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Lobby pro-israélien

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Lobby pro-israélien
    Envoyé : 25 Mar 2008 à 14:36
Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU
publié le lundi 24 mars 2008
 

Bruno Guigue
 
C’est en tant que citoyen et auteur reconnu que Bruno Guigue, par ailleurs haut fonctionnaire, a écrit cet article critique de l’Etat israélien au nom même de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Son limogeage immédiat est une sanction politique inacceptable et très préoccupante qui confirme les pressions exercées par le lobby pro-israélien en France pour museler toute critique de la violente politique coloniale israélienne [1].

Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.

Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L’ONU contre les droits de l’homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?

Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».

Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.

Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.

S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.

C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».

Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait « anéantir la liberté d’expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l’universalité des droits » par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.

En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.

Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.

Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.

Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».

L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».

Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.

C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».

Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.

Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu’elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».

« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante ». Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002.

« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l’acte ».

Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.

« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.

Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif ». Au moins, c’est limpide.

Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, « c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.

A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !

A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par « Le Monde » : « l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.

[1] Intro : C. Léostic, Afps

Bruno Guigue est diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003.

publié sur le site Oumma.com le jeudi 13 mars 2008 http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro-israelien-se

voir aussi la réaction de Oumma.com : http://oumma.com/La-honte

Bruno Guigue, sous-préfet, n'est certainement pas un crypto-communiste. Mais il fait à ses frais la dure expérience de la liberté de parole en France...


Edité par T 34 - 09 Apr 2010 à 21:05
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Depuis le: 26 Sep 2007
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Mar 2008 à 15:07
On en parle aussi sur le Grand Soir :
 


Edité par T 34 - 25 Mar 2008 à 15:10
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Mar 2008 à 15:56

L’Union Juive Française pour la Paix exige la levée des sanctions contre Bruno Guigue

Par l’Union Juive Française pour la Paix
mardi 25 mars 2008

Le premier qui dit la vérité.... Parole Interdite, Parole Imposée

Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes en Charente-Maritime, vient d’être démis de ses fonctions par Madame Alliot-Marie, ministre de l’intérieur. Son crime ? Un texte publié sur Oumma.com où Bruno Guigue s’en prend au lobby pro-israélien en France. [...]

la suite dans le lien ci-dessus en bleu


Edité par Jef. - 25 Mar 2008 à 15:57
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 00:47
On n'est pas des robots. A partir du moment où nous sommes des citoyens, nous sommes libres d'émettre des opinons sur la place publique.
 
Cette privatisation de liberté est offuscante. Les ministres sont aussi des fonctionnaires.
 
La HONTE.
 
A propos, d'Israël, un autre point de vue que je partage:
"

Et les arabes qui ont soumis les hébreux après la colonisation de la Galilée....

Les chrétiens qui ont viré les hébreux ?

On n’en parle jamais.

Après, on s’étonne qu’il y ait des violences.
"



Edité par 1917 - 26 Mar 2008 à 00:50
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 11:36
D'ailleurs, j'ai lu dans l'huma d'hier que quelqu'un trouvait ça pas bien de dire des choses pareilles. Personnellement je ne vais pas blâmer une personne qui dit la vérité. On va dire qu'il y a certes le "devoir de réserve" mais nom de Dieu, depuis quand les gouvernements de l'UMP appliquent-ils ce devoir  ?
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Mar 2008 à 11:47
Les ministres ne sont pas tenus au devoir de réserve des fonctionnaires, ils ne le sont pas. Les exécutifs politiques sont des "techniciens" indemnisés par la République. Il ne sont tenus qu'à "la solidarité gouvernementale".
 
La question du devoir de réserve est en effet un peu compliquée, on peut l'appliquer à la lettre et c'est ce dont est victime Guigue. Un fonctionnaire doit avoir un devoir de réserve, c'est d'ailleurs normal dans tout emplois.
 
Mais en quoi les questions géo-politiques du moyen-orient influencent le travail administratif de la sous-préfecture de Sainte en Charente maritime ? RIEN ! Ce sous-préfet n'a rien dévoillé de cette fonction là.
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  Citer Maximilien Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2008 à 02:07
Il y a surtout une question qu'il faut se poser !
 
Parce que, en soi, c'est vrai que le fait qu'un préfet prenne position ainsi, ça peut être contestable.

Le vrai truc, c'est imaginez une situation différente. Au lieu de critiquer Israël, il s'était mis à critiquer la politique de Chavez. Pensez-vous vraiment qu'il aurait été limogé ?
S'il avait critiqué Castro, ou même le Hamas, aurait-il été limogé ?
 
La réponse est bien sûr évidente, alors tout leur manège sur le droit de réserve, c'est sûr qu'il faut se réserver quand on va à contre-courant, et surtout quand on s'en prend à un lobby aussi puissant que le lobby sioniste...
"Mourir n'est rien, pourvu que la Révolution triomphe" (Saint-Just, dans son rapport au nom des Comités de salut public et de sûreté générale présenté à la Convention nationale le 15 germinal an II)
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2008 à 10:14

Le texte de Guigue est en réaction à l’article libre publié dans l’immonde « l’ONU contre les droits de l’homme » par un ramassis de pro-israéliens de France. Parmi eux un chercheur du CNRS appointé par l’Education nationale, donc un fonctionnaire. Il est établi que ce texte est bourré de mensonge contre des représentants de l’ONU, d’une hystérie et d’une prise de partie indéfendable. Ce fonctionnaire a-t-il été inquiété pour avoir enfreins à son devoir de réserve ? Non !

 

Toutes les paroles n’ont pas le même traitement en France. Il y a les bonnes qui correspondent aux vues politique du gouvernement et du capital et les autres qui doivent être matées. Le devoir de réserve est une fumisterie dans cette affaire.

 

Du point de vue d’un haut fonctionnaire, qui a été formaté à respecter des règles, les mêmes pour tous en république quoi de plus choquant de voir l’équité (celle de son formatage) bafouée. N’est-il pas du rôle de la République française de ne pas tomber dans l’extrémisme Etats-Uniens ? Une position « indépendante » qui a été celle de la France depuis De Gaulle. Mais le nouveau président, atlantiste fanatique, veut nous aligner totalement sur les EU et donc sur Israël.

 

Guigue n’aura pas été le premier dans notre histoire contemporaine à faire un choix conforme aux idéaux républicain de la France, rappelons-nous ce général de brigade en 1940, condamné pour désertion, devenu le représentant du peuple de France.

 

Et n’oublions pas tous ces fonctionnaires anonymes qui refusent d’appliquer les lois liberticides, qui refusent de faire la chasse aux sans-papiers (qui pour la plupart ne l’étaient pas avant !). Ils sont l’honneur du pays, ils font leur devoir le même qui a empêché à la majorité des juifs de France d’être déportés en 40-44.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 Mar 2008 à 14:31
La vérité qu'il ne faut pas dire :
 

Snipers avec des enfants dans leurs lignes de mire

Chris McGreal               chris.mcgreal@guardian.co.uk                  Gaza - 29-06-2005 

Source : The Guardian    Traduction : MG pour ISM

 

 

Ce fut le tir sur Asma Mughayar qui a balayé tous les derniers doutes que j'avais sur la façon dont les soldats israéliens tuaient tant d'enfants et de civils palestiniens.

Asma, 16 ans, et son plus jeune frère, Ahmad, ramassaient le linge sur le toit de leur maison au sud de la bande de Gaza au mois de mai l'an dernier quand ils ont été abattus par un sniper de l'armée israélienne. Ni l'un ni l'autre enfant n'était armé ou ne menaçait le soldat, qui a tiré, invisible, par un trou percé dans le mur d'un bloc d'appartements voisins.

 

L'armée a dit qu'ils avaient sauté tous les deux sur une bombe palestinienne plantée dans le sol pour tuer des soldats. Les cadavres offraient un rapport différent.

 

A la morgue de Rafah, Asma était étendue avec un seul trou de balle dans la tempe; son frère 13 ans avait un seul impact de balle au front. Il n'y avait aucune autre blessure, certainement pas de conséquence à une explosion.

 

Confronté avec cela, l'armée a changé son rapport et a prétendu qu'ils avaient été tués tous les deux par un Palestinien, bien qu'il y avait une preuve convaincante qui montrait du doigt le repaire du sniper israélien.

 

Ce que les militaires n'ont pas fait, c'était de demander à ses soldats pourquoi ils ont donné un faux rapport des décès ou de parler aux parents des enfants ou aux autres témoins.  

 

Quand les journalistes ont fait pression sur la question, l'armée a promis une enquête complète, mais quelques semaines plus tard elle a été tranquillement abandonnée. C'est devenu la norme dans une armée qui semble estimer qu'il vaut mieux se protéger de toute responsabilité que de vivre selon son affirmation d'être "l'armée la plus morale au monde".

 

Comme l'ont fait remarqué les parents de Tom Hurndall hier après la condamnation d'un sergent israélien pour l'homicide involontaire de leur fils, le soldat a été jugé seulement parce que la famille britannique a eu les ressources pour mettre assez de pression.  

Mais il n'y a eu aucune justice pour les parents des centaines d'enfants palestiniens tués par des soldats israéliens.

  

Selon le groupe des Droits de l'Homme israélien, B'Tselem, l'armée a tué 1.722 civils palestiniens - plus d'un tiers d'entre eux étaient des mineurs – ainsi que 1.519 combattants, puisque l'Intifada a commencé il y a presque cinq ans; les chiffres israéliens comparables sont 658 civils tués – dont 17% de mineurs - et 309 militaires.

 

L'armée a enquêté sur seulement 90 décès palestiniens, comme d'habitude sous la pression extérieure. Sept soldats ont été condamnés : trois pour homicide involontaire, aucun pour meurtre.  

 

Le mois dernier, un tribunal militaire a condamné un soldat à 20 mois en prison pour avoir abattu un homme palestinien qui ajustait son antenne de TV, pourtant, la plus longue peine pour la mort d'un civil, et moins que ce qu'obtiennent les objecteurs de conscience israéliens pour refuser de servir dans l'armée.

 

B'Tselem argue du fait que le manque de responsabilité et de règles d'engagement qui "encouragent une attitude de gâchette facile parmi des soldats" ont créé une "culture d'impunité" - une opinion soutenue par le groupe des Droits de l'Homme basé à New-York, Human Rights Watch, qui a décrit la semaine dernière que de nombreuses enquêtes des meurtres de civils comme une "imposture... qui encourage les soldats à penser qu'ils peuvent littéralement s'en tirer avec le meurtre".  

 

Au sud de Gaza, les meutres ont lieu dans un climat qui se résume à une forme de terreur contre la population. Le tir aléatoire dans Rafah et Khan Yunis a pris des centaines de vies, dont cinq enfants abattus alors qu'ils étaient assis à leurs bureaux de l'école.

 

Beaucoup d'autres sont morts quand les snipers devaient savoir qui était dans leurs viseurs - enfants jouant au football, assis à l'extérieur de la maison, qui rentrent de l'école.

 

Presque toujours les "enquêtes" se sont résumées à demander au soldat qui a tiré sur la gachette ce qui s'est passé - souvent ils affirment qu'il y avait un échange de tirs quand il n'y en avait aucun - et en le présentant comme un fait.  

 

La police militaire a lancé une enquête sur la mort d'Iman al-Hams en octobre dernier seulement après que les soldats aient rendu publiques les circonstances dans lesquelles leur commandant a vidé son arme sur la gosse de 12 ans. Il a été enregistré disant à ses hommes que la fille devrait être tuée même si elle avaient trois ans.  

 

Le colonel Pinhas Zuaretz était commandant au sud de Gaza il y a deux ans quand je l'ai interrogé sur le nombre de meurtres. Le colonel, qui a ré-écrit les règles d'engagement pour permettre aux soldats de tirer sur des enfants de 14 ans, a reconnu que les versions officielles de plusieurs meurtres étaient fausses, mais a justifié la stratégie comme étant le prix de la lutte pour la survie contre un second Holocauste.

  

Peut-être cette opinion était partagée par le soldat qui a abattu trois garçons de 15 ans, Hassan Abu Zeid, Ashraf Mousa et Khaled Ghanem, car ils se sont approchés de la frontière fortifiée entre Gaza et l'Egypte en avril.

 

Les militaires ont dit que les adolescents étaient des contrebandiers d'armes et donc des "terroristes", et que le soldat leur a tiré dans les jambes et qu'il les a tués seulement parce qu'ils ne se sont pas arrêtés. Le rapport était une fabrication. Les adolescents étaient dans "une zone interdite" mais tapaient dans un ballon.

 

Leurs cadavres n'ont montré aucune preuves de blessures pour les neutraliser, seulement des tirs de gros calibre à la tête ou dans le dos.

 

L'armée l'a admis tranquillement - mais qu'il n'y aurait aucune enquête.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Apr 2008 à 21:12
Je ne préfère pas m'exprimer.
 
Le conflit israelopalestinien est tellement compliqué qu'on ne peut guère tenir des propos tels que ceux tenus par le sous-préfet en question.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 12:25

La durée du conflit et le traitement politique des gouvernements occidentaux et des médias rendent floue les perspectives de règlements.

 

Mais le conflit n’est pas compliqué, il y a un pays occupé et depuis 1967 des résolutions de l’ONU exigent le respect d’une ligne entre deux entités Israël d’un côté et un état palestinien de l’autre.

 

La solution est simple : l’application de ces résolutions et la reconnaissance respective des états = la fin de l’occupation !

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 May 2008 à 20:32

Oui, ce serait une solution de paix acceptable.

Mais il existe un certain nombre de problèmes qui rendent la paix très difficile à mettre en place. Ce sont les extrémistes violents qui ont le pouvoir dans un certain nombre de pays. Et il faut bien reconnaître qu'ils ne sont pas prêt de transiger. Les tensions avivent les tensions. Lorsque l'Etat d'Israël fut créé, la plupart des pays arabes refusèrent de  le reconnaître. Pire, il y eut un certain nombre d'agressions. Pour se défendre, le pays décida  de prendre un certain nombre de mesures défensives et offensives. Dans la foulée, il agrandit son territoire.
Encore aujourd'hui, nombre de pays arabes souhaitent la destruction pure et simple de l'Etat d'Israël et la droite au pouvoir en Israël ne voit pas d'autres solutions que de réduire à néant ce qu'il reste de la "Palestine".
 
Le comportement des uns et des autres est inacceptable.
 
Quand on scrute le passé lointain, on se rend compte que les arabes n'ont pas toujours été des tendres et qu'ils portent une part de responsabilité dans la crise d'aujourd'hui.
 
Il est certain qu'il existe un certain nombre de lobbies dans les pays dits occidentaux ( Europe, Etats-Unis pour faire très simple).
 
L'Iran n'est pas le meilleur allié que le Vénézuela et la Russie aient pu trouver. Le leader a adopté une position très agressive.
 
Il faudrait aussi parler du rôle de la Syrie...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 May 2008 à 14:32
La cause palestinienne et les mouvements palestiniens sont tour à tour manipulés par des gouvernements arabes. Les proches voisins d'Israël ne sont plus dans la capacité ni la volonté d'une nouvelle guerre.
 
Le processus de paix doit reposer sur le principe de "la terre contre la paix" qui est un compromis politique entendu à la fois par les dirigeants de l'OLP et par des dirigeants israëliens (ex : Y. Rabbin). Les anciens leaders israéliens ont occupé Gaza, la cisjordanie, le Golan, le sud Liban et le Sinaï dans cette optique. Cela fonctionne avec l'Egypte depuis la paix de Camp David...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 May 2008 à 14:40

Entre Tibet et Kosovo, la Palestine

Daniel Vanhove, le 16 avril 2008

 

En ces temps où les médias dominants font et défont les causes auxquelles ils pressent les citoyens à l’adhésion ou la condamnation, comment ne pas s’interroger sur ce qui anime ceux-là dans leurs choix arbitraires ?

 

En effet, qui ne serait pas surpris d’assister à tant d’insistance pour déclarer hier le Kosovo indépendant, et de remue-ménage pour réclamer aujourd’hui un boycott des prochains JO en Chine ou au minimum de sa cérémonie d’ouverture, quand dans le même temps, le silence sur la situation pourtant toujours plus détériorée en Palestine rend ces mêmes médias complices d’un tel état de faits ?... Quand les choses vont de ce train, ne conviendrait-il pas de se demander de quelles manipulations nous faisons l’objet ? Et force est de constater qu’à l’analyse des trois cas, les Etats-Unis et son bras armé l’OTAN, se trouvent impliqués dans les manoeuvres.
 

Au Kosovo, la récente et plus grande base armée américaine hors du territoire US (Bondsteel Camp, décrit comme une version réduite de Guantanamo[1]) est le produit de la firme Halliburton (celle-la même dont Dick Cheney, le vice-président américain est ou a été l’un des administrateurs) ; au Tibet les fiches de transferts de fonds de la CIA attestent d’un soutien au Dalaï Lama himself, pour un montant de 180.000 US$ par an[2] ; et en Palestine, faut-il encore s’étendre sur les manoeuvres de l’administration américaine pour empêcher toute avancée de paix négociée par les Palestiniens eux-mêmes, malgré les gesticulations diverses pour tenter de tromper l’opinion publique en se faisant passer pour de généreux donateurs voire même pour des artisans d’une paix qu’ils torpillent par tous les moyens.

Il convient donc de souligner qu’encore et toujours, rien ne change dans la politique extérieure des Etats-Unis : le but est et reste bien la domination absolue d’un maximum de zones d’influence dans le monde, et la volonté de diviser pour affaiblir la résistance et ainsi mieux contrôler les forces en présence. Particulièrement là où les enjeux économiques se révèlent indispensables à leur hégémonie. Que ce soit au Kosovo, pour diviser et morceler un peu plus encore les Balkans et ainsi mieux contrôler l’acheminement pétrolier du Caucase tout en se rapprochant sans cesse des frontières russes ; au Tibet pour contrer la puissance montante d’une Chine qui à moyen terme risque bien de les reléguer à l’arrière plan ; et en Palestine où les enjeux pétroliers dans la région moyen-orientale par leur soutien inconditionnel à Israël ne sont plus à démontrer.
 

Plus que jamais, il convient donc de dénoncer l’hypocrisie de ces médias qui nous relatent des faits sans nous expliquer clairement le dessous des cartes. Ainsi que d’interroger les responsables politiques quand ils se précipitent par leurs adhésions dociles (pour ne pas dire serviles) à suivre aveuglément les injonctions américaines. L’on nous dit souvent (et avec quelle fierté !) que l’Europe est devenue la première zone économique du monde, devançant les Etats-Unis. Mais comment dans le même temps, n’est-elle pas capable d’un minimum de politique commune et distanciée des USA dès qu’il s’agit de l’extérieur ? Est-ce vraiment le hasard ? Ou au contraire, une telle situation arrange-t-elle assurément les uns comme les autres ?

Nombre de ces questions mériteraient bien d’être adressées à nos responsables politiques tant qu’elles n’auront pas obtenu de vraies réponses. Et face à la situation qui prévaut en Palestine, il ne faut cesser de mettre et remettre sur la table le statut et les droits inaliénables du peuple palestinien, tant qu’une juste solution ne sera pas négociée avec eux, sans préalable ni exclusion de quiconque, quant à leur reconnaissance.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Sep 2008 à 11:46

Soutien à la libération de Salah Hamouri

Un comité de soutien avec des personnalités d’horizons très variés vient de se créer pour exiger la libération du jeune Franco-Palestinien.

Lors de la Fête de l’Humanité, Denise Hamouri, mère de Salah, jeune Franco-Palestinien condamné à sept ans de prison pour « délit d’intention », est venue dire sa détermination à continuer la lutte pour la libération de son fils. Un comité de soutien vient de se constituer à l’appel de personnalités d’horizons différents et dont la marraine est Denis Hamouri. Comme l’explique Jean-Claude Lefort, député honoraire, « notre jeune compatriote français est donc un otage. Il est otage de l’occupation israélienne qui juge ceux qu’elle opprime. Il est otage de la "justice" militaire israélienne qui l’a contraint à s’accuser faussement sous peine d’une sanction plus lourde s’il refusait son chantage. Il est l’otage de la politique intérieure israélienne, le parti Shass soutenant le gouvernement Olmert finissant ». Il ajoute : « Dans ces conditions nous estimons de notre devoir, en tant que défenseurs des droits de l’homme partout dans le monde, de nous mobiliser plus fortement encore, dans la diversité de nos positions ou situations, afin d’entreprendre une véritable campagne dynamique et unifiée pour exiger et obtenir ce que de droit : la libération de l’otage français Salah Hamouri. »

Voici la liste partielle des premiers signataires (consultable en entier sur www.humanite.fr. Vous pouvez rejoindre le comité (qui tiendra sa première réunion le 18 septembre) en envoyant un courriel à : lefortjc@wanadoo.fr

Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, et Stéphane Hessel, ambassadeur de France ; Henri Alleg, journaliste, écrivain, auteur de la Question ; Omar Al Soumi, délégué général de Génération Palestine ; Marie-Christine Blandin, sénatrice ; Alima Boumdiene-Thiery, sénatrice ; Patrice Braouezec, député ; Rony Brauman, ancien responsable de Médecins sans Frontières ; Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF ; Jean-Jacques Candelier, député ; Monique Chemillier-Gendreau, professeur émérite de droit international ; François Cluzet, acteur ; Marc Dolez, député ; Jean-Claude Dulieu, membre du collège exécutif du Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (MRAP) ; Jean-Paul Hébert, comité central de la Ligue des droits de l’homme ; Marcel-Francis Kahn, professeur de médecine émérite ; Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité ; Jean-Claude Lefort, député honoraire ; Roland Muzeau, député ; Christophe Oberlin, responsable de missions chirurgicales à Gaza ; Bernard Ravenel, président de l’AFPS ; Jean-Luc Reitzer, député ; François Rochebloine, député de la Loire ; Elias Sanbar, écrivain ; Michèle Sibony, présidente nationale de l’Union juive française pour la paix (UJFP) ; Yannick Vaugrenard, député européen ; Michel Voisin, député ; Francis Wurtz, président du groupe GUE au Parlement européen.

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  Citer komsomol Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Sep 2008 à 22:30
pourquoi s entredéchirer entre confessions religieuses,ethnies,chrétiens ou "paiens"...........nous devons fédérer le prolétariat de la terre entière au dela de ces clivages,quoi que puissent en dire certains
le pouvoir est au bout du fusil
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Sep 2008 à 23:07
Camarade Komsomol, il y a ce que nous voudrions faire et ce que nous pouvons faire. 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Oct 2008 à 11:15

Ce n'est pas un article sur le lobby pro-israélien, mais c'est quand même du lobby :

L’affaire des crèches loubavitch à Paris

Religion . La subvention versée par la ville à ces structures « communautaires » fait polémique.

Après le dalaï-lama citoyen d’honneur de la ville de Paris, la mise à disposition d’un gymnase pour les musulmans les vendredis du ramadan, la nouvelle subvention aux crèches du mouvement orthodoxe juif loubavitch, proposée hier au conseil de Paris par le maire, ont provoqué de sérieux remous dans la majorité municipale. Gilles Allayrac, pour le Parti radical de gauche, a regretté ces financements publics à des crèches associatives qui ont un « net caractère communautaire ». Elles n’acceptent pas tous les enfants et sont fermées le vendredi après-midi, a-t-il précisé. La ville finance à hauteur de trois millions d’euros par an les 22 crèches de l’association qui accueillent 1 000 enfants. Dans quelles conditions ? Sylvain Garel, au nom des Verts, se réfère au rapport de l’Inspection générale de la ville, qui constatait en 2004 l’opacité de la gestion de ces crèches, et surtout la discrimination religieuse de ses recrutements. Ian Brossat, au nom du groupe communiste, s’est également opposé à cette subvention : « Les crèches que nous nous apprêtons à subventionner reposent sur un fonctionnement qui est aux antipodes de notre conception de la ville. » Bertrand Delanoë a rappelé le besoin de la ville de structures d’accueil de la petite enfance « à la condition d’un égal accès à tous ». C’est la raison pour laquelle la municipalité a entrepris la création d’un comité de suivi sur le respect des conventions avec les associations gestionnaires des établissements. Elle a fait adopter hier, à l’unanimité, un voeu rappelant en particulier l’obligation pour ces crèches d’accueillir des petits Parisiens « sans distinction d’origine sociale, ethnique ou religieuse ».

Jacques Moran

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Jan 2009 à 11:42

Gaza. Le conflit, ici et là-bas

Le Cercle Gaston-Crémieux, qui se définit comme un cercle de réflexion juif, laïque, diasporiste, engagé à gauche, a toujours été très clair sur sa position concernant le conflit du Proche Orient. Il a soutenu sans réserve, le processus prôné lors de « lde Genève » du 1er décembre 2003 : « La création d’un État palestinien de plein exercice est pour nous d’une évidente nécessité. De justes compensations doivent être accordées par la communauté internationale aux Palestiniens pour les préjudices qu’ils ont subis, mais ce ne saurait être au prix d’une remise en question des prérogatives fondamentales de l’État d’Israël, et notamment d’une contestation de sa souveraineté en matière de politique d’immigration. Et nous ajoutions : « Cela étant, notre attachement à l’existence de l’État d’Israël 1) ne nous empêche en aucune manière de juger, voire de condamner la politique qu’il mène et 2) ne saurait nous conduire à lui reconnaître une quelconque centralité dans la vie juive mondiale, dont nous continuons à penser qu’elle s’exprime complètement dans le diasporisme. »

Comme beaucoup, nous pensons que seule une réponse politique globale sera de nature à mettre fin à l’engrenage tragique auquel nous assistons jour après jour.

« Sortir le Hamas du jeu », comme le préconise le vice-président du CRIF, Ariel Goldmann, est probablement totalement irréaliste et nous pensons, comme Esther Benbassa, dans la conclusion de son article paru dans le Monde daté du 7 janvier 2009 : « On ne peut pas attendre que ses ennemis soient devenus des gens "recommandables" pour les intégrer au jeu diplomatique. En revanche, les y intégrer peut les amener à évoluer comme l’a fait le Fatah il n’y a pas si longtemps. »

Nous ne pouvons donc que déplorer le double langage d’une instance « communautaire », le CRIF, qui, le dimanche 4 janvier, « appelle à un rassemblement silencieux en solidarité avec les victimes israéliennes du Hamas », puis qui, par la voix de son président, Richard Prasquier, sur l’antenne de RTL le 5 janvier, déclare qu’il « est absolument inconcevable que le conflit israélo-palestinien se transporte en France (…).

Il n’y a aucune raison que la France vive le conflit israélo-palestinien. C’est quelque chose qui a failli survenir il y a huit ans au début de l’Intifada, il n’est pas question que cela recommence ».

Nous déplorons qu’une fois encore le CRIF accrédite publiquement l’amalgame, ô combien réducteur, juif = sioniste, accordant un soutien inconditionnel à la politique de l’État d’Israël.

Chaque citoyen français, qu’il se réclame ou non d’une origine juive, chrétienne, musulmane … a le droit d’avoir et d’exprimer ses convictions. C’est une tout autre dimension de prétendre l’exprimer en tant que « communauté », comme s’il existait une « pensée communautaire juive » sur le conflit israélo-palestinien, comme d’ailleurs sur tout autre sujet.

http://www.cercle-gaston-cremieux.org.

Par Georges Wajs, président du Cercle Gaston-Crémieux.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Jan 2009 à 17:50

Hors la loi la solidarité avec les Palestiniens ?

Le sous-préfet de Seine-Saint-Denis demande au maire de Stains de surseoir à la décision de son conseil municipal d’élever Marwan Barghouti au rang de citoyen d’honneur.

Curieuse démarche que celle engagée par le sous-préfet de Saint-Denis, Olivier Dubaut, en direction de Michel Beaumale, maire communiste de Stains (Seine-Saint-Denis). Dans une lettre datée du 14 janvier, le représentant de l’État demande à l’édile de « retirer » une délibération de son conseil municipal faisant de Marwan Barghouti, le leader du Fatah en Cisjordanie, emprisonné en Israël, un « citoyen d’honneur » de la ville.

allégation grave et outrancière

La raison de cette injonction ? L’hommage à « une personne aussi controversée » constitue une « erreur manifeste d’appréciation », source de « vives polémiques locales susceptibles de susciter des troubles à l’ordre public », écrit le sous-préfet.

Cette intervention fait suite aux demandes de Samy Ghozlan, président du Conseil des communautés juives du 93, qui avait demandé, le 30 décembre, au préfet de faire « annuler » la décision des élus de Stains, les accusant de « cautionner les actions antijuives des islamoterroristes palestiniens ». Une allégation grave et outrancière, dont Samy Ghozlan avait déjà usé pour demander, sans succès, l’interdiction des rassemblements de solidarité avec les populations palestiniennes prises sous le feu des bombes israéliennes dans plusieurs villes communistes de Seine-Saint-Denis. Contacté par l’Humanité, le délégué départemental du CRIF persiste et signe. L’élévation de Marwan Barghouti au rang de citoyen d’honneur de la ville de Stains est « une décision illégale », assure-t-il. « Je ne vois pas pourquoi une mairie prendrait fait et cause pour un chef terroriste avéré, condamné pour ses crimes », insiste-t-il. Avant de reprocher aux élus communistes un « parti pris dangereux qui légitime la haine d’Israël et alimente la haine antijuive ». « À court ou à moyen terme, toute manifestation de solidarité avec les Palestiniens ouvre la voie à l’antisémitisme », tranche-t-il. Une argumentation au relent de chantage, qui n’entame pas la détermination du maire de Stains d’honorer le leader palestinien condamné en 2004 et présenté comme un possible successeur du président Mahmoud Abbas. Affichant son refus d’obéir au sous-préfet, Michel Beaumale lui répond, dans une lettre rendue publique hier, qu’il demandera aux élus, lors du prochain conseil municipal, de « confirmer » cette décision. La délibération mise en cause, affirme-t-il, n’a suscité aucune « protestation véhémente », à l’exception de celle de « Monsieur Ghozlan dont on connaît l’allergie à toute manifestation de solidarité avec le peuple palestinien ».

« l’étroitesse de vue » du sous-préfet

Répondant aux accusations de « transposition du conflit israélo-palestinien », l’élu affirme « gérer ces questions avec un grand esprit de responsabilité ». « Les Stanois, dans leur grande majorité, sont parfaitement capables de comprendre que le problème du Proche-Orient n’est pas d’ordre religieux mais essentiellement politique », écrit-il. Déplorant « l’étroitesse de vue » du sous-préfet, Michel Beaumale revendique « un devoir de solidarité avec le peuple palestinien privé de ses droits depuis soixante ans ». Une solidarité à laquelle la ville, jumelée avec le camp palestinien d’Al-Amari, travaille depuis plus de dix ans.

Rosa Moussaoui http://www.humanite.fr/2009-01-21_Politique_Hors-la-loi-la-solidarite-avec-les-Palestiniens

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