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Qui veut tuer la Sécurité Sociale solidaire ?

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Sujet: Qui veut tuer la Sécurité Sociale solidaire ?
    Envoyé : 10 Apr 2008 à 12:59
Je pense que beaucoup d'intervenants sur ce forum sont jeunes, beaux, intelligentsWink et... bien portant. Mais, un jour -lointain-, vous prendrez ma suite dans le cortège des vieillards chenus (après "vieillards", "chenus" ça fait bien) et vous serez peut-être amenés à vous faire soigner.... en fonction de vos moyens financiers car dans le domaine de la Santé la "France d'après" n'attend pas (le nombre des années) !
 

"Le rapport Larcher propose de redéfinir le rôle de chaque hôpital

jeudi 10 avril 2008 11h40


L'ancien ministre Gérard Larcher a rendu jeudi à l'Elysée un rapport sur les missions de l'hôpital qui doit servir de base à la future loi sur l'organisation des soins prévue à l'automne. Ce document contient 16 mesures dont l'idée de créer des "communautés hospitalières", soit la réunion sur un même secteur d'un grand hôpital de pointe et de petits hôpitaux qui se spécialiseront. Elus locaux et personnels hospitaliers redoutent qu'il s'agisse surtout de faire des économies.

 

Créer des "communautés hospitalières" : c'est l'idée principale contenue dans le rapport rédigé par l'ancien ministre délégué au Travail Gérard Larcher à propos de la réforme de l'hôpital et remis jeudi à Nicolas Sarkozy. Ce document d'une centaine de pages pour 16 mesures doit servir de base à la future loi sur l'organisation des soins prévue à l'automne. Constat de départ : trop de petits hôpitaux effectuent sur leur territoire propre des missions similaires et sont menacés de fermeture faute d'une activité suffisante pour des raisons de sécurité mais surtout de coût.

Pour résoudre cette équation qualité/coût, le rapport Larcher propose sur un territoire donné de mettre en place une stratégie commune pour tous les établissements hospitaliers et de donner à chacun un rôle précis. Les petits hôpitaux seront poussés à mutualiser leurs moyens mais aussi à se spécialiser dans certaines disciplines. Ainsi, chacun aura un volume d'activité suffisant pour être rentable et garantir un bon niveau de soins. Le "grand" hôpital du secteur restera l'établissement de référence.

Une proposition qui ne devrait pas suffire à rassurer les élus locaux et les personnels hospitaliers qui redoutent qu'il s'agisse avant tout de faire des économies en sacrifiant le service public de santé notamment dans les zones les plus isolées et les moins peuplées. Réunis le week-end dernier à Ucel en Ardèche, les comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité ont pour leur part demandé un "moratoire" sur les fermetures de services prévues dans nombre de régions.

Leur crainte : que "les petits hôpitaux, considérés comme secondaires, deviennent un peu des hôpitaux dortoirs pour personnes âgées" en se spécialisant dans la gériatrie au détriment d'autres activités comme la chirurgie ou la maternité. "

 
Source : Europe 1

 
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 06 May 2008 à 08:23

Les yeux et les dents ne sont pas des marchandises !


Non à la la fin du remboursement de l’optique par la Sécu !

La récente proposition gouvernementale du déremboursement de l’optique par la Sécu est une revendication datant de 2004 de la Fédération française des sociétés d’assurance affiliée au MEDEF. Il s'agit ,après les franchises sur les soins, d'une nouvelle étape vers la mort programmée de la protection sociale solidaire.

La sortie de l’optique et du dentaire du principe de solidarité de la sécurité sociale pour une prise en charge totale par les organismes de complémentaire santé vise à favoriser les grandes firmes multinationales de l’assurance qui ont des liens financiers avec les chaînes d'opticiens ainsi qu'avec les groupes de prothésistes industriels.

Le système assurantiel que nous prépare le gouvernement et le MEDEF ne permettra pas à l'ensemble des citoyens et citoyennes d'accéder à des soins du même niveau car dans le domaine de la santé à la logique du profit répond toujours sélection du risque et rejet des plus malades et des plus faibles.

L'Avenir Mutualiste et la Mutuelle Solidaire d'Aide à la Personne (MSAP) déplorent que toutes les composantes de la Mutualité Française aient préparées ce nouveau déremboursement en ayant négocié depuis plusieurs mois la fiscalisation des oeuvres mutualistes d'optique et du dentaire.

L'Avenir Mutualiste et la Mutuelle Solidaire d'Aide à la Personne (MSAP), mutuelles solidaires, membres de l'Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM) et de l'Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS) s'opposent à la marchandisation du corps humain et rappellent que les yeux et les dents ne sont pas des marchandises mais des organes indispensables à la vie normale de tout être humain.

La sécurité sociale solidaire doit vivre et rembourser 100 % des soins utiles et nécessaires, optique et dentaire compris !

L'Avenir Mutualiste et la Mutuelle Solidaire d'Aide à la Personne (MSAP) appellent les mutualistes à résister à ce nouveau coup brutal contre la santé solidaire en renforçant ses centres optiques Visiomut et ses oeuvres mutualistes à but non lucratif (www.ugoss.fr).

Contact L'Avenir Mutualiste : Nicole Rives (présidente): 06 77 94 47 00

Contact Mutuelle Solidaire d'Aide à la Personne : Ali Boudiaf (président) : 06 27 02 29 61

accueil@avenirmutualiste.fr

www.avenirmutualiste.fr




Edité par T 34 - 02 Nov 2011 à 07:01
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 May 2008 à 01:10
Bonjour

Le cauchemar décrit dans le récent film de Mickaël Moore "Sicko" est en train de devenir la réalité française. La marchandisation totale de la santé est la donne d'aujourd'hui et bientôt la Sécurité Sociale ,pourtant issue des luttes ouvrières et de la libération de 1945, ne sera plus qu'une assurance minimale comme aux Etats-Unis. Avec la privatisation générale riment mauvaise qualité des soins pour la majorité d'entre nous mais hôpital américain pour les nantis du système. C'est à un véritable recul civilisationnel que nous assistons. Pour la protection santé, il nous est demandé de mettre toujours plus de notre poche : franchises, complémentaires santé de plus en plus chères etc.
Cotiser à une complémentaire santé est malheureusement une obligation si l'on veut bien se soigner.
Mais sur le marché qu'est devenue la santé, il faut être vigilant car il ne faut pas encourager le mouvement du système  ultra-libéral.
Il faut refuser de verser de l'argent pour sa santé à des assurances cotées en bourse.
Revenir à une Sécurité Sociale remboursant 100 % des soins utiles et nécessaires doit être notre boussole.
La cotisation à une complémentaire santé doit être vécue comme provisoire, le temps que les luttes ramènent la solidarité face à l'assurantiel privé !

L'Avenir Mutualiste (www.avenirmutualiste.fr) est une mutuelle solidaire créée dans classe ouvrière en 1928, elle désire par ses cotisations bien taillées et ses prestations efficaces, encourager les luttes et aider les militants du mouvement social car les résistants doivent se retrouver et s'épauler !.

L'Avenir Mutualiste : 06.27.17.26.91
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Jun 2008 à 13:52

Le remboursement à 100 % menacé

Sécurité sociale : Le directeur de l’assurance maladie concocte un plan d’économies de 2 milliards d’euros. Il propose de dérembourser massivement les soins des malades atteints d’affection de longue durée.

Les ennemis jurés de la Sécurité sociale ne manquent pas d’imagination. Pour faire passer la pilule des déremboursements, on nous avait déjà servi la notion de « soins de confort », puis la distinction entre « petits soins » et « soins lourds ». Voici maintenant les « pathologies véritablement longues et coûteuses ». - L’expression est de Frédéric Van Roekeghem, le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), dans un nouveau plan d’« économies », dont le conseil de la CNAM sera saisi jeudi. Objectif : « opérer un redressement de l’ordre de 3,2 milliards d’euros » en 2009, dont l’essentiel (2 milliards d’euros) devrait être obtenu par des réductions de dépenses.

Réduire le déficit à zéro

Au coeur d’un catalogue de mesures figurent, pour la première fois, des dispositions affectant la prise en charge des affections de longue durée (ALD). Environ 8 millions de patients bénéficient de ce régime des ALD, qui leur assure un remboursement à 100 % des soins. Leur nombre croît régulièrement (ils seront 12 millions en 2015 selon les prévisions), du fait des progrès de la médecine qui allongent l’espérance de vie, dans de meilleures conditions, de ces malades. « Nous devons faire face à la hausse tendancielle des dépenses liées à l’accroissement de la prévalence de pathologies lourdes et chroniques : 40 % de la population concentre 90 % des remboursements », constate le patron de la CNAM, dans un entretien aux Échos. Haro, donc, sur ces malades qui nous coûtent si cher ! Chargé de trouver des idées pour réduire à zéro, d’ici à 2011, le déficit de l’assurance maladies (prévu à 4,1 milliards d’euros cette année), Van Roekeghem propose de « réserver le bénéfice » du dispositif ALD aux pathologies « véritablement longues et coûteuses ». Un tri aboutirait à exclure du système, notamment, des personnes souffrant d’hypertension ou de certains diabètes.

D’autre part, l’assurance maladie ne rembourserait plus qu’à 35 % les médicaments à vignette bleue prescrits aux malades en ALD, à l’exception des invalides, des victimes d’un accident du travail et des femmes enceintes. La différence (le ticket modérateur) serait transférée aux assurances complémentaires. Celles-ci, à en croire Van Roekeghem, pourraient supporter la charge sans augmenter leurs tarifs. Affirmation d’autant plus sujette à caution que ces dernières années ont vu les mutuelles augmenter leurs tarifs parallèlement aux désengagements successifs de la Sécu.

Basculement sur le privé

Le basculement d’une part croissante de la couverture maladie - « ce qui ne relève pas des soins essentiels », disait, en septembre dernier, Nicolas Sarkozy - sur des assurances privées est un choix revendiqué par le chef de - l’État. Dans un récent rapport, le sénateur de droite Alain Vasselle préconisait de transférer la bagatelle de 4 milliards d’euros de dépenses sur les complémentaires en modifiant les règles de prise en charge de la kinésithérapie, de l’homéopathie ou des cures thermales. Il y a peu, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, envisageait la suppression de la prise en charge de l’optique par la Sécu. S’agissant de la prise en charge de la dépendance, le gouvernement prépare une réforme faisant appel aux assurances individuelles.

S’ajoutant aux franchises, aux forfaits et aux précédentes vagues de déremboursements de médicaments, ainsi qu’à la « réforme » de l’hôpital qui pourrait entraîner la disparition de centaines de blocs chirurgicaux, services d’urgences et maternités, à l’avantage du secteur privé, ces « propositions » illustrent l’intention sarkozyste de rompre avec les fondements du système de protection sociale - en particulier avec le principe selon lequel chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Et de l’ouvrir largement aux intérêts privés. Le droit aux soins, déjà bien entamé, comme en témoignent les cas de renoncements, est plus que jamais en cause. Briser cette spirale infernale implique, pour la gauche, les syndicats et les associations de malades, d’imposer la prise en compte de mesures alternatives de financement de la Sécurité sociale, ainsi que d’une authentique politique de prévention. Il y a urgence. La discussion, à l’automne, du budget 2009 de la Sécu, s’annonce comme un rendez-vous crucial.

Yves Housson

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T 34 allez vers le bas
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Depuis le: 26 Sep 2007
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Status actuel: Inactif
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Jul 2008 à 21:18
8 juillet 2008
Le Handicap à la Trappe !
Janine Thombrau

Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….

JE DENONCE…

- Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.

- Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.

- Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.

- Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l’Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d’action" du Gouvernement…).

- Je dénonce encore ces dirigeants qui ont signé une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 – interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu’à travail égal on doit toucher un même salaire…).

Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l’emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d’une "discrimination positive" à leur égard.

La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu’ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)

- Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d’euros, pour Sanofi Aventis en 2007)

- Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission

- Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40 qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.

(DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d’euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l’année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)

- Je dénonce ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.

- Je dénonce l’incompétence … Le mépris … L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie, à ses « vieux » qui l’ont construite.

- Je dénonce la misère de 850 000 handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…

(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour : m’héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m’habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m’est impossible d’habiter seule...)

- Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5 à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.

- Je dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges, sur le soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit-il ?

(Qu’en est- il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l’alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d’assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).

- Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion… Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les riches plus riches et les pauvres à la fois plus pauvres et responsables des malheurs de notre société…

- Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule », cherchant à en faire des boucs émissaires et à faire régner un régime de la PEUR... »

- Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …

- Je dénonce par là même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.

- Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants … Poussettes … Même combat !

- Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé… Car même si elles en avaient pour certaines la volonté politique … La compensation du transfert des charges ne se fait pas ou si mal.

- Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la qualité de vie à laquelle peut prétendre tout citoyen.

- Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.

- Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.

- Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !

Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?

Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?

Patria socialismo o muerte

Quand vous dites l'Amérique vous pensez aux U$A, ça c'est la vieille Amérique. Moi je pense à la nouvelle Amérique: Cuba, Vénézuela, Bolivie, etc ☭ ★
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2008 à 13:47
Qui veut tuer la Sécurité Sociale Solidaire ?

 

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« La nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui,en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »

Préambule de la Constitution de la République du 27 octobre 1946.


L'ordonnance du 4 et 19 octobre 1945 qui créa la Sécurité sociale avait trois objectifs : l'universalité, l'unicité et la démocratie.
La gestion de la sécurité sociale devait relever des représentants élus des assurés sociaux, conformément à l'idéal de démocratie sociale porté par les forces progressistes au lendemain du second conflit mondial. Le financement de la Sécurité sociale fut alors assuré par une partie des salaires versé par les salariés et les patrons puis mis en commun dans des caisses socialisées. La loi du 1er avril 1898 sur la Mutualité est abrogée car cette dernière devient complémentaire à la Sécurité Sociale et non concurrente.

Les attaques, pour détruire les valeurs contenues dans ces textes fondateurs de la République ont été depuis lors permanentes.

1947 : la loi Morice permet à la Fédération Nationale de la Mutualité Française de gérer certaines caisses de fonctionnaires rompant djé le principe d'universalité de la Sécurité sociale
1967 : l'ordonnance du 21 août 1967 fait éclater le régime général en 3 caisses nationales : vieillesse, maladie et famille et instaure une gestion paritaire stricte de la Sécurité sociale, dans laquelle syndicats et patronat nomment le même nombre de représentants dans les conseils d’administration. C'est la suppression de l'élection des administrateurs salariés désormais désignés et le début de la diminution des prestations.
Cette gestion paritaire permet au patronat d'être majoritaire en alliance avec un syndicat minoritaire.
1973 : montée du chômage et développement du travail précaire avec pour conséquence de fragiliser le financement de la Sécurité sociale. Les cotisations étant principalement assises sur les salaires, les recettes dépendent très directement du niveau de l’emploi et de la masse salariale.
1982 : la loi du 17 décembre 1982 si elle redonne vie (provisoirement) à l'élection par les assurés sociaux de leurs représentants, permet à la Fédération Nationale de la Mutualité Française de participer à la gestion des caisses avec le patronat et les associations familiales.
1983 : c’est l’arrêt définitif des élections des élus sociaux. Le patronat mène une offensive pour réduire sa part dans les cotisations sociales. Pour que son discours pénètre bien les esprits, le patronat transforme le terme de cotisation patronale en " charge patronale " et promet de créer des emplois en contrepartie d’une baisse de ces mêmes charges. Depuis cette période, " faire baisser le poids des charges sociales " est devenu le mot d’ordre des différents gouvernements pour officiellement améliorer la compétitivité des entreprises, et pour, soi-disant, les aider à créer des emplois et donc lutter contre le chômage. C'est ainsi que se creuse un pseudo déficit.
1992 : La construction d’une Europe libérale concrétisée par la signature du traité de Maastricht impose des critères de convergence qui obligent les gouvernements nationaux à maintenir les déficits publics sous la barre des 3% du PIB. Au regard des critères européens, les déficits sociaux font partie des déficits publics. Les gouvernements doivent donc s’engager à réduire également le déficit de la Sécurité sociale sans augmenter les prélèvements obligatoires.
1995 : La création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) le 1er janvier et la signature de l’AGCS (accord général sur le commerce des services), vont accélérer et accentuer dans tous les pays l’offensive des gouvernements contre les systèmes de protection sociale et les services publics.
Dans ce contexte, le dogme qu’est devenue la "concurrence libre et non faussée" entre entreprises ne cesse de se renforcer et toute nouvelle hausse des cotisations patronales est écartée car elle entraînerait une augmentation du coût de la main d’oeuvre sur le grand marché.
2001 : A la demande de M. Teulade président de la Fédération Nationale de la Mutualité Française, le Code de la Mutualité de 1945 est remplacé par un code proche de celui des compagnies d’Assurances, la Mutualité Française voulant s'intégrer dans « le marché européen ».
Le nouveau Code de la Mutualité impose aux mutuelles des marges de solvabilité constituées de réserves financières dont une partie doit être obligatoirement placée en bourse.
2003 : Le rapport Chadelat remet en cause fondamentalement la Sécu :
-  il institutionnalise un système à trois étages,
-  il remet en cause les principes de solidarité attachés au système,
-  il tourne résolument le dos à la mise en place d’un régime universel d’assurance maladie obligatoire.
Le rapport Chadelat préconise la création d’une Couverture Maladie Généralisée (CMG) qui correspond à l’accès aux soins minimum que la Nation garantit à chacun de ses citoyens ; la CMG est constituée de 2 niveaux :
l’assurance maladie obligatoire (AMO) financée par des prélèvements obligatoires et l’assurance maladie complémentaire dite de base (AMCB) qui restera facultative et pour laquelle sera créé un dispositif d’aide à son acquisition . Apparemment l’existant ne semble pas profondément bouleversé. Mais en réalité tout dépend de l’étendue du contenu de la couverture maladie généralisée. En effet, les dépenses exclues de la CMG resteront à la charge des ménages et " libre à eux " de souscrire une assurance supplémentaire : c’est le 3ème étage de la construction. Si ce 3ème étage se révèle important, les inégalités dans l’accès aux soins s’aggravent car seuls les plus riches peuvent prétendre à ce niveau de couverture.
La volonté de maintenir une frontière entre couverture de base et couverture complémentaire avec la perspective de voir s’étendre le champ de cette dernière, est révélatrice d’enjeux financiers importants et inquiétante pour les assurés. Au nom de la volonté affichée de réduire le niveau des prélèvements obligatoires la tentation sera forte de transférer une part de plus en plus importante du régime obligatoire vers les complémentaires et ainsi de réduire l’AMO à un filet de sécurité minimale. Au bout du compte, les assurés subiront de plein fouet les augmentations de cotisations ou de primes auxquelles les mutuelles et les assurances seront conduits.

Le rapport Chadelat est la feuille de route de tous les gouvernement depuis cette époque et est utilisé pour privatiser la Sécu.


Dans cette même période se joue la dégradation de l’organisation sanitaire :
 
Fermeture de 60 000 lits d’hôpitaux, fermeture de maternités, fermeture de blocs opératoires… une médecine généraliste inégale sur le territoire  : suppression de la permanence des soins, une médecine de spécialistes en dépassement d’honoraires rendant l’accès aux soins difficiles à des pans entiers de population, débordant de beaucoup les classes les plus pauvres, pour atteindre les classes moyennes.
Le manque de corps médical, provoqué par le numerus clausus accentue les difficultés d’accès aux soins, multipliant les listes d’attente chez les spécialistes mais aussi pour l’accès aux techniques de pointe, aux actes hospitaliers. Inégalité de traitement chirurgical. Dégradation de la médecine urgentiste, absence de soins d'urgence sur les personnes âgées etc.

Cette dégradation est permise par :
 
La culpabilisation des populations sur le coût de la santé et les faux déficits de la sécurité sociale.
Le pseudo trou de la sécu qui n'existe que parce l'Etat organise le tarissement des cotisations sociales en menant :

  • une politique maintenant le chômage de masse
  • le changement de la répartition des richesses qui en 25 ans a vu la part des revenus du travail et des cotisations sociales baisser de 9,3 points de PIB au profit des profits ( correspondant à une valeur de près de 170 milliards d'euros)
  • des exonérations de cotisations patronales ( 227 milliards d'euros de 1991 à 2007)
  • la loi Fillon de 2003 qui permet une exonération des cotisations patronales pour les versements destinés aux financement de la complémentaire santé et de la prévoyance. Les patrons n'augmentent pas les salaires mais participent à la santé des salariés en creusant ainsi encore plus le déficit de la Sécu.
  • la loi Borloo de 2005 qui organise tous les métiers d'aide à la personne sans cotisations patronales à la Sécu
  • la loi Sarkozy de 2007 qui permet de travailler plus pour être soi disant payé plus mais toujours sans cotisations patronales sur les heures supplémentaires. Le salarié travaille effectivement plus mais en détruisant un peu plus la Sécu et en définitive en payant encore plus pour sa complémentaire santé donc en gagnant moins en définitive.


 

POURQUOI TUER AINSI LA SÉCURITÉ SOCIALE ?


La santé est un marché de 3 500 milliards de dollars dans le monde et évidemment les grands groupes d’assurances ont pour objectif de récupérer cette manne. En France les dépenses de santé représentent plus de 200 milliards d’euros qui échappaient encore au marché. Le corps des assurés sociaux est pour eux ce que la bagnole est au constructeur automobile.

QUI ORIENTE AINSI LA SÉCURITÉ SOCIALE ?


Les politiques alliés des financiers organisent donc l'assèchement de la Sécu solidaire par des hommes qui ont des liens étroits avec le pouvoir et avec le patronat, nul ne s'en étonnera.

Xavier Bertrand
Agent général d’assurances AXA
de 1992 à 2004
Secrétaire d’Etat à l’Assurance maladie,
de 2004 à 2005
Ministre de la Santé et des Solidarités
de 2005 à 2007

M. Van Roekeghem,
Directeur de la CNAM
Ancien directeur de l'audit du groupe d'assurances AXA de 2001 à 2003,
ex Directeur du Fonds de solidarité vieillesse de 1997 à 2001
ex Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Protection sociale,
du 15 avril 2004 jusqu'à sa nomination à la Cnam.

Monsieur Cyril Roux
Secrétaire général adjoint de l'Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM)
à ce poste depuis le 1er avril 2008
Cyril Roux a réalisé le parcours suivant :
* 2007-2008 : Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM), chef de brigade en charge des questions financières.
* 2005-2007 : Axa Investment Manager, directeur opérationnel de la direction des structurés de crédit.
* 2000-2004 : Groupe Axa, auditeur stratégique senior.
* 1997-2007 : Groupe Axa, adjoint du directeur de la gestion épargne-prévoyance individuelle, responsable technique au sein d'Axa France Assurance.
* 1994-1997 : Direction du Trésor, adjoint au chef du bureau des entreprises et chargé des négociations européennes et des relations internationales.
* 1991-1994 : Commission de contrôle des assurance (devenue ACAM), commissaire-contrôleur.

Jean-François Chadelat
Directeur du Fonds de financement de la CMU
Ex directeur chez AXA de 1990 à 1994.
auteur du sinistre rapport Chadelat

Denis Kessler
Vice-président exécutif du MEDEF de 1998 à 2002
Membre du Comité européen des Assurances de 1990 à 2002
Directeur Général d’Axa en 97 et 98
PDG du groupe Scor (réassurance) depuis nov. 2002

Guillaume Sarkozy
Frère aîné de Nicolas Sarkozy
Vice Président duMEDEF jusqu’en 2005
Délégué général de Médéric Prévoyance
(Groupe de retraites complémentaires)

Jean Louis de Mourgues
Sous-directeur à la Direction des assurances au ministère de l’Economie et des Finances, de 83 à 89
Directeur général du groupe AG2R en juillet 1990
Délégué général du Groupe Prémaliance
Député UMP depuis 1977


Guillaume Sarkozy et  Jean-Louis de Mourgues sont en première ligne dans les grandes manœuvres qui s’engagent à la Sécu. Les salariés des organismes de Sécurité sociale sont actuellement en lutte contre le régime de complémentaire santé obligatoire que prétend leur imposer l’UNCASS (Union Nationale des Caisses de Sécurité Sociale). Ce régime, qui serait fatal aux mutuelles de salariés et à leurs œuvres sociales, attribue 50 % de la gestion des organismes de Sécurité sociale aux groupes Médéric et AG2R. Or, Il se trouve que le directeur général de Médéric n'est autre que Guillaume Sarkozy ancien vice-président du Medef et ancien vice-président de la CNAM et que le groupe AG2R est dirigé par Jean-Louis de Mourgues, dont le pedigree n'a rien à envier au premier. Ce sont ces groupes qui sont pressentis pour prendre le relais de la Sécurité sociale, une fois qu’elle aura disparu.

Voilà pourquoi il faut que la Sécu disparaisse !
Cela montre le très gros appétit des groupes privés et leur hâte de se partager le gâteau, avec l’appui du gouvernement.

Une seule solution immédiate pour refuser la disparition orchestrée de la sécurité sociale :

NE PLUS COTISER DANS UNE COMPLEMENTAIRE SANTE FAISANT LE JEU DU CAPITAL ET DE SON MARCHE
AGIR POUR UNE SECU REMBOURSANT 100 % DES SOINS UTILES ET NÉCESSAIRES EN COTISANT POUR SA COMPLÉMENTAIRE SANTE A UNE MUTUELLE RÉSISTANTE VISANT CET OBJECTIF !




Nicolas Pomiès
Directeur de L'Avenir Mutualiste (Mutuelle résistante pour un retour à la Sécu et aux mutuelles de 45)
www.avenirmutualiste.fr

(cet article a été réalisé en partie grâce au travail effectué par Bernard Berthelot, qu'il en soit ici remercié)


Edité par T 34 - 09 Oct 2009 à 21:29
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 25 Sep 2008 à 20:10
 
Les français rognent sur leur budget santé ; MARC LE CHELARD / AFP

Face à l’augmentation du coût de la vie, les Français rognent sur leur budget santé. C’est ce que révèle une étude réalisée par l’institut Ipsos pour le Secours populaire français, publiée jeudi : près de quatre Français sur dix, précisément 39 %, ont déjà renoncé à un soin, ou l’ont retardé, en raison de son coût.

Au palmarès des soins sacrifiés ou retardés : l’achat de prothèses dentaires arrive en tête (31 % des personnes interrogées), suivi de l’achat de lunettes ou de lentilles de contact (29 %), des frais qui sont moins bien remboursés par la sécurité sociale. Autres visites souvent abandonnées, celles chez un spécialiste (24 %), un dentiste (23 %), un ophtalmologiste (19 %), une consultation chez un généraliste (14 %), un psychiatre ou psychologue (11 %). L’achat de médicaments (18 %) ou la réalisation de radios ou d’analyses en laboratoire (16 %) sont des actes médicaux auxquels renoncent aussi les patients. En outre, 30 % ont le sentiment de ne pas “avoir les moyens financiers pour disposer d’une alimentation saine et équilibrée”.

L’éloignement géographique est aussi un facteur d’explication

Si une diminution du nombre des praticiens est avérée - il y a désormais moins de médecins par habitant -, cette baisse s’accompagne d’une répartition inégale sur le territoire. Ainsi, à cause de l’éloignement géographique, 9 % des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste et 13 % chez un spécialiste. Par ailleurs, 85 % des sondés jugent plus élevés que pour leur génération les risques que leurs enfants “connaissent un jour une situation de pauvreté” (55 % “beaucoup plus” et 30 % “plutôt plus”) contre 11 % d’un avis contraire et 2 % qui les pensent “ni plus, ni moins élevés” (2% sans opinion).

À partir de quel seuil une personne seule est-elle “considérée comme pauvre dans un pays comme la France” ? Il est estimé en moyenne à 1.006 euros par les personnes interrogées. Il est évalué selon les chiffres de l’Insee, publiés en 2005, à 817 euros (60 % du revenu médian) pour une personne seule. 20 % des sondés chiffrent ce seuil à moins de 800 euros, 17 % entre 800 et 999 euros, 30 % à 1.000 euros et 27 % à plus de 1.000 euros (6 % ne se prononcent pas).

*Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 août auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population âgée de 15 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas



Edité par T 34 - 25 Sep 2008 à 20:11
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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 26 Sep 2008 à 12:15
S'agit-il de la même enquête ?

La santé est un luxe pour les pauvres

Précarité . Le Secours populaire français a rendu public un sondage qui révèle que 39 % des Français ont déjà retardé ou renoncé à un soin en raison de son coût.

Deux Français sur cinq ont déjà retardé ou renoncé à des soins à cause de leur coût. À l’heure de la couverture maladie universelle (CMU) et de l’aide médicale d’État (AME), le constat tiré par le deuxième baromètre IPSOS-Secours populaire français, réalisé en août 2008, dresse un tableau de l’état de santé de nos concitoyens plutôt terrifiant. Une réalité vérifiée par les bénévoles du SPF dans leurs permanences. Alors que notre système de soins est considéré, par l’OMS par exemple, parmi les plus performants au monde, le sondage paru dans Alerte pauvreté révèle crûment combien ce système ne peut, à lui seul, corriger les inégalités sociales dans l’Hexagone.

Ainsi, 38 % des foyers dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 euros ont renoncé ou différé l’achat de prothèses dentaires, 40 % d’entre eux ont retardé ou annulé l’achat de lunettes ou de lentilles de contact ! Pas étonnant alors que, interrogés sur la perception de leur état de santé, les plus pauvres répondent à 22 % que celui-ci est peu satisfaisant. Ils sont 3 % parmi les foyers bénéficiant de plus de 3 000 euros de revenus mensuels, et 10 % dans l’ensemble de la population. Les soins ne sont, bien sûr, pas seuls en cause quand 30 % des personnes interrogées disent ne pas avoir les moyens financiers pour disposer d’une alimentation saine et équilibrée.

Didier Fassin, anthropologue et médecin qui dirige l’Institut interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, relève dans Alerte pauvreté que, si un pays a un bon système de soins, sa population n’est pas pour autant en bon état de santé. Niveau de vie, conditions de travail, caractéristiques de l’habitat, capital social… entrent en jeu. Pour « agir sur la santé, il faut améliorer les conditions de vie », pour « agir sur les inégalités de santé, il faut réduire l’ensemble des inégalités sociales ». S’appuyant sur les disparités (indiscutables) en terme d’espérance de vie, il conclut que les « inégalités sont étroitement liées à la hiérarchie sociale et inscrites au plus profond des corps en termes de maladie et de mort ». En écho, Marianne Berthod-Wurmser, chargée de mission à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), réfute qu’il existe des pathologies spécifiques à la pauvreté mais assure que « la position sociale joue sur la quasi-totalité des indicateurs d’état de santé comme sur les facteurs de risque ». Pour toute une partie de la population, engluée dans la précarité, le « souci de santé » est second. « En situation précaire, l’urgence est d’abord de vivre, ou de survivre… Les comportements à risques sont plus fréquents dans ces catégories sociales (…) de telle sorte que la santé n’a pas une place prioritaire dans la vision des urgences. »

Forfait hospitalier, franchise médicale, baisse des remboursements, dépassements d’honoraires ont ainsi une conséquence directe pour les plus précaires : ils renoncent aux soins. Motif d’inquiétude supplémentaire : le sondage du SPF montre que 85 % des Français redoutent que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté.

Alerte pauvreté : les inégalités ruinent la santé, 5 euros. SPF, 9-11 rue Froissart, 75140 Paris CEDEX 03.

CCP : 23 33 S Paris.

Dany Stive

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  Citer Guests Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Oct 2008 à 11:23

33 milliards d’euros d’exonérations

Sous prétexte de défendre emploi et compétitivité, le patronat réclame sans cesse, et obtient régulièrement des gouvernements, de nouveaux allégements du coût du travail. Les exonérations de cotisations patronales à la Sécu ont été multipliées par dix en quinze ans : de 3,2 milliards d’euros en 1993, elles se sont élevées à 27,8 milliards en 2007 et devraient atteindre 32,3 milliards cette année.

Plusieurs rapports officiels ont mis en doute la pertinence et l’efficacité économique de ces dispositifs. De fait, ces exonérations, dont l’impact positif sur l’emploi est très contesté, et qui ont contribué à tirer les salaires vers le bas, ont surtout permis de répondre à l’exigence de rentabilité financière des actionnaires, au détriment de la valorisation du travail et de l’économie réelle. Soit, précisément, le processus à l’origine de la crise d’aujourd’hui.

Alors qu’elles sont jalousement défendues par le MEDEF, la Cour des comptes, dans son dernier rapport, a recommandé qu’elles soient limitées aux salaires jusqu’à 1,3 SMIC (au lieu de 1,6 SMIC aujourd’hui). Jeudi dernier, dans son discours de Toulon où il défendait le capitalisme, le chef de l’État avait écarté toute remise en cause des exonérations de « charges », prétendant que ce serait « contribuer à détruire de l’emploi ». Hier, le ministre du Budget, tout en concédant une évaluation de ces dispositifs trois ans après leur création, a annoncé qu’elles augmenteraient encore, à 33 milliards d’euros, en 2009, et seraient maintenues à ce niveau jusqu’en 2012. En précisant qu’elles seraient compensées par l’État à la Sécurité sociale à hauteur de « plus de 92 % ». Ce qui signifie que, pour près de 8 %, la Sécu y sera de sa poche…

Y. H.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jan 2009 à 21:54
 
(source : LeParisien 31/12/08)

Le décès samedi d’un homme de 56 ans, victime d’un malaise cardiaque et à qui le Samu n’a pas trouvé de lit, jette un éclairage cru sur les problèmes de l’hôpital. Dans les Yvelines, l’avertissement a été lancé il y a quelques jours par les syndicalistes de SUD et de la CGT : « L’étranglement budgétaire, la dégradation des conditions de travail, le manque de personnel remettent en cause la qualité des soins », résume Valérie Louis, infirmière à l’hôpital psychiatrique de Plaisir.

Témoignages de soignants yvelinois syndiqués.

Patrick Ferrière, infirmier à l’hôpital André-Mignot de Versailles (SUD). « Le plan de retour à l’équilibre financier prévoit la suppression de 34 postes avant 2011. Nous estimons qu’il en aurait fallu cent supplémentaires, rien que pour compenser les 35 heures. »

Geneviève Gehan, aide-soignante de nuit en soins palliatifs à la maison Claire Demeure à Versailles (SUD). « Des collègues démissionnent parce qu’ils ont l’impression de ne plus pouvoir respecter les patients. C’est l’usine. Quand un salarié est malade, on n’appelle même plus d’intérimaire pour le remplacer : on fait revenir un autre salarié en repos. »

Martine Kaddachi, secrétaire médicale au centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain (SUD). « Au Chips, en une année, les heures supplémentaires effectuées par les infirmières équivalent à 90 temps plein. Et, bientôt, les secrétaires médicales devront aussi se charger de la facturation des consultations, au détriment de leur véritable métier. »

Valérie Louis, infirmière à l’hôpital Charcot de Plaisir (SUD). « Pour se procurer des médicaments, il faut se rendre à la pharmacie des Petits-Prés, hôpital voisin. Ce n’est pas très loin, mais il faut attendre qu’un chauffeur soit disponible. Du coup, on perd du temps et de la souplesse. »

Patrick Mangenot, délégué CGT à l’hôpital de Rambouillet. « La plupart des 160 résidants de l’établissement pour personnes âgées dépendantes sont malades ou en fin de vie. Et parfois, on se retrouve avec un seul infirmier, accompagné de deux ou trois aides-soignants. Les personnels font de leur mieux, mais un jour il y aura un pépin. »

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Jan 2009 à 00:02
Par Secteur Santé - Protection sociale
Jeudi 15 janvier 2009

Février 2009 verra la fin d’un cycle d’étatisation et de privatisation de la santé et de la Sécu ouvert par les ordonnances de 1967 (voir texte 1). Quarante-deux années pour remplacer le principe de solidarité par le couple « sélection par le risque pour le plus grand nombre et charité pour les plus faibles ».
Quarante-deux années pour voir surgir le nouveau système de santé et de sécurité sociale mêlant bonapartisme social et privatisation accélérée du secteur. Quarante-deux années pour observer cette fin de cycle ponctuée par les trois évènements 2008-2009 (voir texte 2) : le PLFSS 2009 reprenant les protocoles des 24 et 28 juillet 2008, la réorganisation de la Fédération nationale de la Mutualité du 12 décembre, et la loi bonapartiste au service du privé appelée loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (HPST).

Continuer la lecture ‘Où en est le processus de marchandisation et de privatisation de la santé et de la sécurité sociale?’

 
14 janvier 2009
France 2 déprogramme un documentaire très critique sur l’accès aux soins
France 2 ne diffusera pas, comme prévu jeudi 15 janvier à 22 h 40, le film de Jacques Cotta  ”Dans le secret de l’accès aux soins en danger”. La chaîne publique justifie la modification de la grille par un hommage rendu à Claude Berri. De nombreux participants au documentaire (malades, usagers, associations et syndicats liés à la santé) évoquent eux, une décision politique à un moment  délicat pour le gouvernement. L’Assemblée nationale examinera le trés controversé projet de loi Bachelot sur l’organisation de la santé vers la mi-février. Une journée plus générale de manifestation est déjà arrêtée le 29 janvier.

La déception est forte pour les associations de malades qui se félicitaient à l’avance de la diffusion, sur une grande chaîne publique, d’un documentaire au ton engagé et donc polémique, sur l’accès aux soins. Le film de Jacques Cotta revient sur le concept dominant selon lequel  le modèle de  sécurité sociale hérité de l’après guerre ne serait plus viable et que la seule solution est un grignotage de la prise en charge (déremboursements, franchises médicales…) et tant pis, pour les moins fortunés.

Continuer la lecture ‘C’est la troisième fois que le documentaire est déprogrammé en trois mois. (…)’

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Apr 2009 à 00:03
 
(source : AP 28/04/09)
 
Une mobilisation jamais vue. Plus de 73% des personnels médicaux des hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris étaient mobilisés aujourd’hui contre le projet de loi Bachelot, selon la direction de l’AP-HP.

Cette dernière compte ainsi 50,1% de grévistes parmi les personnels médicaux et 73,1% en terme de “mobilisation”, c’est-à-dire grévistes et personnels déclarés comme tel mais assignés pour assurer la continuité des soins, des chiffres historiques.

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 30 Apr 2009 à 17:37

Projet de directive santé : la médecine à 2 vitesses renforcée ?

La directive sur les services de santé est rédigée par les services du commissaire européen Markos  Kyprianou. Un premier projet vient d'être présenté - en consultation interservices (tous les services concernés de la Commission doivent donner leur avis). Projet dont j'ai eu connaissance et détaillé dans Europolitique.

Le contenu de ce texte est complexe. A la fois, il semble donner des droits aux patients mais, en même temps, il ne place pas tous les patients sur un même plan d'égalité. A la fois, il semble voulir appliquer la jurisprudence de la Cour mais, en même temps, il n'applique pas tous les éléments, se contentant de picorer certains. En fait, il abandonne le principe de solidarité qui guide ainsi les systèmes de sécurité sociale est oublié au profit d'une logique nouvelle, plus individualiste.
 
Pointons quelques hiatus, contradictions et problèmes de ce projet :

Ce texte institue ainsi une voie nouvelle de remboursement pour les patients qui ont l'intention de se déplacer à l'étranger pour y recevoir des soins. Mais il ne prévoit pas de prise en charge préalable (contrairement à la situation actuelle). Concrètement, seuls les patients qui pourront faire l'avance des soins (en matière hospitalière, cela représente plusieurs dizaines de milliers d'euros), pourront bénéficier de cette directive. Pour aller vite, les riches ou les mieux formés (ceux proches du milieu médical).

Il laisse dans le flou tout un ensemble d'éléments : quid de la responsabilité en cas de dommage, du suivi des soins au retour dans le pays, du délai raisonnable pour rester sur une liste d'attente, etc...

Il ne règle pas les problèmes les plus importants qui se posent actuellement au secteur de santé : la pénurie d'emplois croissante dans nombre de secteurs, la compensation entre les pays qui forment les médecins et ceux qui les accueillent, et surtout l'interprétation ds règles de concurrence et de marché intérieur (position dominante, entente, libre prestation de service...) face aux situations spécifiques des services de santé (carte hospitalière, nécessité d'agrément, implantation de services cliniques ou hospitaliers...).

Enfin, alors que son objectif est la "qualité des soins", il n'instaure pas d'obligation universelle de services de soins pour tous les résidents européens (alors que ce type d'obligations a déjà été instaurée dans nombre de directives : banques, postes, transport).

Alors que le système de "médecine à deux vitesses" existe déjà dans les faits, ce texte ne fait rien pour pallier les différences, au contraire les renforce et les accélère, en donnant des coups de boutoirs dans les services de santé dont bénéficient le plus grand nombre. La base juridique choisie pour agir "le marché intérieur" est d'ailleurs symptomatique de la vision "libérale" qui gouverne ce projet (les bases "service public", "sécurité sociale", "santé publique" ont ainsi laissé de coté car trop contraignantes).

En étant un peu caustique, les dispositions du premier projet de directive Bolkestein, sur les "services", étaient plus "équilibrées" et "raisonnables" que ce projet !
publié dans : Santé sécurité sociale par NGV
 
Note T 34 : Ce projet a été adopté.

Pourquoi un système d'assurance santé solidaire est nécessaire ?

 
Parce que les soins de santé coutent la peau des fesses.
 


Edité par T 34 - 30 Apr 2009 à 17:39
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 22 May 2009 à 23:48

La loi Bachelot, ou comment dissuader les pauvres de se faire soigner

(source : http://www.bastamag.net/spip.php?article581 19/05/09)

 
Le projet de loi Bachelot ’’Hôpital, Patients, santé et territoires’’ va faire souffler un vent néo-libéral sur la santé. S’il touche en premier lieu les hôpitaux, les Centres municipaux de santé, qui accueillent les populations les plus précaires, seront aussi affectés. Leur mise en concurrence avec le privé va rendre encore plus difficile l’accès aux soins et dissuader chômeurs, retraités et travailleurs pauvres de consulter. Ceux-là même qui avaient déjà ressentis les effets de l’instauration des franchises médicales.

« Pour les Centre municipaux de santé (CMS), la loi suit la même logique que pour et les hôpitaux : favoriser le secteur libéral et privé au détriment du secteur public », résume Fabien Cohen, médecin au CMS d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) et secrétaire général du Syndicat national des chirurgiens-dentistes des centres de santé. Le projet de loi prévoit ainsi la suppression de l’agrément préfectoral jusqu’ici nécessaire à l’ouverture d’un établissement de santé. Désormais, il suffira d’une autorisation accordée par l’Agence Régionale de Santé. Si cette dernière donne la préférence aux maisons de santé à but lucratif sur les CMS, il n’y aura pas de recours. « La loi joue sur la confusion entre Centres de santé, publics, et maison de santé, privées, alors que leur statut et leur mission ne sont pas les mêmes », note encore Fabien Cohen qui y voit la mise en place d’une mise en concurrence et la porte ouverte à des privatisations.

Ces établissement assurent 1% de l’offre de soin sur l’ensemble du territoire. Mais, dans certaines zones de la banlieue parisienne, ils représentent jusqu’à 20% de l’infrastructure de soins. En leur absence, c’est toute une frange de la population, la plus précaire, qui se verrait dépossédé de son droit à la santé. Celui-ci a déjà été largement entamé par la précédente loi Bachelot qui instaurait des franchises médicales sous prétexte de combler le déficit de la Sécurité Sociale et de financer la prise en charge de la maladie d’Alzheimer.

Depuis le 1er janvier 2008, le coût de la santé est plus élevé pour chaque patient d’environ 50 euros par an, en moyenne. La franchise s’élève à 0,50 euro par boîte de médicaments, à 2 euros par transport médicalisé, à 18 euros sur chaque acte médical de plus de 90 euros. Ces mesures s’ajoutent au forfait de 1 euro par consultation, aux pénalités infligées à un patient qui n’a pas choisi de médecin traitant et au forfait hospitalier de 16 euros par jour à la charge du patient. « Ces mesures n’affectent pas tous les publics de la même manière », prévient Frédérique Block, médecin exerçant au Centre municipal de santé d’Arcueil (Val-de-Marne).

Elles frappent en premier lieu les malades, en particulier ceux atteints d’infections chroniques nécessitant des soins fréquents et/ou lourds. Leur impact sera d’autant plus fort que les populations seront plus précaires. « Au Centre municipal de santé, pour une bronchite, par exemple, je prescris un antibiotique remboursé par la Sécurité Sociale. Déjà, certains patients me demandent de ne pas leur prescrire en plus un fluidifiant, qui n’est plus remboursé, alors que son coût n’est que de 4,50 euros », relève Frédérique Block. A terme, ce renchérissement de la santé risque de retarder l’accès aux soins et de dissuader les chômeurs, les retraités et les travailleurs pauvres de consulter.

Ces populations peuvent représenter un quart des patients qui se rendent en CMS. Ces dernières années, elles ont été particulièrement fragilisées par la forte hausse des loyers. Au sein de ces populations précaires, les plus fragiles sont les femmes à la tête de famille monoparentale et les personnes sans-papiers. « Au final, les populations les plus précaires entreront avec retard dans le système de soins. Leur santé sera donc plus dégradée et la collectivité devra alors consentir des dépenses plus importantes pour les soigner », prévient Frédérique Block. En outre, ce retard dans la prise en charge rendra la prévention de plus en plus difficile. Ce qui peut être très grave, dans le cas de la tuberculose par exemple. Mais, au ministère de la Santé, quand on aime combler le « trou de la Sécu » imaginaire, tout cela ne compte pas.

Olivier Vilain

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 31 May 2009 à 16:50

Le refus de soins reste une réalité

Santé . Alors que le projet de loi Bachelot est encore en plein examen au Sénat, des associations de malades dénoncent les refus de soins aux plus démunis.

Ils sont 22 % des médecins spécialistes de secteur 2 (pratiquant des dépassements d’honoraires) à refuser « très clairement » de recevoir et de soigner les patients bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle). Telle est la principale conclusion d’un « testing » mené par le Ciss, un collectif d’une trentaine d’associations de malades, auprès de 466 spécialistes dans 11 villes de France. Si 73 % des médecins « testés » reçoivent les patients précaires, 5 % les « acceptent sous conditions », par exemple « dans les consultations qu’ils tiennent à l’hôpital », précise Magalie Léo, chargée de mission assurance maladie au Ciss.

Si la pneumologie ne semble pas touchée par le phénomène, la psychiatrie enregistre 41 % de refus de soins. Un ratio qui atteint 65 % à Paris. La capitale arrive d’ailleurs en tête avec 50 % de refus toutes spécialités confondues. Sachant qu’une nette distinction se dégage selon les arrondissements : de 60 % dans le 7e arrondissement, on passe à 32 % dans le 18e arrondissement. Magalie Léo y voit une « corrélation entre le prix du mètre carré et le nombre de refus de soins ». À l’inverse, des villes comme Bordeaux, Strasbourg, Toulouse ou Besançon semblent peu enclines à refuser des patients précaires. « Ces résultats démontrent que les situations de refus de soins ne sont pas marginales et procèdent d’intentions clairement discriminatoires », dénonce Christian Saout, président du Ciss, qui s’apprête à saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE).

Une enquête menée parallèlement dans les caisses primaires d’assurance maladie démontre que ces dernières ne sont « pratiquement jamais saisies de refus de soins ». Et si, dans certains cas, il y a eu plaintes ou dossiers, « il n’y a jamais eu de sanction à l’encontre des professionnels mis en cause ». Enfin, le troisième volet de l’enquête montre que les enfants placés en familles d’accueil ou en établissements, bénéficiaires de droit à la CMU, rencontrent aussi des problèmes d’accès aux soins. Le Ciss compte d’ailleurs demander qu’une enquête soit diligentée à ce propos.

Avec cette enquête maison, le Ciss jette un pavé dans la mare alors que les sénateurs sont en plein examen du projet de loi hôpital, patients, santé, territoires. « Toutes les dispositions permettant de faire respecter les droits des patients ont été rejetées », déplore Christian Saout, faisant allusion au rejet de l’amendement qui devait renforcer le droit des victimes de refus de soins. « Dans quelques jours, les sénateurs vont examiner l’article 18, on aimerait que soit réintégrés la charge de la preuve ainsi que le testing », surenchérit Arnaud De Broca, secrétaire général de la Fnath (association des accidentés de la vie).

Le Ciss est d’autant plus remonté que, selon Christian Saout, une enquête du Fonds CMU établit la réalité du refus de soins avec des « chiffres beaucoup plus alarmants », mais qu’il ne sera rendu public que le 30 juin. Soit après le vote de la loi Bachelot… Sans doute pour ne pas influencer les sénateurs…

Alexandra Chaignon

Lundi de Pentecôte : où passe l'argent ?

Gériatrie. A quoi sert l’argent censé être dégagé par la "journée de solidarité" avec les personnes âgées du lundi de Pentecôte ? A rien si l’on en croit notre reportage à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif, qui depuis la canicule de 2003 a reçu … quelques ventilateurs. Un hôpital où les équipes refusent de réfléchir en termes de coûts.

Le bilan de la canicule, dans le service de soins de suite et de réadaptation (SSR) de l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), on en parlerait presque avec fierté. « On n’a eu que deux décès », énumère Martine Desmarest, la cadre infirmière du service. On avait « un truc », confie-t-elle avec malice : « On mouillait les chemises de nuit des résidents et après, on les arrosait. Efficace et agréable. » Mais à la question : « Des moyens supplémentaires ont-ils été alloués depuis ? », c’est le silence. Un sourire en coin, elle tourne le regard vers le milieu de la salle à manger, où trône un climatiseur mobile. « On a aussi eu des ventilateurs pour les chambres », précise-t-elle, pour seule réponse. « Depuis l’été 2003, la situation n’a pas beaucoup évolué », admet le docteur Christophe Trivalle, adjoint du chef du pôle vieillissement, réadaptation et accompagnement et responsable des unités de soins de longue durée (SLD) et de soins de suite et de rééducation (SSR) Alzheimer. « Les plans annoncés ont peut-être donné des moyens ponctuels, mais ils sont tellement dilués qu’on n’en voit quasiment jamais la couleur, sans compter les plans d’économies qui nous reprennent le peu qu’on reçoit », observe même ce dernier. Cadre adjointe du pôle, Latifa Scheirlinck abonde : « Nos soignants ont un sentiment de décalage entre les annonces et ce qu’ils vivent au quotidien. Ce qui est parlant, pour eux, c’est du personnel supplémentaire. Le matin, les aides-soignantes devraient être quatre pour 35 patients. Ce n’est quasiment jamais le cas. »

Limites à ne pas franchir

Une jeune aide soignante profite de la réunion hebdomadaire de service pour évoquer l’altération des conditions de travail. « C’est de plus en plus lourd. » Au propre comme au figuré. « On ne reçoit pratiquement plus que des patients grabataires. Il faut être deux pour s’en occuper. On ne souffle jamais. » Bénévole de l’association Vieillir ensemble, Marie-Françoise confirme : « Depuis le temps que je visite les patients, j’ai vu la pression augmenter sur les soignants. » L’approche des mois d’été et le spectre d’un sous-effectif encore plus criant ne fait que raviver les inquiétudes. « Déjà que c’est l’horreur toute l’année. Alors le mois d’août… », lâche une infirmière. « L’effectif minimum de sécurité est devenu la norme », reconnaît Christophe Trivalle. Lui-même en convient : « Le personnel étant épuisé, le travail n’est pas toujours bien fait. » Jusqu’à présent, le pôle gériatrique de Paul Brousse a réussi à échapper à la cure d’austérité initiée par l’Assistance publique. Certes 75 lits ont bien été supprimés dans l’unité de long séjour (SLD) en prévision de la création d’un Ehpad (maison de retraite) - qui n’a toujours pas vu le jour - mais ils ont été reconvertis en lits de moyens séjours (SSR) spécialisés (Alzheimer, soins palliatifs, onco-hématologie etc.). « On a joué sur la création d’activités plus médicalisées pour garder nos moyens », résume le docteur Trivalle. « Mais là, en 2009 on risque de perdre 10 postes d’infirmières et 14 postes d’aides-soignantes sur le pôle. » Pression supplémentaire, le gériatre reçoit chaque jour le taux d’occupation des lits des unités de gériatrie. « On nous menace de suppression de personnel si nos lits ne sont pas suffisamment remplis. » Ils ont beau être opposés à ce « système » et cette « logique financière », Christophe Trivalle et Latifa Scheirlinck sont bien obligés de « s’y mettre », au risque « de tout perdre ». « On cherche constamment comment faire des économies. C’est un exercice quotidien », reconnaît la jeune cadre. Mais il y a des limites que l’équipe n’entend pas franchir. « On essaye de répondre à nos obligations. Mais notre priorité reste de s’occuper des malades le plus humainement possible. »

Social et humain

Ainsi, quand un patient décède, la chambre reste inoccupée plusieurs jours. « Pour laisser le temps aux autres malades et au personnel de faire le deuil », explique le docteur Trivalle. Tout comme aucun soignant ne mettra le premier venu dans le lit vacant d’une chambre double. « Il faut voir si les deux malades peuvent s’entendre. » Si deux valeurs ont encore un sens dans les services gériatriques de l’hôpital Paul-Brousse, ce sont bien le social et l’humain. Illustration avec la réunion de « staff » hebdomadaire des médecins. Un à un, tous les patients sont passés au crible. « Mme C. vient d’arriver. À 98 ans, elle présente des troubles cognitifs. Il faut revoir la prise en charge sociale si la famille est d’accord. » Autre patiente, autre cas de figure. « Mme Z. est de retour parmi nous pour quelques semaines. On la suit depuis quelques années, ça permet de la maintenir à domicile », expose l’un des médecins. À un interne qui s’étonne d’accueillir des malades « comme au Club Med », le docteur Trivalle lui rétorque gentiment qu’ici, « on ne raisonne pas en termes de coûts ». S’ensuit la même réunion, cette fois au sein de l’unité SSR Alzheimer. Même tour d’horizon. À son issue, tout le monde retourne dare-dare à ses occupations. Dans le couloir, un homme chaussé de grosses charentaises arpente le couloir, la tête baissée, la main agrippée au mur. En partant, le docteur Trivalle prend le temps de le raccompagner dans le « sens » de la promenade puis passe le bonjour à Mme N., qui contemple les photos de Marcel Cerdan et Édith Piaf punaisées au mur, icônes d’une époque révolue.

Alexandra Chaignon



Edité par T 34 - 31 May 2009 à 17:01
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Jul 2009 à 18:34
Un quart des médecins parisiens refusent les patients en CMU (rapport)

PARIS (AFP) — Un quart des médecins et dentistes installés à Paris refusent de recevoir des patients bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU), qui couvre les frais de santé des plus démunis, selon un rapport du Fonds de financement de la CMU, publié mercredi.

La raison principale avancée par les médecins pour justifier ces refus de soins est "la logique économique", selon cette étude, réalisée par "testing" téléphonique auprès de plusieurs centaines de médecins parisiens.

Les médecins qui reçoivent des patients en CMU n'ont en effet pas le droit de leur demander des dépassements d'honoraires, et doivent appliquer le tarif fixé par l'assurance maladie. Les dentistes doivent respecter un tarif plafonné pour les prothèses dentaires.

Par ailleurs, les bénéficiaires de la CMU bénéficient du "tiers payant intégral", ce qui signifie que le paiement de leurs soins est effectué directement par l'assurance maladie. Des médecins se plaignent souvent des retards et des erreurs des caisses en la matière.

Le rapport établit que 25,5% des médecins parisiens refusent des patients pour la seule raison qu'ils sont en CMU. La proportion est de 31,6% chez les dentistes, 19,4% chez les généralistes, 28,1% chez les ophtalmologues, 38,1% chez les gynécologues et 5,2 % chez les radiologues.

Les refus sont les plus significatifs chez les praticiens en secteur 2, en principe les seuls autorisés à pratiquer des dépassements d'honoraires.

"La ville de Paris présente des particularités et de ce fait, ces résultats chiffrés ne sont pas transposables ailleurs", précise l'étude, réalisée à la demande du Fonds CMU par l'Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la Santé).

Paris compte en effet une proportion très élevée de spécialistes et de médecins en secteur 2 (58% contre un quart sur l'ensemble de la métropole).

Un testing, réalisé fin mai par le Ciss, un collectif d'associations de patients, avait établi que 22% des spécialistes de secteur 2 avaient refusé des patients en CMU.

Même si "aucun testing n'est comparable à un autre", les études montrent "que le refus de soins existe et son ampleur ne saurait être qualifiée de marginale et anecdotique", affirme le directeur du Fonds CMU, Jean-François Chadelat, dans un courrier commentant le rapport.

 
 


Edité par T 34 - 16 Aug 2009 à 18:43
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 05 Sep 2009 à 18:07

La ville de Valréas perd sa maternité

La fermeture des hôpitaux de proximité continue, risquant de mettre en question les moyens de réagir correctement à une pandémie.

Lundi 31 août, la maternité de Valréas (Vaucluse) a définitivement fermé ses portes. Malgré la forte mobilisation des habitants et en dépit de la décision du tribunal administratif, qui, quelques jours avant la date butoir, avait ordonné le maintien de l’activité du service, arguant que « le réel danger pour Valréas et sa région serait que la maternité cesse son activité ». Une décision de justice pas suivie, c’est devenu presque banal. De Juvisy-sur-Orge (Essonne) à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), on ne compte plus les services de chirurgie et les maternités qui ont fermé, malgré l’annulation des arrêtés de fermeture décrétés par les tribunaux.

Comme le souligne Jean-Pascal Jedrec, médecin anesthésiste, « il est incompréhensible de voir fermer sites sur sites, dans des zones souvent en voie de désertification médicale, et encore plus dans un contexte de pandémie grippale où les patients des services concernés sont des personnes fragiles. En cas de crise, on va avoir besoin de réagir rapidement, insiste ce praticien. En fermant des services, on va surcharger les hôpitaux voisins et on ne pourra pas faire face à une crise », analyse-t-il.

« Notre capacité à répondre médicalement à une crise sanitaire majeure dépend avant tout de la cohérence et de l’articulation des efforts déployés par l’ensemble des soignants », insiste ce médecin, par ailleurs président de l’association Perspective Santé, dont l’objectif consiste à élaborer des moyens destinés à améliorer l’organisation et la qualité des soins. Une solution, cette association en a une. Elle a ainsi développé un logiciel informatique qui permet à un professionnel de santé d’identifier en temps réel les moyens humains et techniques adaptés à la prise en charge d’un patient (lits vacants, disponibilité des équipes médicales…). Sauf que l’association, qui propose pourtant ce logiciel « gracieusement », n’a pas les moyens de « couvrir le territoire dans un délai réaliste, en commençant par les zones les plus sensibles médicalement ». Une raison qui a poussé Perspective Santé à écrire au président de la République pour qu’il soutienne l’installation de cet outil.

Alexandra Chaignon

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 08 Sep 2009 à 17:18

forfait hospitalier. Sept jours à l’hôpital pour 140 euros ?

Sécurité sociale . Selon le Journal du dimanche, le gouvernement envisage une hausse de 25 % du forfait hospitalier.

Le gouvernement pourrait augmenter de 25 % le forfait hospitalier et dérembourser certains médicaments, pour renflouer l’assurance maladie à hauteur de 400 millions d’euros. C’est ce que révèle le Journal du dimanche dans son édition d’hier. Le ministre du Travail Xavier Darcos a confirmé l’information dimanche, affirmant que le gouvernement est « obligé de faire cet ajustement ». Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 doit être présenté en octobre au Parlement.

Si cette « hausse historique » est validée, le forfait hospitalier passerait de 16 à 20 euros par jour. Créé en 1983, il s’agit d’un remboursement des frais d’hébergement à l’hôpital. La somme est censée correspondre à ce que les patients auraient dépensé pour se nourrir s’ils étaient restés chez eux. « Mais de nombreux Français ne disposent pas de 20 euros par jour pour manger », souligne Gérard Raymond, président de l’Association française des diabétiques. Par ailleurs, le gouvernement envisage la diminution du niveau de remboursement des produits « à prescription médicale facultative », remboursés à 35 % lorsqu’ils sont prescrits sur ordonnance et disponibles en pharmacie à plein tarif, comme les antidouleurs (paracétamol ou aspirine). Ces mesures pourraient s’ajouter au plan de rigueur de 2 milliards d’euros présenté cet été par l’assurance maladie, sur lequel le gouvernement doit se prononcer prochainement.

Ces annonces interviennent alors que le régime général de la Sécurité sociale (retraites, accidents du travail, santé, famille) s’apprête à enregistrer un déficit record de 20 milliards d’euros pour cette année, dont 10 milliards pour la seule assurance maladie. Pour 2010, il pourrait s’élever à 30 milliards d’euros. Les caisses s’assèchent avec la forte hausse du chômage (9,1 % en métropole) et la faible progression des salaires. Pour le gouvernement, près de la moitié du trou de la Sécu est ainsi directement imputable à la crise.

Mehdi Fikri

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 09 Sep 2009 à 20:45

Les malades encore mis à l’amende

Les%20blouses%20blanches%20se%20rebiffent%20contre%20la%20loi%20Bachelot

 
Sécurité sociale . Incapable de mettre un terme au scandale des bonus dans les banques, le gouvernement veut renchérir le coût de la santé pour les usagers. La couverture solidaire en danger.

Pas responsables, mais déclarés coupables, et condamnés à payer. Après la taxe carbone, dont l’injustice flagrante est très largement reconnue, voici donc les malades soumis, selon la même logique punitive, à la menace d’un renchérissement brutal du coût de la santé. Invoquant le creusement du déficit de l’assurance maladie, le gouvernement envisage d’augmenter de 25 % le montant du forfait hospitalier (de 16 euros à 20 euros par jour) et d’abaisser, de 35 % à 15 %, le taux de remboursement de médicaments dits à prescription médicale facultative. Il s’agit notamment d’analgésiques très répandus (aspirine, paracétamol), de médicaments contre le rhume, la constipation, de vasodilatateurs…

10 milliards d’euros de déficit

En augmentant d’un euro le forfait hospitalier, « on fait rentrer dans les caisses de la Sécurité sociale 80 millions », fait valoir le ministre du Budget, Éric Woerth. Une hausse de 4 euros générerait donc 320 millions euros. Une pichenette, en termes purement comptables, au regard d’un déficit de l’assurance maladie avoisinant les 10 milliards d’euros. Mais, en termes de droit aux soins, un coup pouvant être lourd de conséquences pour les malades. « Cela reviendrait à facturer 600 euros pour un malade hospitalisé un mois, ce qui augmente de façon exorbitante le reste à charge des malades », notait, hier, le syndicat UNSA. Les frais dits d’hôtellerie, que le forfait est censé couvrir, atteignent les « tarifs de l’hôtellerie de tourisme », remarque la CGT de son côté.

Déjà, selon des enquêtes, 14 % des Français déclarent renoncer à des soins pour des raisons financières. Un phénomène qui risque de s’aggraver du fait des conséquences de la crise sur les budgets des ménages, et sachant que les mesures envisagées viendraient s’ajouter à la longue liste de déremboursements de médicaments, de franchises diverses, décrétés ces dernières années.

Comme à chaque fois, le gouvernement tente d’en minimiser la portée, en soulignant que les assurances complémentaires prennent en charge le forfait hospitalier. Il « oublie » seulement « que 7 % des Français n’ont pas les moyens de se payer une complémentaire », relève la FSU. « Ce sont donc une nouvelle fois les plus pauvres » qui trinqueront le plus. Mais les autres ne seront pas épargnés. Car les assurances risquent fort de tirer argument de cette hausse pour augmenter leurs cotisations.

L’annonce de ces « pistes » a suscité, dès hier, de très vives réactions. « Le gouvernement veut-il remplacer la carte Vitale par la Carte bleue ? » interrogeaient les sénateurs PCF, dénonçant une volonté gouvernementale de « déconstruire progressivement, loi après loi, ce modèle social », reposant sur la solidarité, construit en 1945, dans le but de « transférer la majorité des dépenses de santé de la Sécurité sociale vers les mutuelles complémentaires ». Même constat de la part du Ciss, collectif regroupant des associations d’usagers de la santé, qui voit se poursuivre « le travail de sape de la couverture solidaire ». « À ce train de réductions annuelles, calcule le Ciss, l’assurance maladie ne couvrira pas plus de 50 % de nos dépenses de santé en 2025. » Le secteur de l’assurance privée verrait son marché élargi d’autant. Lors du dernier congrès de la Mutualité, en juin, Nicolas Sarkozy a affirmé son intention de confier aux complémentaires une part croissante de la couverture maladie. En passant allègrement sur le fait qu’avec ces organismes, qu’ils soient à but lucratif ou mutualistes, on quitte le principe de base de la Sécu, celui d’une couverture garantie à tous, sans distinction de revenus.

pas de véritable débat

En menaçant de faire payer de nouveau les assurés, le gouvernement tente d’éviter l’ouverture d’un véritable débat sur le financement de la protection sociale. L’explosion du déficit est avant tout le produit de la montée du chômage, qui assèche les caisses de la Sécu, mais aussi des nombreux allégements et exonérations de cotisations sociales consenties au patronat (près de 33 milliards d’euros cette année). En lieu et place du nouvel impôt sur la maladie, d’autres ressources pourraient être mobilisées pour assurer la pérennité de la Sécu. Mais la remise en question des cadeaux fiscaux accordés aux plus riches, la taxation des revenus financiers, ceux des traders et ceux des entreprises, des actionnaires, réclamerait plus de courage politique que le choix de faire payer l’assuré de base.

Yves Housson

 

Christian Lehmann « On détruit l’idée de solidarité »

Pour Christian Lehmann, médecin généraliste et écrivain, l’augmentation du forfait hospitalier bénéficierait avant tout aux assureurs privés.

Trouvez-vous légitime, pour reprendre les mots de Roselyne Bachelot, d’augmenter de 25 % le forfait hospitalier ?

Christian Lehmann. Il y a trois ans, le gouvernement nous a expliqué qu’il mettait en place les franchises sur les soins pour ne pas toucher aux autres forfaits. Aujourd’hui, dans un bel exemple de ce que j’appelle la « sarkolangue » (la capacité qu’a le gouvernement à démentir formellement ce qu’il affirmait la veille), Éric Woerth nous explique qu’il faut augmenter ce forfait hospitalier parce qu’il n’a pas bougé depuis des années. Mais les franchises et l’augmentation du forfait hospitalier sont une taxe sur la maladie. Cela diminue la solidarité entre Français : celui qui est jeune et en bonne santé n’ira pas à l’hôpital et donc ne payera pas. Le gouvernement actuel détruit complètement le système de santé qui, certes, avait ses difficultés, mais assurait que chacun, quels que soient ses revenus, puisse avoir accès aux soins. On est donc en train de détruire un système solidaire, issu de la Libération, pour mettre en place la grande valse des assureurs. On peut entendre les assurances privées se frotter les mains : omniprésentes sur le marché de la publicité, elles expliquent à qui veut l’entendre qu’elles prendront en charge les médicaments non remboursés. On glisse de plus en plus vite vers un système à l’américaine. Le but avéré du gouvernement est de passer la santé au privé. Frédéric Van Roekeghem, le directeur de la caisse d’assurance maladie, est un ancien de chez Axa ; le cabinet de Douste-Blazy était truffé de gens qui venaient des assurances privées ; Xavier Bertrand lui-même y a travaillé avant de venir au ministère. Dans quelques années, ça apparaîtra évident à tout le monde, mais il sera trop tard.

L’autre piste étudiée par le gouvernement est la baisse du remboursement de certains médicaments…

Christian Lehmann. Les médicaments contre la douleur, comme le paracétamol ou l’aspirine, qui sont parmi les meilleurs médicaments et les moins chers, seront moins remboursés au profit d’une nouvelle molécule contre la douleur, plus récente, plus chère et avec davantage d'effets secondaires. Ne me faites pas sourire en me disant que le but du gouvernement est de mettre en place un moindre remboursement de médicaments inutiles… Aujourd’hui, la ministre de la Santé est capable de dépenser un milliard pour acheter 94 millions de doses d’un vaccin destiné à combattre une épidémie de dangerosité équivalente à une grippe saisonnière, on marche sur la tête.

L’objectif affiché est de combler le trou de la Sécurité sociale, qui pourrait atteindre cette année 20 milliards d’euros, quelles sont les autres solutions ?

Christian Lehmann. Plus on dérembourse, plus on dit qu’on comble le trou de la Sécu. C’est-à-dire plus on détruit l’idée même de solidarité face à la maladie, plus on dit que c’est pour sauver le malade. Ces 20 milliards de déficit sont liés à quoi ? Aux dépenses de santé qui auraient brutalement doublé en l’espace d’un an ou à l’effondrement du système libéral économique ? Leur trou de la Sécu devient un gouffre parce que leur mode de fonctionnement libéral économique les a mis là. Je n’ai plus d’espoir. Je pense que le système de santé solidaire est mort, le gouvernement l’a tué.

Entretien réalisé par Marie Barbier

Qu’ils mangent de la brioche…

À l’heure où quelques cas de grippe A commencent à émouvoir le pays, un autre mal fait déjà des ravages. Le syndrome Marie-Antoinette n’a jamais été aussi virulent. Sommités de l’État, experts de tout poil, grand patronat, peu de secteurs sont épargnés.

Dernier porteur à avoir été dépisté, au dernier étage de l’hôtel des ministères des Finances de Bercy, à Paris, le ministre du Budget soi-même. On ne va quand même pas, a-t-il lancé, « monter sur ses grands chevaux en appelant au drame absolu » parce que le gouvernement envisage d’augmenter le forfait hospitalier de quelques euros. C’est fou comme, chez ces gens-là, Monsieur, l’apparence du bon sens finit par relever de l’abus de brioche. Et puis, ajoutait-il en substance, vu le nombre de malades exonérés de la chose.

C’est vrai. Les femmes enceintes, leurs bébés - dans les trente jours suivant leur naissance -, les handicapés hébergés en établissement spécialisé et les titulaires de la CMU comptent parmi les heureux élus exonérés de la taxe sur l’hôpital. Encore heureux. S’il est certain que M. Woerth ne figure pas parmi ces derniers, il ne compte pas non plus au nombre des quelque cinq millions de Françaises et de Français qui n’ont pas les moyens de se payer une mutuelle complémentaire qui toutes d’ailleurs ne compensent pas ce qui, pour une fois, porte vraiment bien son nom, le forfait. Pas plus qu’il ne doit figurer dans la liste de la moitié des salariés de ce pays payés en dessous de 1 350 euros. Tous ceux-là sont bien plus nombreux que les 3 000 évadés fiscaux à qui le ministre du Budget donne gentiment jusqu’à la fin de l’année pour faire un geste. À votre bon coeur Messieurs, Dames.

Déremboursement de médicaments, dont l’aspirine ou le paracétamol - pourtant efficaces paraît-il en ces temps grippés, franchise sur les médicaments remboursés, franchise sur les visites médicales. Un euro par-ci, deux euros par-là. Tant pis pour les malades atteints de pathologies chroniques. Et toujours : malheur aux pauvres. « On ne va quand même pas monter sur ses grands chevaux. » Eh bien si, on monte. Parce que les mêmes savent racketter les malades au nom du sempiternel sauvetage de la Sécu. Dans les faits, ils en organisent le méthodique dépècement, tandis qu’avec la loi Bachelot, ils soumettent l’hôpital à la logique de la rentabilité privée. L’industrie pharmaceutique, les assurances privées et les fonds de pension y poussent. Le gouvernement n’a rien à leur refuser. Entre soi, pourquoi se gêner.

10 milliards de déficit en vue cette année, 15 l’an prochain ? Ah ! La froide réalité des chiffres. Ce serait la catastrophe pour un État capable d’offrir une vingtaine de milliards d’euros aux banques plus 360 autres milliards en garanties ? Par contre, silence radio sur les 30 milliards annuels d’exonérations des entreprises et des revenus financiers qui manquent dans les caisses de la protection sociale, dont 3 rien qu’au titre des stock-options, selon un rapport officiel de la Cour des comptes. Pourquoi ne pas taxer ces revenus stériles ou, comme le propose, en particulier la CGT, favoriser les entreprises qui créent de l’emploi au détriment de celles qui le sacrifient au lieu d’exonérer à tout-va ? On ne fera pas cavalier seul avec ces idées-là. On se hâtera même, ce week-end, de les rendre encore plus populaires à la Fête de l’Humanité.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Edité par T 34 - 23 Sep 2009 à 12:49
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 23 Sep 2009 à 15:24

Ils ont osé le faire

Une grippe bienvenue

à partir de quand la nécessaire prévention de la pandémie de grippe H1N1 devient-elle prétexte à régler les affaires internes ou réorganiser certaines administrations et organismes ? En Gironde, la Caisse primaire d’assurance maladie a averti les professionnels de santé qu’elle cessera les traitements des feuilles de soins papier en cas d’épidémie, en raison, écrit son directeur, de la probable augmentation de la charge de travail et l’absentéisme du personnel. Les assurés qui ne possèdent pas de carte Vitale ou qui s’adressent à des professionnels de la santé sans terminaux, pour les visites à domicile par exemple, devront attendre la fin des hostilités du virus pour être remboursés. Le directeur de la CPAM va plus loin en estimant qu’il sera probablement recommandé aux assurés de limiter tant les déplacements « que les transmissions physiques et matérielles ». Ne venez pas, n’écrivez pas comme si le virus se transmettait par courrier. Jérôme Pascaud, l’auteur de la lettre a confirmé, dans le journal Sud-Ouest, ses écrits. Il s’agit, dit-il, d’assurer la continuité des activités. En cessant une partie des activités ? Car la caisse, dans le même temps, presse les professionnels de santé encore réticents à s’équiper de matériels informatiques. Le président du conseil régional de l’ordre des médecins d’Aquitaine a déclaré en guise de commentaire : « Cette grippe provoque une telle psychose qu’on finit par écrire n’importe quoi ! » Si ça peut aider à accélérer la réorganisation des caisses en cours depuis quelques années, par la fermeture de centres, la suppression de personnels, la grippe H1N1 aura joué un rôle de catalyseur. Heureux M. Pascaud ?

Jacques Moran

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