greenleft.org.au/node/54790

Barry Sheppard a longtemps été un dirigeant du Socialist Workers Party au Etats-Unis et de la Quatrième Internationale. Il raconte son expérience au SWP dans un livre en deux volumes The Party — the Socialist Workers Party 1960-1988 disponible chez Resistance Books.

Traduction « euh... je voulais dire un truc, mais non finalement » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.


Un hebdomadaire révèle que les États -Unis ont espionné l'ONU et l'AIEA

Berlin, 26 Août (RHC-PL)- L'hebdomadaire allemand Der Spiegel a signalé, en faisant référence à une nouvelle série de documents secrets divulgués par l'ex analyste de l'agence, Edward Snowden que l' Agence de Sécurité Nationale (NSA) des États-Unis, a mis des microphones au siège des Nations Unies à New York .

Ces documents révèlent que la NSA n'espionnait pas seulement les Nations-Unies comme objectif d'espionnage mais aussi l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique, l'organisme de l'ONU spécialisé dans l'enquête sur le programme nucléaire iranien.

Dans le cas de l'ONU, les experts de la NSA sont arrivés à entrer dans son système de conférences de vidéo. Dans le laps de temps de 3 semaines le nombre de communications décodées est passé de 12 à 458 a indiqué Europa Press.

Les archives indiquent aussi que la NSA a espionné le consulat de l'Union Européenne à New York, après qu'il ait été transférée dans de nouveaux bureaux en automne 2012. Parmi les documents copiés par Snowden, il y avait des plans pour la mission du bloc, son infrastructure et ses serveurs.

Il a été révélé aussi que la NSA a payé des millions de dollars aux grandes entreprises d'Internet, dont Yahoo, Google, Microsoft et Facebook, pour compenser les coûts de gestion liés à ses demandes de surveillance informatique.

Dans de nouveaux documents donnés par Edward Snowden au journal britannique The Guardian, il est prouvé pour la première fois les liens entre ces entreprises d'Internet et les programmes d'espionnage des États- Unis.




Edité par T 34 - 30 Aug 2013 à 01:56
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Fin de la démocratie aux Etats-Unis d’Amérique ?

par David Brooks *

Toutes les versions de cet article : [Español]

Il y a chaque fois plus des doutes sur le fait que la démocratie existe encore dans ce pays, avec des voix importantes déclarant qu’une telle chose est nulle et vide. Noam Chomsky le dit depuis longtemps. Gore Vidal avait conclu que le système Américain était celui d’un seul parti, avec deux ailes droites.

Certains ont affirmé que l’inégalité économique croissante, la concentration de richesse, annulent effectivement la démocratie. D’autres signalent que cela est déjà une ploutocratie, et qu’il a des éléments d’un État dictatorial ou totalitaire.

Chris Hedges, correspondant de guerre et Prix Pulitzer, du New York Times, et plus récemment, comme commentateur/analyste indépendant, conclut que, avec le jugement et la condamnation de Bradley Manning, le jeu démocratique a pris fin dans ce pays.

Le verdict rapide et brutal imposé à Manning implique que nous sommes devenus un pays régi par des gangsters, affirme Hedges dans sa colonne en Truthdig la semaine passée [« Bradley Manning and the Gangster State », ]. « Indique le volte face de notre ordre moral et légal, la mort des médias indépendants, et la mauvaise utilisation ouverte et flagrante de la loi pour prévoir toute supervision ou enquête sur des abus officiels du pouvoir, y compris des crimes de guerre. La passivité de la majorité des citoyens de la nation – la population la plus épiée, la plus manipulée et contrôlée dans l’histoire humaine devant le lynchage judiciaire de Manning implique qu’ils seront les suivants. Les mécanismes institutionnels n’existent déjà plus pour arrêter le détournement de nos libertés civiles les plus fondamentales… ou pour prévoir la guerre préventive, le meurtre de citoyens us par leur gouvernement et l’annulation du caractère privé », a-t-il écrit.

Il a souligné que le jugement de Manning est un des jours plus importants de l’histoire américaine : « il marque le jour où l’État a formellement déclaré que tous ceux qui nomment et révèlent ses crimes deviendront des prisonniers politiques ou seront forcés, comme Edward Snowden, et peut-être Glenn Greenwald, de rester en exil le reste de leurs vies. Il marque le jour où le pays a laissé toute prétention de démocratie…il marque le jour de la chute du masque de la démocratie, en soi déjà une fiction, et ses substitutions par la face laide et nue du totalitarisme corporatif…. Ceux qui n’acceptent pas le pouvoir étatique illimité, toujours le chemin vers la tyrannie, seront poursuivis sans trêve. Mercredi nous sommes devenus des vassaux ».

Chomsky a depuis longtemps signalé que, dans la pratique, cela fait un moment qu’on ne peut pas se considérer comme une démocratie. Il indique qu’on doit seulement observer que les dirigeants politiques œuvrent presque toujours contre les intérêts des grandes majorités, et qu’ils y parviennent en maintenant le déguisement d’une démocratie à travers une presse aux ordres et l’ industrie des relations publiques. Dans un discours la semaine dernière, Chomsky rapporte que certaines des grands et prestigieux Instituts de sondages sont arrivés à la conclusion que « approximativement 70 % de la population – 70 % inférieurs sur l’échelle de richesse/revenus n’a aucune influence sur les politiques (du pays). Ils sont effectivement privés (de toute participation démocratique). En montant l’échelle de richesse/revenus on a chaque fois plus d’influence sur les politiques. Quand on est au plus haut, ce qu’est peut-être un dixième du un pour cent, les gens obtient essentiellement ce qu’ils souhaitent, c’est à dire, déterminer les politiques. Alors le terme approprié pour cela n’est pas la démocratie ; c’ est la ploutocratie ».

Plus encore, et ceci a à voir avec les dénonciateurs qui révèlent des secrets officiels, Chomsky rappelle que le pouvoir doit être maintenu hors de la vue publique et cite un des politologues le plus importants du pays, Samuel Huntington, de l’Université de Harvard, qui indiquait qu’ un principe scientifique est que le pouvoir demeure fort, tant qu’il restera dans l’ombre. Exposé à la lumière du soleil, il commence à s’évaporer. Manning et Snowden, souligne Chomsky, sont emprisonnés ou poursuivis à cause de leur décision de ne pas avoir compris ce principe scientifique.

Mais ce ne sont pas seulement quelques journalistes furieux et intellectuels publics de l’envergure de Chomsky qui avertissent que la démocratie US a été annulée. L’ex président Jimmy Carter, en s’exprimant dans un forum à huis clos le mois dernier, a abordé le sujet de l’espionnage et des violations de droits de l’homme qu’il implique, et a conclu, selon Der Spiegel, que les Etats-Unis n’a pas une démocratie fonctionnelle à l’heure actuelle. Dans un entretien semaines avant ceci, Carter avait déjà affirmé publiquement que, bien que Snowden ait violé la loi en exfiltrant de l’information secrète, « je pense que l’invasion des droits de l’homme et du caractère privé aux Etats-Unis sont arrivés à un point extrême…je crois que cette invasion du caractère privé a été excessive ».

Pour l’influent commentateur noir us Tavis Smiley, écrivant dans le Washington Post, « la pauvreté menace notre démocratie ; c’ est maintenant une affaire de sécurité nationale. Comme a dit (Martin Luther) King, la guerre est l’ennemi des pauvres… Et de la même manière que King a vécu sous surveillance constante, notre gouvernement maintenant paraît nous épier tous ».

Juan Cole, intellectuel de renom, et professeur d’histoire à l’Université de Michigan, a offert un commentaire simple sur comment créer une dictature dans son blog, [Informed Comment, en faisant une liste ce qui est requis, y compris classer comme secret tout crime gouvernemental et violation de la Constitution ; surveiller le public en violation de la Constitution ; « criminaliser encore plus des dénonciations (d’abus du gouvernement) comme « terrorisme » » et criminaliser comme espionnage la révélation de crimes d’espionnage du gouvernement.

Le dirigeants politiques ne se lassent pas de répéter que tout ce qu’ils font, tant dans le domaine de la sécurité nationale, comme dans celui des politiques économiques et sociales, est au nom de la défense de la démocratie et de la liberté et du rêve américain, ici, et dans le monde. Mais peuvent-ils défendre la démocratie en secret et en agissant comme si le peuple et les défenseurs des libertés civiles et les dissidents étaient l’ennemi ?

David Brooks pour La Jornada

[La Jornada]]-> http://www.jornada.unam.mx/2013/08/...]. Mexique, le 26 août 2013.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo. París, le 31 août 2013.



Edité par T 34 - 14 Sep 2013 à 00:07
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Des étudiants étasuniens s'opposent à ce que l'ex directeur de la CIA soit leur professeur

New York, 14 septembre, (RHC).- Des étudiants de l'Université étasunienne de New York ont exprimé leur mécontentement pour la nomination de David Petraus, ex chef de la CIA comme professeur de ce centre de hautes études. Ils ont qualifié ce général à la retraite de criminel de guerre.

Les étudiants ont accueilli Petraus, qui a été le commandant lors de l'invasion contre l'Irak et l'Afghanistan, avec des cris d'assassin.

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Un "monde meilleur" et "un pays d'exception"

Par emcee le samedi 14 septembre 2013, 19:32 - Moyen Orient - Lien permanent
 
Quelques nouvelles en vrac parues ces derniers jours sur l'"exceptionnalisme" US (NB; les articles sont en anglais):

Le Texas sur le point d'exécuter un homme parce qu'il faisait partie d'un gang.

Robert Garza doit être exécuté prochainement parce qu'il faisait partie d'une bande où l'un d'eux a commis un meurtre. Mais l'état du Texas n'a même pas dû prouver qu'il était le meurtrier.
Cela, en vertu d'une loi texane, the Law of Parties, qui ne demande pas à l'accusation de prouver que l'accusé a tué quelqu'un, ni même qu'il avait l'intention de le faire, mais seulement de démontrer qu'il est impliqué dans une affaire où un meurtre a été commis.
Ainsi, quelqu'un qui conduit un coupable devant un supermarché et l'attend à l'extérieur pendant un braquage, peut être aussi accusé de meurtre si l'autre personne tue quelqu'un à l'intérieur du magasin.

Zimmerman, soutenu par toute l'Amérique blanche raciste lors du procès suite à la mort de Trayvon Martin, refait parler de lui.
Ce pauvre gars qui s'était "défendu" contre un jeune noir désarmé en l'abattant avec son arme à feu, a fait l'objet d'une plainte de la part de sa femme (qui s'est ensuite rétractée), qui l'a accusé de l'avoir agressée et menacée de son arme, et d'avoir donné un coup de poing à son père.
Il nie tout, évidemment.
D'ailleurs, il a toujours le droit de porter une arme à feu sur lui.
C'est dire s'il est innocent.

Dans l'Indiana, un policier tire de nombreuses fois avec son taser, même après qu'il eut été menotté, sur le patient d'une maison de retraite, un homme nu de 64 ans souffrant de la maladie d'Alzheimer.

Il est temps de mettre fin aux attaques de drones US contre les enfants au Pakistan, au Yémen et en Afghanistan, dit cet article.
178 enfants pakistanais ont été tués par les drones US (vidéo).
Alors, on le voit, l'empathie d'Obama s'arrête quand il n'a plus besoin d'enfants-alibis pour faire la promotion de ses guerres d'agression.

Le Nevada se débarrasse de handicapés mentaux en les faisant monter dans un bus pour la Californie.
Selon la ville de San Francisco, au cours des cinq dernières années, l'état du Nevada a refilé 1.500 de ses handicapés mentaux à d'autres états en les envoyant de l'autre côté de leurs frontières sans qu'il y ait eu d'accords préalables ni avec les familles, ni avec d'autres HP.
Beaucoup d'entre eux, désorientés, se sont retrouvés sans soins et à la rue.

Le lobby des armes, la NRA, prétend que ce ne sont pas les armes à feu qui tuent mais les gens. La couverture du dernier rapport de Children's Defense Fund sur la violence par les armes à feu aux US indique :

"Le nombre d'enfants et d'adolescents tués par une arme à feu en un an pourrait remplir 134 salles de classe de 20 élèves chacune.

En 2010, 2.694 personnes ont été tuées par une arme à feu.
Un enfant/adolescent est mort toutes les 3 heures et 15 mn.
Il y a eu près de 3 fois plus d'enfants/adolescents blessés aux Etats-Unis par une arme à feu en 2010 que de soldats US blessés au combat en Afghanistan; et 82 enfants de moins de cinq ans sont morts par arme à feu contre 55 policiers en service.

La liste pourrait s'allonger indéfiniment. Ainsi, on pourrait parler également des saisies de maisons qui mettent les gens à la rue, des attaques contre la santé des femmes, de la culture du harcèlement et du viol dans les universités (entre autres), des écoles qui ferment dans les quartiers défavorisés, des enseignants qui sont licenciés en masse et réembauchés (pour certains) pour un salaire très inférieur et des horaires bien plus élevés, des incarcérations qui sont les seuls débouchés pour une partie des élèves pauvres, des universités de plus en plus inaccessibles aux classes moyennes, des diplômes universitaires chèrement acquis qui n'offrent pas d'emplois sûrs et bien rémunérés, des étudiants qui croulent sous des dettes qu'ils ne pourront pas rembourser en toute une vie, des villes sinistrées déclarées en faillite, comme Detroit … et de bien d'autres choses encore.
Alors, oui, "exception", il y a, pour qu'un pays qui se dit "démocratique" accumule autant d'atteintes aux droits humains, comme l'accès à l'éducation, à la santé, au logement, à la justice, etc., caractéristiques, en général, des Etats totalitaires.
Un pays qui, quoi que nous en dise la propagande sur la "liberté" et autres slogans vides de sens, devient de plus en plus un état policier à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières.

Marissa Mayer (Yahoo) redoute la prison pour haute trahison en défiant la NSA
 
Lors d’un entretien sur TechCrunch, la "dame de fer" de Yahoo! a affirmé qu’elle voulait protéger ses utilisateurs d'un « gouvernement tyrannique ».
 
a patronne de Yahoo, Marissa Mayer, a déclaré mercredi qu'elle redoutait la prison pour haute trahison si elle refusait d'obtempérer aux demandes des services d'espionnage américains de renseignements sur les utilisateurs de Yahoo.
Mme Mayer a fait ces commentaires au forum sur les nouvelles technologies TechCrunch Disrupt à San Francisco alors qu'elle était interrogée sur ce qu'elle envisageait de mettre en place pour protéger les utilisateurs de Yahoo contre ce « gouvernement tyrannique ».
Selon elle, Yahoo examine et résiste aux demandes de renseignements du gouvernement américain, mais si la société perd ces batailles, elle devra obtempérer ou risque de passer pour un traitre.
Les demandes de renseignements autorisées par la justice sont imposées à l'entreprise avec interdiction pour celui qui les reçoit d'en parler et même d'en révéler l'existence.

La révélation d'informations classées

« Si vous ne coopérez pas, c'est une trahison », a déclaré Mme Mayer soulignant qu'elle ne pouvait donner plus de détails sur les demandes des agences de contre-espionnage concernant les utilisateurs de Yahoo.
« Nous ne pouvons pas en parler parce que ce sont des informations classées », a-t-elle ajouté. « Révéler ce type d'information relève de la trahison et vous êtes incarcéré. En ce qui concerne la protection de nos utilisateurs, il y a plus de sens à travailler à l'intérieur du système ».
Les groupes technologiques américains sont sous pression après les révélations sur le programme américain de surveillance Prism, grâce auquel l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a obtenu d'eux des milliers de données numériques concernant des utilisateurs d'internet.
 


Edité par T 34 - 15 Sep 2013 à 22:20
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2013 à 21:18

Ces Américains qui se rebellent contre le système sécuritaire

 
Romain Mielcarek

Alors que des drones commencent à être utilisés aux Etats-Unis pour effectuer des relevés agricoles ou pour aider la police, des habitants du Colorado menacent de les abattre à coups de fusil. Ailleurs dans le pays, on écrit le 4e amendement de la Constitution sur ses sous-vêtements pour dénoncer les scanners corporels des aéroports. Tout est bon pour lutter contre le système sécuritaire.

« Ceux qui abandonnent les libertés fondamentales, pour préserver une sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté, ni la sécurité ».

Cette célèbre citation de Benjamin Franklin illustre, au XVIIIe siècle, un débat typiquement américain qui secoue déjà les Pères fondateurs de la nation. Près de 250 ans plus tard, d’autres Américains perpétuent cette tradition de l’opposition à un système sécuritaire en redoublant d’ingéniosité face à une société qui, depuis une dizaine d’années, mise largement sur ses services de surveillance et de renseignement.

Au cours de l’été, c’est un petit village du Colorado qui s’est illustré à la pointe de cette lutte. À Deer Trail, on souhaite proposer des permis de chasse au drone, accompagnés de récompenses allant de 25 à 100 dollars pour chaque engin sans pilote abattu. Son maire, Philip Steel, assure dans les médias nationaux refuser de « vivre dans une société sous surveillance » avec « l’impression de vivre dans une prison virtuelle ». Sa motion a été bloquée de justesse, début août, par le conseil municipal, trois voix contre trois.

À Deer Trail, personne n’a pourtant jamais vu passer de drone. Et c’est bien normal, car la circulation de tels engins dans l’espace aérien civil n’est pour l’instant qu’un projet de l’Administration fédérale de l’aviation (FAA).

Six zones test doivent permettre d’évaluer l’apport de ces appareils dans la vie quotidienne : suivi de trafic routier, relevés agricoles, mais surtout, selon les opposants, surveillance policière.

Sur le projet de permis de chasse de Philip Steel, il est précisé que l’usage est cantonné à « l’espace aérien souverain de Deer Trail » et qu’il pourrait « ne pas être reconnu par des municipalités, Etats et gouvernements tyranniques ». Le bruit médiatique a suscité un vrai enthousiasme pour le village qui espère en tirer quelques subsides touristiques, en devenant officiellement la première ville américaine à autoriser la chasse aux drones. Plusieurs centaines de personnes ont déjà demandé leur permis, en attendant un nouveau vote courant octobre.

Des perruques anti-caméras et des slips constitutionnels

Plusieurs associations et militants, à travers les Etats-Unis, multiplient les initiatives pour dénoncer la surveillance abusive des populations. Les membres de l’un des principaux mouvements nationaux, le Centre d’information sur la vie privée et l’électronique (EPIC) ont par exemple pris l’habitude d’inscrire le 4e amendement de la Constitution avec une encre métallique sur leurs sous-vêtements. Un moyen de protester contre les scanners corporels installés dans les aéroports depuis quelques années, en rappelant leur droit fondamental à ne pas subir de perquisition sans décision judiciaire.

Plus récemment, un artiste new-yorkais a lancé une gamme de vêtements et d’accessoires pour échapper à la surveillance électronique. Adam Harvey commercialise aussi bien des parkas métallisées qui bloquent les émissions thermiques pour ne pas être visible sur les caméras, que des perruques et maquillages qui neutralisent les logiciels de reconnaissance faciale.

Fin août, en plein scandale Prism, Adam Harvey finalisait une collecte pour un nouveau projet. Le Off Pocket, une housse pour téléphone mobile, permet de bloquer intégralement tous les signaux de son portable. Si l’accessoire empêche de recevoir SMS et coups de fil, il neutralise aussi la possibilité pour la NSA de suivre ou écouter son propriétaire. Le fabricant assure même que son système est plus efficace que ceux utilisés par les autorités américaines. Grâce à une collecte en ligne pour produire à grande échelle son Off Pocket, Adam Harvey a récolté quelque 56 000 dollars auprès de 668 donateurs.

Basculement de confiance historique dans l’opinion contre la NSA

Les révélations d’Edward Snowden sur un espionnage à grande échelle des populations par la NSA ont bouleversé l’opinion publique. Habituellement transigeante vis-à-vis de ce type de dispositifs, elle s’est montrée au cours de l’été plus sceptique que jamais envers les activités gouvernementales.

Selon un sondage mené par l’institut Pew Research, 47% des Américains se déclarent défavorables à la récolte massive de données par le gouvernement. Parmi eux, plus de la moitié se dit convaincue que ces informations ne permettent en aucun cas d’appréhender de potentiels terroristes.

En juillet, une autre étude du Pew Research révélait que, pour la première fois, le nombre d’Américains estimant que les infractions aux libertés individuelles étaient allées trop loin était passé au-dessus de ceux qui acceptaient ces mesures. Aujourd’hui, ils sont 47% à estimer que les services de renseignement ont dépassé les limites.

Un sentiment qui peine à se répercuter au sein du Congrès américain où les parlementaires siégeant dans les commissions sur le renseignement restent très favorables à la plupart des projets sécuritaires. Fin juillet, le site Wired relevait une inquiétante réalité dans les comptes de nombreux élus. Au cours du vote d’un projet d’amendement contre les écoutes téléphoniques de la NSA, ils étaient 217 contre 205 à rejeter le texte. En moyenne, ces 217 élus opposés à un meilleur contrôle de la NSA ont reçu deux fois plus de financements de la part des industries du secteur de la sécurité et de la défense que leurs adversaires…

Nouvelle fusillade aux Etats-Unis, le débat sur la vente d'armes relancé

Une nouvelle fusillade a fait treize morts lundi, dont son auteur présumé, en plus de huit blessés, sur un site de l'US Navy à Washington. Les motivations du tueur restent inconnues. Il conservait toutefois un port d’arme malgré deux arrestations pour avoir fait usage de son arme à feu.

La police cherche toujours ce mardi à déterminer les motivations de l’auteur de cette fusillade. Le tireur, abattu par les forces de l'ordre, s'appelle Aaron Alexis, un Noir de 34 ans de Fort Worth (Texas), selon le FBI, et il a pu "pénétrer (dans les locaux de la Marine) par des moyens légitimes". Il travaillait comme informaticien pour un sous-traitant d’HP, chargé de mettre à jour l'intranet de l'US Navy et des Marines. Dans sa recherche de mobile, le FBI a lancé un appel au public pour obtenir des renseignements. "Nous cherchons à savoir tout ce qui est possible sur ses récents mouvements, ses contacts et ses connaissances".
Aaron Alexis avait passé près de quatre ans dans la Marine américaine, comme réserviste de mai 2007 à janvier 2011, mais les raisons de son départ restent aussi indéterminées. Selon Associated Press toutefois, le suspect de la fusillade souffrait de troubles mentaux sérieux, notamment de paranoïa et de troubles de sommeil. Il entendait des voix et était suivi depuis août par l'administration des vétérans.

 L’auteur de la fusillade était équipé d'un fusil d'assaut AR-15, d'un fusil à double canon et d'un pistolet. Il avait un permis de port d'arme. Pourtant, il avait été arrêté en 2010 pour avoir vidé son chargeur à travers le plafond de sa voisine, contre laquelle il avait porté plainte pour nuisances sonores. Les charges avaient été abandonnées. "Il a été déterminé qu'Alexis nettoyait son arme dans son appartement quand le coup est parti accidentellement. Une balle a atteint l'appartement du dessus. Personne n'a été blessé", a assuré une porte-parole du procureur du comté de Tarrant dans un communiqué.  Quelques années plus tôt, en 2004, la police de Seattle l'avait interpellé après qu'il eut tiré trois balles dans les pneus d'un ouvrier qui s'était garé devant chez lui. Il avait dit à la police qu'il était en colère mais ne se souvenait de rien.

"Nous sommes face à une nouvelle fusillade et aujourd'hui elle s'est produite sur un autre site militaire, dans la capitale de notre pays", a déploré Barack Obama. Le président avait prôné un durcissement de la législation sur les armes à feu après la tuerie de Newton, dans le Connecticut, qui avait coûté la vie à 20 écoliers et six adultes, mais a renoncé suite à l'opposition du Sénat.


 



Edité par T 34 - 18 Sep 2013 à 19:28
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Etats-Unis, avec Volkswagen, le mur antisyndical du Sud se fissure

Pour la première fois dans le Sud des Etats-Unis, une section syndicale va s’implanter dans une usine automobile.

Les quelques bonnes nouvelles qui peuvent parfois nous parvenir d’outre-Atlantique relèvent souvent du champ sociétal (un Etat a aboli la peine de mort, un autre a promulgué le mariage gay), quelquefois du champ politique (l’opposition de l’opinion publique à des frappes militaires en Syrie), beaucoup plus rarement du champ économique et social. C’est dire la valeur de l’information suivante : le syndicat de l’automobile (UAW, United Auto Workers) va s’implanter dans l’usine Volkswagen de Chattanooga, dans le Tennessee. Cet Etat, comme tous ses voisins du Sud américain, a développé des législations antisyndicales, sous la houlette des législatures républicaines. Cela a facilité une délocalisation en interne de l’industrie automobile aux Etats-Unis : de Detroit et des villes du Nord industrialisé aux syndicats puissants et aux conventions collectives favorables aux ouvriers vers le sud de la ligne Mason-Dixon (qui marquait la frontière entre la Confédération et l’Union pendant la guerre civile de 1861-1865 et qui constitue toujours une frontière politique).

C’est donc un coup d’ampleur qui est porté à cette stratégie. Il y a une semaine, Bob King, le président de l’UAW a annoncé qu’une majorité des 2700 salariés de l’usine Volkswagen avaient signé les « authorization cards », permettant ainsi au syndicat d’être considéré comme représentatif et de pouvoir ouvrir un « local » (une section syndicale). Etape suivante : la négociation d’une convention collective. Avec Chattanooga, l’UAW trouve sa première implantation dans le Sud.

Les élus républicains sont furieux. Ils ont déroulé le tapis vert (plus de 500 millions de dollars d’aides publiques) au constructeur automobile allemand et voici que celui-ci ouvre une brèche dans la politique du « right-to-work » (législations locales qui disposent que moins le salarié a de droits, meilleur c’est pour l’économie). « Que le management de Volkswagen invite le syndicat UAW dans son usine dépasse l’imagination », s’est étouffé le sénateur républicain du Tennessee Bob Corker. Ce n’est pas tout à fait la direction du groupe qui a favorisé la syndicalisation ! Celle-ci a aussi été rendue possible par la "gentille" pression du puissant syndical, IG Metall. « Nous ne voulons pas d’un village gaulois chez Volkswagen. Avec l’élection probable d’une commission équivalente à un comité d’entreprise allemand à Chattanooga, les 100 usines de Volkswagen dans le monde disposeront d’une assemblée de représentation des travailleurs », a expliqué à l’Expansion un responsable de l’IG Metall à Francfort. Désormais, les usines de BMW en Caroline du Sud et Mercedes-Benz en Alabama sont invitées par les responsables syndicaux à laisser les travailleurs créer une section syndicale.

Christophe Deroubaix

Permis de port d'arme aux Etats-Unis: même les aveugles y ont droit
 
Par RFI

S’il est une bataille que Barack Obama n’a pu remporter, c’est celle sur le contrôle des armes. Un an après le massacre dans une école du Connecticut, le Congrès n’a toujours pas adopté une loi qui permettrait de réglementer plus strictement la vente d’armes. Faute d’une loi fédérale, les Etats ont imposé leurs propres textes qui, souvent, aggravent le problème plus qu’ils ne le résolvent.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Dans les Etats où, soit le gouverneur, soit l’assemblée locale sont entre les mains des républicains, les lois gouvernant l’achat ou la possession d’armes sont beaucoup plus laxistes.

C’est le cas du Texas, de l’Ohio, du Minnesota ou encore du Missouri. Mais c’est sans doute l’Iowa qui remporte la palme. Dans cet Etat rural du Middle West, même les aveugles peuvent posséder une arme. C’est le cas de Michael Barber, aveugle de naissance, qui avec l’aide d’un instructeur qui lui dit comment tenir son revolver et dans quelle direction l’orienter a commencé à s’entraîner. Il a expliqué pourquoi sur la chaîne CNN : «Vous savez, j’espère sincèrement que je n’aurai jamais à tirer sur quelqu’un. Je préfèrerais ne pas avoir à le faire, mais si je le devais pour me protéger, alors oui je le ferais».

Pour le shérif du comté, cela ne pose pas de problème qu’un mal-voyant soit armé. «Les gens pensent qu’ils vont tirer à l’aveuglette en entendant des bruits. Ils ne comprennent pas que les mal-voyants sont aussi des personnes raisonnables» explique-t-il.

Commentaire du chanteur Stevie Wonder qui est lui-même aveugle : «Vous m’imaginez avec une arme. Cette loi est dingue».

 


Edité par T 34 - 18 Sep 2013 à 23:16
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Le premier qui tire a raison !

Comme à l’occasion des précédentes fusillades, celle de Washington a aussitôt suscité un contre-feu en règle de la National Rifle Association (NRA), le lobby des vendeurs d’armes.

La fusillade de Washington a, une fois de plus, déchaîné – avec toute l’hypocrisie de la compassion envers les victimes – les fanatiques de la gâchette et leur porte-parole, l’Association nationale des armes à feu, la NRA. Le pseudo-argument, toujours ressassé, consiste à affirmer que si les victimes avaient été armées, elles auraient pu empêcher le meurtrier de continuer à tuer…

En 2008, la Cour suprême des États-Unis a aboli une réglementation du district de Columbia, l’enclave fédérale de Washington, prohibant la libre possession d’armes de poing. Ce jugement, prononcé au nom de la Constitution, tout particulièrement son second amendement, préconisant selon les juges « le droit du peuple à posséder et porter des armes », a été appliqué par la Cour à l’ensemble du pays au nom du droit à « l’autodéfense armée », en juin 2010.

Pour le juge Samuel Alito, « le droit de posséder et de porter une arme » fait partie de « ces droits fondamentaux nécessaires à (notre) système de liberté ».

Le « lobbying » de la NRA, sa propagande et ses pressions financières font et défont des élus locaux et nationaux au gré de leur docilité. Et des centaines de millions viennent, bien sûr, du complexe militaro-industriel. Ainsi, lorsque le président Obama avait voulu légiférer en faveur de l’interdiction des armes automatiques tirant plus de 20 balles en une seule rafale, les ventes d’armes à feu s’étaient élevées à près de 10 millions d’unités en trois semaines. Au moins 300 millions d’armes individuelles sont en circulation « légale » aux États-Unis… Un record mondial, comme celui du nombre de victimes : 30 000 morts et 70 000 blessés, environ, par an. Paradoxalement, le nombre de détenteurs diminue : moins de 30 % de ménages possèdent aujourd’hui une arme.

La culture du western – « le premier qui tire a raison » – n’a pas toujours été une des « valeurs » des États-Uniens. Elle s’est développée à partir des années 1950 avec la chasse aux « rouges », dans un contexte de guerre froide légitimant toute violence au nom de l’autodéfense. Dans les années 1970, le culte des armes au nom de la liberté et du droit est devenu une plaie qui gangrène la société. Dans plus de vingt États, les lois « Stand your ground », le « droit » de « tenir tête » face à une personne soupçonnée d’intention agressive, légalisent le droit de tirer sur tout ce qui bouge, même si la victime n’était ni armée ni agressive… Une législation qui doit rendre jaloux Mme Le Pen et ses affidés.

Au nom de ce « droit », les shérifs de l’Iowa autorisent le port d’arme aux... aveugles.

Michel Muller

La litanie 
des fusillades se poursuit

Un ancien militaire a tué douze personnes, lundi, sur un site de la Marine américaine, à Washington, avant d’être abattu. Ce drame relance une nouvelle fois le débat sur les armes.

Près de quatre ans après l’assassinat de treize militaires américains sur la base de Fort Hood, au Texas, le 5 novembre 2009, par le commandant Nidal Hasan (condamné à mort le mois dernier) pour venger les musulmans tués en Afghanistan et en Irak, une nouvelle fusillade sur un site sensible a endeuillé les États-Unis.

Mais cette fois, elle a eu lieu dans le centre de Washington, non loin du Capitole et de la Maison-Blanche. Lundi matin, Aaron Alexis, trente-quatre ans, ancien réserviste de la Marine, est entré légalement à l’intérieur d’un bâtiment de l’US Navy après avoir franchi deux contrôles de sécurité non pourvus de détecteurs de métaux. Équipé d’un fusil automatique AR-15, d’un fusil à pompe et d’un pistolet, il a ouvert le feu à l’intérieur d’un bâtiment de la Navy Yard, un complexe de 16 blocs d’immeubles où travaillent 3 000 personnes. Il a tué douze personnes et en a blessé huit autres, avant d’être abattu par la police.

les intentions du tueur encore inconnues

Vingt-quatre heures après ce drame, les intentions du tueur demeuraient encore inconnues. Selon son père, Aaron Alexis souffrait de troubles de stress post-traumatique après les attentats du 11 septembre 2001. D’après CNN, il avait contacté récemment deux hôpitaux pour anciens combattants pour bénéficier, semble-t-il, d’une prise en charge psychologique.

Recruté par un sous-traitant de Hewlett-Packard et chargé de la mise à jour du réseau intranet de la Marine américaine, Aaron Alexis, réserviste de mai 2007 à janvier 2011, avait été renvoyé pour plusieurs écarts de conduite. Le 4 septembre 2010, il avait tiré une balle dans le plafond de son appartement. « Il a été déterminé qu’Alexis nettoyait son arme dans son appartement quand le coup est parti accidentellement. Une balle a atteint l’appartement du dessus. Personne n’a été blessé », a expliqué une porte-parole du procureur du comté de Tarrant. Plus gênant, il avait été arrêté en 2004, à Seattle, pour avoir tiré dans les pneus de la voiture d’un automobiliste. « C’est difficile de croire que quelqu’un qui a un passif comme celui de cet homme ait pu obtenir les autorisations et les qualifications pour entrer sur la base », s’est étonné Vincent Gray, le maire de Washington.

Cette fusillade a une nouvelle fois relancé le débat sur la libre circulation des armes aux États-Unis. « Nous sommes face à une nouvelle fusillade et, aujourd’hui, elle s’est produite sur un autre site militaire, dans la capitale de notre pays », a déploré Barack Obama. Le président américain a prôné un durcissement de la législation sur les armes à feu après la tuerie de Newtown, en décembre 2012.

« Ce nouvel événement s’ajoute à la litanie de massacres qui ont lieu quand une personne dérangée, ou un tueur ayant un compte à régler, est capable d’obtenir de multiples armes, y compris des fusils d’assaut de type militaire, et de tuer de nombreuses personnes en peu de temps », s’est indignée Dianne Feinstein, sénatrice et auteur d’une proposition de loi contre les armes semi-automatiques, cette année. « Le Congrès doit arrêter d’esquiver ses responsabilités et poursuivre un débat réfléchi sur la violence due aux armes à feu dans ce pays », a-t-elle ajouté. En attendant, les drapeaux du pays sont en berne jusqu’à vendredi.

Damien Roustel

 


Amenaza número uno : EE.UU. se ha pasado la mayoría de su existencia involucrado en guerras


Edité par T 34 - 24 Feb 2015 à 00:50
Patria socialismo o muerte

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  Citer Résistance Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Nov 2013 à 19:12
ObamaCare ? Santé précaire !





Le Patient Protection and Affordable Care act (loi sur la protection des patients et des soins abordables ou Obamacare) devait être la mesure phare du premier mandat de Barack Obama en constituant le principal volet de la réforme du système de protection sociale aux États-Unis. Un peu plus d’un mois après son entrée en vigueur, l’expérience tourne au fiasco.

Le site HealthCare.gov aurait ainsi dû permettre à ceux qui sont sans police d'assurance d’en souscrire une dès le 1er octobre. Mais il a connu de graves dysfonctionnements. Pas loin de trois millions d'Américains curieux de savoir s'ils étaient éligibles à la couverture maladie universelle offerte par l'État ou à l'assurance maladie low-cost privée garantie par l'État se sont rués sur le site dès les premières heures suivant sa mise en ligne, occasionnant des problèmes de connexion et des ralentissements du trafic. Seulement 27.000 personnes avaient réussi à y souscrire une assurance en octobre (106.000 au total, en comptant les sites gérés directement par quatorze États), alors que la réforme vise à couvrir à terme quelque trente millions de personnes jusqu'alors sans protection de santé.

Le président Obama a accusé encore un peu plus le coup lorsque des compagnies d'assurance ont commencé à envoyer des lettres de résiliation de polices d'assurance à des milliers de clients. En effet, la loi de 2010 comporte des critères qui, s'ils ne sont pas remplis par les assureurs, rendent leurs contrats non avenus. Les difficultés précédemment citées rendent biens sûr difficiles de nouvelles souscriptions. Le locataire de la Maison Blanche a affirmé, jeudi 14 novembre, avoir reçu «  cinq sur cinq » les plaintes de ses compatriotes concernés par le problème, et a annoncé une solution administrative en forme de concession pour leur permettre de les garder. La solution administrative annoncée par le président vise à permettre à des millions d'assurés actuels de conserver pendant encore un an leurs forfaits d'assurance menacés de résiliation car ils ne répondaient pas aux nouveaux critères exigeants de la loi en termes de couverture.

L'Obamacare partait d’un bon sentiment. Il vise à rendre l'assurance maladie obligatoire pour tout Américain. Pourtant, des millions de pauvres pourraient se retrouver sans assurance maladie, faute de pouvoir prétendre au Medicaid (la couverture maladie publique pour les personnes à faible revenu et ressource) dans les États gouvernés par des républicains, indique le New York Times. En effet, chaque État choisit ses propres conditions d’admission au programme de couverture santé. Or, les Républicains y sont farouchement opposés et les États sous leur contrôle refusent d'étendre la couverture publique Medicaid (le nombre de citoyens éligibles à ce système étant censé augmenter). Dans ces États, la limite du revenu médian pour pouvoir prétendre au programme Medicaid est ainsi de 5.600 dollars par personne et par an, soit un peu moins de la moitié du seuil de pauvreté fédéral. Alors que dans les autres, la limite se situe au-dessus du seuil de pauvreté à environ 12.200 dollars par an. Nombre de pauvres, dont les revenus se situent juste au-dessus du seuil de pauvreté, se verront ainsi refuser l'accès à la couverture santé publique. À moins de déménager dans un autre État…

Mais surtout, le système rend obligatoire la souscription à une assurance santé pour tous les autres. La réforme voulue par Obama n'est en réalité que le résultat des efforts de la classe politique étasunienne et des compagnies d’assurance visant concrètement à réduire les coûts des entreprises privées d’assistance médicale… tout en réduisant les services offerts aux citoyens et en augmentant les bénéfices de ces même sociétés.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-obamacare-sante-precaire-121273859.html


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