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Les sans-papiers en Belgique

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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Les sans-papiers en Belgique
    Envoyé : 28 Apr 2008 à 22:23
Voilà je propose un sujet spécifique sur cette question pour la Belgique en général.
 
Un communiqué du Bureau des étudiants administrateurs de l'ULB (la représentation étudiante de l'ULB)

Une cinquantaine de sans-papiers occupent depuis ce lundi 07 avril 2008 le n°129 de l’avenue Buyl, bâtiment pour l’instant désaffecté appartenant à l’ULB.

Le BEA s’inscrit dans la continuité des positions historiques non seulement de la délégation étudiante mais également du Conseil d’Administration de l’Université Libre de Bruxelles.

Dès lors, il adopte une position de principe pour soutenir cette action.

Dans ce cadre, le BEA souhaite que les autorités de l’ULB adoptent une attitude volontariste et mettent tous les moyens en œuvre pour parvenir à une solution acceptable pour tous.



Edité par T 34 - 02 Nov 2011 à 09:45
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 10:25

ASILE / Des leaders du mouvement des sans-papiers arrêtés

Confusion autour des sans-papiers arrêtés

CHLOE ANDRIES

mercredi 30 avril 2008, 07:14

MARDI, LA POLICE a interpellé 130 manifestants devant l'Office des étrangers à Bruxelles. La moitié, sans papiers, risquent l'expulsion. Parallèlement, une centaine de manifestants se sont rassemblés cette nuit, jusqu'à 5 heures du matin, derrière le Palais de justice pour réclamer leur libération. Deux avocats qui les accompagnaient ont été malmenés par la police.

*

C’est une manifestation (ici une précédente, le 19 mars) qui a tout déclenché. © Sylvain Piraux.

Mardi, 16 h, au pied de l'Office des étrangers à Bruxelles. Des policiers embarquent un groupe de manifestants. Partout des cris et des scènes de violence. Trois fourgons se remplissent, 130 personnes sont arrêtées, dont 90 sans-papiers, parmi lesquels plusieurs enfants, 10 étudiants de l'ULB et 30 autres personnes en situation irrégulière.

Comme chaque semaine ou presque, les manifestants s'étaient rassemblés devant l'Office des étrangers, à l'initiative des collectifs de défense des sans-papiers, pour demander un dialogue sur la politique de régularisation. Chaque semaine, les autorités les laissent faire. Mais pas cette fois.

« Nous autorisons les manifestations dès que nous pouvons. Mais dans ce cas nous n'avons pas reçu de demande. Et les manifestants ont planté des tentes avec l'intention de rester là 24h. Les conditions sécuritaires et sanitaires n'étaient pas respectées », affirme le porte-parole du bourgmestre (PS) de Bruxelles. À la police, on indique que l'évacuation des lieux avant 16h a d'abord été demandée, sans succès. Les policiers seraient donc intervenus vers 17h. Mais du côté du mouvement des sans-papiers, la version est toute autre. Eux affirment avoir déposé une demande d'autorisation à la commune et à la police. Et dénoncent des arrestations violentes, alors que la manifestation était pacifique.

Transferts en centres fermés

Toutes les personnes arrêtées ont été transportées illico dans des cellules situées au Palais de Justice. Parmi elles, Alain Adriaens, conseiller communal Écolo d'Ixelles et ancien député. Il se dit scandalisé : « Nous avons été pris dans une souricière. À aucun moment la police ne nous a demandé de nous disperser. Et une fois en cellule, j'ai vu que la police faisait le tri entre ceux qui avaient des papiers et pouvaient sortir, et les sans-papiers. » Selon l'Écolo, « la commune de Bruxelles a d'abord promis la libération de tous, puis a tout à coup indiqué qu'elle n'avait plus les manettes mais que c'était l'Office des étrangers qui avait le contrôle des opérations. »

À l'Office des étrangers, on indique qu'il ne s'agit que d'arrestations administratives. Mais que les sans-papiers sous le coup d'un ordre de quitter le territoire pourront être mis en centres fermés et que les dossiers seront traités au cas par cas. Pour les militants du mouvement de défense des sans-papiers, il s'agit d'une « rafle ». Et d'une tentative claire de couper la tête de leur mouvement. « Nous sommes quatre porte-parole de l'Udep (Union de défense des sans-papiers) sur cinq à être détenus dont trois sans papiers », indiquait mardi, depuis sa cellule, Gerardo Cornejo, à l'origine de la grève de la faim initiée, rue Royale il y a quelques mois. À l'extérieur, le reste des troupes s'est rassemblé, en soirée, devant le Palais de Justice. Et a tenté de joindre l'Office des étrangers. En vain.

 
Je n'ai pas pu m'y rendre personnellemnt mais c'est , me semble-t-il , la première fois que ce type de manif est à ce point réprimée !
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 11:06
Je fais partie des 130 personnes arrêtées suite à la manifestation organisée par les collectifs  de défense des sans-pap. Comme chaque semaine ou presque, des manifestants s’étaient donc rassemblés devant l’Office des étrangers.  Jusqu’ici, les autorités avaient laissé faire.  Pas cette fois…130 personnes sont arrêtées, dont 90 sans-papiers, parmi lesquels plusieurs enfants.   Partout des scènes de cri et de violence policière. Ca ressemblait à une véritable souricière. Toutes les personnes raflées ont été transférées dans des cellules situées au Palais de Justice de Bruxelles.  Une sorte alcatraz à l’échelle réduite, situé sur 4 étages avec des portes de cellules munies de barreaux permettant d’apercevoir les autres prisonniers. Entassés par douzaine dans ces cellules conçues pour accueillir 4 personnes, nous avons eu à subir les habituels propos racistes et méprisants des flics à propos de sans-pap et des gauchistes qui les soutiennent. Les cris de protestations et de solidarité des camarades (plus de 200 personnes !) qui s’étaient massés devant les portes du Palais de Justice afin de réclamer notre libération nous étaient d’un grand réconfort.  Les libérations de  "blancs" (Sic) et de certains sans-pap ont débutées aux environ  de 21h. J’ai pour ma part été relâché vers 21h15. La manifestation pour réclamer la libération de toutes les personnes raflées a duré jusqu'à 5h du matin. A l’heure où j’écris, je puis affirmer qu’un certain nombre de sans-pap, ceux sous le coup d’un ordre de quitter le territoire, ont été transférés vers des centres fermés comme le 127 bis en vue de leur expulsion...
Ne laissons pas faire!!!


Edité par Camarondeplata - 30 Apr 2008 à 11:23
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 11:24

Romain à écrit : "Je n’ai pas pu n’y rendre personnellement mais c’est, me semble-t-il, la première fois que ce type de manif est à ce point réprimée !"   Oui ! L’envie de cogner, de casser la gueule aux étrangers et aux gauchistes était manifestement présente chez les flics. L'effet Turtelboom, peut-être…

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 18:13
La démocraite, c'est pour tous les belges...qui sont blancs, capitalistes et racistes.
Si simple à comprendre, la justice du plat pays qui est le nôtre!
Bravo à camarondeplata et tous les militants qui se sont réunis pour la défense des exploités!


Edité par Martin - 30 Apr 2008 à 18:24
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 18:54
J'ai quelques potes de la fac qui faisaient également partie des arrêtés : pour beaucoup , c'était leur "baptême du feu"; l'idée que les flics pouvaient rafler des manifestants pacifiques ne leur avaient jamais traversé l'esprit !
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2008 à 19:02
28-04-2008
Utilisez%20ce%20lien%20si%20vous%20voulez%20ajouter%20un%20signet%20ou%20un%20lien%20direct%20vers%20cet%20article...URGENCE Turtelboom occupation tentes office des etrangers udep ulb
IMGP1448
(Photos 0479 20 60 73)

UDEP – ULB / Le 30 avril 2008

TERRORISER LA LIBERTE D’EXPRESSION

ATTEINTE AUX LIBERTES FONDAMENTALES

LE PS S’ESQUIVE…

 

<!--[if !supportLists]-->-          <!--[endif]-->Suite aux faits de brutalités policières sur les personnes participant au rassemblement organisé par les étudiants de l’ULB le mardi 29 avril, et aux faits de maltraitances et de traitements inhumains et dégradants survenus sur les militants de l’UDEP lors de leur incarcération la nuit du 30 avril.

<!--[if !supportLists]-->-          <!--[endif]-->Suite à l’atteinte aux libertés fondamentales que constitue, la réponse répressive donnée hier à une action pacifique et citoyenne autorisée, sur la personne des étudiants de l’ULB et des personnes sans papiers militantes de l’UDEP.

<!--[if !supportLists]-->-          <!--[endif]-->Suite au fait grave de répression de la liberté d’expression que constitue l’incarcération de 14 de nos militants en centres fermés après s’être faits raflés dans le cadre d’un rassemblent pacifique autorisé auquel ils participaient.

 

Nous exigeons ; d’une part, la libération immédiate de toutes les personnes qui participaient au rassemblement autorisé devant l’Office des étrangers, afin d’exprimer leur opinion en matière de politique d’Immigration et qui exerçaient ce droit fondamental, dévolu légalement à toute personne, avec ou sans papiers.

 

D’autre part, nous demandons au Parti Socialiste de condamner ces incarcérations et d’assumer sa responsabilité directe, par le biais de ses mandataires, dans cette violation de nos libertés fondamentales. Le Ps qui jusqu’à présent cherche à se déresponsabiliser, doit assumer ses responsabilités morales et réparer l’erreur qu’il a commise.

 IMGP1291

rassemblement du 29 avril (Photos 0479 20 60 73)

L’enjeu ici n’est donc pas de savoir s’il est juste que des personnes soit détenues parce qu’elles sont sans papiers, mais bien de savoir s’il est juste que des personnes soient enfermées pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement dans le cadre d’un rassemblement autorisé.

 

Nous avons demandé ce matin à être entendu par madame Laurette Onkelinx, vice-premier ministre et ministre de la santé et des affaires sociales, demande toujours refusée par la ministre. Une délégation s’est rendue au PS à 14h pour rencontrer Marie Arena.

 

Aussi, nous nous rendrons ce soir, étudiants de l’ULB et membres de l’UDEP, à la fête du progrès à 19h30, tenue par le Ps au Botanique, afin d’interpeller directement madame Onkelinx et les mandataires socialistes.

 

Ce 1er Mai, à la place Rouppe, nous tiendrons un Cercle du silence avec la FGTB qui nous y a dévolu un espace, pour exiger la libération de nos amis. Nous mettrons les graves incidents survenus hier, au cœur de cet événement hautement symbolique des conquêtes de la liberté d’expression, qui ne saurait être une fête tant que seront détenus les 14 manifestants.

 IMGP1233

 
 
Comme l'a dit le cam. camarondeplata, Ne Laissons Pas Faire !!!
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  Citer Romain Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 May 2008 à 12:51
02-05-2008
Utilisez%20ce%20lien%20si%20vous%20voulez%20ajouter%20un%20signet%20ou%20un%20lien%20direct%20vers%20cet%20article...Manifestations à Merksplas et Vottem - Samedi 03 mai.

Libération de Diallo, Mamadou, Sow Abou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Hassan Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé, Sekou, et de tous les sans-papiers !

Suite à la « rafle » ordonnée par Freddy Thielemans (PS), bourgmestre de Bruxelles lors d’une manifestation pacifique et autorisée (mardi 29 avril), au moins 13 citoyens sans-papiers ont été emprisonnés en centres fermés.

Nous ne pourrons jamais accepté cette « rafle », digne des pires régimes dictatoriaux, ni aucune autre, dans un Etat de droit. De plus, connaissant les conditions de détentions inhumaines dans les centres fermés en Belgique, nous sommes inquiets pour leur santé et leur dignité d’être humain.

Hier, Ebenizer Folefack Sontsa, un camarade camerounais, s’est suicidé à Merksplas. Selon son avocat Alexis Deswaef, il avait fait l'objet d'une tentative d'expulsion samedi passé, au cours de laquelle il a subi des violences. Des traces de violences étaient apparentes sur son cou et ses jambes.

Au cours de la tentative d’expulsion, des passagers qui n’acceptaient pas de voyager dans ces conditions ont été enfermés plusieurs heures en cellule par les policiers. Nous sommes solidaires de ces actes citoyens.

"M. Folefack n'a pas supporté la perspective d'une seconde tentative d'expulsion et a mis fin à ses jours", a expliqué son avocat. Pour M. Alexis Deswaef, le gouvernement belge est responsable de la mort de son client.

Ce suicide résonne, pour nous, comme un nouveau crime d’état.

Dès lors, nous appelons à de nouvelles actions ce samedi, à Merksplas et à Vottem.

 

    Régularisation de tous les sans-papiers

Suppression des centres fermés

Arrêt immédiat des « rafles » sous toutes leurs formes

Libération de tous les sans-papiers

Solidarité avec les émeutiers et grévistes de la faim dans les centres fermés.

   Stop au violences policières faites aux sans-papiers et aux manifestants.

Pour les attaches durables, seul critère permettant une régularisation juste et durable.

 

Pour Merksplas : RDV 13h30 ULB (avenue Buyl)

                                     16h sur place.

Pour Vottem : RDV de 16h à 17h devant le centre

UDEP : 0477/44.48.40

Comité d’Actions et de Soutien: 0494/25.84.82

 

Extrait de la lettre envoyé à la ministre A. Turtelboom.

…A la lecture de votre note, nous constatons un important écart entre vos orientations et les engagements quont définis les partenaires du gouvernement dans laccord gouvernemental conclu le 19 mars.

 Nous souhaiterions notamment savoir pourquoi dans votre note, il nest fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage durable) comme critère de régularisation. Critère annoncé pourtant très clairement dans laccord gouvernemental et considéré par une très large frange de la société civile comme pilier indispensable dune politique dimmigration juste, équitable et offrant les moyens dune bonne gouvernance.

Nous nous inquiétons également de lorientation utilitariste de la politique de régularisation définie dans la note et qui réduit les personnes que nous sommes à une dimension uniquement économique…

02-05-2008, 18:54:47 Brussel UDEP Bruxelles

http://sanspapiers.skynetblogs.be/
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 May 2008 à 22:26

Non à la systématisation des camps!

Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.

Rassemblement européen contre la directive de de la honte ce 7 mai.

 

ATTENTION:

Le lieu de la manif de ce mercredi 7 mai a changé:

Cela se passera place du luxembourg (devant la gare) dès 12h!

Non à la directive de la honte !

Appel aux parlementaires européens

Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.

 



Edité par Camarondeplata - 06 May 2008 à 23:34
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 May 2008 à 22:33

Ce samedi 10 mai, lors de la manifestation devant l'Office de la honte, j'ai pu voir, brièvement, le nouveau drapeau du nouveau PTB. Les organisateurs (sans-pap) ont demandé de le retirer, soit qu'ils aient trouvé qu'il n'était pas joli, soit qu'il n'avait pas sa place.

Négociations donc avec la direction du PTB  (J.Pestiau), et avec quelques militants et membres du Comac pour le rachat des oriflammes qui arborent la faucille et le marteau.

Dialogue avec deux jeunes du Comac:

- "Je rachète vos anciens drapeaux"

- " Vous êtes de quelle organisation ?"

- "Je suis communiste"

- "Ah bon ! Vous êtes membre du parti."

- " Non, justement, je suis au BlocML"

 

Pour le camarade Martin, la proposition de rachat des anciens drapeaux PTB frappés de la faucille et du marteau tient toujours !  Moyennant quelques aménagements, le Bloc ML pourra les réutiliser...



Edité par Camarondeplata - 12 May 2008 à 22:34
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 May 2008 à 17:42
Pour ce qui est du nouveau drapeau, je tiens à faire remarquer que le symbole est celui de l'étoile rouge (celle que j'ai en avatar) un symbole communiste aussi vieux que la faucille et le marteau (5 branches = 5 continents; rouge = couleurs des opprimés) avec une "boussole" indiquant à gauche. Personellement, je regrette un peu le retrait de la faucille et du marteau, même s'il ne faut pas fétichiser quoi que ce soit.
 
Si le Bloc ML veut les racheter, libre à lui...mais je ne suis pas du tout "préposé" au matériel (ni à quoi que ce soit, je suis un simple militant parmi des milliers d'autres). Etant donné que les anciens drapeaux PTB ont la faucille et le marteau tracés en grand en plein centre, je crois qu'il n'y aurait qu'à retirer les noms "PTB-PVDA"
 
Concernant la demande de l'UDEP d'enlever le drapeau du Parti (même si je n'étais pas à cette manif, blocus oblige) je crois que cela tient du fait qu'ils en ont assez d'être accusés d'être à la solde du PTB...ça peut se comprendre, et la tactique paye: dans un article injurieux contre le PTB (pour son soutien aux grévistes de VW-Forest) le "Vif L'express" affirmait, sans la moindre preuve, que le PTB contrôlait des dizaines d'organisations, notamment Indymédia, l'UDEP,...lorsque la grève à pris fin, le caricaturiste Vadot avait réalisé un dessin sur lequel on pouvait voir trois ouvriers -sourire aux lèvres- portant des pancartes affirmant "Vive nos patrons". Sur le côté, deux ouvriers portants le drapeau du PTB et disant "C'est désespérant" "Ouais, camarade. On n'a plus qu'à demander l'asile politique en Corée du Nord"
 
Aux yeux de l'ordre capitaliste, tous ceux qui soutiennent les opprimés sont des manipulateurs
 
Bon, je me suis un peu éloigné du sujet: tout ça pour dire que je crois que l'UDEP a demandé le retrait du drapeau afin de montrer qu'il s'agissait de leur initiative et qu'elle n'était nullement "pilotée" 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 16 Apr 2009 à 19:43
 
(source : Euronews 16/04/09)

En Belgique, le lancement officiel de la campagne électorale des libéraux européens, en vue du scrutin communautaire à venir, a été perturbé ce mercredi par un comité de défense des sans papiers.

Au moment où Annemie Turtelboom – l’intrensigente ministre belge de l’Immigration – a pris la parole une dizaine de militants a déboulé dans la salle de conférence en criant “A bas les frontières, stoppez les déportations!”.

Après moult courses poursuites, les forces de l’ordre sont parvenues à interpeller les trublions. Des militants venus dénoncer la situation des sans papiers qui réclament une régularisation. Pour l’obtenir, près de 600 immigrés clandestins ont entamé une grève de la faim il y a de cela plusieurs semaines.

La centaine de sans papiers réfugiés dans le parking sous-terrain de l’université flamande de Bruxelles a suspendu son mouvement, initié 59 jours plus tôt. Ils ont trois mois de sursis pour les problèmes de santé provoqués par leur grève de la faim.

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Jun 2009 à 18:24
Forcée de quitter l’Ulg, une soixantaine de sans-papiers occupe l’ancienne gare de Bressoux.

D’après la porte-parole du « Collectif de résistance aux centres pour étrangers », cette occupation de la gare désaffectée pourrait durer plusieurs mois… L’objectif est d’y demeurer jusqu’à ce qu’une « vraie solution » soit trouvée. Ce qui ne devrait pas arriver avant les vancances.

« Depuis un an et presque trois mois maintenant, l’accord gouvernemental en matière de régularisation n’a toujours pas été exécuté. De promesses en promesses, on reporte sans cesse le dossier ! », dénonce ce comité de soutien aux personnes sans-papiers dans la Libre Belgique. « Lors de notre dernière entrevue avec Ecolo, il nous a clairement été dit qu’après les élections régionales, du temps allait s’écouler pour former le nouveau gouvernement et que tout ce qui concernait le fédéral serait mis en veille, notre dossier y compris », a expliqué la porte-parole du collectif, France Aerts. Aucune solution ne devrait donc être trouvée avant juillet, au moins.

Les personnes sans-papiers occupaient, jusqu’à ce samedi et depuis le 15 avril dernier, un bâtiment de l’Université de Liège. Mais, le rectorat avait déjà fait part de sa volonté de mettre fin à cette occupation dès le 30 juin, vacances scolaires obligent.

Un autre lieu a donc dû être trouvé et c’est l’ancienne gare de Bressoux, qui a été choisie puisqu’il s’agit d’un bâtiment public vide. La porte-parole du collectif Cracpe a précisé que le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer a été informé de cette occupation. Le bourgmestre estime quant à lui qu’une convention doit être trouvée avec le propriétaire du bâtiment, car il s’agit là, probablement d’une occupation à long terme.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Mar 2012 à 22:35

Les cicatrices de la migration

 


Bleri Lleshi

 
 
L’Europe étant toujours sous l’emprise de la crise, la question de l’asile et de la migration tombe dans l’oubli. Un des groupes qui en souffre le plus est celui des demandeurs d’asile. Un portrait.

 
Jamal Jaoudi a 20 ans. A onze ans il décide de chercher son bonheur à l’étranger. Enfant il ne supportait plus la situation de pauvreté dans laquelle il se trouvait. Un jour, il se cache en dessous d’un camion en route pour l’Occident. Il passe les cinq premières années dans les rues d’Espagne vivant de petit boulot pour survivre.
 
Au plus fort de la crise, en 2008 en Espagne, il tente sa chance ailleurs. A seize ans Jamal arrive en Belgique avec un grand espoir d’améliorer sa qualité de vie. Un faux espoir.
Le 8 mars 2012 après 55 jours de grève de la faim, il décide de prendre une aiguille et de coudre sa bouche. Fatigué, il n’a plus de mots et cet acte est son dernier recours pour attirer l’attention sur la situation inhumaine dans laquelle il se trouve, et plein d’autres également.
 
Avant de coudre sa bouche il a écrit une lettre dans laquelle il demande un permis de séjour d’un an et un permis de travail C pour pouvoir travailler légalement dans notre pays. Après avoir vécu presque dix ans dans la rue, il en a assez. Jamal a écrit dans sa lettre : “Nous ne voulons plus vivre dans la rue sans objectif. Nous sommes des personnes, pas des animaux. Nous sommes 23 êtres humains qui souffrent et qui continuent à souffrir. Je pense que c’est injuste, cause pour laquelle j’ai décide de coudre ma bouche. Nous demandons le droit de vivre en dignité et la reconnaissance en tant que être humain.”
 
Après 60 jours de grève de la faim ils n’ont vu ni entendu les autorités responsables de notre pays.
 
Où sont tous ces organisations qui prétendent défendre les droits des demandeurs d’asile et/ou les droits de l’homme ? Et surtout où est la secrétaire d’état responsable, Maggie De Block ?
Dernièrement la secrétaire d’Etat a laissé savoir par un bref message “ne pas vouloir agir en dehors de la loi”.
 
Mais quelles lois madame De Block ? Vous ne parlez sûrement pas des lois internationales, ni européennes, car vous êtes entrain de les violer. Au cours des derniers mois la Belgique a été condamnée à plusieurs reprises par l’Europe pour la violation des droits de l’homme. Les demandeurs d’asile dans notre pays se font traiter comme de la racaille.
 
Aujourd’hui vous misez sur la politique du rapatriement. Parfait, mais comment allez-vous réaliser cela si vous n’investissez pas sur l’accompagnement et l’accueil des demandeurs d’asile ? Le rapatriement doit être préparé n’est-ce pas ? Lors du contrôle budgétaire vous avez reçu des fonds pour garder les abris de secours ouverts plus longtemps. Parfait, mais ceci ne sont que des solutions temporaires, pas structurelles. Tandis que vous parlez de mesures structurelles.
Vous avez démontré dans votre note sur l’asile et l’immigration ne pas avoir de vision sur ce thème. Je trouve cela inquiétant car votre boulot est d’une importance vitale pour des milliers de personnes qui résident dans notre pays, et pour ceux qui vont encore arriver ici.
 
Pour gérer l’asile et l’immigration il faut quelqu’un de compétent qui connait la matière. Surtout quand on sait que le cœur du problème se trouve dans le fait que notre politique d’asile est inhumaine et injuste.
Il nous faut une politique d’asile et d’immigration humaine et juste pour toutes les femmes et tous les hommes qui se trouvent sur notre territoire aujourd’hui. Le gouvernement est compétent pour prendre cette responsabilité, et les organisations et d’autres autorités peuvent fournir du soutien.
 
Plaider pour une politique d’asile humaine ne veut pas dire : ‘Venez, vous êtes tous les bienvenus ici.’ Ceci est une ridiculisation du débat qui démontre qu’en ce moment une seule pensée domine : celle de la répression et de l’exclusion des demandeurs d’asile. En conséquence notre pays a réussi à mettre 11 000 demandeurs d’asile dans la rue ces deux dernières années.
‘Avoir le droit à une vie digne et la reconnaissance qu’on est des humains’ est ce que demande Jamal. Il en a le droit. Espérons qu’il l’aura avant qu’il ne soit trop tard. Et au cas où il serait trop tard, c’est vous madame De Block en tant que secrétaire d’état à l’asile et l’immigration qui en serez la responsable principale. Aujourd’hui vous êtes déjà responsable des cicatrices qu’il portera pour le reste de sa vie.
 
 
Addendum : Le dimanche 18/03/12, après 66 jours de grève, Jamal Jaoudi a décidé d'arrêter sucre,sel et thé. Il ne boit que de l'eau.
 
Bleri Lleshi est philosophe politique
 
 
 
Traduction du néerlandais par Yuri De Belder
 
Source photo : VTM

 
Voilà plus de soixante jours que des sans-papiers ont entamé une grève de la faim à la VUB. Ils demandent un titre de séjour d'au moins un an et un permis de travail « C ». Ils souhaitent également rencontrer Maggie De Block, la Secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration. Mais cette dernière n’a toujours pas réagi. Inquiète de ce silence, le docteur Vanobberghen a décidé d’interpeller la Secrétaire d’Etat au travers d’une lettre ouverte que nous reproduisons ci-dessous.

Madame Maggie De Block
Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, à l'Intégration sociale et à la Lutte contre la pauvreté
Bd de Waterloo 115
1000 Bruxelles
 
 
 
Bruxelles, le 13 mars 2012
 
Madame la Secrétaire d’Etat,
Cher Collègue,
 
Quand je rentrais hier soir en vélo après avoir rencontré les sans-papiers qui font la grève de la faim à la VUB, je pensais combien votre travail devait être très difficile et que je ne voudrais pas être à votre place.
 
Vous devez prendre des décisions qui bousculent la vie de beaucoup de personnes et qui mettent fin à leurs rêves de plusieurs années. Vous devez vous laisser guider par la loi et non par votre cœur.
Je préfère de loin suivre et accompagner les grévistes de la faim au point de vue médical, même avec peu de moyens et après les heures de travail. Cela signifie aussi être confronté chaque jour à des patients qui vont visiblement de moins en moins bien. Mais cela veut dire aussi de pouvoir travailler avec des hommes qui veulent une vie meilleure et qui se donnent à fond pour cela.
 
Je ne sais pas combien de sans-papiers vous voyez dans votre cabinet à Merchtem, mais chez nous à Schaerbeek, nous en voyons tous les jours : exploités par leurs employeurs, travaillant des heures durant pour trois fois rien. De ce salaire de misère, ils doivent payer une grande partie au propriétaire en échange d’une chambre minuscule avec une toilette commune dans le couloir. Ils refusent un certificat de maladie car sans travail, ils n’ont pas de salaire.
 
En tant que collègue médecin, je pourrais vous envoyer un rapport officiel, donnant un compte rendu sec des IMCs en baisse, des pouls et des tensions, des pourcentages de pertes de poids, de vertiges et d’asthénie. Je pourrais vous donner une liste de tous les petits et grands problèmes médicaux qui se présentent et qui sont soigneusement notés par notre équipe médicale dans les dossiers des grévistes de la faim. Comme une petite blessure qui s’infecte directement à cause de leur peu de résistance et qui devient très vite un abcès devant être drainé. Comme les aphtes ou les problèmes dentaires causés par la boisson de thé bien trop sucré. Mais comme médecin, vous êtes bien au courant de tous ces problèmes.
 
En fait, je n’ai pas envie de vous parler de cela. Au fond, je voudrais vous demander de rendre visite aux grévistes de la faim à la VUB. Non pas pour aider à suivre ces personnes médicalement, mais pour leur donner une explication. Parce que les grévistes ne comprennent plus, et moi je ne suis plus capable de leur donner une explication. Ils ne comprennent pas que vous, en tant que médecin et en tant que femme ne manifestiez pas plus de compréhension et d’intérêt à leur cause. Ils ne demandent rien de plus que de pouvoir travailler ici légalement, et ainsi contribuer à la société. Pour pouvoir espérer y arriver, ils ont parfois navigué des journées entières sur un léger esquif pour traverser la Méditerranée, avec comme seule nourriture quelques dattes, ou ils ont suivi un chemin dangereux à travers les Balkans à partir de la Turquie.
 
Mais si je leur demande aujourd’hui ce qui a été le plus difficile, ils répondent tous : « la grève de la faim ! ». Ils continuent cependant.
 
Je vous demande, Madame la Secrétaire d’Etat : venez les voir, venez leur parler, venez leur expliquer ce qu’il a de mal à aspirer à une vie digne.
 
Eux tous, ainsi que moi-même, nous apprécierions cela énormément.
 
Salutations confraternelles.
 
 
 
Dr Rita Vanobberghen
1/05546/87/003
Médecin généraliste GVHV/MPLP
Assistant Département Médecine Générale VUB
Vlaamse huisarts 2011 Domus Medica
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Mar 2012 à 23:11

La grève de la faim n’est pas du chantage

 

Bleri Lleshi, Karen Nachtergaele

 
Les sans papiers représentent un des groupes les plus exclus et exploités de notre société. Sans papiers, sans droits et en période de crise économique profonde, il leur reste un choix : la grève de la faim.

Cela fait déjà 72 jours que 23 sans papiers sont en grève de la faim dans un bâtiment de la VUB à l’abandon. Tous les jours, des centaines d’étudiants passent devant ce bâtiment, en quittant leur kot pour aller en cours. C’est aussi le cas pour des milliers de voitures qui circulent sur le Boulevard du Triomphe pour regagner le ring de Bruxelles. Pour toutes ces personnes, la vie continue.

Pas pour les grévistes de la faim. Leur vie s’est arrêtée depuis des mois. Enfin, si l’on peut encore appeler cela une vie. C’est la raison pour laquelle ils sont en grève de la faim. Ils veulent nous montrer qu’ils existent, qu’ils vivent. Ils souhaitent accéder aux droits fondamentaux. Que signifie vivre si la société ne reconnaît pas l’existence de quelqu’un ?

Pour nous, c’est difficile de s’imaginer ce que cela représente. Pour les sans papiers, c’est une dure réalité. Une réalité qu’ils ne peuvent et ne veulent plus supporter. Souvent, ils travaillent 12 à 14 heures par jour pour 3-4 euros de l’heure. A tout moment de la journée, ils craignent de se faire arrêter. Parce que sans papiers, il n’y a d’autre choix que le travail au noir.

Ceux qui profitent de cette situation sont les employeurs qui les paient le moins possible. Les perdants sont les sans papiers, l’état et nous qui payons nos impôts. D’un côté, nous payons les impôts les plus lourds du monde, de l’autre, les employeurs qui exploitent les sans papiers ne sont pas poursuivis car considérés comme non coupables.

Pourtant, on n’entend personne parler de ces employeurs. Ni des vendeurs de sommeil qui laissent vivre les sans papiers dans des conditions lamentables, et qui demandent des loyers exorbitants. Parce qu’ils savent que, sans papiers, ces derniers ne sont légaux nulle part. De même, personne ne reproche aux autorités leur attitude irresponsable dans la lutte contre l’exploitation et l’injustice. Par contre, il est fréquent d’entendre que les sans papiers n’ont pas d’avenir ici, qu’ils sont profiteurs et qu’ils font du chantage à travers la grève de la faim.

Pour la Secrétaire d’état à l’asile et à la migration Maggie De Block, il est facile de dire que ces personnes ‘n’ont pas d’avenir’ dans notre pays. Que font ses collègues et elle pendant que ces gens se font exploiter ? Un certain nombre d’entre eux séjournent et travaillent dans notre pays depuis dix ans. En attendant, ils ont effectué les plus lourds travaux contre les salaires les plus bas possibles. Des jobs que nous ne voulons plus avoir. Ils apportent leur contribution. Alors que la crise économique nous frappe tous de plein fouet, ils restent debout, au propre comme au figuré.

En aucune manière ils n’ont profité de notre système. Comment des personnes sans papiers pourraient-elles en profiter ? Qui peut expliquer cela ? C’est un non sens. Pensons aux nettoyeurs de la STIB – appartenant à 99% à l’état belge – qui sont traités comme de la ‘racaille’. Dans les médias, à peine entend-on parler de leurs conditions de travail : bas salaires, heures supplémentaires, pas de pauses ni de vacances. Qui en profite ici ?

‘La grève de la faim, c’est du chantage’, nous racontent souvent les responsables politiques et d’autres citoyens. Pourquoi ? Auprès de qui font-ils du chantage ? De l’état qui ne les reconnaît pas ? De l’état qui accepte l’exploitation et qui profite parfois même de ces gens ? L’auto-mutilation – psychologique et physique, est-elle du chantage ? Les représentants des autorités ou les citoyens de ce pays pourraient-ils supporter cette souffrance ?

La grève de la faim des sans papiers n’est pas du chantage. C’est un acte ultime de désespoir. Ils veulent nous montrer qu’ils existent. Ils demandent un nombre de droits élémentaires : un permis de travail C et un titre de séjour d’un an. La Secrétaire d’état et le gouvernement belge ne donnent pas suite à leurs demandes, mais prétendent bien respecter les droits humains et même mener une politique d’asile et de migration.

Sur les bancs des universités de ce pays, on apprend qu’un certain nombre de droits humains sont valables pour toutes et tous. Mais lorsque l’on considère la façon dont sont traités les sans papiers, on est face à un grand mensonge. En pratique, ces droits ne valent que pour les citoyens belges.

Nous sommes reconnaissants à l’égard des grévistes de la faim. Leur opposition à la déshumanisation, à l’inégalité et à l’exploitation représente pour nous une preuve de résistance à la politique inhumaine et injuste en matière d’asile et de migration dans notre pays. Pour eux, la grève de la faim représente la dernière possibilité de prendre son destin en mains.

Protester contre le non respect des droits, l’exploitation et l’injustice. Protester pour être vu, entendu et reconnu, et être prêt à aller jusqu’à la mort est un des exploits les plus importants que les sans papiers nous offrent. Ces derniers méritent le droit de travailler et de séjourner dans notre pays. Ces grévistes de la faim méritent un avenir dans ce pays. Comme tout le monde.

Bleri Lleshi est philophophe et réalisateur de documentaires. Son reportage sur les grévistes de la faim de la VUB paraîtra mercredi (28/03) sur le site www.dewereldmorgen.be.

http://blerilleshi.wordpress.com

https://www.facebook.com/Bleri.Lleshi

Photos : Karen Nachtergaele

Tout le monde est le bienvenu à signer cet article. Envoyez-nous votre nom, prénom et titre : hongerstakersvub@gmail.com

Signé entre autres par :

Rita Vanobberghen, médecin généraliste, accompagne les grévistes de la faim à la VUB

Daniel Alliët, prêtre de l’Eglise du Béguinage de Bruxelles

Eric Corijn, philosophe de la VUB

Jean Paul Van Bendegem, philosophe de la VUB

Fred Louckx, sociologue de la VUB

Marc Van den Bossche, philosophe de la VUB

Paul De Hert, avocat de la VUB

Serge Gutwirth, avocat de la VUB

Dimitri Verhulst, auteur

Stefan Hertmans, auteur

Jeroen Olyslaegers, auteur

Fikry El Azzouzi, auteur

Chantal De Smet, directeur honoraire KASK

Karim Zahidi, philosophe de la UGent

Michaël Vandebril, poète

Dominique Villaert, directeur Victoria Deluxe

Guy Gypens, directeur artistique Kaaitheater

Meryem Kanmaz, MANA

Saskia Van Nieuwenhove, journaliste

Chokri Ben Chikha, rechercheur KASK

Lief Vandevoort, sociologiste

Thomas Decreus, philosophe de la KUL

Ruben Claesen, rédacteur en chef De Moeial

 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2012 à 15:00

Belgique : Expulsion de Gladys Hernandez, chanteuse de La Sonora Cubana

 

Gladys Hernandez faisait partie du groupe La Sonora Cubana, avec lequel elle allait faire une tournée de concerts en Belgique et dans d’autres pays en Europe. Elle allait, entre autres, animer le bal du bourgmestre de Sint-Agatha-Berchem. Le 29 août, elle arrivait à l’aéroport Bruxelles-National, munie d’un visa valide que l’ambassade belge à La Havane lui avait délivré. Quelques jours plutôt, les autres membres du groupe avaient su passer le contrôle frontalier sans problèmes, mais Hernandez fut arrêtée.

La chanteuse était munie de son visa, de l’invitation pour le concert qu’elle et son groupe avaient programmé, ainsi que 600 euros en espèces afin de démontrer qu’elle disposait des moyens économiques pour vivre. Cependant, la police, estimant que tout cela n’était pas assez crédible, mettait Hernandez derrière les verrous. L’Office des Etrangers dit que la Cubaine fut arrêtée parce qu’elle ne pouvait pas présenter une réservation d’hôtel, ni un contrat relatif à ses activités en Belgique.

Documents en règle

Ivo Flahchet, du bureau d’avocats Progress Lawyers Network (PLN), conseil de Hernandez : « Le dossier de madame Hernandez était tout en fait en règle, sinon les autorités belges à La Havane ne l’auraient jamais délivré un visa. Le seul problème était qu’au moment de son interrogatoire cette dame ne portait pas sur elle les contrats nécessaires,ni la preuve de son hébergement, car ils étaient en possession de son manager qui, lui, l’attendait à l’extérieur. Madame Hernandez a été interrogée par un policier néerlandophone qui n’a pas même pas fait l’effort de se faire assister par un interprète, alors que la dame ne parle que l’espagnol, ce qui l’a empêché de bien expliquer que ses papiers étaient bel et bien en règle ».

Pendant presque trois semaines, la chanteuse a été enfermée dans le centre de transit à Steenokkerzeel. On a essayé une première fois, vendredi 14 septembre, de l’expulser. Cette tentative a échoué, puisque Hernandez s’y opposait. Le dimanche suivant, on essayait pour une deuxième fois de l’embarquer dans un avion à destination de Cuba, ce qui échouait de nouveau. Lors de la troisième tentative, on faisait appel à une escorte policière prévue dans la procédure. Mercredi passé, cette stratégie semble avoir réussi, puisque Gladys Hernandez a été rapatriée, sous la contrainte, à Cuba.

Décision arbitraire

Ivo Flachet : “Ce qui nous fâche surtout, c’est la façon complètement arbitraire dont madame Hernandez a été victime. Un visa est un visa, et il n’aurait dû y avoir aucun problème pour elle d’entrer en Belgique. Avec ce genre de pratiques, il est presqu’impossible pour des organisateurs de concerts de produire dans notre pays des artistes venus de pays du tiers monde. En ce qui concerne madame Hernandez, je me demande si jamais elle voudra revenir en Belgique, après un tel spectacle. Je peux très bien m’imaginer qu’elle n’en a pas envie de tout. En outre, elle se présenterait avec exactement les mêmes documents, ce qui serait donc assez absurde ».

Le jeudi une séance de la Chambre de conseil de Bruxelles était prévue, où un juge devrait se prononcer sur la légalité du traitement de la Cubaine. Maître Flachet n’y attendait pas grande chose, étant donné que madame Hernandez est retournée à Cuba. « La séance est prévue, et nous allons y assister, mais cela ne va pas changer grand-chose. Le seul tribunal étant habilité à intervenir immédiatement est le Conseil du Contentieux des Etrangers, mais ce tribunal ne se prononce qu’en cas de vie ou mort, ce qui n’était pas le cas ici. Nous allons encore voir si nous ferons d’autres démarches dans cette affaire ».

On apprend que la séance prévue ne s’est finalement pas concrétisée, l’affaire étant devenue « sans objet ». Les avocats de Mme Hernandez envisagent de citer l’Etat belge.

Source : www.dewereldmorgen.be
Trad. : E. Carpentier

http://cubanismo.net/cms/fr/articles/expulsion-de-gladys-her...

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