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Retraites décentes ou retraites cerceuils ?

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 May 2008 à 16:10

Riposte unitaire le 22 mai

Réforme des retraites. Front du refus des syndicats qui appellent à une journée "pour la défense d’une retraite solidaire" le 22 mai.

Les cinq organisations représentatives des salariés ont fixé les contours de la riposte contre l’allongement de la durée de cotisation : une journée d’actions et de manifestations le 22 mai prochain.

Une semaine tout juste après la grande journée de mobilisation dans la Fonction publique prèvue le 15 mai.

Riposte unitaire le 22 mai

C’est au lendemain de la rencontre avec le ministre du Travail que les syndicats ont lancé cet appel.

Xavier Bertrand, accompagné du secrétaire d’Etat à la Fonction publique, André Santini, et du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, avaient reçu lundi 28 avril à tour de rôle l’ensemble des partenaires sociaux pour discuter de ces mesures.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault avait estimé qu’il n’y avait "aucun point positif" dans le projet de réforme des retraites du gouvernement, qu’il a jugé "gravissime". Le dirigeant syndical avait également lancé un appel à la tenue de manifestations d’ampleur pour le 1er mai.

La réponse syndicale unitaire ne s’est pas faite attendre. Mardi 29 avril, les cinq organisations syndicales appellent à la mobilisation le 22 mai pour "la défense d’une retraite solidaire".

Le gouvernement avait lancé une concertation dont il a fixé par avance l’issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 11:21

Allez les vieux, au boulot !
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auteur : Legalle Christophe

Retraites : 58% favorables au mouvement

Réforme des retraites. Une semaine tout juste après la grande journée de mobilisation dans la Fonction publique le 15 mai, front du refus des syndicats qui appellent à une journée "pour la défense d’une retraite solidaire" le 22 mai. 58% des Français affirment "soutenir" ou "avoir de la sympathie" pour le mouvement selon le sondage CSA-l’Humanité.

Les cinq organisations représentatives des salariés ont fixé les contours de la riposte contre l’allongement de la durée de cotisation : une journée d’actions et de manifestations le 22 mai prochain.

Une semaine tout juste après la grande journée de mobilisation dans la Fonction publique le 15 mai. Fait notable, pour Jean-Christophe Le Duigou (CGT), il y aura une "très forte mobilisation du privé", des "centaines d’arrêts de travail" ayant déjà été comptabilisés dans des secteurs comme la métallurgie, la chimie ou l’agro-alimentaire.

Riposte unitaire le 22 mai

C’est au lendemain de la rencontre avec le ministre du Travail que les syndicats ont lancé cet appel.

Xavier Bertrand, accompagné du secrétaire d’Etat à la Fonction publique, André Santini, et du secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, avaient reçu lundi 28 avril à tour de rôle l’ensemble des partenaires sociaux pour discuter de ces mesures.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault avait estimé qu’il n’y avait "aucun point positif" dans le projet de réforme des retraites du gouvernement, qu’il a jugé "gravissime". Le dirigeant syndical avait également lancé un appel à la tenue de manifestations d’ampleur pour le 1er mai.

La réponse syndicale unitaire ne s’est pas faite attendre. Mardi 29 avril, les cinq organisations syndicales appellent à la mobilisation le 22 mai pour "la défense d’une retraite solidaire".

Le gouvernement avait lancé une concertation dont il a fixé par avance l’issue : augmentation à 41 ans de la durée de cotisation.

Concertation pour la forme

A l’issue de la première phase de concertation, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait d’ailleurs confirmé que la durée de cotisation passerait à 41 ans en 2012.

Une position qui consacre le refus voire le véritable tabou de la part du gouvernement d’envisager un financement par les entreprises alors que depuis des années ce sont les salariés qui ont consentis de lourds sacrifices afin de maintenir le système par répartition.

Le bilan de la loi Fillon semble montrer au contraire que d’autres mesures, notamment celles que préconisent les organisations syndicales, seraient efficaces.

Comme l’indiquait Yves Housson dans son article daté du vendredi 28 mars : « Depuis 2003, la réforme Fillon a subi l’épreuve du réel. Et le bilan n’est pas à son avantage. La "sauvegarde" du système de retraite devait passer, nous avait-on dit, par l’allongement de la durée d’activité et supposait donc un allongement sans fin de la durée de cotisation : après les 40 ans pour tous exigibles depuis 2008 suivrait le passage aux 41 ans entre 2009 et 2012, et ainsi de suite. En vérité, le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) le constate : le taux d’activité n’a pas augmenté. Signe le plus flagrant de l’échec, seuls 38 % des seniors sont encore en activité. À l’heure de partir en retraite, six salariés sur dix ont déjà été évincés des effectifs des entreprises. Dans ces conditions, l’augmentation des annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein n’a pour effet que de baisser le niveau des pensions. Elle impacte tout particulièrement les salariés aux carrières déjà incomplètes, hachées par la précarité, le temps partiel, le chômage, et voués à de basses retraites. »

Medef : la retraite à partir de 62 ans

Du côté du patronat, la présidente du Medef, Laurence Parisot, s’est prononcée de nouveau mercredi pour que l’âge légal de la retraite en France soit repoussé à 62 ans.

Fin août, elle avait déjà prôné le relèvement à 61 ans de l’âge légal de la retraite en 2012 et à 62 ans en 2020.



Edité par T 34 - 08 Sep 2010 à 14:47
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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 12:19

Enorme manif à Grenoble ce mation, environ 30000 travailleurs dont beaucoup du privé.

que vont faire de cette mobilisation les état-major syndicaux "d'accompagnement" , c'est une autre histoire !....
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 12:31
J'aimerais entendre les syndicats exiger que le surcout des retraites dues à l'allongement de la durée de vie, soit payé par la France qui se lève tard, qui spécule avec la valeur ajouté par les travailleurs. Et dont l'espérance de vie est supérieure à celle des ouvriers.
Ce n'est pas l'argent du travail qui doit payer les retraites mais l'argent du capital.
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  Citer Rep. Dem Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 13:59
Le gouvernement n'a aucune envie de négocier quoi que ce soit et ce n'est pas une journée de manifs (même très suivie) qui changera le rapport de force; pour cela, il faudrait une grève reconductible sans doute longue, ce que peuvent difficilement se permettre beaucoup de travailleurs à faibles salaires.

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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 14:42
Tout ça c'est comme le vrai faux trou de la sécu. Si les patrons payaient leurs cotisations, il n'y en aurait pas.
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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 15:53
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  Citer maarnaden Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 20:05
A Strasbourg, mobilisation décevante: 2000 personnes... A Mulhouse: 1800 personnes... mais ce sont les chiffres donnés par FR3 Alsace... j'attends les chiffres syndicaux...

Sinon, défilé bon enfant, pas mal de couleur rouge dans les drapeaux (sauf CFTC et CFDT), la CGT toujours majoritaire dans les cortèges ... et c'est la première manif que je fais avec mon père retraité depuis peu, et remonté contre le gouvernement lui aussi !
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2008 à 21:26
Mieu , mon grand père a encore manifesté l'année dernière à 87 ans. Clap
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2008 à 00:22
Bravo !!!
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2008 à 09:22
Message posté par Rep. Dem

Le gouvernement n'a aucune envie de négocier quoi que ce soit et ce n'est pas une journée de manifs (même très suivie) qui changera le rapport de force; pour cela, il faudrait une grève reconductible sans doute longue, ce que peuvent difficilement se permettre beaucoup de travailleurs à faibles salaires.

 
Si les transporteurs pouvaient embrayer derrière les pècheurs, nous aurions une belle occasion de grève générale.
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2008 à 09:24
Message posté par T 34

Mieu , mon grand père a encore manifesté l'année dernière à 87 ans. Clap
 
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2008 à 11:33

En plus il a l'Alzheimer et plus toute sa tête , par contre politiquement il est encore lucide.

Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 May 2008 à 12:15

Retraites : plus de 700 000 manifestants

Plus de 700.000 personnes ont participé jeudi, dans 153 villes de France, aux manifestations organisées dans le cadre de la journée d’action pour les retraites et contre le projet gouvernemental d’allongement de la durée de cotisation à 41 ans. Une semaine tout juste après la grande journée de mobilisation dans la Fonction publique. 58% des Français affirment "soutenir" ou "avoir de la sympathie" pour le mouvement selon le sondage CSA-l’Humanité.

"La mobilisation du 22 mai pour la défense du système de retraite solidaire est un incontestable succès", a déclaré la CGT. "C’est une étape importante qui vient d’être franchie dans un processus de mobilisation", a-t-elle ajouté.

La CGT s’est félicitée d’"un nombre de manifestants équivalent à la mobilisation du 3 avril 2003 face aux orientations de François Fillon". Sans la CFDT, les syndicats avaient mobilisé ce jour-là entre 320.000 et 580.000 personnes.

La CGT souligne "une participation majoritaire des salariés du privé, une forte représentation des jeunes actifs et étudiants, une part toujours importante de retraités et des milliers d’arrêts de travail". "La balle est dans le camp gouvernemental", estime le syndicat.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Jun 2008 à 17:05
le blocage demeure total
Le gouvernement reste inflexible sur les 41 ans de cotisation.

Pas le moindre bougé. Depuis qu’il a ouvert le « rendez-vous 2008 » sur les retraites, le gouvernement campe sur une position de totale intransigeance. Les cinq centrales syndicales ont clairement exprimé leur désaccord avec ses orientations et, le 22 mai, quelque 700 000 manifestants à travers la France ont clamé leur refus. Mais le passage aux 41 annuités de cotisation obligatoires pour toucher une pension à taux plein (bien que deux salariés sur trois soient toujours éjectés de l’emploi avant 60 ans !) reste « non négociable » pour le ministre du Travail Xavier Bertrand. Et avec cette mesure, son corollaire caché : une baisse accrue du niveau de la retraite pour des millions de salariés aux carrières précaires, qui ne pourront pas atteindre la durée de cotisation requise.

Quant à la perte régulière du pouvoir d’achat des pensions, entraînée par leur indexation sur les prix (et non plus sur les salaires comme avant les réformes), bien que ce mécanisme soit de plus en plus ouvertement remis en question par les syndicats comme par des économistes peu suspects d’opposition systématique (le Conseil d’analyse économique a récemment jugé incontournable de revenir sur cette disposition), elle est traitée avec à peu près autant de mépris. Seule mini-fenêtre ouverte : un groupe de travail, réunissant syndicats, patronat et gouvernement, a commencé à plancher sur le travail des seniors. Mais « ce n’est qu’une discussion technique », note le responsable CGT Jean-Christophe Le Duigou, pour qui, au fond, « le gouvernement veut clore le rendez-vous 2008 avant de l’avoir vraiment ».

Face aux évolutions démographiques et à l’augmentation des besoins de financement pour la retraite, Nicolas Sarkozy et son équipe ont décidé de relever le défi par le seul moyen de sacrifices supplémentaires imposés aux assurés sociaux. Seule entorse, et encore, pour partie en trompe-l’oeil, à cette ligne de fer, Xavier Bertrand, invoquant l’amélioration des chiffres de l’emploi, envisage de réduire les cotisations chômage pour augmenter les cotisations retraite, à partir de 2009. Problème : comme l’ont déjà fait observer des analystes, l’embellie sur le front de l’emploi pourrait bien être de courte durée. Les excédents de l’UNEDIC pourraient donc ne pas être au rendez-vous. Surtout, « il y a 1,3 million de chômeurs non indemnisés », rappelle Jean-Christophe Le Duigou. Ils mériteraient de bénéficier en priorité des éventuelles marges de l’assurance chômage. Les syndicats ont avancé d’autres pistes, plus justes et efficaces, pour financer la retraite (réforme de la cotisation, taxation des revenus financiers, etc.). Le ministre du Travail les a jusqu’ici superbement ignorées. Ultime raison de réussir la mobilisation d’aujourd’hui : le blocage délibéré par le MEDEF des négociations sur la pénibilité, le patronat persistant dans son refus de mettre en place un système de départ anticipé. Et le ministre du Travail ayant, hormis de trop vagues menaces d’« intervention », laissé les amis de Mme Parisot enterrer ce dossier.

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  Citer Arés Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jun 2008 à 21:12

Retraites : les ouvriers de Renault Douai à l'avant-garde !


La Confédération nous bassine avec ses revendications réformistes, l'abandon des 37,5 années, la défense de la retraite à 60 ans - alors qu'il n'y a pas si longtemps, c'étaient les 55 ans qui étaient à l'ordre du jour, pour toutes celles et ceux qui ne sont pas complètement amnésiques...
Le syndicat CGT de Renault Douai vient de frapper fort. Il a fait circuler dans l'usine une pétition exigeant la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles (dont bien sûr le travail à la chaîne et en postes), renouant ainsi avec les revendications du syndicalisme de classe
que nous défendons ici.
Pétition qui a quand même rassemblé plus de 1200 signatures sur 5800 salariés, ce qui n'est pas rien. Tellement pas rien qu'arrivée sur le bureau de B.Thibault, elle a fait des vagues. Il se dit que D.Sanchez (ex secrétaire des métallos) a été directement convoqué et sommé de s'expliquer face à ce qui apparaît comme un affront.
Les camarades de Renault Douai montrent la voie : ceui de la défense de l'intérêt ouvrier, sans concession, sans souci de la bonne marche de  l'entreprise et de l'économie, sans aucune forme de "réalisme économique" si à la mode aujourd'hui dans le syndicalisme. Ils défendent l'intérêt ouvrier, et rien d'autre, et ainsi séparent nettement les camps, celui du capital, et celui du travail. Et ainsi ils donnent aux syndicalistes de classe, aux militants révolutionnaires, les meilleures conditions pour avancer vers la libération de l'exploitation, pourvu que les plus avancés se retrouvent et s'organisent pour diriger le combat.
C
'est avec beaucoup de satisfaction que nous publions cette pétition : elle montre (comme d'ailleurs lors du congrès de l'UD 76) que dans la CGT, tout n'est pas perdu, qu'il existe un camp de lutte de classe. L'enjeu actuel, la question brûlante, c'est de regrouper les forces pour pouvoir s'opposer ensemble à la dérive réformiste de notre confédération !


 

La retraite à 60 ans c’est dépassé
A 55 ans c’est le progrès !



La journée de grève et de manifestation du 22 Mai, a connu un franc succès. Sur un plan national, 700 000 manifestants ont été recensés par les forces de l’ordre, ainsi que plusieurs centaines de milliers de travailleurs en grève, ce qui présage d’un nombre bien plus conséquent.

Dans notre établissement, l’usine Renault Douai (Georges Besse) les débrayages ont atteint un niveau rarement égalé, rassemblant toutes les générations et catégories de travailleurs. C’est bien la preuve, que les retraites, leur remise en cause, imprègnent la conscience des anciens comme des jeunes.

Sur ce point, les travailleurs nouvellement arrivés sur le marché du travail, considèrent, à juste titre, qu’à ce rythme, ils ne bénéficieront jamais d’une retraite digne de ce nom.

Les 41 annuités voulues par le Medef et le gouvernement sont bien entendu la goutte qui a fait déborder le vase, cependant de nombreux salariés du groupe revendiquent la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles, le travail posté à la chaîne ou en production fait partie de ce schéma.

C’est pourquoi, nous devons allez beaucoup plus loin.  Il faut profiter de cette dynamique des luttes pour que notre revendication soit replacée au centre de la plate forme revendicative confédérale et fédérale, qui porte actuellement la retraite à 60 ans.

Après 3 ans d’échecs successifs dans les négociations sur la pénibilité, il est plus que temps de revoir notre stratégie qui s’avère pour le moins inefficace.
Dans ce sens, le syndicat CGT Renault Douai sollicitera ses syndiqués et sympathisants afin qu’ils s’adressent par une lettre pétition à Bernard Thibault.
Le but étant qu’il prenne acte et porte notre revendication sur la retraite dans les négociations qui se dérouleront à un moment ou un autre, au niveau national.


 

Monsieur le secrétaire général


Je vous demande de porter notre revendication pour la retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles.

Elle émane d’une consultation que le syndicat CGT Renault Douai, a effectuée  auprès de nous, qui reflète la réalité d’une dégradation des conditions de  vie et de travail que nous subissons au quotidien.

A l’heure, où tout le monde s’accorde à dire, que les négociations sur la pénibilité n’aboutiront jamais, il faut, que dans les futures négociations qui auront lieu au niveau national, vous engagiez, Monsieur Thibault, les discussions sur cette base.

NOM    PRENOM    SIGNATURE

 

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 27 Jun 2008 à 22:31
L'enjeu actuel, la question brûlante, c'est de regrouper les forces pour pouvoir s'opposer ensemble à la dérive réformiste de notre confédération !
 
Carrement capitulatrice plutôt.
Patria socialismo o muerte

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Jun 2008 à 10:52

Cumul emploi-retraite… mais quel emploi ?

Le gouvernement veut développer le cumul emploi-retraite après 60 ans, alors que des millions de seniors sont écartés de l’entreprise.

Comment peut-on vouloir pousser les salariés à travailler au-delà de 60 ans alors que des millions de femmes et d’hommes sont encore évincés des entreprises avant d’avoir atteint l’âge de la retraite ? La question s’impose à la lecture du plan pour l’emploi des seniors, présenté jeudi soir par le gouvernement. L’une des principales mesures vise à inciter les salariés à cumuler emploi et retraite au-delà de 60 ans. D’une part, ce cumul sera libéralisé dès 2009 : retraite et salaire pourront être additionnés sans plafond (actuellement, le total ne peut dépasser 1,6 SMIC), et le délai de six mois entre départ en retraite et reprise de l’emploi est supprimé. Avec, à la clé, un risque gros comme une maison : que les employeurs mettent à profit ce dispositif pour baisser les salaires de ces travailleurs et instaurer une concurrence avec les autres salariés. D’autre part, le plan prévoit une majoration du taux de la surcote à 5 % (qui augmente les pensions des assurés qui continuent de travailler alors qu’ils remplissent les conditions pour un départ à taux plein) dès la première année.

Parallèlement, le gouvernement a confirmé la suppression progressive de la dispense de recherche d’emploi (DRE), accordée aux chômeurs à partir de 57 ans et demi. À défaut d’un changement de comportement des entreprises en matière d’emploi, ces seniors risquent donc de se retrouver à la case ANPE.

Risque d’autant plus grand que l’autre volet du plan concernant les entreprises ne présente guère de garanties. Entreprises et branches professionnelles devront négocier et conclure avant la fin 2009 des accords qui pourront traiter des actions en matière de recrutement, des secondes parties de carrière ou du tutorat. Une « cotisation additionnelle » pourrait être appliquée en guise de sanction aux entreprises ne s’étant pas prêtées au jeu. Par ailleurs, les mises à la retraite d’office et les limites d’âge seront supprimées.

Ce plan a laissé les syndicats sceptiques. « Intéressée » par « l’idée de contrats dans l’entreprise », la CGT épingle la libéralisation du cumul emploi-retraite, soulignant que la priorité devrait être d’aider « les 4 millions de salariés qui n’arrivent pas jusqu’à l’âge de la retraite dans un emploi ». Elle craint que « si la pression sur les entreprises n’est pas suffisamment forte, ce soit l’aspect libéralisation qui l’emporte ». FO pointe les « incertitudes sur les sanctions » envisagées pour les entreprises.

Y. H.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2008 à 12:23

Le vote du projet de budget 2009 de la Sécurité sociale (PLFSS) a donné lieu,à l’Assemblée nationale, à une nouvelle passe d’armes entre gouvernement et opposition au sujet de l’amendement UMP rendant possible la retraite à 70 ans. Cette disposition relevant de 65 à 70 ans l’âge auquel l’employeur peut mettre un salarié d’office à la retraite a été introduite dans le PLFSS dans la nuit de vendredi à samedi par la majorité. L’âge légal ouvrant droit au départ « reste à 60 ans », a insisté le ministre du Travail, Xavier Bertrand, plaidant vouloir seulement « laisser les Français choisir » de « travailler plus longtemps ».

Pas un mot, bien sûr, dans le discours ministériel, sur les difficultés de plus en plus grandes rencontrées par les assurés, du fait des précédentes réformes, pour accéder à une retraite à taux plein à 60 ans. Difficultés qui peuvent les conduire, non à « choisir », mais à chercher, contraints et forcés, à prolonger leur activité professionnelle. Dans ces conditions, l’amendement UMP prépare le terrain pour que l’on repousse toujours l’âge légal de la retraite et que l’on augmente le nombre d’annuités de cotisations nécessaires pour avoir une retraite pleine. Déjà le PLFSS entérine le passage des 40 aux 41 annuités, à compter de 2009, contre l’avis unanime des syndicats, superbement ignoré par le gouvernement.

 

De quelle liberté parle-t-on ? Celle de choisir entre partir avec une retraite de misère ou s’épuiser à la tâche après 60 ans ? La situation des millions de salariés astreints à des travaux pénibles qui aspirent, eux, non à retarder leur départ, mais à prendre une retraite anticipée. S’il est vrai que l’on vit plus longtemps en bonne santé, l’espérance de vie des ouvriers reste en effet inférieure de sept ans à celle des cadres. Le gouvernement s’est avéré jusqu’alors incapable d’ouvrir la perspective d’un nouveau droit au départ anticipé pour travaux pénibles, pourtant prévue par la réforme Fillon de… 2003. 70 ans, ça fait tilt dans une période où le chômage est en train de remonter, c’est une sorte d’insulte à ceux qui cherchent un emploi.

En guise de parade, le ministre du Travail a indiqué que, lors de l’examen de l’amendement par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, les députés PS « n’ont rien dit ». « Seul le groupe communiste s’est exprimé », a-t-il ajouté.

 

Adopté, sans surprise, par 315 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 217 (PS, PCF, PRG, Verts), le PLFSS 2009 est également marqué par une atteinte indirecte aux droits en matière d’assurance maladie, sous la forme d’une taxe sur les mutuelles quiva se répercuter sur les assurés. Comme pour faire bon poids, le gouvernement a introduit un amendement consistant à soumettre aux cotisations sociales les parachutes dorés des patrons à partir de 1 million d’euros. Une pichenette qui n’a pas fait trembler les PDG du CAC 40, dont le gros des privilèges, stock-options, retraites chapeaux et actions gratuites, restent exonérés de toute contribution sociale.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2008 à 12:39

La pilule des 70 ans ne passe pas

Retraite . Deux Français sur trois condamnent l’amendement de l’UMP, y voyant une tentative biaisée de remise en cause de l’âge légal de départ. Le projet est débattu aujourd’hui au Sénat.

C’est la dernière illustration en date du fameux dogme sarkozyen du « travailler plus », prétendue solution miracle à tous nos maux économiques et sociaux. Après avoir sonné le glas des 35 heures, reculé les limites des heures supplémentaires, et avant d’étendre le travail du dimanche, l’UMP veut ouvrir la perspective de la retraite à 70 ans. Malgré les protestations de la gauche et des syndicats, les députés de la majorité ont introduit un amendement en ce sens dans le projet de budget 2009 de la Sécurité sociale, voté mardi dernier en première lecture.

l’argument de la liberté de choix

L’affaire revient aujourd’hui en débat au Sénat, enrichie du point de vue de nos concitoyens. Selon un sondage CSA pour le Parisien publié lundi, 66 % des Français considèrent le fait de « permettre aux salariés qui le souhaiteraient de travailler jusqu’à 70 ans » comme « une mauvaise chose, parce que cela entraînera à terme la remise en cause de l’âge légal de départ à la retraite ». Visiblement, l’argument de la « liberté de choix », assené par le gouvernement et les députés UMP, ne trompe pas. En dépit des dénégations du ministre du Travail, Xavier Bertrand, affirmant que l’âge légal de la retraite reste fixé à 60 ans, l’opinion y voit une tentative de le « repousser insidieusement » à 70 ans, comme l’a relevé le PCF et, avec lui, les Verts et le Parti socialiste.

À l’heure actuelle, selon la loi, un salarié du privé peut être mis à la retraite d’office par son employeur à 65 ans (60 ans dans la fonction publique). Cela « alors même qu’il n’a pas forcément toutes ses annuités d’assurance ou qu’il souhaiterait prolonger son activité pour améliorer sa pension », s’indigne le député UMP Denis Jacquat, auteur de l’amendement, trahissant ainsi sa véritable motivation. Il s’agit bien de donner aux salariés la « liberté » de travailler plus longtemps en sachant pertinemment qu’un nombre croissant d’entre eux n’auront pas d’autre option s’ils veulent compter sur une retraite décente à 60 ou même à 65 ans. L’allongement des études, mais aussi l’impact du chômage et de la précarité rendent de moins en moins accessible le plein des droits à 60 ans. D’autant que le gouvernement Fillon vient d’en durcir encore les conditions en allongeant à 41 ans la durée de cotisation obligatoire. Et si la loi garantit toujours de percevoir à 65 ans une pension à taux plein, le niveau de celle-ci diminue année après année, et la tendance va s’accentuer, du fait des « réformes » mises en oeuvre par la droite. Le gouvernement l’a d’ailleurs anticipé en élargissant les possibilités de cumul emploi-retraite. Le report à 70 ans de l’âge de la mise à la retraite d’office s’inscrit dans la même perspective, en préparant les esprits à ce recul social.

Il n’y a pas seulement beaucoup d’hypocrisie dans le discours officiel. Il s’en dégage aussi un fort parfum de provocation. D’abord envers la masse des seniors qui aimeraient avant tout jouir de la liberté de poursuivre leur activité professionnelle jusqu’à… 60 ans : aujourd’hui, en effet, deux sur trois sont évincés des effectifs des entreprises avant l’âge de la retraite. Mais aussi envers les nombreux salariés usés par des travaux pénibles et qui attendent, eux, non pas le « droit » de trimer jusqu’à 70 ans, mais celui de partir en retraite anticipée. Une mesure de justice élémentaire, sachant les inégalités sociales d’espérance de vie (celle d’un ouvrier est en moyenne inférieure de 7 ans à celle d’un cadre). Mesure que la réforme Fillon de 2003 leur avait laissé espérer, sans s’avérer capable de la concrétiser (voir page 3).

Provocation encore envers la multitude des victimes des « plans sociaux » qui tombent en rafale ces temps-ci, des hommes et des femmes jetés au chômage - à l’image des quelque 900 Camif qui viennent de recevoir leur lettre de licenciement - avant d’avoir atteint l’âge de la retraite et légitimement inquiets de ne pas pouvoir retrouver un emploi. Ajoutons que si, pour certaines professions, l’aspiration à retarder l’âge du départ est concevable, il en va tout autrement pour d’autres, la prolongation d’activité jusqu’à 70 ans posant, notamment, d’évidents problèmes de sécurité, comme le soulèvent les syndicats des personnels navigants d’Air France, qui ont lancé un appel à la grève.

un rideau de fumée devant les problèmes

Le projet de retraite à 70 ans apparaît en réalité comme un rideau de fumée masquant les problèmes les plus cruciaux du système auxquels l’équipe Sarkozy-Fillon refuse de s’attaquer. Comment assurer aux salariés des carrières complètes, faire reculer le chômage des seniors ou le temps partiel contraint des femmes ? Malgré ses discours répétés sur le sujet, le gouvernement s’est à ce jour avéré impuissant à modifier la politique patronale consistant à faire de l’emploi leur variable d’ajustement privilégiée. Pire, Nicolas Sarkozy vient de faire connaître son souhait de libéraliser le recours aux CDD, donc d’aggraver la précarité. Comment prendre en compte les évolutions des carrières, et intégrer les périodes d’apprentissage, de recherche du premier emploi et d’études dans la durée de cotisation ? Comment, surtout, apporter des ressources nouvelles pour financer la retraite, au lieu de poursuivre la recherche d’économies sur le dos des retraités ? Le branle-bas de ces dernières semaines pour sauver les banques et les moyens énormes dégagés en un temps record à cette fin confirment que le champ du possible est plus large qu’on voudrait nous le faire croire.

Yves Housson

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