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Les sans papiers en France

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  Citer Nicolas Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Les sans papiers en France
    Envoyé : 03 Oct 2007 à 16:00
    Militant de RESF, professeur à Marseille, il risque 3 ans de prison et 25 000€ d'amande pour avoir protégé un père de famille sans papier menacé d'expulsion.
Le procès se tient le 22 octobre, une journée nationale d'action est donc prévue.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 03 Oct 2007 à 16:17

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FSU 13
Section des Bouches-du-Rhône

FSU 13

 

La solidarité ne doit pas devenir un délit.

Signez la pétition de soutien

 
Le texte de la pétition.
 

Depuis plusieurs mois, des actions en solidarité avec les Sans Papiers se font jour : manifestations, parrainages citoyens, accompagnements en préfecture, pétitions, présence dans les tribunaux, débats publics, hébergements d’urgence… Ces actes sont le reflet d’une prise de conscience dans l’opinion face à une politique liberticide menée par le gouvernement. Ils portent en eux-mêmes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et constituent une défense des droits de l’Homme : droit de vivre en famille, droit à la scolarité, droit à la sécurité, droit à la santé…

Au lieu de traiter le problème sur le fond, le gouvernement choisit de criminaliser ces actions citoyennes.

Le 11 novembre 2006, près de 200 personnes, militants syndicaux, associatifs, politiques, des élus républicains, des membres du Resf13, des citoyens… manifestent de manière déterminée mais non violente à l’aéroport de Marseille-Provence contre l’expulsion d’un père de famille de deux enfants scolarisés à Marseille et la mettent en échec. Plus d’un mois après ces évènements, Florimond Guimard, professeur des écoles à Marseille, militant syndical et associatif, était placé en garde à vue et devra comparaître le 20 Avril à 14h devant le Tribunal Correctionnel d’Aix en Provence (40 Bd Carnot) pour « violence en réunion avec arme par destination ». Pourtant aucun blessé n’a été déploré ce jour, si ce n’est 1 jour d’ITT concernant un policier dont le pouce aurait heurté une barrière et quelques éraflures côté manifestants. Florimond Guimard a par ailleurs suivi à distance la voiture de police qui emmenait le père de famille à expulser. Voilà ce que sont les « violences en réunion et avec arme » (la voiture !) dans ce dossier, faits passibles de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

Florimond Guimard n’est pas un délinquant adepte des violences. C’est un militant syndical, particulièrement investi dans le RESF13, et un pédagogue dont le travail est reconnu.

Nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites contre ce militant des droits de l’homme et contre tout militant de RESF.



Edité par Fidelista - 03 Oct 2007 à 16:24
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 24 Oct 2007 à 11:48

Veille citoyenne à Aix-en-Provence pour Florimond Guimard

Plusieurs milliers de manifestants ont réclamé hier (lundi 22 octobre 2007)la relaxe pour l’instituteur marseillais qui s’était opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.

Dans la manifestation de soutien à Florimond Guimard, cet instituteur de Marseille poursuivi pour « violence en réunion avec arme », il y a Virginie, enseignante en ZEP qui milite avec RESF depuis qu’un parent d’élève sans papiers de son école a été interpellé : « Ce que Florimond a fait, nous l’avons tous fait… S’il est condamné nous n’aurons plus jamais le droit de protester. » Il y a aussi Youenn Gouasdoué, directeur de l’école Cavé dans le 18e arrondissement de Paris où le jeune instituteur, âgé aujourd’hui de trente et un ans, a exercé pendant trois ans : « Florimond, c’est l’engagement au service des autres, et c’est quelqu’un qui est incapable de la moindre violence. » Sous les platanes de l’avenue Carnot, les deux mille manifestants qui défilent dans le plus grand calme derrière les banderoles du RESF, de la FSU, de SUD et de la CGT sont venus de toute la France. Une impressionnante mobilisation « non pour faire pression sur la justice mais pour montrer notre détermination et notre solidarité envers Florimond qui ne doit pas être inquiété dans sa vie professionnelle et militante », comme le lance à la sono Alain Barlatier, le responsable académique de la FSU.

Ambiance beaucoup plus feutrée dans le vétuste tribunal correctionnel où les trois policiers, des jeunes qui font le sale boulot d’accompagnement vers les charters des sans-papiers expulsés, tentent laborieusement d’expliquer comme ils ont été « violemment agressés », ce 11 novembre 2006, par une centaine de manifestants et leur « chef » Guimard alors que ni leur véhicule ni leur personne, n’ont subi le moindre dommage à l’exception d’un pouce meurtri par une barrière pour l’un des fonctionnaires. Leur démonstration tournera d’ailleurs au sketch à la Raymond Devos lorsqu’ils expliqueront comment sur un rond-point dont ils firent « cinq ou dix fois le tour », ils étaient poursuivis par « l’arme par destination », une Citroën Saxo, de l’instituteur.

Avant l’audition d’une bonne douzaine de témoins parmi lesquels Jean-Marc Coppola, vice-président communiste du conseil régional PACA présent ce jour-là au côté des manifestants, et Jean Paul Israël, qui expliquera pourquoi les marins CGT de Marseille refusent de lever l’ancre des bateaux transportant des sans-papiers expulsés, le tribunal aura visionné deux reportages (de France 3 et LCM) qui montrent vraiment où se situe la violence et qui démentent en grande partie les témoignages policiers. Fines lunettes rondes et voix posée, Florimond Guimard, qui ne sera jamais un champion d’haltérophilie, a vu conforter, au contraire, son témoignage, lui sans bavures. L’audience était partie pour durer plusieurs heures : pas de quoi décourager les manifestants dont on entendait les échos revendicatifs à la barre puisqu’ils décidaient d’une « veille citoyenne et républicaine » jusqu’à l’issue des débats judiciaires.

Philippe Jérôme

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Oct 2007 à 09:30

Florimond Guimard, un cas d’école

Justice . Le procureur de la République reconnaît que « la solidarité n’est pas un délit », mais requiert contre l’instituteur marseillais une peine de principe pour « rébellion armée » !

Lorsqu’il est entré, lundi dernier, dans la vétuste salle d’audience du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, l’instituteur marseillais Florimond Guimard (31 ans) était passible de trois années de prison et de plusieurs milliers d’euros d’amende entraînant sa révocation de l’éducation nationale pour « violence volontaire en réunion avec arme » contre des policiers. Après une puissante manifestation de soutien (voir l’Humanité du 23 octobre) et cinq heures de débats judiciaires, la baudruche policière se dégonflait : le procureur de la République demandait une requalification des poursuites en « rébellion armée », et une simple « peine de principe », deux mois de prison avec sursis.

Explications : le 11 novembre 2006, à l’occasion d’une action de solidarité devant l’aéroport de Marignane où devait être embarqué pour l’Algérie un parent d’élève sans papiers de son école, l’enseignant, militant du RESF, aurait dans un premier temps cherché à percuter une voiture de police avec son propre véhicule (« l’arme »), puis, prenant la tête d’une centaine de manifestants, aurait « chargé » un cordon de police qui barrait l’entrée du tarmac, faisant retomber ensuite une barrière mobile sur un agent, le blessant au pouce. Autant d’accusations réduites à néant par la douzaine de témoins de ces scènes confortant le récit clair et net de l’accusé qui contrastait avec les explications embrouillées des policiers, à la limite du gag à la Raymond Devos, et surtout grâce aux vidéos, projetées durant l’audience, réalisées par France 3 et La Chaîne marseillaise (LCM) à l’entrée du tarmac.

On y voit des manifestants, parmi lesquels Florimond Guimard, qui avancent au pas vers le cordon de police, tenant en mains non des bâtons mais une large banderole et qui, ainsi que l’expliquait l’instituteur à un président du tribunal plutôt sceptique au départ, parviennent par la simple poussée de leurs corps, donc sans violence, à faire s’écarter le barrage policier. On voit aussi Florimond Guimard, coursé par un policier, sauter par-dessus la fameuse barrière, alors abaissée, que l’agent va percuter, se blessant au doigt, ce qui ne l’empêchera pas de tenter, aussitôt après, de maîtriser en force un autre manifestant tandis que certains de ses collègues faisaient lourdement usage de matraques et lacrymogènes. Pas de violence visible, donc, du côté des manifestants.

Tandis que l’avocate des policiers mettait en cause le manque de formation et d’expérience de ses jeunes clients, réclamant tout de même pour chacun d’entre eux mille euros de dommages et intérêts, le procureur de la République, durant son réquisitoire, s’en remettait à « la sagesse du tribunal » concernant l’épisode de la pseudo course-poursuite en voiture. Quant à la fameuse scène de la barrière, il abandonnait l’accusation de « violence volontaire », demandant au tribunal une requalification en « rébellion armée ». Rébellion parce que Florimond Guimard a opposé une « résistance » aux forces de l’ordre dans l’exercice de leur mission. Armée parce que la barrière que l’instituteur a dû empoigner pour la franchir peut être considérée comme une arme puisqu’elle a fini par blesser quelqu’un.

Au final, l’accusateur public, tout en reconnaissant, à l’unisson de la « manif » devant le tribunal, que « la solidarité n’est pas un délit » mais ajoutant aussitôt, bien dans son rôle, que « l’action de solidarité peut être à l’origine de la commission d’un délit » et demandait une peine de principe, par exemple, deux mois de prison avec sursis. C’était un relatif soulagement pour Florimond Guimard, toujours préoccupé par le sort de ce parent d’élève et de ses deux enfants scolarisés dans son établissement et dont les avocats demandaient évidemment la relaxe. D’abord au regard des faits reprochés. Mais aussi au regard de la personnalité de Florimond Guimard dont il faut espérer que, dans quelques années, on dira qu’il était l’honneur de la France pendant le temps déraisonnable où notre pays était en proie à une inhumaine politique d’immigration.

24/10/2007

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Dec 2007 à 14:03

Pas de trêve des confiseurs pour la chasse aux sans-papiers

Ferzende Tastan, Kurde de Turquie, a été condamné à trois mois de prison pour avoir refusé d’embarquer pour un retour vers l’enfer.

Au moment où le tribunal d’Aix-en-Provence prononçait, vendredi dernier, la relaxe de Florimont Guimard, poursuivi pour avoir apporté sa solidarité à des sans-papiers, le tribunal de grande instance de Lyon condamnait, lui, Ferzende Tastan, père kurde de cinq enfants habitant Marseille, à trois mois de prison et trois ans d’interdiction de séjour.

Ni la présence à l’audience d’une forte délégation marseillaise, ni les dix-neuf mois de prison déjà passés par Ferzende Tastan dans les prisons turques, ni les tortures qu’il y a subies, ni sa condamnation à douze ans de prison par l’État turc par contumace parce que soupçonné d’être un militant politique kurde, ni les arguments des associations, des élus, de son avocate n’y ont fait. Le tribunal n’a rien voulu entendre des risques qu’encourait Ferzende Tastan s’il était expulsé en Turquie et a prononcé une peine totalement disproportionnée pour le simple fait d’avoir refusé d’embarquer dans un avion qui l’aurait mené vers l’enfer. À l’énoncé du verdict, tous les soutiens de Ferzende Tastan et sa famille étaient consternés. Parmi eux, Joël Dutto, conseiller général communiste des Bouches-du-Rhône, militant des droits de l’homme, voyageur infatigable en Anatolie. Nous l’avons interrogé sur la situation des Kurdes en Turquie aujourd’hui.

Quelle est la situation d’un présumé militant du PKK ?

Joël Dutto. Ce sont des poursuites judiciaires, des menaces sur sa famille, l’emprisonnement, voire l’enlèvement et la disparition. Il y a des hommes et des femmes qui disparaissent tous les jours. S’ils sont présumés être membres du PKK, ils sont arrêtés, torturés et condamnés. La guerre engagée par la Turquie depuis des années est une guerre sociale, économique, culturelle et armée. Depuis l’autorisation donnée à l’armée par le Parlement turc d’entrer en territoire Irakien, une escalade supplémentaire a été franchie.

Pourquoi la France renvoie-t-elle les opposants Kurdes en Turquie ?

Joël Dutto. La Turquie est un marché. Des bombes larguées sur les villages kurdes sont françaises. Je les ai vues, estampillées made in France. Et puis, toutes les grandes marques sont présentes. La Turquie est un potentiel pour l’industrie et le commerce. On ne veut pas la Turquie en Europe mais on lui donne des gages en lui renvoyant les ressortissants d’un peuple dont elle se refuse à reconnaître l’existence. La France sait pertinemment les dangers encourus par les 98 % de Kurdes dont l’OFPRA a refusé le droit d’asile politique. C’est pourquoi je demande que la situation de tous les ressortissants kurdes en France soit revue. Il est proprement scandaleux de refuser d’admettre la réalité de ce que vivent les Kurdes en Turquie.

Les Kurdes sont-ils des terroristes ou un peuple en résistance ?

Joël Dutto. La civilisation kurde descend des Mèdes. Aujourd’hui, le gouvernement turc les appelle les « Turcs des montagnes ». Parler là-bas de région kurde, c’est être séparatiste et mériter trois ans de prison. Quand l’armée turque rase cinq mille villages et fait trente-cinq mille morts, c’est du terrorisme d’État, mais personne ne bouge. Il suffirait d’un peu de volonté politique de la communauté internationale pour s’atteler au problème. Mais il faudrait qu’elle refuse de fermer les yeux.

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Mar 2008 à 14:23

Les autorités gabonaises font part de leur « stupeur et indignation » après l’expulsion de France de deux de ses ressortissants, un père de famille, diplômé d’études supérieures, et une étudiante en droit. Considérant que la France a violé de manière flagrante les accords entre les deux pays par des reconduites abusives, le Gabon entend « désormais appliquer la réciprocité ». Car à ces reconduites s’ajoutent « la survivance de tracasseries administratives et de nombreux refus de visas, parfois abusifs » de la part du consulat de France à Libreville.

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Depuis le: 24 Sep 2007
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  Citer Vladimir Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2008 à 12:43
Vous pouvez discuter ici de la condition des sans papiers dans notre pays. Un autre débat existe en partie Théorie/idéologie autour du lien entre les sans papiers, la nation et la lutte des classes. 
 



Edité par T 34 - 24 Jul 2010 à 14:31
Ce n'est pas bien de lire le profil des autres ! Pas bien du tout !! C'est mieux de créer un autre forum dissident comme un hypocrite.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Jul 2008 à 12:18

Les travailleuses sans papiers donnent de la voix

à l’Opéra-Bastille, vendredi soir, 250 femmes se sont rassemblées pour la régularisation de quelque 90 « travailleuses sans papiers » du secteur des services à la personne, où on manque de bras.

« On est là pour interpeller le gouvernement, car on ne comprend pas pourquoi il y a une telle lenteur à régulariser les sans-papiers dans le secteur des services à la personne », a expliqué Ana Azaria, présidente de Femmes Égalité, qui appelait à manifester avec la CGT Paris et Droits devant. « Le gouvernement, malgré ses promesses, n’avance pas (…). Pour le moment, on n’a que cinq dossiers de régularisation. Et encore, avec des autorisations provisoires de séjour », a précisé Raymond Chauveau (CGT).

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Aug 2008 à 16:53

Régularisations historiques pour les travailleurs

Secrétaire de la CGT chargée des droits des salariés, Francine Blanche se félicite du succès de la « première vague » de grèves et d’occupations. Entretien.

Le 15 avril, les travailleurs sans papiers lançaient, à l’appel de la CGT et Droits Devant !! le début d’un mouvement pour leur régularisation. Aujourd’hui, cette « première vague » s’achève avec la levée du dernier piquet de grève. Les salariés des quinze entreprises ont donc tous repris le travail après avoir obtenu, dans leur grande majorité, des cartes de séjour.

Quel bilan tirez-vous de cette « première vague » ?

Francine Blanche. C’est extrêmement positif. Sur le plan des régularisations, mais aussi sur les réalités économiques que ce mouvement a mises au jour. Dans la restauration, le bâtiment et le nettoyage, ce mouvement a montré des réalités dignes du XIXe siècle ou du fin fond de l’Asie. Ce sont des délocalisations sur place. Toutes ces branches qui ne peuvent pas délocaliser leur production embauchent sur place dans des conditions inacceptables.

Vous attendiez-vous à une telle réussite quand vous avez lancé le mouvement le 15 avril dernier ?

Francine Blanche. Au départ, il y avait 200 grévistes et le mouvement a fait tache d’huile. Aujourd’hui, il englobe des secteurs économiques qu’on n’aurait pas pu imaginer au départ. C’est très positif. La régularisation est un moyen de faire valoir les droits de salariés. Dans les protocoles d’accord signés avec les entreprises, des temps partiels passent à temps plein, les salaires augmentent, les salariés intérimaires sont embauchés, etc. Nous assainissons la situation sociale de ces salariés.

La CGT n’a-t-elle pas été un peu débordée par ce mouvement ?

Francine Blanche. Quand les salariés se mettent en grève pour leur propre intérêt, c’est le rôle d’un syndicat de les aider. Évidemment, ça nous pose des problèmes d’organisation. Et c’est d’autant plus difficile pour nos unions locales et départementales que ce sont des entreprises où le syndicat n’était pas présent.

Allez-vous effectuer un suivi des travailleurs régularisés qui ont repris le travail ?

Francine Blanche. Bien sûr ! D’autant plus qu’il y a maintenant une section syndicale dans chacun des sites. On va travailler ensemble pour les revendications, et notamment pour les élections prud’homales. Nous avons, sur place, les moyens de suivre les garanties sociales obtenues et de les améliorer.

Certains secteurs continuent de bloquer au niveau des régularisations, notamment celui du bâtiment…

Francine Blanche. Oui, nous sommes très inquiets. On a l’impression d’avoir mis un coup de pied dans une immense fourmilière. Les grands groupes du bâtiment utilisent énormément de salariés sans papiers à la demande. C’est une zone de non-droit.

Entretien réalisé par Marie Barbier

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arachnee allez vers le bas
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Depuis le: 06 Aug 2008
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  Citer arachnee Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Aug 2008 à 02:48
La situation des sans papiers est une situation plus que préoccupante  , je considère qu'il en va de l'une des priorité de l'état .

 La France s'est engagée à suivre une ligne de conduite idéale,  qu'est la déclaration des droits de l'homme
 .  Or , je considère que traiter les sans papiers comme il en est la cas en ce moment ,est une offense faite à celle ci .

 Selon la dite déclaration , chaque pays se doit de servir de terres d'asiles !

L'immigration clandestine , bête noire l'extrême droite n'est que la récolte de ce que nous avons semés auparavant , lors de la colonisation de l' Afrique et autres .

Sous prétexte d'apporter la lumière de la vérité à des peuples dit "primitifs" nous avons semé la misère .

Aujourd'hui , ces peuples décolonisés sont devenus de véritables dictatures sans foie ni loi et qui de plus sont favorisés et soutenues par les puissances capitalistes dont la France ,

 Cette misère , de plus en pus criante , se caractérise par des famines , des guerres , des sécheresses , des épidémies , et d'autres facteurs qui rentrent en compte dans cette palette d'immondice !

Il faut se mettre à la place du peuple qui subit cela . De l'autre coté le sois disant rêve occidental , dont tant de personnes en font l'éloge . Un monde ou tout le monde mange à sa faim , ou tous ont les mêmes droits de dire ," j'emmerde mon président" , ou tous ont une voitures , une grande maison , ne travaille que 35 h par semaine et touche un salaire d'aristocrate , un monde ou tous  réussissent !

Tout le monde veut tanter sa chance pour ce monde et pourquoi?  finir balayeur municipal ou même clochard , accuser d'envahisseurs ou de destructeurs culturels , de racailles et de délinquants , par les bons petits français d'extrêmes droites et le club-Sarko
 
Mais ou est ce monde d'on on a tant parler au pays ?

 Il faut prendre conscience que nous ne pouvons accueillir chez nous toute la misère du monde , alors la ,  que faire ? cela je n'en sais rien , je ne suis pas ( encore ) dans la politique au sens propre , mais quitte à accueillir des gens chez nous , autant le faire le plus décemment possible voila tout .
         
 PS : veuillez m'excuser de l'orthographe Confused, je n'ai pas vraiment prit le temps de me corriger .
J'espert que cela ne sera pas trop déplaisant à lire , si c'est le cas , j'en suis désolé !Smile

Tous rouges ! tous unis ! camarades ensemble, nous vaincrons !
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Hadora allez vers le bas
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  Citer Hadora Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Aug 2008 à 14:43
Ce qui est interessant c'est qu'aujourd'hui les sans papiers sont soutenus par des syndicats (CGT) et associations dans leur combat. Ils n'hesitent plus à sortir au grand jour pour faire greve ce qui est je pense, un tournant. Des centaines de regularisations ont été obtenu par la lutte de ces ouvriers/employés et on ne peut que saluer le role joué par la CGT...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2008 à 13:47

Les « Griallet », évacués mais toujours remontés

Les 19 grévistes de l’entreprise de démolition montreuilloise doivent évacuer les locaux avant demain matin. La lutte continuera sur le trottoir d’en face.

Quelques mètres à peine, mais une humiliation de plus pour les travailleurs sans papiers de Griallet. Une décision du tribunal de Bobigny leur laisse jusqu’à demain matin pour évacuer les locaux qu’ils occupent depuis le 22 mai pour obtenir leur régularisation. Les 19 grévistes doivent plier bagage aujourd’hui. « On ne veut pas être embêtés par des constats d’huissiers, précise Richard Delumbee, de la CGT. On traverse juste la rue. La bataille continuera dehors, en embuscade devant le local. » Le barnum de fortune qui les abritait jusqu’à présent sera démonté et remplacé par une construction plus hermétique, fournie par la municipalité.

Au 104e jour d’occupation, c’est un coup dur pour les grévistes de cette entreprise de démolition, située sur les hauteurs de Montreuil (Seine-Saint-Denis). « Moralement, ça ne va pas du tout », lâche Chérif Traoré, l’un des salariés. D’autant plus que leur patron, qui refuse de négocier depuis le début du mouvement, aurait créé une nouvelle société, rue de Paris à Montreuil. La colère monte. « Pour M. Griallet, la vie est belle, grince Chérif. Nous, dans quarante-huit heures, on est dehors. Les patrons esclavagistes existent encore au XXIe siècle, c’est incroyable mais vrai ! » Démoralisés, les grévistes restent malgré tout mobilisés : « On quitte les lieux, mais ça ne veut pas dire qu’on laisse tomber, ajoute Chérif. Ça fait trois mois qu’on n’est pas payés, mais on tient le coup, grâce à la mobilisation de tous les soutiens. »

« L’heure n’est pas au découragement, les discussions avancent, rassure le député Jean-Pierre Brard, qui a été reçu par la préfecture et au ministère du Travail sur ce conflit. Des étapes ont été franchies qui sont très encourageantes pour la suite. »

Également venus apporter leur soutien, les syndicalistes de la CGT ont lancé un appel au syndicat patronal. « Le MEDEF doit interpeller tous les employeurs du département concernant la situation des salariés sans papiers », a demandé Claude Thomann, membre de l’union départementale du 93. Pour Éric Aubin, secrétaire général de la Fédération de la construction, « tout sera mis en oeuvre pour que les grévistes de Griallet soient régularisés et travaillent de nouveau dans un secteur qui en a bien besoin ».

En attendant, la lutte continue. Dès jeudi soir, une projection se tiendra devant les locaux de l’entreprise, impasse des Batteries à Montreuil.

Marie Barbier

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T 34 allez vers le bas
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2008 à 16:47
 
Plus de la moitié des expulsions de sans-papiers sont effectuées dans cette collectivité départementale d’outre-mer, dans l’archipel des Comores. Les violations des droits de l’homme ne peuvent plus être tues.
Par Rémy Herrera
 
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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Fidelista allez vers le bas
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  Citer Fidelista Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2008 à 16:51
Tiens tiens, Rémy s'est trouvé un nouveau combat.
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Sep 2008 à 16:58
Message posté par Fidelista

Tiens tiens, Rémy s'est trouvé un nouveau combat.
 
une de tes connaissances ?
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guillaume allez vers le bas
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  Citer guillaume Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Sep 2008 à 16:22
Les trotskistes? Nous avons pris des mesures contre ces gens qui ne représentent rien (...) et continuent sur des positions d'extrême gauche à gêner le développement de notre Révolution - Che Guevara
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Tranquility allez vers le bas
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  Citer Tranquility Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Nov 2008 à 20:15
Je vais vous contre dire mais je le fait pour faire évoluer le débat !
 
La France n'a pas besoin d'immigration ! C'est le seul pays (ou un des seuls) a pouvoir assurer les prochaines générations avec un taux de casiement 2 enfants par femme ! Je suis d'accord a la limite pour régulariser les actuelles sans papiers, mais par la suite je pence qu'il ne faudrait pas avoir a recourir a l'immigration !
 
En France nous avons assez de problemes en se moment, et je pence que si on pouvait régler au moins le probleme de l'immigration clandestine, sa serait un début !
 
Nous pouvons nous auto - suffires ! nous ne sommes pas en Espagne (par exemple) ou le pays a besoin de cette immigration ...
Essayons d'abord de donner du travail à la population Française (toute catégories confondus) avant de pencer a en donner aux futurs immigrants clandestin .
 
Je sais que se discourt va parfaitement en contradiction avec l'ésprit du communisme, mais, sauvons - nous nous même avant de pencer a sauver les autres !
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Enilast allez vers le bas
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  Citer Enilast Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Nov 2008 à 21:07
pour faire un peu de dogmatisme Wink

"Nul doute que seul une extrême misère force les gens à quitter leur patrie, que les capitalistes exploitent de la façon la plus éhontée les ouvriers immigrés. Mais seul les réactionnaires peuvent se boucher les yeux devant la signification progressive de cette moderne migration des peuples. Il n'y a pas et il ne peut y avoir de délivrance du joug du capital sans développement continu du capitalisme, sans luttes de classes sur son terrain. Or c'est précisément à cette lutte que le capitalisme amène les masses laborieuses du monde entier, en brisant la routine rancie de l'existence locale, en détruisant les ouvriers de tous les pays dans les plus grande fabriques et mines d'Amérique, d'Allemagne, etc"

Lénine

Entre suivre tes enseignement et ceux de Lénine, je préfère Lénine, il à fait ses preuves...
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 12 Nov 2008 à 11:39

Dans les prisons pour sans-papiers

Alors que le centre de Vincennes rouvre aujourd’hui, un collectif de militants publie un recueil de témoignages des retenus, récoltés six mois avant l’incendie. Édifiant.

À l’autre bout du fil, des voix. Celles de centaines de sans-papiers enfermés, criant leur colère et leur désespoir. De janvier à juin 2008, des militants ont téléphoné, presque quotidiennement, à l’intérieur du centre de rétention administratif (CRA) de Vincennes. Patiemment, ils ont écouté, noté, enregistré les voix de ces étrangers, enfermés dans l’attente d’une probable expulsion. Ils publient aujourd’hui le recueil de ces témoignages (1). Retranscrites à l’état brut, sans commentaires, ces paroles racontent six mois de révolte permanente et permettent de comprendre pourquoi, le 22 juin 2008, des retenus mettaient le feu au plus grand centre de rétention de France.

En décembre 2007, alors qu’un début de mutinerie éclate à l’intérieur du centre de Vincennes, une quinzaine de militants, qui souhaitent aujourd’hui rester anonymes, décident d’appeler les cabines téléphoniques du centre pour parler aux sans-papiers retenus à l’intérieur. « On présentait notre démarche, racontent-ils. Les gens nous répondaient la plupart du temps. Il s’agissait de gens en lutte qui appelaient d’autres gens en lutte. » Un bulletin est alors créé et diffusé sur Internet. L’objectif politique des militants est clair : « Notre volonté n’est pas de dénoncer les conditions de rétention pour réclamer leur amélioration. Il n’y a aucun aménagement possible de ces lieux sinon leur destruction. »

Recueilli dans le livre, le quotidien des centres de rétention : « L’eau est froide, l’alarme sonne chaque soir entre minuit et une heure ; hier la nourriture était périmée, aujourd’hui, deux personnes vont devoir dormir par terre… » Les sans-papiers racontent aussi la peur de voir leur nom inscrit au tableau, le départ des retenus chaque jour pour les aéroports et les actes quotidiens de protestation : refus d’entrer dans les chambres, refus d’être comptés, refus de manger, altercations avec la police, etc. La révolte se fait souvent plus violente : grèves de la faim, automutilations et tentatives de suicide sont courantes.

Dans un tel climat, la mort (jugée naturelle, par la suite) d’un retenu tunisien, le 21 juin, met le feu aux poudres. La révolte gronde. Le 22 juin, le feu prend, réduisant le centre à un tas de cendres. Sa reconstruction n’a pas tardé : un bâtiment de 80 places ouvre aujourd’hui. Deux autres bâtiments devraient suivre, en 2009 et 2010. Une manifestation est prévue demain pour protester contre cette réouverture. Une campagne est lancée pour la libération des cinq retenus poursuivis pour « destruction de biens par l’effet d’incendie et violence à agent de la force publique » et incarcérés à Fleury et Fresnes. L’intégralité des bénéfices de l’ouvrage sera reversée pour financer leur défense.

(1) Feu au centre de rétention. Janvier-juin 2008. Des sans-papiers témoignent. Éditions Libertalia, 7 euros.

Marie Barbier

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 19 Dec 2008 à 18:56

Le centre de rétention de Mayotte

 
 


Edité par T 34 - 27 Apr 2010 à 17:25
Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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