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Lobby pro-israélien

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Nov 2012 à 02:29

Une chanson pour Gaza : le Crif pour la censure ?

 
 

La liberté d’expression a des limites, tout le monde vous le dira. Il est bien sûr légitime de publier des caricatures du Prophète de l’islam, de conspuer l’islam à longueur de colonnes, de considérer les musulmans comme des « ennemis de l’intérieur » qu’il nous faut dénoncer, en revanche, critiquer Israël devient de plus en plus risqué.

Dans un article publié le 15 octobre sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) intitulé «  Une chanson qui risque de promouvoir la haine d’Israël chez les jeunes », l’auteur prend à partie la chanson « Une vie de moins », du groupe Zebda, dont les paroles ont été écrites par Jean-Pierre Filiu. Il écrit :

«  Le premier symbole auquel s’attaque la chanson est la valeur supérieure de la vie dans le judaïsme avec le titre, “Une vie de moins”, qui suggère le peu de cas que les Israéliens feraient de la vie des Palestiniens (comme si une vie de plus ou de moins ne changeait pas véritablement la donne). Ce titre désacralise ainsi l’un des principes fondamentaux du judaïsme en vertu duquel “Celui qui tue un homme tue toute l’humanité”. »

Ainsi donc, les auteurs de la chanson ne sont pas seulement des anti-israéliens, mais des antijuifs, soit des antisémites. Accusation qui devient habituelle contre tous ceux qui critiquent la politique de l’entité sioniste. L’auteur de ce texte ne réalise pas (ou peut-être, au contraire, le fait-il délibérément) le danger qu’il y a à assimiler Israël aux principes du judaïsme. L’armée israélienne, qui envahit le Liban en juin 1982, qui réprime par la force les Intifadas, qui attaque encore le Liban en 2006, défend-elle les valeurs du judaïsme ? L’Etat qui a utilisé la torture à grande échelle défend-il la valeur supérieure de la vie humaine ? En le prétendant, l’auteur favorise tous les amalgames entre Israël, le judaïsme et les juifs du monde, pris en otage par une politique dont ils ne portent pas la responsabilité.

Dans l’introduction de l’article, il est précisé que « Richard Prasquier a adressé une lettre à Rémy Pfimlin, président de France Télévisions, à propos de la nouvelle chanson du groupe Zelda “Une vie de moins”. Nous publierons cette lettre dans une prochaine newsletter. » Et le site du CRIF a publié «  Incitations à la haine » de son inénarrable président. Ce n’est pas une lettre à France Télévisions ; en revanche dans cet éditorial, l’auteur reproche à la chaîne d’avoir diffusé la chanson. « On pourrait penser, dans le contexte actuel, que chacun dans son domaine prendrait garde à ne pas ajouter de l’huile sur le feu qui flambe de l’antisémitisme. Que non ! Au contraire peut-être. Il convient avant tout de montrer que cet antisémitisme –- pardon cet antisionisme, vous demanderez la différence à ceux qui hurlent contre les “yahoud” –- est au fond justifié. Et France Télévisions se prête au jeu. Vous avez dit “irresponsable ?”… » Donc, il faut interdire la chanson...

Cette campagne contre Zebda et Jean-Pïerre Filiu s’est intensifiée sur toute une série de sites pro-israéliens. Le comble de l’ignominie allant à Sylvie Bensaid de Tribune juive (24 octobre) qui résume la chanson : « Traduisons : Israël, l’occupant qui prend plaisir à piétiner le peuple arabe de Gaza, est un tueur d’enfants. L’accusation des Juifs d’assassiner les enfants trouve ses racines pluriséculaires dans le vieux discours antisémite chrétien, avant de faire les beaux jours du nazisme et d’imprégner aujourd’hui l’islamisme radical. Le martyr Merah, saisissant par les cheveux la petite Myriam Monsonégo, 8 ans, et lui collant le canon de son arme sur le front, rétablit enfin l’injustice faite aux enfants palestiniens. »

Elle ne déshonore que ses auteurs.

Une seule réponse, écouter cette chanson et la diffuser.

Les paroles sont écrites par Jean-Pierre Filiu, spécialiste du monde islamique et auteur d'une Histoire de Gaza (Fayard 2012).

Patria socialismo o muerte

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Nov 2012 à 20:39

Les « Juifs de France »

 
 

Il n’y a pas eu d’incident diplomatique là où il aurait pu en avoir plusieurs. Le Premier ministre israélien n’a pas raté une occasion pour écorcher la souveraineté de la France. En face, il y avait un François Hollande, la queue entre les jambes, un garnement pris en faute, qui faisait tout ce qu’il pouvait pour éviter de se faire tirer, trop fort, les oreilles. Benyamin Netanyahu, quant à lui, faisait très fort dans la réprimande dans son rôle d’inspecteur de l’état des lieux.

L’Etat français est déclaré incompétent dans les questions de sécurité de ses citoyens et le reconnaît, en acceptant les remontrances. Avant cela, il a admis que les Français de confession juive étaient des étrangers, sans leur demander leur avis. Ce qui a facilité le travail du dirigeant sioniste qui ne s’est pas gêné du tout pour leur demander de quitter la France, leur pays. Le président français, coincé par son acte d’allégeance fondamental au sionisme, ne pouvait que murmurer ceci : « … La place des Juifs de France, s’ils en décident, c’est d’être en France, de travailler en France, de vivre en France, à condition qu’ils soient pleinement en sécurité ». Une façon de les distinguer de leurs compatriotes, d’opérer une ségrégation au sein de la citoyenneté française et de faire un procès d’intention à des Français, dicté par l’adhésion sans faille au projet sioniste.

Heureusement qu’une résistance à cette entreprise existe. L’Union juive française pour la paix (UJFP), sachant à l’avance que le président français allait se coucher, avait fait un communiqué dans lequel elle dit, en substance : « Nous ne pouvons accepter qu’un Premier ministre étranger choisisse les victimes françaises à qui il rend hommage et qu’il fasse des Français Juifs les otages de sa politique guerrière. » Une déclaration à laquelle ont été obligés des citoyens, par une politique ignominieuse qui veut les traiter en otage d’une stratégie dont les conséquences sur la cohésion de la formation sociale française risquent d’être des plus lourdes. Si elles ne sont pas déjà à l’œuvre. Car n’est-ce pas « confirmer » l’amalgame juif=sioniste que d’offrir les victimes de Toulouse au martyrologe sioniste ? C’est ce qu’a fait François Hollande, qui a beau jeu ensuite de bafouiller sur ce qu’il appelle « Juifs de France » versus les Français tout court. Des « Juifs de France » qui peuvent « décider » de rester, « à condition qu’ils soient pleinement en sécurité », à l’inverse de leurs compatriotes qui n’ont pas ce type de choix.

A ce niveau de responsabilité, on mesure ses mots et ses phrases. Celles-ci seront appréciées à l’aune de l’autorité de leur auteur. En miroir et en rappel destiné aux ségrégationnistes d’aujourd’hui, voilà ce qu’on peut lire sous la plume du gourou de la barbarie nazie : « Au cours des siècles ils (les Juifs) s’étaient européanisés extérieurement et ils ressemblaient aux autres hommes ; je les tenais même pour des Allemands…leur religion étrangère me semblait la seule différence qui existât entre eux et nous. »

On sait ce qui s’en suivit en termes de crimes contre l’humanité, à partir justement de ce que le sionisme et ses affidés sont en train de consolider dans les consciences, comme image de femmes et d’hommes « différents » de leurs semblables. On criera bien tard au fascisme, lorsque la bête se sera bien abreuvée chez Hollande et consorts.

Ahmed Halfaoui 

http://www.lesdebats.com/editions/041112/les%20debats.htm


Sur la Palestine, Hollande conforte Netanyahou

La fermeté du chef de l’État à l’égard de l’Iran tranche avec sa modération sur la question palestinienne. Paris ne soutiendra pas l’admission de l’État palestinien à l’ONU, a assuré le président français.

Il a été plus question de l’Iran que du dossier palestinien entre François Hollande et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à l’issue des entretiens qu’ils ont eus mercredi à l’Élysée. Mais la fermeté manifestée par le chef de l’État français à l’égard de l’Iran, dont il attend « des actes et des gestes concrets », tranchait nettement avec sa position plus qu’en retrait sur le dossier palestinien. « Il y a aussi la tentation pour l’Autorité palestinienne d’aller chercher à l’Assemblée générale de l’ONU ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation (…). Seule la négociation pourra déboucher sur une solution définitive à la situation en Palestine. » Et ce, tout en appelant Israéliens et Palestiniens à une « reprise sans conditions des négociations ». Cette prise de distance avec la démarche palestinienne de reconnaissance d’un État à l’Assemblée générale de l’ONU a ravi le premier ministre israélien. Lequel a lancé aux journalistes qu’il était prêt à rencontrer « sans conditions » Mahmoud Abbas si François Hollande l’invitait à l’Élysée.

Oublié le projet de résolution socialiste, dont l’ex-député Hollande était un des coauteurs, déposé le 27 septembre 2011 dans lequel il invitait « le gouvernement français à prendre au cours de la prochaine session de l’Assemblée générale de l’ONU les décisions permettant la reconnaissance et l’admission d’un État palestinien ». Oubliée surtout la proposition (la 59e) du candidat Hollande figurant dans les « 60 engagements pour la France » dans laquelle il affirmait : « Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’État palestinien. »

La réaction palestinienne ne s’est pas fait attendre. « Nous ne posons pas de conditions à la reprise des négociations, et le premier ministre Benyamin Netanyahou comme le président François Hollande savent que l’arrêt de la colonisation n’est pas une condition palestinienne, mais un engagement israélien », a rétorqué Saëb Erakat, le négociateur palestinien. « Tout ce que nous demandons à M. Netanyahou, ce ne sont pas des conditions, mais l’application par Israël de ses engagements, à commencer par l’arrêt de la colonisation et la libération des prisonniers politiques », a-t-il assuré.

Hassane Zeerrouky



Edité par T 34 - 04 Nov 2012 à 22:15
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Nov 2012 à 18:43

La formation des étudiants en journalisme confiée … au CRIF

 

Le « directeur des études » de l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille vient de faire fort, en matière d’indépendance de la presse, en confiant au CRIF la formation de ses élèves.

Le site Rue89 a en effet révélé mardi, sous le titre « Le CRIF envoie des étudiants en journalisme en Israël », le prochain départ, financé et organisé par le lobby israélien en France, d’une soixantaine des élèves de l’école, pour un séjour de 9 jours en Israël.

Dans leurs déclarations à Rue89, les représentants du CRIF ne cachent pas (pourquoi se gêneraient-ils, d’ailleurs ?) qu’ils ont bien l’intention de bourrer le crâne des futurs « journalistes » avec un programme à leur sauce, dont la Palestine occupée et le peuple palestinien seront bien évidemment absents.

Mais cela ne gêne pas notre « directeur des études », M. Pierre Savary. De fait, nous apprend Rue89, la première réaction d’un certain nombre d’étudiants, quand le projet a été connu, a été une saine réaction de méfiance et de rejet, face à une entreprise aussi flagrante de propagande. Le directeur des études veillait cependant au grain, et il a « fini par les convaincre que le voyage serait équilibré », poursuit Rue89.
Pour ce qui est de l’équilibre, M. Savary est apparemment un expert : ainsi, dit-il , un journaliste ne doit pas forcément parler des « colonies », il peut tout aussi bien reprendre le terme « implantations », exigé par le CRIF et les différents services israéliens. Les termes de « colonies » et « colonisation » sont pourtant ceux employés officiellement dans le monde entier, y compris par le gouvernement français, peu suspect de sévérité vis-à-vis d’Israël comme on le sait.

De même, il n’est pas sûr, selon M. Savary, que la ville de Hébron soit palestinienne, « tout dépend où l’on place le curseur historique » !

Un peu gêné quand même aux entournures, Pierre Savary annonce que le voyage n’est pas concocté à 100 % par le CRIF, et qu’il a lui-même pris des contacts avec Breaking the Silence, une organisation d’anciens soldats devenus contestataires. M. Savary ne précise pas si un rendez-vous effectif a été fixé et encore moins si ses chaperons israéliens permettront une éventuelle rencontre.

Rappelons tout de même à M. Savary, qui ambitionne de devenir le patron de l’école dans quelques mois, que l’ESJ vit des deniers publics, sous la forme d’une subvention annuelle du ministère de l’Enseignement supérieur. Et nous disons aux élèves de l’école que leur premier réflexe, celui de la méfiance face à une tentative de formatage de leur esprit critique, était le bon : ils n’ont pas à cautionner par leur participation l’étranglement du peuple palestinien, qui se poursuit jour après jour, à l’abri des regards.

Enfin, nous invitons nos lecteurs à interpeller la direction de l’ESJ à propos de sa scandaleuse initiative, en écrivant à : esj@esj-lille.fr ou bien : M. Pierre Savary, Ecole Supérieure de Journalisme, 50 rue Gauthier de Chatillon 59000 Lille (tel 03 20 30 44 00)

http://www.rue89.com/2012/11/05/le-crif-envoie-des-etudiants...

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Nov 2012 à 20:45

Il y a des boussoles qui se perdent.

 

Naviguer en mer avec une boussole qui indique le sud n’est pas si compliqué que ça : pour retrouver le nord, il suffit de prendre la direction inverse !

13 novembre 2012 : « (dire que) "Israël n’existe que par la guerre" est une diabolisation ignominieuse. » - Richard Prasquier, président du CRIF (1)

14 Novembre 2012  : Israël attaque (encore) Gaza - ou ce qu’il en reste.

Naviguer en politique avec les analyses d’un sioniste n’est pas compliqué : pour retrouver la vérité, il suffit de prendre la direction inverse !

Théophraste R.
Il y a des paroles qui ne sont que du vent. De force 6.

(1) http://www.crif.org/fr/leditorialdupresident/la-france-honor...


c'est un scandale

Une ex-sénatrice trop militante pour être avocate ?

Le barreau du Val-d’Oise refusait l’inscription d’Alima Boumediene-Thiery, pour cause de « militantisme efficace ».

Être militant pro-palestinien est-il incompatible avec le port de la robe noire ? C’est ce qu’estime l’Ordre des avocats du barreau du Val-d’Oise, qui a refusé la demande d’Alima Boumediene-Thiery. L’ancienne sénatrice des Verts souhaitait s’inscrire au barreau, s’appuyant sur les dispositions du décret dit « passerelle » du 3 avril 2012, qui permet de se reconvertir sans passer d’examen. La dame est bardée de diplômes : DEA de droit public, DESS d’administration et gestion publique, ainsi que deux autres DEA et un doctorat. Et surtout, elle peut se prévaloir de douze ans d’expérience au Parlement européen et au Sénat. 
Bref, elle est plus que légitime.

Mais, en mars dernier, l’Ordre des avocats du Val-d’Oise a rejeté sa demande d’inscription. Sa justification ne manque pas de sel : « Alima Boumediene-Thiery exerce un militantisme efficace (qui) 
apparaît contraire à l’honneur, à la probité, aux bonnes mœurs et au respect des principes essentiels de probité, de désintéressement, de modération et de confraternité. » 
« Une véritable discrimination ! » dénonce l’intéressée.

L’accusation de l’Ordre s’appuie essentiellement sur la participation d’Alima Boumediene-Thiery à la campagne pro-palestinienne « Boycott, désinvestissement et sanctions » (BDS). Pour l’Ordre des avocats, « si le militantisme politique est parfaitement compatible avec la profession d’avocat, il n’en est pas de même des opérations de commando dans les centres commerciaux invitant les clients à boycotter tous les produits venants d’Israël au nom de l’antisionisme ». Ce qui fait enrager le comité de soutien de l’ex-sénatrice : « Il est donc clair que le Conseil de l’Ordre des avocats du Val-d’Oise prend une position politique partisane en faveur de l’État d’apartheid d’Israël. »

« Mais, je ne mène pas des commandos et je n’ai jamais été condamnée », s’indigne de son côté l’ex-sénatrice. Mise en examen en octobre 2011 pour « incitation à la discrimination en raison de l’appartenance à une nation », Alima Boumediene-Thiery a été relaxée depuis, et attend d’être auditionnée dans une seconde affaire similaire. « L’Ordre des avocats s’est appuyé sur ça pour rejeter ma demande. Il bafoue ainsi la présomption d’innocence et les droits de la défense », poursuit l’ex-sénatrice.

Alima Boumediene-Thiery a fait appel de cette décision. Son cas était examiné hier à la cour de Versailles. « La cour a reconnu la validité de ma demande et a demandé au Conseil de l’Ordre de mettre en place une médiation et de trouver une solution pour m’intégrer au barreau », se félicite Alima Boumediene-Thiery. La cour a donné à l’Ordre des avocats du barreau du Val-d’Oise jusqu’au 18 décembre pour sortir par le haut de cette piteuse situation.

Mehdi Fikri



Edité par T 34 - 16 Nov 2012 à 23:30
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 Nov 2012 à 16:57

Hollande doit lutter contre le racisme... sans favoriser la peste sioniste.

 
 

La tendance n’est pas celle-là ! C’est même l’inverse !

Il y a la position du PS et puis celle d’Hollande Président. Le 14 juin dernier, le Bureau national a clairement défendu son souhait d’une reconnaissance par l’ONU de l’Etat de la Palestine, comme il le rappelait encore jeudi : "Le Parti socialiste réaffirme sa position, adoptée par le Bureau national du 14 juin 2011. Il appelle la France et l’Europe à reconnaître l’Etat palestinien pour avancer vers la paix et la réconciliation entre les peuples israéliens et palestiniens."

Détour par le contexte : « Pilier de défense »

L’insupportable "chanson" odieuse qui justifie et prolonge les massacres à Gaza.

Quand on ne veut pas agir, il suffit de dire que c’est la faute des deux "parties". Un grand classique très cynique qui se nomme "renvoi dos à dos". Le langage abstrait - volontiers juridique - écrase la très forte inégalité de situation . On a une "partie" (sic) avec, comparativement,des fléchettes et une autre avec des F16 mais rien n’y fait. On a une "partie" littéralement décimée et pas l’autre "protagoniste" (sic) mais tant pis. Le cynisme des puissances internationales est monstrueux.

Le 14 novembre 2012, les forces armées israéliennes ont lancé une nouvelle vague de bombardements aériens et maritimes sur l’étroite bande de Gaza. « Pilier de défense » (« Pillar of Defence »)probable copie de « Plomb durci » (« Cast Lead » ) de fin 2008-début 2009 qui avait fait 1 400 morts en trois semaines. Il s’agit donc bien de la poursuite de la destruction physique des habitants de Gaza. Cela va ressembler sous peu à un génocide de sionistes et de pro-sionistes.

Claude Sarah Katz explique très bien cela dans "Vivre sous les bombes à Gaza" : "Cela commence et finit par le renvoi dos à dos, au mieux, des « protagonistes ». A titre d’exemple, le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, lequel exprime au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ses« préoccupations devant la détérioration de la situation dans le sud d’Israël et dans la bande de Gaza, ce qui inclut (which includes) l’escalade alarmante des tirs indiscriminés de missiles et les assassinats ciblés par Israël de responsables militaires du Hamas » [1].

Ainsi, d’un côté, les terroristes palestiniens lancent des roquettes sur des objectifs « indiscriminés » — donc la population civile —, et de l’autre Israël, qui tue « proprement » un important chef militaire du Hamas. Au regard de la réalité du terrain, des bombes qui explosent autour de nous, des images affreuses d’enfants brûlés, c’est simplement ignoble — mais inattaquable en droit, grâce à l’astucieux « qui inclut ».

Retour à F. Hollande, le monde et la Palestine.

F. Hollande est plus en retrait que B. Obama sur la question palestinienne. B. Obama souhaite la création d’un Etat palestinien. Souhaitait ? Hollande met désormais des conditions difficilement réalisable aujourd’hui : des négociations . "On sent un certain flottement " dit-on dans Le Point (1) . Certes, Obama tient (toujours ?) sa position en sachant comme le dit Jimmy Carter, ex président des USA, (dans "Métro") "que les leaders israéliens ont abandonné la solution des deux Etats. Leur politique est désormais de confisquer les Territoires palestiniens". Quand ce n’est pas l’anéantissement physique du peuple palestinien. On ne s’étonnera pas que les Palestiniens refusent de négocier dans une telle situation. L’Europe ne s’en mêle pas voire freine. L’ONU (Ban Ki-moon) fait ce qu’elle peut. Résultat, c’est l’impasse.

Le reste c’est plus conjoncturel et événementiel : "Netanyahou met Obama au pied du mur" peut-on lire sur le site alterinfo. De même que - plus surprenant - le CRIF organise un rassemblement . Et ce n’est pas vraiment pour arrêter le massacre !

Défense des droits ici et là-bas : Une nécessaire clarification contre la barbarie .

1) De la démocratie en Israel à l’assimilation sioniste/antisémite ! On ne recule devant rien !

F. Hollande a reçu le 25 janvier 2012, une délégation du CRIF conduite par son président Richard Prasquier. Selon le communiqué du CRIF daté du 30 janvier, « François Hollande a souligné que si Israël est l’objet de tant de critiques c’est qu’il constitue une grande démocratie » ! Israël une grande démocratie ! Il y a des élections certes mais le statut actuel de la citoyenneté, assez complexe (déconnecté de la nationalité) mais très inégal, n’en fait certainement pas une grande démocratie.

Mais le pire c’est le propos de Richard Prasquier : M. Hollande a promis d’être ferme « contre les actes antisémites et antisionistes ». Il aurait dit : « Je ne laisserai rien passer ». Il est dommage et déplorable pour la pédagogie et la lutte antiraciste qu’un élu qui occupe la plus haute fonction politique de l’Etat et de la Nation confonde antisémitisme et antisionisme. Le fait que de l’antisémitisme se cache dans l’antisionisme ne saurait être un motif sérieux de confusion. Il faut certes lutter contre l’antisémitisme (comme contre toutes les autres formes de racisme) mais aussi contre la peste sioniste qui est à la racine de ce que subissent les palestiniens.

Le terme "peste" signifie porteur de barbarie, de ce qui a de plus barbare dans les sociétés humaines : violences, atrocités (y compris sur les femmes et les enfants), inégalités, exclusions. C’est une peste équivalente à la peste intégriste de l’islam ou du christianisme. Il est du devoir des progressistes attachés à l’émancipation des individus et des peuples-classe de la réduire.

2) Deux cercle vicieux à briser

- Il faut aussi comprendre que l’antisémitisme contenu dans l’antisionisme, pour déplorable et sans excuse qu’il soit, provient souvent, s’agissant du monde arabe) du sionisme qui précisément confond (2) religion (juive), nation pour tous les juifs (nation mondiale juive), ethnie (peuple hébreu) pour les objectifs du sionisme dont le principal est le territoire israélien "à libérer" des palestiniens par tous les moyens.

- Pire que favoriser la peste sioniste, empêcher les capacités de riposte . On trouve ce genre de position chez tous ceux qui critiquent ou empêchent le boycott d’Israël. Il faut douter que F. Hollande puisse entendre ce message mis en titre de ce texte puisqu’il a signé, il y a deux ans, une tribune sur Le Monde "Le boycott, d’Israël est une arme indigne" (3) avec les Bruckner, Finkielkraut et autre BHL. D’autres pro-sionistes du PS - Cambadélis par exemple - défendent d’ailleurs le statut quo donc la domination d’Israël . Cela fait 60 ans que dure le martyre des Palestiniens.

Christian DELARUE

1) LE POINT Palestine à l’ONU : le rétropédalage de Hollande .

http://www.lepoint.fr/monde/palestine-a-l-onu-le-retropedala...

2) Une défense du sionisme par Bar-Zvi et Franck

L’ouvrage défend un certain nombre de thèses qui provoquent peu à peu la critique. Le premier point avancé est que "la religion juive, le judaisme, est par essence, une religion nationale". En contrepoint il est dit que le judaisme n’a jamais présenté d’unité raciale. C’est par l’appartenance à une nation qui a conclu une alliance avec Dieu que la Terre d’Israel lui a été attribuée jusqu’à la fin des temps. En quelques lignes (p13) le décor pro-sioniste, très contesté de nos jours, est déjà planté.

Le second point avancé est que la Palestine occidentale était encore il y a une centaine d’années largement inhabitée. Les auteurs citent Chateaubriand en ce sens. Troisième point, complémentaire au second, la présence juive a perdurée malgré la dispersion des juifs. La Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 entérine le fait que la Palestine appartient légitimement au peuple juif. On parlera alors de foyer national juif sous mandat britannique. Mais dans son Livre blanc de 19225, Winston Churchill conteste contre les représentants sionistes que : « la Palestine en entier devrait être convertie en un foyer national juif, mais qu’un tel foyer devrait être fondé en Palestine. »

in Le Sionisme de Michaël Bar-Zvi, Claude Franck

http://www.amazon.fr/Le-Sionisme-Michaël-Bar-Zvi/dp/2910490513

3) LE MONDE | 01.11.2010 Par Pascal Bruckner, Bertrand Delanoë, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Patrick Klugman, François Hollande, Bernard-Henri Lévy...

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/01/le-boycott-d-...


Lettre ouverte à M.Hollande

Toulouse, Gaza

 
 
Mohamed BELAALI

« En 2012, ici, à Toulouse, un meurtrier, alimenté par la haine, a massacré trois petits enfants juifs » disait Netanyahou, lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de Mohamed Merah, à l’école Ozar Hatorah, le 1er novembre 2012 (1). « Nous vivons un moment exceptionnel parce qu’ici s’est produite une tragédie, elle-même, exceptionnelle » lui répond François hollande (2). Étrange cérémonie ! Le même Netanyahou, qui exploite le drame de Toulouse pour gagner les législatives anticipées de janvier 2013, massacre quasiment tous les jours femmes, enfants et vieillards palestiniens. Il est à la tête d’un État qui depuis sa création en 1947 s’est spécialisé dans les expulsions, les meurtres et les massacres des palestiniens comme le montre, une fois encore, la nouvelle offensive sur Gaza qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés parmi la population civile. Depuis la Nakba (catastrophe), la vie au quotidien de ce peuple est faite de drames, de malheurs et de résistance. Si l’assassinat de « trois petits enfants juifs » à Toulouse est qualifié par François Hollande de tragédie exceptionnelle, comment peut-on alors nommer la réalité palestinienne ?

Le cynisme des deux hommes n’a pas de bornes. Leur calcul politique se fait sur les cadavres des victimes innocentes à Toulouse comme à Gaza. L’un veut gagner les élections législatives anticipées du 22 janvier 2013 et entraîner la France dans un un conflit avec l’Iran, l’autre veut plaire à un lobby sioniste extrêmement puissant et influent. Dans son recueillement à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, Netanyahou pensait probablement davantage au 22 janvier qu’aux « trois petits enfants juifs ». La cérémonie de commémoration est ainsi transformée en meeting politique. Une fois qu’il a harangué la foule, il s’est mis à chanter « Am Israël Haï » (Le peuple d’Israël est vivant !). Les victimes n’étaient qu’un prétexte. Le mépris des vies humaines est une constante chez les dirigeants israéliens. Toute l’histoire de l’État sioniste n’est qu’une longue, très longue suite de massacres des populations civiles palestiniennes qui constituent pour Israël un obstacle vivant à la réalisation du rêve sioniste du Grand Israël. Contre l’oubli et pour comprendre le nouveau massacre perpétré par l’entité sioniste à Gaza, il est peut-être utile de rappeler les tueries les plus connues et reconnues sans verser, par pudeur, dans une comptabilité macabre des chiffres des victimes.

A l’aube du 9 avril 1948, les forces combinées de l’Irgoun et de Lehi-Stern, dirigées par deux futurs premiers ministres Begin et Shamir, ont massacré, selon les sources, entre 250 et 347 villageois palestiniens de Deir-Yassine. Arie Yitzahi, historien pourtant officiel, écrira plus tard en 1972 « si nous regroupons les faits, nous réalisons que dans une très large mesure, la bataille [de Deir-Yassine] obéissait au schéma habituel d’occupation des villages arabes en 1948. (…) Au cours de ces opérations, de nombreux vieillards, femmes et enfants étaient abattus dès qu’il y avait une résistanceb » (3).

Sabra et Chatila sont déjà entrés dans l’histoire et reflètent comme un miroir le visage hideux du sionisme et de tout ce qu’il représente. « La solitude des morts, dans le camp de Chatila était encore plus sensible parce qu’ils avaient des gestes et des poses dont ils ne s’étaient pas occupés. Morts n’importe comment. Morts laissés à l’abandon. Cependant, dans le camp, autour de nous toutes les affections, les tendresses, les amours flottaient, à la recherche des palestiniens qui n’y répondraient plus » écrivait Jean Genet dans « Quatre heures à Chatila ».

« Rempart » (Jénine), « Plomb durci », « Pilier de défense » ne sont que des noms qu’Israël donne à des massacres commis à intervalles réguliers. Mais plus important encore que les tueries elles-mêmes, ce sont les répercussions du soutien indéfectible des bourgeoisies occidentales à l’État hébreux. Cette complicité sans faille est un puissant encouragement qui a permis aux dirigeants israéliens de commettre leurs forfaits sans scrupules et sans impunité aucune. De nouveaux carnages viendront s’ajouter aux anciens.

Dès le début de la nouvelle offensive israélienne sur Gaza, Barack Obama s’est empressé, comme d’habitude, pour apporter le soutien total des États-Unis à Israël. Alors que Gaza était sous les bombes, François Hollande, lui, a préféré, apporter directement son soutien en téléphonant à son ami, l’extrémiste Netanyahou : « je lui ai dit que nous étions conscients de l’exigence pour Israël de sa propre sécurité mais qu’il y avait aussi à éviter justement de tomber dans des provocations qui pourraient dégénérer. Nous continuerons d’utiliser toute notre influence pour éviter une escalade ». Si la position de Barack Obama est directe, brutale et somme toute franche, celle de François Hollande est hypocrite, lâche et cynique. Elle ne dénonce nullement le massacre de la population civile palestinienne. La tuerie devient un acte de légitime défense. Seule compte la sécurité de l’agresseur. Hollande qui est prêt à livrer la guerre en Syrie pour « sauver des vies humaines », se tait lâchement sur les assassinats et les mutilations des hommes, des femmes et des enfants de Gaza !

La social-démocratie, et en particulier le Parti Socialiste français, n’a jamais eu le courage de regarder en face le problème israélo-palestinien. La négation de l’existence et des souffrances du peuple palestinien rend les dirigeants de ce parti incapables d’apporter une réelle contribution à l’édification de la paix entre les deux peuples dans cette région tourmentée.

De Léon Blum à François Hollande en passant par François Mitterrand, l’alignement des dirigeants « socialistes » sur le sionisme est total. Selon F. Hollande « C’est sans doute au PS que l’on trouve le plus grand nombre d’amis d’Israël et du peuple juif » (5). Manuel Valls va encore plus loin en déclarant lors des primaires socialistes « Je suis lié de manière éternelle à Israël » (6). Mais c’est Pierre Moscovici qui résume relativement bien les convictions de nombreux dirigeants du parti : « Si j’ai adhéré au Parti socialiste, en tant que juif, français et socialiste, c’est aussi en pensant à Léon Blum. Il faut réfléchir et essayer de savoir pourquoi il se serait battu aujourd’hui. Or, cet homme s’est battu pour la République, pour la gauche et le socialisme, ainsi que, sur la fin de sa vie, pour le sionisme, porteur à son sens d’une paix pour le Proche-Orient » (7). En guise de la paix, ce sont les expulsions, les assassinats ciblés, les tueries, les « check points », le mur, les destructions massives d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées, d’infrastructures civiles etc. qui rythment la vie quotidienne des palestiniens. Voilà de quoi est porteur le sionisme ! Car sa nature et son projet sont radicalement incompatibles avec la paix. Réaliser le « Grand Israël » suppose la négation totale du peuple palestinien.

Hollande n’a jamais brillé par son courage. S’il a fait le fanfaron à l’Onu le 25 septembre 2012 en déclarant « que l’urgence aujourd’hui est l’intervention militaire en Syrie et au Sahel ! »(4), alors que le chômage et ses conséquences ravagent la France, il a rapidement courbé l’échine devant les dirigeants israéliens extrémistes qui n’ont aucun respect ni pour la vie humaine ni pour les lois et les conventions internationales. Les résolutions des Nations-Unies sont systématiquement violées par l’État hébreux. Israël est la négation même du Droit international. En France, François Hollande et son parti, multiplient les cadeaux aux patrons et paupérisent les travailleurs et les classes populaires. Un pouvoir qui méprise tant sa propre population ne peut respecter la résistance et le combat des peuples qui souffrent des injustices. Il ne peut être que du côté des puissants, des oppresseurs à l’intérieur comme à l’extérieur.

Mohamed Belaali

(1) http://jssnews.com/2012/11/02/disc-neta-toul/

(2) http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2012/...

(3) Il s’agit d’un article publié le 14 avril 1972 dans le Yediot Aharonot. Voir L. Soliman « Pour une histoire profane de la Palestine ». La Découverte, page 126.

(4) http://www.belaali.com/

(5) http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/fran%C3%A7ois-hollande...

(6) http://jforum.fr/forum/france/article/francois-hollande-et-i...

(7) Ibid.




Edité par T 34 - 07 Dec 2012 à 21:47
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Les poursuites contre les militants du boycott doivent cesser

Par Alain Bertin, et Nicole Le Strat, membres de l’Association France palestine solidarité (AFPS).

Est-il permis de critiquer Israël ? C’est la question que se posent sept militants du Collectif Palestine Orne, à la suite de leur convocation au TGI d’Alençon (1). En effet, dans le cadre de la campagne de boycott des produits israéliens (campagne BDS) que nous menons depuis 2009 dans cette ville, une plainte a été déposée contre nous et jugée recevable par le procureur, ce qui est à la fois scandaleux et totalement incompréhensible.

Car, de quoi sommes-nous accusés ? D’une part, d’« incitation, de provocation à la discrimination, à la haine, à la violence à l’égard d’une personne, à raison de son appartenance ou non à une ethnie, une race, une religion, une nation », et d’autre part d’« entrave à l’activité commerciale d’un magasin » à la suite d’une action menée dans un magasin Carrefour d’Alençon, en février 2010.

Une loi qui évoque la « race » ! Notion dont nous affirmons l’inexistence. Nous sommes, comme Einstein, de la race humaine. Donc, accusations ahurissantes, sans fondement et sans aucun rapport avec les motifs et les modalités de notre action. L’assimilation systématique de toute critique d’Israël à l’antisémitisme est grotesque.

Cette campagne BDS, initiée par plus de 170 ONG palestiniennes en 2005, et maintenant relayée dans des dizaines de pays, est une méthode de lutte pacifique et non violente pour contraindre l’État d’Israël à respecter et à appliquer le droit international qui est le fondement de notre action. Les violations permanentes du droit international ainsi que la totale impunité dont jouit l’État d’Israël sont insupportables et amplifient le sentiment, tout à fait justifié, de deux poids, deux mesures. Israël occupe, colonise et pratique l’apartheid. C’est Israël qu’il faut inculper.

Nous revendiquons la légitimité de la campagne BDS et nous considérons que ces poursuites sont une atteinte grave à la liberté d’expression. Nous n’acceptons pas d’être considérés comme des délinquants, des fauteurs de trouble pour nous être pleinement engagés dans cette campagne, en citoyens responsables, comme nos camarades de Mulhouse, Pontoise, Bobigny, Paris, Bordeaux et Perpignan, eux aussi poursuivis par la justice.

Des appels au boycott ont été ou sont régulièrement lancés contre un certain nombre de produits et/ou pays (Chine, Mexique…) sans que cela entraîne des suites judiciaires pour leurs auteurs. Nous dénonçons ces tentatives d’intimidation, cette volonté de casser le mouvement de solidarité avec les Palestiniens. Et, faut-il le rappeler, cette criminalisation a été voulue et mise en place par une circulaire de Mme Alliot-Marie, alors ministre de la Justice du gouvernement Fillon, en février 2010, et … toujours d’actualité !

Il est à noter également que la France est le seul pays au monde où des militants, appelant au boycott des produits israéliens, sont poursuivis. Partout ailleurs, en Europe, au Canada, aux États-Unis, au Japon… les actions de la campagne BDS n’ont jamais été sanctionnées de quelque manière que ce soit.

Cela doit cesser et toutes les poursuites doivent être abandonnées. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, et la ministre de la Justice en particulier, s’honoreraient en prenant immédiatement les dispositions nécessaires pour mettre fin à cette situation.

Plus que jamais – et la nouvelle agression de l’armée israélienne contre la bande de Gaza est là pour nous le rappeler – les Palestiniens ont besoin de notre soutien et de notre solidarité.

(1) Rassemblement devant le palais de justice d’Alençon le jour de la convocation : jeudi 10 janvier 2013, à 14 heures.

Alain Bertin et Nicole Le Strat

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Communiqué unitaire contre la censure du CRIF

 
 
Les organisations soussignées s’indignent des pressions faites le 28 novembre par le CRIF pour faire interdire une réunion de soutien à la résistance palestinienne à l’Université Toulouse II Le Mirail.

Ces pressions viennent avec une série d’autres tentatives pour assimiler le soutien aux palestiniens à de l’antisémitisme, comme lors des attaques récentes contre le groupe Zebda.

Le CRIF a un bilan bien connu de soutien inconditionnel au terrorisme d’État israélien et ne saurait en aucun cas servir de référence morale ou démocratique dans la question de la Palestine.

Suite à l’injonction du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, par l’intermédiaire du recteur, la direction de l’UTM a du annuler cette réunion publique.

Nous dénonçons l’intervention des plus hauts niveaux de l’État pour interdire la liberté d’expression.

Nous appelons maintenant tous les soutiens de la cause palestinienne a permettre la tenue de cette réunion avec Abu Sami, représentant du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, samedi 8 décembre à 14h, au local du NPA (9 rue Corneille – Métro Arènes).

Premiers signataires : AGET-FSE, Alternative Libertaire, Collectif Palestine Libre, Collectif Solidarité Palestine 31 (AP31, AFPS, CCFD-Terre Solidaire 31, CCIPPP, Le Cri, Génération Palestine, GUPS, LDH, Maison de Quartier de Bagatelle, Mouvement de la Paix (comité 31), MRAP, Parténia, Stop Apartheid Toulouse, Solidaires, UD-CGT, Les Alternatifs, C&A, EELV, FASE, GA, GU, MJCF, Motivé-e-s, NPA, PCF, PG, Partit Occitan), Coup Pour Coup 31, Dechoukaj, ISM-France OCML-VP,

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Dec 2012 à 19:58

Manuel VALLS, à la "Une" et à l’honneur d’un magazine communautaire.

 
 
Jacques RICHAUD

Le magazine « Information Juive- Le journal des communautés » d’octobre 2012, numéro 326, honorait en couverture notre Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avec un portrait et cette citation : « Manuel Valls : La France a une part juive incontestable », annonçant l’interview consenti par le ministre à cette revue communautaire.

Le plus droitier de nos ministres en fonction, est apprécié même par ceux qui ont été chassés du pouvoir, tellement sa politique ne comporte nul ‘changement’ par rapport à la période précédente. (1)

Sur la question motivant son interview, nous allons constater une radicalisation que n’avaient pas osés ses prédécesseurs.

La singulière préparation et présentation de l’interview :

Le directeur de cette publication, qui se revendique ‘communautaire’, Philippe Meyer, introduit son invité (Page 4) en énonçant l’inquiétude devenue rengaine : « Le sinistre triptyque islamisme-terrorisme-antisémitisme frappe désormais avec une violence croissante, aveugle et assassine. Il existe chez nous des groupuscules déterminés à la violence contre les juifs.../.. Un vent mauvais souffle de plus en plus fort ».

Et plus précisément : « La barbarie de Toulouse../.. Commise au nom d’un combat islamique radical, elle se cache derrière un antisionisme de façade pour exprimer un antisémitisme viscéral destiné à alimenter un discours anti occidental. Comme nous l’indique le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls dans un entretien qu’il nous a accordé… »

Et aussi : « Alors, que faire ?../.. La meilleure réponse qu’apporte la communauté juive aux Merah et autres Louis-Sidney demeure celle du choix de vie, de la dignité et de la fierté. Comment ne pas être fier lorsque malgré le climat../.. et les menaces../.. les synagogues sont restées pleines à l’occasion des récentes fêtes de Tichri ?../.. Les écoles juives n’ont pas désempli../.. Lorsque quatre prix Nobel ont à nouveau été attribués cette année a des chercheurs juifs ?../..Rappelons que sur prés de 750 prix Nobel décernés dans le monde depuis 2001, prés de 25% l’ont été à des récipiendaires juifs… »

Une apologie se poursuit qui brosse un singulier portrait idéal : « Le peuple Juif a de tout temps été le peuple du livre, de l’étude, du questionnement, de la transmission, de la joie, et de la vie../.. Le peuple juif continue lui de donner la priorité à la défense des valeurs universelles et à la construction de l’avenir de ses enfants. Quand certains font l’apologie de la mort et des martyrs, le peuple juif place lui la vie au cœur de tout. Aux antisionistes et aux antisémites de tous bords, voila une leçon magistrale. Probablement la plus belle. »

L’éditorial de ce numéro suit cette introduction (Page 5) et fait dire à Joël Mergui, président du Consistoire : « ..Jamais le judaïsme, religion non prosélyte, n’a répandu la terreur au nom de Dieu../.. Voit on les juifs attaquer des musulmans, des mosquées ou des écoles bunkérisées ? Non. Les Juifs sont agressés mais pas agresseurs… »

Et aussi : « Une preuve d’aveuglement consiste à expliquer (les faits) comme des dégâts collatéraux d’un conflit extérieur importé../.. Un nouvel antisémitisme- l’antisionisme- s’est installé en France et en Occident../.. Pour saper les bases de la démocratie et du vivre ensemble… »

Bien sur dit il, après cette affirmation, il faut : « Lutter ce nouveau fléau en ne cédant pas aux amalgames, en les dénonçant partout sur Internet, les réseaux sociaux, dans les écoles… »

Et encore : « Malgré notre expérience tragique en Europe et partout dans le monde, nous n’avons jamais choisi la rancœur, la vengeance ou la violence… »

Et de conclure après avoir réaffirmé : « Les Juifs sont fiers.../.. D’être des juifs Français, des tricolores en Kippa../.. Non à la haine des juifs et de la France ».

Ces deux interventions peuvent pour le moins interpeller ceux qui observent cette part du judaïsme incarnée par l’Etat d’Israël !

Ils savent, nous savons tous, que ces mêmes intervenants ont une réaffirmation constante du soutien inconditionnel à cet Etat dirigé actuellement par une extrême droite sioniste, qui ne s’embarrasse même pas de telles précautions oratoires pour légitimer et revendiquer ses violences…

Ce sont ces deux interventions au contenu propagandiste évident qui introduisent le long interview de Manuel Valls (Pages 6-7), avec le titre : « La France a une part juive incontestable ».

L’interview :

Disons le clairement, le Ministre de l’Intérieur est dans sa fonction et sa légitimité, comme d’autres l’ont été avant lui, lorsqu’il rappelle la juste et nécessaire solidarité de la République : « Quand un Français juif est attaqué pour ce qu’il est et ce en quoi il croit… »

Il ne fait ici que reprendre des propos déjà tenus le 23 septembre 2012, lors de la cérémonie des vœux du Ministre de l’Intérieur à la Communauté juive de France, à la grande synagogue de la Victoire .(2)

Mais il en est autrement lorsque Manuel Valls reprend à son compte le poncif le plus exécrable de la propagande sioniste, en dénonçant lui aussi le : « Nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade »

Nous ne pouvons nier que l’antisémitisme existe, et doive être combattu sans complaisance aucune. Mais de nombreux intellectuels, y compris juifs, s’élèvent contre une formule qui équivaut à jeter le soupçon d’infamie sur toute critique de la politique sioniste d’Israël.

Et ce jour Manuel Valls franchit un pas inédit, en rajoutant : « Un antisionisme qui n’est d’ailleurs pas moins contestable ». (Sic !)

C’est bien le Ministre de l’Intérieur qui parle encore lorsqu’il ajoute : « Internet doit faire l’objet de toutes les vigilances../.. Surveiller étroitement les forums djihadistes../.. Repérer les personnes qui s’y connectent ou qui y mettent du contenu en ligne../.. Poursuivre les auteurs de contenus illicites. La garde des sceaux a donné de nouvelles instructions de politique pénale pour renforcer l’action judiciaire en la matière ».

L’aveu de la surveillance renforcée d’Internet et de la traque annoncée et les poursuites éventuelles de ceux qui s’y informent ou participent au débat d’opinion, peut nous inquiéter, car les limites de la définition de ce qui est ‘illicite’ seront nécessairement arbitraires. On observe un glissement qui va au-delà même de ce qu’avait initié le gouvernement précédent. Christine Taubira est déclarée associée à ce processus, mais il n’est nulle part mentionné si la même détermination sera appliquée à la traque des propos identitaires racistes, d’extrême droite, islamophobes…etc. C’est bien la communauté juive qu’il convient de ‘rassurer’.

Au terme de cet interview, Manuel Valls après avoir tenu les propos attendus, ne contrariera son interlocuteur que sur un seul point, au sujet du présumé ‘silence’ des grandes voix de l’Islam, en répondant : « Je ne partage pas ce constat..(Car des) autorités intellectuelles et nos compatriotes de confession musulmane ont condamné avec clarté et fermeté les actes antisémites../.. L’islamisme radical n’est en rien l’islam de France. L’Islam en France partage nos valeurs. Lors des récentes inaugurations à la grande mosquée de Cergy à Strasbourg, j’ai entendu une assemblée entière de musulmans applaudir aux propos que je tenais pour condamner avec fermeté la propagande des idées antisémites ».

Que nous révèle cette interview ?

Ces propos ont été tenus en ces jours de novembre 2012 où l’Etat israélien annonçait la mobilisation de 70.000 réservistes hommes et femmes, en vue d’une offensive nouvelle sur Gaza… Les mots des deux présentateurs prennent une autre saveur en le sachant. Cette offensive fut brève et avortée, avec un peu moins de deux cent victimes ; elle visait à montrer la part ‘musclée’ et ‘sans limite’ du sionisme à proximité des élections du début 2013. Il est attendu une victoire sans précédent de l’extrême droite israélienne et la Paix ne fait pas partie de son programme, seulement la colonisation à outrance et la répression des révoltes prévisibles.

Tous les interlocuteurs savaient cela. Ni Philippe Meyer, ni Joël Mergui, ni Manuel Valls ne peuvent être suspectés de naïveté… Les propos préliminaires et l’entretien ne relevaient pas d’une méthode ‘coué‘ pour se convaincre du bien fondé de la victimisation de ceux qui s’exprimaient , ni la diabolisation de l’antisionisme d’une conviction réelle ; simplement les uns et les autres étaient en mission de banale propagande.

Mais qu’un Ministre en exercice s’affirme solidaire sans nuance de cette démarche devrait nous préoccuper sérieusement :

- Prenant à son compte l’amalgame antisionisme = antisémitisme.
- Délégitimant explicitement la critique du sionisme.
- Annonçant un contrôle Internet sélectif et des poursuites éventuelles.
- S’exprimant ici sans neutralité, et même sur un mode qui contraste avec les propos du gouvernement auquel il appartient, sans être en charge des affaires étrangères.
- Cet interview et sa teneur, d’un ministre en exercice, au service d’une communauté qui se réjouit de son soutien, est en lui-même problématique.

Au fond rien d’étonnant à tout cela lorsqu’on connait le volte face de Manuel Valls vis-à-vis de la question palestinienne .

- En 2002 encore Manuel Valls accueillait à Evry, Leila Shahid, alors déléguée de la Palestine en France, pour un jumelage entre Evry et le camp de Khan Younis. « Six heures pour la Palestine » se tenaient chaque année dans la ville dont il est le Député-Maire. A la Mutualité, le 20 novembre 2002 il dénonçait « La colonisation qui viole le Droit International » de façon « Révoltante »…Et « Ce conflit n’est pas symétrique, il y a bien un agresseur et un agressé », nous rappelle Denis Sieffert (3) qui explique aussi le revirement total intervenu depuis 2009. - C’est sur ‘Radio judaïca’ de Strasbourg qu’il déclare le 17 juin 2011 : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (Anne Gravoin, épousée en 2010)… Notons bien le « …Et à Israël » ! A Evry, les salles municipales n’étaient plus ’disponibles’ pour les amis de la Palestine. Plus tard il exprimera son opposition à la demande de reconnaissance de la Palestine à l’ONU, sur ‘i-télé’ le 24 septembre 2012, en utilisant les mêmes mots et le même argumentaire que Nétanyaou… Son état d’esprit nouveau s’était aussi exprimé solennellement à l’Assemblée Nationale Française lorsque le Ministre de l’Intérieur refusait de serrer la main le 18 juillet 2012 au nouveau Président tunisien Moncef Marzouki reçu officiellement et ovationné par cette assemblée.

Parvenu à ce stade, assurément, ‘Information juive’ ne prenait pas grand risque à en faire son invité d’honneur.

Pour conclure,

Interrogeons aussi ce que nous enseigne, dans le même numéro de « Information juive », un sommet d’humour juif (peut être), rédigé par Guy Konopnicki (Pages 12-15). Il traite de ces Français qui font leur ‘Alya’, mais en précisant que ceux là le font presque tous avec ’Leur billet de retour’

Il écrit aussi, et cela est plus important, que : « Ceux d’entre eux qui pratiquent l’hébreux savent que la presse israélienne est beaucoup plus critique du gouvernement que la presse française../.. Il suffirait de répéter à Paris les réflexions que l’on entend couramment dans les cafés de Tel Aviv ou de Jérusalem pour être accusé d’antisémitisme. Certains articles de presse israélienne seraient même passibles de poursuites ».

Il évoque aussi ces : « Débats à la Knesset où l’on entend parfois des juifs se traiter mutuellement de nazis ! »…

Heureusement pour les juifs d’Israël, que Manuel Valls n’étende pas son autorité au-delà de nos frontières !

Mais sur le thème ‘Paris plus sioniste que Tel Aviv ?’ Et celui des propos publiables là bas et pas ici, je m’étais déjà exprimé. (4-5-6)

Jacques Richaud

19 décembre 2012

(1) Rappelons que Manuel Valls était arrivé ‘bon dernier’ aux primaires socialistes avant la présidentielle, ne ‘pesant’ que 5,6% des voix. Cela révélait la défiance de ses camarades et des électeurs de ces primaires ouvertes pour le député-maire d’Evry qui était apparu antérieurement si caricaturalement ’sarko-compatible’. Voir aussi le dossier de ‘Politis’ du 22 novembre 2012 (Pages 20-23) par Michel Soudais, rappelant : « Le temps est loin ou Martine Aubry invitait Manuel Valls à ‘quitter le parti Socialiste’ pour être en accord avec ses idées ».

(2) Texte dans : Information juive- Septembre 2012, page 25
Lors de cette cérémonie des vœux du 23 septembre 2012 il avait précisé sa pensée concernant : « Un antisionisme de façade, qui cache mal son antisémitisme qu’il soit d’extrême droite../..ou d’extrême gauche ». Mais mot façade ne diabolisait pas l’interrogation autour de ‘sionisme ou antisionisme’. Il rajoutait alors, le 23 septembre à l’adresse de l’Ambassadeur d’Israël en France Monsieur Yossi Gal, en s’exprimant aussi au nom du Président François Hollande, combien il était attaché : « A l’existence et à la sécurité d’Israël », ce qui est bien différent que d’être attaché au respect et à l’approbation du sionisme réel, celui de la politique actuelle !
Malgré cette formulation, semblable a des propos antérieurs venus d’autres gouvernements, il avait été observé et dénoncé déjà, que la cérémonie des vœux aux juifs de France avait été dévoyée pour une déclaration de politique étrangère.
En effet, en estimant à cette occasion que : « Israël, avec qui la communauté juive Française entretien un lien affectif particulier et évident… », Manuel Valls ne faisait rien de moins que comprendre et légitimer sans nuance le soutien inconditionnel dont le Crif et d’autres représentations se font le support.

(3) Dossier- Portrait d’une ambition- Palestine : la conversion. Par Denis Sieffert. Politis 22 novembre 2012, page 23.

(4) 25 mars 2008- Le sous-préfet de Saintes limogé après avoir publié une tribune anti-israélienne sur un site Internet- Paris plus sioniste que Tel-Aviv ? Jacques Richaud
http://www.legrandsoir.info/Paris-plus-sioniste-que-Tel-Aviv...

(5) 18 août 2008- après le licenciement du journaliste Richard Labévière de Radio France Internationale- La nouvelle inquisition : sionisme en France- Jacques Richaud
http://www.legrandsoir.info/_RICHAUD-Jacques_.html?debut_art...

(6) 29 janvier 2011-Liberté d’expression variable à l’Ecole Normale Supérieure
Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/Liberte-d-expression-variable-a-...


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Les petits copains… de François Hollande

 
 
Ahmed HALFAOUI

Le Président français, François Hollande, a amené, dans ses bagages, l’union des Etudiants Juifs de France (UEJF).

Le Président de l’UEJF était très content et il n’a ma manqué de le dire : « Cette visite permettra aux jeunes français et algériens de toutes origines et de toutes confessions de pouvoir, ensemble, travailler à une meilleure connaissance de l’histoire ». Il était si content qu’il a annoncé ceci : « Nous organiserons un prochain voyage réunissant étudiants et représentants de la société civile ». Car, pour lui, « La paix des mémoires’ (…) ne pourra se réaliser qu’avec un désir fort de connaissance et de dialogue des jeunes Français et Algériens ». Il sera question, aussi, a-t-il souligné, de l’exil des Juifs d’Algérie. « Pourquoi pas pourrions-nous dire. Cela procède d’intentions louables et puis, refuser le dialogue n’est pas toujours une bonne chose. Cependant il y a comme un problème, quand on se penche sur la nature de l’UEJF et sur son palmarès, en termes de dialogue. Dans les attendus de cette organisation “L’UEJF ira …dialoguer avec les jeunes démocraties arabes, pour favoriser la construction d’un avenir pacifique, en Méditerranée, et expliquer le sens du Sionisme et la légitime aspiration qui fonde Israël”. On constate, immédiatement, que cela se complique, car il ne s’agit plus de simples étudiants français ou de Juifs, mais d’une mission diplomatique d’un pays étranger, qui viendra plaider, à côté des rapports franco-algériens, la cause sioniste. Laquelle constitue le fondement de l’existence de l’UEJF et de ses activités.

Au début de ce mois de décembre, l’UEJF a salué « la décision du recteur d’académie de Toulouse d’interdire le meeting ‘Palestine vaincra’ prévu, à l’Université Toulouse-Le Mirail ». Son président, le même qui est venu, à Tlemcen, nouer des contacts avec les étudiants algériens, a expliqué le sens de cette salutation. Selon lui « L’Université Toulouse le Mirail a failli aux valeurs républicaines et manqué à son devoir de protéger ses étudiants, en acceptant la tenue d’une conférence, qui donnait la parole à une organisation terroriste. Nous déplorons les propos du président de l’Université, qui voulait maintenir cette conférence, sous le prétexte de la liberté d’expression.

L’université doit rester un lieu d’ouverture, de débats voire de contradictions. Elle doit se prémunir de la haine et de ses conséquences dans ses amphithéâtres ». L’organisation « terroriste » dont il parle est le Front Populaire de Libération de la Palestine. En juin dernier Le Président de l’université Paris Diderot fait part de sa « consternation » à propos d’une question posée aux étudiants le 12 juin 2012 dans le cadre d’un examen optionnel de médecine humanitaire. La question portait sur la qualification de crime de guerre, de crime contre l’humanité, ou de génocide, l’exemple cité étant un bombardement dans la bande de Gaza ayant fait 22 victimes. L’UEJF, toujours elle, est là, plus vigilante que jamais. Elle « juge que le professeur a contraint les étudiants à adopter ses positions haineuses avec cette question. « Son président, quant à lui, « demande à ne pas comptabiliser les points liés à la question litigieuse ».

Le Pr incriminé s’appelle Christophe Oberlin et la question posée sur la mort de la famille palestinienne est celle-ci : « Quelle est la ou quelles sont les qualifications des crimes perpétrés (crime de guerre, crime contre l’humanité, crime de génocide) » ? Dans son communiqué, « Le Président de l’université regrette le « hors-sujet » d’un de ses professeurs ». Nos étudiants devraient, donc, commencer par demander à l’UEJF, à son retour, ce qu’elle pense du colonialisme.

Ahmed Halfaoui


Des Franco-Algériens consternés par la propagande de l’Union des Etudiants Juifs de France à l'université de Tlemcen

 

le 10 janvier, 2013

A Monsieur le Recteur de l’Académie de Tlemcen.

Objet : Propagande de l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF).

Monsieur le Recteur de Tlemcen,

C’est avec consternation et une grande irritation que nous venons d’apprendre, par le biais d’une déclaration publique, que l’association communautaire Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), a été reçue en grande pompe par votre université, lors de la récente visite du président François Hollande à Tlemcen, et qu’une tribune de propagande de son idéologie lui a été offerte, au sein du public universitaire.

Nous ne pouvons que supposer que cela résulte d’une totale méconnaissance, par vous, de la nature de cette association et voulons, en conséquence, attirer votre attention, sur le fait que l’UEJF n’est pas une organisation de jeunes étudiants français cherchant simplement à nouer des relations culturelles ou scientifiques avec des étudiants d’autres nations. C’est une association engagée idéologiquement, qui a coordonné la publication d’un ouvrage hautement idéologique intitulé « le sionisme expliqué à nos potes » -Ed. de la Martinière, 2003- Bien qu’ayant revue sa décision, il ne vous a certainement pas échappé que l’ONU, à travers sa résolution 3379, assimilait le sionisme au racisme. Suite à la dernière agression militaire contre la population de Gaza, l’écrivain Jacob Cohen, dans un article intitulé « Le sionisme et sa démence meurtrière », apporte un éclairage instructif sur cette idéologie.

Antérieurement, le mouvement BDS –Boycott Désinvestissement Sanctions- marocain, l’Association des travailleurs marocains en France (ATMF) et l’Union juive française pour la paix (UJFP) s’étaient déjà insurgées contre la tenue de la conférence nationale de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) au Maroc du 26 au 30 mai 2011, et n’ont pas manqué de protester auprès des autorités marocaines.

L’UEJF a été dénoncée par Rupert Colville, porte parole du Haut commissariat de l’ONU pour les Droits de l’Homme, et interdit d’accès à la conférence « Durban II » contre le racisme à Genève, en avril 2009. Elle revendique une représentation communautariste et milite pour l’Etat d’Israël en toutes circonstances, comme vous pouvez le constater en consultant son site, alors même que cet Etat a eu le triste privilège de faire l’objet de 85 % des condamnations prononcées aux NU, rien qu’en 2012.

L’UEJF soutient Israël, au moment où Tsahal commet des crimes de guerre (voir des crimes contre l’humanité) contre la population civile de Gaza (rapports de R. Goldstone et R. Falk). Cette organisation ne dit pas un mot sur le siège de Gaza, la colonisation galopante des territoires palestiniens, la judaïsation de la ville de Jérusalem (El Qods), le système d’apartheid et d’épuration ethnique israélien, l’attaque des flottilles humanitaires par l’armée israélienne dans les eaux internationales...etc.

L’UEJF qui ne trouve rien à dire à la nomination d’A. Libermann, ministre d’extrême droite israélien, s’est attachée à dénigrer les candidates à l’Elysée Eva Joly (EELV) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), après qu’elles aient décrit Gaza comme un "camp de concentration à ciel ouvert".

L’UEJF s’est aussi attaqué à Daniel Mermet, animateur et producteur de l’émission quotidienne "Là-bas si j’y suis" sur les ondes de France Inter, en mai 2002, sous prétexte d’incitation à la haine raciale car il évoquait la situation de la population palestinienne. Ce dernier a été relaxé par la 17 ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris. En novembre 2003, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a demandé, sans succès, à l’université de Nanterre-Paris X d’interdire une association étudiante sur le campus, l’Association générale des étudiants de Nanterre (AGEN) qu’elle accusait d’être à l’origine d’incidents, là encore, du fait de son soutien à la cause palestinienne. L’UEJF n’a pas hésité à stigmatiser le professeur Christophe Oberlin, solidaire du peuple palestinien, en l’accusant d’inciter ses étudiants à prendre des positions « haineuses », et en demandant à l’université Paris 7 de le sanctionner, car il s’était permis d’évoquer la mort de civils, à Gaza, dans une question d’examen de médecine humanitaire.

L’UEJF a salué la décision du recteur d’académie de Toulouse d’ interdire le meeting « Palestine vaincra » prévu à l’université Toulouse-Le Mirail, en décembre 2012.

L’UEJF a dénoncé la pétition des 62 footballeurs professionnels s’opposant à la tenue de l’Euro 2013 des moins de 21 ans en Israël en juin prochain.

L’UEJF a soutenu le journal « Charlie Hebdo » dans son élan islamophobe, sous prétexte de droit à la liberté d’expression – droit à dimension variable, puisqu’elle n’a de cesse que de tenter d’interdire toute expression sur la Palestine.

Voilà, Monsieur le recteur quelque unes des prouesses de cette organisation qui par ailleurs déclare, par la bouche de son président, qu’elle se rendra prochainement dans votre université afin de promouvoir « la paix des mémoires » et organiser le dialogue avec les jeunes algériens, sans faire aucune allusion au décret Crémieux (décret n° 136 qui accorde d’office en 1870 la citoyenneté française aux juifs d’Algérie).

Monsieur le Recteur,

Au vu de ces quelques faits avérés, vous ne pouvez accepter d’être utilisé comme simple outil de promotion de la politique israélienne et de son idéologie meurtrière, sous prétexte d’instauration d’un pseudo dialogue.

Monsieur le Recteur,

Il est de votre responsabilité d’apporter un démenti à la déclaration publique de cette organisation, à défaut de quoi, vous vous exposez à une posture d’encouragement à la politique criminelle menée par Israël contre le peuple palestinien.

Monsieur le Recteur,

Il est plus que nécessaire d’informer les personnels et les étudiants des universités que vous dirigez, des motivations de cette association qui milite contre l’expression démocratique en France et qui prétend manifester pour les libertés publiques ailleurs, mais n’a d’autre but que la promotion de la politique coloniale israélienne.

Monsieur le Recteur,

Parce que nous sommes des franco-algériens responsables, sensibles aux valeurs des Droits de l’Homme et notamment attachés à l’indépendance de l’Algérie, nous vous demandons de mettre fin à la machination organisée par l’association communautariste « Union des Etudiants Juifs de France », en cessant toute collaboration avec cette dernière, et en apportant les informations nécessaires pour éclairer le public, particulièrement estudiantin, des vraies motivations de cette association.

Convaincus que votre attention sera attirée par notre indignation et que vous apporterez les réponses nécessaires, dans l’intérêt de l’université algérienne, recevez, Monsieur le Recteur, l’expression de nos salutations anticolonialistes.



Edité par T 34 - 11 Jan 2013 à 23:30
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Air France

Débarquée car non juive

Expulsée d’un Nice-Tel-Aviv, une militante poursuivait Air France, hier, à Bobigny.

Au printemps dernier, Horia Ankour voulait se rendre à Bethléem, pour l’opération Bienvenue en Palestine. Objectif : « construire une grande école internationale » et « réparer des puits endommagés ». Problème, une minute avant la fermeture des portes de l’avion au départ de Nice, un chef d’escale la somme de quitter l’avion après un petit interrogatoire. En ligne directe avec Tel-Aviv, l’employé d’Air France lui demande si elle est israélienne, puis, à l’écart des passagers, « si (elle) est juive ». « J’ai répondu que non », ­explique Horia Ankour qui poursuivait, hier, la compagnie pour discrimination raciale.

Au tribunal, Air France s’est abrité derrière l’interdiction d’entrée sur le territoire prise par l’État israélien à l’encontre de la militante. « Il suffisait de la contrôler avant de l’embarquer, sans l’interroger sur son appartenance religieuse », conteste son avocat, Patrick Baudoin. Délibéré le 21 mars.

Pierre Duquesne

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Feb 2013 à 18:04

Qui importe le conflit israélo-palestinien ? Du sionisme en politique intérieure

 
 
 
Louis Maréchal

Si l’on s’en tient au nombre de morts qu’il a engendré depuis ses débuts, il faut reconnaître que le conflit isarélo-palestinien ne mérite peut-être pas l’attention qu’on lui porte (comparé par exemple au conflit congolais qui en a fait plus de 5 millions depuis 1998). Cela dit, il n’en est pas moins qu’il menace comme aucun autre la sécurité internationale et que son champ d’application est bien plus large que le seul Moyen-Orient . Plus qu’un simple problème de politique extérieure, pour nous, occidentaux, il semble avoir de longues ramifications dans la politique intérieure.
À l’occasion du reportage de Caroline Fourest diffusé ce mardi 19 février sur France 2, intitulé « Les Naufragés de Sion », les ultra-sionistes et les ultra-antisionistes sont renvoyés dos à dos comme étant obsédés du conflit israélo-palestinien. C’est l’occasion de répondre à sa thèse en revenant sur les raisons qui font que ce conflit anime à ce point les passions, et les mécanismes qui en permettent l’importation dans nos sociétés.

La cause palestinienne : obsession pathologique ou intérêt justifié ?

Il y a au moins une chose sur laquelle on ne peut donner tort à C. Fourest : la cause palestinienne fait couler beaucoup d’encre. Mais, plutôt que de céder au simplisme en y voyant une obsession antisémite classique, tentons d’expliquer ce phénomène par les faits. Si l’on se place dans la perspective occidentale, le conflit semble important à deux niveaux.

Premièrement, au niveau de la politique extérieure, les faits favorisent une lecture symbolique, teintée soit d’anticolonialisme, soit d’anti-impérialisme, soit de droit à l’autodétermination des peuples. Tout d’abord, il faut reconnaître que le cas d’Israël fait tache dans nos sociétés post-coloniales. Alors que l’Europe a subi une vague de décolonisation au cours du XXe siècle, l’État hébreu continue de pratiquer la colonisation de peuplement. En effet, depuis la Guerre des Six Jours en 1967, celui-ci envoie sa population s’établir sur des territoires occupés illégalement (notamment la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, mais aussi le plateau du Golan et le Sinaï). Force est donc de constater qu’Israël est l’une des dernières colonies occidentales. Accordant un statut inférieur aux citoyens arabes, la pratique d’une forme d’apartheid lui est également souvent reprochée. De manière plus globale, certains soulignent aussi la dimension Nord-Sud du conflit, Israël étant vu comme une sorte de réplique miniature de l’impérialisme étasunien. Enfin, il faut savoir que l’occupation israélienne, qui « fête » cette année ses 46 ans, est, selon les mots de Yitzhak Laor dans le journal israélien Haaretz, « la plus longue occupation militaire de l’époque moderne » (1).

Mais l’importance de ce conflit se situe également de plus en plus au niveau de la politique intérieure, affectant notamment la liberté d’expression ou la neutralité médiatique dans nos pays mêmes. Ainsi, au moins deux mécanismes sont régulièrement utilisés dans la sphère politico-médiatique pour faire taire toute critique sérieuse de la politique israélienne.

Le chantage moral

Il se fait de deux façons : en utilisant la culpabilité par rapport au génocide de la Seconde Guerre mondiale, et deuxièmement en accusant les critiques d’Israël d’être des antisémites déguisés.

Ainsi, la mémoire de l’Holocauste, qui pourrait être utilisée à des fins éducatives, est en réalité détournée à des fins politiques pour soutenir l’État hébreu. Ce mécanisme, parfaitement décrit par Norman Finkelstein (2) consiste à utiliser la souffrance du peuple Juif pour lui donner davantage de droits, selon l’adage « plus jamais ça ». En clair, cela veut dire qu’on culpabilise la population occidentale pour des événements auxquels elle n’a généralement pas participé puisque ceux-ci se sont produits avant sa naissance. Cette technique, combinée à la reductio ad hitlerum (3), contribue à faire perdurer deux mythes : celui de la création d’Israël après l’Holocauste pour protéger les Juifs, et celui de la « seule démocratie du Moyen-Orient », qui protégerait les Juifs du nouveau fascisme islamiste. C’est probablement ce raisonnement qui fit déclarer à Menachem Begin, membre du Likoud : « Notre destin est qu’en terre d’Israël, il n’y a pas d’autre solution que le combat (...) Croyez moi, l’alternative à ce combat, c’est Treblinka(...) » (4). Par ce subtil tour de passe-passe, un militant pro-palestinien anti-impérialiste et anti-colonialiste devient donc un affreux fasciste antisémite !

Cette accusation d’antisémitisme est également utilisée à outrance dans les médias pour discréditer toute personne trop critique de la politique israélienne. Les exemples sont légions : de Siné à Edgar Morin en passant même par un ancien résistant : l’Abbé Pierre ! Le problème, c’est que cette accusation fonctionne sur le mode de la rumeur. Lorsque l’on subit un procès d’intention de la sorte, il est extrêmement difficile voire impossible de s’en détacher... De plus, cette accusation d’antisémitisme ne marche que parce que le conflit est réduit à sa dimension religieuse, qui n’est certes pas négligeable mais qui est loin d’être la seule composante !

Le paradoxe antifasciste : la censure et l’autocensure

Lorsque le chantage est inefficace, un deuxième mécanisme rentre en jeu : celui de la censure, légale ou illégale.

Que l’on apprécie le personnage ou qu’on le trouve détestable, un cas d’école reste celui de Dieudonné, mis en cause dans le documentaire de C. Fourest. Celui-ci est régulièrement censuré par différents groupes de pression (communautaires ou antiracistes) qui font pression sur les propriétaires de salles ou sur les mairies afin de l’empêcher de se produire. Dans ce cas, le problème n’est pas que ces associations tentent de faire interdire la venue de l’humoriste (ce qui est leur droit), mais bien que les mairies cèdent à ces pressions et empêchent de manière illégale et arbitraire la tenue des spectacles, et ce sans qu’aucun jugement ne soit rendu. Cette illégalité est souvent condamnée par la suite (comme par exemple, à La Rochelle) (5), mais cela n’empêche pas le processus d’être sans cesse ré-itéré. Considérant les cibles de prédilection de cette pratique (qui touche des personnalités de tous bords), ces entraves à la liberté d’expression semblent se cristalliser particulièrement autour de la question israélo-palestinienne, installant un climat de terreur via la capacité disproportionnée de certains groupes à agir. Ces pressions et la crainte du black-out médiatique poussent ensuite logiquement une bonne partie des journalistes à l’autocensure.

Mais la censure peut également se faire de manière légale. Ainsi, l’introduction de lois mémorielles en Europe (nommée « Loi Gayssot » en France) à partir des années 90 condamne d’emprisonnement toute personne niant les crimes établis par le tribunal militaire de Nuremberg. Cela a notamment permis, sans qu’Amnesty International ne s’en insurge, de faire condamner à trois ans et demi de prison Sylvia Stolz, l’avocate du révisionniste allemand Ernst Zundel, parce que celle-ci avait utilisé des arguments révisionnistes pour défendre son client. Cette attitude de censure est critiquable : elle entretient le sentiment qu’on évite le débat, et se révèle ainsi contre-productive. De plus, le fait d’autoriser l’État à légiférer sur l’Histoire officielle n’est pas une pratique particulièrement démocratique... Ainsi, en refusant la liberté d’expression à ceux dont on ne partage pas les idées (ce qui en est l’essence même), on légitime une caractéristique des régimes totalitaires au nom de l’antifascisme !

Qui importe le conflit en Occident et de quelle manière ?

Une des stratégies primordiales est la monopolisation du débat par des associations censées représenter « les Juifs » (notamment le CRIF français ou son équivalent belge, le CCOJB), qui se font en fait le relais de la politique israélienne. C’est également le cas pour certaines associations pseudo-antiracistes, comme la LICRA. En réalité, la proximité plus qu’évidente du CRIF avec la politique pro-israélienne entretient l’amalgame entre Juifs et sionistes qui est souvent mis en cause par ceux qui pratiquent la chasse aux sorcières antisémites. Et pour cause : le fait que Bernard Henri Levy, sioniste notoire, mette systématiquement en avant sa judéité (comme par exemple lors de l’intervention de l’OTAN en Libye) pourrait effectivement attiser l’antisémitisme (6). Il est donc important que les nombreux membres de la communauté juive qui ne se reconnaissent pas dans ce type d’associations reprennent une parole qui, actuellement, dessert leurs intérêts bien compris.

Le système médiatique (dont C. Fourest fait partie) a également son rôle a jouer puisqu’il relaye massivement la propagande d’un pays en guerre. Ainsi, lors de l’offensive contre Gaza de 2012, les grands médias nous ont souvent présentés le point de vue israélien : une réponse disproportionnée au Hamas qui avait rompu la trêve. En réalité, on a pu s’apercevoir que c’était Israël qui avait ouvert les hostilités en assassinant des dirigeants du Hamas, qui avait suspendu ses tirs de roquettes (7). De plus, il faut rappeler à ceux qui reprochent au Hamas d’user de violence (dont C. Fourest), qu’Israël viole entièrement le droit international, notamment par l’occupation, et que la résolution 2621 de la charte des Nations Unies proclame « le droit inhérent des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance. » Mais si le système médiatique tait ces faits, c’est qu’il est en grande partie financé par des gens comme Dassault (marchand d’armes) ou Lagardère, peu enclins à l’objectivité. De plus, les nombreux « chiens de garde » invités sur les plateaux TV (Philippe Val, BHL, Frederic Encel etc) monopolisent la parole autour de ce sujet.

Enfin, la posture morale qui consiste à pratiquer le deux poids deux mesures sur le modèle du choc des civilisations est également fortement responsable. Dans nos sociétés, les revendications identitaires des musulmans (nourriture halal, construction de mosquées etc) sont régulièrement critiquées au nom de la liberté d’expression. Il devrait donc être possible d’en faire de même pour celles des juifs, ce qui n’est actuellement pas le cas. Prenons l’exemple de Véronique Genest, qui déclarait tranquillement dans une émission populaire : « Oui, probablement que je suis, comme beaucoup de français, islamophobe » (8). On ose à peine imaginer le tollé si elle avait déclaré dans les mêmes circonstances « Oui, je suis antisémite »...

Caroline Fourest, tout un symbole...

C. Fourest et son documentaire sont l’incarnation de ces mécanismes qui permettent d’importer le conflit chez nous. Premièrement, parce qu’elle participe au verrouillage de la parole médiatique, notamment autour de la question israélo-palestinienne, en refusant toute remise en question. Ainsi, une de ses intervenantes est une journaliste de TF1 qui vient nous expliquer qu’on peut être fier de la couverture objective du conflit. En plus de cela, elle présente des citoyens radicalement opposés à la politique israélienne comme étant des obsédés complotistes, alors que, nous l’avons vu, de nombreux faits expliquent l’intérêt qui y est porté. Elle fait ensuite systématiquement référence à l’antisémitisme des mouvements de résistance palestinienne et à l’Holocauste (le terme « Shoah » apparaît après 3 minutes de documentaire).

Enfin, elle pratique le deux poids deux mesures en faisant passer l’extrémisme islamiste (son obsession à elle ?) au dessus de l’extrémisme juif. Ainsi, dans une conférence donnée en Israël en compagnie d’Alain Finkielkraut et d’Hassen Chalghoumi, elle déclarait « En France (…), depuis dix ans (…) on ne parle que d’islamisme quasiment quand on parle d’atteinte à la laïcité (…) et de temps en temps, on est bien obligé de rééquilibrer un petit peu (…) et donc quand il y a des atteintes à la laïcité en Israël ça nous fait au moins un exemple qu’on peut citer pour rééquilibrer tous les débats que nous avons en France sur l’Islam » (9). Autrement dit, C. Fourest s’excuse de devoir dénoncer les atteintes à la laïcité en Israël (qui est, ça lui aura sûrement échappé, un État religieux par excellence), mais le fait pour « ne pas stigmatiser l’Islam », comprenez « ne pas être traitée d’islamophobe »...

Conclusion : le conflit israélo-palestinien se joue aussi chez nous

Cela n’aura échappé à personne, Israël est assez peu populaire au sein des opinions publiques du monde arabe, qui se sentent généralement assez proches de la cause palestinienne. L’État est relativement isolé dans la région, même si certains dirigeants orientaux continuent d’entretenir des relations correctes avec lui. Bien que l’État hébreu dispose d’une armée assez puissante, son maintien tient en grande partie au soutien économique et politique des États-Unis, et, dans une moindre mesure, de l’Europe. Par conséquent, le rôle des réseaux pro-israéliens est d’importer le conflit dans nos sociétés occidentales, de monopoliser la parole via une terreur intellectuelle, tentant ainsi de s’assurer du soutien du monde politique, mais aussi, tant que possible, de l’opinion publique.

Pour contrer cette stratégie, il importe donc de réhabiliter la neutralité du monde politique et médiatique en Europe afin que chacun puisse se faire une opinion de façon dépassionnée. A terme, cela pourrait aider l’opinion à enfin influer sur ses gouvernants à ce sujet. Pour nous, occidentaux, la lutte pour la cause palestinienne passe avant tout par une lutte dans nos propres sociétés. Comme le dit très justement Jean Bricmont, les Palestiniens se fichent pas mal qu’il y ait des rassemblements de soutien à la Palestine en France ou en Belgique. En revanche, une action politique efficace impose d’abord de libérer la parole juive (en diminuant le pouvoir des organisations juives qui ne représentent qu’elles même) et non-juive ici même, en vue de faire entendre aux dirigeants occidentaux une volonté populaire : celle de stopper le soutien à un État qui viole le droit international depuis des décennies, n’en déplaise à Caroline...

Louis Maréchal

1. Yitzhak Laor (2011). « Siege of Gaza has become a moral blockade of Israël » dans Haaretz, consulté sur : http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/siege-of-gaza-h...

2. Norman Finkelstein, L’industrie de l’Holocauste, éditions La Fabrique

3. Raisonnement qui consiste à faire systématiquement référence à Hitler, dans ce cas-ci pour des personnes qui critiquent la politique israélienne.

4. La citation originale : « But our fate is that in the Land of Israel there is no escape from fighting in the spirit of self-sacrifice. Believe me, the alternative to fighting is Treblinka, and we have resolved that there would be no Treblinkas. » Source : Avi Shlaim, The Iron wall : Israël and the Arab world.

5. Raphaël Bosse-Platière (2012). « Dieudonné : La Rochelle doit lui verser 40.000 euros » dans Le Figaro, consulté sur : http://www.lefigaro.fr/theatre/2012/09/05/03003-20120905ARTF...

6. AFP (2011). « Libye : BHL s’est engagé « en tant que juif » dans Le Figaro. Consulté sur http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/20/97001-20111120F...

7. Alain Gresh (2012). « Gaza, assassinats et désinformation » dans Les Blogs du Monde diplomatique. Consulté sur http://blog.mondediplo.net/2012-11-15-Gaza-assassinats-et-de...

8. http://www.youtube.com/watch?v=TfMMpoQQ-F8

9. http://www.youtube.com/watch?v=Icjb_m7R2Jk (à 3 minutes 30)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Mar 2013 à 18:35

Propagande abjecte et ’Caméras brisées’... Brisons les silences.

 
 

Le même site d’information juive qui se prétend donneur de leçons et de vérité au monde et qui traînait Stéphane Hessel dans la boue quelques heures à peine après son décès, (Hessel : il puait des bras, il pue le mort ! … C’est le mec qui puait le plus… Ce papi qui dénonçait la présence de juif en Israël …Ce faussaire de l’histoire a fait son temps Espérons que l’odeur de mort qui l’entoure ne va pas étouffer la France sous une nouvelle vague d’indignation sélective. Par Avi Retschild) … !!! (1)

Ce même site étale, au sujet du film ‘cinq caméras brisées’… Sa même haine propagandiste écoeurante. (2)

- De nausée en nausée, (Pour les lecteurs occasionnels éventuels, ceux non acquis à la cause ultra sioniste sans scrupule), l’infamie atteint d’autres sommets.

- Il est vrai que le sionisme ne peut se légitimer lui-même dans ses outrances que par l’entretien d’une paranoïa dans laquelle la menace de l’antisémitisme a une place centrale.Si nul ne peut nier l’abomination qu’a pu représenter ce péril dans le passé, ceux qui luttent contre sa résurgence ou son entretien,sont désarmés par le sionisme lui-même, ses crimes, sa mauvaise foi et l’impunité qu’il revendique autant que son mépris des lois internationales ou résolutions onusiennes.

Le camp de la paix, le vrai, qui existe du coté palestinien et du côté israélien, doit se battre contre ses propres frères acquis à une logique haineuse de part et d’autre, qui ne peut que favoriser le camp le plus fort d’un conflit aussi asymétrique.

Le film ici stipendié, fruit de la collaboration entre des palestiniens et israéliens pacifistes, représente exactement ce que haïssent ceux qui rêvent d’un grand Israël tout entier vidé de ses populations originelles arabes et réalisant le rêve fou d’un ‘état juif réservé aux juifs’

Trois extraits :

- Extrait un :"Il faut dire, qu’en termes de fiction, « 5 caméras brisées » est un chef d’oeuvre, presque aussi digne que la mise en scène de la fausse mort de Mohamed Al Durah. Ce « reportage » est coproduit par Alegria Productions et avec la participation de France Télévisions et le soutien de ITVS"

- Ainsi donc ce film serait une fiction (fiction vraiment ?). Alors que les évènements montrés se sont déroulés sous les yeux de centaines de témoins, jusque et y compris l’assassinat d’un palestinien, les tirs à balle réelle sur plusieurs autres, dont un prisonnier blessé à bout portant, l’arrogance dans l’arbitraire le plus total de l’armée d’occupation… Le mot « reportage » est placé entre des guillemets qui sont censés jeter le soupçon sur l’authenticité même des scènes filmées… Honte !

- Honte aggravée par le nouveau crachat négationniste jeté sur le cadavre d’un enfant mort devant les caméras de France 2 …( chef d’oeuvre, presque aussi digne que la mise en scène de la fausse mort de Mohamed Al Durah) … !!! Charles Enderlin subit depuis cet épisode la haine et le harcèlement des mêmes propagandistes du CRIF qui ne reculent devant aucun mensonge et aucune infamie… ‘la fausse mort de Mohamed Al Durah’est une expression d’un cynisme ahurissant, déjà condamnée par nos tribunaux, sans que la vérité établie ne décourage les propagandistes du pire…. Honte !

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Extrait deux :"Dans la réalité, ces 5 caméras ne sont pas celles d’un palestinien, mais celles d’organisations anti-israéliennes. Dès le début le reportage est faussé. Le réalisateur estime que la Palestine appartient en son entier aux palestiniens et que les juifs devraient « retourner en Pologne et en Allemagne."

- Le mensonge est ici total, les ONG internationales ont aidé en effet les auteurs, y compris des organisations israéliennes. La mention anti-israéliennes est absurde, autant que l’assimilation propagandiste de tout propos antisioniste à une forme déguisée d’antisémitisme… Refrain connu.

- Et le propos attribué au réalisateur est une invention totale, ne figurant nulle part dans ce document. Le mensonge ‘énorme’ comme outil de propagande est un ‘fondamental’ du traité de la propagande de Goebbels lui-même, dont les élèves sont ici nombreux, qui ne reculent devant rien.

Tout au contraire ce film ne contient aucun propos de haine anti israélienne, et même les moments de colère induits par la sauvagerie de l’armée d’occupation et les assassinats, dont un ici filmé en direct, sont suivis de la souffrance visible des proches, de leur rage temporaire, mais surtout de leur détermination forte à ne pas se laisser déborder par la haine qu’attendent, justement, ceux qui tentent de les pousser à bout, pour légitimer sans doute une surenchère dans leur répression…

- Ce film est un film pacifiste, profondément pacifiste. Et c’est cela même qui est insupportable pour les sionistes qui ont besoin de haine autour d’eux, autant que les palestiniens ont besoin d’air pur, de liberté et d’oliviers …

- A ce sujet la réponse de l’auteur palestinien à son enfant qui lui demande pourquoi il ne se venge pas de la mort de son ami, est exemplaire. Cette réponse contient tout l’avenir de la Palestine et de l’ensemble du Moyen Orient, où devront cohabiter demain des populations débarrassées de leurs fanatiques et des assassins qui les gouvernent.

- Immense respect et un grand bravo pour les deux réalisateurs de ce film, Emad Burnat et Guy Davidi, caméraman palestinien et réalisateur israélien !

Extrait trois :"Une chose est sûre, on ne peut que féliciter les douaniers américains pour prévenir les ennemis de l’occident d’entrer aux Etats-Unis"

- Allusion est faite ici à la tentative de bloquer Emad Burnat à l’aéroport de Los Angeles, dans le but de l’expulser ipso facto des Etats-Unis, lorsque celui-ci venait présenter son film nominé aux oscars dans la catégorie documentaires.

Pour les imprécateurs de JSSNews en effet, un palestinien pacifiste est nécessairement ‘un ennemi de l’occident’ Le sionisme ne peut prolonger son emprise en effet, sur les esprits occidentaux, qu’en tentant nous faire partager sa paranoïa et ses haines.

Ici et maintenant, que faire ? Que penser ?

Ce film contribue, magnifiquement, à enrayer ce projet dément qui voit la colonisation progresser dans l’impuissance et le silence de ceux qui pourraient dire ‘stop’ ! C’est-à-dire ceux qui arment, soutiennent, approuvent un sionisme devenu la caricature incarnée d’une politique raciste, identitaire et d’apartheid imposé dans un arbitraire absolu au dessus de toutes les lois internationales. (3)

Hier au soir à Toulouse, 3 mars 2013, au cinéma Utopia, Guy Davidi le réalisateur israélien, une représentante palestinienne journaliste à Gaza qui savait mieux que quiconque ce qu’est la violence de tsahal, des représentants de l’UJFP et de la LDH, nous donnaient une leçon de pondération, sans un seul mot de haine contre ‘les juifs’ ou contre ‘l’occident’… Guy Davidi nous apprenait que ce film coréalisé avec Emad Burnat, avait déjà été projeté au Maroc et en Tunisie, avait à Los Angeles été acheté par la chaîne Al Jazzera ; sa projection en Israël étant plus problématique même si son réalisateur tente de l’organiser…

L’humanité est dans ce camp là, n’en doutons pas. Et c’est bien ce que haïssent les propagandistes du sionisme.

Encourageons la diffusion, la vision et les débats autour de ce film document exemplaire, implacable, dans lequel l’humanité des palestiniens de Bil’in s’inscrit dans le miroir de notre indifférence…

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Demain, bientôt, nos élus iront se vautrer au dîner du CRIF pour réaffirmer leur soutien à un régime qui s’inscrira dans l’histoire longue du peuple juif comme une page honteuse et criminelle. Notre ministre ‘de l’intérieur’ Manuel Valls y représentera, n’en doutons guère, des intérêts singulièrement extérieurs à sa mission première (4)

De cela aussi nous devrions prendre la mesure, et adapter peut être nos comportements en rompant nos silences. «  Breaking the silence  » est le nom que donnent les israéliens pacifistes à leur mouvement visant à dénoncer les crimes de leur armée (5) Qu’attendons nous pour briser chez nous aussi le silence, face à la complaisance de nos gouvernants ?

Brisons tous les silences ! Ici autant que là bas !

Jacques Richaud

4 mars 2013

(1) Commentaire ‘Stéphane Hessel- De ton vivant, tu aurais eu honte pour eux…’Jacques Richaud 28 2 2013
http://www.legrandsoir.info/stephane-hessel-vient-de-nous-qu...

(2) Le propagandiste de « 5 caméras brisées » quasiment refoulé des Etats-Unis Publié le : 25 février 2013
http://jssnews.com/2013/02/25/le-propagandiste-de-5-cameras-...

(3) J’ai rasé ta maison …. Je suis un salaud mon frère … Jacques RICHAUD- Dédié à Rachel Corrie, écrasée il y aura bientôt dix ans, à Rafah le 16 mars 2003 par un bulldozer. 19 décembre 2012
http://www.legrandsoir.info/j-ai-rase-ta-maison-je-suis-un-s...

(4) 20 décembre 2012 Manuel VALLS, à la "Une" et à l’honneur d’un magazine communautaire. Jacques RICHAUD
http://www.legrandsoir.info/manuel-valls-a-la-une-et-a-l-hon...
Et aussi :
http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/manuel-valls-invit%C3%...
C’est en la présence de Manuel Valls, que Richard Prasquier pourra prononcer un long discours de vingt minutes : Extraits « Nous ne sommes pas dans la période d’avant guerre…. (Mais j’exprime mes) inquiétudes sur la pérennité même de la présence des juifs en France…/Ceux qui menacent les juifs menacent l’ensemble de la société française… Nous autres, Juifs de France, nous autres Français juifs, qui portons la France dans notre cœur, nous sentons d’une communauté de destin indissoluble avec le peuple d’Israël, parce que l’Histoire à donné à ce peuple une réalité qui transcende largement les réalités génétiques et les traditions religieuses qui sont à la base de la survie de ce peuple… Nous autres, Français juifs, nous sentons faire partie de ce peuple dont le centre spirituel, intellectuel, affectif, se trouve aujourd’hui sur la terre qui l’a vu naître, il y a des milliers d’années…Nous sommes sensibles à ce qui se passe en Israël… La façon dont Israël est montré par une grande partie de la classe médiatique fait de lui ce bouc émissaire…’le juif’…/ …Israël se défends… Nous autres juifs, nous autres français juifs…nous sommes accusés de défendre un état ‘indéfendable’… Nous sommes très, très attachés à la défense de l’état d’Israël, et nous sommes fiers de cet état qui a su conserver toutes ses traditions démocratiques…/ … Les paroles d’un antisémitisme forcené sont monnaie courante…/ …Le très fond de ma certitude, c’est que les problèmes qui sont les nôtres… Ne seraient pas résolus comme on le dit par un accord entre les israéliens et les palestiniens… Nous sommes dans une situation de combat… Contre des mouvements antihumanistes… Et nous devons l’assumer avec les armes qui sont les nôtres. (Applaudissements) »
http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/discours-de-richard-pr...

(5) Breaking the Silence (non-governmental organization)
http://en.wikipedia.org/wiki/Breaking_the_Silence_%28non-gov...
http://www.breakingthesilence.org.il/

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Mar 2013 à 22:46

Reconversion pour Véronique Genest

La comédienne, connue pour ses prises de position islamophobes, sera candidate dans la 8e circonscription des Français de l’étranger, incluant Israël, après l’invalidation, le mois dernier, du scrutin législatif de juin 2012.

L’invalidation de deux élections législatives gagnées par le PS dans les circonscriptions des Français de l’étranger, celles de l’Amérique du Nord et de l’Europe du Sud (Italie, Grèce, Turquie, Chypre, Malte et Israël), suscite l’appétit à droite. Dans la seconde, où le candidat UMP est lui aussi inéligible, se glisse la candidature d’un tandem composé de Jonathan-Simon Sellem, fondateur du site d’information ultrasioniste et droitier, JSS News, et de la comédienne Véronique Genest, comme suppléante, connue pour ses prises de position islamophobes. Le découpage électoral fait d’Israël, le nœud du scrutin. Le site, qui a publié un article intitulé « Salah Hamouri mérite-t-il de mourir ? », a publié fin décembre un entretien avec Véronique Genest. « Tu crois qu’il faut donner la moitié de Jérusalem aux Palestiniens ? » lui demande Jonathan Sellem. « Il faut la donner aux Israéliens, car le jour où ce sera entièrement à Israël, le monde entier y sera accepté », répond-elle. Laquelle s’épanche sur ses impressions : à Tel-Aviv, « j’ai vu un groupe, je les ai pris pour des hippies, c’étaient des orthodoxes, magnifiques, beaux, habillés avec une mode »… Les territoires « disputés », selon la terminologie de JSS News ? Pour Véronique Genest, « ils (les Palestiniens – NDLR) vivent très bien à Ramallah, ils ont de très belles maisons, de beaux 4 x 4 »...

Lionel Venturini
 
Le vrai lapsus de la comédienne est d’entrer en politique
 

Véronique Genest ou la suppléante et les mauvaises odeurs.

 
 

La comédienne Véronique Genest est candidate à la députation comme suppléante du Franco-israélien Jonathan-Simon Sellem dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger, créée en 2010 à la faveur d’un redécoupage électoral, et qui concerne l’Italie, la Turquie, la Grèce, Chypre, Malte et Israël.

On ne reprochera à Véronique Genest de se prendre pour une Julie Lescaut qui aurait pris 20 kg (apparemment pas en neurones), mais d’avoir écrit elle-même le scénario du rôle qu’elle joue dans les médias, le plus mauvais de sa carrière, celui où l’on ne peut aimer l’héroïne.

Le pire n’est pas son lapsus : (« Je suis un étron libre »), ni qu’elle ait essayé de nous convaincre après qu’elle l’avait fait exprès (ô pitoyables mouvements de rames !) ; non, le pire, c’est qu’elle ment ou, soyons indulgent, qu’elle n’est pas au niveau intellectuel pour ce rôle de politicienne.

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Déjà, elle aurait dû ne pas dire : « Si être islamophobe, c’est d’avoir peur, alors je suis islamophobe, comme beaucoup de Français ». Prétendre à être suppléante de député (et peut-être demain députée) d’un pays laïque en jetant l’opprobre sur la première religion de France, en stigmatisant ainsi des millions de Français, c’est assez nul.

Mais ce qui suit n’est pas mal non plus :

Le 4 mars 2013 (Nouvel-Obs) elle parle du candidat qu’elle suppléera : Jonathan-Simon Sellem : « Avec ce jeune candidat, nous avons discuté tout naturellement, il a des idées précises, très modérées mais sans langue de bois, sans tomber dans le consensus de la ’bien-pensance’. Nous sommes d’accord sur beaucoup de choses et s’il faut que l’on précise certaines choses entre nous, on le fera ».

Un candidat très modéré.

Jonathan-Simon Sellem, le candidat «  très modéré » se présente lui-même ainsi  : « Après deux ans à évoluer dans la diplomatie israélienne [il a travaillé pour le Ministère Israélien des Affaires étrangères] et sept ans dans la presse, j’ai décidé de porter mon combat dans le domaine politique. » Résident en Israël, ce chantre de l’extrême-droite juive francophone, y a créé le webzine d’opinion JSSNews.com

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Voici ce qu’en dit Wikipedia :

« Propositions principales pour cette élection :
Bien que plusieurs autres pays en plus d’Israël fassent partie de la 8ème circonscription, Il admet que la raison principale de sa candidature est « celle d’un père de famille de 30 ans, franco-israélien, juif, républicain, et sioniste, qui se bat sans merci depuis des années pour que les Français d’Israël soient enfin respectés par la France et les autres Français ».
Jonathan-Simon Sellem demande à ce que les Français nés à Jérusalem aient sur leur passeport, la mention « Jérusalem (Israël) ». Actuellement, il est simplement écrit « Jérusalem » du fait de l’application des résolutions des Nations unies ne reconnaissant pas que la totalité de Jérusalem soit israélienne. Ce débat existe aussi notamment aux États-Unis »

Respecter les Français d’Israël ?

Quoi de plus légitime en effet. ? Et la chose sera d’autant plus aisée que Jonathan-Simon Sellem et son webzine respecteront les Français de France.

Or, quand nous lisons l’article qui suit dans JSSNews.com, un doute nous vient :

« Hessel : il puait des bras, il pue le mort ! …

Avant toute chose, que les choses soient claires : je n’ai pas pour habitude de me réjouir de la mort de quelqu’un. Surtout quand il s’agit d’un vieillard malade, tant au niveau physique que psychologique.
Mais là, franchement… C’est Stéphane Hessel ! C’est le mec qui puait le plus (non pas des aisselles mais de ses doigts inquisiteurs à l’égard des juifs d’Israël). Ce papi qui dénonçait la présence de juif en Israël (la Palestine devrait être purifiée de ses juifs), auteur de « Indignez-vous ! », est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l’âge de 95 ans. Il faut croire que ce faussaire de l’histoire a fait son temps…. / l’apôtre de l’indignation à 3€10 avait repris, il y a peu, son bâton de pèlerin pour diaboliser, comme à sa sacre sainte habitude, Israël, dans son dernier livre « Le rescapé et l’exilé » co-écrit avec son grand ami et diplomate palestinien, Elias Sambar…. / espérons que l’odeur de mort qui l’entoure ne va pas étouffer la France sous une nouvelle vague d’Indignation sélective. (Par Avi Retschild" – JSSNews-). (1)

Les commentaires (triés a priori) sont du même niveau (orthographe conservée) :

- « LA PHOTO qui le représente est vraiment à la hauteur de l’homme. UN VRAI VISAGE DE DÉBILE PROFOND… » et
- « Pauvre vieux, il avait le visage d’un débile. » et

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- « Voilà une bonne nouvelle .qu’il aille en enfer cette s….e . Je vais fêter sa mort a cette raclure de chiotte » et
- « et ne pas oublier l autre saloperie edgard morin ex nahum qui a demande le prix nobel de la paix au vieil indigne heSSel » et
- « Enfin une bonne nouvelle. » et « Quelle bonne nouvelle !! Il était temps ! » et
- « ALLEZ AUX SUIVANTS CASTRO CHAVEZ NASRALLAH ,,,,,,, le bal est ouvert , c en plein la periode des soldes de tous comptes Amen » et
« Il reste Enderlin le minable journaleux qui casse du sucre sur Israël plein la gueule. » et
- « Il a combattu les nazis ???? Impossible …. Vu son « anti-israelianisme » ! Impossible. C’etait surment un kappo, un collabo, ou un juda…. » et
- « J’espere qu’il va payer le prix de sa thahison ! Il ira surement rejoindre Arafat t les autres bien au chaud une fourche au c… » et

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- « C’est aussi simple que cela, une merde de moins sur la planète. Oh, il reste Enderlin… » et
- « Toutes les immondices sorties de sa bouche et de son esprit durant sa vie étaient à vomir, c’est évident.Par contre, que pouvions nous espèrer de plus qu’il soit MORT. » et
- « Se rejouir de la mort de cette ordure, mais bien sûr qu’il faut le faire. » et
- « VERS DE TERRE DES TOMBES : INDIGNEZ VOUS, La viande de ce charognard d’ HeSSel est immangeable !!!! » et
- « Il est mort…. ! Pauvres vers de terre ….Que l’Eternel, notre D. invariable et infini puisse aussi avoir pitié des chiens ! » et
- « heSSel:Une grande fumisterie qui brule dans les flammes de l’enfer :bon debarras ! » et
- « Et dire que de pauvres vers vont être contraint de bouffer cette merde …Recueillons nous…. » et
- « champagne ! cette ordure est enfin morte » et
- « Cette pourriture est déja en train de pourrir en enfer ».

Notez bien : ces commentaires ont été choisis par le modérateur de JSS-news.
qui informe ses lecteurs que les plus outranciers ont été censurés. Ceux-là paraissent donc cools à Jonathan-Simon Sellem, le candidat, comment dit-elle, Genest ? « Très modéré. »

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Interrogée sur son positionnement politique, Véronique Genest dit qu’elle se présentera sans étiquette mais qu’elle serait plutôt « Entre UDI et UMP ». Pardon, ils vont bondir ! Ni l’UDI, ni l’UMP ne cautionneraient un webzine où de telles choses s’écrivent.

Avec tout ça, j’ai oublié ce que Freud disait sur les lapsus.

Vincent MORET


(1) L’article est accompagné d’un « Article lié » : Richard Prasquier, président du CRIF, sur I-Télé : « Le travail de déconstruction de Stéphane Hessel sera effectué »


N’aie pas peur, tata Véro


Edité par T 34 - 16 Mar 2013 à 17:22
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Mar 2013 à 16:22

Comment les sionistes initient des formations pour falsifier les informations sur Wikipédia

 
 
R. Mahmoudi

Non content de l’hégémonie quasi totale qu’il exerce sur les grands médias traditionnels dans le monde occidental, le lobby sioniste ne veut pas perdre le contrôle de l’information diffusée sur Internet. Ainsi, une organisation sioniste très active, Yisrael Sheli (Mon Israël), organise des cycles de formation sous le thème « Edition sioniste pour Wikipédia », depuis 2010, à Jérusalem, à des internautes intéressés et aux blogueurs les plus actifs sur la Toile pour leur apprendre les techniques de rédaction et d’intervention sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia, qui demeure la première source d’information dans le monde, pour veiller à ce que rien de « si dénigrant » ne soit écrit sur l’Etat d’Israël, son histoire et, plus généralement, sur tout ce qui est lié au sionisme. Interrogé par une chaîne de télévision, un membre de l’organisation explique que « si vous cherchez l’expression flottille pour Gaza, nous devrons nous assurer comment le texte qui traite de cet événement a été écrit et nous devons être sûrs que celui-ci soit conforme à la nature sioniste ». Il ne s’agit plus de rédiger des informations, mais de manipuler et de falsifier des faits avérés pour la « bonne cause ». Une internaute passionnée dira : « Nous sommes venus ici pour apprendre comment nous, en tant qu’Israéliens et juifs, pouvons défendre Israël en ligne. » Elle explique que Wikipédia est un système complexe et qu’elle a essayé de « modifier des choses », mais ses modifications « ont été effacées ou n’ont pas été retenues. » Elle estime que sur la Toile, « il y a beaucoup de termes antisémites et antisionistes ». « Nous ne sommes pas assez nombreux pour corriger tout ça », pense-t-elle. Les ateliers du séminaire sont animés par des professionnels et des rédacteurs en chef de Wikipédia, et comprennent un aperçu du projet Wikipédia et une formation pratique sur l’édition web et l’écriture. La même méthode est utilisée par d’autres groupes d’activistes intégristes, islamistes notamment, tout aussi soucieux de gagner la bataille de l’opinion, dont une grande manche se joue sur la Toile. A se demander si ces activistes islamistes n’ont pas été à la même école. C’est le cas des islamistes algériens du FIS dissous, installés à l’étranger, qui font de cet outil, Wikipédia, une arme dévastatrice en s’y investissant très tôt. Il suffit de consulter les articles consacrés à l’Algérie, à ses personnalités politiques qui y sont diffusés, pour sentir la touche des Larbi Zitout, Karim Moulay, Chouchène, Dhina et consorts, et tout le magma des propagandistes anti-algériens qui pullulent sur la Toile. La biographie dithyrambique de bout en bout de l’ancien numéro 2 du FIS, Ali Benhadj, en langue arabe est un exemple de cette manipulation et de propagande grossière, qui n’a jamais pu être dénoncée, encore moins effacée. Il serait peut-être temps que les démocrates et les patriotes s’initient eux aussi à l’édition Wikipédia.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Mar 2013 à 18:30

Israël est-il au-dessus des lois ?

En arraisonnant un bateau pour Gaza, dans les eaux internationales, Tel-Aviv n’aurait fait que donner sa « puissance publique ».

L’audience qui se tenait hier devant le tribunal de grande instance 
de Paris était peu 
commune. L’association des Amis des peuples de la Méditerranée attaquait en justice l’État d’Israël pour récupérer le bateau Dignité Al Karama, arraisonné par la marine israélienne alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales et faisait route vers Gaza. Pour l’association, qui a toujours dénoncé cet acte de piraterie, il s’agissait donc de reprendre possession du navire toujours bloqué dans un port israélien depuis l’été 2011. 
Me Roland Weyl, au nom de l’association, avait déjà expliqué qu’agissant dans le domaine international, Israël outrepassait ses prérogatives.

Tel n’était pas l’avis du ministère public qui, au nom de l’État français, soutenait les avocats d’Israël et concluait que « l’acte litigieux constitue bien un acte de puissance publique » et donc qu’Israël, dans ce cadre, bénéficie de l’immunité ! « Comme si un État pouvait exercer ses pouvoirs de police hors de ses frontières ! » s’étonne Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national du PCF, qui s’est adressé par courrier au président du tribunal en soutien à l’association (comme de nombreuses personnalités et organisations).

Le problème dans cette affaire est que le ministère public semble ignorer une chose : le bateau Dignité Al Karama ne se dirigeait pas vers Israël mais vers la bande de Gaza qui n’est pas, que l’on sache, un territoire israélien. L’État d’Israël n’était donc pas en danger. Mais pour Tel-Aviv, vouloir briser le blocus contre Gaza qu’il a instauré revient à le mettre en danger ! Pourtant, y compris au sein des Nations unies, la notion de blocus est loin d’être considérée comme légale. Il serait d’ailleurs bon de savoir ce qu’en pense la France officielle, celle de l’Élysée et du Quai-d’Orsay.

Le jugement a été mis en délibéré au 15 mai. D’ici là, les actions vont se multiplier pour la levée du blocus contre la bande de Gaza qui tue les Palestiniens à petit feu. S’agirait-il d’un crime contre l’humanité ? La question vaut d’être posée.

Pierre Barbancey avec Mathilde Karoly au tribunal de Paris

C'est un scandale!

Quand le président du Crif s’en prend à un élu communiste

Prasquier, qui vomit 
tout soutien aux Palestiniens réprimés, accuse le maire de Bezons de justifier… l’assassinat des juifs.

Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), peut-il tout se permettre ? L’homme semble le croire, certain que la moindre critique à son égard s’assimilerait à de l’antisémitisme. Il s’en était déjà pris à la représentation nationale, coupable de transformer le Parlement en un tribunal « lorsqu’il est question d’Israël ». Le voilà maintenant qui s’attaque au maire et conseiller général de Bezons (Val-d’Oise), Dominique Lesparre. Cet élu, hautement estimé par la population, a en effet demandé, et obtenu après un vote à l’unanimité de son conseil municipal, qu’il fasse de Majdi Ihrima Al Rimawi, prisonnier politique palestinien, son citoyen d’honneur. Une décision qui s’inscrit dans la droite ligne de l’action de cet élu et militant communiste, pour la paix au Proche-Orient. Comme il le rappelait lui-même, devant le conseil municipal, la paix passe par la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, au côté d’Israël.

Pour Prasquier, c’en est trop. Il éructe et répand sa haine comme il sait si bien le faire. Majdi Al Rimawi est membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et accusé d’avoir participé à l’assassinat d’un ministre israélien connu pour ses positions extrémistes. Alors, dans la Lettre du Crif, Prasquier ose écrire à l’encontre du maire de Bezons : « Vous avez en fait laissé imaginer, en filigrane de votre décision, qu’assassiner un juif était légitime, et même honorable, car beaucoup de jeunes ne font aucune différence entre Israéliens et juifs. » Il y a certainement là matière à plainte pour diffamation contre le président du Crif.

Prasquier, en bon partisan de Netanyahou, de l’occupation et de toute la politique de répression israélienne, veut forcer les Français juifs à se sentir solidaires d’Israël. Ce faisant, il donne du grain à moudre aux véritables antisémites. On peut d’ailleurs se demander si Prasquier ne se nourrit pas de l’antisémitisme… En revanche, on ne l’a pas entendu lorsqu’un maire de France a interdit le Chant des partisans, pas plus qu’il ne s’est élevé contre les commémorations à la gloire de l’Algérie française et de l’OAS.

Que Richard Prasquier ait fait partie de ces gens, honteux, qui ont osé cracher sur Stéphane Hessel à la mort de ce dernier sous prétexte que le grand homme avait critiqué Israël en dit long. Contrairement à François Hollande, nous avons compris, nous, le sens de ce combat de Hessel pour le droit des Palestiniens. Prasquier ne se souvient certainement pas que Dominique Lesparre est membre du PCF, le parti des fusillés qui a tant donné dans la lutte contre la barbarie nazie.

Pierre Barbancey



Edité par T 34 - 15 Mar 2013 à 18:42
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L’accusation d’antisémitisme : Un filon dangereux qui s’épuise

 
 
UJFP

"Qui sème le racisme récolte la tempête
Qui sème la résistance récolte notre solidarité"

Il y a bien longtemps, le fabuliste La Fontaine, reprenant Esope, nous a narré cette belle histoire de l’enfant qui n’arrête pas de crier au loup. Il finit par être discrédité. Un jour, le loup arrive pour de bon mais plus personne ne le croit.

Les supporters inconditionnels de la politique israélienne n’ont pas lu Esope et leur imaginaire est bien pauvre. Ils s’épuisent à dégainer sur tout ce qui émet le moindre doute sur le rouleau compresseur colonial israélien, hurlent au loup, et traitent immédiatement les impudent-e-s "d’antisémites".

La liste de ces "antisémites" redoutables n’arrête pas de s’allonger : après Charles Enderlin, Hugo Chavez, Stéphane Hessel, le BDS ou l’Assemblée Générale de l’ONU qui a eu l’outrecuidance d’admettre la Palestine comme Etat non-membre, voici de nouveaux cas "d’antisémitisme" relevés par la "vigilance" de nos inconditionnels spasmodiques.

A Bezons, le maire Dominique Lesparre, est accusé d’antisémitisme. Il a osé, avec tout le conseil municipal de la ville, faire citoyen d’honneur de sa ville le prisonnier palestinien Majdi Ihrima-Al-Rimawi. Ce prisonnier, comme les 4500 palestinien-ne-s emprisonnés aujourd’hui, est un résistant à l’occupation. Et faut-il le rappeler ici en France, la Résistance contre l’Occupation est un droit reconnu et défini par le droit international. Le CRIF accuse le prisonnier d’avoir du sang sur les mains. Il oublie que tou-te-s les résistants ont subi la même accusation. Résistants pour la France libre et terroristes pour celle de Vichy, les résistant-e-s juifs/ves au nazisme, ont eux aussi été traité-e-s de terroristes et exécuté-e-s comme tels [1].

L’UJFP soutient le maire et le conseil municipal de Bezons comme elle a soutenu autrefois le maire de Seclin accusé "d’antisémitisme" pour avoir prôné le BDS dans les cantines des écoles de sa ville. Le soutien aux prisonnier-e-s palestinien-ne-s, victimes permanentes de mauvais traitements et d’isolement en violation de toutes les normes du droit international, est une noble cause portée par tout le mouvement de solidarité français, et il est scandaleux de le lier à un quelconque antisémitisme.

Aux Pays-Bas, les autorités ont (enfin) décidé de demander que certains produits israéliens venant des colonies soient étiquetés [2]. Rappelons que le droit international ne reconnaît pas l’annexion et la colonisation de la Cisjordanie et que ces produits devraient tout simplement être interdits. Réaction du ministre de l’intérieur israélien Eli Yishaï : "il s’agit d’une tentative de boycott de nos marchandises de la part d’un pays qui n’a pas versé tous les dédommagements sur les biens juifs confisqués (pendant la deuxième guerre mondiale)". Vous avez bien lu, le ministre ne parle pas de dédommager les Palestiniens pour leur expulsion et la destruction de leur pays. En fait, dès qu’un Etat tente de mettre sa législation en accord avec les règles du droit international et européen, qui condamnent la colonisation, la réponse automatique est Shoah et antisémitisme. Cette réponse d’un ministre israélien serait risible si elle ne révélait la profonde déliquescence morale et politique du gouvernement qui la porte. Le ridicule ne tue plus, mais pendant ce temps la Palestine continue d’être écrasée.

La CIMADE de la région PACA refuse de côtoyer le CRIF dans une cérémonie commémorant la rafle de Marseille en dénonçant l’instrumentalisation du génocide faite par le CRIF [3]. La CIMADE dont le rôle dans le sauvetage des enfants juifs est bien connu est aussitôt accusée d’antisémitisme. Ce même CRIF ira-t-il jusqu’à proférer la même accusation contre la FNIDRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, résistants et Patriotes) qui s’est insurgée contre les insultes proférées par Richard Prasquier contre Stéphane Hessel [4] ?

La menace, l’intimidation, la confusion des genres, la récupération éhontée du génocide finissent par ne plus prendre. Par contre elles libèrent une parole antisémite possible en favorisant un amalgame dangereux entre la politique israélienne et les Juifs du monde où qu’ils se trouvent. En cela l’instrumentalisation du génocide et de l’antisémitisme est une arme redoutable qui met en danger les Juifs et produit ce qu’elle prétend empêcher. La Palestine, la résistance du peuple palestinien, les droits du peuple palestinien sont une cause juste qui mérite d’être défendue, pour un monde plus juste et plus humain. De plus en plus nombreux sont les citoyens du monde et les Etats qui le savent et veulent agir pour obliger Israël à respecter la loi et arrêter le sociocide qu’il pratique sous nos yeux. Et cela, ce n’est pas de l’antisémitisme c’est du Droit et de l’Humanité. Les condamnations de la politique israélienne continueront de se multiplier. Les sanctions et la fin de l’impunité sont plus que jamais à l’ordre du jour, parce qu’elles sont les seuls moyens pour parvenir à une paix basée sur l’égalité des droits.

Bureau national de l’UJFP le 13-03-2013

http://www.ujfp.org/spip.php?article2647

[1] http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2013/03/12/2605/

[2] http://www.france-palestine.org/Les-Pays-Bas-demandent-a-leu...

[3] http://www.ujfp.org/spip.php?article2590

[4] http://www.ujfp.org/spip.php?article2642

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Mar 2013 à 10:20

Le maccarthysme newlook et les nouvelles chasses aux sorcières

 
 
Mohamed BOUHAMIDI

Dans sa mort, comme de son vivant, Stéphane Hessel reste hors de portée des menaces du CRIF de « déconstruire » sa vie et son aura. La charge de Pasquier a été lourde dès la formulation de l’idée de transfert au Panthéon de la dépouille du vieux résistant. La panique suinte de la « littérature » de Pasquier. Jugez-en : « Nous ne pensons pas que la mise au pavois de Stéphane Hessel, malgré ses accommodements avec la vérité historique et sa faiblesse argumentative, en dit beaucoup sur le désarroi intellectuel de notre société et sur le rôle aberrant qu’y joue le marketing des individus qu’on transforme à bas prix en luminaires idéologiques. Stéphane Hessel fut avant tout un maître à ne pas penser. » Pasquier veut s’en prendre au « désarroi intellectuel » et promet la traque aux « accommodements ».

Chacun peut deviner les difficultés supplémentaires de Pasquier de s’attaquer à un Hessel transféré au Panthéon et son affolement devant cette consécration pour un homme déjà immense par ses engagements. Hessel était déjà plutôt insupportable à beaucoup pour sa contribution à un modèle social français qui, par un compromis historique, faisait échec en 1945 au modèle anglo-saxon du capitalisme.

Malgré son annulation sur demande du CRIF, Pasquier n’a pas avalé le projet de débat, en 2011 à l’ENS de Paris, entre Hessel et la Palestinienne Leïla Shahid sur la question du boycott des produits israéliens. Ce débat aurait cassé la vision binaire qu’on veut nous imposer d’un monde livré à une guerre sans merci entre axe du Mal et axe du Bien. Toute pensée qui s’écarte de l’oukase est un soutien au terrorisme, à la dictature, à la barbarie, etc. Pasquier ne s’est pas attaqué à une seule idée de Hessel, mais à sa personne-même, renouvelant la vieille technique fasciste et sioniste de l’intimidation, de la menace et de l’amalgame entre vie privée et vie publique qui ferait hésiter les plus courageux de se sentir ainsi exposés.

Hessel, là où il est, doit en rire. On peut parier que les menaces n’ont jamais dû le faire trembler. De fait, la menace vise ceux qui auront trop l’envie de s’appuyer sur sa personnalité et sur ses engagements pour contrevenir à l’ordre idéologique que le CRIF a imposé à la France. Le sort fait à l’Abbé Pierre revient spontanément à l’esprit. Le vieillard, brisé malgré son immense aura, obligé (par ses proches soucieux de « respectabilité médiatique » et de garantir les rentrées d’argent nécessaires à la survie d’Emmaüs ?) de s’excuser publiquement, puis exécuté socialement et politiquement. Le style de vie de Hessel, son bilan personnel, le registre de ses engagements le mettaient hors de portée de ce type de menace. Mais pour toute personnalité, dont le métier, les revenus, la carrière ou la vocation dépendent de sa visibilité et de la qualité de ses relations publiques, une telle menace recèle un vrai danger de mise à mort sociale dans un pays et une société rendus incapables de protéger ses propres repères du calibre de l’Abbé Pierre, qui a su si bien conforter l’image d’une France généreuse et fraternelle, et finalement abandonné aux loups dans l’ingratitude générale. Tout le monde connaît les autres réussites de ce tribunal sans règles et sans codes qui scanne en permanence la vie intellectuelle française pour y interdire toute parole contraire aux intérêts d’Israël et, partant, de l’ensemble du bloc occidental tel qu’il s’est configuré dans l’ultralibéralisme sous la direction unipolaire US. Comment ne pas penser au maccarthysme et à la chasse aux sorcières quand la commission des activités antiaméricaines allait chercher le communiste sous les prétextes les plus extravagants et dans les activités les moins politiques ?

Bien sûr, la commission s’intéressait prioritairement aux intellectuels, artistes, écrivains, cinéastes, poètes, c’est-à-dire toutes fonctions de médiation sociale, de représentation du monde et de formation d’une opinion publique. La commission avait pour principe de soupçonner les gens et d’aller chercher leurs aveux tout à fait comme l’Inquisition.

Et comme sous l’Inquisition, il fallait, pour échapper aux soupçons, constamment montrer patte blanche et rejoindre la horde zélée des délateurs. Dans le maccarthysme n’importe quelle dénonciation anonyme entraînait l’enfer des enquêtes et des interrogatoires. Depuis, l’inquisition moderne s’est démocratisée. Le délateur devient lui-même le tribunal et il suffit qu’il vous accuse d’être du côté du dictateur Kadhafi ou Assad, ou Chavez pour vous basculer dans la géhenne. Les fascismes naissent ainsi. Leurs fossoyeurs aussi.

Mohamed Bouhamidi

http://www.reporters.dz/index.php?option=com_content&vie...

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C'est un scandale!

Des collégiens privés d’un voyage scolaire en Palestine

Malgré de longs mois de préparation, l’inspection académique a mis fin au projet, à une semaine du départ.

Du 4 au 10 avril, douze élèves de 3e du collège Louise-Michel, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), devaient se rendre en Palestine. Ce voyage, prévu depuis le début de l’année scolaire, est la concrétisation d’un projet conçu par Anne Trincal, leur professeure principale. Depuis trois ans, cette classe accueille des formatrices sportives palestiniennes, qui prennent la place du prof d’EPS pour quelques séances. Une réussite : un peu d’arabe, d’anglais et parfois l’aide d’une traductrice, suffisent pour que les élèves se prêtent au jeu. En plus de l’éducation physique, les élèves ont étudié la Palestine à travers des textes littéraires, des films et des cours d’histoire-géo. L’année dernière, tout le collège a participé à une semaine dédiée, avec exposition sur la situation politique de la Palestine.

Depuis des semaines, les douze élèves n’ont que leur voyage en tête. Rencontres sportives avec des écoles dont les formatrices sont issues, découvertes de plusieurs villes de Cisjordanie : Jenine le lundi, Tulkarem le mardi… Le séjour s’annonçait passionnant. Sur place, les collégiens devaient jouer le rôle d’ambassadeurs de la France dans les nombreuses réceptions prévues pour les accueillir. Mais l’inspection académique, injoignable hier, en a décidé autrement.

Vendredi, après avoir confirmé le voyage par courrier aux familles, le chef d’établissement a informé l’enseignante du refus soudain. « On a eu un non catégorique de l’inspecteur académique, sans aucune raison », explique Anne Trincal. Le motif invoqué serait l’insécurité sur place. Pourtant, aucune directive ministérielle n’interdit les voyages en Cisjordanie. De même, le séjour a été validé à plusieurs reprises par le conseil d’administration du collège… « Les deux tiers des billets d’avion ont déjà été payés », assure même Guy Tresallet, secrétaire départemental de la FSU. Le syndicaliste voit dans cette décision une pression politique. « Claude Bartolone (président du conseil général de 2008 à 2012–NDLR) a mis en place un partenariat avec BNP Paribas pour des voyages scolaires. Si ça avait été avec eux, il n’y aurait eu aucun problème. Dès qu’on passe par d’autres canaux, il y a des ennuis. Surtout pour la Palestine, assène-t-il. Mais ce n’est pas fini, on est en plein bras de fer et les parents d’élèves sont derrière les professeurs. »

Les formatrices passées par le collège Louise-Michel ont elles-mêmes été formées via une coopération entre le ministère de l’Éducation palestinien et la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail, historiquement proche de la CGT). Un partenariat qui a permis de lier le combat pour l’accès de tous au sport et celui de la solidarité internationale. Mais cette convergence n’est visiblement pas du goût de tous. Après concertation avec ses collègues, Anne Trincal a déposé un préavis de grève pour aujourd’hui.

Benoît Delrue

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Apr 2013 à 00:56

Discrimination

Leçon de république pour Air France

La compagnie avait expulsé une militante d’un vol pour Israël.

Les juges de Bobigny ont forcé Air France à se poser en république, hier, et lui ont clairement rappelé qu’elle ne pouvait importer les pratiques discriminatoires de l’État d’Israël sur le sol français. La compagnie a été condamnée à 10 000 euros d’amende et 3 000 euros de dommages et intérêts pour discrimination à l’encontre d’Horia Ankour, débarquée parce qu’elle « n’était pas juive ». Cette élève infirmière de trente ans, originaire de Carcassonne, avait pris place, le 15 avril 2012, dans un avion à destination de Tel-Aviv pour participer à la manifestation Bienvenue en Palestine. Une employée d’Air France vient alors à sa rencontre et lui demande si elle possède un passeport israélien. Réponse négative. « Êtes-vous de confession juive ? » lui demande alors l’employée, à l’écart des autres passagers. C’est toujours non, ce qui vaudra à la jeune femme d’être débarquée de l’avion.

« On savait que cette dame ne pourrait pas entrer » en Israël, a tenté de se justifier l’employée d’Air France ayant supervisé l’embarquement. Au cours du procès, le 17 janvier, l’avocat de la compagnie, Me Fabrice Pradon, avait reconnu que les questions posées émanaient « directement des autorités israéliennes ». Une « discrimination caractérisée », avait alors rétorqué le procureur, parlant de comportement intolérable sur notre territoire. « Aujourd’hui, on vous 
demande si vous êtes juive, 
demain si vous êtes musulmane, après-demain si vous êtes homosexuelle ou syndiquée ! »

Pierre Duquesne

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Apr 2013 à 18:56

C'est un scandale!

SNCF : discrimination sur injonctions israéliennes ?

En visite à Paris, 
le président israélien aurait exigé que la SNCF « trie » ses salariés sur critères d’« origine ».

La SNCF aurait-elle accepté sans broncher les prescriptions odieuses des autorités israéliennes ? En visite officielle le 8 mars dernier, le président israélien, Shimon Peres, arrive à Paris, en gare du Nord, à bord d’un train Thalys. Jusque-là, tout va bien. Mais la SNCF, en amont, aurait procédé à une sélection discriminatoire des employé-e-s de 
sa filiale Itiremia, chargée d’acheminer les bagages de la délégation israélienne, afin d’en écarter les personnes de 
couleur et/ou « d’origine maghrébine ».

« À la question de savoir qui avait transmis ses instructions, le responsable de site a répondu aux salarié-e-s, dans un premier temps, que cela venait du protocole de la gare du Nord, puis de l’ambassade d’Israël, puis que cela venait du ministère de l’Intérieur et de l’ambassade d’Israël », écrit le syndicat SUD rail, dans un communiqué publié samedi. Des circonstances pour le moins floues, que la fédération CGT des cheminots demande instamment à la direction de la SNCF d’éclaircir. Dans un courrier adressé à Guillaume Pepy, Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération, en appelle à ce que ces événements fassent l’objet de vérifications, « car s’ils se révèlent vrais, c’est l’honneur de notre entreprise qui est engagé », écrit-il, ajoutant que « les valeurs républicaines et la législation française auraient été bafouées volontairement pour répondre à des requêtes racistes et xénophobes ».

Nul ne sait pour l’heure si des plaintes ont été déposées, mais, selon SUD rail, une pétition a été envoyée par les salariés d’Itiremia de Paris Nord à leur direction, « lui rappelant qu’Itiremia et la SNCF étaient signataires de la charte de la diversité ». Une réunion extraordinaire du CHSCT a été convoquée le 25 mars dernier, au cours de laquelle le directeur d’Itiremia – également président du CHSCT – a confirmé que « les critères de choix pour accueillir Shimon Peres avaient été effectués en fonction de l’apparence des salariés », rapporte SUD rail. Pire, « il a tenté de se justifier en invoquant un “principe de précaution” pour “protéger les salariés de vexations qu’ils auraient pu subir de la part du service de protection des hautes personnalités et/ou du corps diplomatique” », rapporte le syndicat. Une enquête du CHSCT d’Itiremia est actuellement en cours…

La CGT, de son côté, demande l’ouverture d’une enquête interne dans les plus brefs délais, exhortant la direction de la SNCF à assumer « ses pleines et entières responsabilités », à « s’excuser publiquement » et à « prendre les dispositions nécessaires pour que plus jamais de tels actes discriminants et humiliants ne se reproduisent » si les faits sont avérés. Le coup porté à l’image de la SNCF, au service public, et plus largement à celle de la France serait alors tout bonnement désastreux.

  • Lire aussi :

Discriminations à la gare du Nord à Paris lors de la visite de Shimon Pérès en mars dernier (Sud-Rail)
Peres ou l’art de la diversion
Discrimination : la SNCF au banc des accusés

Marion d’Allard

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