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Qui veut tuer la Sécurité Sociale solidaire ?

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 29 Jul 2013 à 06:39

Quand les malades deviennent des variables d’ajustement budgétaire

 
 

Les propos sont réels, ils ont été enregistrés.

Quand les malades deviennent pour la Sécurité Sociale, des variables d’ajustement budgétaire, le glas est sonné pour cette institution sociale créée en 1945 par le CNR : un seul remède, le Socialisme !

Depuis quelques mois, les caisses de Sécurité Sociale ont renforcé les contrôles des malades et notamment des malades de longue durée.

Le résultat est sans équivoque, 50% des malades convoqués devant les médecins conseils de la Sécurité Sociale voient leurs indemnités journalières supprimées du jour au lendemain avec la mention « peut reprendre le travail ». Mais qui sait que ces médecins de la sécu, touchent des primes, en plus de leur salaire, pour faire ce « sale boulot ».

Des travailleurs et leur médecin font appel de ces décisions qu’ils considèrent comme injustes et arbitraires, en recourant à un expert nommé selon le Code de la Sécurité Sociale, c’est-à-dire quand les deux partis s’accordent sur un nom.

Mais force est de constater que ces experts soi-disant éthiques et indépendants, ne le sont plus quand leurs décisions ne s’appliquent pas sur une véritable expertise médicale, c’est-à-dire la réalité du patient examiné, mais sur des textes, ce qui les renvoie mécaniquement à n’être plus des médecins ayant fait le serment d’Hippocrate mais des experts-juridiques au service d’une institution créée pour les travailleurs et par les travailleurs.

Et c’est dans les salles d’attente que les langues se délient, notamment quand on voit un patient sortir en pleurs et qu’on s’imagine quel a été le niveau de mépris et d’infantilisation exercé par cet expert qui a, comme le Médecin-Conseil, un pouvoir extraordinaire de destruction des vies humaines en levant ou baissant le pouce à la manière des patriciens romains.

Alors que dire quand un de ces experts à 80.50 euro la visite (le tarif d’une contestation « démocratique » d’une décision arbitraire, le droit de contester pour s’entendre dire NON) , dit au patient inquiet et sans défense : « je ne suis pas là pour faire de l’humanisme mais pour faire respecter des textes, je ne fais que les appliquer, si vous n’êtes pas satisfait, adressez-vous aux politiques, de droite et de gauche, pour qu’ils les changent, mais ils ne changeront rien, s’ils s’en fichent moi j’applique » .

Que dire quand le patient expertisé, qui essaie de défendre son cas en rappelant à l’expert qu’il a fait le recours à une décision injuste car il ne sent pas apte à reprendre un travail, sur conseil de son médecin traitant avec l’appui de son chirurgien ou spécialiste, se voit répondre : «  ils font dans le clientélisme  ».

Que dire quand ces experts éthiques et indépendants vous relancent les flonflons du trou de la sécu en vous disant : «  la Sécurité Sociale n’a pas vocation à payer des indemnités à des personnes qui peuvent travailler sur un poste adapté, car ces personnes peuvent exercer une activité différente  »…

Imaginez la tête de cette femme de ménage quinquagénaire, ex ouvrière d’usine, cassée par le travail et déjà usée, à qui on demande de retravailler malgré ses souffrances.

Le pire est dans cette réflexion méprisante d’un médecin expert éthique et indépendant, à un travailleur du bâtiment de 55 ans qui, atteint d’une maladie des os (connue mais sans traitement médical connu) depuis des années, ne peut presque plus marcher : «  Vous allez mieux, alors faites un dossier à la Cotorep, votre tête est vos bras ne sont pas malades, vous pourriez travailler dans un nouveau métier sur un poste aménagé derrière un bureau…avec un ordinateur.  »

Pas de chance, ce travailleur est tombé sur un « Yakafocon » roulant dans un somptueux 4x4 japonais.

Mais comment en est-on arrivé à un tel niveau de mépris oligarchique pour les travailleurs malades ou usés par le travail pénible… où est l’esprit de solidarité qui a animé Ambroise Croizat et le CNR pour créer la Sécurité Sociale alors la France sortait d’une guerre destructrice et couteuse ?

Les profits caractérisés par une contribution de plus en plus restreinte des entreprises à la Sécurité Sociale et l’individualisation pour abattre l’esprit de solidarité de classe de la Sécurité Sociale, sont peut-être les premières réponses.

Car les 34 milliards annuels accordés au patronat au titre des exonérations de cotisations sociales (près de 300 milliards d’euro en 20 ans soit 2000 000 000 000 de francs (2000 milliards) soit une année de budget de l’Etat dans les années 80) ne vont plus dans les caisses de la sécu, donc il faut trouver des variables d’ajustement budgétaire pour combler les pertes (le fameux trou)… D’où les déremboursements de médicaments et de prestations, et bien sur les malades qui sont jetés du système par l’arbitraire de fonctionnaires zélés et d’experts aux ordres… trop cher mon fils !

En fait, ils nous rabâchent que la Sécurité Sociale est malade et que l’Etat ne peut pas tout faire, pour l’amener dans l’escarcelle des fonds d’investissements et des assurances, et pour détruire l’esprit du CNR en 1945, comme le disait Denis Kessler en 2007 : «  Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis ancien entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer. Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde moderne pour défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance  »

Ainsi déjà beaucoup de secteurs nationalisés en 1945 au nom de l’intérêt de la nation ou suite à la collaboration de leurs patrons, ont été privatisés, mais ils restent des bastions à fragiliser de l’intérieur, grâce à de zélés collaborateurs imbus de leur pouvoir, avant que les armées financières capitalistes puissent lancer leurs assauts pour s’emparer des butins, au détriment des populations car la vie humaine est devenue une source de profits… Tu paies ou tu crèves, c’est de l’angélisme par la sélection entre forts et faibles, entre bien portants et malades, entre riches et pauvres !

Manifester, pétitionner, ils n’en ont que faire… tournez, tournez manège ! Voter le bon candidat pour éliminer un intrus mais au second tour un autre pire que l’intrus éliminé apparaît !

La droite, l’extrême-droite, la gauche, l’extrême gauche, le centre droit, le centre gauche… beaucoup de discours, parfois même des beaux discours, mais pour dire quoi et faire quoi face à ce rouleau compresseur qui écrase le peuple sur son passage et sans se soucier de lui… hommes, femmes, enfants, malades, vieillards, pauvres, très pauvres… tout le monde est écrasé, parce que c’est la Crise.e.e.e.e !

Ah la crise, la dette, les trous, la compétitivité, la concurrence, le marché, la mondialisation, la création de richesses, les tendances, les charges, les caisses, la lourdeur du Code du Travail, la bureaucratie, le low-cost, la contrefaçon, les évadés fiscaux, les banques, l’euro, l’Europe, les pays émergents, les syndicats, le décolleté de Nabila et le Royal Baby… voilà l’actualité proposée !

Mais face à cette déferlante d’économisme réactionnaire et d’informations décadentes, exercée par la puissance médiatique de la propagande capitaliste, où est l’être humain, que lui reste-t-il d’autres que d’être devenu une variable d’ajustement budgétaire sur laquelle on fait des économies ?

Parler de libéralisme et de capitalisme, pas de gros mots !
Parler de dignité et de respect, une plaisanterie !
Parler de démocratie et de contrôle, c’est un canular !
Parler de gratuité et de partage, quelle utopie !
Parler de solidarité et d’unité entre travailleurs,une gabegie inutile !
Parler de guerre de classes, une invention !
Parler d’un Etat socialiste, mais c’est une horreur !

La crise, la dette, les trous, la compétitivité, la concurrence, le marché, la mondialisation, la création de richesses, les tendances, les charges, les caisses, la lourdeur du Code du Travail, la bureaucratie, le low-cost, la contrefaçon, les évadés fiscaux, les banques, l’euro, l’Europe, les pays émergents, les syndicats, le décolleté de Nabila et le Royal Baby… « Voilà l’actualité qui intéresse et qui fait des parts de marchés dans l’audimat » diront les gros beaufs experts de tous genres, endimanchés et cravatés pour avoir l’air d’être intelligents, et qui utilisent les plateaux et les tribunes des média et journaux pour leur horrible propagande qui divise le Peuple à coup de mensonges.

Reprendre l’initiative et le contrôle, unir le peuple, préparer l’avenir… seule l’organisation marxiste-léniniste en est capable, et cette organisation en Front Populaire antilibéral et anticapitaliste n’est ni de droite ni du milieu ni de gauche, elle est communiste, le seul antidote au poison capitaliste : la preuve est la dégénérescence depuis 20 ans, la conséquence de la chute du bloc soviétique, trahi de l’intérieur et frappé de l’extérieur par les servants du système qui nous oppresse et nous infantilise, le capitalisme.

Camarades, n’est-il pas venu le temps de s’organiser sans sectarisme sur des valeurs populaires de classe ?

Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 01 Aug 2013 à 20:09

Bruxelles impose le retour de Diane 35

Cette pilule contraceptive, suspendue en France pour des risques de thromboses, va revenir sur le marché. À la grande joie des labos.

La Commission européenne a imposé mardi à la France de réintroduire sur le marché français le médicament Diane 35. Bien qu’étant destinée à traiter l’acné, cette molécule était largement prescrite comme pilule contraceptive. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait décidé en janvier de suspendre sa commercialisation, de même que les génériques équivalents. Elle avait été retirée du marché en mai en raison de risque de « thromboembolie », qui correspond à la formation de caillots sanguins pouvant boucher un vaisseau irriguant les poumons. Seulement voilà, cette décision a suscité une levée de boucliers du CMDh, l’organisme européen regroupant les agences nationales de médicaments des États membres qui a jugé ce retrait excessif. Un avis suivi par le Comité européen d’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac). Le « rapport bénéfice/risque de ce médicament est favorable », ont estimé les autorités européennes, pour le plus grand bonheur de Bayer, labo qui commercialise Diane 35.

Au risque d’être pénalisée, l’ANSM n’a pas d’autres choix que de se conformer à l’avis de la Commission et de collaborer avec le laboratoire Bayer pour réintroduire le produit sur le marché français.

Pour faire passer la pilule, Bruxelles a toutefois décidé de restreindre les prescriptions de ce médicament et d’imposer une meilleure information sur ses contre-indications. Le médicament ne doit pas être prescrit auprès de patientes ayant des antécédents ou une prédisposition à la thrombose veineuse. Dans le cas du traitement contre l’acné, elle ne sera prescrite qu’en dernier recours.

Pour Danielle Gaudry, gynécologue et membre du bureau national du Planning familial, la réintroduction de Diane est un soulagement : « Son retrait du marché était un problème pour les femmes qui avaient besoin d’un contraceptif capable de traiter l’acné efficacement. Certaines femmes allaient même acheter le produit dans d’autres pays de l’UE et manquaient donc de suivi médical. »

Manon Barthod

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 02 Aug 2013 à 22:11

Ian Brossat: "Un coup de force inacceptable" à l'Hôtel-Dieu

"La direction de l'APHP se conduit comme le pire des patrons voyoux", dénonçait ce vendredi matin à l'Humanité.fr Ian Brossat, président du groupe Front de gauche au Conseil de Paris qui réagit à la tentative de déménagement en catimini d'une vingtaine de lits à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu.

  • Rappel des faits:

Dix-sept lits du service de médecine interne, ainsi qu'un des services d'aval des urgences étaient visés par ce déménagement sauvage. C'était sans compter sur l'intervention de personnels de santé présents qui ont fait capoter l'opération tôt ce vendredi matin. "Nous avons décidé de bloquer cette opération de démantèlement afin que l'hôpital du centre de Paris continue à soigner en toute sécurité", ont indiqué dans un communiqué quelques membres du personnel soignant, dont le Dr Gérald Kierzek, l'urgentiste qui mène la résistance contre la fermeture des urgences du plus vieil hôpital parisien.

Cet épisode intervient dans une longue série de déménagement de services de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, que l'AP-HP compte transformer en "Hôpital universitaire de santé publique", dépourvu de lits. Des services ayant déjà fermé, le Pr Loïc Capron, président de la Commission médicale d'établissement (CME), la plus haute autorité médicale de l'AP-HP, a eu beau jeu d'adresser jeudi par communiqué une mise en garde contre le risque sanitaire qu'il y aurait à ne pas fermer ces urgences rapidement, étant donné qu'il n'y a pratiquement plus de services d'aval (pour soigner les patients après leur passage aux urgences), à l'exception du service de médecine interne.

Mais cette tentative de déménagement intervient aussi quelques jours après la décision de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de repousser la date de fermeture du service d'accueil des urgences, dernier service programmé pour fermer, prévu le 4 novembre prochain, à une date indéterminée (à lire: Hôtel-Dieu: la mobilisation a payé). La CGT et le Dr Kierzek ont interprété cette décision comme une prise en compte de leurs arguments pour conserver à l'Hôtel-Dieu une part d'hospitalisation classique.

  • L'entretien:

Ian Brossat est président du groupe communiste et Parti de gauche au Conseil de Paris et opposant à la fermeture du service d'urgences de l'Hôtel-Dieu.

Quel est votre sentiment après la tentative de déménagement, par la direction de l'APHP,  d'une partie importante des lits d’hospitalisation des urgences de l'Hôtel-Dieu?

Ian Brossat. C'est particulièrement choquant ! La direction de l'APHP se conduit comme le pire des patrons voyoux. C'est d'autant plus révoltant que la ministre de la santé, Marisol Touraine s'est engagée avant les départs en vacances à ce que la fermeture des urgences de l'hôtel-Dieu soit reportée. C'est un coup de force absolument inacceptable. Heureusement que les salariés se mobilisent depuis ce matin pour empêcher le déménagement de ces quinze lits d'hospitalisation. J'apporte tout mon soutien à la mobilisation des personnels. C'est grâce à leur engagement qu'on a pu obtenir le report de la fermeture des urgences. Ils ont raison de se mobiliser et je suis solidaire de leur combat.

 

Ne craignez-vous pas que le gouvernement joue un double jeu dans cette affaire, repoussant la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu d'un coté et facilitant leur démantèlement de l'autre?

Ian Brossat. Soit c'est en effet une forme de double de langage du gouvernement, soit c'est un coup de force de la direction générale de l'APHP. Mais en tout état de cause, c'est scandaleux. Tout cela se fait en catimini dans le dos du personnel alors que nous sommes en plein été. On ne peut pas cautionner ce types de méthodes.

 

Que propose le groupe au Front de gauche au Conseil de Paris concernant l'Hôtel-Dieu?

Ian Brossat. Je réclame en tant qu'élu du Front de gauche un moratoire sur l'ensemble des restructurations à l'Hôtel-Dieu. Il faut un vrai débat national concernant l'avenir de cet hôpital. C'est absolument incroyable que la direction de l'APHP continue à le démanteler alors que la fermeture a été reportée par le gouvernement.

Entretien réalisé par Samir HAMMA

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 10 Aug 2013 à 00:44

Rupture de stock de Lévothyrox ?

Le médicament, vital pour les malades de la thyroïde, se vide des étals des pharmacies. La stratégie du laboratoire Merck est en cause. 

Dans une lettre au vitriol adressée à Marisol Touraine lundi dernier, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) dénonce une « rupture de stock » de Lévothyrox. Prescrit à quelque 3 millions de patients en France, le médicament s’est effectivement raréfié sur les étals des pharmacies depuis le mois de juin. Certaines officines ont même été vidées de Lévothyrox, obligeant les personnes atteintes par la maladie à en trouver ailleurs.

 « On ne peut pas parler de pénurie, mais nous avons des tensions d’approvisionnement », tempère François Bruneaux, directeur adjoint de la surveillance à l’Agence du médicament (ANSM). L’unique producteur du Lévothyrox, le laboratoire Merck Serono, vient en tout cas d’envoyer les stocks prévus pour le sol français vers les pays émergents, où des marchés se sont ouverts pour la multinationale. De plus, la firme pharmaceutique atteint à peine le niveau suffisant de conditionnement de médicaments pour répondre aux besoins en France.

Et pour cause : le 13 juin 2012, la direction a lancé un « plan de réorganisation » correspondant à la suppression de 267 postes en France, soit un tiers du total des emplois. Sur le site de Genève, affecté en grande partie au conditionnement des produits français, 470 postes sont également supprimés. Chantal L’Hoir, fondatrice de l’AFMT et auteure de la missive à la ministre de la Santé, ne mâche pas ses mots contre « le pouvoir de l’argent ». « Les scandales sanitaires en France ne sont pas une question de gauche ou de droite, c’est une question de santé aux mains des multinationales pharmaceutiques. »

Pour pallier le manque d’approvisionnement, les autorités sanitaires ont décidé d’importer des médicaments d’Italie, conditionnés dans d’autres boîtes. « Huit dosages différents existent, les patients doivent être particulièrement vigilants », avertit François Bruneaux. « Il manque encore certains dosages, détaille Chantal Garnier, coprésidente de l’AFMT. Le Lévothyrox n’est pas un médicament de confort mais de survie. »

  • Mise à jour : La ministre de la Santé a assuré dans un communiqué qu'"aucune rupture d'approvisionnement" n'avait été observée concernant le Lévothyrox, cherchant à rassurer les inquiétudes exprimées par les associations de malades. "Aujourd'hui, aucune rupture d'approvisionnement n'a été observée, même si quelques difficultés locales de disponibilité sont décrites. Le stock de sécurité n'a pas été utilisé à ce jour", tout en reconnaissant qu'il existait "une situation de tension temporaire sur l'approvisionnement".

Benoît Delrue


L’escroquerie des pharmacies en ligne

La vente de médicaments sur Internet, autorisée le 12 juillet, fait le lit d’usurpateurs.

Hier, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) a déposé plainte contre onze pharmacies en ligne illégales. Ces sites Internet, liés à des pharmacies réelles, ont été rachetés « par un réseau russe de contrefaçons médicales », dénonce Isabelle Adenot, présidente du Cnop. Ils étaient spécialisés dans la vente de stimulants sexuels, bien plus courante sur Internet que dans les officines.

N’importe quelle pharmacie peut ouvrir un site en achetant, pour une période donnée, son nom de domaine. Arrivé à expiration, si la pharmacie ne le reconduit pas, le nom de domaine peut être racheté par n’importe qui, ouvrant la voie aux escroqueries. « Nous avons même eu l’exemple d’un sirop pour la toux pour enfants qui contenait de l’huile de vidange », s’insurge Mme Adenot.

Depuis le 12 juillet, la légalisation de la vente en ligne de 4 000 médicaments a « incité de plus en plus de Français à acheter sur Internet, y compris sur les sites illégaux, analyse pour sa part Alicia Girarvin, secrétaire nationale de l’Indecosa CGT (consommateurs). Alors que la santé était la première préoccupation des Français, de plus en plus renoncent aux soins, les reportent ou ont recours à des méthodes moins onéreuses, faute de moyens pour se soigner. »

Peut-on réellement encadrer la vente en ligne ? « C’est un rêve, mais Internet est un Himalaya impossible à contrôler », estime Isabelle Adenot. Le Cnop espère malgré tout « la fermeture, au plus vite, de toutes les pharmacies en ligne illicites ». Pour Alicia Girarvin, « la vente en ligne porte en elle les trafics illégaux. Elle est absolument inappropriée à l’achat de médicaments, qui doit se faire via un contact réel avec un pharmacien, à même de nous conseiller ».

Benoît Delrue



Edité par T 34 - 24 Aug 2013 à 21:17
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 13 Aug 2013 à 21:59

Hôpital : silence, on ferme !

Pique-nique géant à Thann, 
dans le Haut-Rhin, pour s’opposer à la fermeture 
du centre hospitalier.

Annoncée en juin par l’agence régionale de santé (ARS) et prévue pour fin septembre, la fermeture de la maternité et de la chirurgie de l’hôpital de Thann (Haut-Rhin) suscite un engagement de tous les instants de l’intersyndicale du centre hospitalier et du collectif de maintien des services. Donc, pas de vacances ! Samedi, plus de 500 personnes ont participé à un pique-nique de contestation : « C’est simple, avec des crédits qui restent gelés, l’ARS envisage de supprimer ces services pour faire des économies. Comme un salarié d’une entreprise privée, nous avons le même ennemi, la politique de rentabilisation à tout prix où l’humain disparaît », peste une infirmière en colère.

Confronté à un déficit chronique, l’hôpital Saint-Jacques de Thann connaît le processus habituel des fermetures de lits puis de services, comme en 2008 où, à la demande de l’ARS, le centre hospitalier a fermé son unité de soins continus. Dans ce bassin du sud du Haut-Rhin de 60 000 habitants, la fermeture de la « chirurgie » impliquerait, selon les syndicats, de renoncer à l’accueil de 3 000 patients dont une centaine d’urgences vitales chaque année. Les patients auraient dès lors un délai minimal de prise en charge de 1 h 30 pour rejoindre Mulhouse. « Ces points ont, d’ailleurs, été fermement rappelés à l’ARS » précise Marie-Josée Léveque-Kubler, adjointe au maire socialiste de Thann, qui doit rencontrer Marisol Touraine début septembre pour lui rappeler les engagements de campagne du président sur les hôpitaux de proximité.

Une occasion pour le Front de gauche, très actif pour le maintien de ces services, d’affirmer : « La ministre est très forte. Elle ne parle jamais de fermeture d’hôpital mais de transformation ». « On garde une structure, mais quasiment vide », s’insurge Jean-Claude Pelka, un militant communiste.

Alain Cwiklinski

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 15 Aug 2013 à 00:06

Urgence sociale à l’hôpital psychiatrique de Villejuif

Deux décisions en deux mois ont fortement réduit les moyens de l’hôpital Paul-Guiraud de Villejuif, dans 
le Val-de-Marne. L’intersyndicale CGT, Sud santé, FO, CFDT a déposé un préavis de grève pour le 20 août.

Le ciel est menaçant au-dessus de l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif (94), et semble illustrer la colère du personnel soignant. En juin, la direction du groupe hospitalier a fermé quatre unités de soins durant l’été. « C’est une situation violente ! s’insurge Joël Volson, représentant syndical de sud santé. Dans un centre psychiatrique la relation avec l’autre est très importante. Ces fermetures entraînent inévitablement des bouleversements dans la relation soignant-soigné. »

Le 16 juillet, nouveau coup dur pour le personnel au moment de l’annonce de la note 206, qui suspend toutes modalités de remplacement du personnel absent en réduisant le recours à l’intérim, aux heures supplémentaires et au personnel vacataire. Excédé, le personnel a décidé d’agir en exigeant la suppression de cette note. Après deux assemblées générales, une rencontre avec décision infructueuse, un préavis de grève de l’intersyndicale (CGT, Sud santé, FO et CFDT) a été déposé pour le 20 août. La direction justifie ses décisions dans le but de faire des économies. Les équipes médicales sont alors obligées d’adapter leur temps de travail et leurs congés pour assurer l’effectif de sécurité. « L’effectif de sécurité est sur le fil. C’est arrivé qu’un infirmier diplômé depuis tout juste six mois se soit retrouvé seul à gérer un service ! » explique Patricia Royer, représentante syndicale de la CGT.

Jean-Louis Lavaud, psychiatre à Paul-Guiraud, martèle : « Sans moyens humains supplémentaires, nous n’avons plus que des moyens d’isolements, de sécurité, de camisoles chimiques. Il y a un grand mécontentement des équipes médicales car nous avons le sentiment de rompre la confiance que les hospitalisés ont envers nous », regrette-t-il. Malgré les 340 postes équivalents temps plein, depuis janvier 2010, le docteur Lavaud constate « un accroissement de la tâche et une dégradation des processus d’accompagnement ». Face à ce mouvement, Henri Poinsignon, directeur de l’hôpital, tempère sa décision, rappelant que « cette note est provisoire jusque fin décembre. Nous espérons que l’agence régionale de santé (ARS) augmentera notre budget, mais je n’y crois pas vu la période actuelle ». Malgré les déficits de l’hôpital, l’ARS a, en effet, baissé l’enveloppe budgétaire. 
Direction et syndicats sont unanimes : sans augmentation de la part de l’ARS, l’hôpital est en difficulté.

En attendant le 20 août, les banderoles ont fleuri sur les enceintes du centre, 
avec un seul mot d’ordre : « Abrogation de la note 206, sinon ça va barder. »

Annalena Meyer-Freund

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« à Marseille, on détruit le maillage de la Sécu »

La vente programmée d’un centre de l’assurance maladie situé dans un quartier populaire de la ville suscite indignation et colère.

« C’est l’abandon d’un quartier. » Depuis quelques jours, les salariés du centre Kléber de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) sont sous le choc. Ils ont appris que les locaux de cette structure, implantée dans un quartier populaire du 3e arrondissement de Marseille, allaient être mis en vente. Elle sera remplacée, d’ici l’année prochaine, par un point d’accueil à l’Euroméditerranée, un quartier d’affaires situé à plus d’un kilomètre. Chaque jour, le centre Kléber accueille environ 800 personnes et reste l’antenne la plus fréquentée de Marseille. Ouverts dans les années 1970, ces locaux se sont peu à peu dégradés. « Mais au lieu de les réhabiliter, la direction se sert de cet argument pour tout fermer », déplore Jean-Marie Angeli, secrétaire de la CGT Bouches-du-Rhône. Selon lui, les 300 agents qui y travaillent ne pourront pas tous emménager à l’Euroméditerranée, faute de surface suffisante.

Le syndicaliste dénonce la détérioration du service rendu aux usagers, déjà mis à mal par le manque de personnels et une nouvelle gestion des dossiers. « Avec cette vente d’une partie du patrimoine des assurés, on détruit le maillage de la Sécurité sociale. » En 2013, huit centres ont fermé à Marseille et seulement deux ont vu le jour. « La fermeture de Kléber n’arrangera pas les plus fragiles », confirme l’association Main dans la main, qui aide à monter les dossiers sociaux. « Il sera difficile pour une personne handicapée ou âgée de se rendre à l’Euroméditerranée. »

Pour beaucoup, cette fermeture du centre Kléber s’inscrit dans une volonté plus large de faire migrer les classes populaires en périphérie de la cité phocéenne. « La Sécurité sociale ne doit pas accompagner la mutation sociologique forcée de Marseille à laquelle rêvent certains responsables politiques », souligne la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône. Cette dernière a apporté son soutien aux salariés, qui mèneront la mobilisation dès septembre.

N’daricaling Loppy

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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 28 Aug 2013 à 00:12

Situation inquiétante à l’hôpital psychiatrique de Villejuif: Marisol Touraine interpellée

Le combat n’est pas finit pour le personnel médical de l’hôpital Paul Guiraud où, depuis un mois, une note de service met fin, pour des raisons d’économies budgétaires, à toutes possibilités de remplacement du personnel absent, au détriment des soignés. Un infirmier en appel à la ministre de la santé.

Joël Volson, infirmier et représentant syndical Sud-Santé dans le centre psychiatrique, a décidé d’adresser une lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la santé, pour l’alerter sur les difficultés que rencontre son établissement depuis un mois. Dans sa lettre il fait le récit de sa visite du 23 août dans l’unité Henri Colin, la plus ancienne unité pour malade difficiles en France, où sont soignées 12 femmes. Le constat est alarmant : un enfermement de 22h30 dans les chambres, des entretiens médicaux et des visites chez l’ergothérapeute annulés, tout comme les activités telles que le chant ou le sport… des patientes que l’on prive aussi de communication téléphonique et à qui l’on administre un traitement sédatif puissant, prescrit pourtant qu’en cas de besoin. La raison est simple : l’effectif minimum, trois infirmiers et deux aides soignants, n’était pas assuré le jour de sa visite.

Cependant, loin d’être un cas unique, cette situation a eu lieu à de nombreuses reprises dans ce service, comme l’écrit l’infirmier dans sa lettre. Une situation qu’il juge « inhumaine » et qui prouve selon lui une « maltraitance caractérisée», dû à une note de service publiée le 16 juillet par la direction qui met un terme à tout remplacement du personnel manquant. Cela fait craindre au personnel « la survenue d’incidents graves mettant en danger la santé et la sécurité des agents comme celle des patients ».

Cette lettre fait suite à l’ouverture d’une enquête de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) diligenté par Marisol Touraine suite à une alerte de l’Agence Régionale de la Santé en mai, et d’une enquête de la CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail). Les résultats de ces enquêtes sont attendus dans le mois à venir. Parallèlement, la maire communiste de Villejuif, Claudine Cordillot, a également adressé un courrier à la ministre de la Santé, faisant part de son soutien au personnel du groupe hospitalier. Elle appuie la demande des syndicats d’être reçus au ministère, ce qui, dit-elle, « témoignerait d’un réel changement au ni veau gouvernemental et d’une prise en compte de leurs légitimes revendications ».

Annalena Meyer-Freund

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De plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner

Faute de moyens, seulement 53% des étudiants malades (contre 57% en 2011) recourent à un médecin traitant et près de la moitié d'entre eux pratiquent l'automédication.

Les étudiants  sont de plus en plus nombreux à renoncer à se soigner faute d'argent, selon une étude d'Emevia, un réseau national de mutuelles de proximité. 17,4% des étudiants déclarent avoir renoncé à des soins les six derniers mois pour des raisons financières, un chiffre en augmentation de 2,4 points par rapport à 2011, a précisé Emevia qui mène des enquêtes tous les deux ans depuis une quinzaine d'années.
« C'est un renoncement plus qu’inquiétant, assure Cédric Chevalier, président d'Emevia. Il y a une vraie problématique de santé publique sur cette population-là. » Cette augmentation s'explique par les capacités financières des étudiants « toujours un peu plus dégradées par rapport aux années antérieures », précise l’étude. 49,5% d'entre eux ont ressenti des difficultés financières au cours de l'année.

Les femmes renoncent plus aux soins que les hommes (21,6% contre 12%). Face à la maladie, seulement 53,1% des étudiants recourent à un médecin traitant (contre 56,9% en 2011). Près de la moitié d'entre eux (47%) pratiquent l'automédication et un peu plus d'un tiers (33,1%) consomment des médicaments donnés par un proche. Moins d'une étudiante sur deux (48%) a consulté un gynécologue en 2013, alors qu'elles étaient 52,1% en 2011. Un «recul inquiétant», estime Emevia.

« le mal-être étudiant »

Le réseau de mutuelles dénonce également « le mal-être étudiant » qui s’est « très nettement aggravé » entre 2011 et 2013. En cause, notamment, l’augmentation des comportements de rejet (raciste, sexiste, homophobe, etc.) « qui sont passés de 8,1% en 2011 à 12,4% en 2013 ». Ce rejet s'exprime sous forme d'injures et de harcèlement moral (10% en 2013 contre 7,4% en 2011) mais aussi d'agressions physiques (2,4% en 2013 contre 0,7% en 2011).
Emevia souhaite alerter les pouvoirs publics sur l'élargissement d'un chèque santé ou encore « la consultation gynécologique pour les femmes de 18 à 25 ans, qui pourrait être prise en charge à 100% par l'assurance maladie », explique Cédric Chevalier.

Cette difficulté à accéder aux soins a également été mise en lumière par les syndicats étudiants. Dans sa dernière enquête sur le coût 2013 de la rentrée universitaire, l’Unef soulignait également que les étudiants, de plus en plus appauvris, renoncent en premier aux dépenses de santé.
« L'année dernière, près de 30% des étudiants déclaraient avoir renoncé à des soins médicaux pour des raisons financières, notait l’Unef. De plus, 19% des étudiants n'ont pas de complémentaire santé et voient ainsi le coût de leur panier de soin s'alourdir ». Le reste à charge santé (ce que l’étudiant paye de sa poche) est à 9,6% pour un étudiant possédant une complémentaire santé. Pour les étudiants n’en possédant pas, le reste à charge santé représente 23% du coût de la dépense.

Colette Pierrot (avec AFP)

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À Wattrelos, on refuse le sacrifice des urgences

Pour que les urgences de Roubaix soient renforcées, celles de Wattrelos risquent de fermer. 
Un rassemblement a eu lieu hier devant l’ARS pour exiger le maintien de ce service.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul. C’est le tour de passe-passe qui est en train de se jouer entre l’hôpital de Roubaix et celui de Wattrelos, dans le Nord. Le 2 juillet, l’agence régionale de santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais a annoncé la fermeture des urgences de Wattrelos la nuit et le week-end, à partir d’octobre, avant une fermeture définitive au 1er janvier 2014. Décision qui provoque la colère de la population et des syndicats, rassemblés hier matin devant l’ARS.

L’affaire remonte à quelques mois. En février dernier, la chef des urgences de l’hôpital de Roubaix décidait de quitter son poste, qu’elle occupait depuis trente ans, lassée de demander des renforts en vain. Dans la foulée, son équipe menaçait de démissionner. Après des mois de bras de fer, Roubaix a obtenu deux des cinq postes d’urgentistes demandés et la création d’une ligne de garde supplémentaire. Mais cette réorganisation va se traduire par un désengagement des urgences de Wattrelos, qui accueillent 13 500 passages annuels. Depuis 2006, ce sont en effet les médecins de l’hôpital de Roubaix qui assurent les urgences de Wattrelos.

Pour l’ARS, cette solution était « la seule piste à moyens constants » pour satisfaire les besoins de Roubaix. « La fréquentation de nuit à Wattrelos est en moyenne inférieure à trois patients », assure l’administration pour justifier la fermeture. Une estimation erronée, selon la CGT. « Entre minuit et 6 heures, c’est vrai qu’on est à trois passages, mais ils vont fermer entre 18 heures et 9 heures, et là, on est à 17 passages », précisait récemment, dans la presse locale, Yannick Sobaniak, délégué CGT à l’hôpital de Wattrelos.

Pour la population, cette décision est vécue comme une injustice. « Cette fermeture, si elle devait se concrétiser, impactera les personnels en place mais aussi la population de Wattrelos et des environs, qui n’aura pas toujours la possibilité de se rendre à Roubaix. Cette fermeture renforcera d’autant les déserts médicaux alors que la région est déjà fortement défavorisée en matière de santé publique », dénonçait Alain Bocquet, député-maire PCF de Saint-Amand-les-Eaux, dans un courrier adressé à la ministre de la Santé le 5 juillet dernier.

« Cette décision a été prise de façon unilatérale et sans concertation », réagissait alors Dominique Camparros, présidente de la Commission médicale d’établissement de Wattrelos. Qui plus est, comment les urgences de Roubaix, saturées (65 000 passages annuels) pourront-elles absorber l’afflux supplémentaire de patients ? Et, comme le souligne le syndicat SUD, « c’est ignorer l’importance de l’existence d’un service de proximité indispensable dans une ville durement touchée par la précarité ».

Cerise sur le gâteau, le 27 juin dernier, une note de la direction générale de l’offre de soin (DGOS) défendait le fait que pour lutter contre la saturation des services d’urgences, des solutions innovantes de proximité étaient les bienvenues. C’est pourtant actuellement le cas de Wattrelos, mais aussi de l’Hôtel-Dieu (Paris) et de Pont-à-Mousson, dont les urgences sont également menacées de fermetures.

Ça bouge aussi aux Lilas Si l’été a été meurtrier pour les services d’urgences, il l’a aussi été pour la maternité des Lilas, qui, début juin, a appris l’arrêt brutal de son projet de reconstruction. Depuis, la mobilisation bat son plein. Hier encore, à l’appel de la CGT, un rassemblement a eu lieu pour exiger une table ronde sur les propositions de financement de sa reconstruction. Et le samedi 21 septembre, une manifestation aura lieu dans les rues de la ville.

Alexandra Chaignon



Edité par T 34 - 17 Sep 2013 à 21:13
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  Citer T 34 Citer  RépondreRéponse Lien Direct à ce Post Envoyé : 17 Sep 2013 à 22:20

Sécu: la Cour des comptes propose des déremboursements à la pelle

Les opticiens gagnent trop d’argent, il faut donc dé-rembourser les lunettes pour les forcer à baisser leurs prix. C’est l’absurde logique de la Cour des comptes qui veut endiguer "la spirale de la dette sociale" en pénalisant les patients.

Pour faire réaliser à la Sécurité sociale de nouvelles économies, une idée fait son chemin du côté de la Cour des comptes: complètement supprimer les remboursements, déjà très faibles, des lunettes et des lentilles, et les confier entièrement aux mutuelles. Les lunettes sont trop onéreuses ? Empêchons les gens d’en acheter, cela forcera les opticiens à baisser les prix. C’est la logique du rapport présenté par Didier Migaud.

"Il y a encore 15% des presbytes américains ou anglais qui portent des verres à double foyer alors qu'en France tout le monde est passé aux verres progressifs", explique  Jean-Pierre Champion PDG de Krys group, qui, outre défendre son marché, pointe que ce serait une erreur de "perdre le caractère santé de l'équipement optique". Didier Migaud a évoqué lui "une dérive" dans ce secteur, qu’il veut rendre "rendre plus transparent et plus concurrentiel".

 Les hôpitaux et laboratoires d'analyses sont également dans le viseur de la Cour des comptes. Plus généralement, la Cour s'inquiète d'une "spirale" de la dette sociale "toujours plus élevée et de moins en moins financée" qui doit être enrayée "avec une urgence impérieuse". Pour Didier Migaud, "c'est essentiellement en pesant sur la dépense que la trajectoire de retour à l'équilibre doit se poursuivre et s'accélérer". Dans son rapport, la Cour des comptes consacre ainsi cinq chapitres aux hôpitaux, privés ou publics, où des économies sont réalisables.

Certaines économies sont permises par les progrès de la médecine, comme le développement de la chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l'hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays "qui nous sont comparables". Or, le développement de la chirurgie ambulatoire permettrait d'économiser 5 milliards d'euros.

D’autres axes de réflexion, à l’image du déremboursement total de l’optique par la sécu, reviennent simplement à renforcer de plus en plus la part du privé dans la santé. La Cour des comptes veut ainsi jouer sur le nombre la tarification des actes en laboratoires pour économiser encore 6 milliards. Autres pistes d'économies: la permanence des soins la nuit, les jours fériés et les week-ends, où l'on assiste à une "explosion des dépenses de l'assurance maladie qui ont triplé depuis 2011". La Cour des comptes conseille également de rogner sur le remboursement des ambulances.

La logique est perverse. Peu à peu, la sécurité sociale se désengage de toujours plus de traitements et de patients, prétextant notamment la logique du « confort ». D’ailleurs à l’image de l’optique, les prothèses auditives pourraient également être dans le collimateur, selon le Parisien. Les mutuelles, elles, se frottent les mains. Elles vont déjà bénéficier de l'assurance complémentaire obligatoire en 2016. On passe "d'une logique de prise en charge solidaire pour tous à une logique d’assistance pour les plus pauvres et d’assurance pour les plus riches" dénonce un collectif d'usagers et de professionnels de santé.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 devrait être présenté le 26 septembre et devrait être placé, à l’image du budget, sous le signe de réduction des dépenses publiques.

Mise à jour. "Il n'y aura pas de déremboursement" des lunettes, a déclaré la ministre Marisol Touraine dans une interview au site internet du quotidien Ouest France, ajoutant avoir engagé "un processus", qui viendra à son terme "prochainement" pour voir comment "faire baisser les prix de certains produits" d'optique. Selon elle, "on s'aperçoit qu'il y a des marges importantes sur l'optique, des différences assez étonnantes et qu'on est en droit de questionner.... Il s'agit d'engager la concertation et le dialogue pour faire en sorte de peser sur les prix en particulier des lunettes".

Les lunettes de M. Migaud, l'éditorial de Jean-Paul Piérot

Soigner sa vue relève-t-il d’une médecine de confort ? Hier dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale, la Cour des comptes a poussé l’obsession de la réduction des dépenses sociales jusqu’à préconiser l’arrêt du remboursement, déjà très mince, des frais d’optique. Et voilà les lunettes rangées au rayonnage des produits de luxe ! Il faut faire preuve d’une bonne dose d’aveuglement pour émettre un tel signal, quand on sait que les soins ophtalmologiques sont ceux auxquels les Français aux revenus les plus modestes renoncent le plus souvent.

Le résultat d’un retrait de l’assurance maladie de l’optique sur les comptes de la Sécurité sociale tiendrait du symbole, puisque l’essentiel du remboursement repose sur 
les complémentaires santé (mutuelles et assurances), 
mais celles-ci n’auraient d’autre solution que d’augmenter leurs tarifs. Un nouveau coup serait porté à l’égalité 
de tous en matière d’accès aux soins.

Effarant raisonnement que celui de la Cour des comptes consistant à invoquer l’opacité du marché de l’optique, les marges excessives que s’attribuent les lunetiers pour prôner le déremboursement ! Si l’on poussait l’argument jusqu’à l’absurde, pourquoi alors ne pas préconiser le déremboursement des médicaments au motif de l’opacité des laboratoires pharmaceutiques ou des soins prodigués par des établissements hospitaliers privés en raison des profits juteux qu’ils réalisent ? Il faut agir pour une régulation 
des tarifs et non pas sanctionner les patients.

L’émoi que n’a pas manqué de provoquer cette proposition énoncée par Didier Migaud, le président socialiste de la Cour des comptes, a conduit le gouvernement à prendre ses distances et à Marisol Touraine à assurer qu’« il n’y aura pas de déremboursement des lunettes ». Dont acte. Mais la ministre des Affaires sociales a pris soin d’ajouter que le gouvernement a engagé « la stabilisation des dépenses de santé ». De la stabilisation à la stagnation, il n’y a qu’un pas et les besoins en matière de santé publique exigent bien davantage que la recherche de « gisements d’économie considérables », selon la formule de Didier Migaud.

Les frais d’optique ne sont que l’une des cibles de l’arsenal de mesures d’économies aux conséquences inquiétantes contenues dans le rapport des juges de la rue Cambon. Au nom d’un « effort accru de maîtrise des dépenses de santé », assimilées à « une spirale de la dette sociale », la juridiction présidée par Didier Migaud dessine les contours d’une cure d’austérité (réduction des dépenses hospitalières, des séjours à l’hôpital, réduction 
des actes de biologie, économies sur les soins de nuit…). 
Elle esquisse le projet d’un système à deux vitesses, dans lequel les assurances privées prendront une place prépondérante dans l’accès aux soins de qualité, au détriment des principes de solidarité de la Sécurité sociale.

La Cour des comptes, dont le rôle consiste à certifier les dépenses et les recettes et à évaluer l’application des politiques publiques, s’arroge désormais le droit d’édicter des orientations politiques qui relèvent du seul débat démocratique et des décisions des institutions politiques (gouvernement et Parlement). La chasse aux dépenses publiques, le désengagement de l’État, la baisse des prélèvements obligatoires sont autant de recommandations d’essence libérale, qui n’ont eu que des effets récessifs partout où elles ont été mises en œuvre par le FMI. 
Et qui tournent le dos au progrès de la société, 
dont la gauche devrait être porteuse. Encore faut-il 
qu’elle chausse de bonnes lunettes.

Jean-Paul Piérot

Thomas Coutrot « La Cour des comptes outrepasse ses pouvoirs »

coprésident d’Attac.

D’où vient le fait que la Cour des comptes appuie les recommandations du FMI 
et de la troïka ?

Thomas Coutrot. Les hauts fonctionnaires 
de l’État français raisonnent avec une vision du monde 
de l’ultralibéralisme le plus primitif, dont ils sont 
des zélateurs. Cette catégorie ne se trouve pas seulement à Bercy. La Cour des comptes est même plus radicale 
et plus dogmatique que le FMI ! Ce dernier conseille 
à la France de ne pas trop réduire ses dépenses publiques pour éviter d’aggraver la récession. Eux ont compris certaines choses, tandis que la Cour des comptes reste bloquée sur une vision vieille de vingt ans. Elle continue de prôner la réduction systématique et générale des impôts et des dépenses publiques, que ce soit pour la Sécurité sociale ou pour d’autres sujets 
comme celui des retraites.

 

Avec ces recommandations, la Cour des comptes 
ne sort-elle pas de son rôle ?

Thomas Coutrot. Depuis quelques années, effectivement, la Cour adopte un point de vue de plus en plus, et clairement, idéologique, en prônant une politique économique ultralibérale. On peut donc dire qu’elle outrepasse complètement ses pouvoirs avec un détournement de finalité et de l’objet social de la Cour des comptes. Ceux-ci ne sont pas de recommander mais d’évaluer les politiques menées et la qualité des comptes. C’est une sorte d’abus de pouvoir. Désormais, elle se croit même autoriser à donner des conseils, voire des orientations politiques, alors qu’elle n’a aucune légitimité pour le faire.

 

Pourquoi, même quand ces recommandations sont appliquées, les problèmes de déficit demeurent-ils ?

Thomas Coutrot. Couper dans les dépenses publiques, dans une économie qui est en récession, creuse davantage le déficit. La Cour des comptes le sait très bien, mais pense probablement que c’est le bon moment pour profiter d’une crise, pour remettre en cause l’architecture de l’État social et le niveau des protections sociales. C’est le bon moment, même si cela doit provoquer l’aggravation de la crise.

 

Ces interventions de la Cour des comptes 
ne permettent-elles pas au gouvernement 
de se dédouaner de ses prises de décision ?

Thomas Coutrot. Si, bien sûr. Il appuie ses décisions sur des soi-disant magistrats indépendants qui sont supposés être au-dessus des querelles politiques. Au final, on tombe toujours sur la même idée qu’il n’y a que la politique que prêche la Cour des comptes qui est possible, parce que ce sont des magistrats respectables. S’ils disent quelque chose, c’est que cela doit être vrai. Leur statut leur permet de disposer d’une aura qui devrait leur donner une crédibilité. Pourtant, ils sont en train 
d’en abuser. Ils vont l’user.

Entretien réalisé par Audrey Loussouarn



Edité par T 34 - 19 Sep 2013 à 21:27
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Les labos à l’offensive  

Les entreprises du médicament refusent par avance tout effort supplémentaire dans le cadre du budget 2014 de la Sécurité sociale.

Les industriels du médicament montent au front avant l’examen du prochain PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), à quelques jours des arbitrages qui seront présentés jeudi 26 septembre. Alors que le gouvernement entend économiser 6 milliards d’euros, Big Pharma espère que les parlementaires vont « faire preuve de discernement dans leurs choix d’économies budgétaires », et « répartir plus équitablement l’effort entre les acteurs du système de santé », a résumé, devant la presse, Patrick Errard, président du Leem (organisation professionnelle des entreprises du médicament), entouré des responsables d’autres associations (industries de santé, recherche, médicaments génériques, automédication). Il n’est « pas acceptable que le secteur du médicament, qui pèse 15 % des dépenses de santé, ait contribué, à hauteur d’un milliard d’euros, à 56 % des économies du secteur », a-t-il détaillé. « Depuis 2005, l’ampleur des mesures de régulation va crescendo, alors même que les moteurs de la croissance du secteur marquent des signes d’essoufflement », a renchéri Marc de Garidel, président du G5 santé (principales entreprises françaises de la santé) et PDG d’Ipsen.

Rappelant que leur industrie était « l’un des rares secteurs à représenter un véritable levier » pour l’économie avec « trois moteurs : croissance, compétitivité, emploi », les laboratoires disent s’inquiéter de « mesures disproportionnées, inéquitables, illisibles, (qui) couperaient fatalement un, voire trois, de ces moteurs. » Président du Gemme (médicaments génériques), Pascal Brière a même mis en garde contre le fait de considérer cette industrie « comme une variable d’ajustement », précisant que certaines mesures pourraient « affecter la capacité d’innovation et de production ». La menace d’une fuite accélérée des investissements est à peine voilée. Reste que, pour l’heure, le patronat du médicament crie avant d’avoir mal. Et que les grands groupes du secteur continuent d’accumuler de copieux profits. Ce qui ne les empêche pas, à l’instar de Sanofi, de poursuivre des restructurations meurtrières pour l’emploi…

Alexandra Chaignon

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