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Corée du nord

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:13
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mardi, 24 octobre 2006, 14h27



Tensions autour de l'essai nucléaire nord-coréen

Le 9 octobre, la Corée du Nord a effectué un essai nucléaire souterrain, suscitant ainsi l'inquiétude à travers le monde. Mais les états-Unis n'auraient-ils pas aussi leur part de responsabilité?

Pol De Vos
25-10-2006



Du côté sud de la frontière entre la Corée du Nord et du Sud stationnent au moins 30 000 soldats américains. (Photo Korea-is-one)


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Le 19 octobre, Orlando Fundora, président du Conseil mondial de la paix (organisation mondiale qui lutte pour la paix et la justice sociale depuis 56 ans. Pour plus d'information: www.wpc-in.org, ndlr) expliquait: «Les pacifistes du monde entier considèrent le récent essai nucléaire nord-coréen avec une arme atomique de faible puissance comme un événement indésirable, parce que la non-augmentation du nombre de pays producteurs d'armes nucléaires est une composante d'un objectif très important de l'humanité: la disparition complète de toutes les armes nucléaires de la planète. Mais cet événement ne constitue qu'une infime menace pour la paix et la sécurité de la région si nous le comparons avec l'attitude de Washington à l'égard de la Corée du Nord au cours des 50 dernières années.»

Aujourd'hui, la Corée du Nord est entourée par une flotte de guerre américaine comprenant des porte-avions et des lance-missiles. Un arsenal d'engins nucléaires (près d'un millier d'ogives nucléaires) et 30000 soldats américains au moins sont stationnés en permanence en Corée du Sud. Régulièrement, les États-Unis organisent dans la péninsule coréenne des exercices militaires qui simulent une invasion. Ces dernières années, ces exercices ont été complétés par une simulation d'attaque nucléaire contre le Nord.

Après la guerre dévastatrice de 1950-1953, qui a fait 3 millions de morts, les États-Unis n'ont jamais signé d'accord de paix avec Pyongyang, mais un cessez-le-feu. Sous la présidence de Clinton, un accord a été négocié entre la Corée du Nord et les États-Unis mais ces derniers en ont empêché la mise en application. En 2001, le président Bush à peine élu l'annulait carrément et cataloguait la Corée du Nord parmi les États voyous.

La stratégie officielle US prévoit l'utilisation d'armes nucléaires contre la Corée du Nord

Washington a toujours refusé de garantir la sécurité de la Corée du Nord. Aujourd'hui Bush va plus loin. Dans sa nouvelle politique nucléaire, élaborée dans le Nuclear Posture Review de 2002, l'option de l'emploi «préventif» d'armes nucléaires contre la Corée du Nord est explicitement mentionnée. En réponse, la Corée du Nord se retirait en janvier 2003 du traité de non-prolifération et accélérait la mise sur pied de son programme nucléaire. Et de déclarer que son développement nucléaire est indispensable «en guise d'autodéfense et de dissuasion à la guerre». Le pays était «obligé de montrer clairement qu'il possédait des armes nucléaires afin de protéger sa souveraineté et son droit à l'existence1». Cela n'a rien d'inconcevable alors que les États-Unis n'ont jamais voulu s'engager à ne pas attaquer le pays. Même Madeleine Albright, l'ancienne ministre américaine des Affaires étrangères, déclare: «Le message de l'Irak, c'est que lorsque vous ne possédez pas d'armes nucléaires, votre pays est envahi et quand vous en avez, votre pays n'est pas envahi2».

La Corée du Nord continue malgré tout à défendre une péninsule coréenne sans armes nucléaires. Elle s'engage à démanteler son arsenal nucléaire si les États-Unis font de même (les États-Unis possèderaient dix milles ogives nucléaires à travers le monde).

Les sanctions ne sont pas une solution

Le Mouvement des pays non-alignés (114 pays qui ne s'alignent sur la politique d'aucune grande puissance, ndlr), présidé depuis peu par Cuba, voit dans cette crise un argument supplémentaire pour uvrer avec zèle en faveur d'une péninsule coréenne sans armes atomiques et d'un désarmement nucléaire au niveau planétaire. Ici la responsabilité incombe aux grandes puissances nucléaires qui négligent de respecter leurs engagements en vue d'un désarmement nucléaire généralisé3.

Menaces, agressions et sanctions contre la Corée du Nord ne contribueront pas à résoudre cette crise. La seule façon constructive de le faire, c'est de reprendre les pourparlers entre toutes les parties concernées.

1 Déclaration de l'ambassade de la Corée du Nord à Rome, 12 octobre. · 2 Financial Times, 10 octobre. · 3 Granma International, 15 octobre.

Vers une solution négociée?
Le 15 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU proclamait unanimement des sanctions contre la Corée du Nord. Sous pression de la Chine, ces sanctions ne prévoient pas d'actions militaires, mais bien une interdiction de vente et d'exportation d'armes lourdes et de matériel utilisable à des fins nucléaires et balistiques, le gel des comptes et l'inspection des cargaisons à destination et au départ de la Corée du Nord. Mais tant la Chine que la Corée du Sud ont déjà fait savoir qu'elles n'appliqueraient pas cette dernière mesure au pied de la lettre.

Le lendemain de la condamnation de l'essai nucléaire coréen par le Conseil de sécurité, Kofi Annan invitait les États-Unis et la Corée du Nord à une concertation directe1. Piongyang ne demande pas mieux, mais Washington refuse Pékin a lancé un appel dans le même sens et a envoyé un haut délégué du président Hu Jintao à Piongyang pour insister sur la reprise rapide de la concertation entre les deux Corées, la Chine, la Russie, le Japon et les États-Unis. La Corée du Nord avait quitté ces négociations fin de l'année dernière alors que les États-Unis avaient violé les conventions en imposant de nouvelles sanctions financières à la Corée du Nord.

1 EFE, cité dans Granma International, 12 octobre.


La plupart des Sud-Coréens pointent un doigt accusateur sur Bush
Un sondage téléphonique effectué les 11 et 12 octobre derniers demandait à 500 Sud-Coréens qui, selon eux, portait la plus grande responsabilité dans l'essai nucléaire de leur voisin du nord. 43 % ont désigné les États-Unis,37,3 % la Corée du Nord et 13,9 % la Corée du Sud. Enfin, 2,4 et 1 % des personnes interrogées ont désigné respectivement la Chine et le Japon1.

Le 9 octobre, l'ancien président sud-coréen, Kim Dae-jung, a expliqué pour sa part que l'essai nucléaire du Nord démontrait la faillite de la position agressive des États-Unis alors que la Corée du Sud préconise l'ouverture. Kim Dae-jung avait été élu président en 1997 et sa politique dite «du rayon de soleil» avait assuré une ouverture dans les relations entre les deux pays et lui avait valu le prix Nobel de la Paix en 20002.

1 Belga, 16 octobre. · 2 Korea Times, 10 octobre.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:18
Bonjour,
la question de la Corée Populaire m'interesse beaucoup... je me rend compte que l'intervenant "panmunjom", qui semble connaître deux trois choses de ce pays, "s'obstine" à tenir dans ce sujet bien qu'étant non communiste ou anti-communiste (je n'ai pas eu le temps de tout lire!!): c'est courageux de sa part et je l'en félicite!

Comme panmunjom continue à intervenir ici; je souhaite lui poser quelques questions...
Ayant visité récemment le Vietnam, pays "en transition vers le socialisme", mais suivant une voie qui reste en contradiction avec celle adoptée par la Corée du Nord (tactiquement, les deux voies offrent me semble t-il des avantages et des inconvénients dans l'époque actuelle) j'ai constaté des différences et des points communs entre ces deux pays asiatiques: quelques points communs actuels:
- les liens commerciaux avec la Chine
- l'adoration du leader, dans un sens d'indépendance nationale d'ailleurs plus que dans une pleine adhésion au socialisme, et que les anticommunistes appellent "culte de la personnalité"
- personne dans les rues le soir (ce trait me paraît culturel au moins au vietnam)
- croissance des investissements impérialistes étrangers dans le pays
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:19
A ma connaissance, les investissements étrangers en Corée du Nord sont très limités (exception faite des investissements chinois qui mettent la main sur les matières premières et les industries viables). Je pense que le volume d'échanges et d'investissements est sans comparaison possible avec le Vietnam, qui décolle rapidement.

Personne dans les rues le soir en Corée du Nord, c'est absolument exact. Mais il n'y a en fait aucune vie dans la rue la journée non plus. La rue n'est qu'un lieu de circulation reliant un endroit à un autre. Pas de magasins ni d'autres activités destinées à retenir les gens dans la rue. Donc la journée, il n'y a personne non plus dans les rues, exception faite des gens qui se déplacent bien sûr. J'ai ainsi réussi à me retrouver quasiment seul sur la place Kim Il Sung en fin d'après-midi. Nous étions 5 étrangers, et il devait y avoir tout au plus une quinzaine de coréens sur cette place qui, lors des défilés géants, accueille un million de personnes. Je crois en revanche savoir qu'au Vietnam, la rue déborde d'activité la journée, ce qui est propre à toute l'Asie du Sud-est. Aucune idée pour la nuit par contre.

Vient enfin à mon avis la différence essentielle: le culte du leader. Encore une fois j'ignore ce qu'il en est au Vietnam, mais le culte coréen est probablement inégalé dans le monde actuel. Non seulement les portraits et statues des deux Kim sont omniprésents, mais tous les écrits coréens leur font plus que la part belle. Par ailleurs, les nord-coréens "officiels" qu'il m'arrive de fréquenter à Shanghai (de plus en plus souvent car j'ai commencé à apprendre le coréen) manifestent un respect que je n'hésite pas à qualifier de religieux à l'égard des deux Kim. Religieux car les regards, les gestes, et bien sûr les paroles témoignent de ce respect dès que le nom d'un Kim est évoqué.

Une anecdote que j'ai peut-être déjà racontée ici (si c'est le cas, désolé pour la répétition):
J'avais amené un livre de photos de Kim Jong Il acheté à Pyongyang, ainsi que des magazines illustrés nord-coréens pour les montrer à mes amis avec qui je suis allé manger dans un restaurant nord-coréen de Shanghai (restaurant ouvert par le gouvernement coréen, et où ne travaille que du personne officiel nord-coréen). Les serveuses étaient évidemment intéressées par mes ouvrages et je leur ai volontiers prêté (elles avaient le regard ébloui par la photo de Kim Jong Il).

A la fin du repas, une serveuse me rend tout ça et pose les magazines sur le livre. Je lui fais remarquer qu'elle a commis une erreur, car elle a recouvert le livre avec la photo de Kim Jong Il avec les magazines. Il s'agit bien d'une erreur: dans la mesure du possible, il ne faut pas recouvrir une photo du leader, elle aurait donc dû mettre le livre au dessus des magazines.

Reconnaissant son erreur, elle avait l'air gênée avant de murmurer: tu as vraiment une bonne idéologie.

C'est juste un exemple vécu. Je pourrais les multiplier par dizaines. Je serais étonné que l'adoration aille aussi loin au Vietnam. D'ailleurs, pour avoir déjà consulté des magazines vietnamiens des années 70, je peux affirmer que le culte du chef y était beaucoup plus modéré qu'en Corée ou en Chine. Ce n'était absolument pas comparable.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:24
Les pourparlers nord-coréens butent sur les aides énergétiques

Reuters - lundi 12 février 2007, mis à jour à 15:38

Les pourparlers à six sur les programmes nucléaires nord-coréens devraient se prolonger un jour de plus, Américains et Nord-Coréens s'opposant toujours sur les aides énergétiques que Pyongyang devrait recevoir.
Les discussions, qui s'annonçaient prometteuses, ont achoppé sur les exigences exorbitantes de la Corée du Nord en matière d'aide énergétique. Mais les émissaires de Pyongyang et de Washington se sont rencontrés lundi en tête-à-tête pour tenter de trouver un accord de dernière minute.
"On s'attend à ce que les entretiens continuent demain parce que des discussions se poursuivent en profondeur dans un climat plus sérieux que jamais", a dit un responsable sud-coréen. Ces pourparlers à six devaient initialement s'achever ce lundi.
Les Etats-Unis, les deux Corées, la Russie, la Chine et le Japon sont parvenus à s'entendre sur la quasi-totalité d'un texte qui prévoit la fermeture des installations nucléaires nord-coréennes en échange d'aides économiques et de garanties en matière de sécurité.
Mais les exigences de la Corée du Nord, qui a défié en octobre la communauté internationale en réalisant son premier essai nucléaire, ont fait douter certains participants de la volonté de Pyongyang d'arrêter son programme nucléaire.
A en croire l'agence japonaise Kyodo, qui cite un parlementaire japonais citant lui-même Wu Dawei, le principal négociateur chinois, la Corée du Nord aurait toutefois accepté de fermer son réacteur nucléaire de Yongbyon.
De même source, on a affirmé que Pyongyang avait accepté de présenter une liste comportant d'autres installations de son programme nucléaire dans le cadre des premières mesures en vue d'un processus d'abandon du nucléaire.

LE "CYCLE DE VIE DES NEGOCIATIONS"

Un peu plus tôt, le principal négociateur américain, Christopher Hill, avait exhorté la Corée du Nord à cesser de tergiverser et à convenir d'un accord.
"Je ne pense pas qu'il soit encore nécessaire de marchander. Il faut seulement qu'ils prennent une décision", avait-il dit avant de participer à la cinquième journée de pourparlers à Pékin.
"Je pense que c'est le moment où nous allons découvrir si la RPDC (République populaire démocratique de Corée) est réellement intéressée par cette opportunité", avait-il ajouté.
L'agence Kyodo rapporte de son côté que les délégués japonais et nord-coréens ont également pris part lundi à des entretiens bilatéraux.
Hill a déclaré que l'occasion de conclure un accord ne se représenterait peut-être pas et qu'un échec des pourparlers aurait des conséquences.
"Il existe une sorte de cycle de vie des négociations, a-t-il expliqué. S'il n'y a pas d'accord, je pense qu'il y aura un changement de climat politique, si ce n'est pas le cas aux Etats-Unis, ce le sera peut-être dans d'autres pays."
L'optimisme n'était pas non de plus de mise parmi les autres participants. "Une avancée n'est pas en vue", a déclaré à la presse l'émissaire sud-coréen Chun Yung-woo après les discussions dimanche.
Les négociateurs souhaitent parvenir à une déclaration qui préciserait ce que Pyongyang recevrait en échange de la fermeture de son usine de Yongbyon, qui fabrique du plutonium qui peut être utilisé dans les armes nucléaires.
Selon une source diplomatique, la Corée du Nord réclame un approvisionnement annuel de deux millions de tonnes de pétrole lourd - soit 600 millions de dollars - et deux millions de kilowatts d'électricité.
Ce volume d'électricité, qui se chiffrerait sur dix ans à 8,55 milliards de dollars, correspond à peu près à la production actuelle de la Corée du Nord.

Une autre source diplomatique a indiqué que Pyongyang souhaitait être approvisionné soit en pétrole, soit en électricité et
non les deux à la fois.

Edité par 1917 - 27 Sep 2007 à 19:25
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:26
Pour ma part je n'ai pas assez d'informations que pour la desavouer ou pas.
Je dis juste que, pour ce que j'en ai vu, le système politique me fait penser qu'il inclue de parts importantes de "tradition" impériale (pas dans le sens "impérialiste", mais dans le sens de dirigeant suprème faisant lien entre le monde des hommes et celui des dieux).
La doctrine isolationniste me rappelle aussi un peu le shogunat au Japon.

J'ai du mal à comprendre, car c'est effectivemment très different de ma propre culture; ce n'est pas mon idéal; mais je ne condamne pas pour autant, il me faudrait pour cela savoir ce qu'en pensent les corées; si c'est ce qu'ils souhaitent, alors je ne vois personnellement rien à redire, chaque peuple a le droit à se donner les structures qu'il désire.
Je prends aussi en compte la situation de la Corée, à moitié ocuppée militairement, à moitié assiegée et sous blocus économique; le besoin de resister fait sans doute que certaines chosent passent au second plan.

D'après ce que panjeunmon nous à raconté ici, la vie en Corée du nord serait somme toute bien plus normale que ce que les médias nous racontent.

Et aussi, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les médias sur l'"agressivitié" coréenne, je sais que la dernière guerre d'agression faite par la Corée remonte à plusieurs siècles; que la motitié de la Corée est occupée militairement par les Etats-Unis, contrairement à leur promesse de se retirer et de permettre des éléctions libres qu'ils avaient faite à la fin de la 2e guerre mondiale (alors que les sovietiques, eux, ont tenu leur promesse sur la partie de la Corée qu'ils occupaient).
Je sais aussi que les Etats-Unis ont eu en Corée une attitude encore plus sauvage qu'au Vietnam, violant toutes les lois et toutes les normes.
Je comprends dès lors tout à fait que la Corée du nord vive hantée par la peur de se voir de nouveau agressée par les Etats-Unis et qu'ils vivent comme dans une citadelle assiegée.

Je sais aussi que les Etats-Unis sont coutumiers du non respect des accords qu'ils signent; qu'ils demandent à la Corée du nord de renoncer à l'énérgie nucléaire en échange de pétrole sous conditions preferentielles; mais qu'ensuite ils ne respectent pas ces conditions.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:30
on les deux à la fois. Kim Jong-il savoure son 65e anniversaire en Corée du Nord

Par Jon Herskovitz - REUTERS | 16.02.2007 | 12:23

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord communiste célèbre dans une débauche de fleurs, de chants, de danses et de parades le 65e anniversaire de son "Cher Leader" Kim Jong-il, tout auréolé du "succès" que Pyongyang dit avoir obtenu de haute lutte dans son bras de fer avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire.
Qualifié par la propagande officielle de "brillant et invincible commandant" du régime, Kim est désormais fermement aux manettes du dernier Etat stalinien de la planète, avec le titre de président de la Commission de défense nationale et chef du parti unique.
Kim Jong-il n'a que progressivement accédé au pouvoir absolu à la suite de la mort en 1994 de son père Kim Il-sung, "Grand Leader" et fondateur du régime, dont il conserve le titre de "président éternel". Désormais sans rival visible, "Kim Jr" cultive à l'envi son propre culte de la personnalité.
Les médias nord-coréens rapportent que les fleurs éclosent quand il apparaît et que des arcs-en-ciel se forment à l'occasion de son anniversaire. Le "Cher Leader" est censé avoir de multiples talents artistiques ou sportifs et savoir piloter des avions de combat, bien qu'il effectue exclusivement en train ses rares déplacements à l'étranger.
ECONOMIE DELABREE
Au-delà des frontières nord-coréennes, le premier héritier dynastique communiste est plutôt perçu comme un dictateur à la fois kitsch - avec sa mise en plis, ses costumes ternes et ses chaussures à talons compensés - et impitoyable, dont la paranoïa a réduit le pays à la famine.
Avec ses armes nucléaires, le régime de Pyongyang s'imposait comme un interlocuteur incontournable des grandes puissances, notamment des Etats-Unis, dont les mauvaises arrière-pensées supposées justifient que les Nord-Coréens se serrent la ceinture pour maintenir sur le pied de guerre une armée de 1,2 million d'hommes.
Sans l'arme atomique, la Corée du Nord, avec son économie délabrée, n'est plus qu'un pays pauvre dépendant de la manne de la communauté internationale, aussi est-ce avec un scepticisme non dissimulé que les puissances régionales accueillent l'accord intervenu cette semaine sur le dossier nucléaire.
Cet accord, dont la Chine est à l'origine, prévoit que la Corée du Nord fermera son seul réacteur nucléaire et renoncera à se doter de l'arme atomique en échange de quoi elle recevra des contreparties énergétiques, économiques et diplomatiques.
"J'ai du mal à croire qu'il y a eu décision stratégique de démanteler le nucléaire. Je vois plus cela comme une tactique visant à atténuer la pression, à obtenir des concessions et à faire plaisir aux Chinois", confie Michael Breen, auteur de "Kim Jong-il, le Cher Leader de Corée du Nord".

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:33
Ce soir sur TVUMPS ou TV Bouygues ou encore TV Lagardère, dans le magazine de désinformation et de propagande capitaliste "Sept à huit", un reportage objectif sur la Corée du Nord :

Les évadés de Corée du Nord
Ce sont des évadés de « la plus grande prison de la planète » : la Corée du Nord. Le pays le plus fermé et le plus mystérieux au monde. Une dictature communiste héréditaire et paranoïaque co-détentrice avec l'Iran de la place d'ennemi n°1 des États-unis. En dix ans, ils seraient 300 000 à avoir réussi à passer la frontière au péril de leur vie. Pour fuir le lavage de cerveau idéologique permanent, la misère et même la famine. Côté sud-coréen, le gouvernement a mis sur pied un programme spécial pour que ces réfugiés qui ignorent tout du monde extérieur s'adaptent à la vie en liberté. Les Chang sont une famille réunie depuis peu. Le père avait fui il y a dix ans, suivi successivement de son fils et de sa femme avant d'être rejoint par sa fille en septembre dernier. Pas toujours facile de recréer une intimité brisée par les années de séparation. Shym Wang qui a fait passer sa mère à passer la frontière il y a u n an en sait aussi quelque chose. A Séoul, la vieille dame est parfois rétive à ce qu'elle perçoit comme de la propagande capitaliste. Sophie Hamdad a recueilli les témoignages bouleversants de ces rescapés du « paradis socialiste » à la sauce Kim Jong Il.


Perso je n'aurai pas le coeur de regarder, si quelqu'un veut se dévouer pour nous raconter.....Merci d'avance.

la plus grande prison de la planète

Il me semblait que la plus grande prison de la planète était le continent africain, dévasté par les monstres impérialistes français, anglais, américains,.....et duquel les populations réduites à la misère et à la famine ne peuvent sortir librement (et n'ont pas le droit à la parole à une heure de grande écoute sur TVUMPS pour dénoncer les ravages de l'impérialisme français).

le lavage de cerveau idéologique permanent

Ils parlent des programmes de TF1 ?

la vieille dame est parfois rétive à ce qu'elle perçoit comme de la propagande capitaliste

Mais où cette vieille dame va chercher de telles idées ? La propagande capitaliste n'existe pas ! Dans tous les pays capitalistes, l'information est libre et pluraliste, les grands groupes capitalistes ne sont pas propriétaires des merdias ! Tout ceci n'est que légendes et racontars staliniens voyons..........
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:34
Sans vouloir prétendre que tout ce que disent nos médias au sujet de la Corée du Nord est faux, je ne serai pas étonné si cette femme qui témoigne est la même que celle qui témoignait à "Là bas si j'y suis" sur France Inter il y a quelques semaines!!!

N'oublions pas qu'il y a quelques années, on prétendait qu'à Cuba, on coupait les mains des voleurs en prison et que le régime était sanguinaire, que Castro avait tué Che Guevara, etc... alors qu'aujourd'hui plus personne, même Robert Ménard, n'ose rappeler ces calomnies (même si aujourd'hui on en raporte d'autres!!)

N'oublions pas qu'il y a quelques années, on prétendait qu'en Corée du Nord, tous les citoyens devaient porter le pin's de Kim Il Sung quotidiennement, le fortter en permanence pour qu'il luise, que le citoyen surpris avec un pin's "sale" ou pas assez propre se retrouvait direct au goulag pour finir sa vie... qui se souvient de celà?? plus personne ne raporte celà aujourd'hui!! (cf. déut de ce sujet où on raporte même que de tels pin's sont trop chers pour la population... Il faut être cohérent!)

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:36
panmunjom

Certes. Je n'ai en effet pas la preuve que certains sont partis en camp de travail pour port sale du pin's, mais:

- une grande partie de la population le porte (pas tous, certes)
- le pin's est objet de respect. J'ai réussi à m'en procurer un vrai et l'ai porté (parmi la communauté nord-coréenne de Shanghai, pas en Corée du Nord, je ne suis pas fou). Des mains paume levée vers le haut (signe de respect) ont été tendues vers moi. Cela procure une sensation assez étonnante.
- à l'inverse, j'ai subi une séance de critique pour avoir montré de faux pin's made in China à des nord-coréens de Shanghai (et évidemment pas en Corée du Nord, je ne suis pas suicidaire).
- on ne peut pas faire n'importe quoi avec une image d'un des leaders. Par exemple, on ne peut pas la recouvrir. J'en ai déjà parlé par ailleurs je crois: une nord-coréenne m'a dit que j'avais une bonne idéologie car je l'avais critiquée pour avoir recouvert une photo du leader Kim Jong Il avec un magazine.
- on ne peut pas montrer n'importe comment une photo du Grand Leader. J'ai été critiqué et on m'a même tapé sur la main pour avoir pointé du doigt une photo du Grand Leader.
- on ne peut pas se comporter n'importe comment devant une Statue du Leader. J'ai été critiqué deux fois: une fois pour avoir sorti un appareil photo avant de m'être incliné devant une statue du Leader, et une fois pour ne pas avoir montré assez d'empressement pour m'incliner devant une statue du Leader.

Et je suis étranger donc à l'abri de toute menace sérieuse! Imaginez donc le sort d'un pauvre nord-coréen commettant pareille faute idéologique!




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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:38
panmunjom

Je crois que ce sont en fait uniquement les membres du Parti du Travail qui doivent porter le pin's. A Pyongyang, ça représente une partie très importante de la population. Moins dans le reste du pays. Je suppose aussi que des non-membres le portent quand même, pour se faire bien voir, ou par simple conformisme.

Les nord-coréens (qui sont en fait quasiment toutes des nord-coréennes) que je fréquente à Shanghai sont toutes des officielles. Elles travaillent dans les restaurants nord-coréens de la ville - il y en a d'autres dans d'autres villes de Chine et d'Asie - et sont envoyées par le gouvernement pour les tenir. Elles sont en Chine pour des missions de trois ans, suite à quoi elles rentrent au pays. Je n'ai à mon grand regret jamais rencontré de dissident ni d'exilé, car je ne sais pas où les trouver. Il parait qu'il y a d'autres nord-coréens à Shanghai, qui travaillent dans le commerce sino-coréen, et ceux-là doivent être officiels aussi. J'ai une très vague piste qui me permettrait peut-être d'en rencontrer, mais ça reste encore hypothétique.

Ces filles se font en tout cas la police entre elles. Elles ne sont jamais seules, et quand elles doivent sortir, pour faire des courses par exemple, elles sont toujours à plusieurs. Celle que je connais le mieux est à Shanghai depuis deux ans et demi, et n'a jamais mis les pieds Place du Peuple (la plus grande place du centre-ville). Leur logement collectif est à quelques minutes à pieds du restaurant, et elles font le trajet toutes ensemble.

La nord-coréenne qui a flatté ma bonne idéologie est l'une de ces nord-coréennes de Shanghai.

Ce sont d'autres de ces filles de Shanghai qui m'ont critiqué lorsque j'ai pointé la photo du doigt.

Je n'imagine pas non plus le sort du coréen qui commet des erreurs comportementales comme celles que j'ai commises. Je n'ai aucune idée de la gradation des peines.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:43
panmunjom

Ci-dessous, un petit texte que j'ai posté par ailleurs et qui vous intéressera peut-être. Ne vous étonnez pas du ton volontairement et faussement pro-nord coréen que j'emploie, il se trouve que j'aime bien jouer ce rôle dans d'autres lieux virtuels que je fréquente.



J'aurais voulu, j'avais même prévu d'être en Corée du Nord avant-hier, pour la grande fête du 15 avril. Mais je ne suis finalement pas parti, et suis resté à Shanghai. Qu'à cela ne tienne, j'ai tout de même réussi à passer avant-hier la plus nord-coréenne des journées qu'on puisse imaginer passer hors du pays.

Le 15 avril, c'est donc la Fête du Soleil, l'anniversaire de la naissance du Respecté Président Kim Il Sung, dirigeant invincible et bien aimé. C'est le jour férié le plus important de l'année pour les nord-coréens, plus encore que le 16 février, anniversaire de la naissance du Cher Dirigeant Kim Jong Il.

Tout commença avant-hier matin, lorsque je me suis rendu dans un bazar aux timbres et aux pièces, dont plusieurs sources concordantes m'avaient parlé comme d'un potentiel lieu d'approvisionnement en matériel nord-coréen, que je collectionne de plus en plus assidûment. J'ai rapidement acheté des séries de billets de banque nord-coréens, des plus anciens (1947) aux plus récents en passant par les années 70 et 80. Ce n'était pas cher du tout, et les billets sont de trop bonne qualité, je soupçonne qu'il y ait des faux dans le tas, mais c'est très dur à vérifier, tant les imitations peuvent être réussies. J'en ai profité au passage pour acheter des billets irakiens et turkmènes à l'effigie des Grands Leaders Saddam Hussein et Saparmyrat Nyazov. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin...?

Mais ce n'est pas ce que j'étais principalement venu chercher. Après une heure de recherches quasi-infructueuses, j'ai fini par trouver LE vendeur qui avait ce que je voulais: des médailles nord-coréennes, qui plus est à des prix extrêmement intéressants. Je pouvais enfin élargir ma modeste collection de manière substantielle: 1ère et 2ème classe de l'Ordre du Drapeau National (j'avais déjà la 3ème classe, et suis bien content d'avoir décroché avant-hier ma deuxième et ma troisième étoile), deux variantes différentes de la Médaille de l'ordre des 3 Révolutions, médaille commémorative du 40ème anniversaire de la Victoire dans la Guerre de Libération de la Patrie (la guerre de Corée), médaille de l'Ordre de la Fondation de la Patrie. Bref, tout ce qu'il me fallait pour accompagner le Mérite Agricole, l'Ordre du Travail, l'Ordre de la Fondation de l'Armée, et les autres décorations militaires que j'avais déjà. Il n'y a plus qu'à trouver l'uniforme pour aller avec (hors de prix sur e-bay), et je pourrai me déguiser en militaire nord-coréen bardé de décorations.

J'en ai profité pour discuter avec le vendeur et lui demander comment il s'approvisionnait. Il m'a tenu le même discours que les autres vendeurs de médailles avec qui j'avais posé la question: ce sont des commerçants chinois frontaliers qui les échangent en cachette, la nuit venue, avec les nord-coréens frontaliers, et se débrouillent ensuite pour les faire parvenir là où elles ont des chances d'être vendues, c'est-à-dire principalement sur les marchés de Pékin et du Nord-Est, et accessoirement à Shanghai et en Russie. Il y en a en fait assez peu qui circulent sur le marché, le business étant accaparé par trois ou quatre vendeurs présent sur internet. Comment ces médailles arrivent-elles auprès des intermédiaires chinois? Tous me disent que ce sont les nord-coréens poussés par la famine qui les échangent la nuit venue contre des sacs de riz. Ils ne veulent pas d'argent, seulement à manger. Quand on sait que les heureux propriétaires de ces médailles font a priori partie de l'élite et des privilégiés du régime, c'est assez terrifiant. Il parait aussi que de moins en moins de médailles arrivent jusqu'en Chine, car la situation alimentaire s'améliore et que le besoin impérieux de nourriture se fait moins oppressant, et aussi parce que les contrôles aux frontières du côté nord-coréen sont de plus en plus sévères. J'avoue avoir à ce moment-là éprouvé une certaine gêne à l'idée de ces malheureux se débarrassant de leurs maigres biens, pour quelques sacs de riz. Le prix dérisoire de ces médailles (de 5 à une 20aine d'euros pour les plus courantes), incluant donc les commissions de tous les intermédiaires, est assez significatif.

Quant au vendeur de billets, qui est allé jusqu'à Pyongyang pour s'approvisionner et acheter des liasses, il a eu le même rapport à la population que moi, c'est-à-dire inexistant. Même en tant que chinois et hommes d'affaires, il ne pouvait avoir de contacts avec personne. Il m'a aussi confirmé que les gens n'avaient pas le droit de le regarder.

Une fois mes emplettes faites, c'était l'heure de déjeuner. Je suis allé dans un des 5 restaurants nord-coréens de Shanghai, dans celui qui n'était pas trop loin de la caverne d'Ali Baba. Ca faisait longtemps que je n'y étais pas allé, et tout le personnel a fait de grands sourires en me voyant. "o-rei ganman imnida" (ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus), ai-je lâché, faisant étalage de ma toute nouvelle et toute relative connaissance de quelques phrases en coréen.

J'ai dû m'asseoir dans un coin, le restaurant étant plein. Mais j'ai vite réalisé que j'étais le seul non nord-coréen présent dans la salle! D'habitude, ce sont des chinois et des sud-coréens qui occupent les tables. Mais avant-hier, il n'y avait que des hommes en costume sombre, portant le badge rouge à l'effigie du Respecté Président Kim Il Sung. Et qui avaient pour beaucoup un faciès typiquement nord-coréen. Manifestement, ils était tous là pour "la Fête du Soleil".

Rapidement, les festivités ont commencé, tandis que les serveuses chantaient sur la scène certaines des chansons nord-coréennes les plus connues (à force d'en collectionner les VCD et autres MP3, je pense quasiment toutes les reconnaître maintenant). Puis ce fut au tour des clients de défiler sur la scène et de chanter, certains ayant d'ailleurs un vrai talent. D'après ce que je sais, et ce que m'a confirmé une des serveuses, beaucoup de nord-coréens apprennent à chanter dès leur plus jeune âge, et la musique et la chanson sont une composante essentielle de la culture populaire nord-coréenne. L'ambiance commençait à chauffer, au fur et à mesure que les bouteilles de bière et d'alcool blanc se vidaient. Les nord-coréens riaient aux éclants, applaudissaient, criaient, et se prenaient en photo et au camescope, il s'agissait donc évidemment de privilégiés. C'était la première fois que j'assistais, même passivement, à une fête de nord-coréens, et tous mes sens étaient tellement aux aguets, que j'en oubliais même de manger le bulgogi et le délicieux ragoût de pomme de terre que j'avais commandés.

J'étais bien entendu frustré de ne pas participer à leur petite sauterie, et j'ai même failli sortir de ma poche le même badge rouge que celui qu'ils portaient tous, et que je porte parfois dans les restaurants nord-coréens pour me faire bien voir, mais j'ai eu peur que ça soit perçu comme une provocation et me suis donc abstenu. J'ai discrètement sorti mes médailles militaires pour les montrer à la serveuse avec qui j'ai les meilleurs rapports, mais elle a écarquillé les yeux et a eu l'air très gênée, me faisant signe de les remettre dans ma poche. Message bien compris, j'ai obtempéré.

Au bout d'un moment, un nord-coréen est enfin venu m'aborder. Chouette, j'allais enfin lier contact! Il voulait en fait que je le prenne en photo avec ses amis, mais, voyant qu'il avait adressé la parole à un étranger, plusieurs de ses amis et plusieurs serveuses ont immédiatement rappliqué pour l'éloigner: pas d'exception tolérée, les nord-coréens n'ont pas le droit d'adresser la parole aux étrangers, sauf les serveuses dont c'est le métier. Très peu m'ont en fait regardé, conservant sans doute le réflexe obligatoire qu'on leur inculque là-bas, de détourner le regard des étrangers car ce serait un signe de trahison. Les serveuses ont ensuite défilé devant moi, très gênées, pour s'excuser et me dire que ça ne se reproduirait plus, qu'on ne me dérangerait plus. J'ai protesté en disant qu'au contraire, ça me ferait très plaisir de lier connaissance avec ces hommes, mais il n'y a évidemment pas eu de suite.

Tandis que les chanteurs improvisés se succédaient, certains en profitaient pour scander quelques poèmes, avec cette voie tremblante et impétueuse, si typiquement nord-coréenne. L'émotion se dégageant de leur voix était telle qu'on les croyait presque en train de pleurer, bien que ça n'ait apparemment pas été le cas. Je crois que seuls les nord-coréens sont capables de prononcer de pareils discours, je n'en ai jamais entendus de semblables. Que disaient-ils? Mon coréen est évidemment trop limité pour le savoir, mais suffisant pour percevoir quelques mots clés. Comme c'est au travers des ouvrages de propagande nord-coréens que j'apprends la langue, ces mots-clés me sont familier:
Paektu San, Paektu San (nom de la montage sacrée des corérens, et haut lieu de la Révolution), hyonmyeung (révolution), janggun (Général), widaehan suryong (grand leader), Kim Il Sung (que je ne présente plus), ces mots revenaient sans cesse, tandis que la salle devenait silencieuse et s'emplissait d'une émotion très intense. Ce spectacle était fascinant: exactement comme dans ces films de propagande que je visionne de temps en temps. Combien d'étrangers ont-ils déjà eu la chance d'assister à ça?

Les serveuses me disaient que je n'avais pas choisi le bon jour pour venir. Gênais-je? L'entrée était libre, et on ne m'a donc pas fait sortir, mais j'ai l'impression que ma présence dérangeait, même si la version officielle était "nous sommes désolés de ne pas pouvoir t'offrir le meilleur des services aujourd'hui, en raison du nombre de clients". Ma connaissance de ce qu'est la Fête du Soleil leur a tout de même plu et m'a valu quelques félicitations.

Une fois tous les nord-coréens partis, quelques heures plus tard, j'ai pu enfin discuter plus longuement avec la serveuse. Qui étaient donc ces nord-coréens qui venaient fêter à Shanghai la Fête du Soleil?
- ils habitent en fait Shanghai, ce sont des étudiants.
- et les personnes plus âgées?
- ce sont des professeurs.
- des professeurs nord-coréens à Shanghai? Mais qu'enseignent-ils?
- l'économie et les sciences de l'industrie.
- à des coréens ou à des chinois?
- à des chinois.
- les nord-coréens viennent enseigner l'économie aux chinois?
- oui
(ce que je n'ai pas osé répondre: c'est donc pour ça que l'économie chinoise marche si bien?)

Puis j'ai ressorti toutes mes médailles pour que la fille m'aide à comprendre ce qui était écrit dessus. Malgré ses protestations du début, elle connaissait en fait très bien ces médailles, et savait exactement ce qu'elles représentaient. Mais elle m'a évidemment interrogé sur la provenance. Elle ne voulait pas croire que je les avais achetées à deux kilomètres de là, en plein coeur de Shanghai. Son visage s'est décomposé, elle ne trouvait plus ses mots, peinant sans doute à masquer un subtil mélange de colère, d'émotion, de surprise, et d'incompréhension. Comment des étrangers peuvent-ils bien acheter l'âme du peuple nord-coréen? Je n'ai pas osé lui dire la terrible vérité que j'avais apprise quelques heures plus tôt, et lui ai seulement dit qu'elles venaient du nord-est de la Chine, et que ce sont sans doute des commerçants chinois qui vont s'approvisionner de manière tout à fait officielle en Corée du Nord.

Puis nous avons un peu discuté d'histoire, et notamment des années 30, de la fondation de l'Armée par le "Grand Général Kim Il Sung", de la bataille de Pochombo contre les troupes d'occupation japonaiases, et d'autres événements fondateurs de la Révolution Coréenne.

Je pense que ma Fête du Soleil à moi fut une pleine réussite!

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:44
MYANMAR-CORÉE DU NORD • Une nouvelle alliance à surveiller

La Corée du Nord et le Myanmar ont rétabli leurs relations diplomatiques. Une décision qui inquiète, compte tenu des ambitions nucléaires des deux pays.


Le rapprochement des deux régimes les moins recommandables d'Asie, décidé la semaine dernière, a soulevé à juste titre une grande inquiétude. Chacun de son côté, la Corée du Nord et le Myanmar représentaient déjà les plus grandes menaces pour la sécurité en Asie. Ensemble, ces deux Etats parias pourraient devenir un plus grand problème encore que la somme de leurs parties. Maintenant que Pyongyang et Rangoon ont accepté de renouer leurs relations diplomatiques, ce partenariat va devoir être surveillé de près par les autres pays de la région ainsi que par des instances internationales comme les Nations unies.

Il est à noter que, par le passé, les relations entre ces pays relativement semblables ont été rompues après un attentat terroriste fomenté par la Corée du Nord. L'une des grandes différences entre les deux pays est que Rangoon a toujours joué la carte de la neutralité : elle entretient depuis longtemps des relations diplomatiques avec presque tous les pays du monde. En 1983, cette politique a coûté très cher au Myanmar.

Cette année-là, le président sud-coréen Chun Doo-hwan était en visite officielle à Rangoon avec une bonne partie de son gouvernement. Quatre terroristes nord-coréens ont posé des bombes sur le lieu de la principale cérémonie en plein air. Rangoon a aussitôt mis fin à ses relations avec la Corée du Nord et rappelé ses diplomates.

Vingt-quatre ans plus tard, le Myanmar a estimé que la plaie est cicatrisée. La semaine dernière, le ministre adjoint des Affaires étrangères nord-coréen Kim Jong-il s'est rendu de Pyongyang à Rangoon pour rencontrer son homologue Kyaw Thu et officialiser la réconciliation.

Depuis quelques années, le Myanmar cherche manifestement à se doter de l'arme nucléaire. Telle est la principale source d'inquiétude. Ce pays ne cache pas qu'il veut s'équiper d'un réacteur de recherche. Cela ne pose pas de problème politique majeur : le Myanmar aurait demandé à la Russie comment se procurer ce qui est essentiellement une version modernisée du réacteur nucléaire thaï. Mais, il y a plusieurs questions en jeu. Le régime birman traite son peuple avec mépris et brutalité, et le fait qu'il puisse y avoir un réacteur nucléaire dans une région où habitent de nombreuses minorités pose de sérieux problèmes de sécurité.

Or il est à craindre que les ambitions nucléaires birmanes n'aillent au-delà de la fabrication d'isotopes médicaux pour les hôpitaux. Pour commencer, le Myanmar dispose de mines d'uranium qui produisent, stockent et, apparemment, vendent ce matériau nucléaire essentiel. Les autorités birmanes, dans plusieurs rapports obscurs, ont reconnu l'existence de cinq mines. D'autres sources affirment qu'il y en aurait plutôt une dizaine, dont deux très importantes. Quant à savoir où est expédié l'uranium, c'est à peu près aussi difficile que de déterminer l'emplacement des mines, mais, selon certaines sources, les Birmans exporteraient de l'oxyde d'uranium (U308, dit "yellowcake"). Aucune preuve ne vient à l'appui de telles accusations, mais il est très troublant que Rangoon ne les ait jamais niées.

La Corée du Nord, bien entendu, sait fabriquer des armes nucléaires et se targue déjà d'exporter cette technologie qui est son fleuron national. Reste à savoir si le Myanmar a des chances de devenir l'un de ses clients. Le secret qui entoure ces tractations est précisément ce qui inquiète. La Corée du Nord est membre du Forum régional de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), ce qui l'oblige à une certaine transparence, notamment pour ce qui est de ses programmes militaires. Une chose est sûre, il va falloir surveiller de près cette nouvelle alliance régionale.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=73372 (Site consulté le01/05/2oo7)
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:46
le kim jong il a du avoir quelque fonction dans l'Etat avant de succéder à son père.
sans vouloir polémiquer, et quoi qu'on pense de ce pays, je trouve un peu facile de juger mal la succession "monarchique" de kim il sung, grand leader révolutionnaire, alors qu'on trouve de la légitimité à la succession de fidel.

je trouve pour ma part qu'il y a de nombreuses similitudes entre Cuba et la corée du nord: embargo, isolement, propagande continuelle (quand j'téais au lycée on affirmait en france que sous castro on coupait la main des prisonniers politiques!!!), dérive totalitaire, ...

je ne dis pas que c'est pareil, mais simplement qu'il faut être prudent.
********
Enfin Raul ne "succède" pas à Fidel, il assure l'intérim car il est, d'après la constitution, celui qui peut le faire en de telles circonstances de par son poste.Si je ne m'abuse, lorsque Fidel aura passé l'arme à gauche, les 32 membres du conseil d'état éliront le nouveau président et Raul n'est pas parmi les favoris.
(C'est peut-être un peu jouer sur les mots mais bon).
Concernant Kim, ce serait intéressant si quelqu'un trouvait des documents sur les circonstances de son accesion au pouvoir:a-t'il été élu ou désigné?Par qui?S'il a été élu, comme le sera le successeur de Fidel, il n'y a en effet rien à redire la-dessus...



Edité par 1917 - 27 Sep 2007 à 19:53
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:54
Il existe des informations contradictoires mais quand même.

Moi, j'aurais tendance à penser que les Etats-Unis sont intervenus dans le sud puis dans le Nord (à l'époque) pour "empêcher" un gouvernement communiste -on espère- démocratique de "s'installer" dans toute la pénisule. Cela expliquerait ensuite le "repli sur soi du "régime"et la relative dégradation des conditions de vie. Et de montrer du doigt le vilain régime pas beau.

D'un côté les médias dénoncent le régime "stalinien", de l'autre côté, on construit des journées à grand spectacle à la télévision lors de la première guerre en Irak. Du vrai "spectacle" à l'américaine avec des animateurs enchantés.



Rumsfeld --------Saddam

"1983: Irak. Le soutien de Reagan et Bush à Saddam Hussein va si loin que Donald Rumsfeld, qui coordonnait les relations entre le président US et Saddam, est envoyé en personne à Bagdad où il a rencontré le dictateur et l’a pourvu en cultures chimiques et bactériologiques."

Donc, les médias dominants...

On a beaucoup critiqué les crimes des communistes-et il y en a eu-mais mais même les Kmers rouges étaient soutenus par les Etats-Unis.
"En ce qui concerne la solution 3 (tenter de limiter la violence), l’exemple le plus convaincant est l’invasion du Cambodge par les Vietnamiens en décembre 1978, qui mit fin aux atrocités de Pol Pot alors à leur sommet. Les Vietnamiens invoquèrent le droit de légitime défense contre des attaques armées, un des rares cas de la période d’après la Charte des Nations unies où cet argument pouvait paraître plausible : le régime khmer rouge (le Kampuchéa démocratique - KD) lançait en effet des attaques meurtrières contre le Vietnam dans les zones frontalières.

La réaction des Etats-Unis fut fort instructive. La presse condamna les « Prussiens » de l’Asie pour leur scandaleuse violation du droit international. Ils furent durement punis pour le crime d’avoir mis un terme aux massacres de Pol Pot, d’abord par une invasion chinoise appuyée par Washington qui leur imposa, par ailleurs, des sanctions extrêmement sévères. Les Etats- Unis reconnurent le KD en exil comme le seul gouvernement légitime du Cambodge, en raison de sa « continuité » avec le régime de Pol Pot, ainsi que l’expliqua le département d’Etat. Sans trop se cacher, ils appuyèrent les attaques continuelles des Khmers rouges contre le Cambodge. Voilà qui en dit long sur la « coutume » et l’« usage » qui sous-tendent l’ « apparition de normes légales d’intervention à but humanitaire ».

"
Noam Chomsky.

Article paru dans le Monde Diplo.

Etats-Unis et Europe: deux impérialismes qui marchent ensemble et s'entraident.


Un lien sur la Corée du Nord:

http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAABBOBA&obid=11988

Message édité le 08-06-2007 à 00:58:38 par 1917.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:55
panmunjom

Sur l'accesion au pouvoir de Kim Jong Il:

Il avait effectivement occupé des fonctions au plus haut sommet de l'Etat avant de succéder à son père. Et ces fonctions ont été occupées dès lors que Kim Il Sung l'avait choisi pour lui succéder.

Ce qui s'est ensuite passé en 1994 et dans les années qui ont suivi est assez opaque, et Kim Jong Il a probablement dû écarter des rivaux pour garder le pouvoir absolu, même s'il était le grand favori. Quand j'avais posé la question à Pyongyang, on m'avait répondu avec une certaine gêne que "le peuple tout entier l'avait choisi". Lorsque j'ai demandé si cela voulait dire qu'il y avait eu une élection, on m'a dit que non, car il était évident que c'est lui qui serait choisi et que donc ça ne valait pas le coup de faire une élection.

Il y a quand même eu sans doute une ratification formelle par certains organismes au sommet de l'Etat où rares sont ceux pouvant exprimer un choix.

A noter enfin que Kim 2 n'a pas tout à fait succédé à Kim 1, puisque 13 ans après son décès, Kim 1 est toujours le Président "éternel" de la Corée. Kim 2 n'occupe des fonctions suprêmes qu'au sein de l'Armée et du Parti.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 19:57

Après la mise en place du blocus économique total, ils n'ont pas pu réussir à relever complètement leur agriculture. Il y eut un gros manque de matières premières et donc d'énergie. Quand on sait que dans les années 50, tout était "déjà" mécanisé...

Pour la suite:

http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAABBOBA&obid=28917

" Après 1991, année de la chute de l'Union soviétique, les anciens pays socialistes n'ont plus acheté à la Corée du Nord. Le pays s'est retrouvé dans un blocus économique absolu tout en étant privé de ses anciens approvisionnements en pétrole bon marché en URSS."

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Sep 2007 à 20:25

Les Nord-Coréens se nourrissent-ils d'écorces?

Tant les amis que les ennemis de la Corée posent la question: les Nord-Coréens mangent-ils vraiment à leur faim? Plusieurs personnes se sont rendues dans ce pays et témoignent de l'approche du problème de la nourriture.

En août dernier, 27 personnes se sont rendues en Corée du Nord: des Belges, des Hollandais et des Français. Le voyage était organisé par Korea-is-one (KIO). Nous avons sillonné tout le pays en car, de Kaesong dans le sud à Paektu dans le nord, de Nampo dans l'ouest à Wonsan dans l'est, jusque dans les villages les plus minuscules.

Partout, les gens avaient l'air de se nourrir normalement. Le maïs poussait bien et le riz était vert dans les champs. «La récolte de 2004 a été la meilleure depuis 10 ans et poursuit donc la tendance au rétablissement qui a commencé en 2001», note le Programme alimentaire mondial dans son rapport.

En même temps, la Haute Assemblée populaire (Parlement) de Corée du Nord reconnaît toujours que «la tâche principale de l'économie en 2005 consiste à résoudre le problème de la nourriture». Mais d'où vient ce problème?

Auto-approvisionnement jusqu'en 1990

Après la guerre de Corée (1950-1953), la Corée du Nord a développé son agriculture à un rythme de croissance énorme. Les fermes ont été collectivisées, les rizières dotées de canaux d'irrigation et d'engrais artificiels fabriqués en Corée même. Le pays produisait ses propres tracteurs, allant même jusqu'à en exporter. Jusqu'en 1990, le pays couvrait ses propres besoins en nourriture.

L'Unicef note: «La République populaire démocratique de Corée disposait traditionnellement d'un système étendu et très bien fourni de services sociaux de base, gratuits ou généralement accessibles à tous. À la fin des années 80, le pays achevait son alphabétisation complète et les chiffres de mortalité et d'espérance de vie des mères et enfants étaient aussi bons que ceux des pays les plus performants de la région.»1 Le programme alimentaire mondial (de l'ONU) attribue les énormes difficultés économiques apparues après 1990 aux «changements négatifs dans le commerce avec l'URSS et l'Europe de l'Est et aux très grandes catastrophes naturelles (inondations, tempêtes de grêle et typhons) survenues en 1996, 1997 et 2000».2

Après 1991, année de la chute de l'Union soviétique, les anciens pays socialistes n'ont plus acheté à la Corée du Nord. Le pays s'est retrouvé dans un blocus économique absolu tout en étant privé de ses anciens approvisionnements en pétrole bon marché en URSS. Le blocus économique et la menace de guerre directe des États-Unis ont en effet empêché la Corée d'investir elle-même suffisamment d'argent dans la mécanisation de l'agriculture et d'attirer chez elle les investisseurs étrangers. De ce fait, la consommation de céréales est trop restreinte ­ en moyenne 1600 Kcal par jour et par personne, au lieu des 2000 Kcal idéales ­ et l'alimentation trop peu variée.3 Le système public de distribution répartit toutefois la nourriture avec «efficacité et égalité», note encore le Programme alimentaire mondial.4 Cette façon de faire empêche la famine.

Une solution définitive ne sera envisageable que lorsque cesseront menaces de guerre et occupation par les États-Unis. Alors, toute la Corée, du Nord comme du Sud, pourra commencer à investir dans la modernisation de l'agriculture et, en même temps, réaliser un nouveau boum économique, comme dans les années 50, à la fin de la guerre d'agression des États-Unis.

Humanitarian Appeal, 2003 · 2 Special Report FAO-WFP, 22.11.04, p.4 · 3 Report FAO-WFP · 4 WFP, 18.12.02.

Découvrez
la réalité coréenne

Extrait du journal d'un voyageur: «Peu avant dix heures, nous arrivons à une ferme à Ontchon. Le long de la route, des piétons, des cyclistes et des enfants qui jouent, observent du coin de l'il ce car plein de gens bizarres. Après la réception, nous nous rendons dans les rizières, des étendues vertes jusqu'à l'infini. C'était différent en 1997, raconte le directeur de la ferme. La mer a inondé le village et a détruit la récolte. «Avec l'eau du (fleuve) Daedong, nous avons nettoyé les terres arables, dit-il, car, vu la haute teneur en sel, le riz ne poussait plus. Nous avons rehaussé la digue, de 5 m à 7 m. Les autorités nationales ont suivi de près le développement de nos coopératives et la production est passée de 0,5 tonne à 5 tonnes à l'hectare.»

Vous trouverez la suite de ce compte rendu sur www.korea-is-one.org.
Les personnes désireuses d'aller en Corée l'an prochain peuvent adresser un mail à info@korea-is-one.org.P, 22.11.04



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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Sep 2007 à 00:47
Si nous prenons un exemple contemporain, il me semble que nous avons un bel exemple à ce propos avec les deux corées : celle du nord souffre de la famine, celle du sud non. Peut-on établir un lien entre leur régime politique et l'abondance et la pénurie alimentaire ? Il semblerait, puisque je ne pense pas que le climat varie beaucoup d'une région à l'autre... Mais je ne suis pas un expert sur le sujet, et sans doute allez vous m'expliquer en quoi les problèmes du nord sont liés au grand capital


Le régime nord-coréen n'a jamais nié la famine, et l'embargo américain y est pour quelque chose. C'est bien les Etats-Unis qui ont essayé de priver la Corée du Nord de sa seule source d'énergie,l'uranium, bloquant ainsi toutes les usines et les transports et paralysant l'activité économique nationale,pour aboutir à une famine, doublée par la rupture des livraisons de matériels russes et chinois ( tracteurs, essence, semences...), imposée par Clinton !
De plus, il existe bien des grandes différences climatiques entre la Corée du Nord qui est un immense caillou sur lequel il est bien difficile de faire pousser quelque chose et la Corée du Sud.
Puisque vous semblez apprécier les comparaisons, je vous invite à vous renseigner sur les grands indicateurs de deux pays voisins : Cuba socialiste (soumis à un embargo américain) et Haiti capitaliste (soumis depuis des siècles à la tyrannie de l'impérialisme franco-américain). Dites moi aprés dans lequel de ces deux pays préfériez-vous vivre.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 12:19

Rayons de soleil au pays du Matin-Calme

Péninsule coréenne . Un sommet historique s’est ouvert, hier à Pyongyang, entre le Nord et le Sud dans un climat de réconciliation et de détente.

Tout un symbole, et non des moindres ! Pour commencer le second sommet intercoréen en sept ans, le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, a franchi hier, à pied, l’une des dernières frontières de la guerre froide, la ligne de démarcation qui sépare les deux Corées, à proximité du célèbre village de Panmunjom. Le site où fut signé en 1953 l’armistice à l’issue de la guerre de Corée est situé au coeur de la zone démilitarisée (DMZ, longue d’environ 240 kilomètres) établie à la fin du conflit pour consacrer la partition de la péninsule. Une zone tampon qui concentre encore le plus grand nombre de troupes au monde, dont une bonne part des quelque 30 000 soldats américains stationnés en Corée du Sud. C’est la première fois qu’un dirigeant sud-coréen emprunte cette voie en plus d’un demi-siècle. De l’autre côté de la ligne, l’attendait son homologue du Nord, Kim Jong-il, avec lequel l’échange de déclarations a fait la part belle à la volonté bien affirmée de réconciliation. « Le temps est venu pour le Sud et le Nord de se donner la main et d’écrire une nouvelle page d’histoire pacifique », a dit Roh Moo-hyun à son interlocuteur. La veille, il avait insisté, à Séoul, sur son désir de paix avec le Nord. Les deux pays n’ont conclu qu’un armistice et non un traité de paix à l’issue de la guerre. Mais tout accord éventuel devra être approuvé par les États-Unis, partie prenante de l’armistice de juillet 1953. D’où la priorité que réserve Roh à cette question dans la péninsule coréenne, a-t-il promis lors d’un discours prononcé à l’occasion de la fête des forces armées sud-coréennes. « Ce ne sera sans doute pas un voyage sans histoires, ajoutait-il, mais à partir du moment où les discussions se déroulent de manière paisible et sérieuse, nous pourrons établir la confiance et un traité de paix, et par ailleurs parvenir à un accord visant à réduire la militarisation de la frontière. »

Ce sera l’un des premiers objectifs du sommet bilatéral, qui dure jusqu’à jeudi, et où sera abordée en bonne place - bien que la rencontre ne soit pas censée être une plate-forme de dialogue pour ces discussions - la résolution de la crise nucléaire. Il sera aussi beaucoup question de coopération économique marquant le grand retour de la « sunshine policy ». La stratégie de la détente entre le Nord et le Sud, enclenchée par l’ancien président Kim Dae-jung, a failli être sérieusement écornée par Washington, lors du premier mandat de Bush lorsque ce dernier se risqua à l’escalade avec Pyongyang, en 2002 rendant caducs aux yeux des Nord-Coréens les accords de Genève de 1994.

Nord et Sud avaient misé sur le développement de leurs relations après le premier sommet intercoréen de 2000 et la rencontre entre Kim Dae-jung et de Kim Jong-il. Après la réouverture des voies aériennes, terrestres et maritimes rompues depuis la partition, le nombre de personnes traversant la zone frontalière est passé de moins de 1 000 à plus de 100 000 en dix ans. Les échanges commerciaux entre les deux Corées se chiffreront en 2007 à 1,7 milliard de dollars, soit quatre fois plus qu’en 2000, et ils représentent plus de 30 % du commerce extérieur nord-coréen. Des grands projets d’infrastructure d’un montant de 20 milliards de dollars sont à l’étude. Le succès de la zone industrielle de Kaesong incite, en outre, à en créer d’autres à Nampo, Wonsan et Sinuiju, ainsi que dans l’estuaire du fleuve Imjin, sur la côte ouest. Le sommet devrait permettre de donner un cadre institutionnel à cette coopération avant la réalisation d’une « communauté économique intercoréenne ». Un premier pas pourrait être la signature d’un accord commercial semblable à celui passé en 2003 entre la Chine et Hong Kong.

Comme le fait remarquer Lee Jae-jung, ministre de la Réunification de la Corée du Sud, dans une tribune publiée hier dans le Figaro, « l’amélioration des relations intercoréennes résulte des efforts constants menés par le gouvernement sud-coréen en faveur de la réconciliation et de la coopération, privilégiant ainsi le dialogue à l’hostilité, les échanges à la rupture et le rapprochement à l’affrontement ». De quoi faire méditer les va-t-en-guerre de la Maison-Blanche.

Dominique Bari, l'Humanité du 3 octobre 2007

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Oct 2007 à 12:21

La dénucléarisation possible de la Corée du Nord avant la fin de l’année ?

Une dynamique de démantèlement des installations atomiques militaires semble s’accélérer.

La rencontre à Pyongyang survient alors que le Nord semble rapidement progresser sur la voie de sa dénucléarisation, dans le cadre d’un accord international à six pays (deux Corées, États-Unis, Japon, Chine et Russie) signé le 13 février à Pékin. Le régime de Kim Jong-il a procédé à la fermeture mi-juillet de son principal site nucléaire, acceptant de déclarer tous ses programmes atomiques et de démanteler toutes ses installations existantes. Ce qui pourrait être fait avant la fin de cette année, a-t-on appris lundi de source diplomatique. Les pourparlers entre les six, qui avaient lieu à Pékin la semaine dernière, ont pris fin dimanche sur un projet d’accord qualifié de « très complet » par les Américains. « Nous sommes vraiment entrés dans les détails pratiques de la dénucléarisation », s’est réjoui le négociateur américain Christopher Hill, avant de regagner Washington.

Les négociations ont été interrompues pour deux jours, le temps que le texte soit étudié par les gouvernements concernés. Le document définit une « procédure détaillée et la méthode à suivre » pour démanteler les sites, une tâche qui devrait revenir à des experts mandatés par chacune des capitales parties à l’accord. La Corée du Nord démantèlerait trois installations de son complexe nucléaire de Yongbyon et déclarerait ses programmes nucléaires - notamment ses projets d’enrichissement de l’uranium - avant la fin de l’année.

Ces infrastructures comprenaient un réacteur atomique d’une puissance de cinq mégawatts permettant d’extraire du plutonium à partir du combustible nucléaire utilisé pour la centrale, une unité de fabrication de combustible et un laboratoire de recherche, indiquent des sources proches des négociations. En contrepartie d’un arrêt de son programme nucléaire, l’accord prévoit que la Corée du Nord recevra une aide énergétique équivalant à 950 000 tonnes de fioul lourd. En juillet, elle a fermé son principal réacteur nucléaire à Yongbyon en échange de 50 000 tonnes de fioul fournies par Séoul. La Chine a livré la semaine dernière la même quantité de carburant. Bush a lui autorisé vendredi la fourniture de 25 millions de dollars d’aide énergétique.

Le projet de Pékin fait aussi état d’un calendrier pour le retrait de la Corée du Nord de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, comme le demandait Pyongyang. Mais Washington ne s’est pas résolu pour le moment à donner une date et laisse dans le flou une reprise d’un dialogue bilatéral, comme le souhaitent les Nord-Coréens qui réclament une normalisation des relations avec les États-Unis.

D. B.

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