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Turquie

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 20 Jun 2009 à 17:34
 
Güler Zere est incarcérée depuis 14 ans. En 2008, après un transfert de la maison d’arrêt d’Elbistan à l’hôpital Balcali de l’Université de Cukurova à Adana, les médecins détectent une tumeur cancéreuse maligne se propageant dans sa bouche et sa tête. Elle subit alors deux opérations dont une ablation partielle du palais remplacée par une prothèse. Cela dit, trop de temps passe entre le dépistage et les soins, une situation qui met en péril la vie de Güler Zere. Son incarcération constitue l’unique raison de cette perte de temps. Il y règne en effet une bureaucratie et des conditions de vie qui freinent gravement ses traitements.
L’état de santé de Güler Zere nécessite qu’elle soit maintenue dans un environnement stérile. La prison n’est certainement pas un endroit approprié. Qui plus est, Güler Zere n’a le droit qu’à 15 minutes de visite de sa famille par semaine, moyennant l’accord du procureur.
Alors que les chances de survie lorsque l’on est atteint d’un cancer sont faibles dans des conditions normales, il n’est pas difficile d’imaginer combien elles sont minimes en prison. La situation des prisonniers de cet établissement pénitentiaire et des autres prisons de notre pays est connue. On se rappellera que le ministère de la justice avait publié une circulaire donnant le droit aux détenus de se voir 10 heures par semaine mais que très vite, il a renié ses engagements. Quand on sait qu’en moyenne 2 détenus perdent la vie en prison chaque mois, on peut croire que la fin de Güler Zere sera la même que celle de ces détenus. Laisser Gülez Zere dans ces conditions signifierait la livrer à une mort certaine.
En accordant un peu de votre temps à Güler Zere, vous contribuerez à sa survie!
Dans notre vie, nous consacrons bien des dizaines de nos minutes à ne rien faire.
Pourtant seules quelques unes de ces minutes peuvent suffire à sauver une vie. Vous pouvez le faire en participant aux conférences de presse que nous organisons dans le cadre de notre campagne en tant qu’Association de solidarité avec les familles des prisonniers (TAYAD).
Vous pouvez signer la pétition voire en collecter vous même. Il est question de la vie d’un être humain. Nous, les familles de TAYAD, nous affirmons que Güler ZERE doit être immédiatement libérée afin qu’elle puisse bénéficier des soins médicaux adéquats.

Venez pour que tous ensemble, nous clamions : « Liberté pour Güler Zere, atteinte d’un cancer »

Les familles de TAYAD
Le 16 juin 2009

www.gulerzere.net


Güler Zere, 37 ans, prisonnière politique incarcérée depuis 14 ans, atteinte d’un cancer terminal.

Dans les prisons de Turquie où règne le modèle de l’isolement et du traitement (un euphémisme qui désigne le programme de dressage des prisonniers politiques, NDT), une détenue est sur le point de mourir. Bien que la Turquie ait signé toutes les conventions internationales relatives à la protection des droits de l’homme et du prisonnier, les violations des droits du détenu et la mort y sont légion. D’après les organisations humanitaires indépendantes, en Turquie, 306 personnes seraient mortes dans les centres d’enfermement de 2000 à 2009. La nouvelle proie du régime carcéral en Turquie est à présent une prisonnière politique dénommée Güler Zere, âgée de 37 ans et privée de liberté depuis 14 ans.Après avoir été condamnée par la Cour de sûreté de l’Etat (DGM) de Malatya, Güler Zere avait été incarcérée à la prison de Elbistan. C’est là que son cancer avait été diagnostiqué. Si elle a l’article de la mort aujourd’hui, c’est parce que son cancer n’a été dépisté que tardivement et que le traitement de sa maladie s’est heurté aux prétextes du « chacun son tour » et du « manque de place ».

Etant entendu que « l’effet accru de la douleur et du chagrin inhérents à la peine » produits par une « longue privation de liberté » constituent en soi un mauvais traitement, il n’est pas nécessaire de recourir activement à un pareil traitement pour causer du tort à un détenu. Dans l’application de la peine, une indifférence entraînée par « une insuffisance généralisée ou par un enchaînement de négligences individuelles » peut aboutir aux mêmes conséquences. L’échec et l’indifférence observés lors du traitement médical doivent par conséquent être considérés comme des preuves de mauvais traitements. La direction pénitentiaire a en effet affiché une indifférence totale de sorte que la maladie de la prisonnière a atteint un point de non-retour. Par conséquent, les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) qui garantissent respectivement le « droit à la vie » et l’interdiction « de la torture, des peines ou traitements inhumains ou dégradants » ont été gravement bafoués.

L’article 16 de la loi 5275 sur l’application des peines et des mesures de sécurité prévoit l’annulation de la peine si ses effets outrepassent les buts qui caractérisent cette peine. D’après le paragraphe 2 de cet article, il y a annulation de l’application de la peine en cas de manque de moyens pour les traitements médicaux ou s’il s’agit d’une maladie nécessitant une hospitalisation prolongée ou encore si le maintien du malade dans le service hospitalier de la prison constitue un danger imminent pour sa vie. C’est précisément ainsi que doivent être considérées la nature de la maladie de Güler ZERE et les négligences rencontrées au cours de son traitement. Malgré cette nécessité impérieuse, à nos jours, nos diverses requêtes sont restées lettre morte.

Par la présente, nous demandons une nouvelle fois la libération immédiate de Güler ZERE telle que la loi l’y autorise. Toute attitude contraire entraînera inéluctablement sa mort. Nous appelons l’opinion publique à empêcher ce nouveau décès.

Envoyez vos lettres de protestation au ministère turc de la justice :

M. Sadullah ERGIN, Ministre de la Justice

Republic of Turkey

Ministry of Justice

06669 ANKARA

Courriel : sadullahergin@adalet.gov.tr

Tel : 00 90 312 419 46 69

Bureau du droit du peuple

(tayadkomite@hotmail.com, 16 juin 2009)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jul 2009 à 20:06

Bruxelles, 27 juillet 2009 : La Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération européenne des syndicats (CES) ont adressé une lettre conjointe ( http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/09-07-22_Joint_ITUC-ETUC_letter_KESK_arrests.pdf ) au Premier ministre de la Turquie, condamnant avec véhémence la vague incessante de persécutions, de licenciements arbitraires, de procédures judiciaires iniques et d’arrestations de membres de la Confédération des syndicats des employés publics (KESK), affiliée aux deux confédérations. A l’heure actuelle, 32 personnes demeurent sous les verrous et n’ont pas accès à une procédure régulière.

Le 15 août prochain doivent démarrer en Turquie les négociations collectives nationales portant sur les conditions d’emploi des salariés du secteur public. Or quand elles y font allusion, les autorités turques parlent de « pourparlers consultatifs collectifs », ce qui, en soi, représente une entorse à la Convention nº 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative à la négociation collective ratifiée par la Turquie. La CSI et la CES considèrent que ces événements, qui relèvent du harcèlement, affaiblissent la position de négociation du syndicat et représentent, par-là, une atteinte grave à la Convention nº 87 relative à la liberté d’association.

La CSI a déjà écrit au gouvernement turc à trois reprises (le 28 mai, le 15 juin et le 18 juin) pour dénoncer l’arrestation d’un grand nombre de membres et de dirigeants de la KESK et de l’une de ses principales organisations affiliées, le syndicat des enseignants Egitim-Sen. Trente-cinq d’entre eux ont été arrêtés le 28 mai et 22 d’entre eux demeuraient sous les verrous à l’heure d’écrire ces lignes. Dix membres et dirigeants de la KESK se trouvaient déjà derrière les barreaux auparavant. Les lettres de la CSI sont, toutefois, restées sans réponse.

« Il est absolument inadmissible qu’à l’approche des prochaines négociations collectives sur les conditions de travail, le syndicat du secteur public de la Turquie soit la cible d’une telle campagne de persécution, avec des détentions qui transgressent non seulement les normes internationales mais aussi la législation nationale turque. Les citoyens d’un pays démocratique ne peuvent être détenus arbitrairement et être privés d’une procédure régulière », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.

Les organisations des travailleurs peuvent uniquement faire valoir leurs droits dans un climat ou leurs membres et leurs dirigeants soient à l’abri de la violence, des représailles ou des menaces, de quelque nature qu’elles soient. Aussi la CSI et la CES ont-elles exhorté le gouvernement turc à veiller à la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des membres et dirigeants de la confédération KESK et de son affiliée Egitim-Sen.

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI)

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Aug 2009 à 16:52
 
La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné mardi la Turquie dans six affaires de mauvais traitements et de procédures abusives qui visaient notamment des citoyens turcs suspectés d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Deux requérants de 40 et 38 ans, torturés en 1997 pendant leur garde à vue alors qu’ils étaient soupçonnés de vol de voiture, ont ainsi obtenu gain de cause devant la juridiction strasbourgeoise qui leur a accordé chacun 15.000 euros.

Dans le cas d’un homme de 31 ans arrêté et violenté par des policiers alors qu’il se rendait à une manifestation de défense des droits de l’Homme, les juges ont qualifié d’inhumains les traitements qu’il avait subis et ont dénoncé “l’absence d’enquête effective” suite à ces violences. La Cour lui a accordé 10.000 euros.

La Cour a également condamné Ankara pour les carences d’une enquête diligentée suite aux plaintes déposées par deux requérants de 34 et 36 ans, soupçonnés d’appartenir au PKK, interdit en Turquie. Ils affirmaient avoir été torturés lors d’une garde à vue au cours de laquelle ils n’avaient pas pu bénéficier d’un avocat.

Rejetant les allégations de mauvais traitements mais soulignant que les deux hommes n’avaient pas pu avoir accès à un avocat lors de leur garde à vue, les juges leur ont alloué à chacun 6.500 euros pour dommage moral.

Dans une autre affaire, un requérant de 33 ans condamné pour son appartenance au PKK a lui aussi obtenu gain de cause, la Cour constatant là encore l’absence d’avocat lors de sa garde à vue. Elle lui a octroyé 1.000 euros.

La CEDH a également alloué 3.000 euros à un homme de 32 ans, lui aussi condamné en 2004 au terme de presque sept ans de procédure pour son appartenance au PKK et lui aussi privé d’avocat lors de sa garde à vue.

Enfin, la juridiction a donné raison à un requérant de 29 ans qui affirmait que la procédure devant les tribunaux pour diffusion de propagande séparatiste n’avait pas été équitable. Relevant que le procès en première instance s’était déroulé sans le requérant, la Cour lui a accordé 2.000 euros.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Aug 2009 à 14:36
 
 
photo de Tongu Ok en prison

Ce dossier est une petite présentation de l’interdiction que l’administration d’une prison fait subir à un prisonnier en raison de ses activités intellectuelles. Tonguç Ok un est prisonnier politique de 35 ans très doué pour les langues. Il est incarcéré depuis 1997, et depuis cette date il a approfondi ses connaissances en langue anglaise et appris l’italien, l’espagnol et le kurde. Aussi, il fait des traductions pour des revues et édite les traductions des livres en Turquie. Or, depuis plusieurs semaines, l’administration carcérale a interdit des revues et des livres en langues étrangères. Il s’agit d’une interdiction qui est purement arbitraire, dont l’objectif est d’empêcher le travail intellectuel d’un prisonnier politique. C’est pourquoi nous dénonçons rigoureusement cette décision arbitraire, apportons notre plein soutien à Tonguç Ok dans son combat pour une liberté intellectuelle et appelons tous les démocrates français à exprimer leur indignation.

Deniz Uztopal

Président de la DIDF
(Fédération des Association des Travailleurs et des Jeunes)
www.didf-france.fr
06 25 86 39 74

Vous pouvez envoyer vos messages de solidarité aux numéros de fax suivants :

00 90 262 581 56 44 (Prison)
00 90 312 223 60 07 (Le département des prisons)
00 90 312 417 71 13 (Ministère de la Justice)

Déclaration à la presse :

À l’attention de la presse et de l’opinion publique

« Je souhaitais faire un travail sur Gramsci. En m’appuyant sur les recherches actuelles des communistes italiens, je voulais étudier les fameuses discussions sur « la société civile » qui marquèrent une période de la Turquie. Mais un contre temps inattendu m’en a empêché. Le directeur de la prison a été muté et le nouveau (il parait que pour ne pas le désigné comme cible je ne dois pas prononcer son nom) a interdit l’introduction en prison des publications en langues étrangères en s’appuyant sur l’alinéa 3 de l’article 62 de la loi 5275 du Code pénal turc. Au temps de l’ancien directeur, la même loi était également valable, mais cela ne posait pas de problèmes jusqu’aujourd’hui.

Je n’ai pas pu obtenir les revues « Octubre » en espagnol et « Tiroj » en kurde. Concernant « Tiroj » je vais faire appel, et si le tribunal confirme la décision du directeur, il ne serait plus possible pour moi de les obtenir. Ce qui est fort probable, mais je ne céderai pas. À un moment où les médias parlent « d’une abolition des interdictions qui pesaient sur la langue kurde, et qu’il y a des « ouvertures politiques » sur la question kurde », cette interdiction est tombée à pic pour montrer le visage sans masque du gouvernement … »

Les lignes ci-dessus ont été écrites le 19/07/2009 par notre traducteur Tonguç Ok. Elles démontrent qu’au moment où une propagande est propagée sur l’abolition des interdictions et l’édification des ouvertures politiques, comment une décision arbitraire peut peser sur le droit d’une personne à s’instruire, à lire et produire. C’est sa fertilité intellectuelle qu’ils essaient d’étouffer. Étant donné que l’application des lois est totalement arbitraire, le changement d’une équipe peut entrainer un bouleversement des politiques menées.

Tonguç Ok est un traducteur talentueux qui a fait gagner en notre langue des ouvrages remarquables écrits en anglais, en italien, en espagnol et en kurde. Il traduit, par ailleurs, des articles à des revues scientifiques, philosophiques et politiques. Nous protestons vivement cette interdiction arbitraire qui pèse sur la fertilité intellectuelle de Tonguç Ok et invitons la presse et l’opinion publique à faire savoir leur indignation.

Vous pouvez envoyer vos protestations aux numéros de fax suivants :

00 90 262 581 56 44 (Prison)
00 90 312 223 60 07 (Le département des prisons)
00 90 312 417 71 13 (Ministère de la Justice)

Je vous prie par ailleurs, de nous envoyer une copie de votre fax au 00 90 212 247 24 61 ou au evrenselbasim@gmail.com

Directeur général de la Maison d’Édition “Evrensel Basim Yayin”
Cavit Nacitarhan

Qui est Tonguç Ok ?

Né en 1974, il a été incarcéré en 1997 alors qu’il était en 3e année de la "Langue et de la littérature anglaise". En 2008, il a été commandé à perpétuité aggravé. Tonguc Ok, qui vit dans une cellule individuelle isolée, a continué à approfondir ses connaissances en langue anglaise et a appris entre temps l’italien, l’espagnol et le kurde en prison. Dans toutes ces langues, il effectue des traductions. Depuis des mois, il travaillait sur la traduction d’un livre en italien sur Palmiro Togliatti.

Les livres qu’il a traduits :

· Science in history (2 volumes) (John Desmond Bernal)
· In Defense of Philosophy - Against Positivism and Pragmatism (1950) (Maurice Cornforth)
· Science and Marxism (J.D. Bernal)
· Discussion sur la Musique (Recueil d’articles en anglais)

Les livres traduits en voie d’édition :

· Le rôle social de la science (J.D. Bernal)
· Keynes contre Marx (John Eaton)
· Mon pays, ma terre et mon peuple (Pablo Miranda)

Les revues pour lesquelles il fait les traductions

· Collection “Science et Pensée” à la maison d’édition « Evrensel basim yayin »
· La lutte et l’Unité
· Le monde de la liberté

Quelques réactions :

Syndicat des écrivains de Turquie

Nous condamnant l’interdiction qui pèse sur Tonguç Ok et soutenons ceux qui mène des efforts intellectuels dans les conditions d’incarcérations

Serait-ce par habitude que l’on interdit des livres et des revues, ou une condition sine qua non pour continuer l’omnipotence d’un pouvoir ; Serait-ce une manœuvre pour former des petits pouvoirs ou amadouer les grands pouvoirs ; Serait-ce un effort pour continuer la tradition hitlérienne dans le vingt-et-unième siècle ? ou les effets d’une peur saugrenue créée par le caractère isolationniste des petits pouvoirs ?

Quelque soit l’appellation, le cri d’alarme que nous a lancé Tonguç Ok, par le biais de la maison d’édition Evrensel Basim Yayin, est un des exemples qui démontre les mensonges du gouvernement…

Nous affirmons que la lutte menée par les incarcérés pour produire malgré tous les obstacles est une lutte juste et nous serons à leurs côtés dans tous les échelons de leur lutte. Et nous espérons que cette solidarité s’élargisse.

Le 28.07.2009
Syndicat des écrivains de Turquie

La lettre envoyée par Dr. Haluk Gerger à la direction de la prison

Je suis un écrivain. Il y a 18 ans, je fais éditer un livre et des dizains d’articles en prison. En 1998, j’ai écrit un deuxième livre dans une autre prison. L’interdiction que vous avez fait subir à Tonguç Ok, vous dépasse bien entendu, et montre le dérapage antidémocratique de la Turquie. Ce n’est pas tout. Cette interdiction est une manifestation de l’obscurantisme, un viol du droit à la connaissance du peuple et un exemple de l’anéantissement moral / humain dans les conditions carcérales. Je proteste vigoureusement cette interdiction.

Le 28.07.2009
Dr. Haluk Gerger

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Sep 2009 à 20:59
Des blue-jeans turcs qui tuent
Cécile Raimbeau   

  
La mode fait de vraies «fashion victims»: les milliers d'ouvriers turcs qui sablent les jeans pour leur donner l'aspect usé. Ils n'esquintent pas que la toile denim, mais aussi leurs poumons.


S'il a 38 ans, la maladie a déjà ridé le visage de Mehmet Basak. On le sent faible, amaigri. Assis sur le canapé d'un modeste appartement de la banlieue d'Istanbul, il retire le masque de son nébulisateur, cet appareil qui diffuse dans ses poumons des substances l'aidant à mieux respirer. D'épais sourcils et une dense moustache noire encadrent ses joues creuses. Il tousse. Sa femme lui sert un thé sur une table basse, rare meuble de cette pièce où les matelas qui servent à coucher ses sept enfants sont empilés dans un coin. Mehmet Basak reprend son souffle pour décrire le métier qu'il a exercé entre 1999 et 2007: «J'étais debout dans une cabine de 4 mètres carrés, tenant une lance reliée à un compresseur réglé à 8 bars. Un collègue me faisait passer des blue-jeans sur lesquels je projetais du sable. A côté, il y avait un réservoir de 600 kilos de sable. Au bout d'une heure et demie, quand il était vide, je disposais d'un quart d'heure de pause, le temps que le collègue le recharge. La cabine était alors si poussiéreuse que j'en sortais méconnaissable. Puis ça recommençait, pendant douze heures par jour.» Cet ouvrier turc était sableur de jeans dans une entreprise de 350 employés qui existe toujours. Il se souvient avoir lu sur les étiquettes des vêtements qu'ils sablaient les noms de marques internationales et turques: «Levi's, Dolce & Gabbana, Mavi Jeans, Collezione...», énonce-t-il. «Il n'y avait quasiment pas de ventilation dans cette cabine. Nous utilisions du sable de plage et le patron fournissait juste un masque de chirurgien. Il disait qu'il n'y avait aucun danger pour la santé.»


En 2007, cependant, en regardant à la télévision turque un reportage en caméra cachée dans un atelier(1), M. Basak comprend qu'il encourt des risques graves. «Dès le lendemain, au lieu d'aller travailler, je suis allé voir un médecin.» Il apprend qu'il est atteint d'une affection incurable: la silicose, l'une des plus anciennes maladies professionnelles, diagnostiquée depuis plus d'un siècle chez les mineurs de fond. Il n'a pourtant jamais entendu le moindre coup de grisou. C'est un paysan originaire de Bitlis. Déplacé par le conflit entre l'armée turque et les rebelles kurdes, il a été obligé de vendre sa ferme pour venir travailler à Istanbul.

Le professeur Kiliçaslan, spécialiste des maladies thoraciques, suit bénévolement M. Basak et quelque 200 ouvriers silicosés dans son cabinet de la Faculté de médecine d'Istanbul. Il est également membre d'un comité de soutien aux ex-sableurs, composé non seulement de médecins, mais aussi d'avocats, d'artistes et de syndicalistes insatisfaits par les mesures prises par le gouvernement turc. «Alors que les pays européens ont restreint l'usage de la silice pour le sablage au jet depuis quarante ans, il a fallu attendre avril 2009 pour que le Ministère turc de la santé interdise enfin ce type de sablage», dénonce-t-il. Un sacré retard pour la Turquie, si l'on compare par exemple à la Suisse, où l'application de contrôles plus stricts dès les années 1970 et 1980 a entraîné une réduction d'environ six fois du nombre annuel de cas de silicose, dont un grand nombre résultaient d'une exposition antérieure.
Le comité a bien pensé appeler au boycott de ces jeans sablés manuellement au compresseur, mais il faut être un expert pour les identifier. Il réclame surtout la prise en charge systématique de tous les malades. «Ayant pour la plupart travaillé au noir – comme 80% des employés du textile dans le pays –, ils ne sont pas en mesure de prouver leur relation de travail. Leurs familles se retrouvent souvent démunies après leur mort», expose Engin Sedat, coordinateur du syndicat des travailleurs du textile TEKSIF. Cet abandon révolte aussi Zeki Kiliçaslan: «Seule une poignée de ceux qui viennent à ma consultation bénéficie d'une carte de sécurité sociale. La grande majorité détient une 'carte verte' qui octroie aux pauvres l'accès gratuit aux hôpitaux publics. 10 à 15% n'ont rien du tout et devraient payer pour se faire soigner!»
Ce matin, il ausculte Ibrahim Kaya, un malade de 42 ans, père de trois enfants, sans couverture sociale. Trop souffrant pour travailler, démuni, l'homme ne peut plus payer son loyer. Sa famille est hébergée discrètement dans une classe, par le généreux directeur d'une école. M. Kaya a travaillé trois ans comme sableur dans un atelier clandestin qui embauchait au noir 25 personnes. «Quand je croise des jeunes portant des jeans usés artificiellement, je me hais... Dire que je vais payer de ma vie pour cette mode», soupire-t-il. Avec ses amis Yilmaz (30 ans) et Adülhamim (28 ans), également condamnés, il se remémore les étiquettes des jeans qu'ils traitaient: «Levi's, Lee, Tommy Hilfiger, Wrangler...» énumèrent-ils. «S'il est possible que certaines pièces aient été des contrefaçons, l'ampleur de l'activité de sablage dans le pays a été telle que les grandes marques sont de toute évidence impliquées», considère Yesim Yasin, une doctorante en santé publique, active au sein du comité. 

"C'est la mondialisation"

Le docteur Kiliçaslan a tant entendu ces grandes marques qu'il désigne le coupable sans hésiter: «C'est la mondialisation, tranche-t-il. Les multinationales signent en Turquie des accords avec de grosses entreprises locales en négociant les prix. Celles-ci font appel à des sous-traitants dans le secteur informel qui imposent ces conditions de travail déplorables.» Selon les statistiques nationales, presque 10 millions d'employés sur 22 millions ne sont pas déclarés. «Il y a très peu d'inspections du travail», fulmine Engin Sedat, qui accuse le lobbying de l'industrie textile: «Les industriels du secteur se plaignent continuellement de la concurrence globale parce que la main-d'oeuvre est moins chère en Chine et au Bangladesh.»

Mehmet Basak en veut surtout à son patron à qui il avait demandé un poste moins exposé aux poussières dès qu'il a découvert sa maladie. «Me sentant fatigué, je voulais travailler huit heures au lieu de douze, tout en gardant mon salaire antérieur [de 300 euros par mois]», explique-t-il, de la colère dans la voix. Viré, il s'est lancé à ses frais dans une procédure contre son employeur, également contre l'administration «parce qu'elle a failli à son devoir de contrôle». Selon TEKSIF, près de 150 ex-sableurs malades auraient engagé de telles procédures. M. Basak a fini par gagner, au bout de deux ans, le droit à une pension de 250 euros par mois qui pourra être transmise à sa veuve. C'est peu: la somme couvre à peine le loyer et les charges du foyer.

Il feuillète un album où il a collé les récompenses scolaires obtenues par son fils cadet. «C'est un excellent élève, se vante-il. Mais quel gâchis! Depuis que je suis malade, il ne va plus à l'école.» A 13 ans, le garçon travaille au noir dans l'industrie textile. DATAS

Note : 1 Des extraits de ce reportage produit par le programme ARENA, diffusé sur Kanal D et la CNN turque, sont visibles sur Youtube, sous le titre: Silicosis & denim sandblasting.

Source : Le Courrier


Edité par T 34 - 10 Sep 2009 à 21:01
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  Citer Crépuscule Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2009 à 17:27
Bonsoirs camarades,

J'ai trouver ce site qui peut-être connaissez tous, je vous le passe comme même on ne sait jamais, de plus cela concerne la Turquie.

http://www.mlkp.info/index.php.


Voilà.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Sep 2009 à 21:14

Turquie : La tour de Galata occupée pour Güler Zere

 
Quatre membres de l’Association turque d’entraide avec les familles des détenus (TAYAD) ont été arrêtés ce midi alors qu’ils tentaient de déployer un calicot du haut de la tour de Galata à Istanbul.

Par cette action, Nagehan Kurt, Yıldız Turan, Rabia Ölmezler et Erdal Öğüt, entendaient attirer l’attention de l’opinion publique sur le sort de Güler Zere, une prisonnière politique incarcérée depuis 14 ans pour son appartenance à l’organisation marxiste DHKP-C et atteinte d’un cancer terminal de la cavité buccale. Les manifestants avaient à peine déployé leur calicot que les forces d’intervention spéciale de la police les ont interpellés et emmenés au commissariat de Karaköy. S’adressant à la presse, Mehmet Güvel, le porte-parole de TAYAD, a fini son allocution en déclarant depuis le pied de la tour : « Nous ne resterons pas les bras croisés tels des spectateurs alors que Güler est assassinée sous nos yeux ».

Erigée par les Génois au XIVe siècle, la tour de Galata qui offre une vue imprenable sur Istanbul et le Bosphore, est aujourd’hui un monument touristique à renommée mondiale. Les organisations de gauche et en particulier TAYAD, mènent régulièrement des actions d’éclat, du haut de cette tour, pour alerter l’opinion publique sur les tortures dans les prisons ou les disparitions politiques.

Comité des libertés

comitedeslibertes@gmail.com

29 septembre 2009

 



Edité par T 34 - 30 Sep 2009 à 21:16
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Oct 2009 à 00:04
 
Ci-dessous, nous publions une lettre de Güler Zere, prisonnière du DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), d’origine kurde, âgée de 37 ans, capturée en 1995 lors d’une opération de ratissage de l’armée visant la guerilla du DHKP-C dans les montagnes du Dersim, condamnée par la Cour de sûreté de l’Etat (DGM) de Malatya à perpétuité en tant que membre du mouvement marxiste, incarcérée depuis 14 ans, atteinte d’un cancer terminal à la bouche et libérable pour raisons de santé mais arbitrairement maintenue en détention alors que les militaires putschistes du réseau fasciste « Ergenekon » accusés de vouloir renverser le gouvernement AKP ont récemment été libérés pour de simples maux de tête après seulement quelques semaines de détention. Güler Zere a écrit cette lettre le 1er septembre 2009 depuis l’hôpital de Balcali (Adana, sud de la Turquie) où elle est soignée en captivité. Cette lettre est adressée avant à ces amis et camarades qui campent devant l’hôpital, à ceux qui tiennent un sit-in devant l’Institut médico-légal à Istanbul mais aussi à ces innombrables soutiens qui luttent pour sa libération.

Güler est mourante. Güler ne peut plus se nourrir. Güler ne peut plus parler.

Elle peut encore juste nous écrire. Mais pour combien de temps encore ?

A cet Etat cruel qui l’a laissé mourir à petits feux, nous disons haut et fort :

Laissez-là au moins mourir sans menottes aux poings !

Laissez-là mourir libre !

Comité des libertés

comitedeslibertes@gmail.com

Le 3 septembre 2009

Bonjour,

En ce moment, quelque part dans la nuit, j’entends votre voix, une fois de plus.

Comme votre voix me parvient, je sais que vous entendez la mienne. Vos battements de cœur se mêlent aux miens. Et c’est un cœur immense qui naît sous mon flanc gauche.

Le cœur… comme il est plein notre cœur… Que n’avons-nous pas réussi à contenir dans nos coeurs.

Dans mon cœur, il y a tant de choses. Tout d’abord, le grand bien aimé, puis nos parfums d’œillets, ceux qui sont à mon chevet et dont l’odeur s’est mêlée à celui des fleurs des montagnes, vous, les âmes qui me sont chères, tous ceux que j’aime, toutes les choses que j’ai laissées à moitié, tous ceux dont je ressens l’affection…

A chaque fois que mon cœur se resserre, que mon corps se tord de douleur, je vous ressens au bout de mes doigts, vos yeux effleurent les miens, cette petite cellule se mêle à la multitude et une polyphonie vocale en jaillit. J’en demeure pétrifiée. Je réponds à chaque son par un sourire. De manière involontaire, spontanée. Et vous accueillez chaque râle qui s’arrache de mes entrailles avec vos yeux souriants.

Que vous soyez à mon chevet, sur le pas de ma porte, à un pas de moi, dans la rue, dans n’importe quelle ville, que vous soyez assis devant l’Institut médicolégal ou ailleurs, je vous ressens. Votre chaleur, votre force et vos voix m’enlacent. C’est pour cela que je garde la tête haute à chaque fois que le mal me traque. C’est grâce à cela que je me prête à lui faire un croche-pied. Vous êtes avec moi, dès lors, qu’importe le reste !

Lorsqu’au détour d’un court chemin, vos yeux croisent les miens, mon cœur s’affole comme un moineau.

Oui, c’est de vous que je parle, mes cœurs braves aussi ardents que les canicules d’Adana aux yeux aussi étincelants que le reflet de la lune dans le fleuve Seyhan. Je vous aime. Vous ne campez pas devant ma porte, mais au beau milieu de mon coeur.

Et puis il y a ceux qui attendent, assis, dans la ville de mon combat. Vous êtes là depuis des jours et qui sait le nombre de fois que je me suis étendue vers vous ? Je m’allonge et vous atteins en touchant votre espérance. Vous savez, cet état de sublimation où la voix de vos cœurs se mêle à la sueur de vos yeux. Je suis sans cesse avec vous. A tel point que c’est en me multipliant que je m’en retourne à ma cellule. Et à chaque fois, c’est avec votre force que je terrasse ma cellule. J’enlace vos mains de tout mon cœur, de toutes mes forces.

Et puis il y a ceux qui se trouvent dans les profondeurs tumultueuses de mon âme. Ceux qui inlassablement viennent à moi, la plume chargée de tendresse, de camaraderie, d’amitié. Eux, les coursiers de l’espoir. Ces camarades qui sont l’âme de mon âme. Comment exprimer la douleur engendrée par votre absence ? Vous me manquez tant. Je vous aime tant…

Et puis, il y a tous nos amis dans ce combat. Vous, dont le cœur amical a toujours été à mes côtés. Vous n’avez cessé de faire ressentir votre présence. En joignant votre voix à la mienne, vous m’avez empli de ce sentiment particulièrement réconfortant que procure la présence d’un ami dans le combat. Je vous envoie un sourire amical empli d’amour et de lutte… Saluts à vous tous.
Quoique je dise ou que je fasse, cela sera insuffisant, incomplet, je le sais. Le mieux est donc que je prenne congé de vous ici même. Mais je garde les yeux plantés dans les profondeurs de vos yeux afin que vous voyiez la profondeur de l’amour que je vous porte. En finissant ma lettre, je veux le redire : je vous aime, je vous aime tant !

Güler Zere

1er septembre 2009

Hôpital de Balcali, Adana

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Oct 2009 à 20:23
 
Il y a un an, jour pour jour, le 7 octobre 2008, un jeune militant d’extrême gauche, Engin Ceber, mourait à la suite de tortures subies dans la prison de Metris, à Istanbul. Depuis le 5 octobre, l’affaire est plaidée devant les tribunaux.

Dans ce dossier emblématique dont se sont emparées les organisations de défense des droits de l’homme, une soixantaine de personnes – policiers, directeur et gardiens de la prison, médecins – sont jugées devant une cour d’Istanbul. Arrêté fin septembre 2008, avec trois de ses amis, alors qu’il manifestait dans la rue et vendait un journal militant, Yürüyüs, Engin Ceber, 29 ans, avait été violemment frappé dans un commissariat puis dans le centre de détention. Hospitalisé pour une hémorragie cérébrale, après une semaine de sévices couverts par un médecin, il décédera quelques jours plus tard.

Selon le rapport officiel comme les enquêtes indépendantes qui ont suivi, les circonstances de sa mort sont claires : Engin Ceber est mort de coups reçus à la tête portés par des bâtons et des barres de fer. Le tollé suscité par cette bavure avait poussé à l’époque le ministre de la justice, Mehmet Ali Sahin, à suspendre 19 fonctionnaires et à présenter officiellement les excuses de l’Etat et du gouvernement. Une première dans une affaire de ce type.

Paralysé à vie

Lors de leur arrestation, les trois militants d’extrême gauche manifestaient en faveur d’un de leurs camarades, Ferhat Gençer, victime l’année précédente de la police turque.

En 2007, ce vendeur de journaux avait reçu une balle dans le dos, après une altercation avec les forces de sécurité. Le jeune homme de 20 ans est paralysé à vie. Mais les policiers impliqués pourraient échapper à la justice, selon un avocat de la défense, Taylan Tanay. Aucun d’entre eux n’était d’ailleurs présent, vendredi, à l’audience du procès de Ferhat Gençer. En revanche, la victime, qui comparaissait en fauteuil roulant, demeure sous la menace d’une condamnation. Il risque 15 ans de prison pour propagande terroriste.

Le gouvernement turc garde un oeil attentif sur cette double affaire, qui pourrait figurer sur le rapport de suivi annuel de la candidature turque à l’Union européenne, qui rendu public la semaine prochaine à Bruxelles.

Malgré des progrès spectaculaires depuis 2002 sous l’effet des réformes pro-européennes et de la refonte du code pénal, la Turquie ne parvient pas à éradiquer la torture et les traitements inhumains des commissariats et des prisons. Les cas de morts suspectes restent fréquents, constatent les organisations non gouvernementales. Et sur plus de 6 000 plaintes déposées contre des policiers ou des militaires en 2006 et 2007, seules 223 ont abouti à un procès et 79 à une condamnation, d’après l’étude de la Fondation turque des droits de l’homme (TIHV).

Guillaume Perrier


Mis à part cela les Turcs n'aiment pas le FMI
 

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Edité par T 34 - 08 Oct 2009 à 13:29
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Turquie et Arménie signent un accord historique


Le texte adopté ce week-end par les deux pays ouvre la voie à une normalisation, Ankara et Erevan posant les jalons pour surmonter un différend vieux d’une centaine d’années.

C’est un accord historique qui a été signé, samedi, en début de soirée, à Genève, entre la Turquie et l’Arménie. Il ouvre la voie à la normalisation entre les deux pays et, surtout, il pose les jalons pour mettre fin à un contentieux mémoriel - le massacre de plus d’un million d’Arméniens -, vieux de près d’une centaine d’années. Cet accord prévoit le rétablissement des relations diplomatiques entre Ankara et Erevan ainsi que la réouverture, à terme, de leur frontière, fermée unilatéralement, en 1993, par Ankara, en solidarité avec l’Azerbaïdjan turcophone en conflit avec l’Arménie sur la question de l’enclave du Nagorny Karabakh. Quant au sujet qui fâche, le massacre de plus d’un million d’Arméniens, il a été décidé la mise en place d’un groupe de travail chargé d’« examiner de façon impartiale et scientifique les documents et les archives historiques pour définir les problèmes existants et formuler des recommandations ».

La signature du texte a pourtant failli achopper au dernier moment pour des raisons, dit-on, de formulation des déclarations des deux parties, qui finalement n’ont pas eu lieu. Washington, qui tenait à la normalisation entre les deux pays pour des raisons géopolitiques, a pesé de tout son poids pour que Turcs et Arméniens signent cet accord. Il aura fallu, en effet, trois heures d’intenses tractations et de navettes diplomatiques pour que les chefs des diplomaties turc et arménien paraphent le texte.

Pourtant, tout semblait réglé le 31 août dernier (lire notre édition du 2 septembre 2009), quand les deux pays s’étaient mis d’accord sur le principe de l’établissement de relations diplomatiques et de réouverture des frontières, fermées unilatéralement par Ankara en 1993, par solidarité avec l’Azerbaïdjan en conflit armé avec l’Arménie. Ils s’étaient alors donné six semaines pour achever leurs consultations et signer un accord. Pour rappel, le tournant fut ce voyage du chef de l’État turc, Abdullah Gül, à Everan, à l’occasion d’un match de football opposant la Turquie et l’Arménie. Ce que certains avaient appelé la « diplomatie du football » s’est alors avéré payant. Sa rencontre avec son homologue arménien, Serge Arkissian, avait permis de décrisper les rapports entre les deux pays.

L’accord signé entre les chefs de la diplomatie turc et arménien doit être ratifié par les Parlements des deux pays. En Arménie, il ne fait pas l’unanimité. Le fait que la Turquie s’entête à ne pas voir la vérité historique en face a provoqué la colère de nombreux Arméniens. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté, samedi, à Erevan, contre un accord considéré comme une concession à Ankara, qui nie le « génocide » arménien.

En avril dernier, le Dachnaktsoutioun (Fédération révolutionnaire arménienne) s’était retiré de la coalition gouvernementale en signe de protestation. Pour ce parti, la question de la reconnaissance du « génocide » arménien par Ankara est un préalable à toute normalisation entre les deux pays. Pour le chef de l’État arménien, la partie est donc loin d’être gagnée. Il lui faudra convaincre ses concitoyens que cet accord va permettre à l’Arménie de sortir de l’enclavement géopolitique dans lequel elle se trouve. « Il n’y a pas d’alternative à l’établissement des relations avec la Turquie, sans aucune condition préalable », déclarait-il récemment.

En Turquie, il en est de même. Dans les milieux nationalistes, mais aussi dans l’armée, qui se considère comme la gardienne du dogme kémaliste, la question arménienne est un sujet tabou. Ils craignent que cet accord ne finisse par mettre la Turquie face à son passé ! Mais, contrairement à l’Arménie, le gouvernement du premier ministre Tayyip Erdogan, dont le parti l’AKP (Parti de la justice et du développement) détient la majorité au Parlement, n’aura, en principe, aucun mal à faire ratifier l’accord, et ce, en dépit de l’hostilité des milieux nationalistes turcs. Qui plus est, Ankara a tout intérêt à régler cette question pour renforcer son dossier de candidature à l’Union européenne.

Dans l’optique de Washington, qui n’a pas tout à fait renoncé à contrer « pacifiquement » l’influence de Moscou dans cette région du monde, cet accord permet de réduire les tensions dans le Caucase, véritable zone de transit des approvisionnements en gaz et en pétrole, et où les compagnies US sont très engagées, en direction de l’UE. Cette dernière, qui ne veut pas dépendre uniquement du gaz russe, y a également intérêt. D’où la présence de Xavier Solana et de Bernard Kouchner à la cérémonie de signature de l’accord turco-arménien.

Hassane Zerrouky

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Nov 2009 à 01:58

Grève de la faim en solidarité avec Güler Zere

(source : L’Union 06/11/09)

Pendant trois jours, Habibe cessera de s’alimenter. Comme une quarantaine d’autres personnes du comité des libertés. Par ce geste, la Castelle, et les autres membres de l’association souhaitent monter leur soutien à Güler Zere.
Cette prisonnière politique d’extrême-gauche est incarcérée en Turquie depuis 14 ans. Âgée de 37 ans, elle a été condamnée à 34 ans de prison, pour son appartenance à l’organisation révolutionnaire DHKP-C. Depuis plusieurs mois, elle est atteinte d’un cancer en phase terminale et sa libération est entravée par l’Institut médico-légal. « Je ne suis pas une militante acharnée, mais la situation me fait réagir : une femme est en train de mourir », explique Habibe, qui a commencé à plaider la cause de Güler Zere lorsqu’un cancer de la bouche lui a été diagnostiqué. Les soutiens de la prisonnière demandent aux autorités locales sa mise en liberté conditionnelle afin qu’elle puisse bénéficier d’un traitement dans de meilleures conditions sanitaires, en application de la loi turque. Habibe, comme d’autres, se réuniront dans ce but ce week-end à la fontaine des Innocents, dans le quartier des Halles à Paris.
J.A.
comitedeslibertes@gmail.com
 
 
Cet après-midi, le président de la République de Turquie Abdullah Gül a signé le décret de grâce présidentielle pour la prisonnière politique Güler Zere, incarcérée depuis 14 ans pour son appartenance au mouvement marxiste DHKP-C et atteinte d’un cancer en phase terminale.

Vers 22h00, heure turque, Güler Zere est sortie, un masque couvrant la bouche et le nez, par la porte de la morgue en chaise roulante, en compagnie de sa famille, de ses aides-soignants et de son avocat Taylan Tanay.

Elle a été accueillie par des sympathisants qui lui ont offert un bouquet d’œillets aux cris de « Güler Zere est notre dignité », « les prisonniers révolutionnaires sont notre dignité ».

Güler a à son tour salué ses nombreux camarades qui campaient depuis 121 jours devant cet hôpital de Balcali à Adana (sud de la Turquie ) où elle était soignée dans une unité réservée aux prisonniers.

Une ambulance l’attendait pour être emmenée vers un hôpital privé d’Adana où elle passera la nuit.

Güler Zere sera ensuite transférée vers l’hôpital universitaire de Capa à Istanbul par avion.

Sa libération, est une victoire pour tous les amoureux de la justice et de l’humanité qui, indépendamment de leurs sensibilités politiques, ont lutté avec acharnement pour défendre son droit à la vie, même si, comme elle l’a murmuré à son avocat ce soir, victime de l’arbitraire cruel de l’Institut médicolégal et de la bureaucratie, elle a finalement gagné « non pas le droit de guérir, mais de mourir en liberté ».

Un nouveau combat désespéré s’annonce : celui de la lutte pour la guérison de Güler en dépit de toutes les prévisions médicales résolument pessimistes.

Vendredi 6 novembre, 22h30

Comité des libertés

Email : comitedeslibertes@gmail.com

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 21 Nov 2009 à 20:35
 
Il s’en passe des choses dans le procès DHKP-C de Düsseldorf…

Un journaliste allemand dénommé Edith Bartelmus-Scholich a été condamné à verser 12.000 euros pour diffamation contre un juge pour avoir dénoncé la mise en détention par celui-ci d’un militant turc aveugle (suite aux tortures dans les geôles turques) qui refusait de répondre aux questions inquisitrices dudit juge. L’article est paru dans “Junge Welt”.

http://www.jungewelt.de/2009/11-20/038.php

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Dec 2009 à 18:04
Bruxelles, le 11 décembre 2009 : La Confédération syndicale internationale (CSI) a fermement protesté contre une nouvelle violation flagrante des droits syndicaux en Turquie. La liste interminable d’atteintes de ce genre en Turquie met sérieusement en doute la volonté du gouvernement turc d’honorer les obligations qui lui incombent en vertu du droit international.

D’après les informations reçues par la CSI, la quasi-totalité des membres du Comité exécutif et plusieurs responsables de la branche syndicale du syndicat des ouvriers du transport Nakliyat-Is ont été placés en garde à vue le lundi 7 décembre, tandis que la police faisait une descente dans le siège du syndicat. Nakliyat-Is est affilié à la confédération syndicale DISK (Devrimci Isçi Sendikalari Konfederasyonu), elle-même affiliée à la CSI. Au total, dix dirigeants du syndicat restent en garde à vue, y compris le président du Nakliyat-Is, Ali Riza Küçükosmanoglu, qui est également membre du comité exécutif de la confédération DISK, et le secrétaire général Aziz Cengiz.

La police a également perquisitionné les domiciles des syndicalistes et les locaux du syndicat à Istanbul, à Konya et à Gebze. Les syndicalistes se trouvent accusés d’ « avoir organisé une association de grand banditisme à des fins de lucre. » Comme dans la majorité des cas d’arrestations de syndicalistes survenus récemment, les avocats de la défense n’ont pas été autorisés à accéder aux dossiers de leurs clients. La CSI craint que cette vague de persécution contre le syndicat soit en représailles des victoires qu’il a remportées récemment dans sa lutte en défense des droits des travailleurs qu’il représente.

« Cette arrestation de dirigeants syndicaux est parfaitement inacceptable et évoque le procès qui avait été engagé contre 31 dirigeants et membres du syndicat turc du secteur public KESK », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.

La CSI avait assisté à ce procès en novembre, qui s’était soldé par la libération de 22 des prévenus. Ceux-ci avaient déjà écoulé six mois en prison sans avoir droit à une procédure juste et équitable. Les 31 prévenus devront néanmoins tous comparaître pour une nouvelle audience du tribunal en mars de l’année prochaine ( voir CSI En Ligne antérieur
).

Dans une lettre adressée au gouvernement turc, la CSI a exhorté le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le plein respect des droits des travailleurs en Turquie et libérer tous les syndicalistes détenus, en vertu des obligations découlant des traités internationaux souscrits par la Turquie, y compris la Convention 87 de l’OIT sur la liberté d’association et le droit d’organiser, la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention européenne des droits de l’homme.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Dec 2009 à 20:27

Turquie: Verdict au grand procès contre Dev Sol

(source : Secours Rouge 16/12/09)

Le procès avait commencé le 15 mars 1982 et s’est clôturé aujourd’hui, après 29 ans de procédure. Il avait été lancé par la junte fasciste du général Kenan Evren qui aujourd’hui, passe une retraite paisible sur la riviera turque. Dans ce procès de masse intenté contre le DHKP-C qui s’appelait à l’époque Devrimci Sol (Gauche révolutionnaire, plus connu sous son diminutif Dev-Sol), 1243 inculpés dont Dursun Karatas, le fondateur du mouvement évadé de la prison de Bayrampasa en 1989 et décédé l’an dernier aux Pays-Bas, durent comparaître ensemble devant des juges militaires.

Après avoir perdu les centaines de classeurs qui constituaient le dossier pénal, les tribunaux “civils” auront délibéré dans le sens de leurs prédécesseurs militaires. 39 des 1223 (!) accusés ont été condamnés à la prison à perpétuité. Vu l’ancienneté de faits, les quelques condamnés qui auront survécu au terrorisme d’Etat (nombreux sont les inculpés qui ont été assassinés durant les années 90) bénéficieront de prescription. Les peines de prison à vie ont été converties en peines de prison de huit années d’emprisonnement en vertu de la loi sur le terrorisme pour ce type de délits. La plupart des condamnés ayant déjà été emprisonné huit ans ou plus sont ressortis libres du tribunal. Un des avocats a déclaré qu’ils iraient en appel de cette décision. Il met en avant le fait que ce procès a débuté durant la période du coup d’Etat, période durant laquelle la seule méthode d’enquête était la torture. Vingt militants accusés dans ce procès ont également porté plainte devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour procès inéquitable.

Pour continuer avec les ennuis judiciaires du DHKP-C /
C’est ce mercredi 16 que la 13ème Chambre de la Cour d’appel de Bruxelles aurait du rendre son verdict au prèècs DHKP-C. Une soivantaine de personnes (parmi lesquels une délégation de notre Secours Rouge) était présente pour manifester leur solidarité avec les inculpés. Finalement, le prononcé du verdict a été reporté au 23 décembre.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 18 Dec 2009 à 20:24
Le 5 novembre 2008, la police allemande a effectué une vague de perquisitions dans le cadre d’une opération prétendumment antiterroriste visant la gauche radicale turque. Le siège de la Fédération anatolienne (organisation turque luttant pour les droits politiques et sociaux des immigrés en Europe), deux autres locaux qui lui sont affiliés ainsi que de nombreux domiciles privés ont ainsi été visités. Des ordinateurs, des appareils photo et l’argent des caisses des collectifs ont été saisis. La présidente de la Fédération Nurhan Erdem ainsi que deux autres militants ont été arrêtés et sont toujours en détention. Depuis 14 mois, ils sont soumis à un régime d’isolement intense, ne disposant d’un parloir d’une demi-heure que toutes les deux semaines. En outre, la plupart des membres de leur famille proche sont interdits de visite sous prétexte qu’ils pourraient servir de relais entre les prisonniers et le mouvement politique auquel ils appartiendrait. Aucune date de procès n’a encore été fixée, mais l’on sait qu’ils seront poursuivis en vertu de la loi antiterroriste allemande

Face à cette criminalisation, la section belge du Comité des Libertés appelle à un rassemblement ce vendredi 18 décembre à 14h devant l’ambassade d’Allemagne à Bruxelles, 8-14 rue de J. de Lalaing à Etterbeek.

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9eme anniversaire du massacre des prisonniers politiques de Turquie

(source : Maison du Peuple de Genève et Maison Populaire de Genève samedi 19 décembre 2009)

HALTE A LA REPRESSION SANGLANTE CONTRE LES PRISONNIERS POLITIQUES !Huit ans après le massacre, la plupart des militaires tortionnaires et assassins ont bénéficié de la prescription. Les victimes, elles, sont aujourd’hui poursuivies pour s’être opposées à leur mise à mort et au programme de coercition que le régime d’Ankara aidé par les instances européennes a tenté de leur imposer.

En Turquie, de nombreuses actions sont prévues devant les portes des prisons pour rendre hommage à la résistance héroïque des prisonniers politiques et réclamer que justice leur soit rendue.

Environ 1000 prisonniers politiques dans toutes les prisons turques ont entamé une grève de la faim illimitée le 20 octobre 2000. Après 30 jours, elle est devenue une grève de la faim jusqu’à la mort. Les prisonniers protestaient contre le plan du Gouvernement prévoyant leur transfert forcé dans des prisons à cellule d’isolement dite de « type F » ainsi que contre les tortures, la répression et la législation prétendument « antiterroriste » de l’Etat turc qui bafoue les règles démocratiques minimales.

Le 19 décembre 2000 à 4h30 le gouvernement turc ordonnait l’attaque de vingt prisons. Elles furent investies par l’armée, les forces spéciales de gendarmerie (10 000 hommes !) en utilisant des bombes à gaz, des fusils d’assaut, des bombes incendiaires ainsi que des bulldozers pour réprimer et massacrer les prisonniers politiques.

Après l’opération du gouvernement turc, on comptait 28 morts et des centaines des blessés graves. Après cette attaque environ 1500 prisonniers politiques ont été transférés dans des cellules d’isolement de « Type F ».

122 personnes dont des prisonniers politiques et leurs proches sont mortes dans le cadre de cette grève de la faim et de son soutien, dans et hors des prisons. 600 personnes environ sont soit au bord de la mort, soit dans des états physiques et mentaux gravement détériorées.

Actuellement la lutte continuent dans les prisons de « Type F » pour protester contre le système d’isolement dans les cellules.

la torture, la violence et les massacres sont appliqués de manière systématique en Turquie. Ces actes qui bafouent particulièrement les Droits de l’homme se produisent malgré la demande d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne.

Face à l’urgence de la situation, au refus de négocier du gouvernement turc, à la répression et aux fins de non recevoir qui ont accueilli les tentatives de médiation et d’intervention des organisations de défenses des droits de l’Homme,la Maison Populaire de Genève et Maison du Peuple de Genève appelle tous les démocrates, à se remobiliser pour mettre fin à une situation intolérable !

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Turquie/Kurdistan: Premier bilan de l’opération policière

(source : Secours Rouge 25/12/09)

Moins de 24 heures après le passage des 94 bourgemestres du parti interdit, le DTP, au BDP, une opération de police a été menée visant ce parti dans plus de 11 villes. Plus de 80 personnes, dont le co-Président du Congrès de la Société Démocratique (DTK) ainsi que 9 bourgemestres, ont été interpelés. Des opérations conjointes ont été menées à Diyarbakır, Siirt, Hakkari, Dersim, Batman, Urfa, Şırnak et Van sur ordre du Procureur de la République de Diyarbakir. Parallèlement, d’autres descentes ont eu lieu à Ankara, Istanbul et Izmir. Les informations relatées parlent d’au moins 80 placements confirmés en garde à vue, touchant notamment certains maires.

Une descente a aussi eu lieu dans les locaux de l’Association des Droits de l’Homme. Alors que la police a interdit aux personnes présentes de quitter les lieux lors de la perquisition, tous les documents et le matériel informatique ont été saisis à fin d’expertise. Nous avons pu apprendre que la perquisition continuait.

Lors des descentes dans différents locaux d’habitations à Batman, Dersim et Ankara 7 personnes ont été interpelées. Les policiers de la section antiterroriste de la direction de la sûreté de Batman ont perquisitionné plusieurs maisons tôt dans la matinée, dont celle d’Huseyin Kalkan, l’ancien bourgemestre de Batman. La perquisition ayant duré plus de trois heures. A la suite de ces perquisitions Huseyin KAlkan, ainsi que l’ancien dirigeant du DTP local, , l’ancien dirigeant régional, un membre du Conseil Municipal de Batman et une membre de l’assemblée des femmes ont été placés en garde à vue.

A Dersim, ce sont les maisons des membres de l’Assemblé des femmes qui ont été perquisitionnées par les policiers de la direction de la sécurité publique. A Ankara, l’ancien dirigeante locale du DTP de Altindag a été interpelée. A Van, les policiers de la section anti-terroriste de la direction de la sécurité publique ont perquisitionné en même temps le Centre d’Affaire de la Mairie, le Centre Culturel de Mésopotamie et certaines habitations. Alors que tous ces lieux ont été fouillés de fond en comble, de nombreuses personnes ont été arrêtées, dont d’anciens dirigeants locaux du DTP dissout.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 07 Jan 2010 à 17:58
Lynchages en série contre les militants de gauche en Turquie
 

(source : http://kurde-moyen-orient.20minutes-blogs.fr/archive/2010/01/06/des-militants-de-gauche-lynches-par-les-loups-gris.html  06/01/2010)

 
Le 16 décembre dernier, trois étudiants de gauche de l’Association de la jeunesse (Gençlik Dernegi) menant campagne pour la fermeture de la base américaine d’Incirlik (sud de la Turquie) ont été arrêtés à Edirne en Thrace (nord-ouest de la Turquie ) pour « propagande en faveur du DHKP-C ». Le 27 décembre, un groupe de 15 étudiants andrinopolitains et la mère d’un des trois étudiants arrêtés, ont été lynchés par près d’un millier de personnes alors que la poignée de manifestants collectait paisiblement des signatures pour la libération des trois étudiants.

Cette fois encore, les agresseurs avaient été mobilisés et encadrés par des policiers et des agents en civil, ce que confirment les témoins oculaires et les nombreux documents vidéo. Pendant leurs séances de ratonnades anticommunistes, les lyncheurs ont hurlé des slogans anti-kurdes et anti-PKK tels que : « A Edirne, il n’y a pas de place aux traîtres » et « A bas le PKK » alors que ni ces étudiants, ni leur campagne anti-impérialiste n’avaient de rapport avec la cause nationale kurde.

Et une fois de plus, les lyncheurs ont pu rentrer chez eux sans être inquiétés par les autorités tandis que deux des victimes ont été incarcérées en vertu du mot magique de « propagande en faveur du DHKP-C ».

Loin de se laisser décourager devant la folie furieuse des manifestants d’extrême droite, 150 membres du Front populaire (Halk Cephesi) répartis dans trois autocars, ont quitté Istanbul le 3 janvier pour organiser un rassemblement sur la place centrale de la ville d’Edirne.

A quelques kilomètres de la cité thracienne, les lyncheurs ont bloqué l’autoroute pour empêcher les manifestants d’entrer à Edirne. Puis, aidés par les forces de « sécurité », ils ont violemment agressé les membres du Front populaire. Au lieu de disperser les agresseurs, la police s’en est ainsi prise aux occupants des autocars en les matraquant et en les aspergeant de gaz lacrymogènes. On compte plusieurs blessés parmi des manifestants pris en étau par la police et les fascistes.

Le même jour, les activistes du Front populaire ont été lynchés dans les provinces orientales d’Erzincan et de Kars alors qu’ils faisaient signer la même pétition réclamant la fermeture de la base militaire américaine d’Incirlik. Là aussi, même scénario : des provocateurs qui attisent la haine de la population contre une poignée de militants pacifistes puis des scènes de lynchage, des blessés et des arrestations parmi les victimes.

Ces crimes fascistes sont loin d’être anodins en Turquie. Les quelques exemples historiques suivants permettent de constater que ces explosions de haine souvent très meurtrières ne sont pas des « réactions citoyennes spontanées » comme veulent le faire croire les autorités et la presse de droite.

Les 6 et 7 septembre 1955, les minorités juives, grecques et arméniennes d’Istanbul ont subi deux « nuits de cristal » par des hordes racistes. La veille, les édifices qui devaient être pris pour cible avaient été marqués à la peinture rouge. Bilan : des milliers de maisons, d’églises, de synagogues, de commerces saccagés, pillés et l’exode massif vers l’étranger des minorités prises pour cible. Les autorités turques avaient alors tenus les communistes pour responsables de ces pogromes alors que ce fut l’attentat commis par des agents de liaison de l’ambassade turque en Grèce contre la maison d’Atatürk à Salonique qui mit le feu aux poudres (source : révélations du général Sabri Yirmibesoglu, secrétaire général du Conseil national de sécurité – MGK – de 1988 à 1990).

Le 19 février 1969, les policiers turcs assistés par des militants islamistes proaméricains lynchent des manifestants de gauche qui protestaient contre la présence de la 6e flotte américaine dans le Bosphore. Les lynchages fascistes font deux morts et plus de 200 blessés parmi les manifestants de gauche.

Le 24 décembre 1978, les Loups Gris organisent un pogrome anti-alévi (communauté religieuse syncrétique d’inspiration chiite prônant un Islam humaniste) et anti-communiste à Kahramanmaras (sud de la Turquie ). Les maisons des victimes avaient été marquées la veille. Les Loups Gris massacreront ainsi 111 personnes, femmes, enfants et vieillards pour la plupart, à coups de hache, au couteau, avec des fusils … Tout avait commencé le 19 décembre 1978 avec le lancement d’une bombe dans un cinéma fréquenté par des fascistes. L’auteur de l’attentat, Ökkes Kenger (qui changea ensuite son nom de famille en Sendiller par peur de représailles) lui-même un fasciste du Parti d’action nationaliste (MHP), avait imputé la responsabilité de l’attentat aux communistes pour susciter un soulèvement d’extrême droite dans la ville contre la minorité alévie.

Le 2 juillet 1993, les intellectuels alévis et de gauche subissent un lynchage islamo-fasciste à Sivas qui se solde par l’incendie de leur hôtel. Bilan : 37 morts.

Rien que ces cinq dernières années, on dénombre près de 40 actes de lynchage (source : Birgün, édition électronique du 5 janvier 2010) visant principalement les manifestants pro-kurdes, les quartiers kurdes et les militants de la gauche turque.

Chaque fois que ce type de violences éclate, les regards se tournent systématiquement vers le Commandement des forces spéciales de l’armée et son Conseil d’examen de la mobilisation (Seferberlik Tetkik Kurulu), appelé également « Département de guerre spéciale » (Özel Harp Dairesi), une structure secrète de l’armée turque créée par la CIA et l’OTAN durant la guerre froide et destinée à mener la guerre psychologique et militaire contre « l’ennemi intérieur » par la mobilisation de la population à partir d’actes de sabotage et de provocation.

Les inquiétudes autour de l’existence de cette boîte noire de « l’Etat profond » ont refait surface ces derniers jours après que la justice civile ait ordonné des perquisitions dans la « chambre cosmique » du Commandement des forces spéciales sur base de soupçons de complot d’assassinat par des militaires contre le vice-premier ministre Bülent Arinç. C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire de la Turquie qu’une pareille enquête vise le QG des opérations secrètes qui ont ensanglanté la Turquie ces soixante dernières années.

Entre-temps, le calme n’est toujours pas revenu en Thrace : les 150 manifestants stambouliotes sont bloqués depuis dimanche dans une station d’essence non loin d’Edirne. Leurs avocats dépêchés sur les lieux ont rencontré le gouverneur de la ville hier pour que ce dernier débloque la situation et permette aux manifestants de voyager et de manifester librement mais celui-ci s’est montré peu coopérant.

Au même moment, les lyncheurs fascistes, ouvertement assistés par la police et les services secrets, guettent la moindre occasion pour semer la terreur et verser le sang de ceux qui pensent autrement.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 11 Jan 2010 à 17:57
 
Immigrés africains de Rosarno en Calabre, Kurdes de Kazanli et Roms de Selendi en Turquie… à présent, ce sont des Turcs de Turquie (exigeant la fermeture de la base militaire américaine d’Incirlik et aspirant à l’indépendance de la Turquie) qui subissent les lynchages des Turco-nazis (assistés par les services secrets) à Edirne.

Ci-dessous, la vidéo et une photo (en attaché) des scènes de lynchage de quelques militants du Front populaire ainsi que le communiqué du Comité des libertés :

 http://video.milliyet.com.tr/Edirne-yine-karisti_1_35037.htm?auto=1

Barbarie à Edirne !

A Edirne, quelque 200 membres du Front populaire (Halk Cephesi) venus d’Istanbul campaient depuis six jours déjà aux abords d’Edirne (nord-ouest de la Turquie ) en attendant de pouvoir entrer dans la ville afin d’y organiser une conférence de presse pour dénoncer le lynchage par les Loups Gris puis l’incarcération de cinq de leurs camarades universitaires alors qu’ils faisaient signer une pétition exigeant la fermeture de la base américaine d’Incirlik.

Le 3 janvier dernier, les autocars de ces militants avaient été bloqués sur l’autoroute par une horde de fascistes mobilisés par les forces de l’ordre.

Face au refus catégorique des autorités locales de laisser entrer les manifestants dans la ville et d’assurer leur sécurité, hier après-midi, les militants du Front populaire ont tenté de briser l’encerclement fasciste et policier et d’atteindre le centre-ville pour y organiser le meeting prévu.

Cependant, seule une poignée de militants est parvenue à atteindre le bâtiment de la direction des postes située au cœur d’Edirne, les autres manifestants ayant été stoppés dans leur progression par la police et les militants d’extrême-droite..

A peine ont-ils commencé la lecture de leur communiqué que les quelques manifestants de gauche ont été assaillis comme des brebis au milieu de loups enragés (1).

Certains des militants lynchés, parmi lesquels de jeunes femmes, ont été tabassés à mort sous les insultes et les appels au meurtre.

Même leurs chasubles et leurs calicots recouverts de slogans anti-impérialistes ont été brûlés par les fascistes.

Les barbares qui se sont livrés à cette orgie haine et de sang, pour la plupart sympathisants du Parti d’action nationaliste (MHP) et du Parti de la Grande Union (BBP), étaient en réalité encadrés et provoqués en permanence des membres des services secrets et des policiers en civil venus de provinces voisines ainsi que par des officiers en retraite. Vendredi dernier, une enquête journalistique menée auprès de la population locale avait révélé que les Andrinopolitains ne connaissaient aucun des lyncheurs, ces derniers venant probablement de régions et de villes extérieures. Les soupçons concernant l’identité occulte des lyncheurs se sont confirmés aujourd’hui via le quotidien progouvernemental Zaman qui a révélé que les contrôles d’identité effectués par la police officielle auraient permis de démasquer l’origine militaire des agents provocateurs (2).

Après leur action téméraire, les membres du Front populaire s’en sont retournés à Istanbul dans la soirée. Aujourd’hui, une soixantaine d’entre eux ont donné une conférence de presse sur la place Taksim pour témoigner de la provocation dont ils ont fait l’objet et pour annoncer leur retour à Edirne pour défendre leurs « camarades incarcérés ». D’après eux, « la population d’Edirne n’était pas impliquée dans les lynchages ».

On a appris en fin d’après-midi qu’au total, 43 membres du Front populaire, universitaires pour la plupart, ont été tabassés par la police et mis en garde à vue dans les villes d’Eskisehir, d’Erzincan et de Kars.

Notre Comité des libertés s’engage à poursuivre partout en Europe, la campagne pour la libération des militants anti-impérialistes incarcérés.

Comité des libertés

Le 10 janvier 2010

(1) Vidéo publiée sur le site du quotidien libéral Milliyet : http://video.milliyet.com.tr/Edirne-yine-karisti_1_35037.htm?auto=1

(2) Lien vers l’article du quotidien Zaman révélant les dessous de la provocation :  http://www.zaman.com.tr/haber.do?haberno=938310&title=olaylardan-once-edirneyi-istihbaratcilar-kusatmis

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 04 Feb 2010 à 19:54


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Genève, le 3 février 2010

Me Muharrem ERBEY, défenseur des droits humains, a été incarcéré pour avoir dénoncé les violations des droits humains au Kurdistan turc lors d’une conférence au Palais des Nations à Genève en septembre 2009

Me Muharrem ERBEY, Vice-Président national et Président de la section de Diyarbakir de l’Association des droits de l’homme de Turquie (IHD)1, a été arrêté le 24 décembre 2009 lors d’une rafle au Kurdistan turc en même temps que des dizaines d’élus (maires et conseillers municipaux notamment), anciens députés et de dirigeants du Parti de la société démocratique (DTP) qui a été interdit le 11 décembre 2009.

À l’occasion des dernières élections municipales de mars 2009 le DTP avait conquis près d’une centaine de municipalités au Kurdistan turc en doublant sa représentation. Depuis lors il semble que les autorités turques n’auraient pas digéré le succès électoral du DTP car une vague d’arrestations (qualifiée de « vengeance » par M. A. TÜRK) se poursuit parmi les élus, dirigeants et cadres du DTP. Actuellement, dans les prisons turques on compte près de 1’000 dirigeants, cadres et élus du parti pro-kurde : DTP surtout, mais aussi son successeur le Parti de la paix et de la démocratie (BDP). Parmi ceux-ci, on signale dernièrement M. Mehmet Nuri GÜNES, le Maire d’Igdir, arrêté le 22 janvier dernier avec 60 autres personnes.

Il faut préciser que ces personnes, à l’instar du syndicaliste genevois Murad AKINCILAR arrêté à Istanbul en septembre 2009, sont arrêtées par des unités spéciales et sont poursuivies en vertu de la législation anti-terroriste. Ces arrestations sont par ailleurs très médiatisées, avec des photos des élus menottés, dans le but de terroriser la population2.

Le 24 janvier 2010, Me ERBEY a fait parvenir une lettre au siège de son association (IHD) dans laquelle il relate les conditions de son arrestation et les accusations portées contre lui lors de son interrogatoire.

Me ERBEY affirme avoir été arrêté chez lui le 24 décembre à 4h50 du matin. Les policiers qui ont procédé à son arrestation ne l’ont pas autorisé à appeler un collègue avocat. Ils l’ont emmené directement au siège de l’association et ont confisqué immédiatement les disques durs de 12 ordinateurs et tous les CD, DVD, livres et documents. Il a été exposé aux médias, tout comme les élus du DTP, les mains menottées dans la cour du Palais de justice.

Lors de son interrogatoire chez le Procureur, toutes ses activités au sein de l’IHD en tant que défenseur des droits humains (projets, conférences, participation aux réunions internationales, etc.) ont été présentées comme des délits. Me ERBEY a alors déclaré que si c’était tout ce qu’on lui reprochait, il l’assumait complètement et il continuerait à agir de la sorte dès sa sortie de prison.

Me ERBEY a été accusé d’appartenance à une organisation illégale notamment en raison des activités suivantes :
1. avoir élaboré des projets et organisé des formations sur les droits des enfants, des femmes, etc. ;
2. avoir participé aux travaux d’élaboration d’une constitution civile et démocratique aux côtés d’organisations de la société civile ;
3. être le conseiller juridique du Maire de Diyarbakir M. Osman BAYDEMIR, de l’avoir défendu lors de nombreux procès intentés contre lui et de s’être rendu fréquemment à la Mairie de Diyarbakir ;
4. avoir accordé une interview à Roj TV (alors que depuis deux ans il accorde des interviews aux médias locaux et internationaux sans être inquiété) ;
5. avoir « ridiculisé » l’Etat turc (selon le vocabulaire utilisé par les autorités turques) lors de ses interventions aux parlements suédois, belge et anglais ainsi qu’au siège de Genève3 des Nations Unies ;
6. avoir « ridiculisé » les forces de l’ordre, avoir soutenu moralement l’organisation (PKK n.d.t.) et avoir motivé la population alors qu’aucun procès n’a été entamé contre des centaines de communiqués de presse que Me ERBEY a signés ces deux dernières années.

En se basant sur le témoignage (sous X) qui accuse Me ERBEY d’agir pour le compte d’une organisation illégale, le Procureur l’a traduit devant le Juge d’instruction. Ce dernier lui a demandé d’emblée « Pourquoi assurez-vous la défense de plusieurs justiciables sans être rémunéré ?».

Me ERBEY lui a répondu que de nombreuses victimes de torture, de mauvais traitements, de violations du droit à la vie et à la liberté d’opinion et d’expression s’adressaient à l’IHD et en tant que défenseur des droits humains, il donnait une aide juridique gratuite à plusieurs personnes démunies. Il lui a également répondu que c’était le lot quotidien des défenseurs des droits humains à travers le monde, tout en lui demandant pourquoi une telle attitude serait qualifiée de délit à Diyarbakir ? Il a également précisé que les défenseurs des droits humains ne faisaient aucune distinction (origine, sexe, classe sociale, opinion politique, etc.) entre les victimes à défendre. Ainsi, on peut trouver parmi elles aussi bien des parents de soldats, des épouses de policiers, des gardiens de village (milices kurdes armées et payées par le gouvernement turc, n.d.t) que des sympathisants du PKK et des filles portant le foulard.

Au terme de la procédure, le juge a ordonné son incarcération au motif qu’il aurait mené toutes ces activités au nom de l’organisation (PKK, n.d.t). Me ERBEY est actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité (type D) de Diyarbakir.

Le CETIM et le MRAP condamnent fermement l’arrestation et la condamnation à une peine privative de liberté de Me Muharrem ERBEY et exhortent les autorités turques à libérer immédiatement Me ERBEY.

Le CETIM et le MRAP appelle la Turquie à se conformer aux normes générales et aux traités internationaux relatifs aux droits humains auxquels la Turquie est partie.

1 L’IHD reçoit beaucoup d’allégations de violations des droits humains à Diyarbakir. Ses activités principales consistent à mener des enquêtes, à élaborer des rapports et à entamer des procédures juridiques gratuites pour aider les victimes. L’IHD élabore et met en œuvre également des projets destinés aux groupes vulnérables tels que les femmes, les enfants, les victimes de la torture et de mauvais traitements. Depuis 50 semaines, l’IHD organise un sit-in à Diyarbakir pour réclamer l’enquête sur les 17′500 victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires. L’association a contribué à la découverte de nombreux charniers contenant des corps suite à des disparitions forcées. Apparemment, ses activités dérangent puisque, depuis sa fondation en 1986, 22 dirigeants et membres de l’IHD ont été victimes d’exécutions sommaires, des centaines ont été arrêtés, incarcérés et torturés.

2 Voir rapport conjoint CETIM – MRAP (http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=334 ) et ses annexes (http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=335 et http://www.cetim.ch/fr/interventions_details.php?iid=336 )

3 Conférence organisée par le CETIM et le MRAP le 24 septembre 2009 en marge de la 12ème session du Conseil des droits de l’homme.

Contact :
Pour le CETIM : Melik Özden
Pour le MRAP : Gianfranco Fattorini

CETIM – Centre Europe-Tiers Monde
6, rue Amat
1202 Genève
Suisse
Tél.: +41 22 731 59 63
Fax: +41 22 731 91 52

www.cetim.ch

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